MACRON : TOUT DÉTRUIRE, AVANT DE PARTIR | EMPOP DU 18 AVRIL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 62 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00RelanceRéponse partielle
Face à la crise politique, Macron tente-t-il une diversion identitaire ?
- 10:50OuverteÉludée
Le Conseil national de la Refondation est-il une réponse crédible ?
- 15:00RelanceRéponse directe
Les 100 jours d'apaisement annoncés par Macron sont-ils réalistes ?
- 20:50OuverteRéponse directe
L'affaire du Fond Marianne illustre-t-elle un autoritarisme croissant ?
- 25:50OuverteRéponse directe
L'extrême droite récupère-t-elle l'écologie ?
- 35:00RelanceRéponse directe
Les Soulèvements de la Terre doivent-ils être dissous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:20Antoine LéomandFait
« Cette réforme est-elle acceptée ? Non, ça risque pas de changer. »
- 35:50Basil du TertreChiffre
« Un quart de l'eau potable en France est consommé pour arroser du maïs industriel. »
- 54:10Antoine LéomandFait
« L'insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
- 0:15Locuteur 2Fait
« l'insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »
- 0:30Locuteur 2Fait
« la résistance à l'oppression fait partie des droits naturels et imprescriptibles de l'homme »
- 0:45Locuteur 2Fait
« Le principe de la République est gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple »
- 7:00Locuteur 2Fait
« Marine Le Pen n'aurait pas fait une politique différente de celle d'Emmanuel Macron »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] Bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Ce soir, je suis ravi d'accueillir pour la première fois dans l'émission Alice Picard, coporte-parole d'attaque, association qui lutte pour la justice fiscale, pour la justice sociale, pardon, et environnementale et qui mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales. Merci Alice d'avoir accepté l'invitation.
Ben merci pour l'invitation. En plateau avec nous également une personnalité que vous connaissez bien, Antoine Léomand, député LFI NUPS, membre de la commission des lois. Bienvenue Antoine.
Merci Julie. Nous sommes aussi avec Benjamin Lucas. Nous sommes ravis de t'accueillir.
Coordinateur de grand génération, député écologiste NPS et membre de la commission également à l'Assemblée. Bienvenue Benjamin. Merci, très heureux d'être là.
On est aussi très fier d'accueillir Basil du Tertre, porte-parole des soulèvements de la terre. Un mouvement qui depuis un peu plus d'un an s'organise avec la Confédération paysane, une franche de la jeunesse climat et du mouvement autonome pour prendre au sérieux la question climatique par des actions de blocage, d'occupation et de désarmement d'infrastructures néfastes. Merci Basil de t'être libéré ce soir.
Bonsoir. Alors ce soir on va parler de la locution d'Emmanuel Macron dont nous n'attendions rien mais que nous allons décortiquer car elle est un nouveau signal de l'enfoncement de Macron dans la surdité. Nous allons parler des soulèvements de la terre que Gérald Arrmanin entend dissoudre et enfin nous parlerons de la suite du mouvement social historique que nous vivons et de la journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndicale Uni le 1er mai.
L'émission populaire, c'est parti. N'hésitez pas à commenter, partager, liker sur les réseaux sociaux avec le hashtag MPOP. Tout de suite le Zapop.
Cette réforme est-elle acceptée ? À l'évidence, non. D'abord, le président, il a dit des choses fortes hier.
Cette colère, c'est aussi une colère parce que certains ont le sentiment de faire leur part mais sans être récompensé de leurs efforts. Moi, j'ai vu un président qui avait les pieds sur terre. Personne et surtout pas moi, ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique.
Et cela ne me paraît pas un climat propice à une révision profonde de nos institutions parce que le calme n'est pas là et la raison n'est pas là. Les français, ils peuvent se sentir un peu dans une sorte d'injustice. Pourquoi moi quand je vais travailler euh je n'ai pas besoin je n'ai besoin d'aucune aide alors que celui d'à côté qui ne travaille pas, qui ne fait pas l'effort d'aller travailler, bah il s'en sort quasiment aussi bien que moi.
Nos compatriotes légitimement on ralbol de la fraude. Ils en ont ral de voir des personnes qui peuvent toucher des aides qu'il payent eux-mêmes. C'est le contribuable qu'il pent aucune envie de voir que des personnes peuvent en bénéficier, le renvoyer au Maghreb ou ailleurs alors qu'ils n'y ont pas droit.
J'ai vu un président euh qui avait pleinement conscience euh de l'incompréhension, des colères. Plus personne n'en a rien à [ __ ] de ce que dit Emmanuel Macron. Alors [rires] avant d'aller sur notre première partie, peut-être une réaction à ce Zapop qui a été monté pour démontrer la tentative de diversion coperlé Macroniste.
La réforme des retraites a été promulguée. Maintenant le vrai problème des Français, c'est le voisin qui touche les alogues. Antoine, est-ce que l'on peut dire que face à la crise face pour faire face à la crise politique, Macron tente sa dernière carte, la diversion identitaire.
Oui. Et en fait ça a commencé dès hier soir quand il a fait son allocution, il a parlé 1 minute 30 de la réforme des retraites et puis après c'est fini, on passe à autre chose. Et finalement c'était dans le Zap.
Le seul truc qu'il a dit qui était vrai, c'est cette réforme est-elle acceptée ? Non, ça risque pas de changer. Et par ailleurs, il a dit un autre truc.
Il a dit que les Français avaient l'impression que voter ne serait plus décidé. Et j'ai envie de dire mais à quel moment exactement on a voté sur la réforme des retraites vu qu'il a fait un 493 et qu'il a pas été possible de voter sur cette réforme de retraite. Donc oui bah en l'occurrence là on peut même plus voter et c'est quand même pas nous qui décidons.
Donc rien ne va dans ce cette 5e République. Effectivement son sa stratégie c'est d'essayer de faire une diversion. Donc là on les voit tous sur les plateaux télé.
Ce matin il y avait Macron avec les patrons à l'Élysée. Genre je suis en train de faire des trucs et cetera. Bruno Lemer qui sort une dinguerie sur l'argent qui part au Maghreb alors que lui il est censé lutter contre la fraude et l'évasion fiscale qui coûte quand même 100 milliards d'euros par an.
Ils n'en fait pas grand-chose et ils vont essayer comme ça de faire des diversions. Alors j'ai je sais plus qui j'ai vu aussi d'Armanin qui parle d'un plan marchal pour les classes moyennes. Alors chacun sort sa grosse phrase et clairement ils ont la consigne sortez des dingueries comme ça on va parler d'autres choses que de la réforme des retraites mais sauf que c'est pas ce qui va se passer.
On va continuer à parler de la réforme des retraites et il va continuer à y avoir une opposition à cette réforme des retraites. Alors, on a appelé cette première partie Macron tout détruire avant de partir. On vous diffuse un montage de ce qu'il y avait à retenir de son allocution d'hier.
On en parle après. Et c'est pourquoi je sollicite toutes les forces d'action et de bonne volonté, nos maires, nos élus, nos forces politiques, nos syndicats, tous ensemble. Je compte mieux les associer en relançant dès le mois de mai des coalitions et alliances nouvelles sur les bases solides du Conseil national de la Refondation. au plus près du terrain et chacun d'entre vous avait un rôle à jouer.
Il nous faut moins de loi, moins de bureaucratie, plus de liberté, d'action, d'expérimentation, de pouvoir, d'initiative [grognement] à l'échelle de nos vies. Nous avons devant nous 100 jours d'apaisement, d'unité, d'ambition et d'action au service de la France. C'est notre devoir et je vous fais confiance.
Je nous fais confiance pour y arriver. Alice, est-ce que tu veux intervenir là-dessus ? Je t'ai vu prendre des notes.
Ouais, ben il y a deux chose. Le conseil de la refondation, [grognement] bah en fait, c'est drôle qu'il nous le ressorte maintenant parce que ça fait quand même 3 mois qu'il écoute absolument pas l'intersyndical qui est uni comme enfin comme on l'a rarement vu ces dernières décennies. Donc maintenant que il a tout fait pour ne pas les écouter, euh il nous ressort le le grand jeu des euh des partenaires sociaux, du dialogue social.
Euh [grognement] oui, mais en fait, il a toujours pas entendu que l'intersyndical voulait le retrait de la réforme. Donc nous, on tourne pas la page, pas plus que l'intersyndical. Et euh et l'autre chose que j'ai noté, c'est que donc c'est les 100 jours, ça c'est ça va il va regretter d'avoir proposé ça parce que 100 jours d'apaisement, non, certainement pas.
Pas tant que la pas tant que la la réforme des retraites est toujours sur la table d'unité. Bah ça, on peut être d'accord avec lui parce que je me dis oui, il fait l'unité contre lui. Donc ça c'est bien.
D'ambition, bah oui, nous on est plein d'ambition en fait. On veut une vraie démocratie sociale et d'action au service de la France. Bah, je propose qu'on fasse preuve de créativité d'ici 1er mai et pendant ces 100 jours.
Voilà, pour que ce soit surtout pas l'apaisement pour Emmanuel Macron. Mais d'ailleurs, on l'a vu he hier suite à son à son allocution, les macronistes, bon bah déjà, ils ont assuré aujourd'hui le SAV dans les médias. On a eu Franck Rester qui s'est félicité du discours d'apaisement et d'écoute du président.
Ma Bréon a entendu un président qui a les pieds dans le dans le réel et qui est humble. Elle a vraiment dit ça. Faut d'urgence appeler un ORL quand même parce que si elle a entendu ça hier, je pense qu'il faut vraiment qu'elle consulte rapidement.
Je pense aussi médecin de l'assemblée va avoir du boulot à la rentrée mais est-ce qu'ils ont vu enfin est-ce qu'ils voi les les images des centaines de cassolades qui ont eu lieu dans toute la France et des manifestations à Paris, à Lyon, à Strasbourg, à Orléan, à Anger ? Il y a un sondage élable aussi qui a annoncé que 90 % des Français étaient persuadés avant même la prise de parole d'Emmanuel Macron qu'il n'allait pas apaiser les tensions dans dans le pays. Peut-être que les Casseroles, ils ont vu une forme d'hommage à toutes les casseroles qu'à ce gouvernement quand même parce que on l'oublie un peu mais entre tous ceux qui doivent se déporter d'un certain nombre de dossiers parce que conflit d'intérêt l'affaire colleur le fond Marian dont on parlera peut-être tout à l'heure et cetera et cetera peut-être qu'ils y ont vu là quelque chose de une forme dommage.
Non mais plus sérieusement, moi il y a deux choses qui m'ont marqué quand même hier, c'est d'abord l'avantém émission. Moi, je me suis baladé, j'aiécouté les gens, j'étais en circonscription, je discutais un peu ici ou là avec les uns avec les autres et ce qui m'a frappé, c'est pour la première fois, moi je suis un militant politique depuis l'âge de 15 ans, je m'intéresse depuis presque toujours à à ce qui se passe dans le pays. C'est la première fois que je n'ai trouvé personne qui s'intéressait à ce qu'allait dire le président de la République.
C'est il y avait vraiment une espèce d'unanimité absolue des gens pour dire que de toute façon ce qu'il allait dire ne servait à rien. Et je trouve ça assez savoureux. que des gens qui nous accusent en permanence d'abîmer les institutions et à ce point dévitaliser la fonction qu'on nous présente comme la fonction suprême dans la 5e République.
Et finalement, il faudrait tout attendre de la parole présidentielle. En fait, il a réussi à faire quelque chose où à la fin plus personne ne l'écoute. Et et et il y a un deuxième truc qui m'a marqué qui est du coup venu après l'émission, c'est que il a pas du tout été conscient de ça.
Et en fait, il commence la la minute 30 décrite par Antoine, il commence par nous dire voilà, on va passer à autre chose. Mais en fait, il n'est que président de la République. C'est pas lui qui détermine l'intérêt général tout seul dans son palais qui dit "Bon maintenant les amis, avec beaucoup de condescendance, tout le macronisme est résumé.
Si un jour on étudie le macronisme dans des cours d'histoire géo, faudra regarder cette émission là. Elle résume la condescendance, le vide, le mépris, tous les poncifes de la droite, ringarde recyclé en en plus dur et cetera. Et cette idée que tout seul euh un monsieur à l'Élysée peut décider de tout.
Euh bah c'est pas comme ça que ça se passe. Il est que président de la République. C'est pas lui qui détermine l'intérêt général et c'est surtout pas lui qui détermine ce que les gens ont dans la tête et l'agenda social et démocratique du pays.
