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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 juin 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

PHILIPPE BALLARD : « Il faut que les Français ouvrent les yeux sur LFI » (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison d'inviter Donald Trump à Versailles ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    On aurait pu le recevoir à l'Élysée ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Et donc, qu'est-ce que ça sert à quelque chose de l'inviter à Versailles ?

  • 2:38OuverteRéponse partielle

    Donald Trump a menacé les 20 Français de droit de douane à 100% ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Donc, vous y voyez plutôt une bonne séquence de la part du président Emmanuel Macron ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'accord signé à Versailles entre l'Iran et les États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33InvitéFait
    « Donald Trump, qu'on le voit ou non, c'est le président des États-Unis d'Amérique. »
  • 4:42InvitéChiffre
    « 35 000 morts en quelques jours, au mois de janvier. »
  • 5:13InvitéChiffre
    « les 300, je crois que c'est 340 milliards de dollars qui vont être débloqués pour reconstruire ce que les Américains ont détruit en Iran. »
  • 7:42Invité politiqueFait
    « J'ai été le premier à le faire. »
  • 7:53Invité politiqueFait
    « Les personnes qui prennent des stupéfiants par définition sont vulnérables. »
  • 8:56InvitéChiffre
    « On sait malheureusement que la France compte 900 000 consommateurs quotidiens de drogue. »
  • 11:13InvitéFait
    « Il y a un racisme systémique dans la police et la gendarmerie. »
  • 11:25InvitéFait
    « La police française est violente et raciste. »
  • 12:42InvitéFait
    « C'est raciste quand ils vous disent, nous, nos listes municipales, on va les constituer en fonction de la population qui habite les quartiers. »
  • 13:50InvitéFait
    « siffler la Marseillaise, c'est grave, et ça ne se comprend pas. »
  • 16:07InvitéFait
    « Bardella, Le Pen, Mélenchon, c'est exactement les mêmes. »

Temps de parole

  • Invité63 %
  • Présentateur25 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Locuteur non identifié 23 %
  • Philippe Ballard3 %
  • Locuteur non identifié 32 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Philippe Ballard, soyez le bienvenu. On va revenir déjà sur cette intense séquence diplomatique, un sommet du G7 à Evian en France, suivi d'un dîner fastueux à Versailles organisé pour Donald Trump par Emmanuel Macron. Et écoutez, Vincent Hervouet, le journaliste international d'Europe 1, signature, qui est revenu sur ce moment de prestige diplomatique qu'il dit illusoire à Versailles.

0:26
Locuteur non identifié

Le plus beau palais du monde ne peut donner que ce qu'il a. Le cristal, la porcelaine de sèvres et l'argenterie ne font pas la puissance. La beauté n'est pas une politique. La diplôme plaqué or, c'est de la com' et en général séduire est inutile. C'est le rapport de force qui compte entre les nations. Des capitaines d'industrie hier soir et quelques ministres triés sur le volet ont assisté au dîner de travail. Comme jadis, les grands féodaux assistaient au coucher du roi. La cour, c'est-à-dire les médias, ont répété toute la soirée des mots gonflés d'importance.

Croire qu'il s'agit d'un quiproquo, qu'un dîner très habillé fera oublier, c'est imaginer que la diplomatie se résume aux petits fours et aux bouchons en chocolat. Ça ne marche pas comme ça.

1:11
Présentateur

Qu'en pensez-vous, Philippe Ballard ? Est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison d'inviter, comme ça, pour ce dîner de travail, Donald Trump à Versailles, sous les ors du château ?

1:21
Invité

Oui, j'ai écouté Vincent Herouet en direct ce matin. Il était en forme, là, visiblement, Vincent, ce matin. Non, mais Donald Trump, qu'on le voit ou non, c'est le président des États-Unis d'Amérique. C'est la première puissance au monde. Donc, qu'on reçoive le chef de la première puissance du monde à Versailles, qui est un symbole, quand même, comme le Mont-Saint-Michel, comme la Tour Eiffel. Enfin, quoi de plus normal ?

