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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 14 octobre 2025 48 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Sébastien Lecornu a-t-il sauvé sa tête ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les détails de la suspension de la réforme des retraites annoncée par Sébastien Lecornu ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment le Parti socialiste évalue-t-il cette suspension comme une victoire ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Les Républicains menacent-ils de censurer le gouvernement ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques financiers de cette suspension pour les retraites ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Laurence Rossignol, est-ce que cette suspension est une victoire pour les Français ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Violette Spielbou, comment justifiez-vous cette suspension malgré son coût ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Sébastien LecornuPromesse
    « Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. »
  • 3:45Sébastien LecornuPromesse
    « Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On ouvre la première page de ce 213, je vous le disais dans les titres, saut d'obstacle a priori réussi pour Sébastien Lecornu qui semble avoir sauvé sa tête de Premier ministre. En tout cas, pour l'instant, on va en parler avec nos invités sur ce plateau de cette nouvelle donne politique avec sur notre plateau Laurence Rossignol. Bonsoir.

Vous êtes sénatrice PS du Val de Marne, ancienne ministre. À vos côtés, Paul Cassia. Bonsoir Paul, professeur de droit public à l'université paren Panthéon Sorbon.

Et je précise que vous avez été candidat du modem des haut de scènes aux législatifs de 2012. Il y a prescription. Il y a prescription mais on le dit à pour à nos téléspectateurs comme ça tout est tout est transparent.

Étienne Lefèvre, rédacteur en chef des Échos avec qui nous sommes en partenariat sur cette émission et puis Violette Spielbou, bonsoir. Vous êtes député Renaissance du Nord et également candidate à la mairie de Lille en 2026. Alors on va tout de suite aller sur le terrain de ce qui s'est joué aujourd'hui dans l'hémicycle.

Grosse journée, grosse actualité politique et effectivement pour l'instant a priori Sébastien Lecornu qui semble avoir convaincu, allez, j'allais dire une petite majorité mais une majorité quand même à l'Assemblée nationale et pour l'instant la menace de censure semble écartée à court terme. Vous voyez que je mets beaucoup de beaucoup de précautions, mais on va voir pourquoi. Regardez d'abord le reportage le récit de la journée de Julien Cholin et Julien Abapsa et on en parle juste après.

Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028. Et si Sébastien lecornu avait dénoué la crise politique de cet automne ?

Suspendre la réforme des retraites, une main tendue à la gauche, nécessaire pour les uns, un sacrifice incompréhensible pour d'autres, un paris risqué en tout cas pour le Premier ministre, Sébastien Lecnu. Une stratégie préparée soigneusement en amont. Ce matin, les députés macronistes Horizon LR sont conviés à Matignon.

Le premier ministre va leur annoncer sa décision. C'est quoi l'objectif de cette réunion s'il vous plaît ? Écoutez.

Et surtout rassurer les députés réunis autour de Sébastien Lecnu. Le premier ministre va bouger, écrit l'un d'eux, mais sans faire n'importe quoi, assuret-il. On peut dire que vous êtes là pour resserrer les rangs.

Je sais pas si là les questions de resserrer les rangs, pas resserrer les rangs, les desserrer et cetera. Les temps sont un peu compliqués. C'est vrai qu'on a eu quelques déconvenus au cours des derniers jours.

Suspendre l'une des réformes les plus symboliques du quinquena. Un sacrifice pour convaincre le PS. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions.

La suspension pour faire mieux ce soir les socialistes s'affichent satisfos. Leurs demandes ont été entendues. Le premier ministre renonce aussi au 493 avec un mantra répété cette fois.

Le gouvernement proposera, "Nous débattrons, vous voterez." À la sortie, le PS savoure. Ne censureront pas le gouvernement de Sébastien Lecnu.

Nous avons obtenu la plus belle victoire du mouvement social depuis 25 ans. Pour rassurer son camp et les marchés financiers, Sébastien Lecnu insiste. Suspendre, ce n'est pas renoncé, ce n'est pas reculé.

Mais les parlementaires du bloc central s'affichent résigné à l'image du patron des députés Horizon inquiets. Suspendre la réforme des retraites pour offrir une victoire politique aussi symbolique qu'éphémère au groupe socialiste, est une dangereuse facilité. Quant aux républicains pourrait-il aller plus loin et censurer Sébastien Lecnu ?

À la tribune Laurent Vauquier l'exclu. Mais sur X, le parti de Bruno Retillot fulmine. Ce gouvernement est l'otage des socialistes, écrit-il.

Ericioti lui tend la main àr propose à Bruno Retaillot une rencontre et appelle à censurer. Marine Le Pen avait déjà donné le ton ce matin. Retourner aux urnes.

Tout comme à gauche les écologistes, les communistes et la France insoumise qui interroge la légitimité de Sébastien Lecu. Votre présence devant nous est un appront à la démocratie. Les motion de censure de la France insoumise et du RN devrait être étudiée jeudi matin.

Vous voulez que le Parlement débatte ? Violette Spilbou, député Renaissance. On l'a entendu la réforme des retraites l'une sinon la réforme emblématique du 2e mandat d'Emmanuel Macron.

Et ce qu'il faut savoir ou mettre appuyer sur le bouton pause pour que voilà que les choses là aillent dans le bon sens et peut-être qu'on arrive à l'adoption d'un budget même si c'est peut-être un renoncement pour vous à travers cette suspension de la réforme des retraites en fait le premier ministre nous propose d'avancer. Il a bien souligné le fait qu'il souhaitait pouvoir donner l'image d'une France unie, même si c'est une courte majorité, mais qui permettent autour d'un certain nombre de conditions qui ont été posées en particulier par le Parti socialiste de se retrouver, d'avoir des points d'accord. Et donc c'est un travail qui a été entamé déjà depuis plusieurs semaines avec des concertations avec les groupes politiques, avec les syndicats que Sébastien Lecornu a entendu à de nombreuses reprises et qui a fait que même nous étions préparés à se bouger sur les retraites.

Moi je crois que c'est une bonne chose. Est-ce que ça veut dire il fallait la pilule est dure à avaler mais voilà, il fallait l'avaler. Euh non mais vous savez c'est surtout les Français auxquels je pense parce que les Français depuis 2023 ils étaient très blessés. il y avait cette blessure démocratique de la réforme des retraites du 493 qui avait conduit à l'adoption de cette réforme et elle n'a jamais été acceptée.

