Congrès des maires : des élus au bord du burn-out
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est l'ampleur de la mobilisation des agriculteurs hier en Ardèche ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Gabriel Attal avait fait des promesses aux agriculteurs en janvier, pourquoi se remobilisent-ils ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels sont les trois points récurrents dans la colère des agriculteurs ?
- 15:00OuverteÉludée
Que propose le politique face à ces crises structurelles ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Où en est le traité Mercosur ? La France peut-elle s'y opposer ?
- 30:00OuverteRéponse directe
83 % des maires estiment que leur mandat est usant pour leur santé, quelles sont les causes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 28:00Louis mainChiffre
« 83 % des maires estiment que leur mandat est usant pour leur santé. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et avec nous pour ce club Pablo pillov viient bonjour Pablo merci beaucoup d'être là rédacteur en chef de la revue regard et Louis main bonjour Louis merci également d'être là journaliste politique et réalisateur on va parler avec vous du budget de la Sécurité sociale examiné depuis hier au Sénat le gouvernement qui annonce que les médicaments et les consultations seront moins remboursé à partir de l'année prochaine et puis on va parler du Congrès des mairres qui s'ouvre aujourd'hui et Audrey on va voir avec vous dans quel état d'esprit sont les maires oui une très large majorité des maires estiment que leur mandat est usant pour pour leur santé on en parlera tout à l'heure on voit ça dans quelques instants d'abord on parle de la colère des agriculteurs c'est l'actualité dans nos [Musique] région et l'actualité dans nos région avec nos partenaires de la presse régionale et à la Une de beaucoup de vos quotidiens régionaux ce matin c'est cette colère des agriculteurs pour en parler on va à priva en ardèch où on retrouve lur fuma bonjour Laur merci beaucoup d'être avec nous chef d'agence pour le dauphinet libéré lors le mouvement continue à quoi faut-il s'attendre aujourd'hui dans vos départements de l'drome et de l'Ardèche aujourd'hui on devrait revenir à une situation quasiment normale en dromardesh la FDSEA et les JA ne devrai pas reconduire leur mouvement d'hier aujourd'hui ce sera plutôt la Confédération paysane he le syndicat de gauche de laadome qui va manifester contre le Mercosur à partir de 14h à Valence et ça devrait occasionner probablement des bouchons quel était c'est l'ampleur de la mobilisation hier on voit la la Une de votre journal il a été beaucoup suivi le mouvement oui alors à peu près 90 agriculteurs étaient mobilisés un peu partout sur les ponts entre Drome et ardesch sur les ponts qui permettent de traverser le Ron dans ces deux département on a tendance à vivre dans l'un et à travailler dans l'autre donc ce sont des points névralgiques de circulation et du coup les actions des agriculteurs même s'il n si elle n'était pas bloante ont occasionné de gros bouchons en fait ils ont réalisé des opérations cargot et de gros bouchons se sont formés dans l'après-midi jusque vers 17h la colère elle est surtout hardéchoise he le département de l'Ardèche a été rebaptisé La dche par les agriculteurs il il s'était réuni dans le Nord entre Sarah et Saint-Valier au centre à Valence évidemment et plus au sud entre le pousin et l'orol un nouveau point névralgique qui avait déjà été pris d'assaut par les gilets jaunes en leur temps eu la volonté des agriculteurs en drard c'est de pas pénaliser la population donc contrairement à ce qui a été fait euh en début d'année il ne prévoit pas de bloquer l'autoroute à 7 euh il prévoit plutôt des opérations escargot et d'intervenir sur les ponts euh il demande comme partout en France hein d'être d'être mieux payé ils sont contre l'accord avec les pays d'Amérique du Sud il demandent qu'on arrête de les prendre pour des criminels euh les jeunes agriculteurs résument bien leur état d'esprit ils disent agriculteur on en rêve enfant on en crève adulte voilà fin octobre en Ardèche ils avaient déjà commencé à faire entendre leur colère ils avaient bâché des radars ils avaient muré la préfecture dans la Drome ils ont carrément déposer un radar devant les grilles de la préfecture donc la colère est bien là on peut s'attendre à ce que ça dure mais pas de blocage à priori merci beaucoup Laur merci d'avoir été avec nous la une du Dauphiné les agriculteurs