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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 25 août 2015 7 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Mélenchon : « Pour un plan B en Europe »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15MélenchonFait
    « l'Europe a accouché d'un monstre c'est une expression qui moi me convient parfaitement bien parce que c'est exactement celle que j'ai utilisé »
  • 0:30MélenchonFait
    « c'est une monnaie unique qui naturellement n'est pas seulement une monnaie qui est un ensemble de rapports sociaux politiques économiques pour faire vivre cette monnaie »
  • 0:45MélenchonFait
    « il y a un chef d'orchestre quand même bien sûr c'est la bureaucratie bruxelloise bien sûr c'est l'Eurogroupe »
  • 1:30MélenchonFait
    « la méthode violente ça consiste à dire ou vous faites ce qu'on vous dit ou on coupe les liquidités »
  • 3:30MélenchonFait
    « nous ne sommes plus d'accord pas par idéologie mais parce que regardez ça ne marche pas ça donne un résultat désastreux dans toute l'Europe »
  • 6:30MélenchonPromesse
    « nous vous disons au revoir »
  • 7:30MélenchonChiffre
    « si la Grèce est seulement 2 % de l'économie de l'Europe nous c'est 18 % donc faut être clair on ne fait ni l'euro ni l'Europe sans les Français »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous étions ce matin une petite équipe du Parti de Gauche à la renconte de Yanis bar alors lui m'a fait la description rapide synthétique de son point de vue pour lui l'Europe a accouché d'un monstre c'est une expression qui moi me convient parfaitement bien parce que c'est exactement celle que j'ai utilisé ce monstre c'est une monnaie unique qui naturellement n'est pas seulement une monnaie qui est un ensemble de rapports sociaux politiques économiques pour faire vivre cette monnaie et cette monnaie qui a un tel pouvoir qui en quelque sorte concentre tous les pouvoirs et toute la réalité de l'Europe actuelle n'est sous aucun contrôle démocratique parlons franchement lui dit il y a un chef d'orchestre quand même bien sûr c'est la bureaucratie bruxelloise bien sûr c'est l'Eurogroupe mais en vérité tout ça n'existe pas parce que dit-il je n'ai pu parler avec personne en direct à l'Eurogroupe je n'ai pu parler qu'avec l'ensemble et cet ensemble est sous direction politique de l'Allemagne c'est donc l'oligarchie allemande la droite allemande qui gouverne l'Europe et avec une méthode qui est une méthode extrêmement violente la méthode violente ça consiste à dire ou vous faites ce qu'on vous dit ou on coupe les liquidités c'està direire du jour au lendemain il y a plus un billet de banque il y a plus il y a plus une pièce en circulation dans le pays c'est un acte de guerre hein et là le Yanis baroufakis il nous dit attention vous êtes visé vous êtes dans le collimateur de Monsieur Chao bu et de Madame Merkel ce que pour ma part j'ai toujours dit bon voilà donc lui il a accepté l'idée qu'on lui a fait écoute faisons une conférence européenne pour le plan B c'est c'est notre proposition c'est celle-là qu'on met sur la table il dit c'est une bonne idée il faut pas que ce soit qu'une affaire de parti on est tout à fait d'accord il faut que ce soit un cadre plus large avec des intellectuels des mouvements sociaux qui formule ce que serait un plan B je vous dis pas que c'est facile hein parce que il y a des opinions assez différentes sur le sujet mais du le débat aurait lieu et on commencerait à montrer que c'est possible bon il faut que je m'explique le plan B qu'est-ce que c'est c'est une expression qui vient de du référendum de 2005 en 2005 on a proposé au peuple français de mettre dans une constitution européenne les règles d'organisation de l'économie européenne et bon le peuple français a voté non j'ai milité pour le nom avec d'autres et à ce moment-là on dis je crois que c'est Jacques Delor qui disait ça ah ben vous ne pouvez pas être contre vous n'avez pas de plan B il a il y a pas une autre idée il y en a pas ah ben si il y en a il y en avait déjà à l'époque il y en a aujourd'hui donc on est convenu de proposer qu'il y ait un plan B alors si vous dites plan B c'est quoi le plan a bon le plan a c'est commencer par discuter euh avec les partenaires européens et leur dire écoutez si ça va comme ça ça ne peut plus durer et d'ailleurs nous