1:45
Présentateur

On aurait pu le recevoir à l'Élysée ?

1:48
Invité

Il avait, je crois qu'en 2000, lors de son premier mandat, celui de Donald Trump, Emmanuel Macron l'avait emmené dîner à la Tour Eiffel, dans un restaurant dont je tairais le nom. Donc, c'est normal qu'on mette les symboles de notre beau pays, en avant pour obtenir quelque chose, en fait. Je ne sais pas s'il a obtenu quelque chose, mais il est... A priori, Donald Trump, quand même, il est parfois assez difficile de le cerner. Enfin, ce qu'il dit lundi, c'est plus valable le mardi. Et ce qu'il a dit le mardi, c'est plus valable le mercredi.

2:19
Présentateur

Et donc, qu'est-ce que ça sert à quelque chose de l'inviter à Versailles ?

2:21
Invité

Ben oui, bien sûr, ça sert. Enfin, c'est de la diplomatie. Qu'est-ce qu'on fait ? Alors, chacun reste chez soi, on ne se parle plus. Et quand on se parle, on se rencontre, on peut dîner ensemble. Et si on dîne ensemble, face au premier, au président Trump, ben oui, on peut l'inviter à Versailles.

2:38
Présentateur

Alors, même que ce président des États-Unis, en début de semaine, a menacé les 20 Français de droit de douane, du 100% ?

2:44
Invité

Ce ne serait pas la première fois, comme il menaçait encore il y a quelques heures, de de nouveau bombarder l'Iran. C'est du Donald Trump, il est imprévisible. Alors, cela dit, être imprévisible, en diplomatie, en politique, en diplomatie, ça peut aussi être une force. Vous voyez, moi, je fais partie à l'Assemblée nationale des groupes d'amitié. Je suis parti du groupe d'amitié France-Chine. Et, sur l'église, on voit l'ambassadeur de Chine en France. Et je me souviens très bien, il y a quelques mois, il m'avait dit, vraiment, Donald Trump, alors il y avait l'histoire des puces, il y avait l'histoire. Et il nous avait dit, mais il nous en va devant, parce qu'il est complètement imprévisible.

Et ça embêtait les Chinois. Donc, d'être imprévisible, ça peut parfois être une force. Mais là, bon, quand on rembobine le film...

3:24
Présentateur

Donc, vous y voyez plutôt une bonne séquence de la part du président Emmanuel Macron ?

3:27
Invité

Non, mais, enfin, inviter le président des États-Unis à Versailles, j'ai envie de vous dire, quoi de plus normal. On avait bien invité Poutine à Versailles, également, en 2017. On l'avait invité au fort de Brégançon, également. C'est normal qu'à tous ces chefs d'État, contre qui on peut avoir des griefs, bien évidemment, on les invite dans ce que la France peut présenter de meilleur.

3:53
Présentateur

Et que pensez-vous alors de cet accord, ce protocole d'accord signé à Versailles, donc, signé entre l'Iran et les États-Unis ?

4:01
Invité

Vous vous faites bien de parler de protocole, parce que, moi, j'écoute un peu les commentaires. Alors, sur Europe 1, effectivement, on est prudent, mais il y en a, à mon avis, qui s'enflamment un peu. C'est une base, c'est une base de négociation, avec plusieurs points. Nous, on constate, notre position officielle, c'est qu'on constate. On pense que...

4:19
Présentateur

Mais vous constatez qu'est-ce qui est le plus avantageux pour l'un ou l'autre des pays ?