toujours en colère c'est à la Une de votre journal Louis un mot et plus qu'un mot d'ailleurs sur cette colère des agriculteurs c'est à la une de la presse régional ça fait évidemment l'actualité dans nos régions ils ont allumé des feux de la colère hier un peu dans dans tout le pays c'est un an moins d'un an après leur précédente mobilisation Gabriel Attal avait fait beaucoup de promesses qui ont été en grande partie tenu c'est ce que dit le gouvernement est-ce que vous comprenez du coup que les agriculteurs se remobilisent à nouveau c'était en en janvier dernier effectivement où on se souvient de ces mobilisations agricoles qui avait et bien émaillé qui qui qui se retrouvait sur l'ensemble du territoire et Gabriel LAL avait tout de même réussi à calmer la colère en un temps record 70 propositions il y a eu quand même un plan massif d'aide à l'époque qui avait été octroyé il y a eu également un projet de loi qui est épassé à l'Assemblée nationale avant la dissolution qui va arriver d'ailleurs au Sénat en janvier donc il y a eu quand même toute une série d'avancer qui avait permis en effet de de calmer la colère des agriculteurs mais le problème c'est que la colère des agriculteurs on peut pas la résoudre avec quelques mesures conjoncturelles et les mesures plus profondes et bien par définition elles mettent plus de temps à aboutir parce que justement et bien elle nécessite un projet de loi donc les aides qui ont été qui qui sont passé en en début d'année qui est qui que que le gouvernement a pu décréter bah très bien ça ça a permis temporairement de de calmer la colère mais durablement c'est davantage le projet de loi et puis il y a le Mercosur actuellement le Mercosur on le sait avec ce déplacement d'Emmanuel Macron le Mercosur qui provoque là aussi une colère légitime parce que la question c'est pas t celle du libre échange c'est davantage celle du dumping environnemental à partir du moment où les normes ne sont pas les mêmes pour nos agriculteurs en France que pour les agriculteurs à l'étranger et qu'on importe les produits sans limitation effectivement ça pose problème on parle du Mercosur dans dans quelques instants mais alors ça fait beaucoup partie des des raisons de la colère mais pas que il y a aussi la question des normes la question des revenus Gabriel Atal effectivement avait fait des promesses mais le texte s'est retrouvé bloqué au Parlement est-ce que les agriculteurs ils ont été victime de la dissolution c'est ils ont aussi été victimes de la dissolution comme les élus dont on parlera tout à l'heure il y avait un texte sur le statut d'élu qui a pas pu non plus voir le jour comme le texte sur la fin de vie enfin il y a plein de textes qui ont été victimes de de de cette dissolution euh juste un mot quand même sur les les les promesses de Gabriel hatal j'écoutais l'autre jour euh le patron de la FNSEA Rousseau Arnaud Rousseau qui disait que lui alors je sais pas comment il a fait sa comment il a compté mais lui il a dit c'est 36 % des annonces des promesses faites par Gabriel Atal qui ont été tenues donc on est quand même un peu en dessous des des 50 % et après il faut voir dans le détail exactement y a une bataille de chiffr sur C promesses même s'il y avait certaines promesses qui étaient quand même assez floues hein qui étai pas exactement ni des espècesant et tribuchantes ni des textes de loi très particulier et très précis dans ce qu'avait annoncé Gabriel Gabriel ça s'exlique justement par le texte de loi c'est-à-dire que le texte de loi il est il a enfin l'effort a été fait je veux dire Gabriel Atal a fait le travail là-dessus on peut pas lui retirer le fait que le texte de loi a été présenté à l'Assemblée nationale après le texte de loi il est pas encore effectivement adopté définitivement mais ça c'est pas de sa faute sauf que comme l'a très bien dit Louis tout à l'heure notre agriculture mais globalement toutes les agricultures font face à des crises qui sont structurelles et donc essayer de vider la mer avec une petite cuillère c'est souvent pas suffisant et je je comprends il y a trois points en fait sur lesquels les agriculteur alors qu'on écoute les jeunes agriculteurs la FNSEA ou la Confédération paysane il y a trois points sur lesquel ils reviennent tout le temps c'est les revenus trop de un excès de normes notamment européenne et un problème de concurrence internationale qu'elle soit européenne ou mondiale bonah partant de là qu'est-ce que qu'est-ce que qu'est-ce qu' a à proposer le politique et