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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 13 janvier 2026 19 min

Colère agricole : "Le Mercosur, c'est le dernier clou dans le cercueil" (Céline Imart)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin soir 19h 21h Pierre de Villeau 19h18 et jusqu'à 20h autour de moi Gill William Goldnadel maître bonsoir plaisir de vous retrouver plaisir équitablement partagé équitablement c'est le principe du contradictoire bonsoir Jules Toress chef du service au JDD et notamment le service politique bien sûr Célinear est avec nous bonsoir madame merci d'être avec nous vice-présidente des républicains, eurodéputé agricultrice dans le Tarne. Vous êtes au cœur donc de trois systèmes. le parti politique, le Parlement européen et ce métier formidable pourtant si difficile que celui d'agriculteur, ce qu'on comprend c'est que c'est pas tant la colère contre l'accord sur le Mercosour en fait, c'est le schéma de la politique agricole globale en France qui ne fonctionne pas.

Absolument. Le Mercosour, c'est le dernier clou dans le cercueil de mesures que nous avons prises sur les politiques agricoles depuis de nombreuses décennies et qui sont aujourd'hui de cercueil. Le mercource, c'est le clou.

Mais ce qu'il ne faut pas sous-estimer, c'est la violence symbolique de cet accord. Moi, quand je parle à mes collègues députés au Parlement européen, notamment pour essayer de les convaincre de voter non sur ce texte lorsqu'il sera soumis au vote du Parlement européen, euh ils me disent "Mais l'agriculture française est déjà dans une très mauvaise posture alors que le Mercosour n'est pas entré en vigueur." Et c'est vrai, je ne peux pas leur donner tort sur ce point-là.

Ce qu'il faut comprendre dans le Mercosour, pourquoi ça a soulevé et c'est comme la DNC autant de colère, c'est parce qu'il y a une violence symbolique extrêmement forte dans cet accord. En fait, cet accord, le fait qu'il arrive à la signature, ça veut dire on vous demande énormément d'efforts et à côté de ça, on ouvre la porte euh à des importations moins 10 anantes. Et donc les agriculteurs se disent "Mais est-ce qu'on veut encore de nous dans ce pays ?" Hm hm.

C'est ça la question qui se qui se pose. Ça la question qu'il pose devant l'Assemblée nationale ce soir. C'est la raison pour laquelle ils veulent camper devant la nationale, c'est-à-dire rester cette nuit, mais ils ne vont rien avoir de plus et ils le savent.

Oui, je pense qu'ils le savent. Ils ont une lucidité assez assez bluffante. Moi, je l'ai vu ce matin puisque j'ai été avec eux sur les manifestations à l'Assemblée.

L'esprit que j'ai vraiment saisi sur ces manifestations, c'est le fait de dire en gros est-ce qu'on meurt sans lever les armes ou est-ce qu'on meurt les armes à la main ? On a vent que c'est un peu la manifestation de gens qui n' plus rien à perdre mais qui veulent garder une fierté et une dignité dans la manière qu'ils ont de de réclamer de la considération du revenu et moins de normes. Il y a une chose qui revient, c'est que il y a des agriculteurs qui ne le disent pas mais qui sont contents de l'accord du Mercosour.

C'est-à-dire que pour certaines filières ou certaines, j'allais dire grosseur d'exploitation, c'est ça peut être un bon deal. et ce que notamment on évoquait avec Hervé Morin au grand rendez-vous Europe C News les Échos dimanche dernier, sachant que lui est notamment éleveur de chevaux et il connaît très bien l'agriculture dans sa région de Normandie où généralement les agriculteurs n'ont pas à se plaindre mais ceux qui sont allés justement rejoindre ceux qui protestaient notamment sur le pont de Normandie ou sur le port du Havre, c'est par solidarité. C'est-à-dire que même ceux qui vont bien, ils vont aller soutenir ceux qui vont mal.

