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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 avril 2017 18 min

Benoît Hamon dans "15 minutes pour convaincre" sur France 2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Benoît Amont a 49 ans, il est député, ancien ministre. C'est sa première candidature à la présidentielle. Son slogan faire battre le cœur de la France.

Bonsoir à vous Benoît Amon. Bonsoir à vous. Bonsoir Benoît Amont.

Merci d'être avec nous. Merci. Comme à chaque candidat, nous vous posons cette première question.

Quel objet-vous apporté qui symbolise votre action, ce que vous êtes, ce que vous voulez incarner ? J'ai pris cela. carte, une carte vitale que chacun d'entre nous a, une carte vitale qui représente la sécurité sociale, l'assurance maladie, mais en fait la protection sociale.

Et pourquoi je prends ce symbole là ? Parce que je pense aujourd'hui qu'à l'occasion de cette élection présidentielle, elle est menacée. Elle est menacée par le projet politique de certains qui veulent diminuer les remboursements, renvoyer au complémentaire santé le soin qu'on se protège.

Elle est menacée par la réforme des retraites d'autres qui pourraienter le niveau des pensions. Et au fond, on en a pas tellement parlé. On en a pas tellement parlé de ces projets, de ces programmes.

Pourquoi ? Parce que les affaires, l'argent est venu polluer l'élection. mais aussi euh finalement le spectacle a pris le dessus sur les programmes, les idées et les projets.

Et c'est la raison pour laquelle je pense qu'au-delà de cette carte vitale, il faudra bien utiliser cela cette fois-ci deè la carte d'électeur qui n'est pas une carte de consommateur, qui n'est pas une carte de client, je veux le dire à nos concitoyens, qui n'est pas une carte bleue. Cette carte là, elle doit les amener à faire un choix et un choix non pas en fonction justement du spectacle auquel nous avons assisté, non pas en fonction des discours très bien marketés qui s'adaptent aux auditoires selon que l'on veut les séduire ou selon qu'on l'on veut les convaincre. Moi, je pense que les choix que nous aurons à faire, les choix que les citoyens vont faire, qui sont des choix éclairés doivent les amener à se déterminer sur le fond, sur ce qui se passera pour leurs enfants et pour eux-mêmes.

Et je veux le dire, cette élection présidentielle, elle ne nous amène pas à choisir le meilleur acteur. Le meilleur acteur, elle nous amène à choisir le meilleur président, c'est-à-dire celui qui prendra ces questions notamment de protection sociale à Brasc. Alors justement deux précisions économiques sur votre programme et d'abord le revenu universel Benoît Amont.

C'était la grande idée de votre campagne. Vous avez gagné les primaires de la gauche sur cette idée-là mais depuis vous n'avez cessé de la raboter cette idée, cette promesse initiale d'un revenu universel pour tous pour en faire un espèce de super RSA dans un premier temps et puis et puis on verra. Est-ce que vous n'avez pas pris le risque de semer la confusion et de décevoir ?

Bon partons du point de départ. Moi mon analyse c'est que la révolution numérique va conduire peut-être probablement si nous n'agissons pas à une raréfaction du travail. Dès que j'ai posé ce diagnostic là, on m'a dit "Mais Benoît Amont fait fausse route.

Les rapports se sont multipliés, tous les plus sérieux les uns que les autres, montrant quoi ? Oui, aujourd'hui il y a un risque concret pour toutes les économies développées dont l'économie française de voir des centaines de milliers sinon des millions d'emplois supprimé transformés ou supprimés en raison de la révolution numérique. Donc nous ne pouvons plus penser le travail comme le les autres le pensaient ou comme finalement nos ancêtres nos aînés le pensaient.

Oui, mais cela change tout car la question qui nous est posée, c'est comment maîtrisons-nous ces transitions ? Et moi, je pense qu'il faut les maîtriser de quelle manière ? D'abord en ayant une politique d'emploi qui investit dans les nouveaux gisements d'emploi.

Ces nouveaux gisements d'emploi, on les connaît. Ce sont les énergies renouvelables, c'est la transition écologique, ce sont les services à la personne. Prendre en charge le vieillissement notamment la santé, l'éducation.

Au-delà de cela, c'est d'avoir une autre politique économique et une politique économique qui relance le pouvoir d'achat. D'où le revenu universel d'existence ? Quelle est la fonction du revenu universel d'existence tel qu'il sera mis en œuvre le 1er janvier 2018 ?