ben has pas grand-chose c'est-à-dire que sur la question des revenus bah il est un peu bloqué parce qu'il dit bon bah c'est le capitalisme vous savez c'est le marché mais mais mes bonnes gens qu'est-ce que vous voulez faire alors on essaie de mettre en place aider les circuits courts pour essayer de mieux rémunérer les les les les producteurs premiers essayer d'enlever dans la chaîne de distribution voilà des des intermédiaires et cetera mais globalement ils ont pas grand-chose à proposer euh sur la question des normes hélas on est bloqué en fait par toute l'ingénierie européenne qui fait que ben oui on est obligé de de de de s'adapter enfin plutôt de d'accepter les contraintes pour que tous les pays européens puissent fonctionner ensemble donc parfois oui ça fait beaucoup de beaucoup de de de paperass même si là je pense que il y a des choses il y a des choses à à alléger et sur la question de la compétition internationale le le traité qui va être signé ou qui devrait être signé je sais pas où est-ce qu'on en est exactement du du Mercosur bon bah montre bien que ils enont pas grand-chose à faire de mettre en concurrence les les les agriculteurs français avec des agriculteurs qu'on pas du tout les mêmes normes on pas qui ont pas du tout le même où il y a pas du tout le même coût du travail dans les pays sud-amériquain et ben audre va nous expliquer où on en est un spécialiste de ces questions européennes on en est où avec ce Mercosur est-ce que l'Union européenne va le signer est-ce que la France peut s'y opposer alors pour l'instant le traité il était bloqué mais il est poussé par plusieurs pays il est poussé par l'Allemagne qui voit un débouché pour ses voitures il est poussé par par l'Espagne qui voit un accès aux matières premières qui vont nous permettre de faire la transition écologique comme le lithium par exemple dans les sous-sols des pays du Mercosur sont sont très riches donc c'est poussé et la Commission européenne espère faire adopter ce traité avant la fin de l'année alors pour l'instant la France peut le bloquer en l'état parce que c'est un accord commercial mais c'est aussi un accord politique et quand on touche à ces sujets comme la politique il faut l'unanimité et donc un pays peut le bloquer alors là l'idée qui est poussé au niveau européen par les pays qui veulent que ça avance c'est de scinder l'accord de faire un côté politique qui serait sacrifié et de faire un côté commercial et là comme on a transféré nos compétences sur le commerce à l'Union européenne il y aurait besoin que de la majorité qualifiée ça veut dire au moins 15 pays qui représentent 65 % des habitants de l'Union européenne alors la France elle peut s'y opposer mais il faut un nombre certains d'habitants alors dans son camp elle a la Pologne qui est un grand pays elle a les Pays-Bas mais ça fait pas lourd d'autant qu'en face je l'ai dit il y a l'Allemagne l'Espagne l'Italie le Portugal qui pousse et donc qui a peut-être un peu changé d'avis l'Italie non l'Italie qui qui est peut-être un peu en train de changer d'avis poussé par ses agriculteurs mais en fait le résultat ce sera peut-être les manifestations et ça les agriculteurs français l'ont bien compris ils essayent de mobiliser les agriculteurs d'Italie les agriculteurs frontaliers en Espagne en Allemagne pour essayer justement de faire tâ d'huile et de faire pression sur les différents gouvernements oui et puis a il y a quelque chose qu'il faut évidemment auquel il faut il faut penser fr c'est le sentiment anti-européen c'est-à-dire qu'à partir du moment où l'Union européenne négocie des traités de libre échange et c'est très bien parce que comme Audrey vient de le dire il y a énormément d'autres domaines dans le Mercosur il y a certains domaines qui dont on pourrait tirer parti voilà on n'est pas que désavantagé évidemment par un traité de libre échange sinon on s'y engagerait pas notamment pour la France les producteurs de vin et les producteur de lait serait très intéressé finalement c'est pour l'agriculture mais après il y a tous les services aussi il il y a toute une partie service dans le traité mais effectivement sur l'agriculture ça pose un véritable sujet l'agriculture si vous voulez moi je crois pas en la théorie fataliste comme quoi il y a pas de solution pour les les agriculteurs il y a évidemment une solution pour les agriculteurs comme d'ailleurs dans tous les autres domaines qui souffrent de la mondialisation la solution c'est quoi c'est de gagner en valeur ajoutée