Oui. Et puis mais il y a quand même, on dit toujours par exemple les producteurs de vin, ceux qui contribuent à faire le cognac, les spiritueux vont gagner à cet accord et moi je me permets de m'inscrire en porte àfau et c'est pour ça qu'on les entend pas beaucoup ces filières, ces producteurs de vin. D'abord par exemple sur le vin et les spiritueux, le Chili et l'Argentine sont des pays producteurs.

Donc les habitudes de consommation là-bas sont déjà prises entre guillemets par la production locale chilien et argentine. Sur les spiritueux par exemple sur le cognac. A priori, on peut se dire qu'il y a des opportunités sur l'export de ces produits, mais en réalité sur les marchés de consommation Brésil et Argentine, ils ont des habitudes de consommation qui sont beaucoup plus axé sur le frais, sur la catchassa, sur le morito.

Donc, ils savent nos producteurs et nos filières vins spiritueux que ça va être très difficile de pénétrer ces marchés de consommation et que les bénéfices éventuels ne pourront s'acquérir que sur le court terme et sur le moyen terme, enfin pardon, sur le moyen terme et sur le long terme. Et c'est pour ça qu'ils sont pas très vocaux par solidarité mais aussi parce que ce n'est pas sûr d'avoir des bénéfices agricoles sur cet accord. D'ultoresse, mais au-delà de est-ce que le Merco est un bon traité ou pas, quelle filière va bien s'en sortir, il y a quand même une question moi qui m'anime, c'est la question de l'impuissance.

On a des agriculteurs qui sont impuissants face à un accord qui est négocié depuis 1999. des députés, des sénateurs et des députés européens qui sont absolument impuissants, des ministres nationaux qui sont impuissants, des présidents de la République et des premier ministres qui sont impuissants face à cela, qu'est-ce qu'on fait quand on est une personnalité politique comme vous l'êtes qui justement avait décidé de euh de de cumuler avec votre ancien travail d'agricultrice ? Comment on fait quand on est aussi impuissant que finalement tout ce qu'on fait en tout cas sur ce sujet-là et bien n'a aucun effet puisque de toute manière vous avez une sainte Union européenne qui fait ce qu'elle veut.

Il faut se projeter sur le long terme. D'abord cette perte d'influence que vous constatez très justement de la France à Bruxelles, elle s'est pas faite d'un coup. Euh quand on avait eu les gouvernements, on en pense ce qu'on veut sur le plan politique de la présidence SarkoZi ou de la présidence Hollande, mais en tout cas, ce sont deux présidents qui ont été capable de dire à leurs homologues européens et notamment allemands, "Moi, euh pendant mon mandat Mercur, on n'y touche pas.

On va essayer de faire comme l'adhésion de la Turquie, une harlésienne." Et là, en fait, le fait que ça arrive maintenant sur la table et que les États européens, la majorité et la Commission européenne puissent s'asseoir complètement sur la position française, ce qui est une humiliation totale pour la France. Ça vient du fait que la Macronie a considérablement affaibli cette manière de porter nos intérêts ou de pouvoir porter un véto sujet.

Et donc quand on est parlementaire, la question est excellente, je me la pose aussi euh quand on est sénateur, quand on est eurodéputé, comment on fait pour essayer d'influer sur le cours des choses ? Ben moi au Parlement européen, j'essaie de convaincre mes collègues et c'est là queon se retrouve avec ce terrible effet miroir. C'est c'estàd que vous êtes lobbyiste.

En fait, vous êtes devenu êtes pas tant eurodéputé que lobbyiste. En réalité au Parlement européen, énormément de choses fonctionnent sur le lobbing. C'est-à-dire que contrairement à l'Assemblée nationale ou au Sénat, quand on arrive sur un vote d'un texte, en fait tout est déjà joué avant.

C'est ça qui est incroyable au Parlement, ce qui est le lobbing institutionnalisé. Donc tout le travail d'aller convaincre les collègues de boire des cafés, un nombre incalculable pour aller euh convaincre de dire non au mercour, un député qui a priori n'a pas trop d'intérêt. Bon, je vais pas chercher les Allemands et les Espagnols, mais on va aller chercher je sais pas des Slovaques, des léettons, des euh des Autrichiens, des Cypriotes pour essayer de faire cette majorité.