Il permettra à 19 millions de personnes dont tous les salariés sous 2200 € nets par mois, c'est-à-dire l'immense majorité de nos compatriotes, de bénéficier d'une augmentation de pouvoir d'achat. On m'avait dit le revenu universel d'existence, c'est une incitation à à loisifeté. C'est exactement le contraire.

Cela veut dire pour soyons concret, qu'une femme qui est soignante aujourd'hui, qui travaille dans une maison de retraite et qui est à mi-temps, qui perçoit, on va dire sur un SMIC avec quelques heures supplémentaires 600 € par mois aujourd'hui. Pourquoi continuer à travailler si on peut vivre des minimats sociaux ? Et bien, avec la revenu universel d'existence, elle percevra près de 400 € supplémentaires.

Sa feuille de paye augmente. Plus votre salaire augmente, plus la part de votre revenu universel, elle baisse. En clair, c'est une revalorisation du travail.

Quel est l'intérêt ? Et bien, on consomme plus. En consommant plus, que fait-on ?

On remplit le carnet de commande des entreprises et ainsi on crée de l'emploi. Et j'ajoute sur l'emploi et j'ajoute que je suis un des candidats, sinon le seul, qui pose sur la table la question de la recherche et de l'enseignement supérieur avec un investissement important dans ce qui prépare l'avenir. C'est-à-dire que si nous voulons justement maîtriser ces transitions, éviter que la révolution numérique ne bouleverse le travail, il faut pouvoir investir dans la recherche et le développement et dans l'enseignement supérieur, c'est-à-dire l'élévation du niveau de qualification des Français 1 milliard d'euros supplémentaires par an.

Alors, vous parlez de revenu universelle, dépenses, vous parlez enseignement supérieur, investissement, mais dépenses aussi. vous souhaitez 70 milliards de nouvelles dépenses. Mais quand on regarde le volet recette, il y a par exemple 40 milliards d'euros générés par la lutte contre la fraude.

Enfin, on y a déjà pensé à la lutte contre la fraude, elle est menée en ce moment. Et par la baisse du chômage, les recettes générées par la baisse du chômage. Est-ce qu'on n'est pas un peu quand même Benoît Amond dans la pensée positive ou la pensée magique ?

Mais pour l'instant, qu'avons-nous connu sinon ? pensée cauchemarse qui consiste à dire que en dérégulant le marché du travail, en continuant à baisser le niveau de service public, en continuant à baisser la dépense publique, est-ce qu'on a eu la croissance ? Non.

Est-ce qu'on a eu la baisse du chômage ? Honnêtement, c'est insignifiant par rapport au à l'investissement qu'on senti. Est-ce qu'on a une baisse de la pauvreté ?

Pas assez non plus. La réalité aujourd'hui, c'est que posons-nous la question de savoir combien rapporte une mesure qui est une mesure qui va redonner du pouvoir d'achat aux Français. Très concrètement, plutôt que de seulement s'appuyer sur la restauration des marges des entreprises.

En clair, on aide les entreprises que nous avons fait dans le précédent quinquena. Et bien moi, je propose d'y rajouter une brique, la relance de la consommation par justement le revenu universel d'existence qui viendra, je l' dit, améliorer la feuille de paye. C'est une approche économique qui justement nous permettra d'engendrer ou d'engranger pardon des recettes fiscales nouvelles.

Elle est déjà forte la consommation en France. Et aujourd'hui, nous sommes dans une situation où vous allez m'expliquer que quelqu'un qui est au SMIC consomme trop, que quelqu'un qui est à 1500 € consomme trop. Vous trouvez qu' on besoin d'investissement plutôt ?

Mais on a besoin d'investissement et il faut le faire et moi je soutiendrai par une politique fiscale l'investissement en disant quoi ? Que les entreprises qui réinvestissent leurs profits, elles perdont moins d'impôts. Celles qui ne les réinvestissent pas, notamment les grosses, elles en payeront plus d'impôts.

Mais je veux aujourd'hui m'intéresser à la feuille de paye des salariés. Le seul candidat aujourd'hui qui améliore cette feuille de paye, c'est moi. Ven à mon 5 minutes 27 d'entretien.

C'est le moment de votre carte blanche, un aspect important de votre programme que vous avez souhaité mettre en lumière ce soir. Et ben, j'ai chois j'ai choisi de parler d'Europe. J'ai choisi de parler d'Europe parce que je n'ai pas envie qu'on joue l'Europe à la roulette russe pour faire vite.

Je n'ai pas envie que demain nous nous retrouvions dans la situation où nous pourrions envisager que la France sorte de l'Europe. Quelle est la situation ? Nous avons l'austérité en Europe.

