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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 13 juin 2026 24 minComplaisantFond programmatiqueSantéSolidarités & familleInstitutions & élections

Établissements médico-sociaux : pour ou contre la désinstitutionnalisation ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que votre établissement fait exactement et à quel point votre offre est indispensable pour les usagers ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Si demain on désinstitutionnalisait l'accompagnement, où mettra-t-on les personnes accompagnées ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    En quoi consiste cet accompagnement personnalisé ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Comment ferions-nous pour maintenir ces personnes à domicile sans vos établissements ?

  • 1:10:00OuverteRéponse directe

    Ne serait-il pas temps de revoir le congé proche aidant pour démocratiser les initiatives des entreprises ?

  • 1:20:00OuverteRéponse directe

    De quoi s'agit-il exactement dans cette loi sur les ESMS expérimentaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Anthony Martin SmithChiffre
    « 11 millions de personnes sont dites aidantes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, [musique] faut que ça change. Anthony Martin Smith et je suis très heureux de vous retrouver sur l'antenne de Sud Radio comme chaque semaine parce que 18,2 millions de personnes, je vous le dis ce chiffre là aussi chaque semaine sont en situation de handicap. 11 millions de personnes sont dites aidantes ou aidant et je parle même pas des femmes, des maris, des enfants qui elles sont aimantes et aimant au quotidien. cette émission sur la question du handicap, elle est faite pour vous et à mes côtés Matthéo Lomblot comme d'habitude.

Bon, bonjour Matthéo. Bonjour Anthony. Bonjour tout le monde.

Comment ça va ? Bah très bien. Et vous ?

Ça va. Alors aujourd'hui, vous avez passé en deuxième partie d'émission avec votre coup de cœur ou votre coup de gueule ? Ça sera un coup de cœur sûr.

Vous verrez en deuxième partie. Ah, vous me le faites à chaque fois. J'en ai pas. [rires] Je Bon, très bien.

Allez, une nouvelle dans l'émission. Elle s'appelle Julie Précia. Bonjour Julie.

Bonjour Anthony, bonjour à l'équipe. Très content que vous nous rejoigiez. Vous allez nous faire la story de la semaine.

Aujourd'hui, ce sera sur la conférence nationale du handicap qui aura lieu à la fin du mois. Vous allez nous en dire un peu plus dans un instant. Également à distance.

Et alors là, Matthéo, j'ai une surprise pour vous. Ah, j'ai fait venir votre papa. Ah ouais ?

Ouais, vraiment. Il s'appelle Laurent Lamlot. Il est directeur adjoint d'un établissement de santé médico-sociale.

Bonjour Laurent Lamblot. Bonjour à tous. Je suis très heureux de vous recevoir.

J'ai beaucoup de d'informations vous concernant grâce à votre fils. Mais aujourd'hui, je suis très heureux de vous recevoir à titre professionnel parce que bien ce que vous faites au quotidien va nous intéresser avec votre collègue directeur de l'établissement de santé Benjamin Viguer. Bonjour à vous.

Bonjour Anthony. Bonjour à toutes et à tous. Merci à tous les deux de prendre le temps de venir parler avec nous euh dans cette émission qui figurez-vous parle de quoi ?

Bah justement des établissements les dit les ESMS, les établissements de services médicaux sociaux qui accompagnent nos personnes en situation de handicap mais aussi nos personnes âgées, nos personnes déficientes, qu'elles soient intellectuelles, sensorielles, motrices au quotidien parce que parfois figurez-vous que bien on n pas le choix. L'ONU, l'Organisation des Nations- Unies nous exhorte, nous la France depuis 2021 à nous conformer à la charte internationale sur les droits des personnes en situation de handicap et faire en sorte que nous désinstitutionnalisions, dur ce mot, euh notre offre d'accompagnement pour les personnes en situation de handicap est vulnérable. Est-ce que c'est une bonne chose ?

C'est ce que nous allons voir avec mes invités dans un instant. Sud Radio, faut que ça change la story de la semaine. Mais on démarre avec la story de la semaine avec vous Julie Précia comme je le disais sur la conférence nationale du handicap.