4:23
Invité

Alors, on peut avoir une pensée pour le peuple iranien, parce que là, on a compris qu'ils étaient abandonnés à leur triste sort. Ils n'ont plus que leurs yeux pour pleurer, et aucune mention qui est faite. Enfin, si, non-ingérence dans les affaires... Alors, on est souverainiste, on n'est pas pour l'ingérence dans les affaires d'un pays étranger, que ce soit les États-Unis pour l'Iran, ou l'Iran pour les États-Unis, mais 35 000 morts en quelques jours, au mois de janvier, et là, ils sont complètement abandonnés.

Mais le constat qu'on fait, c'est que Donald Trump s'est rendu compte que ça lui coûtait très cher, que ça coûtait très cher à l'économie mondiale, mais pas ricochet à l'économie américaine, que l'inflation repartait aux États-Unis. Et, étant pragmatique quelque part, quand même, lui et ses équipes ont dû se dire, on va peut-être arrêter les frais ici. Alors, on va rouvrir, a priori, le détroit d'Hormuz. Il était ouvert au mois de janvier, le détroit d'Hormuz. Donc, c'est un peu retour à la case départ. Et puis, les 300, je crois que c'est 340 milliards de dollars qui vont être débloqués pour reconstruire ce que les Américains ont détruit en Iran.

A priori, c'est les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Arabie saoudite et d'autres pays qui paieront. Mais, bon, ce qu'on retient, c'est que le détroit d'Hormuz pourrait rouvrir, que ce conflit pourrait s'arrêter. Et c'est un conflit qui a coûté cher quand même à l'économie mondiale et à l'économie française également. Mais, effectivement, il y a des points sur le nucléaire iranien. Est-ce que l'accord de 2015 était plus ou moins avantageux ? L'AIEA aura un droit de regard, tant mieux. Mais est-ce que c'est suffisamment précis ? Il y a un tatou, c'est une base, vous le rappeliez, c'est un protocole. Donc, maintenant, il va y avoir des semaines et des semaines et des semaines de négociations.

5:59
Présentateur

À propos de l'Ukraine, puisque l'un des objectifs de ce G7 à Evian, c'était d'essayer de réaligner les États-Unis avec la position des autres pays occidentaux vis-à-vis de leur solidarité, de leur engagement, de leur soutien aussi financier et militaire. soutient donc à Kiev. Et là, Donald Trump semble, a priori, toujours pareil, mais semble a priori avoir un visage plus favorable envers Volodymyr Zelensky avec qui il s'est entretenu à plusieurs reprises. Est-ce que ça va dans le bon sens pour vous ?

6:26
Invité

Oui, si Donald Trump de nouveau s'intéresse à l'Ukraine, ça ne peut aller que dans le bon sens. Avec des aides, mais il y a des aides dont on ne parle pas forcément beaucoup. Mais le renseignement par satellite, pour aider les Ukrainiens à répliquer face à ce qui reste, une agression de la Russie contre un peuple souverain. Donc oui, bien sûr qu'il faut aider les Ukrainiens pour arriver à quand même... Ce qu'on oublie un peu, on est parfois sur des plateaux télé, où vous avez des gens, des vingt ans de guerre, qui oublient juste qu'il y a des dizaines, voire des centaines de milliers de morts militaires, mais aussi civils, des gens blessés, des gens mutilés.

Donc plus la paix arrivera tôt, mieux ce sera tout simplement.

7:10
Présentateur

Philippe Ballard, vous êtes député de l'Oise. Est-ce que vous vous soumettriez à un test anti-stup ?

7:16
Invité

Ah oui, sans problème. Je n'ai aucune crainte de ce côté-là.

7:19
Présentateur

Vous savez pourquoi je vous en parle. Parce qu'il y a une signe circulaire de Sébastien Lecornu qui ordonne des dépistages de stupéfiants auprès des hauts fonctionnaires et des ministres. Pour l'instant, il ne l'a pas ordonné auprès des députés. Peut-être que ça viendra.

7:32
Invité

Il y aurait des surprises.