Nous on a décidé de passer à autre chose sur la réforme N trade. Je dis nous 8 français sur 10 euh c'est la quasi-totalité du pays a décidé de pas passer à autre chose. Il faudra qu'il s'y fasse.
Alors vous avez vu aussi la vidéo de Macron qui tourne sur les réseaux où on le voit chanter dans les rues de Paris après son allocution. Il chante le refuge des demandes du plan avec des soutiens de l'application controversée Quanto. Alors Quanto, c'est une organisation qui s'est donnée pour mission de sauvegarder via une application mobile le répertoire des champs populaires en France avec un certain goût pour des aires d'extrême droite comme nous l'a appris aujourd'hui le Post.
Et la vidéo a été notamment immédiatement relayée par Stanisas Rigot, donc le président de génération Z et par plusieurs comptes d'extrême droite. Et le FT nous apprend aussi que dans sa publication Instagram, l'application Quanto remercie les cœurs Saint-Longin pour leur prestation au côté d'Emmanuel Macron sur un site d'échange de partition catholique. Cette chorale se présente ainsi.
Ensemble vocal parisien. Les voix d'hommes de Saint-Longin chantent régulièrement leur foi à travers un répertoire sacré. Leur amour du pays par des champs régionaux et leur amitié lorsque le spirituel cède sa place aux spiritueux.
Bref, tels étaient les compagnons de coral d'Emmanuel Macron ce lundi soir. Qu'est-ce que cet événement raconte ? Qui veut qui veut y aller ?
Je sais pas. il je pense qu'il fait pas il il fait pas attention en fait au symbole que ça envoie ou alors pire il trouve que c'est une bonne diversion encore une fois sur la question de la réforme des retraites. C'est pour ça que on peut pas ne pas dénoncer ce genre de de participation avec des groupes d'extrême droite et en même temps, il faut pas non plus s'appesantir dessus parce que sinon on rentre dans son jeu.
Et ça justement c'est un c'est un des sujets sur lesquels je pense qu'il faut il faut qu'on qu'on réfléchisse parce que moi dans les manifes maintenant les gens ils me disent qu'est-ce qu'on fait monsieur Léumand ? Parce que il y a c'est vrai, il y a une attente de savoir comment par quel bout on prend le truc pour continuer la mobilisation sociale. Moi je veux dire à celles et ceux qui nous écoutent petit que la mobilisation sociale n'a pas servi à rien contrairement à ce que disent certains.
C'est pas je veux dire il y a pas que la question de la réforme des retraites. Ils ne peuvent plus rien faire. Charles II a pas pu venir en France.
Macron a pas pu se rendre au Stade de France. Il a dû annuler un déplacement dans le Var. Il a décalé sa loi sur le SNU.
Il a augmenté les bourses de 37 € parce qu'il avait peur de la mobilisation étudiant 37 € par mois. et il a repoussé sa loi sur l'immigration. Donc il n'arrive plus à gouverner normalement le pays quoi.
Et là on a un peu de la chance quelque part parce qu'il est assez stupide pour donner un objectif en terme de temps. Il dit on fait le bilan dans 100 jours le 14 juillet. Déjà il sa pas compté parce que c'est pas dans 100 jours.
En plus il utilise les 100 jours qui se terminent par une cacafouillade énorme pour Napoléon. Et par ailleurs, il nous donne une date. Il nous dit le 14 juillet, on va faire le bilan.
Bah tiens OK. Ben le 14 juillet, on a qu'à organiser une manife et puis d'ici là, on a qu'à continuer à faire des casserolades tous les soirs à 20h. Franchement, il il nous donne euh la date à partir de laquelle si jamais on n'est pas passé à autre chose, lui-même, il est pas passé, il a pas pu passer à autre chose.
Donc continuons la mobilisation. On a une date qui est le 14 juillet. Bah clause de revoyer le 14 juillet, faisons-li une manife, je sais pas où, mais à Paris, ça serait pas mal.
Alors, avant de passer à la deuxième partie sur les soulèvements de la terre, moi je voulais revenir rapidement sur le fond Marianne dont on a parlé là rapidement. Euh pour rappel, le fond Marianne a été créé 6 mois après l'assassinat de Samuel Patti pour soutenir les acteurs de la lutte contre la radicalisation notamment en ligne. Et suite à une enquête de l'hebdomadaire Marianne N de France 2, on a appris qu'une partie des fonds a été utilisée pour rémis pour rémunérer des gens qui ont fait on ne sait quoi et une autre partie pour une association qui a produit des contenus pendant les campagnes présidentielles et législatives favorable au partis présidentiel et défavorable à d'autres candidats.
Est-ce que cette affaire n'est pas une illustration de la pente autoritaire et antidémocratique de ce gouvernement ? Ouais, Al moi je crois que ces gens détestent la République en réalité. Ils invoquent des principes républicains pour les envoyer à la figure de tout le monde, enfin de tout le monde.
Jamais de l'extrad droite, toujours de nous avec des qualificatifs injurieux pour ce qui'est notre histoire commune et ce d'où d'où on vient. Et Antoine en parlera évidemment mieux que moi, d'où on vient et ce que notre histoire et notre filiation républicaine aux uns et aux autres, quel que soit le le panel et le nuancier au sein de la NUPES. Et en fait, qu'est-ce qu'ils font de la République ?
Ils font Bruno Lemire ce matin qui tient un discours qu'en vrai Jean-Marie Le Pen aurait pu tenir hein sur la fraude, la suspicion à l'égard de l'étranger et cetera. On voit d'où ça vient, on voit à quoi ça ça fait appel. Ils font ça, ils utilisent la mort tragique de Samuel Patti qui devrait inspirer une unanimité républicaine et et et un minima silence en fait et laisser la République faire son deuil.
Et au lieu de ça, ils utilisent ça pour financer des copains, pour faire quoi ? De la tambouille. Enfin, c'est c'est vraiment c'est l'équivalent moderne des du sac de Pasqua, des cabinets noirs, de c'est c'est un c'est le macronisme, c'est un méchange c'est un un mélange d'affaérisme.
Je cite pas je recite pas les affaires que j'ai cité tout à l'heure, enfin du pont Moréti qui est quand même traduit devant la Cour de justice de la République. Il est tranquillement ministre de de la justice, il peut même continuer à faire des bras d'honneur à des parlementaires tranquillement, il y a aucun problème. Colleur, il est secrétaire général de l'Élysée alors qu'il est quand même mis en cause dans un scandale d'état.
Euh et là on a ça et Marlè Chiappa euh voilà petite diversion la une de Playboy et puis là elle est euh encore au banc au conseil des ministres au euh au aux questions gouvernement euh on sait pas ce qu'elle fait, on sait pas à quoi elle sert. Par contre on a vu qu'elle a distribué de l'argent. C'est très grave parce que ça ça dit finalement euh beaucoup de leur leur mépris euh pour la République.
Et moi ça ça m'amène à une réflexion, c'est que je me suis dit plusieurs fois depuis le début du mandat, j'aurais été beaucoup plus respectueux, enfin comment dire, beaucoup plus calme ou je sais pas comment le dire, mais en tout cas, j'aurais plus de ouais plus de respect pour les parlementaires de la majorité si j'avais été dans l'opposition pour sous SarkoZi et moi qui suis né à l'engagement politique dans dans l'opposition, au CPE, à Sarco, bon jamais j'aurais pu penser avoir une réflexion comme ça mais je veux dire avant il y avait il y avait une droite qui savait quand même un peu où s'arrêter et puis qui avait une forme d'inhibition Le macronisme est désinhibé surtout. Il va plus loin que tout le monde. Il va plus loin que SarkoZi dans l'outrance.
Il va parfois plus loin que Le Pen dans les provocations sur un temple de sujets. Bon bah ça c'est une illustration de ça et je trouve que c'est vraiment affolant sur ce que ça dit de leur rapport au pouvoir, à la démocratie et après ils vont nous faire des grandes leçons sur vous. Vous ne respectez pas les institutions.
Bah qui commence par rendre des comptes sur le fond Marian. Alice, tu voulais euh Oui, par rapport à à ta question autoritarisme, oui, parce queon voit bien que d'un côté donc il y a les associations qui leur servent et qui ont le droit d'être d'être financé et de l'autre et c'est une bonne transition je pense avec ce que ce dont on va parler, il y a les associations qui méritent qu'on leur supprime des subventions voire qui méritent d'être dissoute. [grognement] C'est c'est oui, c'est grave en terme d'indépendance des associations vis-à-vis du pouvoir politique.
Ouis. Bastien Pariso est arrivé sur le plateau pour nous régaler d'un édito justement pour pour pour introduire cette deuxième partie. Bonsoir, [rires] ça va ?
Tout le monde va bien ? Ça va très bien. Ça va et toi ?
Moins en ayant vu cette allocation de quoi ? Moins bien en ayant vu la locution. Ouais, pas vu c'est vrai que je vous ai fait subir ça du coup [rires] c'est mieux le premier maître.
Ouais, on a tous boycotté mais on a revu l'émission populaire. On m'ont obligé à regarder. Tu es obligé ?
Regardé parce qu'après j'avais repeté. Bon, pour commenter, c'est mieux de regarder. Bon, Julie, oui, ce soir, je suis venu te parler de la désormais célèbre team Win Ah, on l'adore.
C'est-à-dire de l'extrême droite. Vous l'aurez peut-être vu passer mais la semaine dernière, c'est-à-dire jeudi dernier lors d'une soirée organisée par le magazine Valeurs Actuell que nous surnommons aussi le torchon préféré des fachaots, Jordan Bardella s'est lancé dans un exercice de communication avec un objectif clair : endosser le costume d'un représentant politique conscient et tourner vers les enjeux écologiques. Julie Maurice voit ça passer sur les réseaux sociaux et m'envoie un message.
Bastien, voilà ton sujet le chronique de la semaine. Il faut dire que le RN n'a jamais été très audible sur la question qu'il a toujours plus ou moins traité comme un levé d'implantation locale et récupéré comme un élément de son storying storytelling identitaire bien connu. La France ruale la vraie contre la France urbaine des Bobok.
C'est à peu près ça. Il y a tout juste un an, le média écolo reporter qualifiait d'ailleurs Marine Le Pen de candidate à l'extrême opposé de l'écologie et fustigé un programme destructeur pour le vivant, rapportant les propos de Stéphane François qui est professeur de sciences politiques à l'université de Mons qui qualifiait le rapport à l'écologie de la fille Le Pen de quasi inexistant. Tout ça pour dire qu'en matière d'écologie, l'extrême droite Julie ne parle pas vraiment en experte.
Rappelons qu'en 2012, la même mère Le Pen expliquait que les travaux du JC ne peuvent pas établir avec certitude que l'homme est la cause du changement climatique. La chef de fil du rassemblement national ni donc à la fois une évidence, frôant ainsi le le climatoscepticisme, j'ai réussi à le dire, cher à son ami Donald Trump, mais aussi la base même de toute réflexion écologique un peu sérieuse, c'est-à-dire l'impact de l'activité humaine sur le climat et la nécessité de revoir nos modes de production et de consommation. Donc bref, je ne vous refais pas le programme de mettre en place une rupture écologique grâce à la planification.
Rappelons aussi que la candidate du rassemblement national à l'élection présidentielle ne manque jamais une occasion de taper sur les militants écologistes taxant en 2021 les écolos d'idéologu antitou. Ça c'est plutôt facile comme tournure et je cite de crasseux marginaux. C'est sympa, ils apprécieront.
Bref, jeudi dernier Jordan Bardella a donc pensé qu'il lui suffirait d'un exercice de communication pour faire oublier que le Rassemblement national n'a jamais travaillé sérieusement. La question écolo. Mais c'était sans compter sur notre vigilance.
Julie, il faut dire que d'autres groupuscules d'extrême droite tentent de s'emparer la question de la question écologique pour verdir leur discours identitaire depuis plusieurs années. C'est notamment le cas de Génération identitaire très proche de la campagne de Zemour en 2022 qui parle, je cite, "Attention c'est fortiches", de reconquérir nos campagnes et d'en faire des zides. Est-ce que tu connaissais les Zides ?
Est-ce que vous connaissiez les Zides ? Des zones identitaires à défendre. Un discours fondé non pas sur la préoccupation écologique évidemment, mais bien sur l'obsession identitaire et xénophobe de l'extrême droite.