C'est les Italiens que vous devriez convaincre. Ah mais les Italiens, ils vont suivre comme un seul homme les instructions de madame Mélonie. Donc il y a des députés qu'on va pas chercher parce qu'on sait qu'ils vont évidemment voter en fonction de leurs intérêts nationaux.

Mais là, on se retrouve avec l'effet miroir, c'est-à-dire que ces mêmes députés me disent "Mais je ne comprends pas." C'est-à-dire que moi, j'ai un intérêt à exporter pour mes industries pharma, chimie et cetera. Toi, tu me demandes de voter contre un accord qui pourrait être bon pour mes filières parce que des antibiotiques, des hormones, des pesticides, je comprends ou des voitures hein, si on parle des Allemands.

Mais tu me demandes cher Céline de voter contre un traité qui n'est pas encore en vigueur parce qu'il détruit l'agriculture française mais il n'est pas encore entré en vigueur. Donc il me disent la vérité c'est que c'est vous tout seul comme des grands au niveau français qui ont mis l'agriculture par terre parce que vous vous tirez une balle d' pied tout le temps. Et le sujet de la loi du plomb avec l'accétami cet été, la pétition et cetera, a énormément marqué mes collègues.

Ils me disent "Qu'est-ce que c'était ce débat cet été chez vous sur la loi de doulon ?" Ils me disent "Mais c'est incroyable, il y a que chez vous qu'on peut se tirer des balles dans le pis comme ça." Donc ne venez pas me demander de voter pour sauver votre agriculture qui est déjà très mal en point avant même que le mercour soit en vigueur pour ne pas protéger mes intérêts nationaux.

Alors voilà le diagnostic. Ce qu'on peut faire, qu'est-ce qu'on peut faire ? Et ben ça vous le saurez après la pause.

Restez bien avec nous sur Europin soir 19h 21h Pierre de Villau. La colère agricole ne faiblit pas les conséquences plutôt les causes sont multiples comme vient de nous l'évoquer Célinear vice-présidente des républicains eurodéputés agricultrices dans le tard. Écoutez madame Jeunevar la ministre de l'agriculture qui a annoncé à l'assemblée plusieurs mesures.

Nous avons décidé d'interdire dans les produits importés cinq substances et l'Union européenne en a validé déjà trois. C'est à l'initiative de la France, c'est un projet, un progrès majeur et j'entends poursuivre cette action. Et puis enfin sur la question des contrôles car aucune interdiction ne vaut si on ne peut pas en contrôler l'application.

J'ai décidé et c'est une première en Europe, de pouvoir constituer une brigade de contrôle. C'est plusieurs dizaines de personnes qui seront chargées d'effectuer ces contrôles. Voyez, monsieur le député, le chemin est pris, la détermination est là et nous n'allons pas cesser de progresser dans cette voie.

Je vous remercie. La ministre de l'agriculture devant l'hémicycle en Chau. He chaut.

Personne ne l'écoute vraiment quand elle annonce ces mesures qui, pardonnez-moi, on vous voit pas puisque on est à la radio mais certains peuvent nous regarder sur différents canaux notamment 218 pour le canal orange. Vous vous venez de rire, pardonnez-moi, c'est l'inimar mais parce que c'est a [rires] parce que l'ampleur des mesures non mais parce que sur ces molécules enfin elles sont typiquement utilisées par les producteurs d'agrumes, de mangue, d'avocat et donc je pense que ça va énormément rassurer tous nos producteurs d'avocats du Cantal ou tous nos producteurs de mangue du Nordpalis. Oui, voilà, c'est ça.

Donc ce sont des choses que nous produisons pas pour ceux qui n'uraient pas suivi. Absolument. Non, mais euh les mesures, elles vont évidemment euh Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?