Exactement Anthony. Aujourd'hui on va parler chiffres. Je ne sais pas si les comptes seront bons, mais on dit que les bons comptes sont les bons amis mais en matière de handicap, les chiffres racontent surtout une autre histoire.

Celle des promesses est parfois de retard. Nous sommes à J- 12 de la 7e édition de la conférence nationale du handicap. Ce rendez-vous organisé tous les 3 ans, vous le savez, depuis la loi du 11 février 2005 et sous l'autorité du président de la République pour fixer les priorités des politique publique du handicap.

Pendant une journée, on parlera inclusion, accessibilité, égalité des chances. Sur le papier, difficile de faire plus ambitieux. École inclusive, logement, emploi, intelligence artificielle, participation citoyenne, tout y est ou presque.

Parce qu'à chaque conférence, la même question revient. Est-ce qu'on parlera réellement de la qualité de vie des personnes en situation de handicap ou est-ce que l'on va organiser un sommet de plus ? Certains le trouveront peut-être caricatural.

Mais pendant que les groupes de travail planchent sur l'inclusion depuis décembre au côté de ses rapporteurs du comité interministériel du handicap, certains élèves n'ont toujours pas d'incompagnant. Pendant qu'on débat d'accessibilité universelle, des gares, des commerces ou encore des sites internet restent impraticables. Et pendant cette même journée quelque part en France, une personne en fauteuil roulant se retrouvera probablement devant trois marches impossibles à franchir.

Trois marches, ça paraît ridicule et pourtant c'est souvent là que l'inclusion s'arrête. Le sujet est d'ailleurs devenu suffisamment sensible pour que le collectif handicap qui rassemble de nombreuses associations interpellent. Cette conférence ne doit pas être un exercice de communication supplémentaire.

Et après les promesses de 2023, malgré la concrétisation du remboursement du fauteuil roulant, c'est peut-être là que se joue l'enjeu de cette édition 2026 parce qu'au fond, une société inclusive ne se mesure pas au nombre de tables ronde organisé à Paris. Elle se mesure à quelque chose de beaucoup plus simple. Pouvoir aller partout sans avoir à demander la permission.

On peut voter des lois, créer des plans nationaux, organiser des conférences, mais aucune de ces choses ne permet de monter trois marchés. Mais je finirai pour par vous dire que le handicap a cette particularité, il met immédiatement à l'épreuve la réalité des discours politiques. Quand un bâtiment est inaccessible, il est inaccessible.

Effectivement avec ces fameuses trois marches. J'aime bien le symbole mais il est véridique. Quand on sait que un ERP, un établissement enseignement du public sur deux est rendu accessible, ça veut dire que finalement nos personnes qui sont à mobilité réduite sont des demi citoyennes puisque elles ont accès qu'à la moitié de la société.

C'est quand même important à chaque fois de le rappeler ce chiffre là aussi. Euh le remboursement des fauteuils roulants depuis le 1er décembre 2025 est en vigueur. Là aussi nous aurons l'occasion de recevoir la ministre ici et de lui poser des questions pour faire le bilan très prochainement.

Je vous le promets. La conférence nationale du handicap que nous allons couvrir avec Sud Radio. Il faut que ça change.

Là aussi c'est une promesse. Je me tourne merci Julie Précia vers nos invités Benjamin Viguier et puis Laurent Lamblot. Benjamin Maviguier, je vais commencer avec vous votre établissement euh votre SMS dans les Ardenes.

Qu'est-ce qu'il fait exactement et à quel point votre offre est aujourd'hui que vous considéerez indispensable pour les usagers qui sont les vôtres ? Et je vous précise he mesdames et messieurs qu'en deuxième partie de l'émission, nous recevons le le sénateur Philippe Mouillet [grognement] qui lui vient de faire voter une loi au Sénat visant à prolonger les expérimentations sur les établissements de santé médico-sociaux. Alors Benjamin Viguier, racontez-nous un peu votre établissement dans les Ardaines.