7:32
Présentateur

Il y a eu des affaires qui ont défrayé la chronique quand même. Déjà, écoutez le Premier ministre qui a annoncé qu'il s'était lui-même soumis à un dépistage.

7:42
Philippe Ballard

J'ai été le premier à le faire. Pour moi, c'est une question d'exemplarité. C'est une question aussi de vulnérabilité. Les personnes qui prennent des stupéfiants par définition sont vulnérables. Je rappelle que dans les cabinets ministériels, les gens sont habilités au secret défense. Donc on ne peut pas se permettre dans le moment qu'est le nôtre d'avoir effectivement un certain nombre de vulnérabilités. Il y a de plus en plus de criminalité autour du trafic de drogue, du trafic d'armes et malheureusement beaucoup d'assassinats. Et je veux rappeler quand même cette vérité simple, c'est que s'il n'y a pas de consommation, il n'y a pas de narcotrafic.

8:14
Présentateur

Philippe Ballard, exemplarité, lutte contre le narcotrafic, en ciblant aussi bien sûr les consommateurs de quelques milieux qu'ils soient d'ailleurs. Vous y êtes favorable à cette initiative ? Vous pensez que c'est une bonne chose ?

8:26
Invité

Oui, il y a un devoir d'exemplarité de la part des responsables politiques. Vous parliez des parlementaires. J'avais cette petite pirouette parce qu'on sait très bien qu'il y a un groupe, celui qui situe le plus à gauche dans l'hémicycle. Il y a eu des affaires, il y a eu des consommateurs, il y en a même qui s'en vantaient, qui vendaient du cannabis pour payer leurs études. Mais il faudrait peut-être aussi l'étendre à d'autres milieux. Je ne sais pas, le show business, le sport, aller dans les rédactions. Alors je ne dis pas ça pour vous, Europe 1, mais je pense qu'il y aurait peut-être quelques surprises.

On sait malheureusement que la France compte 900 000 consommateurs quotidiens de drogue. Alors qu'elle soit, je mets douce, mais vraiment entre guillemets, c'est comme ça que c'est qualifié officiellement, ou de synthèse. Et puis c'est tout le narco, le trafic, dont parlait le Premier ministre. On ne peut être que d'accord avec ça, nous on a voté le projet de loi.

9:13
Présentateur

Beaucoup disent que c'est de la com, c'est de l'affichage, ça ne changera rien.

9:20
Invité

Oui, si on teste que ces personnes-là, ça ne va pas changer grand-chose. Mais effectivement, s'il n'y a pas d'acheteurs, il n'y a pas de vendeurs. C'est la loi du marché. Donc il y a aussi à responsabiliser tous ceux qui consomment de la drogue. Mais cela dit, on y voit peut-être un signe positif. Parce que pendant de très très longues années, et que ce soit la gauche, la droite, le centre, ces histoires de consommation de drogue, ça a été mis sous le tapis. Parce que eux-mêmes devaient peut-être et leur entourage en consommer. Donc qu'on mette ça sur la place publique, là, écoutez, bon point pour le Premier ministre.

9:58
Présentateur

Eh bien, déjà, on retient ce bon point pour le Premier ministre de votre part, Philippe Ballard, député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement National. Juste avant le journal de 15h, on parlera de la fête de la musique. Et puis on entendra Xavier Bertrand aussi. On va parler de la fête de la musique, c'est dimanche. Ce sera l'été, et c'est aussi la fête de la musique. Et ce sera aussi dimanche, avec des fortes chaleurs. Et je voudrais revenir sur ce concert. Ce concert organisé par la France Insoumise, Place de la République à Paris.

La préfecture a pris un arrêté pour l'interdire, parce que, je cite, cet événement devrait accueillir notamment le comité Adama et sa fondatrice Assa Traoré, les rappeurs Médine et Sousso Manès. Alors, la France Insoumise conteste et même fait un recours contre cet arrêté. Elle dénonce des mensonges. Elle dit qu'aucun des trois n'est à la fiche de ces concerts. Est-ce que c'est un bon motif d'annulation pour vous, et un bon réflexe qu'a eu la préfecture ?

