Face à Face: Catherine Vautrin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous étiez à Reims hier avec le ministre de l'Intérieur, quel bilan tirez-vous de ces émeutes ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous ressenti en voyant ces images de délinquance ?
- 6:00RelanceÉludée
Le préfet de l'Hérault propose des claques pour les jeunes délinquants, vous choque-t-il ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La politique de la ville a coûté beaucoup d'argent, peut-on parler d'échec ?
- 12:00FerméeRéponse directe
Faut-il supprimer les allocations pour les parents des émeutiers ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Vous avez failli être Première ministre, pensez-vous que cela aurait changé les choses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Catherine VautrinChiffre
« 400 bureaux de tabac vandalisés dans toute la France. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] il est 8h33 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Catherine Vautrin bonjour Apolline vous êtes présidente du Grand Reims vous en avez longtemps été la mer vous êtes aussi à la tête de l'Agence nationale de la rénovation urbaine la fameuse en rue qui est justement ce qui décide ou non de l'organisation de l'urbanisme des quartiers on va revenir évidemment sur la suite de ces émeutes j'aurais presque pu vous appeler Madame la première ministre c'est désormais de notoriété publique vous l'avez vous-même dit vous êtes passé à ça d'être à Matignon à quelques heures près pratiquement on va on va y revenir évidemment et se demander si parfois vous vous dites pas bon bah au fond est-ce que les choses auraient été différentes je voudrais d'abord vous poser la question de Reims puisque vous y étiez vous en êtes évidemment l'ancienne mère et présidente désormais de l'agglomération du Grand Reims vous y étiez hier avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui avait choisi d'être à Reims précisément pour ce moment à midi ou il y avait ces rassemblements devant les mairies Reims ou le bilan a été douloureux tout à fait alors je vais déjà vous préciser que je n'ai jamais été maire de j'ai toujours adjointe au maire et présidente de la région enfin de la perd plusieurs passions de titre donc j'étais donc effectivement je suis présidente de l'agglomération effectivement à Reims le bilan a été important jeudi soir Reims contre 43 % de logements sociaux et cette quartier politique de la ville et effectivement jeudi soir nous avons assisté à des émeutes tout à fait importante dans plusieurs quartiers de la ville au même moment avec des destructions qui ont concerné ces quartiers dont les premières victimes sont les habitants et je crois que c'est cela qu'il faut soulier parce que vendredi matin c'était à la fois la sidération et l'incompréhension des habitants qui ont vu leur brûle leur bureau de poste brûlés qui ont vu un centre social abîmé qui ont vu la mairie annexe saccagée c'est à dire des services de proximité et je ne parle pas des transports urbains avec par exemple deux rames de tramway qui ont fait l'objet d'incendie donc quelque chose qui d'une part et de délinquance absolue et qui d'autre part cause le principal préjudice aux habitants des quartiers vous étiez d'ailleurs aux premières loges vous les avez vu ces actes vous avez vu ces moments qu'est-ce que vous avez ressenti dans ces nuages alors très honnêtement un vrai sentiment d'impuissance nous étions avec le maire de Reims et les équipes de sécurité au centre de supervision urbaine parce que nous faisons partie de ces territoires qui depuis longtemps ont décidé de s'équiper avec une police municipale avec un centre de supervision qui permet effectivement d'agir de manière plus réactive et nous avons assisté en direct à ces images de dégradations et comme dans d'autres endroits de France nous avons vu des gens très jeunes et cela nous a interpellé nous en parlions pas plus tard qu'hier avec le ministre on sait que la moyenne d'âge est de 17 ans comme toute moyenne il y a évidemment des plus bas et des plus hauts et ce qui vraiment nous a frappé c'est à la fois cette violence absolue et d'autre part ce côté incroyable d'aller se servir puisque une trois bureaux de tabac ont été ouverts et ensuite piller et on voyait des gens qui allaient se servir même chose dans trois magasins ou très honnêtement à deux heures du matin vous voyez des gens qui remplissent leur caddie comme si de rien n'était donc là nous sommes réellement sur des actes de délinquance