Alors peut-être déjà reposer le cadre et vous avez déjà Anthony donné quelques quelques éléments. Effectivement les les établissement et et services sociaux et médicaux-sociaux agissent effectivement dans un cadre strict he puisqu'on dépend du code de l'action sociale et des et des familles d' CAS SF. Et donc nos missions sont assez claires, hein.

Effectivement, on a une mission d'accompagner euh des personnes en situation de vulnérabilité liée à l'âge. En l'occurrence, pour nos établissements, on est sur des jeunes mineurs ou majeurs dans le cadre des amendements creton. Euh et donc en situation de de handicap lié à la protection de l'enfance parfois euh à de l'exclusion sociale pardon ou à de la perte d'autonomie.

Euh alors, on fonctionne beaucoup en sigle. Euh et donc pour faire simple, nous nous disposons de de trois agréments. Un agrément sur deux établissements situés géographiquement dans le nord et le sud des Ardenes.

Euh donc un institut médico-éducatif dit IME, un institut thérapeutique éducatif et pédagogique dit ITEP et un service d'éducation spéciale et de soins à domicile dit Cessade. Et donc je dirais pour rentrer un peu dans la logique dans la logique et la terminologie, on est dans dans une approche institutionnelle c'estàd que la personne est orientée actuellement vers nos établissements qui dispose de places autorisées et qui bénéficie de prestation principalement à l'intérieur de nos établissements. Donc vous exercez finalement une mission de service public et d'intérêt général au service des personnes en situation de handicap.

On est d'accord ? Tout à fait. On est sous une logique effectivement de financement de la sécurité sociale et comment dire d'autorisation des services de l'agence régionale de santé.

Donc des services de l'État, les ARS comme on a l'habitude de de d'en entendre parler. Laurent Lamblot, ça veut dire quoi que si demain on désinstitutionnalisait l'accompagnement des personnes en situation de handicap ou d'âge avancé tel que votre collègue Benjamin Viguier vient de nous l'exprimer, on les mettrait où nos personnes en situation de handicap qui que vous accompagnez et et comme beaucoup d'autres établissements en France ? Alors, s'il y avait ce cette désinstitutionnalisation, euh l'objectif enfin ces ces jeunes se retrouverait euh dans le droit commun, donc accompagné euh par l'éducation nationale, par des associations euh et par des éducateurs euh euh à domicile.

Voilà. Mais on ne remplirait pas toutes les toutes les missions. Donc, on ferait du Cessade.

C'est ça que vous dites. On ferait on ferait du CSAD à à Outrance. On ferait on ferait du CSAD au trans tout en sachant que les les jeunes que nous accueillons au sein de nos établissements euh sortent principalement du droit commun étant donné qu'ils ont été orientés par les MDPH, les maisons départementales des personnes handicapées, celles qui décident de quel droit vous pouvez bénéficier quand vous êtes en situation de handicap.

Tout à fait. Et c'est ce sont des jeunes qui ont un parcours du droit commun assez assez difficile, hein. On a des jeunes, voilà, qui qui étaient en déscolarisation [souffle coupé] euh qui qui était déscolarisé principalement. euh on arrive avec des jeunes euh que voilà, on reçoit des jeunes abîmés, voilà, qu'il faut à nouveau resocialiser, qu'il faut à nouveau remettre dans une dynamique, leur redonner confiance.

Voilà, donc euh c'est compliqué déjà pour ces jeuneslà de ben voilà de d'intégrer un établissement. Alors euh euh voilà, on est on serait plus dans une logique de de parcours plutôt qu'une logique de place. Voilà.

H Benjamin Viguier, vous vous partagez, je présume, le le point de vue de votre collègue de Laurent Lamblot. Ça doit être ça serait compliqué demain de de fermer les établissements de santé. Alors, c'est la la logique de désinstitutionnalisation ne signifie pas nécessairement la fermeture des établissement.