Parce que c'est ça aussi. Alors, aujourd'hui, voilà, le premier ministre dit je vais euh annoncer une loi d'urgence sur l'eau, sur la prédation du loup, sur euh sur les moyens de production, c'est assez vague. Qu'est-ce que vous attendez de lui ?

Qu'est-ce qu'on peut faire encore aujourd'hui ? Vous avez parlé du temps long. Et oui, mais justement le problème, c'est que l'administration quand ça la range se calque sur le temps agricole qui est celui du temps long.

On l'a vu sur la loi du plomb qui remet à niveau certaines normes françaises avec le niveau de réglementation européen. On attend encore les décrets d'application. Donc ça veut dire que si on a une loi d'urgence qui va certes sur les mesures annoncées, je dis bien annoncées et promises et non pas encore acté, il y a des choses sur la prédation, sur l'eau, sur l'accès officianitaire, sur plein de choses.

Ça va être voté avant l'été. Le temps que les décrets d'application sortent, les administrations se retrouveront dans le devoir de réserve lié aux élections présidentielles. Non, le problème il est là, c'est qu'aujourd'hui on a des agriculteurs qui sont dans l'urgence que ce soit sur la viticulture, ils se disent "Est-ce que j'arrache ?

Est-ce que je 30 ans qu'ils sont dans l'urgence ?" Mais bien sûr qu'on est dans l'urgence, mais en fait à chaque fois vous voyez bien que c'est un énorme plan social. C'est-à-dire que ça fait 30 ans qu'on a entamé le plan social qui a le plus d'ampleur, qui est le plus violent en France, c'est celui qui concerne les agriculteurs.

Gill William Goldnadel. Ouais. Non, je suis convaincu par le l'éloquence et la force de conviction de madame Iar, mais je voudrais vous dire que nous sommes ce sont les Français qui sont dans l'urgence.

Le soutien des Français à l' à l'agriculture, il a quelque chose presque d'irrationnel et d'instinctif. Dans dans dans paysans, il y a pays, hein. Je l'ai je l'ai déjà dit.

Français, voilà. et et dans les et les et les agriculteurs incarnent charnellement les racines de la France et les Français comme ils savent même qu'ils sont en perdition. C'est ce qui explique au-delà de toute raison d'ailleurs le le soutien inconditionnel de la majorité des Français.

Ça veut dire quand même qu'il y en a 20 % c'est assez étrange qu'il ne les soutiennent pas. Mais justement j'y viens. Mais j'y viens de la même manière que les malheurs des Français viennent principalement des Français eux-mêmes dans la détestation de la France.

Euh je considère que certains écologistes français sont à l'origine du mal des agriculteurs. Les les les escrologistes comme dit Fran Olivier mais qui n'en on rien à faire ni des animaux ni des agriculteurs qui imposent qui imposent des normes plus importantes aux Français que dans d'autres pays. C'est pas un hasard.

C'est pas un hasard si l'agriculture italienne et l'agriculture espagnole s'en sort bien tandis que l'agriculture française s'en sort mal. La faute à qui ? la faute à certains français pardon et absolument et qui viennent ensuite montrer leur soutien aux agriculteurs, ce qui est vraiment de l'affichage pur et simple en leur disant on vous soutient sur le mercour parce qu'en fait ils ont désingué notre agriculture et nos filières depuis des années et ils ont créé une sphère aussi très forte dans l'administration où on a des réseaux officiels de l'administration comme des réseaux comme le liè qui militent aujourd'hui ouvertement pour que dans les politiques publiques on intègre cette décroissance écologique et qui sont aujourd'hui très présents dans de nombreuses sphères d'ONG militantes. et dans les béard qui se font bien sûr mais qui se font un malin plaisir d'aller effectivement la pétition sur la mais qui se font un malin plaisir dès qu'il y a un projet d'extension d'un bâtiment agricole pour pouvoir produire nous-même les poulets que nous consommons, les œufs dès qu'il y a un projet de stockage.