c'est l'innovation c'est de dire bah voilà l'agriculture française ça peut pas être une agriculture de masse à Bacou comme le font un certain nombre de pays étrangers donc ça veut dire évidemment aller de de plus en plus vers la filière bio ça veut dire faire des investissements ça veut dire aussi être accompagné par l'État dans cette transformation ça peut pas se faire en un claquement de doigt et et ça si vous voulez le problème c'est que l'Union européenne doit encourager doit subventionner ses activités mais doit aussi protéger de manière à ce que les normes qu'on impose évidemment au sein de l'Union européenne soi évidemment imposé aussi à l'importation si l'Union européenne ne le fait pas on passera pas à côté du sentiment anti-européen qui se développe et Pablo Emmanuel Macron il est en Amérique latine et il répète depuis plusieurs jours que la France n'est pas isolée est-ce qu'il sera en mesure de s'opposer à ce traité alors j'avoue que la parole d'Emmanuel Macron sur ce traité du Mercosur je la comprends pas trop en février dernier il avait été très catégorique pendant la crise agricole il avait dit la les les négociations sont stoppées ça y est c'est fini on n parle plus du traité avec le Mercosur c'était en février dernier et là j'ai découvert moi à la rentrée qu'en fait pas du tout les pour parler avaient continué notamment pendant l'été et que ben voilà un texte allait être être proposé à signature comme ça a été présenté par par audre alors ils vont le saucissonner pour essayer de trouver en fait ça c'est une façon de de passer le le les fourches codines de de l'unanimité hein c'est c'est tout mais du coup je je la la parole de la France qu' avait engagé en février en disant que les accords avaient les réflexions sur sur l'accord avaient été stoppé ben sont complètement fausses donc là je je sais pas ce qu' va ce qu'il raconte c'estàd que si'il dit oui oui mais vous savez moi je me bats vous savez on va essayer de trouver une majorité pour pas que bon vu ce qui s'est passé en février dernier j'ai pas trop je j'ai du mal à à donner du crédit à sa parole sur cette sur cette question là précise allez on parle d'une autre colère c'est celle des élus locaux le Congrès des maires qui s'ouvre aujourd'hui des maires qui seraient au bord du burnout c'est ce que révèle une enquête publiée par le journal Le Parisien Andr oui 83 % des maires estiment que leur mandat est usant pour leur santé selon une étude pilotée par le Centre de sociologie des organisations et soutenu par l'association des mères de France c'est énorme mais ça ne s'arrête pas là plus de la moitié d'entre eux sont parfois sujets à des troubles du sommeil du fait de leur fonction 65 % d'entre eux ont parfois des coups de fatigue 69 % ressentent de la lassitude en cause les causes sont multiples il y a un investissement trop conséquent dans leur mandat des attaques sur les réseaux sociaux et dans la presse des imprévus perpétuels à cela s'ajoute un manque de reconnaissance des inibilités et pour les maires des plus petites communes l'impression d'être un peu seul face aux décisions résultat on ob oberve une crise d'évocation depuis 2020 date de la dernière des dernières élections municipales 1800 maires ont rendu leur écharpe et 29000 conseillers municipaux ont démissionné ce qui inaugure évidemment rien de bon pour les élections de 2026 avec cette question va-t-on avoir au moins un maire dans chaque commune écouez l'avis du président de l'Association des maires de France il y a une expression d'exaspération croissante depuis quelques années et et et et qui arrive presque à ébullition aujourd'hui 41 démission de maire par mois depuis le début du mandat c'est c'est deux fois plus que la décennie précédente et puis ceux qui s'accrochent qui qui qui ont envie de de de de servir on a 500000 élus locaux en France c'est un trésor 90 % sont totalement bénévoles 2020 41 par mois c'est donc dans ce contexte on est en train de refaire les calculs c'est donc dans ce contexte de malêtre généralisé chez les élus locaux que l'État demande évidemment on le sait 5 milliards d'économies aux collectivités locales vous imaginez que que la manœuvre est assez mal perçue et pour le faire savoir et pour montrer ce mal-être peut-être qu'ils se mettront d'accord sur les chiffres à ce moment-là une action symbolique sera organisée tout à l'heure lors du congrès de la MF ça se passera à 13h45 et David Lisnard le président de l'association promet qu'elle sera visuellement très forte pour