On est sur un sur un travailler autrement, je dirais. Laurent Lamblot le précisait il y a quelques instants, hein, c'est le passage d'une logique de place à une logique de de parcours en en gardant la logique d'accompagnement personnalisé. C'est la logique d'institution à une logique de de service avec les défauts que ça peut avoir effectivement sur d'un accompagnement plus euh permettez-moi de le dire plus séquentiel je dirais.

Et en quoi consiste justement cet accompagnement ? Parce que on entend l'accompagnement là, mais qu'est-ce que c'est cet accompagnement justement ? En quoi vous êtes important pour ces personnes ?

On les accompagne au quotidien à la fois sur le volet éducatif, pédagogique, thérapeutique. Donc ils sont accompagnés par un plateau technique au quotidien avec des des activités éducatives. Il y a également de de l'école mais au sein de notre institution.

Donc on va à leur rythme en fonction de leur projet. Ils sont pas dans c'est des petites classes aussi de 5 si jeunes euh au sein de l'école alors que en école ordinaire voilà, ils sont euh accompagnés par dans une classe de de 20 de 20 élèves avec parfois des assistantes à la vie scolaire, hein, mais c'est bien compliqué. Et on a surtout le plateau technique avec orthophoniste, psychomotricienne, psychologue, médecin, psychiatre.

Voilà. Donc euh il y a il y a tout un panel de professionnels qui euh qui accompagnent ces jeurs autour de leur projet personnalisés euh et individualisés. Voilà, Laurent Lamblot, hein, qui parlait à l'instant euh sur la question même des personnes en situation de handicap.

Finalement, si elles n'avaient pas vos établissements euh comment on ferait pour les maintenir même à domicile ? Il y a des familles qui seraient complètement incapables de le faire. Ça je veux dire, on entend déjà suffisamment de drames familiaux, même pendant le Covid, il y a eu ces cas-là.

On a eu des témoignages sur Sud Radio là-dessus, mais c'est très compliqué. Euh on a on a des listes d'attentes actuellement de voilà pour intégrer nos nos différents secteur de plus de 50 par agrément. Euh on a des jeunes autistes sévères hein qui pour certains qui n'ont pas accès à la à la parole.

Néanmoins, ils doivent être scolarisés. Euh donc ils sont rupture de en rupture de droit. Euh on compense parfois quand on le peut avec du du service à domicile de type CSAN, mais c'est une une intervention par euh par professionnel et par semaine.

Donc oui, c'est plus que compliqué et on a des familles qui appellent au secours. Vous vous faisiez allusion là au à la période Covid où on a continué néanmoins à accompagner mais différemment les jeunes euh par téléphone. On était quotidiennement au téléphone avec les avec les familles.

Il y avait un programme qui se faisait à distance pour ceux qu'il pouvaient. Mais les jeunes qui étaient plus lourdement handicapés, voilà, n'avaient pas accès non plus à ces euh ne pouvait pas avoir accès du fait de ben voilà qu'il ne pouvait pas comprendre non plus ce qu'on attendait d'eux euh à l'extérieur de l'étissement, qu'il y avait pas un étayage autour de des pictogrammes, un appui avec des pictogrammes par exemple pour les aider à comprendre comment tu allais décomposer la la journée parce qu'ils sont très ritualisés également. Voilà, c'est plus que compliqué.

Euh oui, s'il y avait pas ces nos établissements médicaux-sociaux. Effectivement, merci beaucoup Laurent Lambble. Je rappelle, vous êtes directeur adjoint d'un établissement dans les Ardenes accompagné de Benjamin Viguier, directeur de ce de cet établissement.

Merci à vous d'être venu témoigner sur Sud Radio euh et pardonnez-moi de de nous avoir justement éclairci sur cette question de l'institutionnalisation et de la désinstitutionnalisation sur qu'est-ce que ça va concrètement produire si ça se si ça rentrait en vigueur. Vous bougez pas sur Sud Radio. On revient tout de suite même dans un instant avec le sénateur Philippe Mouillet et puis merci Julie Précia.

On vous retrouve la semaine prochaine sur l'antenne de Sud Radio et à très vite. Sud Radio, faut que ça [musique] change. Anthony Martin Smith est de retour sur le plateau de Sud Radio Faut que ça change avec mon invité, le sénateur Philippe Mouiller, président des la commission des affaires sociales au Sénat.

