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Juan Branco révèle tout : Kemi Seba, Sonko et la Françafrique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Juan BrancoFait
    « l'AES ne survivra que lorsque l'AES a la CIRDI face à la France sur l'affaire de l'uranium au Niger. »
  • 1:00Juan BrancoFait
    « On a eu l'implication d'Alexandre Benalla. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et ensuite les bombardements à intervenir. Et enfin, le deuxième communiqué de la CDAO qui appelait à mobiliser les troupes pour entrer sur le territoire méninois. À côté de cela, on a la Guinée-Bissau où on a un coup d'État avec tout ce que l'on sait sur ce coup d'État.

Et là, il n'y a non seulement aucune difficulté, mais on laisse les autorités militaires s'installer. Maintenant, il l'annonce pour une période d'un an qui va évidemment être renouvelable avec une suspension des élections pourtant très clairement gagnée par un opposant qui n'était pas l'opposant naturel. C'est-à-dire qu'ils réussissent à gagner une élection malgré l'élimination de Domingo Simoes Pereira qui était le candidat naturel du parti d'Amical Cabral.

Et on se retrouve dans une situation où, même comme cela, on invente une sorte de coup d'État et on le met en scène de façon à justifier la permanence des structures de pouvoir en Guinée-Bissau dont on sait très bien les liens qu'elles ont là encore avec l'Élysée y compris avec des suspicions assez fortes de liens crapuleux. On a eu l'implication d'Alexandre Benalla. On peut en parler parce que...

Et donc, pendant juste un dernier point pour répondre à votre question sur la naturalité de cette confrontation AES-CDAO, il faut aussi avoir à l'esprit que, pour moi, l'AES ne survivra que lorsque l'AES a la CIRDI face à la France sur l'affaire de l'uranium au Niger. Soit vous avez des alliés puissants qui vont avoir...

Ça, c'est une vraie question. En tout cas, stratégiquement, ça aurait du sens que la réflexion aille en ce sens. Justement, les pays de la CIDAO accusent les pays de l'AES de comploter et certains leaders d'opinion, influenceurs, comme on dit, pro-AES se trouvent dans l'AES, issus de la CIDAO et inversement d'ailleurs.

D'une certaine manière, le Nigeria peut justifier, par les ingérences de l'AES, le fait qu'on retrouve un de ces avions de guerre au Burkina, au Baudoulasso. Oui, et qu'il y a eu des bombardements à Cotonou. Là, on est sur des actes...

En réalité, on a des actes qui peuvent être assimilables, en tout cas en ce qui concerne Cotonou, à des agressions, alors certes justifiées d'un point de vue du droit international, parce qu'à la demande du gouvernement en place, du chef d'État en place, et ainsi de suite. Mais en fait, il ne faut pas rentrer dans une légitimation d'une conflictualité qui va finir par nuire à l'ensemble de la région. On est dans une situation où, dans chacun de ces espaces, il y a des dynamiques qui devraient devenir complémentaires.

C'est-à-dire qu'il y a une aspiration à souveraineté légitime d'une partie des populations qui n'a pas été satisfaite. Il y a aussi une aspiration quand même à vivre dans des systèmes libéraux, c'est-à-dire qu'il n'y a pas une réduction des libertés publiques et de la capacité à s'exprimer. Mais on a des zones de gris qui, en réalité, sont à la fois au sein de l'AES et de la CDAO sur ces questions.

On l'a vu avec la description que je faisais du Bénin, mais on pourrait aussi en parler à Bissau, où j'ai eu à échanger longuement avec DSP il y a quelques années, et où mes compétences avaient été sollicitées récemment. On pourrait parler de la Guinée-Conakry, quand même, avec ce qui se passe qui est quand même très grave. J'ai été quand même sollicité par le blog libéral à la suite de l'enlèvement de leur directeur de campagne adjoint.

Ce n'est pas le premier. – À Guinée-Conakry, il y a eu un bon coup d'étage. – Voilà, c'est ça.

Par pourquoi ? Parce que c'était quelqu'un de la Légion étrangère qui, aujourd'hui, a la tête de ce pays, M. Dombouya, qui a une femme française, qui a ses enfants en France avec des propriétés là-bas, qui a la nationalité française.

Et là, tout d'un coup, les disparitions, les enlèvements, les tortures alléguées, mais qui semblent crédibles, deviennent acceptables, et deviennent quelque chose qui est de l'ordre, de la lutte pour le bien. On ne peut pas être...

Et c'est là où on voit la perte de repères. Je parle à partir de mon pays, à partir de la France, de mes dirigeants. D'une part, parce qu'il n'y a aucune cohérence, du coup, il n'y a aucune valeur morale à leur propos.