symboliser l'exaspération des maires ouais congrès de la la colère dit l'Association des maires de France palan mais je pense que c'est assez juste moi moi je lis très souvent je je vais lire les les lettres de démission des des des maires qui quittent qui qui quittent leur mandat j'avoue que c'est assez déchirant à lire et et assez dur et ça ça rend compte en fait d'une réalité c'est d'abord que il faut le rappeler les maires c'est le premier agent politique auquel ont affaire les gens c'està-dire sur un territoire en gros bah il y a pas toujours le député voir très rarement l'État est pas souvent très présent notamment en terme de de de de représentants élus ou non donc vous avez le maire et qui essae de de de de gérer sa mairie et cetera aujourd'hui on on lui rabotte on lui enlève en fait ça fait d'ailleurs pas mal de temps qu'on lui on lui enlève des moyens d'action alors on lui dit ah mais oui mais c'est pas de ses combi parce que j'ai lu le rapport de la Cour des comptes et quelque chose qui m'a vraiment profondément énervé notamment alors ils disent oui voilà depuis 10 ans il y a eu 100000 fonctionnaires de la embauchée par les collectivités territoriales en plus c'est beaucoup trop il faudrait tous les supprimer et cetera je trouve ça absolument terrible parce que ils mettent ça en parallèle avec le fait qu'ils n'ont pas eu d'augmentation de leurs compétences il y a pas eu de nouvelles compétences qui ont été accordé au au au aux collectivités territoriales mais ce qu'oublie de dire la Cour des comptes c'est qu'en fait les collectivités territoriales et notamment les communes s'autooctroi en fait des compétences c'estàdire que ils se effectivement ils ont pas par exemple la compétence de l'intégration et bien pour autant vous avez plein de mairies qui décident d'ouvrir des entes pour œuvrer à l'intégration de population étrangère ou éloigner de l'emploi ou je ne sais quoi sur sur leur territoire et ça évidemment c'est pas leur compétence c'est la compétence de l'État de la même manière en matière de sécurité en matière c'est pas vraiment leur compétenence la sécurité et ben pour autant vous avez des villes parce que il y a une défaillance de l'État qui décide de de d'avoir une police municipale et qui décid peut-être même d'armer leur police municipale et tout ça c'est pas des compéten il y a pas eu de transfert de compétence de l'État vers la collectivité territoriale mais il décident de le faire parce que ce sont parce qu'ils essayent d'être des bons maires et donc il seutooctroi des compétences pour essayer de faire vivre leur territoire et que les gens sur leur territoire puissent vivre correctement et ça la Cour des comptes l'oublie un peu et je trouve ça pas possible donc il y a un problème général dans la façon il faut il faut repenser remettre le maire au milieu du village en fait c'est ça qu'il faut faire remettre le ma au milieu du village lui redonner la la possibilité en fait d'agir concrètement voir parfois souverainement en fait sur ce qui se passe sur son sur son territoire pour qu'enfin on puisse avoir un un tissu en fait de de de d'élu sur notre territoire qui qui nous permett de de regarder demain avec un peu moins de peur que ça n'est aujourd'hui non ce qu'il faut ce qu'il faut rappeler c'est qu'il y a d'énormes disparités entre les toutes petites communes les villages voilà où effectivement le maire est forcément au milieu du village parce que c'est l'un des ou des des 100 habitants et puis les communes de taille intermédiaire et les très grosses les les les très grosses communes d'énormes disparités et évidemment les 1800 maires qui ont démissionné depuis 2020 les 5 % c'est essentiellement des mairres de toute petite communes qui se retrouvve seul au quotidien à devoir tout gérer mais absolument tout voilà de l'administratif au problèmes qui peut y avoir sur la voirie au problèmes aussi de voisinage parce que voilà il y en a un ou au problèm d'insécurité qui doivent absolument tout gérer et qui ne sont absolument pas aidés par par l'État il y a un fort sentiment de déclassement aussi qui est dû il faut le dire en partie à la diminution de la population dans l'espace rural et sur lequel évidemment il y a aucune solution qui est apporté par l'État et donc évidemment quand on vient demander à ces toutes petites communes qui subissent déjà tout ça depuis des années de faire un effort supplémentaire effectivement la coupe est pleine l'effort supplémentaire qu'elle est-il c'est 5 % voilà c'est ce que