Déserts médicaux, agriculture, climat, RN : David Lisnard détaille son projet présidentiel dans l'Yonne
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Questions et réponses
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- 0:40OuverteRéponse directe
Si vous êtes élu président, quelles seront vos premières mesures pour garantir un accès aux soins dans des départements comme Lyonne ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Quel rôle l'État doit-il jouer pour maintenir les petites lignes ferroviaires et éviter l'isolement des territoires ruraux ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Comment trouver l'équilibre entre compétitivité agricole, réduction des normes et protection des consommateurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueChiffre
« C'est une réalité qui est tragique, puisqu'on a 87% du département français qui est en déserts médicaux. »
- 0:54Invité politiqueChiffre
« Et parallèlement, on dépense presque 13% de la richesse nationale en santé. »
- 3:11Invité politiqueChiffre
« Et plus l'État nous prélève d'impôts et de charges, et plus il dépense, 57% de la richesse produite et 10% d'argent public, moins il est présent sur ses missions essentielles. »
- 3:30Invité politiqueChiffre
« Et évidemment, un État qui dépense pour 1 153 agences ou organismes qui ont été créés depuis 30 ans, dont une dizaine d'agences environnementales, dont 15 agences sanitaires, on en parlait tout à l'heure dans votre précédente question, plus de 100 milliards d'euros qui partent en dispersion des moyens de l'État en fonctionnement. »
- 5:42Invité politiqueFait
« Si on libérait l'irrigation agricole en réutilisant les OUSU traités, alors qu'aujourd'hui, on nous demande à chaque fois de faire plus de 4 ou 5 ans de dossiers pour obtenir les autorisations de l'ARS, les autorisations de la préfecture, etc. »
Temps de parole
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Ici Auxerre, ici Matin. Le président de l'association des maires de France, David Lissnard, en visite dans Lyon ce mercredi. Le maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et candidat à l'élection présidentielle, a été invité par le président du conseil départemental, Grégory Dort, pour animer ce soir une réunion publique à Pont-sur-Yonne. David Lissnard répond ce matin à vos questions, Thierry Boulan. Bonjour David Lissnard. Bonjour. Avant une réunion publique à Pont-sur-Yonne, vous allez rencontrer des élus iconés. Ils vous parleront sans doute des difficultés d'accès à la santé dans Lyonne. Vous défendez une profonde réforme de l'organisation du système de santé.
Si vous êtes élu président de la République, quelles seront vos premières mesures pour garantir un accès aux soins dans des départements comme Lyonne ?
C'est une réalité qui est tragique, puisqu'on a 87% du département français qui est en déserts médicaux. Et parallèlement, on dépense presque 13% de la richesse nationale en santé. C'est-à-dire qu'on dépense beaucoup plus que d'autres pays. On avait un très beau système, mais on a de moins en moins accès aux soins. Et c'est particulièrement vrai dans Lyonne. Tout l'enjeu passe par la libération de l'offre de santé. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut absolument fluidifier et faciliter la formation de nouveaux médecins. Il faut évidemment donner plus de liberté et de pouvoir aux praticiens qui sont encore sur le territoire. Je pense aux infirmiers en pratique avancée.
Je pense aux kinésithérapeutes. Je pense aux pharmaciens, aux sages-femmes, qui peuvent permettre de pallier l'absence et les carences de médecins généralistes, ce qui est très vrai dans Lyonne. Il faut lutter contre toute cette bureaucratie, qui est un fléau national particulièrement pénalisant pour le secteur médical. Il faut également une stratégie de souveraineté sanitaire. On sait très bien aujourd'hui que si on ne produit pas nous-mêmes des médicaments, on crée des pénuries. Bref, on consacre beaucoup d'argent à la santé en France. On paye des charges énormes lorsqu'on travaille. Et pourtant, on a un système qui s'est dégradé.
Donc, c'est pour ça qu'on ne peut pas que rafistoler le système. Et ce que je propose, c'est véritablement, grâce à une revalorisation de la médecine dite libérale et par une politique de prévention, de soulager le secteur hospitalier, de retrouver une offre médicale y compris dans la revalorité. Mais vous savez que dans votre département, il y a des choses formidables qui sont faites, notamment à l'initiative du président du département, Grégory Dors. Je pense au Medicobus qui a été lancé en fin d'année dernière et quelque chose de très intelligent et de pertinent. Il y a des nouvelles maisons de santé pluridisciplinaires dans de nombreuses communes.
Bref, il y a une grande dynamique, mais il faut des praticiens. Il faut des praticiens près du patient.