Bonsoir à vous. Bonsoir. Merci Philippe d'avoir accepté notre invitation.

On va tout d'abord se tourner vers Matthéo Lambleau avec son coup de cœur du jour dans la vraie vie. Oui, Anthony, un coup de cœur pour des entreprises qui mettent en place des dispositifs adaptés pour les proches et dents. Nous savons qu'il y a environ 11 millions d'aidents en France, hein.

Vous le répétez à chaque émission, Anthony, c'est même un salarié sur 5 he d'après un un sondage de l'agence Aomuch. En 2030, nous en serons à un sur qu même. Et face à ce besoin des dents, les entreprises s'adaptent et prennent le sujet à bras le corps.

Alors oui, il y a déjà le congé proche et dents qui existe dans le code du travail, mais celui-ci n'est souvent pas assez rémunéré par l'employeur et trop peu élevé, hein, environ n'est pas rémunéré par l'employeur tout court et trop peu élevé, environ 66 € par jour. Donc les entreprises décident d'agir d'elles-même, hein. Certaines expérimentent des congés et dents mieux rémunérés avec une compensation progressive du salaire. 100 % du salaire le 1er mois, 75 % le 2e et 50 % le 3e en complément des allocations publiques.

D'autres entreprises adaptent même les horaires de leur salariés. Beaucoup de choses positives donc. Mais j'ai une question que je vous pose directement à vous, monsieur le sénateur.

Ne serait-il pas de temps de revoir ce congé prochédent pour que bah ce que font ces entreprises soient démocratisées en France alors que on sait au combien les aidents sont indispensables hein pour les personnes qu'elles qu'ils accompagnent ? Oui, je pense que c'est une très belle initiative. Je pense que on doit traiter le sujet des aidants d'une façon beaucoup plus globale parce que à la fois il y a l'initiative que vous présentez mais c'est le débat du statut, c'est le débat de la reconnaissance.

Enfin, je crois que le sujet des aidents est un point qui est à mon avis extrêmement important. On voit bien qu'avec le vieillissement de la population, avec au globalement les évolutions, on a besoin d'avoir un vrai étape statut des aidants et donc c'est un sujet d'actualité qui doit à mon avis être porté politiquement. Alors, avant qu'on revienne sur le thème qui nous intéresse sur cette émission, c'est-à-dire les établissements de services et médicaux-sociaux, j'aimerais revenir sur ce qui s'est produit cette semaine au Sénat avec une loi que vous avez faite passer sur le don d'organe justement.

Là aussi, une question de statut. Oui, tout à fait. Euh il faut savoir que c'est une loi spécifique pour le don d'origon des personnes vivantes.

Je pense notamment au rein, je pense à l'épigèr aux oites. Il y aurait un reste à charge. Oui, tout à fait.

Il se trouve que il y a un principe normalement dans la biotique qui est la neutralité. C'estd qu'on gagne pas d'argent avec un don mais en même temps ça doit pas vous coûter de l'argent. Et concrètement, on se rend compte que d'abord d'abord c'est géré par les hôpitaux et on demande que soit plutôt l'assurance maladie qu'ils prennent en charge.

Mais vous pouvez avoir des frais notamment des frais de déplacement, vous pouvez avoir des frais d'hébergement, des frais de garde d'enfants, des restes à charge sur les franchises médicales, dépassement d'honoraires, enfin il y a tout un tas de situations où finalement c'est un coût que ça soit avant dans la phase de préparation du don, pendant ou après pour le suivi médical. Et donc l'idée c'était vraiment pour nous de faire en sorte que la neutralité financière soit réelle. Et en plus point important, nous venons créer un statut spécifique du donneur du donneur donc de de d'honneur vivant.

Ce qui permet notamment de d'ouvrir un certain nombre de droits. Je pense notamment au droit à au principes qui permettent de pas forcément être obligé d'indiquer notamment lorsque vous faites un prêt, lorsque vous avez des questionnements que vous avez été d'honneur. Donc justement cette ce droit est un point important. fameux questionnaire médical qu'on doit remplir à chaque fois qu'on veut une assurance pour nous couvrir sur le prêt que nous faisons.