Donc aujourd'hui écouter les Français, leur montrer de la considération peut-être un peu de reconnaissance aussi dans ce que ce que disent les gens qu'on entend partout y compris moi dans ma circonscription écouter les Français parce qu'il y a eu beaucoup de d'oppositions. On peut on peut oui critiquer tout ce qui s'est passé avant, mais aujourd'hui on est dans dans une journée importante et une journée où moi ce que je retiens c'est avancer, réaffirmer qu'on peut trouver des solutions, qu'on peut trouver des compromis et c'est en tout cas ce que beaucoup de nos concitoyens nous remontent quand on est sur le terrain à la rencontre des habitants. Ils nous disent "Mettez-vous d'accord, trouvez un compromis parce que nous la haine, les invectives, on nen peut plus, on n' pas envie de cette image là des politiques." Je crois que ça redonne un peu confiance.

Après, il y a le sujet budgétaire globalement pour la France qui qu'il faudra travailler à travers ce budget globalement. Laurence Rossignol, le Parti socialiste parlait ce soir d'une d'une grande victoire. C'est votre c'est votre avis ?

Oui, c'est vrai. Nous nous avons été très constants depuis la fin du mois d'août depuis que nous avons présenté nos propositions pour le budget, c'està-dire ils étaient organisé autour de trois grands axes. D'abord, la question de de l'injustice fiscale et la nécessité de taxer les haut patrimoines.

Deuxièmement, la suspension de la réforme des retraites. Troisièmement, un coup de pouce sur le pouvoir d'achat. Et enfin, nous avons encadré ça dans la nécessité de d'assouplir un peu la trajectoire budgétaire, c'est-à-dire que nous sommes tout à fait conscients euh des enjeux de du budget et de la nécessité de baisser la charge de la dette pour le budget de la France.

Pour autant, nous pensions toujours que euh le rythme qu'a choisi le gouvernement est un rythme trop douloureux pour les Français. Donc nous avions dit euh très clairement euh de manière très transparente, voilà nous ce qui nous paraît important, le gouvernement aujourd'hui. Alors d'abord le gouvernement a annoncé que il est renoncé au 493.

Déjà c'est une bonne chose. On va pouvoir mener le débat au Parlement et enfin surtout pour les députés. Nous on n'a pas de 493 au Sénat mais les députés vont pouvoir mener le débat jusqu'au bout.

Et puis ensuite l'annonce du premier ministre d'une suspension de la réforme des retraites à la fois sur le critère d'âge mais aussi sur l'accélération du nombre de trimestres nécessaires pour avoir une carrière pleine a été euh annoncé et c'est une excellente chose. C'est quand même alors les chiffres sont 1 million et demi. J'ai entendu, a dit le le Premier ministre, euh toutes les classes d'âge 64 et 65 né en 1964 et né en 1965 vont pouvoir partir sans être impacté par la réforme borne.

C'est-à-dire qu'elles partiront à 62 ans et 9 mois, ils vont gagner 6 mois. Euh c'est important parce que cette réforme de retraite, c'était à la fois une blessure démocratique mais c'était surtout une blessure sociale. Le tout dans un climat de compréhension, de perception du des deux quinquenas Macron comme étant des quinquenas injustes.

Euh le le fameux président des riches, c'est caricatural mais ça disait quelque chose et l'impression que les efforts étaient pas partagés, que les pour ceux pour qui c'était déjà le plus dur, ça allait être toujours encore plus dur. Et en même temps, il est vrai que euh toute une partie euh de ce qu'on appelle les ultra riches se sont considérablement enrichis. Donc il y a effectivement une réparation qui se fait mais ça ne fait que commencer.

Euh ça ne fait que commencer. On va en parler évidemment durant cette émission parce que voilà euh quand on dit le soldat euh le cornu a sauvé sa tête, enfin c'est on a l'impression de parler en terme vraiment de de survie en terme de jour vu la politique ces ces derniers temps. Donc c'était pas ce que je voulais dire.

Je je je parle pas exclusivement en terme de menace, de censure. Nous nous sommes dans l'opposition, donc nous faisons notre travail d'opposition et nous ne soutenons pas le gouvernement ni même ce projet de budget et nous ne changerons pas. Mais quand je dis tout tout va commencer, c'est-à-dire qu'on va enfin discuter au Parlement et le Premier ministé est engagé qu'on puisse discuter à la fois de la taxation des haut patrimoines, mais aussi des mesures pour le pouvoir d'achat et également d'un certain nombre de mesures d'économie qui sont prévues dans ce budget que nous ne pensons pas acceptable pour les Français.

Je pense particulièrement à à au doublement de la franchise médicale. Mais tout ça c'est le débat budgétaire et c'est normal que ça vous voulez dire parce que ça c'est on y reviendra mais c'est quand même important. C'est le le le l'une des informations évidemment de la journée que le Parti socialiste, vous souhaitez avoir une approche constructive mais pérenne pour euh jusqu'où ce sera possible en tout cas de ne pas refaire le yoyo qu'on a vu des uns et des autres ces ces derniers temps.

Ce que vous vous dites, si on a ces conditions-là qu'on a vu hein et qu'on va aborder suspension des de la réforme des retraites, abandon du 493 et cetera, vous vous dites "OK, c'est un attelage qui peut durer un certain temps." Non, ce que nous disons, c'est que à cet instant, nous ne voterons pas euh de les motions de censure. Nous ne déposerons pas de motion de censure, ce qu'on appelle dans le jargon a priori, c'est-à-dire dès la déclaration de politique générale et que nous voulons que le débat ait lieu.

Après nous n'allons pas non plus menacer à chaque instant de la censure mais nous allons bagarrer au parlement et ça va être compliqué parce que les équilibres sont compliqués et le premier ministre a pris des engagements. J'espère que les députés du bloc central vont soutenir les engagements du premier ministre parce que on l'a dit, c'est un paris ce qu'on fait mais ce paris pour qu'il soit profitable pour les pour les Français, pas pour nous mais pour les Français, faut qu'il y ait un minimum de confiance et que chacun tienne les engagements qu'il a pris et le premier ministre en a pris. Donc il devra quand même obtenir de ses députés que il réalise par leur vote d'amendement dans le dans l'hémicycle les engagements qu'il a pris.

Euh mais ce qui est important surtout, c'est que pour les Français, on pense qu'on peut améliorer les choses. J'entendais hier euh sur le dans une radio du service public euh le leader de la France insoumise euh qui disait euh "Nous nous ne sommes pas des syndicalistes" comme si euh quand on fait de la politique, il était honteux de se comportant syndicaliste. Écoutez, nous nous sommes certes l'opposition à ce gouvernement, mais nous sommes aussi là pour améliorer la vie des Français.