Considérant, je cite encore, que les grandes villes n'appartiennent déjà plus au français et qu'ils sont ces derniers poussés alors à l'exode à la campagne pour préserver leur idéal et leur mode de vie, ça donne envie. Un discours qui n'est d'ailleurs pas nouveau dans l'histoire politique française puisque le maréchal Pétin à son époque, la grande époque dorée, l'utilisait déjà l'époque dorée où l'extrême droite gouvernait le pays dans la collaboration avec l'Allemagne nazie et opposait la France rurale à celle des traîtres. Je cite la gauche, la 3e République et bien sûr les juifs.
Comme c'est original. En 2023, certes le judéobolchévisme a été remplacé par l'islam gauchisme et la gauche est de plus en plus ciblée comme W. Mais si les mots de l'extrême droite ont changé, on voit bien que le schéma et la stratégie politique restent les mêmes.
Utiliser l'écologie pour parler de ruralité et parler de ruralité pour cibler ses ennemis et passer pousser son discours identitaire et xénophobe. Bref, en vérité, jeudi dernier, Jordan Bardella n'a rien fait de bien nouveau. Il a simplement renoué avec une vieille stratégie ancrée dans l'ADN de l'extrême droite en France et met d'avis Julie que si les prétendus journalistes politiques faisaient toutes et tous leur travail convenablement et travailler un tout petit peu l'histoire politique du pays plutôt que de se concentrer par exemple sur l'éternel commentaire du dernier buzz de la dernière actu du dernier plan de com déroulé par l'un ou par l'autre et bien le traitement médiatique de ce coup de communication aurait été différent conclus par un mot pour Hugo Clément ah [rires] journaliste spécialiste des questions écolo ayant accepté de participer à cette soirée valeurs actuell j'ai lu son interview dans la dépêche où il se défend des attaques qu'il a subi sur les réseaux sociaux pendant quelques jours.
Hugo, ce qui t''est reproché, ce n'est pas d'avoir voulu débattre avec le Rassemblement national. D'ailleurs, ici nous sommes les premiers à dire qu'il faut aller combattre avec l'extrême droite. Partout, on peut le faire.
Non, ce qui t'est reproché, c'est d'avoir accepté de participer à un débat fantoche, un exercice de communication monté de toute pièce par l'extrême droite. Tu aurais pu inviter Bardella et le questionner sur le fond. Après tout, pourquoi pas ?
Ce serait d'ailleurs précisément ton rôle de journaliste. Au lieu de ça, tu as choisi d'aller jouer sur son terrain et de crédibiliser son événement en apportant la caution d'un homme toi dont le travail écologiste est largement reconnu et avec qui Bardella fut assez malin et assez habile pour tomber parfois d'accord. Bien sûr que non, Hugo.
L'idée n'est pas de participer uniquement ou de dialoguer uniquement avec les convaincus comme tu peux le reprocher dans la dépêche. L'idée est simplement d'utiliser les espaces de débat pour débattre et de ne pas tomber dans le piège consistant à devenir la courroie de transmission d'un storytelling visant à verdir le discours nationaliste. Parce qu'il ne faut absolument pas se tromper.
La peinture peut être aussi verte que possible. Le programme lui reste brun. Bravo.
Terminé. Excellent. Et sur ce [rires] ciao !
Ah non, le fait. Merci beaucoup. Bastien pour cette édito, est-ce que vous voulez réagir à ce que Bastien vient de dire avant qu'on entende notre Il a tout dit.
Il a tout dit. un petit mot quand même sur la montée en puissance dans les milieux d'extrême droite de l'écofascisme et qui en fait est tout l'inverse de réinventer des solidarités collectives pour prendre soin de la terre et du vivant, mais bien une idéologie survivaliste qui vise à une supposée défense d'une race en danger dans un système dans un système au bord de l'effondrement et qui vise pas du tout à s'attaquer frontalement aux cet effondrement. mais qui est juste une une manière d'essayer de verdir un discours très ancien, très ancré, très réactionnaire.
Donc c'est vraiment pitoyable de voir que bah la niaiserie du GOC Clément qui va leur servir de de caution de caution en allant en se rendant à valeurs actuelles. Et je pense c'est assez important au sein de l'écologie politique d'être extrêmement intransigent envers la manière dont un certain nombre de pensées réactionnaires se réapproprie le thème de l'écologie. Faut bien se rendre compte que Marine Le Pen, elle défend la FNSEA, elle défend pas la paysannerie et que c'est c'est bien c'est bien la Confédération paysane partie des mouvements de lutte pour la défense des territoires qui défendent la paysanerie et certainement pas l'extrême droite qui elle défend la compétitivité du complexe agro-industriel à la française, le même complexe agroindustriel qui est en train de nous mettre dans une situation de péril imminent.
Alice, tu veux ? Ah oui, en fait, monter en puissance, c'est vrai, mais en fait, ça fait des décennies que l'extrême droite en fait tente de se réapproprier l'écologie qui est quand même issue de de la gauche et de l'anticapitalisme et de la critique du productivisme et en fait en créant des parallèles assez nausés à bon entre défense des des écosystèmes et défense d'une certaine identité, d'une certaine culture nationale. Donc ça c'est pas nouveau mais c'est vrai que bon, il commence à surfer dessus et puis mais c'est tout à fait vrai que il faut pas laisser croire que on va faire la promotion de l'écologie en discutant avec l'extrême droite.
Déjà déjà quand on pensait que l'écologie était soluble dans le capitalisme, c'était quand même hyper contestable. Mais alors là de avec l'extrême droite, c'est vraiment la ligne rouge qui est franchie quand même. Jamais.
Ouais. Non, juste on est dans le schéma classique en fait. l'extrême droite, elle a fait ça avec la question sociale depuis des années.
Elle essaie de de récupérer des colères légitimes, des angoisses légitimes et puis elle essaie de mettre là-dedans euh sa euh sa haine, sa sa lecture du monde raciste, nationaliste, euh voilà. Et donc, elle a essayé de le faire avec la question sociale. Bon, on a vu sur les retraites quand même qu'ils avaient du mal à passer aux travaux pratiques parce que une fois qu'on est dans le dur débat sur le financement, sur les solidarités, à part nous parler de natalité, ils ont pas grandchose à dire.
Puis moi, j'ai même une représentante patronale, j' je raconterai ça un jour si on a le temps, qui m'a expliqué qu'elle avait vu Le Pen et que bien sûr Le Pen ne reviendrait pas sur la réforme des retraites parce que quand même à la fin hein, on sait qu'il faut aller chercher euh une part de l'élite financière qui préférera toujours Hitler au Front populaire. On est dans ces schémas. Bon bah là, ils font pareil avec la question écolo.
Ils ils comprennent bien, ils voient bien maintenant, ils peuvent plus faire la négation du réchauffement climatique. Les gens le vivent dans leur chair. Euh donc ils disent "Oui, bon peut-être.
Euh mais regardez, c'est l'étranger." Bon euh voilà, c'est euh et moi ce qui me gêne dans le truc du go Clément, c'est pas simplement qu'il y soit allé. Euh c'est que dans ces prises de position, il il donne le point à chaque fois à une vision de la société.
En gros, c'est OK, on va combattre le réchauffement et comme ça vous pourrez ensuite continuer votre bouillir raciste et cetera. Euh on peut pas accepter les termes d'un débat dans lequel des gens prétendent qu'il y a un grand emplacement, je mets des guillemets, qui est une théorie raciste qui est conduit à des meurtres partout dans le monde. Euh on peut pas accepter un débat qui commence à considérer que euh le problème euh c'est euh l'immigration.
On peut pas euh voilà, il y a pas de débat possible sur des bases qui sont pas à minima euh des bases respectueuses de ce que nous sommes, de ce qui est notre identité pour le coup républicaine. Et après bien sûr combattre l'extrême droite, moi je fais plein de débats, on en fait tous hein, des débats face- à face. Et d'ailleurs dans l' à l'Assemblée nationale quand les macronistes se planquent voir valident quand Darmanin valide les thèmes et les termes de l'extrême droite nous on les combat et nous on les combat culturellement et politiquement sans jamais céder le sans jamais leur donner le point sur le présupposé avec lequel il rentre dans le débat Antoine ouais en fait c'est marrant parce que dans la campagne présidentielle Jean-Luc Mélenchon il avait pris la question à l'envers.
Il disait le le le péril écologiste écologique pardon est ce qui nous met tous face au fait que l'humanité est unie et universelle. Et quelque part notre rapport à la situation écologique, le fait que il y a un seul écosystème qui est compatible avec la vie humaine et que pour que cet écosystème perdure et que donc la vie humaine soit possible impose le fait qu'on pense à l'échelle planétaire et queon se pense comme humanité universelle. Et eux, ils viennent à une position inverse, c'est-à-dire que ils en viennent à quelque part euh quelque chose qui nie une forme de de progrès technique et cetera qu'il faut être capable de mettre en adéquation avec la vie de la planète.
Il s'agit pas de revenir à la bougie ou je ne sais quoi. Il s'agit justement de faire en sorte que le progrès technique, l'amélioration de la vie humaine puisse être mise au service aussi des causes écologistes. Et eux, ils disent l'inverse.
Ils disent "Bah non, tout ça, il faut l'abandonner, il faut se replier sur soi, il faut aller vivre dans ta petite communauté villageoise et puis tout bazarder de tout ça." Et quelque part leur manière de présenter et de concevoir l'écologiste, c'est une manière qui est excluante, qui exclut une partie de l'humanité, y compris qui est un peu maltusienne, qui peut dire parfois que il y a trop d'êtres humains sur terre et que donc il faut réduire la population humaine et puis on voit de quel côté ils veulent éventuellement la réduire. Alors que précisément un des objectifs des humanistes, c'est de faire en sorte que notre activité soit compatible avec le fait queon préserve notre écosystème.
Et ça c'est ce qu'avait super bien montré Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle. C'est une partie un petit peu philosophique de ce qu'est notre rapport à l'écologie mais qui est une partie qui est centrale dans la détermination de de l'égalité entre les êtres humains à l'échelle universelle. Juste ajouter une chose, c'est que de la même manière que l'écologiste en lutte des classes et du jardinage, l'écologiste en prise en compte de ce qui va arriver au sud global dans cette situationlement qui vont être les premiers et les premières à subir de plein fouet, notamment dans les milieux équatoriens, les conséquences du réchauffement et l'écologie sans hospitalité inconditionnelle, c'est voilà, ben c'est une pensée réactionnaire.
Je très rapide. C'est pour ça que moi je pense là il y a dans le traitement médiatique et politique de de du genre d'opération de com que font Bardella et Le Pen, un premier problème, c'est qu'en fait on ne doit pas dire que il y a un tournant écolo, une écologisation ou je sais pas quoi ou même un verdissement le Pen. Le l'écologie politique au sens large du terme qu'on a en partage pour beaucoup pour une partie en tout cas au moins dans la gauche, elle est incompatible fondamentalement avec tous les présupposés et toute la vision du monde qu'à l'extrême droite.
Effectivement, il y a pas d'écologie sans partage, sans conscience d'une humanité commune, sans fraternité. Voilà, le projet de l'écologie, il est incompatible avec le productivisme. Le Pen, elle est ultra productiviste et avec le le le capitalisme et avec le néolibéralisme.
Donc, il y a pas de il y a pas de compromis possible là pour le coup parce qu'en fait, on pourra pas euh faire de l'écologie sans remettre en cause le dogme et l'obsession de la croissance comme d'autres font la danse de la pluie et cetera et cetera. Et donc c'est là où en fait tout ça est de la com et c'est pour ça j'étais sensible à ce que à ce qui était dit sur le fait qu'à un moment donné on peut pas leur donner le point quoi quand ils font des des opération comme ça. C'est grossiers.
Donc c'est là aussi [grognement] où nous on a un travail peut-être pour expliquer que ça justement c'est pas de l'écologie. Ça ne résoudra rien par rapport au choc climatique hein. Vous pouvez mettre des murs plus hauts pour éviter les [raclement de gorge] flux migratoires comme il le propose bah les gens trouveront des échelles plus hautes où il y aura juste plus de morts en Méditerranée.
C'est ça la réalité leur leur ch politique. Je mélch d'ailleurs dit vous ne pouvez rien contre la volonté qu'on les gens de vivre Antoine et après on passe à au soulèvement de la terre. C'est Ouais.
Non, mais c'est parce que ce que ce que tu as dit, ça me fait penser à la situation à Mayotte. À Mayotte, il y a effectivement un un une question migratoire qui est posée et précisément, il faut se poser la question de comment on on traite cette question migratoire avec humanité et comment on fait en sorte que on soit pas inhumain dans notre manière de faire. Et je sais pas si vous souvenez de ce que Macron avait dit sur les coissa qua et c'était à ce moment-là, il me semble.