10:49
Invité

Je crois que le trouble à l'ordre public, malheureusement, oui, je pense qu'il est présent. Cela dit, ça ouvre une autre réflexion, c'est qu'est-ce qu'il est possible encore de faire la fête en France ? Je mets un peu une parenthèse à cette Place de la République, quitte à y revenir, sans qu'il y ait des heures, sans qu'il y ait des incidents,

11:05
Présentateur

sans qu'il y ait des affrontements avec les forces de l'ordre.

11:08
Invité

Oui, et puis après la victoire du PSG, malheureusement, on pourrait multiplier les exemples. Oui, le comité Assa Traoré, il faut se souvenir quand même de leurs propos. Il y a un racisme systémique dans la police et la gendarmerie. Ce sont leurs propres propos. La police française est violente et raciste. Donc, quand vous organisez ce genre d'attroupement Place de la République, fatalement, face à vous, il y aura un dispositif de sécurité, il y aura des CRS, il y aura des gendarmes mobiles. Et là, il y a une grosse, énorme crainte, effectivement, qu'il y ait des affrontements. En plus, organisés par LFI, là, vous avez tout le cocktail pour que ça se passe mal.

Si vous voulez ça, on ne peut pas en faire pire. Donc, oui, chacun prend ses responsabilités. Et puis, pardon, mais ce que vous citez, Médine, quand même, il avait été, en 2023, il y a trois ans, il avait été quand même inquiété pour des tweets et des propos communautaristes, antisémites, appelant à la haine. Il avait retiré tout ça de ses réseaux sociaux. Mais enfin, vous vous rendez compte un peu le cocktail ? C'est LFI, c'est le rapport de force, c'est la provocation, et c'est, pardon, mais la notion de race qu'on met en avant.

Moi, j'écoutais juste avant mon intervention, c'était Laurent Desfontaines qui était là pour le Parti communiste, et qui s'en prenait, voilà, tant mieux, ils ouvrent les yeux à la France insoumise, en disant, mais il n'y a pas, cette nouvelle France, ça n'existe pas. Leur riz de lecture, c'est le racisme. Bah oui, là, je partage tout à fait, vous voyez, ce point de vue d'un des porte-parole du Parti communiste. Oui, LFI, c'est... Décidemment, vous avez donné un bon point au gouvernement et un bon point au communiste, aujourd'hui, Philippe. Voilà, c'est pour ça qu'on va arriver au pouvoir, si vous voulez, très communique.

Mais non, mais, voilà, ils ont une vision de la société, on ne peut pas d'ailleurs l'inverse. C'est raciste quand ils vous disent, nous, nos listes municipales, on va les constituer en fonction de la population qui habite les quartiers, donc, bah, si, voilà, si vous êtes blanc, vous ne pourrez pas vous présenter, puisque nous, on n'aura que des candidats qui ont telle couleur de peau.

12:54
Présentateur

Jonathan Arfi, le président du CRIF, lui aussi, s'est exprimé à propos de ce concert. Il a dit, ce concert est légal, mais est-il pertinent pour la démocratie ? Aucun parti politique ne devrait pouvoir détourner une fête populaire qui vise à rassembler les Français, pas à les diviser.

13:08
Invité

Bah, c'est exactement ça. Et les filles divisent les Français, ils sont dans le rapport de force, dans la provocation, dans la haine de ceux qui ne pensent pas comme eux, donc, bah, qu'ils sèment... Mais eux, ils disent le français, justement,

13:21
Présentateur

parce qu'ils disent que la Nouvelle France, elle fait la part belle, elle fait la part belle à toutes les Français, à toutes les Français.