Et c'est ça qui ouvre la porte à des formes de conflictualité. – Alors, en revenant à la Guinée-Bissau, beaucoup d'observateurs ont accusé, l'ancien président Omar Oshishokou Mbalo, d'avoir provoqué le coup d'État qu'il a fait partir, entre guillemets, pour stopper le processus électoral, car il était en train de perdre. Beaucoup mettent en cause le deux poids de mesure, Bena et Guinée-Bissau.

Et vous, vous accusez Omar Oshishokou Mbalo, l'ancien président guilléen, de lien avec la mafia de la drogue. Et vous dites qu'il est proche d'Alexandre Benalla, l'ancien homme de main d'Emmanuel Macron, et même du couple Macron. – Et de Ludovic Shaker, c'est quelqu'un qui a fait, cette année, une dizaine de visites ou de rencontres avec Emmanuel Macron, reçues à chaque fois avec des honneurs à l'Élysée, de façon discrète, souvent pas à l'agenda, et qui est très, très impliqué, en fait, dans le développement du trafic de drogue international, qui passe par l'Afrique de l'Ouest de plus en plus, et en particulier par la Guinée-Bissau, en profitant de l'absence de contrôle théorique, et en réalité largement permise par les autorités, liée à sa situation géographique et à l'existence de très nombreux îlots qu'il est difficile de surveiller. – C'est la côte atlantique, et finalement, c'est très proche des États-Unis, donc pour le vu maritime, si on peut dire. – Oui, et des États du producteur, notamment la Colombie, et ensuite, évidemment, des pays de transit.

Donc on est dans une complaisance, extraordinaire à l'égard de cet homme, qui n'a pas commencé, là encore, ces violations de la Constitution bissarienne ces dernières semaines. Ça remonte déjà à plusieurs années. Il a, de façon répétée, prolongé son mandat, en dehors de tout cadre juridique, privé le président de l'Assemblée nationale de ses prérogatives, empêché celui-ci de se présenter aux élections, décalé celle-ci.

On est dans une situation où, en réalité, il s'accroche au pouvoir de façon grossière depuis nombreuses années, avec, aujourd'hui, ces principaux séides qui continuent à tenir la maison. Quelle que soit la réalité de la distanciation ou non, en réalité, on se retrouve dans une situation où la volonté du peuple de Bissau, exprimée à travers les unes, n'a pas été respectée avec le trafic à travers la CNE, cette fausse histoire de disparition des...

Enfin, ce faux cambriolage qui auraient fait disparaître les données...

C'est la protection nationale électorale. Donc, on est sur...

Et là, la CDAO accepte. Tous les leaders se plient en quatre pour le recevoir, y compris Bacirudio Maéfaille, puis après, Brasaville. Enfin, on est dans une situation où la parole de ces dirigeants qui s'engorge de démocratie, de libéralisme, etc., n'a en réalité aucune... qui n'a aucune réalité.

Donc, on comprend que dans cette configuration-là reviennent des rapports de force brute. Il faut le déplorer, mais il faut aussi essayer de tisser le fil pour qu'à un moment donné, les gens se disent « Mais écoutez, pourquoi je vais me soumettre à un processus qui n'est démocratique que d'apparence, alors qu'en réalité, il sert à maintenir et à perpétuer des systèmes de pouvoir qui peuvent remonter à la France, aux États-Unis, à d'autres puissances étrangères, et qui me privent moins de...

Mais c'est très grave d'imaginer qu'Emmanuel Macron lié via Benalla et Chaker à des...

C'est factuel et ce n'est pas la seule...

Et ce n'est pas la seule... la seule gravité des actes qui ont été commis par Emmanuel Macron et qui, en fait, explique pourquoi sa politique étrangère apparaît à ce point illisible et incohérente.

C'est qu'il y a des effets de compromission et d'affairisme à tous les niveaux qui leur ont permis non seulement de se hisser au pouvoir mais derrière d'en faire profiter des bienfaits à d'autres. Donc, dans des circonstances comme celle-ci, il faut...

Il faut comprendre la nécessité d'entamer une révolution politique en France, y compris dans l'intérêt de ses anciens alliés et des populations ouest-africaines parce que si on n'a pas ce rééquilibrage politique et des rapports entre l'ancienne dite métropole et les anciennes dites colonies, on va avoir une perpétuation de ces dynamiques et à un moment donné une confrontation entre des blocs qui s'en seront émancipés ou qui souhaitent s'en émanciper et ceux qui voudront rester à tout prix dans ce vieux système. Donc, pour vous, Oumaro, Sissoko, un balot est un homme protégé ? Ah ben, c'est évident.

D'ailleurs, que je sache, Domingo Simoesh Pereira est toujours en prison alors qu'Oumaro a pu sortir en 24 heures des fers que ses géoliers étaient censés lui avoir mis, téléphone inclus. Donc, je veux dire, c'est un coup d'État qui persécute plus des opposants que le président qui est censé être touché. Alors, parlons du Sénégal...