Et là à Mayotte précisément, on va entrer dans une crise écologique qui peut être une crise humanitaire parce que à Mayotte les les le le remplissage des nappes fréatiques à l'heure actuelle, il est à des niveaux qui est tellement bas que on anticipe d'ors et déjà qu'il va y avoir une crise de l'eau à Mayotte. Et plutôt que de traiter ça, plutôt que de régler cette questionlà, plutôt que de mettre les moyens de l'État à disposition de Mayotte et de faire en sorte que les gens ne meurent pas de soif, cet été, Darmanin est en train de faire une opération, je sais plus comment il appelle ça, euh Warambourou ou je sais plus comment il appelle ça, mais une opération qui est une opération où ça pourrait être pompé directement dans le programme de Le Pen. Et on voit qu'il y a une question écologique qui se pose, qui est pregnante, qui se pose de manière très forte à Mayotte, mais qui se pose de manière aussi plus général à l'intérieur de l'hexagone et qu'on devrait traiter de manière prioritaire.
C'est d'ailleurs ce aussi ce qu'avait proposé Jean-Luc pour la présidentielle. Décidément, je suis désolé, je voulais pas faire la campagne après la campagne, mais la question de l'eau, elle est centrale dans la question écologique et elle nous ramène justement aussi à notre humanité parce qu'on en est composé à 60 % quoi. Peut-être un tout dernier mot surrayer, c'est que en fait faut les mots ils ont un sens.
Ce qu'on a ce qui ce qui se planifie là-bas, c'est une rafle en fait. Enfin, il s'agit de faire plusieurs milliers d'expulsions, de raser des quartiers entiers et pour une cause unique, c'est la continuation de l'impérialisme français. Mayotte en fait c'est pas une île au milieu de nulle part, c'est une île au milieu de l'archipel des Comors.
Et à l'heure actuelle euh s'il y avait pas eu euh cette politique désastreuse dans les 70, il y aurait pas un département français au milieu d'un archipel. Il y aurait un archipel indépendant qui gérerait lui-même la question des terres, de l'eau, des ressources, de l'économie. et et ça personne personne n'en parle quoi.
Et du coup, c'est quand même c'est quand même hallucinant que que ça passe comme ça. Enfin, je veux dire que on annonce euh d'aller expulser massivement des gens dans des quartiers et des bidonville de les détruire massivement et de les renvoyer massivement sur des îles qui sont à moins de 50 km par la violence en croyant résoudre un problème. Et en fait, il y a un objectif vraiment politique derrière qui est toujours le même, c'est qu'il y a il y a pas besoin d'alternance électorale.
Il y a pas besoin que Marine Le Pen arrive au pouvoir pour voir sa politique d'ors et déjà appliquée. Alors sur l'eau justement, on va aller sur les soulèvements de la terre qu' c'est une partie qu'on a appelé les soulèvements de la terre une digue à protéger. Alors, depuis septembre 2021, les soulèvements de la Terre donc réclament une suspension des travaux à Saint-Soline et réclame un dialogue sur la question de l'eau, sur son partage et de ses justes usages.
Et dans une vidéo pour pour Blast que je vous conseille d'aller voir, Basil du Tertre, tu as notamment rappelé qu'un quart de l'eau potable en France est consommé pour arroser du maïs industriel. Et il y a 15 jours après Sainte Soline et après le tournage de cette vidéo pour Blast, le 28 mars donc Gérald Armanin a annoncé devant l'Assemblée nationale le lancement d'une procédure de dissolution à l'encontre du mouvement écologiste. Est-ce que tu peux nous dire où ça en est et quelles sont les actions à venir ?
Ben d'abord une première précision. Il s'agit pas simplement des travaux à Saint-Soline, il s'agit d'un projet de 16 m bassines dans les deux Sèvres de 30 édifices similaires en Vienne avant généralisation de ce dispositif à l'ensemble du territoire. Donc il s'agit pas simplement d'une lutte locale euh mais bien de la préfiguration locale d'un dispositif national de maladaptation au changement climatique comme l'indiquent tous les hydrologues.
Et on nous fait croire euh que en sortant l'eau qui est un bien commun qui est protégé dans les nappes qu'en la sortant en la privatisant et en la mettant dans des bâches où elle s'évapore pour permettre à une minorité d'agriculteurs. Il s'agit pas des de la majorité des agriculteurs, c'est 6 % euh des agriculteurs en Deux Sèvres pour mettre à une minorité d'agriculteurs d'en fait de faire quoi ? De détourner la réglementation sur l'arrosage estival.
Est-ce que c'est bien ça dont il s'agit ? Dans un contexte de sécheresse pluriannuelle, nous faire croire ça, c'est vraiment un niveau très élevé de mensonge. Quand on entend Marc Fenot, ministre de l'agriculture, dire "L'eau qui va à la mer est perdue".
On se dit mais il devrait retourner en école primaire, regarder un schéma de ce que c'est le cycle de l'eau. Ce n'est pas possible depuis cette position gouvernementale de dire de telles énormités. Alors oui, depuis plusieurs années, il y a une opposition locale qui est forte.
Oui, depuis septembre 2021 parce que le pouvoir est resté sourd à toutes les demandes de dialogue de la confédération paysane, des collectifs bassin merci, de l'ensemble d'association environnementale du département. et a choisi de commencer les travaux. Il y a une montée en puissance des actions de résistance contre ces chantiers écosidaires.
H effectivement depuis septembre 2021 que réclame le mouvement c'est la suspension, l'arrêt immédiat des travaux et l'ouverture d'un dialogue d'un vrai dialogue pas une concertation type convention citoyenne sur le climat d'une vraie négociation précisément ce que l'État ne sait pas faire aujourd'hui sur la question des usages et des partages de l'eau. Donc ça c'est le premier élément. Le deuxième élément sur la dissolution, la dissolution annoncée des soulèvements de la terre.
Alors justement on a une vidéo de ce qu'a dit exactement d'Armanin. On écoute et après c'est toujours désagréable de l'entendre mais contraint de le faire. Cependant, je constate comme vous l'extrême violence de certains groupuscules dont les services de renseignement démontrent qu'ils sont à la fois fichés par les services de renseignement parfois depuis de très nombreuses années et qui sont responsables de grandes violences. et je pense notamment évidemment au groupement de fait des soulèvements de la terre.
Plusieurs envahissements d'entreprises, plusieurs exactions fortes contre les forces de l'ordre, plusieurs destructions de biens, plusieurs des centaines de gendarmes ou de policiers blessés, plusieurs en effet appels à l'insurrection. J'ai donc décidé d'engager la dissolution des soulèvements de la terre que je proposerai après contradictoire à un prochain conseil des ministres. Voilà pour les pour les internautes qui n'auraient pas vu Gérald Armen.
Oui. Et ben voilà, c'est toujours aussi affligeant d'entendre d'entendre pareil soutise. La violence qui a été exercée de manière massive et indiscriminée, c'est pas nous qui le disons, c'est les observateurs indépendants de la LDH à l'encontre des manifestants.
C'est cette violence là qui est inadmissible. C'est plus de 200 personnes blessées, c'est plusieurs personnes mutilées, c'est une personne qui est toujours à l'heure actuelle entre la vie et la mort. Cette opération de dissolution, c'est une opération de diversion pour qu'on arrête Ouais. de parler du scandale du maintien de l'ordre à Saint-Solie.
Hm, c'est purement et clairement ça. De la même manière quand on dit que c'est l'ultra gauche qui est derrière toutes les manifes post 493, c'est une opération de diversion pour qu'on arrête de parler du fond, c'est-à-dire du fait qu'il y a pas eu de vote et que c'est légitime que les gens se révoltent contre cette réforme. Aujourd'hui, on est à la veille du conseil des ministres où normalement devrait être examiné un décret de dissolution à l'encontre du mouvement des soulèvements de la terre.
Depuis cette annonce, il y a eu énormément de de réactions euh qui viennent montrer en fait la nécessité de ce mouvement. C'est-à-dire qu'à partir d'un certain moment, ce qui est violent, c'est non seulement euh les armes de guerre utilisées par les gendarmes, mais c'est aussi l'inaction criminelle du gouvernement à l'endroit de la défense de la terre et de l'eau qui va avoir des conséquences locales et globales absolument désastreuses et irréversibles et dont on voit les premiers signes aujourd'hui par les sécheresses pluriannuelles, par les canicules, par les grands incendies, par certains ouragans dans d'autres régions du monde. Cette euh dissolution a été notifiée, donc nous a été notifiée à deux personnes.
Bon, alors voilà, ironie, enfin encore un signe supplémentaire de de la bêtise gouvernementale, c'est qu'en fait vu que eux ils ont un fonctionnement hiérarchique et vertical, ils pensent que tout marche de manière hiérarchique et verticale. il croit il il fantasme l'idée qu'il y aurait deux dirigeants qui seraient à l'initiative de l'ensemble des actions des soulèvement de la terre qui depuis 2 ans sont chacune porté par des larges coalitions de groupes locaux parmi lesquels des gens d'xèire des collectifs locaux contre tel ou tel projet. Donc je vais le préciser, je vais le redire ici.
Un mouvement ne se dissou pas et un mouvement n'a pas besoin de dirigeant. D'ailleurs, il y a plus de 80000 personnes qui ont signé une pétition pour rendre publique leur appartenance au soulèvement de la terre en arguant que le mouvement ne peut pas être diss car il est multiple et vivant. Il y a à la fois des organisations qui sont membres de mouvement de ce mouvement, des associations, des syndicats.
Il y a en même temps, comme vous l'avez dit, bah là aujourd'hui, on est à 90000 individus qui ont sign cette pétition. Il y a 100 comités locaux qui ont été créés en moins d'une semaine à travers toute la France. Donc à la réponse à la dissolution, elle est massive et elle montre qu'on va pas se laisser faire.
Juste une toute petite remarque encore sur cette histoire de la dissolution, c'est que le but est clair et net. Il s'agit de criminaliser le simple fait qu'on se rassemble et qu'on s'organise. Si demain le décret dissolution est en vigueur, si vous vous brandissez dans la rue un drapeau des soulèvements de la terre ou si vous vous retrouvez dans une réunion publique appelée par les soulèvements de la terre, vous serez alors passible d'une peine théorique de 3 ans d'emprisonnement.
Donc c'est c'est bien l'objectif, c'est bien ça, c'est d'empêcher de s'organiser. Sauf que ce que le gouvernement ne comprend pas, c'est que plus il va agir comme ça, plus la résistance et le mouvement va grandir. Il est clair et net que face à l'urgence vitale, de plus en plus de personnes, face à l'urgence vitale et à l'inaction du gouvernement, de plus en plus de personnes vont s'organiser pour agir directement là où elles sont pour empêcher le désastre là où elles sont qui se manifestent à Castre Toulouse par un projet d'autoroute, à Saint-Colomban par l'extension de carrière la Farge qui vont détruire le beauage en Morienne par la ligne LGV Lion Turin en Bretagne par la multiplication des fermusines là-bas par un méthaniseur ici par par un nouveau nouvelle extension de la métropole sur des terres naturelles ou des espaces naturels ou des terres agricoles.
Et un moment donné, on peut pas attendre, on n pas le temps d'attendre la prétendue planification écologique du gouvernement. Macron, il en a parlé pendant 2 minutes et quelques pendant son pendant son son allocution. Le plan Haut qui présente est complètement bidon. il consiste à baisser les ambitions de sobriété qui étaient déjà annoncé 6 mois avant et euh et en fait il consiste à esquiver la question du changement de modèle agricole parce qu'on nous parle de souveraineté alimentaire alors qu'en fait il s'agit bien encore une fois de compétitivité du complexe agroindustriel.
En France, on importe la plupart des fruits et légumes qu'on consomme et à un moment donné, il va falloir qu'on arrache ces terres, qu'on qu'on les reprenne pour nourrir localement les personnes là où elles sont. Et c'est ça qui c'est ça qui qu'on appelle de nos vœux, que la Confédération paysane appelle ses vœux, c'est un moment dynamique de reprise de terre. Alors justement demain donc c'est le le il y a des rassemblements en soutien au soulèvement de la terre un peu partout en France.
À Paris, c'est à Stalingrade à 18h30. Alors, je sais qu'il y a beaucoup de réactions euh en plateau. Qui peut prendre la parole en premier ?