Euh je veux revenir sur la loi que vous avez faite passer en première lecture au Sénat sur les établissements de services et médicaux-soux qui sont à titre expérimentaux. De quoi exactement il s'agit qu'on comprenne bien ce mécanisme de ces établissements expérimentaux qui n'est pas quelque chose de nouveau puisque ça ça date des années déjà 2000. Mais au bout de 10 ans, ces établissements ne pouvaient plus exercer euh sur leur formule initiale.

Exactement. Parce que c'est un système qui est assez complexe, c'estàdire pour que qui a une prise en charge par l'État [grognement] de ces établissements, il faut que ces structures correspondent finalement à des cases, à des classements d'établissements sociaux médicaux-sociaux. Il se trouve que il y a tellement d'expérimentations aujourd'hui qui sont reconnues de qualité mais qui ne rentrent pas dans ces classes qu'on peut pas classifier finalement de par une organisation.

Et donc on se trouvait avec une situation où des structures qui euh ont prouvé leur efficacité qui arrive au bout de 10 ans pouvaient se retrouver sans financement et d'être obligé d'arrêter l'expérimentation. Mais comment on explique ça du coup ? 20 bah parce que c'est un système qui est extrêmement complexe que l'on a globalement en France.

C'est-à-dire que on a une définition de ce qu' un établissement social et médico-social. Et si vous ne rentrez pas dans cette définition, il y a 18 souscatégories. Vous voyez, c'est un truc très complexe, très bureaucratique.

Et bien si vous êtes pas dans les catégories, il y a plus de financement au-delà du statut d'expérimentation. Et ça veut dire que finalement les ESMS au bout de 10 ans étaient obligés de changer complètement de catégorie et donc de destination d'exercice. Oui.

Ou ou de fermer tout ou de fermer tout simplement. Moi j'ai on fait quoi dans ces cas-là des personnes qui sont accompagnées ? Et ben voilà.

Donc il fallait trouver une solution. Donc nous avons souhaité d'abord un faire en sorte de prolonger de 15 ans la capacité d'expérimentation. Donc ça cro 25 ans et ce qui va laisser le temps de réfléchir à un changement de nomenclature pour donner de la souplete au système.

On voit bien qu'aujourd'hui on a plein d'innovations dans les territoires. On a des acteurs qui se mobilisent. On voit bien qu'il y a des sujets nouveaux.

Par exemple, le thème du répi n'existait pas avant. On a des villages alzheimers qui sont mis en place. Enfin, il y a plus de 400 initiatives comme ça partout dans le territoire pour lequel les départements et d'état veulent continuer mais parce qu'on a un blocage administratif et bien on était une situation qui pouvait devenir catastrophique.

Donc on règle dans un premier temps par le fait de prolonger pendant 15 ans et en parallèle on met en place les travaux pour régler cette difficulté de classification qui n'est pas adaptée aux besoins des territoires parce que 10 ans d'expérimentation ça suffisait pas du coup. Si, mais le problème c'est que c'est pas ça. C'est pas c'est pas la durée, c'est que euh on n' pas prévu comment le basculer dans le droit commun.

Ouais. D'accord. C'est vous lancez un SMS expérimental, vous dites "Ah super, ça fonctionne." Et puis en fin de compte, à la fin vous pouvez rien faire parce que vous ne pouvez pas péréniser l'action.

Exactement. Et donc là tout le monde veut mais mais il y a un problème administratif et juridique. Donc il fallait par la loi.

Donc un village Alzheimer dont vous parlez par exemple peut se créer et puis en fait au bout du la 10e année la 11e est impossible et donc le truc doit définitivement fermer ou se transformer en maison de retraite. Exactement c'est un exemple. Donc voilà donc on veut éviter ça.