L'austérité, elle a été voulue par les Allemands. C'est la politique qui les enrichit le plus et qui se traduit par une dégradation des conditions de vie de bon nombre d'Européens, mais surtout la menace de la dislocation du projet européen. Moi, je ne veux pas de cette austérité mais en même temps, je ne pense pas que la solution pour se sortir de l'austérité ce soit de sortir de l'Europe.

C'est la raison pour laquelle j'ai voulu faire cette carte blanche parce qu'il me semble aujourd'hui que le projet européen est directement menacé. Il est menacé quand on envisage très sérieusement que l'avenir que l'on puisse proposer à nos enfants, c'est d'abandonner l'idéal qui a toujours été celui de la gauche d'une coopération pas seulement entre les États, mais entre les peuples pour fabriquer du commun. Alors, bien sûr qu'aujourd'hui il y a du dumping social et du dumping fiscal.

Bien sûr qu'il y a des politiques qui étranglent un certain nombre d'États et qui reculent les services publics. Mais pour autant pour autant, est-ce que l'on veut revenir à la situation que nous avions avant où nous serions dans la nous serions très concrètement confrontés à des difficultés encore plus grandes au moment où un mot à Salamé ? Ouais.

La stratégie des États-Unis n'a jamais été aussi instable. Les Russes affichent des prétentions qui sont des prétentions territoriales, notamment vis-à-vis d'un certain nombre d'États européen où on voit que la Turquie aujourd'hui est une source également d'estabilité, que nous sommes menacés par le terrorisme. Je pense que c'est le moment au contraire de resserrer les rangs et j'ai mis des propositions.

Chang comment vous la changez comment ? Parce que vous voulez une nouvelle Europe avec une assemblée représentative, un budget européen, une défense européenne, vous voulez une mutualisation des dettes. C'est facile à dire Benoît Amont d'une certaine manière.

D'autres l'ont dit, ils n'ont pas réussi à le faire. La dit non, ne veut pas en entendre parler. différence, c'est qu'entre 2012 et 2017, il vous a pas échappé qu'un état a quitté l'Europe et pas le moindre, la Grande-Bretagne, qu'il y a eu la montée des nationalismes et qu'il y a eu la crise des solidarités sur la question des migrants qui a isolé l'Allemagne.

Moi, je ne pense pas que l'Allemagne soit un bloc et je pense aujourd'hui que les débats ils ont lieu aussi en Allemagne et je me réjouis du soutien que m'a apporté Martin Schulz, le patron du Parti socialiste allemand et qui dit quoi ? Que l'Allemagne ne pourra pas continuer à s'enrichir en appauvrissant le reste de l'Europe. Qu'ai-je mis sur la table ?

Non pas seulement des menaces, non pas seulement le fait de dire avec moi si la France n'est pas entendue et bien nous sortirons. Si c'est ça le seul discours qu'on a à tenir et bien autant dire que l'on prépare la sortie de l'Europe. Moi, j'ai mis sur la table des propositions et une proposition à laquelle l'Allemagne aujourd'hui prête de l'oreille.

Pourquoi elle prête l'oreille ? Parce que ma proposition c'est une amélioration de la démocratie. de faire en sorte que dans la zone euro, les décisions qui relèvent de la convergence budgétaire, de l'harmonisation fiscale, comment éviter que chaque État finalement cherche à baisser ses impôts sur les sociétés pour attirer l'entreprise du voisin sur l'harmonisation sociale que ces décisions relèvent d'une assemblée parlementaire de la zone euro.

J'ai même proposé autre chose et c'est cela sur lequel je veux insister que la transition écologique s'opère au niveau européen et d'un mot, on peut être un militant écologiste et j'en entends beaucoup convaincu que l'on m'explique aujourd'hui que l'on nous comment allons-nous réussir la transition écologique pour que notre économie soit pauvre en carbone, qu'elle contribue à éviter le réchauffement climatique si nous ne le faisons pas au niveau européen à l'échelle de la France. Mais notre conversion, la conversion de l'économie française seule isolée n'aurait qu'un impact marginal, insignifiant. Il faut aujourd'hui 1000 milliards d'euros pour opérer cette transition écologique.

Et bien je le dis, si cette conviction est sincère, si cette conviction est sincère, elle ne peut pas faire l'impasse sur l'Europe. Parce que moi, je suis un militant de l'Europe et un militant qui favorable justement à cette cette conversion de notre modèle de développement, je n'abandonne pas l'idéal européen. Un dernier mot, votre assemblée de la zone euro, elle n'aurait pas de pouvoir sur le sujet essentiel qui nous oppose à l'Allemagne, qui est celui de la rigueur, qui est celui du pacte budgétaire, qui est celui du du des des finances publiques.