Être dans l'opposition, ce n'est pas que faire tomber les gouvernements, c'est améliorer la vie des Français. Et je pense qu'aujourd'hui sur la réforme des retraites, nous avons déjà réussi quelque chose. Alors justement euh on on va continuer le le débat avec nos avec nos nos politologues en en plateau euh et on va développer justement ce que vous venez de dire notamment sur la réforme des des retraites.

Juste dans l'émission, vous le savez Étienne et Paul, on aime bien regarder un petit peu dans le rétro. Euh donc avant d'aller d'aller développer ces thèmes-là, je vais vous emmener 37 ans en arrière et vous allez voir que en fait on a toujours dit que là la France était dans situation inédite. C'est vrai, mais il y a quand même eu quelques quelques petits précédents.

Tout n'est pas toujours comparable, mais écoutez, je vous emmène donc 37 ans en arrière, vous allez voir qu'il y a quand même certaines comparaisons. Aucune formation ne détient la majorité absolue dans cette assemblée. Les socialistes dont j'ai la fierté d'être.

Ils sont majoritaires mais de manière seulement relative. Ainsi en ont décidé les Français. Notre tâche des lors n'est pas simplement de nous en accommoder, d'essayer tant bien que mal de rassembler des voix au hasard des projets.

Les Français ont exprimé ce qu'ils voulaient. leur volonté est notre loi et j'entends l'appliquer. Voilà, Michel Rocard le 29 juin 1988.

Donc là pareil, on était en tout cas dans un gouvernement minoritaire. En tout cas, le PS n'avait pas la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Euh, justement, Etien, est-ce que voilà, on on peut espérer retrouver aujourd'hui ce qu'on a peut-être vu à l'époque, c'est-à-dire ces espèce de tentative de consensus d'être un petit peu transpartisant pour pour le bien des Français.

Alors ce qu'il faut souligner, c'est qu'il y a quand même eu un compromis déjà depuis une semaine qui s'est noué dans la coulisse. Il y a une dizaine de jours à l'Élysée, on vous expliquait, il est hors de question de suspendre la réforme des retraites. C'était même pas en rêve.

Ensuite, il y a eu la chute du gouvernement le Cornu et il a fallu donc bouger les lignes et il y a eu ce fameux cette fameuse discussion entre le chef d'état et le premier ministre à l'issue de la réunion à l'Élysée vendredi après-midi avec les leaders politiques qui était très tendu notamment sur ce sujet des retraites et où le premier ministre a exigé avant d'être nommé d'avoir davantage les mains libres bah pour lâcher davantage de l'est vis-à-vis du parti socialiste. En échange parce qu'il y a quand même de l'autre côté le chef de l'État voulait absolument il parlait de décalage de la réforme des retraites. Il voulait pas que ce soit une abrogation, c'est-à-dire que toute la structure soit fichue par terre quoi qu'il arrive ensuite.

Et là-dessus, on est arrivé aujourd'hui à à cette forme de compromis qui est d'ici 2027 et même 2028. Il y a pas de hausse de la de l'âge légal de la retraite, il y a pas de hausse de la durée de cotisation nécessaire requise. Donc ça c'était la double demande du Parti socialiste.

En revanche, au-delà si aucune réforme n'est votée d'ici là euh par le futur président ou la future présidente en 2027, et bien la réforme se réenclenchera euh avec les trimestres. Donc il va y avoir une un coût budgétaire très important et puis un signal qui est envoyé un coût d'à peu près 3 milliards d'euros estimés en 2027. En revanche, il y a pas une paume de ce qu'on évoquait 15 milliards à l'horizon 2035, ce qui est effrayé notamment les marchés financiers.

Ça c'est pas le cas. Et du côté des partis du Parti socialiste, on a préféré mettre l'accent sur la durée de cotisation parce que là ça fait bouger en effet les lignes et pour plusieurs classes d'âge dans les deux années qui viennent euh plutôt qu'avoir une position qui serait qui obligerait le chef de l'État à à abroger sa réforme avec des des secousses financières qui seraient très importantes. Et la preuve en est, c'est qu'aujourd'hui et ben les marchés financiers sont restés très calmes.

Les taux d'intérêt de la dette française ont même baissé. Alors, c'est lié à ça, mais c'est lié aussi au fait que les marchés préfèrent la stabilité politique. Ils ont peut-être une vision très court termiste parce que en revanche, ils vont peut-être s'apercevoir que ensuite lors des débats à l'assemblée, ça va être beaucoup plus compliqué parce qu'il y aura le Parti socialiste, il y aura le plug central, mais il y aura les LR, il y aura toutes les autres formations de gauche, il y aura le Rassemblement national et ça va être beaucoup plus compliqué et notamment sur les sujets des retraites parce que les jeux sont pas faits. une proposition du Premier ministre, mais maintenant il va falloir la faire voter à l'Assemblée nationale.

Et c'est une des raisons pour lesquelles Emmanuel Macron ne voulait pas rouvrir ce chantier, c'est parce que il considérait que si on allait rouvrir ce chantier au Parlement, on savait pas du tout comment ça risquait de finir. Donc le les jeux sont loin d'être fait. Euh Paul euh Paul Casia sur sur cette réforme des retraites dont on a parlé des heures durant sur ce sur ce plateau et sur tous les autres.

Euh si on refait le cheminement d'Emmanuel Macron, où est-ce que ça où est-ce que ça a raté ? Est-ce que c'est dès le début qu'il y a pas eu assez de concertation, assez de pédagogie ? Euh pourquoi dans ce cas-là, on n pas tout de suite, j'allais dire, envoyé un Sébastien Lecnu en en démineur, en chef qui a l'air d'arriver à certains résultats aujourd'hui ?

Je suis probablement pas en mesure de faire le cheminement d'Emmanuel Macron, mais de de vu de l'extérieur, il faut avoir à l'esprit que la réforme des retraite s'est produite en 2023 à une époque où je parle sous le contrôle des parlementaires ici présents où la majorité relative était beaucoup moins relative que qu'aujourd'hui et donc où par conséquent la dissolution de 2024. Oui. Où par conséquent l'article 493 pouvait être utilisé.

Il a d'ailleurs été très fréquemment par la première ministre de l'époque Ellisabeth Borne à de multiples reprises sans trop de risque pour la majorité présidentielle relative. Ce qui a permis de faire passer un texte qui sur le fond était soumis à de nombreuses critiques, le report de l'âge légal à la retraite et surtout sur la forme, ça a été dit, a été perçu par beaucoup comme étant d'une grande violence démocratique pour la raison que ce texte a été adopté sans vote. C'est le 493 qui l'a qui a permis ce pass cette réforme majeure du Kakena Macron sans vote.