demand demande actuellement Michel Bernier 5 milliards pardon 5 milliards ce qui correspond à 12 12,5i % alors que l'effort global vous le savez c'est c'est 20 % he l'effort qui qui est qui qui est demandé les les collectivités pardon territorial pèse 20 % de la dépense publique et on leur demande 12,5i % d'économie voilà pardon cet effort là effectivement 5% pour une commune de taille intermédiaire 5 milliards pardon pour une commune de taille intermédiaire c'est c'est c'est acceptable pour les toutes petites communes ça l'est pas ouais la MF qui dit qu' représente moins de 10 % hein de de de la datte juste les collectivités enfin les communes particulièrement elles ont subi la suppression de la taxe d'habitation est-ce que la taxe d'habitation va faire son retour on va écouter ce qu'on dit Catherine Vautrin la ministre du partenariat avec les territoires qui était l'invité ce matin de la matinale de France Inter il faut que chacun soit conscient que rien n'est gratuit pas plus dans une commune que partout ailleurs ce qui veut dire que quelque part j'habite dans une commune je participe ça ne me paraît pas une idée qui doivent être écarté donc ça s'appellera pas la taxe d'habitation mais ça s'appellera un nouvel impôt local pas forcément un nouvel impôt local il faut lier l'usage à une responsabilité d'utilisation c'est le sujet que nous allons mettre sur la table avec les élus si nous sommes encore là en début d'année la précision est importante donc Catherine Vautrin pas de retour de la taxe d'habitation pas forcément un impôt local mais quand même une contribution partipation peutêtre qu'il aura quand même impôt local très bien compris la la réponse parce que c'est une c'est un impôt qui est à la fois demandé par les maires parce que ça a été quand même un manque à gagné dans leur dans leur budget qui était assez énorme mais pour autant c'est quand même très impopulaire du côté des des habitants et et des habitants donc elle essaie Dav dit pas d'impôt local sur le revenu he voilà exactement non mais chacun en fait essaie de d'avancer ses pions à la fois avec la casquette de mer puis à la fois représentant de ses administrés donc c'est c'est c'est un peu un peu complexe mais véritablement je je pense que ce qui se passe avec le le budget des des collectivité territoriale dont qui est dépendant de ce qui va se passer au Parlement hein c'est c'est c'est les parlementaires qui décident c'est pas les maires qui décident comment ça se passe en fait démontre la logique gouvernementale qui est qui est à l'œuvre la logique gouvernementale c'est de faire les fonds de tiroir alors on fait c'est c'est tout le monde qu'en prend pour son grade il y a pas vraiment de logique d'ailleurs dans la façon dont il y a des des des coups de rabot qui sont portés sur différents secteurs sur différentes institutions mais ils essayent d'aller au maximum et donc ils se disent tiens on va utiliser le fait que les maires bon ça ça ça va pas très bien il y a ce rapport de la Cour des comptes et cetera ils ont poussé le curseur au début très très très haut Bruno Le Maire il a attaqué sec lorsqu'il était encore ministre de de l'économie derrière ils ont fait comme s'ils avaient fait des concessions hein ah bah vous voyez on est quand même on a on a quand même était moins fort que ce qu'avait proposé le maire enfin dans la philosophie et cetera donc là on est arrivé à 5 milliards on pense que c'est on pense que c'est bien mais ça ne correspond à rien 5 milliards non mais je veux dire il n'y a pas de logique absolue pourquoi pas 6 pourquoi pas quatre on ne sait pas c'est 5 qui a été décidé parce qu'ils ont décidé ça sur sur le coin d'une table moi je trouve ça je trouve que de toute façon tous ce budget manque d'une direction générale de nous dire où est-ce qu'ils veulent emmener la France on ne sait pas très rapidement il y a quand même une réalité c'est le dérapage des finances publiques voilà au bout d'un moment avec 6,1 % de déficit publicque cette année évidemment on peut pas laisser cette situation s'empirer donc effectivement le gouvernement essaie de faire des économies un peu partout euh là on nous parle d'e nouvelle hausse d'impôts alors le seul problème c'est qu'il faudrait savoir où il est alors je vous vois me faire des grands signes mais il faudrait simplement savoir où est ce gouvernement Barnier qui était contre toute hausse d'impôt et là qui en propose maintenant une fois qu'il est arrivé au pouvoir il faut juste se rappeler qu'effectivement