qui méritent d'être condamné 400 bureaux de tabac vandalisés dans toute la France un nombre de commerce un qualifiable le bilan est très lourd le patron du Medef dit en terme commercial en termes d'entreprise à une chiffre à un milliard d'euros c'est absolument énorme mais moi quand je vois ce qui se passe dans la ville si je nous sommes la douzième ville de France et comparé à d'autres villes trois bureaux de tabac trois supermarchés c'est important mais dans d'autres territoires ça a été encore plus important donc et je crois que cette violence là doit être absolument condamnée parce que là nous sommes sur un acte est un acte de délinquance parce que d'ailleurs le ministre de la Justice n'a pas manqué de souligner et hier à juste titre vous rappeliez que le ministre de l'intérieur était à Reims avec un discours et un message très clair nous écoutons les nous répondons avec fermeté à la partie délinquance alors écoutez les quartiers on va y revenir avec la question aussi de la politique de la ville il y a eu beaucoup d'argent qui avaient été versés dans les quartiers est-ce qu'aujourd'hui on peut parler d'échec et surtout quel peut être l'avenir comment reconstruire et comment construire la suite mais vous parliez de l'âge de l'âge de ces de ces délinquants puisque vous utilisez le mot l'âge de ces émeutiers il y a ces propos qui font polémiques aujourd'hui du préfet de l'euro de l'euro Ubuntu qui répondait hier à nos confrères sur sur France Bleu voilà ce qu'il dit de ce que l'on doit faire de ces jeunes quand on a des enfants on met au monde des enfants on s'en occupe dès la naissance si effectivement dans les 12 13 premières années ces enfants sont élevés comme des herbes folles il ne faut pas s'étonner qu'à 12-13 ans on les voit caillasser des véhicules de police très franchement de vous à moi si demain vous attrapez votre gamme qui descend dans la rue pour brûler des véhicules de police ou les caillasser des pompiers ou qui est des magasins la méthode c'est quoi ces deux claques et au lit de claques et Oli est-ce que ça vous choque ces propos ou est-ce que vous pouvez comprendre alors très concrètement j'ai pas pour habitude de commenter vous l'imaginer des propos des préfets et donc je vais revenir globalement sur la situation de ces jeunes je voudrais rappeler ça n'excuse rien que dans les quartiers près de 25% des parents sont ce qu'on appelle des mamans solo et pas plus tard que ce matin j'entendais une maman qui disait cette nuit j'ai dormi avec les clés de mon appartement sous mon oreiller pour être sûr que mon fils ne sorte pas et donc on voit bien là la limite de l'exercice c'est à dire que il est absolument indispensable que ces qui pour certaines d'entre elles sont engagées sont impliqués trouvent un accompagnement alors cet accompagnement il passe évidemment par les structures qui existent moi je voudrais souligner le travail que font par exemple les principaux de collège dans les quartiers parce que un certain nombre de ces élèves sont des élèves qui sortent du collège et la question que nous devons collectivement nous poser c'est quelle réponse avons-nous pour ces fameux alors ce terme est affreux des nits c'est-à-dire des enfants qui ne sont ni en emploi ni en formation ils sont en situation d'échec scolaire et ils ne font rien de la journée mais pardon Catherine votre quand même de claquer au lit vous dites quoi vous jeudi que aujourd'hui enfin est-ce que ça vous choque je n'ai pas forcément de jugement depuis ce matin on entendait de nombreux témoignages sur RMC la loi est très claire désormais c'est puni d'amande voire même plus si l'on donne une claque à son enfant donc c'est officiellement interdit est-ce que comme certains pouvaient l'exprimer ce matin ou comme le préfet de l'Hérault le dit à un moment donc on a des enfants 12-13 ans qui deviennent des délinquants ces deux plaques et au lit moi je crois que aujourd'hui le sujet c'est que les parents ont des droits et des devoirs des devoirs d'éducation autour de leurs enfants après il faut aussi avoir la lucidité de se dire qu'un certain nombre de parents ont des difficultés seules avec leurs enfants c'est une réduction finit par faire deux claquer au lit ça vous choque pas le sujet la violence n'est jamais une réponse quelle qu'elle soit et là-dessus moi je reste extrêmement réservé sur cette notion de violence parce que c'est un autre sujet que celui de la violence intrafamiliale n'allons pas faire d'amalgame mais je pense qu'on ne peut jamais inciter à la