Et cet écueil démocratique, en réalité on le retrouve aujourd'hui. On reproche à la majorité présidentiel d'alors de ne pas avoir été jusqu'au bout du processus, de ne pas avoir voté, fait voter sur ce texte. Peut-être ne serait-il pas passé en 2023.

Euh et le débat revient aujourd'hui, ce qui conduit à la nécessaire suspension pour que le Premier ministre d'aujourd'hui trouve une minorité relative lui permettant de ne pas faire l'objet d'une censure dès jeudi. Alors pour continuer le débat évidemment on va on va vous retrouver, vous restez avec nous. On va juste aller parler un petit peu chiffre pour que nos téléspectateurs comprennent de quoi il s'agit.

On va retrouver Marine Mulset au hub. Bonsoir Marine. Alors justement qu'est-ce que change cette suspension de la réforme ?

La question toute simple que se posent nos téléspectateurs. À quel âge on va partir en retraite ? En tout cas, pour ceux qui pour qui ça approche et bien écoutez en tout cas ça va concerner toutes les personnes qui sont nées après 1964.

Alors on va euh reprendre la réforme de 2023 telle que voulue par le gouvernement borne. Et bien la réforme prévoyait de faire reculer progressivement l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans en 2030. Mais avec la suspension annoncée par le Premier ministre devant l'Assemblée aujourd'hui, et bien euh les euh l'âge est fixé à 62 ans et 9 mois et ce jusqu'à janvier 2028.

Mais l'autre facteur à prendre en compte pour pouvoir partir à la retraite à Tauplin et bien c'est la durée de cotisation. Donc la réforme de 2023 prévoyait de travailler 43 ans soit 172 trimestres d'ici à 2027. Mais voilà, ça aussi ça a été annoncé par Sébastien Lecornu.

La durée de cotisation reste fixée à 170 trimestres, donc un peu moins de 42 ans et demi. On gagne on gagne entre guillemets deux trimestres. Euh combien ça va coûter Marine ?

Et bien Sébastien Lecnu devant l'assemblée tout à l'heure a annoncé que ça coûterait 400 millions d'euros en 2026, 1,8 milliards d'euros en 2027. Mais voilà, la Cour des comptes avait fait des estimations. Si la réforme venait à être suspendue à 63 ans, elle avait estimé que ça coûterait 13 milliards d'euros par an d'ici 2035.

Mais avec une suspension à 62 ans et 9 mois, et bien ces estimations ont peut-être été sous-évaluées. Merci Marine pour toutes ces précisions chiffrées qui vont nourrir la suite de notre débat. Justement, je vais retrouver notre plateau et nos deux euh parlementaires.

Justement Violette Spielbou, on vient de on vient de l'entendre. C'était quand même une réforme que vous jugiez indispensable que vous jugez toujours indispensable mais vous vous dites bah voilà on appuie sur pause et puis ce sera aux prochaines échéances électorales notamment la présidentielle de 2027 de tranché. Finalement c'est dans un an et demi.

C'est c'est un choix c'est un choix du premier ministre aussi de de séparer deux temporalités. On a la temporalité de la crise politique et démocratique d'aujourd'hui qu'on doit absolument résoudre pour assurer les Français, pour redonner de la stabilité finalement aussi aux pays mais aux entrepreneurs, aux agriculteurs, au PME, TPE qui aujourd'hui sont en grande souffrance. Il y a beaucoup de redressements judiciaires, de gens qui sont en dépôt de bilan, il y a beaucoup d'inquiétude sur l'avenir.

Et donc cette temporalité, c'est celle du compromis de cette pose pour pouvoir travailler au Parlement, au Sénat et à l'Assemblée nationale. Et puis la deuxième temporalité, celle qui a mené à des décisions politiques de certains responsables aujourd'hui, c'est de de se dire que c'est au moment de la présidentielle 202 que reviendraient les grands choix pour les Français sur notamment la réforme de retraite des retraites sur la base pas de rien mais d'un an et demi de travail avec cette conférence sociale qu'il appelle de ses vœux qu'il veut mettre en place une sorte de nouveau conclave mais qui ne soit pas dans la même temporalité et qui viennent nourrir le débat des retraites, c'est-à-dire en fait arriver sur une retraite à point, une retraite par capitalisation. Nous, c'est plutôt dans le groupe ensemble pour la République ce qu'on a ce qu'on a porté dans d'ailleurs le premier quinquena où j'étais pas encore député, mais je pense que ces débats là, ils doivent se réouvrir.

Et moi, je tiens aussi à dire que je pense qu'il y a il y a on va avoir beaucoup de responsabilité, nous les députés du bloc central sur la tenue de la parole donnée par Sébastien Lecornu comme le rappelait madame Rossignol. Euh il faut pas qu'au moment du débat parlementaire, on se retrouve avec des groupes comme les Républicains qui ont eu des positions variables sur la réforme des retraites par exemple qui ne soient pas solidaire à un moment euh de ce compromis euh puisque on est euh solidaire aujourd'hui en ne censurant pas euh le gouvernement. Et donc euh même si on n'est pas d'accord quelque part, moi je crois que là il y a une ligne du compromis qu'il va falloir tenir et sur d'autres sujets, on pourra euh se rassembler avec les socialistes, les ou d'autres euh selon euh les sujets qui seront bons pour les Français euh dans chacune des commissions.

Laurence signal non mais on je crois qu'aujourd'hui il faut savourer le fait que quand même pour les Français c'est une victoire cette réforme des retraites. Elle a été très très mal perçue parce qu'elle a été considérée par les Français comme étant un signe de plus. euh de euh du mépris euh du travail, du mépris de ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre.

Un manque de considération pour ce que c'est que la fatigue au travail et la fatigue d'une vie de travail. Euh et donc c'est très important ce qui se passe aujourd'hui parce nous on est euh vraiment très très satisfait. Enfin je vois le communiqué de la CFDT, je vois ce que dit le secrétaire du parti communiste.

C'est une victoire dit la CFDT, une première victoire première victoire dit Fabien Roussell. Ça veut dire que dans le débat parlementaire, il y en aura il y aura d'autres sujets que nous allons devoir aborder. Et je le premier ministre a dit que la fiscalité des des haut patrimoines, il y avait des anomalies, la formule est est délicate pour signifier qu'il y a un écart terrible entre ce que les uns les plus les uns contribuent et d'autres contribuent moins et que les salariés payent proportionnellement beaucoup plus d'impôts que n'en paye ceux qui vivent des revenus du capital ou qui ont des des hauts patrimoines.