pendant des années ils ont trouvé que Emmanuel Macron n'allait pas assez loin ouis on va parler d'autres économies c'est celles qui vont être fait sur dans le domaine de la santé puisque le gouvernement annoncé hier que médicaments et consultations médicales seront moins bien remboursé à partir de l'année prochaine c'était lors de l'examen du budget de la Sécurité sociale qui a débuté au Sénat on voit ça avec Samia de Ch c'est une nouvelle mesure d'économie sortie du chapeau du gouvernement hier une baisse du remboursement des médicaments jamais évoqué jusqu'ici dans les débats hier la ministre de la Santé a annoncé une hausse du ticket modérateur la part payée par l'assuré de 5 % l'an prochain une augmentation qui doit permettre de limiter celle de la consultation médicale son remboursement devait diminuer de 10 % ce ne sera finalement que 5 % soit une prise en charge à 65 % par la Sécurité sociale ainsi j'ai pu décider que le ticket modérateur de la consultation médicale qu'il était potentiellement envisageable d'augmenter de 10 % n'évoluera que de 5 %. la consultation médicale de demeurera donc l'acte de soins de ville le mieux remboursé par la solidarité nationale cela est essentiel pour garantir l'accès aux soins en complément le ticket modérateur sur les médicaments augmentera lui de 5 % autre temps fort de l'examen du budget de la Sécurité sociale hier au Sénat la tentative d'abrogation de la R forme des retraites un an et demi après son adoption communiste et socialistes ont déposé deux amendements pour revenir sur le recul de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans à l'époque le président du groupe les républicains Bruno rotillo défendait une réforme qui reportait l'âge légal de la retraite afin d'éviter de baisser les pensions des retraités aujourd'hui Bruno rotillot évidemment est ministre d'un gouvernement qui prévoit pour temps de baisser les montants des pensions de retraite sans surprise les deux amendements de la gauche ont été largement rejetés par 229 voix contre 109 dans un sénat largement dominé par la droite et le centre favorable à la réforme des retraites et Louis vous nous parliez des économies ellisabeth doanau rapporteur général du budget de la Sécurité sociale disait c'est un budget douloureux le plus douloureux depuis que je suis sénatrice ouais oui oui benah là encore en même temps c'est pas surprenant au vu de l'état des des comptes alors ce qu'il faut néanmoins souligner c'est que là on nous parle effectivement de la diminution du remboursement des consultations médicales du déremboursement d'une partie sur certains médicaments bon l'essentiel du problème sur la sécurité sociale ça reste les arrêts maladies donc au bout d'un moment il faut aussi s'attaquer au problème là où il est la réforme des retraites c'est c'est évidemment aussi un sujet majeur il y a eu cette proposition d'ailleurs du groupe des des indépendants sur une alisation des retraites du du secteur privé qui peut être intéressante aussi là aussi ce qui va être intéressant c'est de voir comment est-ce que ça va évoluer puisque et bien finalement au Sénat on a une majorité qui est inscrite au sein du socle commun à l'Assemblée nationale bon la gauche a joué à l'Assemblée nationale avec ce ce projet de loi de finance de la sécurité sociale ils ont fait joujou pendant plusieurs semaines à faire un peu tout ce qu'ils voulaent ils sont s ça va nous énerver pour la dernière minute ils sont sentis ils sont sentis gouverner ils ont ils ont fait une lu C où ils ont le sentiment qu'il pouvaient faire tout ce qu'ils voulit sans se rendre compte qu'ils avaient réellement le pouvoir résultat et bien à la poubelle maintenant le le projet de loi repart de zéro au dernier mot pourblo oui moi le dérapage des finances publiques don dont parle Louis je pense que il ne peut pas être l'alpha et l'oméga de la façon dont on constitue un budget or aujourd'hui c'est le cas c'est ce que fait le gouvernement c'est quand même la première règle d'essayer de paress préser c'est quand même non c'est un des paramètres ça peut pas être l'alpha et l'oméga encore une fois l'objectif c'est qu'on puisse tous vivre ensemble sur un territoire c'est quand même ça l'objectif premier c'est un ça c'est c'est un c'est un paramètre encore une fois ça ne peut pas être l'alpha et l'oméga impé de préser é c'est encore encore une fois laisse-moi finir Louis je pense que on on doit mettre d'autres choses dans la balance nous dire où est-ce qu'on va et ensuite