Benjamin Ouais. Donc deux éléments rapides. Euh d'abord là quand même sur ce à quoi on assiste et ça fait lien avec ce qu'on disait tout à l'heure sur la République, ses valeurs et cetera, c'est que messieurs d'Armanin Feno se comporte pas comme des ministres de la République mais comme des agents du lobby de l'agrobiness qui veut s'accaparer les ressources en eau parce qu'on parle pas de de faire vivre les petits paysans et cetera, on parle d'un modèle agricole qui est le modèle justement qui nous conduit à aller dans le mur.
Et le deuxième élément, c'est qu'on on ne peut pas dissoudre la colère. En fait, il suffit pas d'appuyer sur un bouton puis les gens vont dire "OK, on est d'accord." Et qu'est-ce que ça dit la criminalisation du mouvement écolo ?
Euh qui est globale, hein, qui a commencé il y a un moment, il a pas il a rien inventé d'armin. Elle elle assume l'impuissance des gouvernants à répondre au mal de notre siècle qui est l'écoanxiété. Elle démontre le l'impuissance volontaire des gouvernants à entretenir un système de lobby, un système de productivisme, d'accaparement des richesses qui va d'ailleurs avec l'accumulation des ressources.
Tout ça va ensemble et avec les inégalités et à finalement organiser la guerre de l'eau, la guerre de des sols, la guerre civile qui existera quand il y auras des canicules tellement fortes qu'on pourra plus se mettre nulle part à l'ombre et et au frais et notamment pas dans nos quartiers populaires. C'est ça que ça veut dire aussi cette criminalisation du mouvement écolo, c'est qu'en fait ils ne veulent pas répondre à ce qui est aujourd'hui d'urgence écologique. Alice ?
Oui, ben c'est ça. Enfin, moi je voulais enfin on voulait redire avec attaque qu'effectivement on se reconnaît tout à fait dans quand on dit que on ne dissou pas un mouvement et et d'autant moins quand il est nécessaire parce qu'en fait c'est un mouvement qui se qui est là pour répondre aux défaillances de l'État. en on palie aux défaillances de l'État qui est qui est qui n'agit effectivement pas euh et qui est loin d'être à la hauteur de de l'urgence climatique.
Donc euh c'est ce mouvement, il est nécessaire et il est aussi euh légitime euh justement parce que en fait on on c'est nous qui portons les alternatives au système productiviste, capitaliste et cetera. Euh [grognement] et euh et donc la seule réponse qu'a gouvernement, c'est la répression. Et c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
En fait, [grognement] il est dans un dans une dynamique de répression, donc à travers des termes tels que échoterroriste, ultra gauche et puis plus récemment terrorisme intellectuel. En fait, c'est chaque fois que vous allez prouver qu'en fait il existe des alternatives, contrairement au discours en fait macronisme qui reprend juste le discours de Toucher dans les années 80 90 au Royaume-Uni, there is no alternative. Et en fait, quand on dit que bah si si en fait elles existent, on les met d'ors et déjà en œuvre.
Et ben tout ce que tout ce que c'est faire ce ce gouvernement, c'est envoyer sa police. D'autant plus que c'était enfin que c'était quand même assez organisé. C'est c'était comment dire ?
ça se retourne enfin j'espère que c'est en train de se retourner contre le gouvernement mais c'était un schéma du maintien de l'ordre qui était complètement criminel et et et mis en scène et et malheureusement bah en fait il y a une personne qui est dans le coma et donc c'est un gouvernement qui oui qui veut imposer une seule vision de la République qui est pas qui est pas la nôtre et en fait une vision de l'État républicain est pas du tout une démocratie sociale écologiste et cetera. Vous avez parlé aussi là de la Ligue des droits de l'homme parce qu'après les violences justement survenu euh euh à Sainte, donc la LDH s'est posée en défenseur des militants et euh Gérald Arrmanin questionne enfin alors que Gérald Arrmanin questionne les subventions que reçoit l'assaut pour se positionner en observateur de la mobilisation, on a Ellisabeth Borne aussi qui craint une ambiguïté avec l'islamisme radical. Si je peux me permettre, la LDH s'est pas posée en défenseur des militants.
Elle a fait son travail d'observateur indépendant qui est strictement codifié par un ensemble de conventions internationales et elle s'est permis de constater euh des violences qui sont uniques en Europe. Je suis désolé, il y a le seul pays démocratique d'Europe. On est pointé du doigt d'ailleurs partout où on tire à la grenade offensive sur les manifestants de cette manière-là avec cette intensité là.
C'est 5500 grenades en 2h pour illustration des grenades offensiv je crois. Ouis. Pour illustration pendant l'expulsion de la 2018 c'était 11000 grenades en 2 semaines pour vous vous représenter l'intensité de ce feu euh nourri quoi.
Peut-être encore une ou deux choses sur cette histoire de dissolution. La première c'est que cette dissolution est exclusivement rendue possible par la loi séparatisme. Et ouais.
Et euh et là euh c'est quand même intéressant euh aussi de faire preuve d'autocritique et de souligner l'absence de de la gauche et du mouvement social quand il a fallu vraiment lutter contre cette loi. Quand des premières organisations répondre après ont été dissoutes euh quand c'était les organisations issues du monde musulman ou les organisations antifascistes. elle ne bénéficiait pas hélas du soutien très large dont on bénéficie aujourd'hui et dont qu'on aimerait bien qu'il rejaisse sur ces organisations.
Euh deuxème élément voilà en atté de d'écoanxiété, moi je pense que le meilleur remède à l'écoanxiété c'est l'action. C'est l'action populaire. Trouver une prise là où on est parce que partout là où on est, il y a une manifestation de ce phénomène global sur laquelle on peut avoir une prise très locale, très concrète. et je pense que vraiment c'est aussi pour ça que les soulèvement de la terre ont eu un tel écho, c'est que j'ai l'impression qu'il y avait quelque chose dans le champ de l'écologie politique où on attendait où il y avait quelque chose qui était attendu de de passer à autre chose que simplement démarche climat ou réclamer au gouvernants qu'ils aient des politiques à la hauteur.
Dernier élément, c'est revenir encore une fois sur cette histoire de de dirigeant. Donc je vais vraiment le repréciser. Ça me semble vraiment déterminant et extrêmement important.
Au soulèvement de la terre, nous n'avons pas dirigeant. Le mouvement n'a pas besoin de dirigeants pour s'auto-organiser. Et ce qui va être la meilleure démonstration de ça, c'est que les deux personnes dur moi qui sont pointées du doigt comme étant les prétendus dirigeants simplement parce qu'on a pris la parole un moment où il fallait se défendre face à une déferlante de discours sécuritaire absolument horrible.
Euh on va opérer un un retrait. On va se on va se qu' on cherche pas non plus à faire des procès exprès, à jouer à voilà, si on peut se défendre, c'est mieux. Donc on va opérer un retrait sur la question de la défense juridique et la question du référé liberté qu'on va poser face à ce décret de dissolution.
Mais je pense que ce retrait, il est concomitant avec une explosion du mouvement et ce sera la meilleure démonstration que notre mouvement n'a pas besoin de dirigeant. Nous, on n'est pas dans le délire de la personnification. Ça va pas devenir notre forme de vie de parcourir les plateaux, aller à Paris tout le temps.
Moi ce que je préfère faire c'est travailler la terre. C'est pas là on est là parce qu'il y a besoin de mener une contreofensive politique mais c'est pas notre vocation et on ne jouera pas à ce jeu-là. Et je pense que des dizaines de personnes, le fait queon ne le fasse plus vont le faire, vont se lever.
Intellectuel célèbre ou simple anonyme vont se lever pour continuer à dire "Nous sommes les soulèvements de la terre." Et c'est ça qui qui nous importe qui nous importe aujourd'hui. Antoine.
Ouais. Moi, j'avais deux choses à dire. La première c'est sur les bassines pour revenir au fond du sujet.
En fait, l'argumentaire suivant lequel les bassines seraient utiles tombe de manière assez simple et par la seule logique. Si jamais il y a pas de problème de l'eau, pourquoi exactement des gens souhaitent en garder de manière privée et de manière excessive ? Si jamais il y avait pas de problème de l'eau dans les années à venir, bah il pourrait continuer à pomper les nappes créatiques, faire n'importe quoi avec la flotte, arroser du maïs qui part ensuite, on sait pas où pour aller nourrir des animaux qui ensuite nous reviennent sous forme de côte de bœuf ou de ce qu'on veut.
Mais toujours est-il que si jamais il y a pas de problème de l'eau, pourquoi ces gens sont-ils en train de la privatiser ? On comprend bien que s'ils sont en train de privatiser l'eau, c'est bien qu'ils anticipent eux qu'il va y avoir un problème de l'eau et que donc c'est ça qu'il faudrait régler, pas faire les trucs à l'envers. Euh donc ça c'est le premier truc.
Et le deuxième, ça m'a fait réagir quand tu as dit qu' disait que tu appelais à l'insurrection parce que moi, apparemment, j'appelle l'insurrection tous les jours et là on est dans un débat sur la la constitutionnalité de la réforme des retraites. On nous dit la réforme est constitutionnelle, donc maintenant fermez la fermezla et on on passe à autre chose. Et donc quand c'est constitutionnel et bien alors c'est défendable et on ne peut plus s'y opposer en théorie.
Moi, je suis pas d'accord avec ça évidemment puisque j'ai dit qu'elle avait pas de légitimité démocratique cette réforme des retraites. Mais on va plus loin. L'insurrection, ça a déjà été légal en dans la Constitution de la première République, celle qui est issue de la révolution, l'article 35 de la déclaration des droits de l'homme qui servait de préambule à cette constitution, il disait très précisément quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Donc l'insurrection a déjà été constitutionnelle et même sans en revenir à un texte qui désormais ne s'applique plus, c'est dommage, il était pas mal. Euh il y a dans notre constitution, dans notre bloc de constitutionnalité actuelle, au moins deux articles qui indiquent que et bien quand on est euh attaqué en quelque sorte par le gouvernement, on a le droit de se défendre. Il y a l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme qui définit et du citoyen, c'est important, qui définit ce que sont les droits naturels et imprescriptibles de l'homme en disant que c'est la liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l'oppression.
Donc quand il y a euh un problème de d'oppression, et bien la résistance à l'oppression fait partie des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Je mets de côté la propriété parce que précisément à la fin de la déclaration des droits de l'homme, elle est limitée en fonction de l'intérêt public la propriété contrairement à la résistance à l'oppression qui elle n'est pas limitée euh par un autre article de la déclaration des droits de l'homme. Et puis il y a l'article 2 de la Constitution que Macron ne respecte absolument pas qui dit "Le principe de la République est gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple et lui il fait gouvernement tout seul. euh par les riches, pour les riches.
Voilà, c'est à peu près la politique d'Emmanuel Macron. Donc bon euh ils nous font à peu près la même quoi. Apparemment, on appelle à l'insurrection tous les jours.
En fait, dès que quelqu'un est pas d'accord, on appelle à l'insurrection dans leur monde. Donc ça me permet de citer avant de passer à la dernière partie David Harvet qui a qui a dit lors d'un événement organisé par l'Institut Laboie, "En France, le néolibéralisme le néolibéralisme devient violent et autocratique." Euh donc, tu m'offres en plus la parfaite transition vers la partie 3.
Le 1er mai, c'est Radmar. Face à tout ça, donc on appelle à une nouvelle journée de mobilisation, enfin à l'appel de l'intersyndical Uni, on regarde une vidéo de Sophie Binet. Le premier objectif, c'est que c'est pas parce qu'une réforme est promulguée qu'on ne peut pas la retirer.
La preuve, c'est ce qui s'est passé sur le CPE où 10 jours après la promulgation de la loi, la loi n'a pas été appliquée, donc c'est toujours possible. Ensuite, le Conseil constitutionnel doit statuer le 3 mai sur le référendum d'initiative partagé. quand il y a euh un conflit, un blocage entre tout le pays et l'Élysée, un homme tout seul, hein, quand même, il faut redire les choses, euh éventuellement le moyen de sortir, c'est de revenir devant le peuple pour pouvoir voter.
Et puis dernier élément de manifestation le 1er mai, c'est de dire que notre priorité, la priorité c'est pas de reculer l'âge de départ en retraite, c'est d'augmenter les salaires, de répondre à la pénibilité au travail, de répondre à la crise environnementale, de faire l'égalité femme homme enfin au lieu d'en parler tous les jours et de faire l'inverse sur le terrain et cetera et cetera. Alors Benjamin, est-ce que cette journée s'annonce massive du 1er mai ? Ah oui, moi j'en suis convaincu parce que c'est deux choses.