Dans Lyon et dans la Nièvre, les petites lignes ferroviaires sont menacées par le manque d'investissement ou la baisse de fréquentation ou même le vieillissement des infrastructures. Vous plaidez pour une nouvelle politique d'aménagement du territoire. Alors, quel rôle l'État doit-il jouer pour maintenir ces infrastructures et éviter que les territoires ruraux ne soient progressivement isolés ?
Vous savez que je plaide pour que l'État se recentre sur ses missions. Donc, il s'occupe de beaucoup trop de choses. Il fait beaucoup trop de bureaucratie. Et plus l'État nous prélève d'impôts et de charges, et plus il dépense, 57% de la richesse produite et 10% d'argent public, moins il est présent sur ses missions essentielles. Il y a vraiment l'égalité des chances par l'école et l'égalité des chances territoriales par l'aménagement du territoire. Ça, c'est la mission de l'État.
Et évidemment, un État qui dépense pour 1 153 agences ou organismes qui ont été créés depuis 30 ans, dont une dizaine d'agences environnementales, dont 15 agences sanitaires, on en parlait tout à l'heure dans votre précédente question, plus de 100 milliards d'euros qui partent en dispersion des moyens de l'État en fonctionnement. C'est complètement fou. Or, l'État devrait beaucoup moins dépenser dans cette multiplicité d'agences qui se contredisent entre elles et qui créent de la norme, de la procédure et de la bureaucratie, et plus investir là où il doit veiller à l'égalité des chances territoriales, les grandes infrastructures de transport, la fourniture de très hauts débits.
Lorsque le marché ne répond pas aux besoins, c'est à l'État de le faire. Ça s'appelle la subsidiarité. Et c'est aussi cette révolution du bon sens que je propose avec Nouvelle Énergie.
David Lissnard, les agriculteurs dans Lyon dénoncent depuis plusieurs années, dans Lyon et ailleurs d'ailleurs, l'accumulation des normes administratives et environnementales. Les consommateurs restent, eux, très attachés à la qualité sanitaire des aliments. Comment trouver le bon équilibre entre la compétitivité des exploitations agricoles, la réduction des contraintes administratives et l'exigence de protéger les consommateurs ?
Tout simplement parce qu'il n'y a pas forcément de contradiction entre une agriculture compétitive et de bonnes normes de qualité et environnementales. Alors là aussi, c'est parfois contre-intuitif de dire ça, mais c'est pourtant une réalité. Et vous le voyez, quelle que soit la question, l'aménagement du territoire, l'offre de santé, maintenant l'agriculture, tout l'argent qui est mis en trop dans les surcharges bureaucratiques, c'est de l'argent en moins, soit dans notre portefeuille de contribuables, soit dans la qualité ou l'aménagement ou le soin ou la qualité des produits agricoles, puisqu'on parle d'agriculture.
Pourquoi est-ce qu'on a besoin d'avoir aujourd'hui l'agence régionale de l'environnement, qui est un service de l'État, qui va donner son avis, son accord même, ou bloquer un projet, qui peut être contredite par un autre service de l'État, qui est la DDT, qui peut être contredite par un autre service de l'État, qui est l'office de la biodiversité ? Cette multiplication d'entités n'apporte rien sur le plan environnemental. Il faut des règles environnementales, il faut des normes. L'État est important pour contrôler a priori, mais pas pour entraver a priori.
Si on libérait l'irrigation agricole en réutilisant les OUSU traités, alors qu'aujourd'hui, on nous demande à chaque fois de faire plus de 4 ou 5 ans de dossiers pour obtenir les autorisations de l'ARS, les autorisations de la préfecture, etc. C'est ça qu'il faut bien comprendre. C'est-à-dire qu'une agriculture de qualité, une agriculteur respectueuse d'environnement peut être une agriculture compétitive si on considère l'axus révélateur, les agriculteurs comme les chefs d'entreprise.
Donc, tout ce que l'on propose, nous, pour baisser les dépenses inutiles et permettre aux salariés de gagner plus et aux chefs d'entreprise de payer moins de charges, peut se permettre d'avoir une viabilité agricole sur des productions saines. Il faut permettre aussi, au regard des réalités du vieillissement de la population, de faciliter la réunion et la fusion ou la mise en commun d'exploitation agricole pour atteindre une taille critique qui permet d'avoir un seuil de rentabilité. Il n'y a pas de fatalité au déclassement agricole.
Merci David Lysnard et bonne journée.
Merci à vous. Merci, bonne journée.
Merci pour votre intérêt.
David Lisnard