violence pour être très concrète derrière la question c'est comment on a capacité à aider un certain nombre de parents et de mamans qui très souvent sont volontaire parce que moi je voudrais pas qu'on laisse penser tout le temps que les parents sont totalement démissionnaires systématiquement dans les quartiers on a quand même beaucoup pointé du doigt les parents depuis quelques jours y compris Emmanuel Macron si vous voulez en estimant que quand même c'est d'abord leur responsabilité oui c'est le responsabilité et oui les parents ont une responsabilités d'une forme d'autorité est-ce que l'autorité dans notre pays n'est pas aujourd'hui la question que nous devons collectivement nous poser c'est ça le fond du sujet mais quelque part la question du préfet doit être plus large que deux claques et au lit la question c'est quel rapport avons-nous aujourd'hui dans notre société par rapport à l'autorité et qu'est-ce que c'est aujourd'hui que la cohésion d'une nation et quelles sont les fondamentaux sur lesquels nous pouvons nous retrouver et je pense que c'est là où nous pouvons atterrir ensemble en nous disant oui les parents ont à la fois des droits ils ont également des devoirs ou d'abord des devoirs et ensuite des droits derrière comment la société dans une certaine mesure vient accompagner on a aujourd'hui dans les quartiers il n'y a pas rien il y a des structures qui existent il y a des associations il y a des accompagnements il y a aussi des parents mobilisés je vais vous donner un exemple il y a une semaine j'étais à Grigny chez Philippe Rio à la Grande Borne quartier s'il en est Philippe Rio qui a participé vous étiez justement précisément là pour ça avec Jean-Louis Borloo avec qui vous avez souvent travaillé Philippe Riot qui avait éco écrit ce plan banlieue que Jean-Louis Borlo avait proposé avec sur la demande d'Emmanuel Macron réalisé plein de banlieue qui a quand même été jeté aux oubliettes alors on va revenir sur Jean-Louis Borlo dans une seconde avec toute la fiction toute l'affection qui est la mienne pour Jean-Louis Borlo et toute sa connaissance du terrain parce qu'il ne faut jamais oublier que quelque part quand Jean-Louis Borloo a mis en place l'Agence nationale de rénovation urbaine ça paraît la préhistoire c'était il y a 20 ans c'était la loi de 2003 il y aura 20 ans le premier août pour être précise immédiatement après qu'est-ce qui arrive le plan de cohésion sociale j'étais à l'époque son ministre délégué et qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là pourquoi le plan de cohésion sociale parce qu'on voit bien les piliers il y a d'un côté effectivement l'urbain qui est travaillé sur ces quartiers dans lesquels vivent 5 millions d'habitants et rappelons-nous à l'époque dans quel état a été tous ces et de l'autre côté l'aspect humain les internats d'excellence les programmes de réussite éducative parce que bien évidemment on fait tout ça pour les familles à l'intérieur des quartiers et quelles réponses apportons-nous de façon à aider effectivement la réussite et l'accompagnement dans ces quartiers et pourquoi je parlais de Philippe Rio et Grigny et j'y reviens à un instant la semaine dernière à la Grande Borne nous regardions les travaux qui ont été faits et surtout on était avec des associations et des parents en quoi les parents se sont-ils mobilisés ils se sont mobilisés pour qu'il y ait une ligne de transport la 402 qui permet de traverser le quartier parce que l'une des difficultés de ce quartier c'était qu'il n'était pas desservis par les transports publics la mobilisation des parents a permis qu'il y ait un des transports publics deux des transports sécurisés et trois que le quartier quand on vous écoute quand on écoute tous ces mers hier matin à ce même micro c'était le maire de L'Haÿ-les-Roses qui disait à la fois sa détresse évidemment face à la violence qui s'est abattue la solidarité à lui-même et sa famille donc sur son sur son difficile jusqu'à son domicile mais qui pour autant lui-même il a grandi dans ces quartiers il disait je suis un des enfants des HLM de la ville il disait il y a quand même quelque chose qui a changé aujourd'hui ça nous échappe et je reviens donc sur cette question de l'autorité il racontait notamment que dans une dans un des collèges de sa ville il y a un jeune qui a frappé une professeur ce jeune est exclu pendant une semaine mais le père vient et crache sur la directrice et il dit en fait on est dans un dans une situation où en même temps on me dit pas de vagues est-ce que