13:28
Invité

Ah oui, non, mais c'est quoi ? D'accord. Sauf qu'ils arrêtent leur phrase là, mais, virgule, dans les faits, ça ne se traduit pas comme ça. Enfin, contre M. Bagayoko, parce que je crois que cette fête, Place de République devait suivre une marche contre le racisme, organisée par M. Bagayoko, qui partait de Barbès. Mais c'est ce même maire de Saint-Denis qui dit siffler la Marseillaise, c'est pas grave, ça peut se comprendre. Bah, non, j'arrête, siffler la Marseillaise, c'est grave, et ça ne se comprend pas. Voilà, ils sont dans le séparatisme, dans le communautarisme, qui débouche sur le séparatisme.

13:58
Présentateur

Bah, écoutez, Maud Bréjean, la porte-parole du gouvernement, qui a dénoncé une stratégie de conflictualisation de la part de la France Insoumise.

14:03
Locuteur non identifié

On voit bien dans la réaction de la France Insoumise qu'ils sont encore dans une stratégie de conflictualisation de toutes les décisions, y compris lorsqu'elles sont prises par des représentants de la République. Le préfet de Paris fait un travail absolument remarquable. Ils ont fait appel à la décision. Et c'est tout à fait leur droit. Il prend cette décision pour protéger les Parisiens, pour permettre à ce que ces festivités, parce que c'est d'abord un moment festif, se passent dans les meilleures conditions possibles. Voilà.

Et puis, vous voyez, quand je lis hier la réaction de Jean-Luc Mélenchon, et que je vois dans ce tweet qu'au fond, à la fin, le responsable, c'est le président du CRIF, je vois qu'on retombe quand même dans ces vieux traverses. Votre réaction, Philippe Ballard.

14:42
Invité

Oui, mais enfin, voilà, tout est dit. Vous allez me dire, c'est Maud Bréjean. C'est à part de parole du gouvernement. Si Maud Bréjean dit qu'il fait chaud sur la France aujourd'hui, oui, c'est pas parce que je suis à Rennes que je lui dirais. C'est pas vrai. Ils sont dans le conflit permanent, dans le rapport de force, dans la provocation et dans la haine de ceux qui ne pensent pas comme eux. C'est ça, la France insoumise. Donc, quand ils veulent organiser un rassemblement avec des chanteurs qui sont, pardon, entre mauvais français borderline, avec le comité Adama, oui, on sait que ça peut très très vite déraper.

Mais il faut vraiment que les Français prennent conscience, ceux qui sont tentés par le vote de la France insoumise, prennent conscience de ce que ça représente à l'arrivée.

15:22
Présentateur

Philippe Ballarat, je rappelle que vous êtes porte-parole du Rassemblement national et dans la foulée de ce qu'on vient de dire, Xavier Bertrand, lui, estime que Bardella, Le Pen, Mélenchon, ce sont exactement les mêmes. Écoutez-le, il était sur BFM TV il y a quelques jours, le président de la région de la Haute-France, qui songe peut-être à être candidat, est revenu aussi sur l'absence de Jordan Bardella à la marche blanche pour l'IANA.

15:44
Locuteur non identifié

Quand vous êtes un responsable public, un responsable politique, que vous aspirez aux plus hautes fonctions, vous comprenez ce que peuvent ressentir d'autres personnes. Les gens ne disent pas aux responsables politiques, vivez notre vie, mais comprenez notre vie. Et là, de comprendre la douleur et le respect, qui à mon avis étaient indispensables, cette marche blanche, puis après ils vont nous faire leur grand cinéma. C'est insupportable. Mais il ne faut pas tomber dans le panneau. Et vous savez, Bardella, Le Pen, Mélenchon, c'est exactement les mêmes.

16:11
Présentateur

Philippe Ballarat, il vous renvoie dos à dos avec la France insoumise.