Mais aujourd'hui, très honnêtement, on peut donner d'ailleurs des compétences qui sont des compétences assez larges à la l'Assemblée parlementaire de la zone euro. De facto si nous avons de l'harmonisation fiscale, si nous avons de l'harmonisation sociale, la question mais non mais c'est pas un autre sujet, c'est même l'essentiel. Le problème c'est qu'on fait aujourd'hui de la convergence budgétaire sans en ayant du dumping fiscal et du dumping social et en laissant la Banque centrale européenne faire à peu près ce qu'elle veut.

Et bien de facto demain cela dépendra de cette assemblée et dans cette assemblée, il y aura quoi ? Les représentants du peuple. La décision ne sera plus technocratique, elle sera démocratique.

Alors deux précisions sur votre programme international. D'abord, est-ce qu'avec vous président continue de vendre des armes à l'Arabie Saoudite et au Qatar ? Moi, je suis favorable à la remise en cause d'un certain nombre de ces accords qui sont des accords qui aujourd'hui ne se justifient plus.

Ils ne se justifient plus parce qu'ils nous mettent en situation d'être les alliés privilégiés des monarchies sunites là où nous devrions être en situation d'arbitre. Et les arbitres, c'est quoi ? repousser les prétentions des uns et des autres qui ont des intérêts dans les conflits syriens pour nous mettre en situation à côté des Nations- Unies dans le cadre de la légalité internationale de pouvoir dire quoi ?

Qu'il n'y a pas de solution politique avec monsieur Bachar Elassad. Attendez, vous avez dit un un point important, on arrête de vendre des armes. D'abord, on en vend plus beaucoup.

On en vend plus beaucoup. La seule le seul contrat, je veux vous dire, il concernait le Liban. L'Arabie Saoudite l'a remis en cause.

Et donc moi, je pense aujourd'hui que ces programmes d'armes ne justifient pas que nous perdions la place d'arbitre que nous devons avoir dans ces conseillers. à l'Égypte, c'est l'Arabie Saoudite qui a payé. Oui, mais bon, objectivement si c'est pour si aujourd'hui notre politique étrangère est dépendante de quelques centaines de millions d'euros et si en fait c'est l'industrie de l'armement qui fait la politique étrangère de la France, ça veut dire qu'il n'y a plus de diplomatie française.

Moi la tradition qui est la mienne, c'est celle d'une France indépendante, d'une France indépendante de la Russie, d'une France indépendante des États-Unis et qui pousse aujourd'hui des solutions dans le cadre de la légalité internationale. C'est la raison pour laquelle je le dis. Moi, je n'hérarchise pas l'horreur.

Moi, je ne dis pas Daesh, c'est pire que Bachar Elassad qui gaze ses propres enfants. Non, c'est ces deux pôles-là sont des pôles aujourd'hui qui suscitent chez nous l'horreur absolue. Et moi, je ne me mettrai pas du côté de ceux qui protègent Odaes d'une manière ou d'une autre directement ou indirectement ou qui protège Bachar Elassad.

C'est ça la responsabilité de la France aux yeux du monde. C'est ce qui a fait que dans son histoire, elle a été respectée notamment dans le monde arabe. Donc vous suivez Donald Trump sur la question.

Non, parce que je ne suis pas favorable à des frappes unilatérales, que je suis favorable à la légalité internationale et que de ce point de vue-là, moi je ne je n'acquiète pas quand monsieur Trump, agré télévisés qu'il suit, décide de bombarder tel ou tel territoire. Un petit mot rapide, vous étiez très réticent à l'idée de maintenir l'état d'urgence. Est-ce que l'attentat des jouets cette semaine vous a fait changer d'avis ?

Je pense que la priorité, c'est quoi ? et plus de justice, plus de moyens pour la justice, plus de moyens pour la police, plus de moyens pour le renseignement. Fondamentalement, c'est ça la clé.

C'est la clé, elle se joue là et elle ne se joue pas dans l'état d'urgence, elle se joue dans les moyens dont disposent nos forces de police pour pouvoir déjouer des attentats, intervenir et dans le retour de l'État, tous celles et ceux qui veulent affaiblir l'État, diminuer le nombre de fonctionnaires nous désarment face aux terroristes, il nous désarme face aux menaces qui nous concernent. Moi, je veux renforcer ces moyens-là. Pourquoi ?