dire bon ben voilà en fait il est logique moi je préfère encore le travailler plus pour gagner plus de Nicolas Sarkozi qui au moins donnait une direction en fait à la France de demain à la France qu'il voulait il y avait une philosophie politique une idéologie politique que de dire attends on va prendre on va prendre les arrts maladies on va prendre le remboursement des médicaments on va prendre le sais pas quoi et à chaque fois on va on va essayer de de raboter de raboter ça n'a pas de sens c'est pas une question d'argent magique c'est pas une question d'arg présente un budget qui n'est pas équilibré on endette les générations futur on peut présenter un budget équilibré tout en ne rabotant pas dans cherchant dans tous les tiroirs ce n'est pas possible c'est un c'est un c'est un paramètre qui est très important mais ça ne peut pas être la façon dont on pense un budget enfin encore une fois il faut nous dire ça sera quoi la France de demain est-ce que la France de demain c'est juste aller reprendre tout exactement de la même façon et juste àer raboter de 1 2 3 4 5 10 % toutes les toutes toutes lesobjectif justement pour que la France de demain ce soit pas un cataclysme c'est justement d'essayer de présenter des budgets équilibrés chaque année il faut repenser réb puis que le budget c'est tout le mois jusqu'au mois de décembre au Sénat on reparle de la colère des agriculteurs à la une de la presse [Musique] régionale et audre la colère des agriculteurs fait la une de la presse régionale difficile en effet de trouver une autre actualité Vau une par la l'unisson pour relayer la colère des agriculteurs qui ont organisé hier des manifestations un peu partout en France les feux de la colère pour le Dauphine et libéré les paysans ru dans les brancards pour la Charente Libre le retour des tracteurs de la colère pour la Dépêche du Midi les agriculteurs passent à l'action en Une de l'ardenis mais le Courrier Picard et la Provence préviennne ce n'est que le tour de chauffe d'un mouvement parti pour durer l'actualité c'est aussi le Congrès des Maires de France qui commence aujourd'hui c'est le moment des mes souligne cor ce matin la grande tribune de ceux qui sont plus qui ont plus que jamais le sentiment d'être les parents pauvres de la République le quotidien a recueilli plusieurs témoignages dont celui du maire de Cisco qui exprime son impuissance face au problème NC nous sommes désarmés lorsque la population vient nous demander des solutions que nous n'avons pas il y a un M emblématique qui démissionne c'est François repsamen oui il annonce dans le bien public il transmettra son fauteuil de mère de Dijon à sa première adjointe Nathalie KERS après 23 ans tout même passer à la tête de la ville la nouvelle est forcément surprenante pour lui pas question de Burnout même siil conè de faire des journées de 12h le temps est simplement venu d'après lui l'actualité c'est aussi la guerre en Ukraine qui atteint aujourd les 1000 jours oui 1000 jours depuis l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie ça fait la une du télégramme qui raconte le moral des Ukrainiens mis à mal par les assautsus des Russes qui ne cessent de grignoter du terrain 8000 soldats nord-coréens à la frontière seraient aussi prêt à combattre dans les prochains jours d'après Washington et puis je termine sur une note un peu plus positive en une du main livre c'est un parif fou celui des anciens compagnons du pilote et constructeur Mansau Jean rondau très connu au men apparemment ils veulent mettre en P l'une des voitures de leur mentor sauf que la voiture elle est exposée dans un musée depuis 40 ans vous imaginez le défi l'enjeu il est grand c'est de le faire rouler lors des 24 heur du M l'an prochain merci beaucoup audre on regarde la une très conceptuelle de regard alors c'est pas conceptu c'est une vraie photo c'est une vraie photo d'un steak qui ressemble qui ressemble à Trump et donc du coup on l' l' mise une de regard oui c'est vrai 8h à 9h c'est peut-être pas très ragoutant mais mais tout comme à mon avis le mandat de Trump sera pas troutant non plus donc voilà mais c'est à dire dans regard merci beaucoup Pablo merci d'avoirt parce que vous l'avez consommé après non mais c'est pas une photo de nous merci Pablo merci Louis merci beaucoup audre merci à tous de nous avoir suivi à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas H pour s qui sera au Congrès des Maires de France pour une émission spéciale on se retrouve demain très bonne journée [Musique]