Donc là, on va avoir une une discussion aussi à ce moment-là parce que il n'est pas question de faire payer par les salariés la réforme ce que va coûter la réforme des retraites. On va pas la financer avec d'autres mesures qui vont peser encore sur les plus modestes et sur les salariés. Donc on va voir et puis surtout ça va être intéressant parce que je vois des organisations peut dire voilà le rassemblement national bah quel est leur point de vue sur la taxation des haut patrimoines ?

C'est pas très clair. Euh quel est leur point de vue sur l'impôt ? De manière générale, ces gens disent qu'ils sont contre les impôts pour les services publics mais contre les impôts.

Euh et quel qu quel est leur leur leur vision de la justice sociale ? En fait, dans ce budget, on va commencer à aborder ce qui seront les sujets lourds, les sujets structurants de l'élection présidentielle de 2027. Parce qu'on sait bien que notre pays euh on peut pas dire que tout va continuer comme avant.

On voit très bien qu'on est un moment, on a un basculement. euh la charge de la dette, c'est incontestable. Euh le rapport au travail, euh les questions d'investissement, aujourd'hui euh les entreprises investissent pas assez et les ménages qui ont qui le peuvent épargnent.

On a donc un problème de de dynamisme de notre économie. Or, on pourra pas euh payer les intérêts de la dette correctement si on n' pas un pays qui est économiquement dynamique et de la croissance. Vous ne dites pas il ne faudra pas réformer les retraites mais pas comme ça pas tel que ça a été fait.

Alors déjà bien entendu, il faudra réformer la les retraites parce que la réforme des retraites n'est pas la bonne réforme c'est la réforme borne. Et que c'est un sujet effectivement la charge du des retraites pèse aujourd'hui beaucoup sur le budget de l'État. Ça veut dire que il faut des financements.

Moi, je pense qu'il faut protéger le système de retraite par répartition telle qu'il est aujourd'hui, mais qu'il y aura pleurablement des choses à adapter. C'est pas possible que les gens qui vivent, qui travaillent dans les mé Il est pas possible qu'il y ait des gens qui meurent euh 18 mois après leur retraite et d'autres qui après leur retraite continuent de travailler pendant 10 ans encore dans des métiers intellectuels de conseil euh qu'on voit sur vos plateaux télé par exemple alors qu'il y en a d'autres qui ont pas pu profiter de la retraite. Donc il y a un vrai travail à faire mais il faut que les partenaires sociaux soient remis en situation de confiance déjà avec le politique.

C'est on a un vrai travail de de construction démocratique à retisser parce que quand même le macronisme c'est une catastrophe dans ce pays. Je le dis très clairement les les le les les le quinquena 3/4 de Macron c'est une catastrophe. Tout s'est dégradé.

Les services publics sont dégradés. Le rapport au pays c'est dégradé. La capacité des Français à vivre ensemble c'est dégradé.

Donc nos institutions fonctionnent très mal. Il y a beaucoup à reconstruire et on va commencer peut-être à montrer dans l'exercice budgétaire qu'on peut reconstruire quelque chose et donner envie aux français de reconstruire quelque chose en 2027. Vi, vous voulez réagir et puis après Étien et Paul vont nous donner leur avion.

La refondation du contrat social, ce sont des mots effectivement qu'on s des mot sur pour le bilan d'Emmanuel Macron. Oui, on je pourrais refaire tout l'argumentaire sur le premier quinquena d'Emmanuel Macron, la politique de l'offre, la baisse du chômage, la récréation de 100000 emplois, la réindustrialisation du pays. Il y a plein de choses, l'apprentissage, il y a plein de choses qui ont été très positives.

Mais il faut reconnaître qu'aujourd'hui après Covid, après gilets jaunes, après Covid, après le démarrage de la guerre en Ukraine, et bien oui, la dette est importante. Je crois pas qu'aujourd'hui on soit là pour réargumenter tout sur tout ce qu'on a bien fait. Il faut d'abord avoir de l'humilité quand on est dans le bloc central parce que oui, on a un pays qui souffre.

Oui, on a beaucoup de distance aujourd'hui entre les habitants. Enfin, moi, je suis un marquarol comme à l'île sur ma circonscription et les gens ne sont pas agressifs mais ils sont déçus, désespérés. Ils n'ont plus confiance dans les politiques.

On a beaucoup diffusé hein ces derniers jours sur notre plateau les témoignages des français qui étaient pas très politisé d'ailleurs mais qui étaient plutôt travailler ensemble peu importe droite. Et moi, c'est ce que j'ai entendu aussi. vraiment beaucoup et et à ce titre-là, certains disent "On est un peu euphorique, moi je trouve pas qu'on est euphorique.

On peut se satisfaire d'avoir réussi un compromis." Il pourrait même être plus large ce compromis effectivement mais c'est un début et donc ça redonne de l'espoir à à un certain nombre de Français et ça peut-être pas à tout le monde mais en tout cas à ceux qui qui ont envie de voir une France un peu apaisée. Et ça redonne de l'espoir aussi aux députés pour la qualité du travail ensemble, pour l'utilité que l'on a pour les Français.

Vous savez quand vous débattez d'un budget où vous savez que une semaine après ça va être un 493 où c'est le gouvernement qui va choisir les mesures qu'il retient dans le budget contrairement à tous les amendements que vous avez porté et défendus parfois même avec des collègues d'autres groupes. Bah vous êtes un peu dégoûté. Nous, on n' pas envie de vivre ça.

Et là, le fait que il y ait pas de 493 avec Sébastien Lecnu, ben ça met non seulement la responsabilité mais aussi de la confiance dans le rôle des parlementaires à l'Assemblée nationale comme au Sénatin. Étienne et Paul euh avant qu'on aborde d'autres domaines notamment euh la la place des Républicains. Euh mais est-ce que selon vous il est possible tenable que voilà là on est en octobre 2025 est-ce que on peut tenir grosso modo pendant 1 an et demi sur des bonnes volontés, des consensus du du technique, du parlementarisme ?

Est-ce que vous y croyez ? Je parlerai pas d'un an et demi. La question c'est les de mois qui viennent.

Euh parce que je vais mettre quand même quand même mettre un très très gros bémol sur ce qui est dit parce qu'il y a un compromis aujourd'hui pour éviter la censure mais la capacité à adopter le budget euh averci euh dans les couloirs aujourd'hui on nous disait c'est un budget martyre le chemin de croix va commencer parce qu'en réalité alors martyre dans quel sens expliqué il il est truffé de mesures impopulaires. Euh on a parlé des franchises médicales de l'année blanche. Il y a il y a beaucoup de mises à contribution d'eur a quand même il y a quand même 15 milliards de hausses d'impôts qui sont disséminés donc à beaucoup d'acteurs de l'économie.