Je rappellerai même pas Sainte Soline, c'était d'une violence inouie qui va cristalliser en fait toutes les oppositions sur des projets à vertu à caractère agricole mais qui peuvent aussi servir le bien commun. Et donc ils vont être là sur à la fois les manifestations violentes. Mais ensuite ce qu'ils ont perdu par la loi, ce qu'ils ont perdu dans le débat démocratique, ils vont aller le contesté devant les juridictions.

Et donc dès que vous avez un projet d'extension ou un projet lié à l'agriculture, que ce soit sur l'eau ou sur les bâtiments, derrière il va y avoir 1 2 3 4 5 6 des dizaines de recours juridiques contre lesquels les agriculteurs ont beaucoup de mal à se défendre. Bien sûr. Bah oui, c'est vrai que les Français soutiennent massivement euh cette colère des agriculteurs. 79 %, vous l'avez dit euh avec ce sondage CSA qu'on avait fait il y a 2 semaines.

Euh mais il y a quand même un sujet qui est que le Mercossur est le paravant commode euh pour masquer nos propres responsabilités. C'est-à-dire que ça fait 30 ans que l'agriculture vit mal et en effet, vous l'avez dit, le Mercochur n'est toujours pas en application, même si ça fait 26 ans qu'on en discute. Les écologistes politiques, je ne les porte pas dans mon cœur mais ils n'ont jamais dirigé le pays que je sache.

Donc il y a aussi cette question de comment ça se fait qu'on a pas réussi depuis 30 ans à sauver la vie parce que c'est ça, c'est sauver la vie et parce que aujourd'hui nos nos agriculteurs ils survivent. Euh mais comment ça se fait qu'on a' pas réussi dans notre pays à avoir euh etth bien une agriculture euh qui est à bon coup ? Parce que il y a aussi une réalité, c'est que peut-être que oui, les Français euh soutiennent nos agriculteurs, mais du reste, vous leur mettez le kilo de tomate à euh 8 € ou à 12 € et bien que euh le kilo de tomate vienne du Maroc ou de la France, ils n'en ont rien à faire.

Ils prennent celui qui est le moins cher parce qu'on a de moins en moins de pouvoirs d'achat. Donc il y a aussi cette réalité-là qui est une réalité économique et ça pour le coupifs qui sont responsables de tout cela. Mais absolument parce qu'on est sur un merci.

Parce qu'on est sur un paradigme de pensée sur les mêmes sujets que les politiques migratoires par exemple. Pareil sur le sujet de la production agricole face à ce dogme de la décroissance qui a prédominé dans tous les gouvernements successifs. La droite n'a pas eu le courage de dire non ce n'est pas le bon cap.

Et c'est ce que dit Bruno Taillot très bien sur l'immigration mais aussi sur l'agriculture, c'est que la droite a trop longtemps rasé les murs et c'est rallpensance de gauche en disant finalement la droite est devenue juste un peu plus à la droite de la gauche. Et aujourd'hui, moi c'est pour ça que je suis engagé au républicains, c'est parce que je vois cette lucidité et cette volonté de la part de Bruno Rétaillot et du parti de faire table race de tout ça et de dire non, il faut changer le logiciel sur toutes les politiques qui ont trait à notre souveraineté, qu'ell soit sur l'immigration, qu'elle soit sur la politique industrielle, qu'elle soit sur le pouvoir d'achat ou sur l'agriculture, il faut renverser la table et vous l'avez dit. Et le 2è point que vous avez soulevé qui est extrêmement pertinent, c'est la dicotomie qu'on peut observer parfois entre la revendication du citoyen et l'acte d'achat du consommateur.

Ça c'est un point fondamental parce que contrairement à ce que Jul Toris a l'air ou fin de penser, le pouvoir il est beaucoup moins entre les mains des politiques qu'entre les mains des juges et entre les mains des médias. et le parallèle que qui qui vient d'être tracé par madame entre l'immigration et l'agriculture, il est excellent. C'est pour ça qu'on en meurt.