Le 1er mai, c'est ce que vient de dire Sophie Binet, c'est un moment de dignité sociale. L'histoire de la France, elle est faite de grands moments comme ça de de de mouvements sociaux qui sont allés arracher des droits à des gouvernants et un pouvoir économique qui n'en voulait pas. Puis c'est aussi un moment de respect en fait de de d'affirmation du peuple qu'il doit être respecté par ses gouvernants et par le premier d'entre eux qui est le président de la République.
Donc c'est un moment de voilà de dignité démocratique aussi. Mais ça me permet de dire une chose parce qu'ils nous ont fait le refrain depuis le début de cette mobilisation. Vous savez c'est pas la rue qui gouverne le truc habituel des types de droite quand il y a des mouvements sociaux.
Début mai, on va aussi commémorer comme chaque année le Front populaire. Qu'est-ce que c'est le Front populaire ? Si ce n'est la rue qui a gouverné les congés payés, on les a arraché comment ?
Si ce n'est par la mobilisation sociale, par la lutte, par la grève. Et puis moi ça me permet de de d'en appeler à [raclement de gorge] autre chose puisqu'on va commémorer le Front populaire et que nous on aura un an la NUPES, c'est de se dire peut-être c'est le bon moment pour passer à autre chose. C'est peut-être le bon moment pour passer à pour passer à une nouvelle étape.
Donc j'en profite, j'y réponds par anticipation et de se dire c'est peut-être le moment de renforcer ce bel outil qui est l'outil qui sera l'alternative à Macron et à Le Pen, qui est l'outil qui nous permettra de revenir à la retraite à 60 ans, d'aller conquérir de de nouvelles de nouveaux droits pour le temps libéré sur le partage du temps de travail dans la semaine, dans l'année pour redonner du droit au bonheur. Moi, je bosse beaucoup sur la question du droit aux vacances par exemple, que tous les gamins de ce pays puissent avoir vu au moins une fois la mer et la montagne avant de avant de passer leur bac. Il y a plein de choses comme ça qui sont des nouvelles conquête à la hauteur de ce qu'a été le Front populaire dans les années 30 pour nos grands-parents ou nos arrières grands-parents.
Donc moi, j'ai lu ce qui était la proposition de Manuel Bompard sur l'adhésion directe. Moi, je suis à fond pour l'adhésion directe à la NUPS. Parlons-en.
On va trouver, on a été capable en entre 13 jours et 13 nuits il y a 1 an de trouver un accord de 650 mesures. On doit être capable de trouver un règlement de copropriété, si je puis dire. Donc j'espère d'ailleurs que ce sera pas que notre copropriété à nous.
J'espère que ce sera ensuite celle de tous les citoyens là qu'on a vu dans les manifes, qu'on voit aujourd'hui mobilisés dans les luttes, qu'on voit aujourd'hui indignés qui ont tapé sur des casseroles ou pas d'ailleurs ou qui ont juste pesté devant leur télé qui ont envie maintenant de de prendre le pouvoir finalement de maîtriser à nouveau notre destin commun. Je pense qu'on peut se dire que ce printemps doit aussi être un printemps de l'espoir pour nous euh et que la NUPES doit maintenant passer à à sa phase 2 quoi. Vas-y Antoine, je dire un truc pour ça.
Non mais en fait je pense que parfois il peut y avoir des blocages qui viennent du sommet et d'ailleurs ça va peut-être rejoindre des choses que tu disais. Il peut y avoir des fois des des blocages qui viennent des organisations parce que elles sont structurées par des règles et cetera. Mais en fait, il y a plein d'endroits où sur le terrain la NUPES, c'est une réalité euh forte, puissante.
Moi, dans mon département en esson, les jeunes, ils ont créé un truc qui s'appelle des jeunes Nupesson euh où ils sont mis tous ensemble, ils regardent pas quoi ? Ils sont malins. Euh, en même temps, ça tombe bien, le département, il prêtait mais ils se sont mis tous ensemble, ils bossent tous ensemble, ils se sont dotés d'une organisation pour pouvoir organiser justement des actions, pas du blabla. comme ça peut être parfois le cas dans certains endroits.
Non, eux ils organisent des actions et ils se mettent tous ensemble quel que soit le parti. On s'en fout, c'est pas le sujet, on mène des actions de terrain et on est efficace dans la lutte. Moi, je trouve ça génial et peut-être même que les jeunes de la NUPSON, bah ils vont donner un exemple qui peut être imité dans plein d'autres départements et qui peut ensuite remonter jusqu'au niveau national parce que les jeunes, ils sont en train de donner un exemple aux vieux.
Alors, je sais pas si je dois me classer dans les vieux, mais il donne un exemple, enfin, je trouve qu'il donne un bel exemple de ce vers quoi on pourrait aller, quoi. Ouais. Si on part des citoyens, si on part des militants, moi je pense qu'on peut régler plein de problèmes.
On peut on peut trancher plein de débats sur le fond, on peut trancher plein de débats sur comment on s'organise et cetera. Là, il faut c'est le moment d'ouvrir aussi, vous savez, moi je fait 15 ans que je fais la politique, donc je peux déjà être qualifié de vieux con. Non mais j'entends tout le monde faire toujours des déclarations, faut ouvrir les portes et les fenêtres et les trucs citoyens participatifs tout ça.
Bon bah là on a l'occasion parce que ça existe déjà comme l'a dit Antoine. Moi c'est pareil chez moi. Moi je sais plus d'ailleurs qui est où et après il y a des identités, elles sont importantes.
Non mais en plus les histoires politiques, elles sont importantes. Moi je trouve qu'on se complète bien que chacun apporte au pot commun et c'est ça qui nous a permis d'avoir 151 députés d'ailleurs qu'il faut renforcer ça. Maintenant faut aller en chercher d'autres parce qu'on a pas encore gagné mais mais il faut qu'à terme on puisse le on puisse gagner et donc on se complète bien, on est complémentaire.
Donc faisons vivre ça dans un moment aussi où où on se retrouve et partons pourquoi pas justement bah partons de de ce qui se fait déjà sur le terrain. Je peux redire encore un tric alors il y a Alice d'abord et après et après oui sur le le 1er mai massif ben en fait c'est vrai qu'il faut c'est à construire en fait on peut pas décréter que une journée sera massive mais on peut contribuer à ce qu'elle le soit il faut lui donner une dimension supplémentaire de la même manière qu'on avait qu'on a donné cette année une dimension supplémentaire au 8 mars. C'est un peu la même chose.
Et en fait, je regardais un peu l'histoire du 1er mai et ça tombe bien parce qu'en fait le 1er mai c'est un c'est une journée de commémoration d'une d'une manifestation qui a eu lieu en 1886 à Chicago et qui précisément portait sur la journée de 8h. Donc on était déjà dans la revendication de la réduction du temps de travail et c'est une manifestation qui a été très fortement réprimée. Donc là on a deux symboliques.
Et en fait ce qui est intéressant c'est que pour une fois pour l'instant et et il faut saluer le le travail de l'intersynical mais le rythme du mouvement a été beaucoup dicté par les rendez-vous institutionnels, donc les conseils des ministres, le 493, les débats au parlement. Or là, on a uner mai donc qui est qui est une date qui appartient au mouvement social depuis plus d'un siècle. Euh donc c'est notre calendrier et euh mais il faut quand même bien préciser que c'est c'est jamais que la prochaine échéance assez massive euh mais et c'est la première fois qu'on va à nouveau perturber les 100 jours d'apaisement.
Euh voilà de manière tout à fait unitaire. Mais d'ici là euh il faut continuer les actions, les blocages, donc enfin les actions symboliques, les occupations, les blocages. Pourquoi pas effectivement refaire des concerts de de casserole et euh et pas seulement par rapport à à Emmanuel Macron, mais pourquoi pas euh comment dire réserver un accueil disons chaleureux à chaque fois que les ministres se déplacent quelque part en France.
En tout cas, il y a il y a vraiment il y a vraiment un un enjeu parce que tout à l'heure tu disais euh qui font que de répéter que c'est pas la rue qui gouverne. Bah c'est pas le MDEF non plus. Donc comme il l'ont enfin comme Emmanuel Macron a a rencontré les représentants des patrons aujourd'hui.
Euh bah si en fait nous je crois qu'il faut qu'on affirme que le débat sur le travail et bien il va se tenir le 1er mai dans la rue puisque c'est la fête des travailleurs et des travailleuses. Le conseil national de la refondation. Voilà, c'est c'est ça.
Et donc si Emmanuel Macron veut veut parler du travail, il est le bienvenu le 1er mai. Mais il y a un truc qu'on a pas trop souligné dans son allocution, c'est que quand même il va proposer un pacte pour la vie au travail. Dans le 1er mai, il faut qu'on dise que nous on veut passer notre vie au travail.
Bien au contraire. Basiltoine. Oui, je pense que il faut vraiment prendre au mot l'arrogance de cette allocution et dire que se dire qu'on a 100 jours pour le faire plier.
Ouais. Et pour ça euh la manie du premier sera un moment important, un temps fort, mais elle sera pas suffisante. Faut qu'on faut qu'on arrive sur plusieurs à plusieurs endroits euh à les faire plier parce que de fait là, si euh cette réforme elle passe avec le niveau de contestation qu'il y a eu, tout ce qui est derrière va passer.
Si euh quelqu un projet comme les méga bassines euh qui est une atteinte vitale à l'eau comme bien commun et avec une opposition, une manif à 30000 personnes et des actions déterminées depuis 1 an passent, on voit mal ce qu'on va pouvoir arrêter derrière comme hautre projet écologique. Si euh on les laisse dissoudre les soulèvements de la terre, la liste des associations à venir, des associations environnementales, des petits collectifs du coin qui vont être dissous par le gouvernement sera longue. Donc j'ai l'impression qu'on on a pas le choix que de hausser le ton, faire monter le rapport de force par toute une palette de moyens de l'Assemblée nationale à la rue pour réussir à à les faire plier.
Et pour ça, il va falloir être imaginatif, être inventif à la fois faire ce qu'on sait faire les unes les autres, les syndicalistes, les gens et c mais aussi essayer d'inventer d'autres formes. Et après un petit élément, je suis un peu je suis un peu désolé de dire de dire ça ici mais à un moment donné vu que on est invité ici et que nous on est à partisan, je vais être obligé de le dire un minimum. Vous m'en voudrez pas.
Euh on a vu la force d'une opposition à l'Assemblée nationale, on a vu aussi la limite de cette force. Euh je pense que les logiques de personnification dont on parlait que nous on refuse à l'échelle des mouvements sociaux, elles ne font pas forcément du bien euh à l'alternative que vous espérez incarner. Je pense aussi que euh si vous êtes obligé de remonter à 1936 dans vos exemples, c'est qu'en fait les derniers exemples de gouvernement socialiste, de la gauche unie, tout ça c'était c'était pas folichon.
Franchement, moi j'ai grandi plus longtemps sous des gouvernements de gauche que de droite. La loi travail, c'est pas si loin. Les ministres écoles, on a eu un certain nombre.
H Je pense aussi que quand on parle de l'extrême droite et qu'on s'al Fabien Rousell, il y a il y a un trouble cognitif. Quand on parle d'olibéralisme et qu'on s avec le PS, ça fait aussi un trouble cognitif. Et je dis je vous dis ça en en en tout respect parce qu'il y a des députés de la France insoumise qui sont revenus aux manifestations qui se sont mis en jeu dans les actions et qu'on nous on veut aussi bâtir des alliances euh avec tout le monde.
Mais je pense que il y a encore du travail à faire et vraiment beaucoup pour incarner une espérance. Je suis vraiment désolé de vous dire ça mais vu qu'on est là Non mais la parole est libre il y a un droit de Non mais c'est bien parce que ça va me permettre de faire justement c'est une bonne transition en fait avec ce que je voulais dire aussi. Donc tu vois ça finalement ça tombe bien clairement le le la voie de sortie de la situation à la fois écologique, sociale et démocratique dans laquelle on est, elle ne peut pas être un accommodement de quelque manière que ce soit avec le libéralisme et le capitalisme.
Donc la politique de rupture qu'on doit être capable de mettre en œuvre et dont on doit préparer l'arrivée au pouvoir, ça doit être une politique de rupture et ça doit pas être derrière un mot politique de rupture quelque chose qui serait autre chose. Et donc ça veut dire aussi se penser à comment on gouverne une fois qu'on a pris le pouvoir pour ne pas justement que quand la gauche arrive au pouvoir ça soit synonyme ensuite éventuellement de renoncement. Bon, Hollande, je sais pas si on peut le catégoriser dedans, vu qu'il a fait le CICE et que il a fait la loi et comerie.