cette question de l'autorité on y revient pas aussi là on sait pas trop comment faire on ne laisse plus les enfants redoubler parce qu'on s'est dit qu'il fallait qu'ils avancent mais il dit il dit cette expression le maire de lives il dit il traverse l'école plutôt qu'il n'acquiert vraiment des compétences est-ce que tout cela est lié moi je trouve que c'est non seulement lié mais que ces constats sont très justes et donc la question d'après c'est que faisons-nous si j'avais une boîte magique et des solutions ça serait et je les aurais utilisés pour autant je crois qu'il faut qu'on regarde un certain nombre de dispositifs et je vais vous donner un exemple il y a un dispositif qui est pas forcément très connu en métropole qui est le Service Militaire Adapté je vous dis pas qu'il faut mettre tout le monde au service militaire mais on a là une capacité non seulement à accueillir un certain nombre de jeunes à les aider à se recadrer à la fois sur le savoir-être parce que un des grands sujets vous le trouvez d'ailleurs quand vous discutez avec les entreprises qui embauchent certains nombre de jeunes qui vous disent le premier boulot c'est déjà le savoir-être avant même l'acquisition des compétences et donc on voit bien le savoir-être et c'est tout simplement de vous lever de vous laver de dire bonjour de d'être en capacité d'écouter de vous exprimer correctement sans invectiver des choses de base qui normalement étaient typiquement du ressort de la famille qui aujourd'hui malheureusement ne sont pas acquises par tout le monde ça entraîne deux questions une question sur encore une fois la responsabilité parentale je vais y revenir et les aides qui pourraient être coupées mais aussi j'y reviens ce fameux plan Borlo je rappelle l'effet lorsque Emmanuel Macron est élu président lors du premier mandat il mandatte Jean-Louis Borloo comme étant justement une des personnalités qui connaît le mieux la question de la politique de la ville la question du développement des quartiers et il lui demande de rassembler un certain nombre de maires à l'appel du maire de Grigny notamment pour mettre en place un plan banlieue et le jour de la présentation de ce plan banlieue Jean-Louis Borloo est à l'Élysée et devant Jean-Louis Borloo Emmanuel Macron d'une manière qui a été considérée à l'époque comme très méprisante jette en quelque sorte ce plan aux oubliettes et à cette phrase il dit ce n'est pas à nous de mal blanc de dire ce qu'il faut faire résultat il n'y a pas eu de plan banlieue ça a été abandonné à posteriori vous vous dites quand même ça a manqué incontestablement ça a été un moment très difficile et on va pas se mentir ça a été très compliqué derrière il y a eu un deuxième sujet que je vais ajouter qui a été une situation compliquée pour l'agence nationale de rénovation urbaine qui avait fini son premier programme qui n'avait pas les financements du deuxième et qui s'est trouvé dans une situation où il faut bien le reconnaître la situation dont vous parlez est de 2018 et l'Agence nationale de rénovation urbaine de 2017 à 2021 a été sur une situation de faux plat qui n'a pas non plus aidé Jean-Louis Bordeaux dont on connaît la détermination à continuer puisqu'il a commis cet ouvrage qui s'appelle l'alarme qu'il a adressé au Président de la République dans le contexte des élections présidentielles de 2022 avec là une vision extrêmement intéressante et plus large puisque elle a à peu près systématique qui vont de la justice en passant par les quartiers en passant par l'emploi et qui évidemment sur le changement climatique il y a un certain nombre d'éléments notamment de la larme qui ont été repris depuis puisque il ne vous a pas échappé que l'année dernière Jean Castex encore Premier ministre avec l'ensemble du gouvernement sur la rénovation urbaine et on a permis de mettre en place ce fameux nouveau plan de rénovation urbaine qui concerne 453 quartiers et qui permet de continuer cette démarche qui est un point important parce que quand on touche au logement mais quand on relie l'alarme puisque vous y faites référence qui est vraiment ce c'est une sorte de SOS que lançait Jean-Louis avec des vrais propositions en disant quand on lève le capot de la voiture on se rend compte qu'à l'intérieur il y a pas grand chose qui fonctionne et que tous ces dégradé il parlait de la question des services publics il parlait de la question des territoires et il parlait de la question des quartiers il disait ça couvre au fond sous le capot puisque je reprends son tout à fait