Voilà donc c'est du bon sens. C'est pour ça d'ailleurs que ce texte a été voté à l'unanimité parce que tout le monde considère que unanimité de tous les groupes politiques au Sénat tous les groupes politiques. Il y a eu 100 % de votes positifs sur ce texte.

H voilà donc c'était parce que c'est pourquoi vous avez un sujet facile avec les affaires sociales vous au Sénat parce que vous êtes capable de mettre tout le monde d'accord autour de la table. Alors les sujets sont pas faciles quand même aux affaires sociales. Je crois que non non je crois que c'est surtout le fait deavoir une capacité de fédérer autour d'une idée et surtout on part du terrain.

Je crois que beaucoup à ça je sais les grandes politiques, les grands principes généraux je reviens un peu sur ces sujets laé ça nous concerne tous. Voilà. Mais quand on parle du tout terrain, lorsqu'on parle de du vécu sur les territoires, on arrive à mobiliser au-delà des sensibilités politiques parce que c'est un intérêt général.

Hm. Et du coup là, enfin l'unanimité, vous avez dû convaincre énormément vos vos collègues du Sénat ou euh Alors, même pas parce que ce que j'ai fait, c'est que j'ai même corédigé euh avec d'autres sénateurs de groupe politique différent, le texte de loi. J'ai fait cosigner par 197 sénateurs différents de tous les groupes politiques.

Donc, je savais qu'à l'issue ça les choses allaient bien se passer. Voilà. Donc en réalité, c'est dans la phase de conception qu'il faut mobiliser euh notamment les autres groupes politiques quand on est tous avec le même constat et qu'à partir de là on est quand même dans la culture du Sénat.

Vous savez, la culture du Sénat, c'est jamais la couleur politique du sénateur qui porte un sujet qui est important pour nous. C'est toujours le fond du dossier et [grognement] donc on arrive comme ça à mobiliser très largement. Dernière question Philippe Mouillet, la CNH, la conférence nationale du handicap le 25 juin présidée par le président de la République, vous portez quel regard dessus ?

Vous en espérez quelque chose ou c'est de la comm ? Alors, je j'en espère quelque chose parce que c'est toujours alors certes, il y a beaucoup de communication mais c'est quand même toujours un marqueur politique qui est fort où on donne des C'est un peu le choose France de du handicap. Non, alors je sais pas si c'est le choose France, je suis pas sûr qu'on puisse faire le parallèle.

Non, mais par rapport aux annonces. Oui oui mais parce que il y en a eu des conférences nationales du handicap et on n pas forcément eu derrière les alors on n pas eu on n' pas forcément eu le résultat attenduance mais on il reste toujours quelque chose. Il reste toujours quelque chose.

D'abord parce que point important c'est une mission qui est transversale. C'estàdire tous les ministères sont mobilisés autour de cette conférence et donc globalement il reste toujours quelque chose. Après le sujet c'est le décalage entre les annonces et le résultat attendu.

Mais il y a toujours des travaux, il y a toujours des effets bénéfiques de ce type d'opération. Donc voilà. Donc j'espère que les annonces seront raisonnable et raisonner en tout cas dans avec un esprit de capacité à faire mais je pense que ça reste toujours un rendez-vous important.

Les deux quinquenas d'Emmanuel Macron ont été des bons quinquena sur la question du handicap. C'est difficile à dire. Il y a clairement eu des avancées.

H moi je j'ai beaucoup travaillé avec Sophie plus grâce à lui uniquement. Non, c'est un Ouais, grâce au parlementaire. Mais mais c'est un un engagement collectif.

Je pense qu'à un moment donné lorsqu'il a mis en place un secrétaire d'état au handicap accroché au premier ministre, ça c'est déjà été un signe parce que ça permis d'accélérer dans plein de domaines. Donc il y plein de chantiers qui ont été ouverts donc voilà. Donc je peux pas dire que était le cas en septembre dernier, il y avait pas de ministre sur mais on est en fin de mandat donc il pas plus compliqué.

Merci Philippe Mouiller je rappelle sénateur président de la commission des affaires sociales au Sénat. Merci Matthéo Lambleau. On se dit à la semaine prochaine.