Parce que si on continue à diminuer le nombre de fonctionnaires de polices nationaux et qu'on renvoie notre protection et notre tranquillité au quoi ? Aux polices municipales, et bien nous créerons une inégalité de plus. Bien moi, mon choix politique, c'est le renforcement de l'État.

Et c'est pour ça que j'ai dit tout au long de cette campagne combien j'étais attaché aux fonctionnaires, combien j'ai étais attaché à leur rôle et pour commencer aux fonctionnaires de police, aux fonctionnaires du renseignement et aux fonctionnaires qui aujourd'hui assurent la justice dans ce pays parce qu'ils sont la clé la clé pour nous protéger. J'en termine d'un mot là-dessus. L'unité nationale, celle du peuple, c'est la plus importante, celle qui nous avait réuni en République et celle qui finalement a été un peu disloquée par quoi ? par des accords politiques, par des partis politiques parce qu'ils ont été les premiers finalement à remettre en cause cette unité spontané qui s'était créée après les attentats.

Notre bien le plus précieux, outre les moyens supplémentaires que nous devons donner à la police, à la justice et au renseignement, notre bien plus le plus précieux, c'est notre unité nationale, notre capacité à faire mouvement ensemble. On l'a vu encore à Nice tout de même après les l'attentat de la promenade des anglais à Nice. Cette unité nationale, elle est toujours vivace parmi le le peuple français.

Parmi le peuple. un peu moins parmi ses élites parfois. Deux mots euh encore question d'abord sur votre parcours.

La photo, la photo. Regardez, on a retrouvé cette photo. Vous aviez 25 ans, c'était votre première interview à la télévision.

Est-ce que le jeune homme euh qu'on voit sur cette photo serait fier du parcours de Benoît Amont ? Écoutez, c'est moi ce jeune homme auquel je pense plutôt qu'à mes parents et à mes grands-parents parce que je sais d'où je viens moi, d'un milieu classique, on dirait français moyen, une famille traditionnelle française et où la place que j'occupe aujourd'hui, elle est liée à l'éducation que m'ont donné mes parents, l'éducation que j'ai reçu à l'école et j'ai pu gravir une place en quelque sorte dans l'échelle sociale. Je le dois à ma famille et je me dis moi à ma place aujourd'hui, est-ce que demain, président de la République, tu sera capable d'offrir autant d'opportunités aux générations qui viennent ?

Et ce qui m'obsède, c'est cela, c'est lutter contre les discriminations, lutter contre ces handicaps de toutes sortes qui font que un jeune homme ou une jeune femme qui a 25 ans aujourd'hui qui ressemble à ce jeune homme et la même chance que celle que j'ai eu dans une société où moi on me l'a donné. Mais puisque vous en parlez, puisque vous en parlez, quand vous retournez en famille, les repas du dimanche, on est fier de vous ou on dit les politiques, les politiques quand même, le bruit de fond qu'on entend beaucoup. Mais il y a comme dans toutes les familles le sentiment que cette classe politique est pas à la hauteur de la situation.

Moi, je veux le dire aux français, finalement, on a la classe politique que l'on mérite et on aura une démocratie médiocre avec une classe politique médiocre et il nous revient de prendre nos responsabilités. Ce qui menace la République, ce sont évidemment nos adversaires, mais le pire c'est l'apatie des citoyens. L'apatie des citoyens.

Et moi je leur dis, faites le choix en fonction de ce que vous jugez être bon pour vous, pas en fonction des stratégies, pas en fonction de ce que disent les sondages. Après tout, vous n'avez pas été interrugés par les sondeurs. Donc faites le choix que vous jugez le meilleur pour vous.

Dernière question, la campagne arrive à son terme. Est-ce que vous avez des regrets ? Oui, un regret, c'est que aujourd'hui se succèdent des monologues et pas un débat démocratique.

Nous aurions pu avoir un débat démocratique. Nous sommes à une époque où le spectacle a tellement pris le dessus sur la démocratie qu'on a des candidats qui veulent choisir leur journalistes, choisir les questions que l'on pose, se soustraire au débat démocratique. Moi, je dis une chose très simple, ça c'est la Russie comme modèle, c'est pas mon modèle.

Et au fond, ceux qui veulent accommoder la démocratie, c'est qu'ils n'aiment pas assez la démocratie. pas l'impression qu'on est en Russie ce soir quand même. Non mais ce modèle là qui permet qui choisit les journalistes et qui choisit les questions c'est pas en tout cas inspiré de la tradition qui est la mienne socialiste et démocrate. social déémocrate.

Merci Benoît Mon. Merci Benoît Amont et à tout à l'heure pour votre conclusion. Le 6e candidat qui nous rejoint maintenant,