Donc il y a pas grandchose qui était de gauche dans son programme. Mitéran, tu peux pas enlever quand même qu'il a fait lui la retraite à 60 ans et la nationalisation d'une certaine partie de l'économie bancaire même si après il y a eu une pression qui venait de l'extérieur. Mais justement c'est aussi pour ça qu'il faut être capable de penser comment tu gouvernes un pays quand tu es assailli par les marchés financiers et aussi par la structure européenne.
Mais en tout cas ça fait partie du justement des choses qu'il faut qu'on travaille. Moi, j'avais juste j'en finis là-dessus. J'ai deux trois trucs à dire.
Premier, c'est que il y a quelque chose qu'on voit pas dans la NUPES qui est aussi que dans le militantisme et moi j'ai toujours été j'ai toujours milité aussi pour ça. Le militantisme pour moi ça doit être un plaisir parce que sinon tu arrêtes de militer au bout d'un moment et en fait dans les dans tu finis par avoir des relations. Par exemple, Benjamin, je le connaissais pas avant que qu'on soit député, que on soit élu et on s'entend trop bien et le fait qu'on s'entende trop bien, ça a l'air de ça a l'air de rien, tu vois.
Mais après, j'ai pas envie de faire la guerre au mecs euh qui est en face de moi parce que d'autres ont décidé qu'il fallait qu'on fasse euh pas une liste commune ou je sais pas quoi. Nous, on a envie de militer ensemble et on a envie d'agir ensemble. Donc ça renforce l'unité juste parce que bah ça passe par des relations interpersonnelles.
J'ai étais très content que tu cites Chicago parce que justement nous on a on a souvent un petit triangle rouge qui est le symbole qui avait pris les ouvriers de Chicago pour dire les 8h de travail, 8h de loisir, 8h de sommeil et qui a un beau symbole du mouvement ouvrier que je pense on peut réemployer et réutiliser parce que c'est aussi un symbole antifasciste parce qu'il a été utilisé par les nazis dans les les camps de concentration précisément pour marquer leurs opposants politiques et notamment le parti communist. Enfin, j'ai le dernier truc que je veux dire, mais on est dans une période chargée d'histoire parce que on est dans la période qui va de mars à mai ou juin, je me souviens plus, qui est celle de la commune de Paris. Et le 20 avril, c'est un bel anniversaire.
C'est celui de l'anniversaire de la la publication du programme de la commune de Paris. Et donc malheureusement, je peux pas l'organiser le 20 avril, mais moi je propose que samedi prochain là, le le 22 du coup euh on aille faire une casserolade au Sacrécœur à 20h et que après ça on fasse la fête du programme de la commune parce que quand même le Sacré Cœur a quelque chose qui a été construit pour expier les péchés de la commune et ben ça sera un beau pied de nez à au Versailles que de que d'aller faire une belle casserolade devant le Sacré Cœur et de fêter la commune. Ouais, très bonne idée.
Alors, on a Eva qui est apparu aussi magiquement en plateau et qui a récolté les questions des internautes sur Twitch et sur YouTube et qui va les poser et on est en train d'y répondre. Et cette semaine, il y a eu beaucoup beaucoup de questions. Je pense que la période un peu d'incertitude, on sait pas où est-ce qu'on va, bah pose beaucoup de questions avec euh bah la première de dire le nom des personnes est toujours euh compliqué mais de couscous [rires] qui demande "Vous pensez quoi pour les prochaines actions en mettant bien sûr de côté le rat de maré populaire du 1er mai Donc il y avait la proposition euh de d'Antoine pour samedi au Sacré Cœur.
Et sinon sur les prochaines mobilisations, je sais que il y a eu des appels pour jeudi pour le 20, le 28. Je sais pas si quelqu'un euh sur les dire Oui, bah oui, non, c'est ce qu'on disait. Bah après, enin, c'est vrai que nous on s'est fait l'écho en fait, enfin hier c'était hier le premier concert de Casserole, on s'est fait l'écho de mais on on pas nous de décréter en fait quand est est le prochain rendez-vous, c'est enfin le mouvement il il dure et parce qu'il est déterminé et qu'il est uni et que et qu'il est divers aussi.
Et donc en fait ce qui est chouette et ce qui est joyeux c'est que les initiatives elles elles émergent sans que personne vraiment et la main dessus, même si effectivement il y a beaucoup d'inters syndical et cetera, mais pas que. Et donc bah des concerts de casserole, enfin tout le monde peut se peut peut voilà récupérer ce ce [grognement] symbole. Et puis mais effectivement bah on peut réfléchir à à le faire à chaque fois qu'il y a le déplacement d'un ou d'une ministre et ça été fait aujourd'hui aussi là ça a été fait aujourd'hui d'ailleurs de ministres et et puis le combat syndical n'est pas terminé puisque dès dès jeudis il y a une grève qui s'annonce massive dans le rail sur le front de l'écologie le weekend prochain il y a une grande manifestation contre la construction d'une autoroute à Castre Toulouse. qui est maintenu par la coalition locale qui s'organise avec des paysans et paysanes.
C'est une route qui menace plus de 400 hectares de de terre agricole et d'espace naturel. Va y avoir toutes les actions je pense qui ont été annoncées dans le cadre du calendrier des soulèvements de la terre. Quelle que soit la forme que va prendre la table de dissolution vocation à se maintenir.
Donc il y aura une prochaine à Rouan en mai, une à Saint-Colomban, l'Ourat Atlantique en juin et une en Morienne également en juin. Et puis il y a un mot d'ordre, une idée qui commence à tourner que j'ai cru entendre de si de là, c'est pas de retrait pas de retrait de la réforme, pas de d'infléchissement de la politique écologique, pas de Jeux Olympiques, pas de GO. Ouais.
Ouais. C'était au pas au sortir de la mobilisation. Après les casseroles, enfin franchement, moi je suis pour qu'on organise des casserolades tous les jours à 20h parce que c'est facile à faire.
Ça entretient une ambiance. OK, d'accord, ça va pas changer le monde, c'est pas le truc qui va qui va faire céder Macron, je sais pas quoi. Mais n'empêche que ça entretient l'ambiance que il a dit qu'il y avait 100 jours à tenir et ben non, nous on va lui faire du bruit tous les jours.
Et par ailleurs, chaque fois qu'il y a un ministre qui se déplace quelque part ou que le président se déplace quelque part, moi je suis pour qu'on fasse un max de bruit. Enfin, je veux dire, ces gens nous écrasent les droits de pied, les doigts de pied. Donc, il faut couvrir leur voix.
S'ils essayent de parler, il faut qu'on entende au fond tac tac tac tac tac comme ça ils vont faire BFM mais au fond il y aura tac tac tac tac et tout le monde pense au fait que ces gens-là sont en train de nous pourrir la vie et que donc bah nous on gâche leur prise de parole déjà rien que ça ça met une ambiance quoi dans le pays et après pardon mais il y a aussi ce qu'on ce qu'on ce qu'on a à faire nous à l'Assemblée nationale parce que on peut pas on peut pas laisser le truc rouler comme ça en disant oui bon bah c'est bon vas-y on passe aux affaires suivantes et puis on s'en fiche non il faut que nous on utilise l'Assemblée nationale comme un des postes de la résistance parce parce que sinon sinon quoi et on les laisse dérouler puis on fait rien. Moi je suis pas d'accord avec ça. Donc je pense qu'il faut qu'on utilise aussi des moyens de l'Assemblée nationale.
J'ai quelques idées en tête, je préfère pas les dire là parce que sinon après ils vont essayer d'utiliser les outils constitutionnels qui leur permettent de nous écrabouiller avant qu'on ait fait. Mais c'est ça ça fait partie aussi du des trucs qui mettent une ambiance pour qu'on résiste le et qu'on et qu'on emporte la victoire. Deuxème question.
Non, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y. Non, je juste deux trucs sur les les soit Cassolade ou autre chose, ne serait-ce que dire à son voisin, à son pote, à sa belle- sœur te résigne pas parce que en vrai tout le monde est contre cette réforme. Mais il y a des gens qui parfois c'est normal, il voit un président de la République à la télé qui donne l'impression, pas que l'impression d'ailleurs, qui est complètement enfermé là dans son dans son ivresse du pouvoir à lui, qui peuvent se résigner.
Ne serait-ce que dire la première action qu'on fait, c'est ne serait-ce que tous les jours les gens qu'on croise dire on peut gagner, c'est un élément. Puis ensuite ce que disait Antoine à l'Assemblée, on aura aussi une bataille à monnaie pour que l'assemblée, je pense que nous on défend vraiment ce qui est cette institution qui est l'endroit où s'exprime normalement le débat d'idée, le clivage, la confrontation, j'ai pas peur du terme démocratique parce que c'est quand même deux siècles de République Antoine un fin connaisseur de l'histoire. Si on prend les compte-rendus à la bibliothèque de l'Assemblée, enfin c'était quand même autrement plus hard que ce que nous on fait.
Donc franchement là, ils sont et il y a un truc qui est en train de se passer qui est extrêmement grave, c'est c'est la disciplinarisation de l'Assemblée nationale. Moi, je suis effrayé par la pauvreté historique et et intellectuelle et morale de la présidente de l'Assemblée nationale. Donc moi, moi j'ai demand je je vais écrire là pour demander à être sanctionné aussi parce que quand on a agité une pancarte à une date où il y a que les insoumis, ils ont ils ont une une sanction.
Moi, je l'ai agité une semaine, je vois j'ai agité, j'ai levé une pancarte 10 secondes une semaine après, rien. Et donc, en plus, on voit bien qu'il y a une volonté en plus de d'essayer de faire le tri pour essayer de commencer à nous diviser. Je trouve ça mais vraiment d'une médiocrité absolue.
Donc, on sera aussi, quel que soit après on peut on peut condamner moralement, on peut ne pas être d'accord, moi il y a des trucs, j'aurais pas fait, on a on a chacun notre style, notre façon d'être et de concevoir notre mandat. Mais enfin ce qui se passe à l'Assemblée nationale quand c'était les parlementaires qui a 20 ans coursaient le président de l'Assemblée nationale jusque dans ses appartements parce qu'il y a eu ça quand même il y avait Jean Marquer dedans, personne va le traiter de terroriste intellectuel. Donc il faut aussi là qu'on revienne un peu à la raison et j'aimerais bien que les macronistes ils servent des vacances parlementaires là pour ouvrir quelques livres d'histoire et qu'il voi ce qui se passait à l'Assemblée nationale et la vivacité des débats.
On n pas fait les lois sur la République, la laïcité, sur les grandes conquêtes sociales, sur la peine de mort et cetera comme ça en disant "Bonjour monsieur, s'il vous plaît, est-ce que je peux ne pas être d'accord avec vous Non, il y a du débat à l'Assemblée nationale et on va le faire vivre, croyez-nous. Très bien. Deuxème question.
Euh la deuxième question, elle portait sur un autre sujet qui était donc c'est Michel qui demande "Le RN n'est-il pas le grand bénéficiaire si la gauche n'est pas unie pour 2027 ?" Je pense que c'est la crainte. C'est clair.
Enfin, c'est clair que si on n'est pas uni, d'abord, on aura servi à rien. Moi, je veux pas être la génération qui permet à l'extrême droite d'arriver au pouvoir et qui lui permet même aujourd'hui d'influencer complètement les politiques publiques. On voit les propos de Bruno Lemer ce matin.
Franchement, si c'est pour que Le Pen écrive les éléments de langage du gouvernement, moi je fais toujours une distinction, je sais que certains la font pas, mais moi je mets toujours une distinction entre n'importe qui et l'extrême droite et et voilà. Bon, je rouvre pas ces débats là ici, mais franchement, on a une responsabilité là historique. Euh et c'est pour ça que j'entends ce qui était dit tout à l'heure sur la gauche.
La responsabilité, elle est un effectivement euh de gagner, de transformer la société radicalement derrière parce qu'effectivement sinon derrière ce sera Le Pen et l'excrèmement hâte. C'est pour ça qu'il y a besoin d'un mouvement social fort, qu' y a besoin d'organisations syndicales qui sont fortes, il y a besoin que les citoyens et leur mots à dire. C'est pour ça qu'on est pour la 6e République parce que y compris même si on arrivait avec les meilleures intentions du monde au pouvoir seul sans mouvement social, sans soutien citoyen, mais en fait à la fin il y a quand même des intérêts économiques, financiers euh une force des lobby euh dans le monde en Europe et en France qui est colossal.