16:14
Invité

Oui, je ne sais pas, il veut participer peut-être à la primaire de gauche, Xavier Bertrand, ce coup-ci, là, parce qu'il s'est pris une gamelle en 2022 à primaire de droite. Il va essayer à gauche maintenant, parce que dans le même interview, il dit que c'est très compliqué en France si vous êtes...

16:26
Présentateur

Et si vous avez un prénom du calendrier grégorien, il est difficile de vivre en France quand on ne porte pas un prénom du calendrier grégorien, il l'a dit déjà.

16:34
Invité

Vous êtes d'accord avec lui ? Il y a toute une séquence. Oui, mais il y a la suite de ce qu'il dit, parce que ça, c'est le début de la phrase. Voilà, si vous êtes... Alors, ce n'est pas du verbatim, mais en fait, si vous êtes, je crois, un musulman ou, je ne sais plus, il est gréne un certain nombre de choses, c'est très compliqué pour vous. Mais Xavier Bertrand, ça fait longtemps qu'on l'a perdu. Je crois que c'est perdu tout seul. Après, sur cette histoire de marche blanche, enfin, attendez, ils ont été aux responsabilités, ces gens-là. Si la justice en est dans ce degré de déliquescence, est-ce que ce n'est pas aussi de leur faute ?

Si la société en est dans ce délit de déliquescence, est-ce que ce n'est pas leur faute ? Qu'est-ce qu'ils ont fait pour faire en sorte que la justice arrête de se retrancher derrière la réinsertion et pas la sanction ? Enfin, je veux dire, M. Xavier Bertrand, il a une énorme part de responsabilité, il a sa part de responsabilité à tous ces travers qui rongent, qui minent la société française. Alors, il essaye de... Je ne sais pas quoi faire, là, oui, il va peut-être être candidat à la primaire de gauche.

17:28
Présentateur

Mais en tout cas, il vous renvoie doigt à doigt avec LFI.

17:31
Invité

Est-ce qu'on est obligé de réagir à tout ce que peut dire Xavier Bertrand ? Oui, c'est bien.

17:36
Présentateur

Et est-ce que, alors, je reviens sur cette phrase, il est difficile de vivre en France quand on ne porte pas un prénom du calendrier grégorien, pardon, grégorien, excusez-moi.

17:43
Invité

Non, mais là, ce rythme-là, il va finir à LFI arriver au moment de la présidentielle, quoi. Enfin, qu'est-ce que ça veut dire ? Nous, enfin, il n'y a pas... Là, il divise, mais il divise les Français. Enfin, en fait, il fait comme LFI. Il divise les Français en fonction du prénom, alors en fonction de la suite de sa phrase, de sa religion, de sa couleur de peau. Non, il n'y a pas plusieurs catégories de Français. Il n'y a qu'une catégorie de Français, quelle que soit sa couleur de peau et sa religion. Mais là, il rentre dans le jeu de LFI. Il fait le jeu de LFI et il collabore, allez, n'ayant pas peur des mots, avec la France insoumise.

18:16
Présentateur

Ah oui, alors il y a des termes sur lesquels il faut faire attention. Vous, vous dites qu'il collabore avec la France insoumise ?

18:20
Invité

Ah bah oui, mais qu'est-ce que ça veut dire, collaborer ? Ça veut dire épouser les vues et puis marcher avec eux.

18:24
Présentateur

Oui, il les renvoie de Hano, il dit non.

18:26
Invité

Non, mais après, enfin, dans la phrase que vous citez,

18:28
Présentateur

parce qu'il a un ton plus social et plus inclusif que d'habitude ?

18:33
Invité

Non, mais là, il essaye d'exister, en fait. C'est un peu ça, la réalité de Xavier Bertrand. À part dans les Hauts-de-France et encore où il a une petite notoriété, ailleurs, il n'existe pas.

18:45
Présentateur

Merci beaucoup, Philippe Ballard, député de Loise et porte-parole du Rassemblement national. Pour continuer votre après-midi sur Europe 1, et bien c'est si on en parlait.