Donc ces choses-là les auto-entrepreneurs vont être mis à contribution. Il y a donc il y a beaucoup de sujets explosifs euh qui n'ont pas été beaucoup médiatisés parce qu'on s'est concentré bah sur les jours fériers et puis sur les retraites mais et il y a une contrainte financière qui est énorme et avec ce compromis sur les retraites qui est peut-être positif sur le plan du climat politique, on se tire quand même une balle dans le pied financièrement. Ça veut dire que les retraites étaient déjà en déficit, elles vont l'être encore plus.

La sécurité sociale est dans le rouge et elle va l'être encore plus. Et donc il va falloir non seulement financer cette suspension, mais si on veut faire des bougées sur les autres sujets qui ont été évoqués sur le plateau, et ben il va il va falloir trouver d'autres mesures. Euh et et là-dessus, la capacité à l'Assemblée nationale à trouver des compromis et des amendements.

L'an dernier, le le débat sur le budget, c'était parti très vite dans les tours avec des votes totalement surréalistes. à la fin l'assemblée avait voté contre le budget et et tout ça n'avait plus aucun sens. Donc il y a quand même une grande crainte que l'esprit de responsabilité financière, tout ça c'est très bien mais dans dans la réalité dans les prochaines semaines et ben on va voir qu'est-ce qu'il en est de tout ça avec cette contrainte financière qui est quand même extrêmement forte.

Paul, je crois qu'il faut faire preuve de modestie. On est en en pleine innovation institutionnelle, en pleine innovation politique. Ça a été dit à l'instant.

Il y a des compromis qui se font qui n'auraient pas été imaginables il y a il y a quelques semaines. Donc est-ce que est-ce que le gouvernement le cornu peut tenir un an et demi ? Euh qui peut prédire pour reprendre la formule du président de la République ?

Ce qui est certain que euh le Premier ministre a dit lui-même qu'il était le plus faible de la 5e République. Donc c'est en quelque sorte un point de départ qui qui le fragilise. Euh il aurait pas dû euh avoir quelque chose de voilà d'humilité.

Non non, tout à c'est tout à fait vrai et c'est un constat objectif. Euh on ne savait pas ce matin si le gouvernement le cornu tiendrait euh le jeudi. On pense désormais euh la sénatrice Rossignal vient de le confirmer que le gouvernement le Cornus sera encore là jeudi soir ce qui était pas garanti ce matin même.

Et la discussion de budgétaire, ça a été dit sur le plateau, va être parsemée d'embûe. Chacune d'elles peut conduire à la chute du gouvernement le cornu et donc on ne sait pas de quoi demain sera fait ni en matière gouvernementale ni en matière parlementaire puisque le président de la République peut dissoudre à tout moment. Et et juste un point, s'il y a pas de 493, à la fin des fins, pour que le budget soit adopté, il faut qu'il y ait une majorité de votes pour.

Et donc une abstention euh des socialistes, par exemple ne suffira pas à faire adopter. Euh ça évite une censure. En revanche, ça suffira pas à la fin des fins, au bout des 70 jours de débat parlementaire.

Et donc, qu'est-ce qui va se passer à la fin ? Oui, parce qu'on réexplique à nos téléspectateurs, on peut pas comme ça, on va passer un an et demi ou 2 ans à discuter du budget, il y a un Parti socialiste qui précise bien qu'il reste dans l'opposition et donc quand on est dans l'opposition, bah à priori à la fin, on ne vote pas le budget. La vraie difficulté en fait pour tous les parlementaires et on l'a déjà eu l'année dernière, c'est je trouve beaucoup plus le sujet de la réduction de la dépense de l'État parce que chaque réduction de dépenses demande un effort d'optimisation de fonctionnement dans les services publics, des efforts parfois à consentir sur des dépenses de santé sur celles qui sont inefficaces mais en préservant la prévention.

Par exemple, on est en octobre rose en ce moment les sujets de prévention de radio préventif ça coûte beaucoup. Il faut pas le petit réduire porté en début de mois nous présent. Je dis ça parce que j'ai reçu les radiologues à ma dans ma circonscription lundi matin qui sont très inquiets que les économies que veut faire la sécurité sociale aujourd'hui sur la radio finalement elle soit pas sur les scanners, les IRM, tout ce qui est l'activité rentable mais qu'elle le soit sur le sujet de toute la prévention qui manque même encore aujourd'hui en particulier dans dans ma région.

Et donc c'est surtout sur le sujet de la dépense publique où ça va être très difficile la lutte contre la fraude sociale, la fraude fiscale parce que par contre je crois que sur l'optimisation euh sur le le le c'est ces ces ces très riches, ces ultra riches qui font de l'optimisation fiscale, c'estàdire qui payent pas d'impôts par des montages financiers avec des holdings là-dessus même s'il y a certains députés dans mon groupe qui disent "Faut pas d'impôts supplémentaires, je pense qu'il y en a quand même beaucoup où il y a une certaine maturité sur ce sujet de l'injustice. fiscale. Et donc là-dessus, si le format est bien fait, on n'est pas d'accord avec la taxe Zucman parce qu'elle inclut l'appareil productif, mais je pense qu'on pourrait même peut-être aller plus loin que ce qui semble aujourd'hui insuffisant à une partie de la gauche sur la taxation de personnes qui ne payent pas dument leur impôts en France par rapport à des travailleurs.

Ça, je trouve que c'est même pas un sujet politique, c'est de différence politique, c'est un sujet de justice et ça tient. Alors justement l'exemple que vous citez est intéressant et Laurence Rossinol, j'aimerais aussi avoir votre avis parce que vous avez parlé de notamment des retraites et on sent effectivement ce soir entre vous deux et entre vos deux parties des volontés d'aller d'aller faire des des ponts pour la pour la stabilité pour adopter un budget. Très bien.

Mais je disais tout à l'heure, il y a quand même une un troisème groupe qui n'est pas à cette table mais qu'on a reçu, je vous rassure, tous ces derniers jours, les républicains. Euh ils vont avoir besoin de gage eux aussi. Pour l'instant, ils sont dans une dans une démarche de non censure.

Mais voilà, si eux par exemple disent "Bah non, notre ligne rouge ou orange, ce sera la taxation de vos patrimoines ou j'en sais rien ou des mesures sur l'immigration, euh comment est-ce que vous vous accommoderez de cela ? Est-ce que vous vous direz notamment Parti socialiste, bah les retraites c'était pour nous centrales, on va être obligé d'être accommodant sur d'autres choses ?" Non non, on va pas du tout être accommodant sur vous êtes pas non plus majoritaire loin de là.