Donc bien sûr, on a besoin de maintenir l'unité, d'y donner du contenu, d'avoir des idées à à proposer. Ce qu'on a commencé à faire avec notre programme de 650 mesures, on a besoin de travailler sur le temps libéré, pas simplement être en résistance à Macron et à Le Pen, mais vraiment de tracer un chemin euh qui soit un peu optimiste pour tout le monde. Donc bien sûr, bien sûr, bien sûr que notre unité, elle est pas suffisante.
Elle elle suffit pas pour gagner l'unité. Euh voilà, sinon on aurait gagné la législative. Mais enfin, elle est le préalable indispensable à tout parce que sinon là, on serait peut-être là ce soir en train de parler tous les deux mais comme pas comme parlementaire et surtout la réforme des retraites, elle serait passée comme une lettre à la poste.
S'il y avait eu que du RN en face de Macron, il y aurait eu de jours de débat bien poli tout ça parce que la respectabilité de Le Pen et cetera et puis là on parlerait plus de la réforme des retraites, elle serait entérinée, tout le monde serait résigné. Donc on a au moins cette utilitélit, c'est vrai que il y a une responsabilité sans doute des mouvements de gauche, mais quand même il faut bien rappeler que les principaux responsables de la montée du RN, c'est quand même le gouvernement. Est-ce qu' évidemment quand vous euh enfin écrasez le débat parlementaire comme comme vous le faites, que vous écoutez absolument pas le les mouvements sociaux, bah vous faites monter l'extrême droite.
Donc oui, on peut toujours s'autoflageller et dire qu'on fait pas assez bien [grognement] et prendre notre part de responsabilité. Mais là, en fait, le gouvernement est en train de faire le le travail du RN qui euh récolte, voilà, qui a qui a plus qu'à se pointer à dire "Oh oui, mais nous euh nous on sera élu en 2027". Voilà, on est contre la réforme, on est contre les 64 ans aussi.
Euh après la meilleure réponse effectivement euh c'est euh c'est c'est le collectif partout enfin c'est le et les collectifs partout où on peut en recréer parce que c'est la c'est le meilleur rempart par rapport à l'extrême droite. Une dernière question et après faut qu'on rende l'antenne. Antoine non [rires] je voula dire un truc.
Vas-y vas-y. Nous on est en vacances, on peut rester toute la semaine. Ouais c'est ça on s'en fout.
Non, il y a Non, il y avait deux trucs. Premièrement, je pense pas que le RN, contrairement à à au blabla médiatique sur le sujet, je ne crois pas que le RN sorte vainqueur de la la séquence qu'on qui vient de s'écouler parce que ils ont rien foutu, littéralement, ils n'ont rien fait. Ils ont pas déposé d'amendements, ils se sont pas battus, ils ont pas été solidaires du mouvement social et s'ils ont été solidaires de quelque chose, c'était des policiers qui mettaient des coups de matraque.
Donc non, je ne pense pas que le Rassemblement national sorte vainqueur à part dans les discours de d'éditorialistes qui ont un intérêt bien compris à ce que ça soit le Rassemblement national qui sort de vainqueur parce que c'est le diable de confort du système et que face à lui la dernière fois en tout cas Emmanuel Macron s'est fait élire ce qui ne sera sans doute pas le cas ce qui ne serait sans doute pas le cas cette fois-ci parce que précisément ils ont tellement travaillé pour que le faire monter que à la fin il est il est en capacité de l'emporter. Et d'ailleurs, si tu regardes le son, il y a un sondage qui était qui était incroyable, c'est plus tu es d'extrême droite à la Macronie, plus tu fais monter Le Pen. Le sondage qui teste d'Armanin qui est celui qui fait le le Pen de service de la Macronie, boum, elle est à 35.
Mais après, enfin, il y a il y a eu un deuxième tour dans l'élection présidentielle et au deuxème tour, il y a quand même 44 % des gens qui ont voté pour elle. Donc oui, potentiellement, il y a des gens qui ont déjà voté pour elle au deuxème tour qui sont prêts à le faire dès le premier. Mais nous ce qu'on doit faire et notre rôle et notre tâche historique, c'est précisément de faire en sorte de faire comprendre aux gens que Le Pen ne changerait absolument rien à la situation économique et que même elle l'aggraverait dans le sens du capitalisme.
Parce que qu'est-ce qu'elle proposait par exemple sur l'augmentation des salaires ? Elle proposait de baisser les cotisations retraites pour que ensuite et bien il puisse y avoir une augmentation du salaire net de 10 %. Donc on fait quoi une fois qu'on a baissé les cotisations en retraite ? on fait une réforme de retraite et c'est la raison pour laquelle tu as raison de dire qu'elle ne supprimera pas la réforme des retraite parce que elle est dans une logique qui est purement celle du patronat et c'est aussi la raison pour laquelle il fallait que nous la battions à à l'élection présidentielle et je voulais dire un autre truc mais vu que j'ai déjà été trop long je me tais vas-y dernière question après peut-être que tu pourras dire ton truc ou euh ben je sélectionne alors mais il y a blabla à moi qui demande et [grognement] je crois que c'est une question pour Antoine donc tu vas pouvoir reparler ce qui me gêne dans votre discours, c'est que vous êtes responsable d'avoir demandé à voter Macron.
Donc il parle du second tour de précisément ce que je viens de dire pour moi ça mais ça c'est mais non mais c'est c'est précisément ce que je viens de dire. Le Marine Le Pen n'est pas une alliée du mouvement social. C'est pire en réalité parce que Marine enfin je veux dire moi pour moi c'est bon blanc et Blancbonnet de toute façon ils font à peu près la même politique et tu l'as dit sur sur Mayotte c'est clairement le cas et plus ça va plus ils vont dans son sens en ayant l'impression que si jamais ils essayent d'aller vers elle ils vont grignoter un petit peu de voix et cetera mais ça fout le bazar y compris à l'intérieur de la Macronie mais Marine Le Pen n'aurait pas fait une politique différente de celle d'Emmanuel Macron ça n'est pas vrai je veux dire Marine Le Pen son projet pour la retraite c'était 60 à 67 ans en fon en fonction des conditions de de chacun des personnes, c'était détruire la sécurité sociale, c'était détruire le joli mot de fraternité et d'égalité qui font notre devise nationale.
Et alors pour le coup, si on est très insatisfait de la manière dont les libertés publiques s'appliquent dans notre pays, je peux vous dire qu'avec Marine Le Pen, ça aurait été une autre paire de manche parce qu'en matière de criminalisation des militants écologistes, de criminalisation des syndicalistes, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle ne soutient pas le mouvement social parce qu'elle n'est pas d'accord avec les mobilisations sociales. Elle est pas d'accord Marine Le Pen quand on bloque une entreprise, elle est pas d'accord quand les gens se mettent en grève et ceux qui s'emprennent le plus souvent au droit de grève dans les pays où ils arrivent au pouvoir, c'est l'extrême droite. ceux qui s'emprennent le plus au droit des travers des violence autorisé dans attongrie ils ont fait un truc incroyable ils ont fait les heures supplémentaires payé 1 an ou 3 ans plus tard je me souviens plus enfin c'est c'est c'est du macronisme version XXL quoi.
Moi moi j'invite juste les ceux qui nous regardent pour pas tomber dans le discours de Le Penz la normalisation je sais pas quoi à regarder les débats qui en commission des lois dans laquelle on siège tous les deux avec Antoine parce que là on parle liberté publique on parle sécurité ils sont hallucinants. Il y en a une qui est avocate, je sais plus comment elle s'appelle là, petite mamie qui a l'air toute sympa comme ça, mais c'est effrayant ce qu'elle raconte. Et juste un truc parce que quand on voit bien, il y a un discours qui nous aussi parfois peut nous acclimater quand même.
Le pen fils, c'est pas la même chose que le pen père qui est pas la même chose que machin que truc et cetera. Euh ces gens-là, ça fait 40 ans qu'ils attendent d'arriver au pouvoir. Quand ils vont y arriver, c'est pas pour enfiler des perles et pour être bisounours.
Quand ils vont y arriver, c'est pour appliquer un projet politique. Quand ces gens-là qui sont parlementaires ou Marine Le Pen ont adhéré au Front National, c'était au moment où Le Pen faisait ses sorties sur les chambres à gaz et cetera. On sait pourquoi ils veulent conquérir le pouvoir.
Donc ils ont un intérêt historique, j'allais dire et électoral à maquiller ce qu'ils sont. Mais dès qu'on les titi un peu, regardez de Fournas quand il a quand il a insulté notre camarade Carlos. Franchement c'est c'est c'est ça ressort, ça rejeille.
Ces gens sont l'extrême droite et moi je pense l'une des plus dures en Europe. Ils sont les héritiers d'une extrême droite qui a déjà gouverné le pays dans les années 40 avec le maréchal Pétin. Ils sont des gens qui ont qui ont été matricés.
C'est un parti fondé par d'ancien Vaffens. Donc pour moi, ils sont encore pire qu'Orban, ils sont encore pire que Trump. Et par ailleurs, on a des institutions, on parle des États-Unis.
Aux États-Unis, vous avez un Parlement qui a du pouvoir face au président. Vous avez une Cour suprême qui a du pouvoir face au président. Nous, voyez le Conseil constitutionnel, voyez le parlement comment il peut être muselé, voyez les syndicalistes, comment ils peuvent être criminalisés.
Confier les pleins pouvoirs à à Le Pen un jour, c'est la garantie ou la quasi certitude qu'on les peut on peut pas les retrouver démocratiquement. C'est ça aussi est criminel de faire c'est tout sur le outil ensuite enf c'est à croire qu'ils le font exprès. D'ailleurs, je pense qu'en fait ils en ont rien à faire de de leur héritage sur la République.
C'est les startupers de la politique. Ils ont fait ça, ils feront autre chose après. Ils iront faire du fric dans des lobby ou je sais pas où dans des cabinets de conseil.
Ils feront les PowerPoint McKiné là comme on a eu le droit l'autre jour en commission des lois avec Darmanin qui est venu nous montrer des choses sur PowerPoint pour nous expliquer ce que c'était maintien de l'ordre à Saint-Soline. Ils iront faire ça. Ils iront faire [rires] ça et donc et donc ils n'ont pas de sens de l'État.
Ils n'ont pas de sens de l'intérêt de la République. On peut être d'accord. Moi il y a des gens de droite avec qui on siège qui je suis d'accord sur rien mais je sais qu'à la fin quand même ils sont un peu soucieux de la République, ils sont un peu les héritiers de Chirak face à Le Pen et cetera.
Les macronistes en ont rien à faire de ce qui se passera après eux. Donc vraiment là, on a intérêt nous à et on sait qu'on a une responsabilité, pas que nous les partis politiques que la NIPS, voilà, on a une responsabilité à construire un truc qui sera une vraie alternative et je me tais 1 heure et de3 d'émission, c'est bon, on peut rendre l'antenne Antoine ? Oui, on est en vacances, on a le temps.
Une conclusion sympa des conclusions [rires] arrê copain ou le truc que je voulais dire tout à l'heure, c'est on parlait de l'unité de la gauche, l'unité de la NUPES et cetera. Moi, je pense qu'il faut aller plus loin et je pense qu'il faut que et pas forcément dans les élections parce que c'est ça serait peut-être pas possible, j'en sais rien, mais en tout cas dans nos modes d'action, il faut que de plus en plus on on tente vers de la constitution de quelque chose qui ressemble à un front populaire dans lequel il y a les partis politiques, les syndicats, les organisations même dissoutes. Euh moi je pense que c'est comme ça qu'on est puissant parce qu'on le voit bien sur le terrain en fait, on est déjà tous là avec nos drapeaux qui viennent des syndicats, qui viennent des partis, qui viennent des associations, qui viennent un peu partout.
Des fois, il y en a qui ont même deux casquettes ou trois casquettes parce qu'ils sont militants dans plein de trucs. Et je crois qu'on en a tous marre en fait de se tirer dans les pattes alors qu'on pourrait être tellement fort si on était uni quoi. Ça fait bien.
Donc euh donc voilà, je moi c'est un peu le message d'espoir que je que je veux donner mais c'est que maintenant on a franchi un premier cas puis il faut qu'on franchisse le deuxième et quelque part même la NUPES bah c'est pas assez qu'on aille encore plus loin. Il a raison, il a dit les termes. Merci beaucoup à tous d'être venu sur le plateau de l'émission populaire.
Merci Eva. Merci à tous les copains qui m'ont aidé à préparer cette émission. On se retrouve mardi prochain.
Mur ciao !
Antoine Léaument