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interviewSud Radio (sur YouTube)· 12 janvier 2026 10 min

La Commission européenne gouverne-t-elle la France ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il l'affaiblissement définitif de la France dans une Union européenne fracturée. La France a voté non vendredi avec la Pologne, la Hongrie, l'Irlande, l'Autriche, la Belgique, une minorité. L'accord entre le Mercouro et l'Union européenne doit donc être signé aujourd'hui actant la création de la plus grande zone de libre échange au monde.

Alors que pèse la voix de la France ? On en parle avec l'eurodéputé du Rassemblement national, Pascal Pierra. Bonjour.

Bonjour. Merci pour votre invitation. Bonjour Pascal Perra.

Merci. Merci à vous d'être sur Sud Radio. Aujourd'hui, nous sommes dans la la tourmente du Mercosur et finalement nous constatons que la République française une et indivisible, République laïque et sociale et bien se laisse dicter malgré qu'elle n'envoie pas sa conduite par les institutions européennes.

Euh on va rentrer dans le détail parce que j'ai cru comprendre que l'Allemagne et l'Espagne s'étaient débrouillé pour que euh la procédure ne passe pas devant le Parlement européen. Enfin, sommes toutes. Euh, madame la députée, est-ce que c'est désormais la Commission de Bruxelles qui gouverne la France ?

Écoutez, cette situation est le fruit d'une diablerie européenne, il y a pas d'autres mots, et d'une complicité abjecte du gouvernement français depuis des années déjà. Alors, diablerie européenne, pourquoi ? Je vous rappelle que depuis plusieurs mois, la Commission a scindé l'accord en deux, hein.

Et ça, c'est une façon de passer en force. Mais l'histoire n'est pas terminée, on y reviendra après. Donc l'accord a été scindé en en deux et ce que nous propose maintenant le ministre de l'agriculture française Annie Jeunev que j'entendais encore ce matin, c'est de ne pas passer devant le Parlement européen alors que c'est parfaitement obligatoire et d'exécuter provisoirement cet accord intérimaire avant qu'on en vienne au vote du de l'accord définitif.

Donc vous voyez là qu'il y a vraiment une diablerie parce que de toutes les manières possibles, le le schéma législatif, la procédure est faite pour éviter que la voix des opposants ne compte. Et je dirais que euh dans cette optique, nous sommes parfaitement desservis. Les agriculteurs sont parfaitement desservis par notre gouvernement.

Enfin, il faut quand même rappeler ici que Emmanuel Macron depuis euh 2019 depuis 2019 a indiqué que ces ces accords étaient bons. Ensuite, il a menti. Il a indiqué en 2023 que la France s'opposerait à la cission de l'accord.

Il a menti puisque on est obligé de prendre acte que la France ne s'est jamais opposé à la cission de l'accord. Il n'a jamais cherché à à à construire une minorité de de blocage. Il n'a jamais cherché à exercer des pressions diplomatiques.

Et je vais vous dire pourquoi. Parce que ce que fait le mieux Emmanuel Macron, c'est de suivre l'agenda de la Commission européenne. Voilà.

Et ça dans tous les domaines. Vous pouvez le décliner sur le DSA, vous pouvez le décliner sur n'importe quel domaine. Ce que fait le mieux Emmanuel Macron, c'est de suivre aveuglément euh la Commission européenne.

Pourquoi ? Parce que lui et son gouvernement n'en ont que faire des intérêts de la France. J'apprends d'ailleurs par le monde J'apprends d'ailleurs par le monde.

Vous dites qu'il s'est opposé dans le cadre de la Réunion des 27 qu'il s'est opposé à à la mise en œuvre de l'accord intérimaire. J'ai appris par le monde ce weekend qu'en réalité il avait hésité à s'abstenir. Il faut le savoir.

Pascal Pier, comment se fait-il pour que nos auditeurs comprennent bien, comment se fait-il que le Mercosur soit adopté non pas à l'unanimité des 27 États de l'Union mais à la majorité qualifiée ? Quel est le traité qui a permis à ce que ce genre de de convention puisse passer puisse être adopté uniquement à la majorité qualifiée ? C'est précisément C'est précisément la ciss de l'accord qui est intervenu au mois de décembre.

C'est précisément la ciss de l'accord qui permet de cela parce qu'en effet au départ il fallait obtenir une scindant l'accord en deux. Tous les accords intérimaires sont évitent la la majorité qualifiée. Voilà.

Voilà pourquoi on en est là aujourd'hu Oui. On fait tranche par tranche de façon à ce que ça échappe au vote à l'unanimité. Exactement.

Mais mais et ça c'est un point important que les agriculteurs doivent savoir, il y aura un jour où nous devrons tout de même voter sur l'accord de partenariat définitif, c'est-à-dire le deuxème accord. Et là pour l'instant la commission ne peut pas changer la les traités tels qu'ils existent. Là, il faudra une ratification nationale.

Si l'un des pays refuse cette ratification, à ce moment-là, l'accord tombera. Alors, c'est là où je voulais je voulais y venir. Si la France décide puisque là aujourd'hui on a un consensus assez général, même si certains parlementaires, certains responsables politiques disent peut-être à juste titre qu'il y a une partie du mercur qui pourrait être acceptable notamment sur la partie industrielle et encore à débattre si la France décide de façon solennelle responsable et courageuse qu'elle ne veut pas du mercur, est-ce qu'elle a les outils institutionnels pour s'y opposer fermement et définitivement ?

Alors premièrement, dans le cadre de l'accord intérimaire, il faut que le Parlement européen se prononce. Il se prononce et dès lors, il est possible d'engager un recours contre l'accord intérimaire. Et la raison pour laquelle par un miracle juridique que je ne m'explique pas, on ne veut pas faire voter le Parlement européen, c'est précisément pour éviter la saisine de la Cour de justice.