Ah non mais on peut être minoritaire et pas accommodant. C'està-dire qu'on restera sur nos positions et le débat qui avoir à nouveau censure et donc démission et donc peut-être des solutions. On on ne on ne manie pas le bouton on n pas le doigt sur le bouton censure à chaque fois qu'on est contrarié.

ça se passe on est un peu plus responsable que ça quand même. Et d'ailleurs, on a fait preuve quand même de beaucoup de responsabilité euh depuis ces ces deux derniers mois. Euh non mais sur le les républicains, je pense qu'il va falloir qu'il se calme, je le dis assez sérieusement parce que depuis la sortie euh de Bruno Rotaillot euh dimanche dernier avec son tweet euh pour faire savoir qu'il était pas content très vexé de ce qui s'est passé dans le gouvernement mais surtout les déclarations depuis cet après-midi.

J'en ai vu deux, lui Bronoot et Éric Siotti qui ont dit que le gouvernement était pris en otage par les socialistes. Alors, je pense que cette semaine, il y a un mot qu'il faut pas utiliser n'importe comment. Hier encore, on pleurait en regardant les images du retour des otages.

On ne parle pas d'otage quand il s'agit les otages des ages, les otages de des Israéliens qui rentraient. Euh, on va encore pleurer demain parce qu'il y a encore les dépouilles qui arrivent. Donc, on ne prend pas le mot otage à tout à tout bout de champ comme ils le font.

C'est pour ça je dis il faut qu'ils se calme et il faut que eux aussi choisissent leur camp. Est-ce que leur camp c'est celui de la République ? de de la d'une forme de stabilité.

Une stabilité non pas pour sauver le gouvernement Macron, Emmanuel Macron ou que sais-je, une stabilité parce que notre pays a besoin de se poser un petit peu, ne serait-ce que sur le plan économique. Je crois que les les échos seraient d'accord pour dire ça, que l'instabilité a un coût très élevé. Et nous le calcul qu'on a fait et que tout le monde apparemment a fait au gouvernement également, c'est que le coût d'une nouvelle dissolution avec possiblement ensuite l'extrême droite gouvernant le pays et des pertes de sièges potentiel aussi bien pour le Parti socialiste que pour le Bloc central.

Pardonnez-moi, mais c'est relativement anecdotique par rapport à ce que signifierait pour notre pays le fait d'être dirigé par une alliance des euh populistes avec l'extrême droite et une partie de la droite républicaine qui n'a plus n'aurait plus rien de républicain. Ça c'est un coût économique, financier, humain, politique, démocratique. Et aujourd'hui, il y a un coût effectivement à pour le gouvernement à prendre les mesures qui justement vont permettre de tenter une réconciliation avec les Français.

Donc il va falloir des recettes nouvelles incontestablement. Il va falloir que on accepte les uns et les autres que ça ne peut pas être la poursuite de la politique qui a été menée depuis plusieurs années. Les LR qui ont cru qu'il faisaient la plu et le beau temps dans ce gouvernement depuis quelques mois vont devoir se rendre compte que c'est pas le cas.

Oui. S alors sans j'entends ce que vous dites mais sans faire la pluie et le beau temps. Ils sont une trentaine de députés je crois si je ne m'abuse et la ressource est rare en ce moment sur la stabilité.

Donc et au Sénat, voilà, il y a beaucoup plus de de sénateurs LR, ils auront même avec leur leurs trentaine de sièges, ils auront un un ils auront leur mots à dire. Est-ce qu'il faudra aussi leur tendre la main peut-être sur des domaines qui sont les leurs sans forcément parler de prise en otage et cetera ? À la fin des fins, il faudra que eux aussi votent le budget si on veut que le budget soit adopté.

Alors après, ils sont très divisés les LR entre les sénateurs côté Rotaillot et à l'assemblée avec le renvoqué à l'Assemblée le problème sera pas les retraites pour les députés LR parce que la plupart d'entre eux ne sont pas contre la suspension. En revanche, ça sera beaucoup plus compliqué sur les questions fiscales et sur les réductions de dépenses publiques où là ils vont être très offensifs euh par exemple sur les suppressions de postes de fonctionnaires et puis et puis sur sur la fiscalité parce que on fait comme si il y avait pas de hausse d'impôt dans ce budget mais je redis qu'il y a à peu près 15 milliards de hausses d'impôts en plus qui vont déjà vous allez voir beaucoup de de lobby de corporations qui vont qui vont revendiquer dans les prochaines semaines pour réclamer des amendements coûteux donc et là-dessus les LR seront évidemment assez revendicatifs. Oui.

Par exemple, Sébastien Lecornu dit "Il faut je je je résume mais voilà élaguer le le 1000 feuilles administrative un responsable par politique que ce soit un parlementaire, un élu local ou un ministre, ça peut vouloir dire aussi qu'il y aura par des non remplacements de fonctionnaires." Oui. Alors, je pense que dans la dans l'affirmation de de cette ambition chez Sébastien Lecnu, il y a d'abord la reconnaissance qu'aujourd'hui il y a des dysfonctionnements énormes dans ces doublons, dans ce 1000 feuilles administratif au niveau des collectivités territoriales, les doublons de compétences rien qu'à l'île, on a à la fois la compétence commerce dans la ville, la compétence économie à la métropole et tout ça se se chevauche avec des chargés de mission dans les deux collectivités et c'est dans tous les domaines pareils, l'urbanisme, la propreté donc ça bien sûr qu'il faille simplifier pour rendre plus efficace, d'abord le service aux habitants est moins coûteux.

Je pense que c'est un objectif sur lequel on peut tous se rejoindre. Donc le le l'objectif d'une réforme de la décentralisation et de d'une meilleure responsabilisation sur les territoires, c'est pas d'abord un objectif financier, ça sera la conséquence. Mais l'objectif premier, c'est de mieux servir des habitants, des maires, des élus locaux qui n'en peuvent plus euh d'avoir toutes ces couches euh de décisionnel, y compris avec les agences régionales de santé, euh les directives qui se qui se heurtent aux directives préfectorales, tout ça vraiment les gens n'en peuvent plus.

Et et euh Eric Vers a fait un excellent rapport qui est sur la table avec beaucoup de propositions qui sont à à discuter mais qui n'ont jamais été discuté après la remise de son rapport. Il y a eu un rapport de Boris Ravignon, un élu local qui a fait aussi un travail sur les surnormes. Pareil, tout ça est sur la table.

Ça n'a jamais été mis dans une proposition de loi pour être débattu au Parlement. Donc moi, je pense que on est prêt aussi. C'est c'est aussi pour ça qu'il faut pas de dissolution, c'est parce que si on arrive à à une continuité du parlement, et bien on va pouvoir remettre sur la table des sujets qui sont prêts.