sa métaphore quel gâchis quand même bien sûr qu'il y a un gâchis je vais pas vous dire le contraire bien sûr que il y a des propositions extrêmement concrètes je prends un exemple très simple je revenais sur la formation il y a quelques minutes et je parlais du rôle des principaux de collège Jean-Louis dit par par exemple il est extrêmement important que dans les quartiers on a une capacité à mettre en place un campus des métiers tout simplement parce que il y a à la fois l'attractivité on l'a bien vu avec l'Agence nationale de rénovation urbaine pour laquelle nous mettons en place des heures d'insertion les heures d'insertion c'est intéressant effectivement mais pour autant ça n'est pas parce que vous habitez dans un quartier que vous avez forcément envie d'aller dans le bâtiment et donc il faut qu'on ouvre le champ des possibles de manière beaucoup plus importante si vous avez capacité à amener ces jeunes vers des formations concrètes attractives on est là dans une situation complètement différente parce que on commence à ouvrir les perspectives d'un futur d'un emploi et puis il faut aussi qu'on ait la lucidité et le courage de se dire et Jean-Louis Borloo dans la larme le met également en avant il y a aussi tout l'aspect sécuritaire qu'on le veuille ou non tant que aujourd'hui dans un certain nombre de quartiers en étant guetteur vous gagnerez mieux votre vie qu'en allant travailler dans une activité normalement reconnu par la République là aussi vous avez un sujet de modèle de code et ça c'est une vraie difficulté des quartiers français aujourd'hui Catherine Vautrin est-ce qu'il faut supprimer les allocs les allocations le RSA les aides pour les parents des émeutiers de ces derniers jours alors déjà je crois qu'il est important qu'on se pose deux secondes sur les aides parce qu'on entend beaucoup de choses sur les aides et on entend le temps et prenons le cas de la politique de la ville on se redit très simplement les choses concrètement aujourd'hui en France il y a à peu près 5 millions d'habitants qui habitent dans les quartiers dit politiques de la ville dans le budget de la Nation ça représente 500 millions d'euros pour reprendre des chiffres à peu près ronds ça veut dire que concrètement nous parlons de 8 euros par mois par habitant peut-être qu'on arrête aucun fantasme autour de l'idée de raconter que il y a des monceaux d'argent public oui il y a de l'argent public mais d'un autre côté on a un revenu médian dans ces quartiers de 13000 euros par an 13000 euros par an j'ai tout à l'heure je peux faire un catalogue de chiffres j'ai donné une idée du nombre de familles solo le taux de chômage est deux fois plus important donc la question c'est une question aussi de formation d'accompagnement vers l'emploi à un moment où on est en France quoi dire en situation de plein emploi sauf justement dans ces quartiers parce que deux sujets une seconde parce que là aussi c'est un élément important de reconnaissance c'est celui de l'accès au stage de l'accès à comment je sors de mon quartier et comment quand j'ai réussi j'ai envie de rester dans le quartier parce que c'est une chaîne sans fin les gens qui réussissent s'en vont mais est-ce qu'on en doit punir les parents pour les actes des enfants en tout cas on doit avoir des parents qui incontestablement s'occupe de leurs enfants et très concrètement quand un parent et le parent d'enfants qui cause des troubles dans l'immeuble on ne peut pas accepter que ce soit les autres habitants de l'immeuble qui déménagent parce que une famille pose le problème et ça c'est une vraie difficulté aujourd'hui est-ce qu'il y a des moments Catherine Vautrin vous vous dites quand même quand même j'ai failli être à Matignon ça aurait été différent vous savez on ne refait jamais d'histoire madame borne est quelqu'un d'extrêmement courageux je pense qu'elle a accumulé un nombre de crises tout à fait important et aujourd'hui ce qui est important j'ai la chance d'être la présidente de la communauté urbaine du Grand Reims une petite France elle toute seule à la fois urbaine et rurale et mon engagement aujourd'hui il est aussi avec l'Agence nationale de rénovation urbaine d'apporter la part d'expérience qui peut être la mienne et si le président vous rappelle je n'ai jamais fait de politique fiction je vais pas commencer même avec vous Catherine votre remercie d'être venu ce matin vous êtes donc présidente en effet du Grand Reims et de la rue l'agence donc de rénovation urbaine il est 8h52 sur RMC BFM TV
Catherine Vautrin