C'est parce que effectivement dès l'instant où il y a des recours en justice euh avec en plus l'appui des médias, ben effectivement les agriculteurs, ils perdent leur procès. Célinear, eurodéputé LR agricultrice en en en quelques mots, si vous étiez ministre aujourd'hui de l'agriculture, si vous pouviez euh faire, défaire, refaire les choses, quelles sont les trois principales mesures que vous feriez ? Deux.

Euh d'abord, je reprendrai la main sur mon administration. Ça c'est fondamental de quelle façon aujourd'hui le politique a laissé trop de pouvoir aux administrations, aux agences soi-disant indépendantes, à l'anal Oui, c'est un aujourd'hui on laisse beaucoup trop de pouvoirs décisionnaires dans l'application, dans le décret, dans la rédaction des tests de loi qui font qu'on a des surtranspositions. Vous avez les nitrates, vous avez un plan d'action national qui est rédigé par les services, première sur transposition, deuxième sur le plan d'action régionale, troisème sur les comités locaux de l'eau.

Il faut aujourd'hui en plus que ça coûte de l'argent parce que tous ces comités d'argent c'est moi je je c'est comme les dragues dans les affaires culturelles et cetera. Absolument. Il faut aujourd'hui que le politique reprenne la main sur ses administrations et reprenne la main sur ses agences.

C'est fondamental. mesure. La deè c'est qu'il faut aujourd'hui porter je pense un projet de révision constitutionnelle mais en tout cas il faut agir au niveau légal par des décret par des arrêtés par des ordonnances pour absolument aussi redonner du pouvoir face aux juridictions.

C'estàd qu'il faut limiter les recours, il faut limiter les délais de recours et ça ce ce le fait de pouvoir changer la loi sur quoi par exemple par exemple sur un méthaniseur. Je rencontrais ce matin un agriculteur qui me dit "On monte un méthaniseur avec une coopérative." Ça ça s'inscrit dans la bioéconomie, dans le circuit court, dans le la politique énergétique, tout est vertueux, tout est bien.

Mais ça fait 7 ans que ces recours enfin que que ce projet de méthaniseur est bloqué parce qu'il y a des recours successifs d'ONG, de collectifs, de militants qui font que et ben ils sont allés en première instance, ils sont allés à la cour d'appel. Aujourd'hui, ils savent pas s'ils vont se pourvoir. Enfin, c'est incroyable.

Il faut absolument aujourd'hui qu'on repense notre assiette de jugement, notre base légale et juridique pour pouvoir mettre fin à toutes ces ces recours qui ne font que clouer de nouveaux clous dans les ceres. Est-ce que vous arrivez est-ce que vous arrivez seulement à faire de la pédagogie à ces ONG ou est-ce qu'on est dans le militantisme dogmatique tel qu'on peut absolument avoir aucun débat avec ces gens-là ? C'est assez variable, mais moi je dirais que les ONG aujourd'hui ont un agenda politique euh et que euh du coup ils ont des opinions, ils ont des idées, ils cherchent à faire avancer leur agenda politique de la même manière qu'un responsable politique, qu'un élu, qu'un député, qu'un syndicaliste va chercher à faire avancer le sien.

Et donc on n'est pas dans le débat d'idée, on est dans des convictions extrêmement ancrées, on est dans le dogme et on est dans des objectifs de peser dans la loi et auprès des politiques. Voilà. Donc c'est ce que vous disiezouppelle ça s'appelle l'idéologie bien sûr.

Voilà l'idéologie. On parlait de du service public de l'information. Vous avez la même chose maintenant chez dans le domaine de l'agriculture et si on fait pas quelque chose à ce niveau-là, c'est le cœur du réacteur hein.

Et ben, on n'en sortira pas et ça compte coûtera des vies à des agriculteurs puisque je rappelle cette triste statistique. Un agriculteur se suicide tous les deux jours. Merci beaucoup Cine Dimar d'avoir été avec nous. au député les Républicains.