Moi, j'ai ceux de la lutte contre les violences faites aux enfants à l'école que j'ai travaillé avec mon collègue de la France insoumise Paul Vanier. On a une proposition de loi qui est prête, on a plutôt envie qu'elle soit étudiée maintenant que dans 6 mois ou 1 an. On veut que les choses avancent pour les Français et je crois que c'est dans tous les groupes politique pareil.

Paul, juste pour finir sur le notamment sur la les républicains, euh voilà, madame la sénatrice disait que il y a un moment, il va falloir qu'il se calme. Je crois que c'était vos termes. Euh Paul, est-ce que est-ce que est-ce que Bruno Rota le coup de poker de Bruno Rota j'allais dire le coup de gueule de Bruno Rotaillot a pas est pas revenu en boomerang ? la figure.

Oui, c'est vrai que le ministre de l'intérieur est à l'origine euh de la chute du gouvernement le corps nuin, ce qui est assez paradoxal quand on est chargé de faire respecter l'ordre public et qu'on défend la stabilité des institutions. Ça c'est aussi un fait objectif. Euh pour en rester à la droite LR, il faut avoir l'esprit la sénatrice Ross a dit que la droite est majoritaire au Sénat.

Si le 493 n'est pas utilisé à l'Assemblée nationale comme le premier ministre est engagé, les deux chambres sont à égalité euh s'agissant du vote du budget et de sorte que très vraisemblablement c'est la commission mixte paritaire euh qui va avoir le dernier mot, c'est une réunion de députés et de sénateurs en nombre égal. Et dans la commission mixparitaire, c'est la droite LR qui est enfin la droite LR et et le bloc central qui est très largement bloc central. Oui, mais le bloc central, est-ce qu'on dit toujours la droite et le bloc central dans l'examen du budget ? pos la question bloc central ou le bloc central et les socialistes ça va être débat voilà ça dépendra des des probablement des en tout cas les sénateurs pèseront assez fort on n est pas encore à la CMP parce que cette commission mix paritaire si elle a lieu c'est dans 2 mois et et tout cela c'est dans pour que nos téléspectateurs comprennent c'est quand même dans le délai de ces 70 jours c'est inclus exactement donc la navette parlementaire elle peut pas faire la navette pendant des années non plus non mais d'ici là vous allez quand même avoir Alors je pense que ça commence en commission des finances peut-être dès dimanches ou lundi les débats et vous allez avoir des milliers d'amendements, des votes qui vont euh parfois surprendre et et qui vont être ensuite corrigés par le Sénat.

Donc tout ça ça va être très difficile à maîtriser par le Premier ministre mais qui a dit qu'il serait lui-même au banc lors de l'ouverture des débats à l'Assemblée nationale sur le budget pour la discussion générale, ce qui est quelque chose, je pense qui est tout à fait inhabituel. On a parlé des républicains sur le reste de la gauche parce qu'il s'est passé quelque chose ces derniers ces derniers jours, ces dernières semaines. Avant, il y avait on va dire qu'il y avait plutôt euh LFI qui était un peu mis de côté et puis il y avait euh PS Eccolo et et Parti communistes qui qui se s'accommodaiit plutôt entre eux.

Et là, on a l'impression voilà que le PSV cavalier est seul en ne censurant pas le gouvernement et que par contre écologiste, parti communiste et annonce leur volonté de censurer. Qu'est-ce qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que il va falloir, j'allais dire quand même à nouveau vous aussi tendre des mains au sein de la gauche parce que vous disiez madame la députée sur certains projets le loi sur l'enfance bah voilà on peut faire Oui.

Puis il y a des attaques qui sont très dures vis-à-vis du Parti socialiste cet après-midi avec des pressions très fortes d'ici au vote des motions de censure je dis Oui. Non mais on a aucun doute sur le fait que particulièrement les députés de la France insoumise vont développer des arguments très violents à notre rencontre. Nous nous avons fait le choix euh de nous sortir euh de cette injonction du tout ou rien.

Euh c'est ça que qu' a proposé la France insoumise, c'est tout ou rien. C'est euh la censure, notre gouvernement, notre politique, notre budget, notre gouvernement, notre politique, le programme 100 % du programme et cetera. Le problème du tout tout rien, c'est que on l'a un peu pratiqué déjà les uns et les autres depuis quelques années.

Ça a souvent été rien à l'arrivée. Alors, ce sera pas tout incontestablement, mais on voudrait pas que ce soit rien non plus. Donc, c'est pour ça qu'on a pris nos responsabilités.

Et puis je suis pas inquiète parce que je vois les positions des syndicats qui sont importants, qui pèsent quand même dans le débat politique, en particulier sur la gauche. Euh et euh je pense que les écologistes et les communistes vont aussi réfléchir à euh leur positionnement dans le débat budgétaire. Voilà, je Mais c'est ça la politique he de toute façon c'est pas statique, c'est une c'est c'est une dynamique, c'est des mouvements parfois difficile mais je n'ai aucun regret aucun regret à cet instant de la position que nous avons prise, aucun regret de ce que nous avons obtenu euh dans les discussions que nous avons eu, dans les exigences que nous avons posé pour les Français et je peux regretter que le reste de la gauche euh fasse un autre choix.

Pour autant, ça ne me fait pas du tout regretter ce que nous avons fait. Le mot de la fin, Violette. Euh juste un mot, on voit que à l'Assemblée nationale en particulier, les écologistes ont choisi le camp finalement de la France insoumise et du Rassemblement national pour voter avec eux la Frens.

Euh ben c'est ensemble, ils vont voter une censure euh alors queon a un Parti socialiste qui, comme madame Rossignol le dit euh euh ne fera peut-être pas tout, mais a plutôt choisi euh le camp de la responsabilité euh euh de d'être en capacité en tout cas de lancer un débat parlementaire et de laisser la place au Parlement pour se donner les chances de réussir, même si elles sont, on l'entend tous, extrêmement fine et qu'il faut pas non plus être seulement rassurant. Mais voilà, et donc euh de voir ça aujourd'hui euh et tous ces tous ces députés écologistes avec lesquels on peut travailler, moi la commission culture et éducation plutôt bien et avec euh beaucoup de sujets sur lesquels on peut être assemblé euh s'associer euh à ces parties sur un sur une finalement euh poussée à la dissolution et au chaos dans le pays. Et bien c'est une réalité qu'on a là aujourd'hui en face de nous et qui était pas la même il y a 1 an avec le NFP.

Et bien justement, on se reverra forcément pour discuter voilà des autres échéances politiques et elles seront évidemment nombreuses.

Sébastien Lecornu a-t-il sauvé sa tête ? · Pourquijevote