les Français nous n'acceptons plus euh la la règle d'or nous n'acceptons plus les règles du traité budgétaire nous n'acceptons plus d'aller soumettre notre budget à la Commission européenne avant avant d'avoir le droit de la voter dans notre Parlement donc ça on le mettrait en débat en disant nous ne sommes plus d'accord avec ça et nous ne sommes plus d'accord pas par idéologie mais parce que regardez ça ne marche pas ça donne un résultat désastreux dans toute l'Europe une une explosion du chômage des violences de toutes sortes bon vous connaissez tout ça donc on discute et on fait une proposition de sortie par le haut c'est-à-dire euh un autre euro une autre manière de gouverner la Banque centrale européenne et une réorganisation des traités qui nous unissent euh aux autres pays notamment pour que les services publics et les budgets nationaux puissent prendre en compte la nécessité des fois de relancer l'économie d'injecter de l'argent de de se lancer dans des projets euh qui soient écologiquement soutable mais qui nécessairement nécessitent beaucoup d'investissement voilà alors ça c'est le plan a bon maintenant on me dit et s'ils veulent pas bah c'est simple si euh ils veulent pas c'est qu'on est placé devant un choix nous devons choisir entre notre indépendance entre notre souveraineté euh des démocratique le droit pour les Français de décider pour eux-même de ce qui est bon quand même et à ce moment-là il nous faut choisir oou ça ou l'euro bah c'est vite choisi non c'est la souveraineté populaire c'est la souveraineté de notre pays c'est son indépendance que nous défendrions je veux dire par là qu'il faut mettre au point un plan B qui est la même force la même clarté économique et politique et technique surtout comment comment comment on ferait concrètement que la méthode que les Allemands nous opposent il faut pas attendre d'être comme et là ça la fait chipras faut pas pas attendre d'être mis au pied du mur avec des gens qui vous mettent un revolver sur la tempe et vous disent ou bien vous signez ou on vous ruine bon bah évidemment quand vous êtes dans cette situation c'est comme dans un holdup on vous dit la bourse ou la vie qu'est-ce que vous voulez choisir vous choisissez la vie hein bon et bien nous on doit sortir de ça on ne doit pas accepter ce chantage on dire bon très bien vous ne voulez rien savoir et bien nous non plus nous ne voulons plus entendre parler de cette manière de vie parce qu'elle ne nous convient pas et alors voilà ce que nous allons faire nous vous disons au revoir alors pourquoi c'est plus facile pour nous les français de dire que d'autres c'est parce que si la Grèce est seulement 2 % de l'économie de l'Europe nous c'est 18 % donc faut être clair on ne fait ni l'euro ni l'Europe sans les Français je sais bien que Monsieur Chao bu aimerait mettre la main hein sur la France j' aimerait bien nous dominer parce que de cette manière ils en finiraient avec notre conception de l'État social et est caractéristiques de la République française voilà que le lendemain nous a vu contact avec nos camarades qui ont fait une cission de Ciza en Grèce alors comme vous savez on a soutenu chipras pas parce que c'était chipras mais parce qu'il était contre les mémorandum et l'austérité et bien chipras a signé c'est une erreur à nos yeux mais 30 députés de de CISA c'est pas rien continue à dire la lutte doit avoir lieu il ne faut pas céder il faut un plan B eux aussi sont pour participer à une conférence européenne du Plan B notre ami Oscar la fontaine en Allemagne lui aussi est pour une conférence européenne du Plan B donc vous voyez ça prend forme et c'est très encourageant et j'avais envie de de le dire à ceux qui nous écoutent parce que je vous je voudrais quand même souligner quelque chose d'important dans le travail international c'est important de se connaître ça peut pas être que on s'envoie des lettres ou on fait des commentaires devant les journalistes les uns sur les autres c'est très important d'avoir des contacts directs de se connaître de pouvoir s'appeler au téléphone de se dire ce que l'on a à se dire et je suis très heureux que le dialogue a immédiatement repris avec des Grecs nous sommes très tristes de ce qui s'est passé en Grèce et clairement c'est un revers pour nous mais le rebondissement est possible et là nous entenons les éléments