Ça c'est le premier le le premier recours initiative de l'Espagne et de l'Allemagne, hein, si ma mémoire est bonne l'autre jour, ils ont fait en sorte que justement ça ne passe pas devant le Parlement européen. Exactement. Et Chypre a suivi.

Et Chypre a suivi. Alors là et là c'est une nouvelle diablerie parce que là on est totalement en dehors des clous juridique et des procédures des traités. Donc ça c'est le premier point.

Donc ça veut dire qu'un pays comme Chypre peut donner le la disposition européenne qui concerne 27 États dont la France. On est obligé de le considérer mais enfin on imagine bien que Chypre est soumis à d'autres pressions et notamment des Allemands. Évidment.

Évidemment. Évidemment. Pascal Pierrin, vous vous souvenez comme moi de l'éloquent discours de Philippe Sega à l'Assemblée nationale avant l'adoption et le référendum de Mastrich dans lequel il annonce mot à mot point par point tout ce qui va se produire perte de souveraineté que nous ne serons plus aucune succursale de l'Europe et que ce sont des institutions non élues composées de gens qui n'ont que qu'une seule vision c'est l'intérêt financier de certains obus qui décidera de l'avenir de l'Europe.

Est-ce est-ce qu'on y est Pascal Piran ? Est-ce qu'on est arrivé à cette situation ? Évidemment qu'on y est arrivé.

Pour rien vous cacher, je vais vous faire une confidence. Ce discours ne me quitte pas. Il est dans mon agenda, voyez.

Et à chaque fois que je suis au Parlement européen, je peux évidemment mesurer la véracité bien sûr, mais tout cela n'est rendu possible que par la faiblesse de notre gouvernement. Parce que il est faux de dire que tout le monde décide pour nous tout le temps. En réalité, si nous tenions notre place au conseil, nous pourrions éviter tout cela.

Si alors les certaines enseignes de grande distribution disent "Mais nous on ne vendra pas des produits du mercur, quel de quel moyen dispose-t-il ? De quel moyen dispose-t-il pour s'empêcher ?" Écoutez, absolument aucun.

Vous avez vu comme moi les dernières vidéos d'agriculteurs qui se rendent dans les supermarchés et qui constatent à tous les étales venue de produits de de de du bout du monde qui n'obéissent pas à nos critères. Donc il je je crains je crains que cela ne soit que publicitaire. Il y a trop d'intérêt en jeu.

Il y a trop d'intérêt financiers en jeu. D'une façon générale Pascal Pira, est-ce qu'on peut reprendre la formule du général de Gaulle d'abord qui disait Alain Perfit lui demande qu'est-ce qui se passe si un traité nous convient pas ? Et ben, si on se fait couillonner, ben on arrête de se faire couillonner.

Est-ce qu'on peut repenser aujourd'hui d'une certaine façon la politique de la chaise vide à savoir la France dit moi je ne me laisse pas imposer ce dont je ne veux pas et je prends les moyens peu importe si ça ne correspond pas aux institutions. Je ne veux pas du mercred sûr. Je ne veux pas de que que la commission de Bruxelles décide à la place du peuple français.

C'est une position politique tenable ou non ? Et bien c'est très exactement ce que propose le Rassemblement national parce que la première mesure que nous proposons c'est une façon de pratiquer la chose vide. c'est de dire maintenant on stoppe notre contribution.

Enfin, je vous rappelle quand même que dans cet édifice, nous payons. Nous payons, nous sommes des contributeurs nets. Nous payons et nous recevons moins que ce que nous donnons.

Bon et bien nous sommes en 2è position après l'Allemagne. Donc je vais vous dire maintenant on a les moyens de dire si c'est ça, c'est terminé, on paye plus. Voilà, ça c'est un langage que tout le monde peut comprendre.

On est bien d'accord. Nous avons l'impression madame madame Pierra que Ursula que Ursula Vander Leden a plus de pouvoir que Sébastien le Cornu aujourd'hui pour ce qui est du destin de la France. Oui, mais parce que Sébastien le Cornu se laisse aller à la faiblesse de son gouvernement si vous voulez.

Là aussi, on peut on peut citer les exemples par lesquels le gouver les gouvernements successifs de Macron ont accepté tous les processus de décision du Mercosur et d'ailleurs tous les accords de libre échange. Voilà. Aujourd'hui, ce qu'il faut bien considérer, c'est que c'est l'Allemagne qui fait la loi.

D'ailleurs, je vous indique qu'aujourd'hui, monsieur Mert, c'est déjà en Inde, hein, pour faire accélérer euh les accord de libre échange avec l'Inde. Voilà, on en est là. Donc, si vous n'avez pas un gouvernement français qui est fort des intérêts nationaux et qui est prêt à à à défendre ces secteurs, et bien évidemment, nous en arrivons à une situation chaotique telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Pascal Pierrin, je vous sens je vous sens combattante et combative. Euh je ne doute pas que ce dossier reviendra. Euh la l'adoption définitive est quand ?

Euh le jour de l'adoption définitive, ça sera quand ? Ah c'est de ce weekend. Ce weekend.

Bon euh on aura certainement besoin d'avoir votre avis. On vous rappellera. Merci d'avoir été sur ce radio et d'avoir été aussi pertinente à l'antenne.

À très bientôt. Merci. Allez, vous restez bien avec nous sur Sud Radio.

On passe aux perles et il y en a un max. Alors n'hésitez pas à nous appeler. 0826 300 300.

À tout de suite sur Sud radio.

La Commission européenne gouverne-t-elle la France ? — Pascale Piera · Pourquijevote