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InterviewAPCOS 2050· 28 mars 2026ComplaisantMixte

WTSS 134 Interview Turcat Pompidou b

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À vous Bernard Vallette. Vous m'entendez bien Jean-Claude Bourré ? 5 sur 5.

Je vais maintenant essayer de tenter le premier appel sur Concorde. André Turca, m'entendez-vous ? Oui, je vous renseignez à la récord.

André Turca, vous êtes en direct sur France Inter. J'aimerais tout d'abord que vous nous précisiez votre position, altitude et vitesse. À vous.

Nous sommes le Mach 2 depuis le spot de l'île déjà. C'est légèrement au sud de Mach 2. De l'Orient actuellement.

Et à une altitude de 15, il s'est formé de main. André Turca, j'aimerais tout d'abord savoir si des problèmes particuliers se sont posés depuis le début de ce vol présidentiel. Allons, ça a tous les aspects d'un vol de route.

Au stade actuel, des essais de Concorde peut-il voler beaucoup plus longtemps que 17 minutes à Mach 2 ? Bien entendu, rappelez-vous que le premier vol que nous avons fait à Mach 2 a déjà duré 53 minutes et depuis, nous avons dépassé l'air de vol à Mach 2. André Turca, dans la salle de contrôle où je me trouve, il y a les principaux cadrans que vous avez sous les yeux à bord du prototype 001.

L'un d'entre eux m'a frappé, c'est celui indiquant la température au nez de Concorde. 120 degrés, c'est impressionnant. Jusqu'où pouvez-vous aller ?

André Turca, si tant est que vous ayez douté à un moment de l'avenir de Concorde, aujourd'hui la présence à bord du président Pompidou, c'est à la fois un gage et une consécration. J'aimerais que vous me disiez pourquoi en détail. Je dirais d'abord notre liberté de transporter le président de la République.

Il prouve la conscience que les services officiels et lui-même ont dans la majorité, dans sa sécurité. Et il est certain que c'est un encouragement pour nous. L'un d'entre eux m'a fait du courage, mais devant les diverses campagnes, c'est vraiment la consécration au président.

André Turca, comme vous êtes en vol sur Concorde, le seul maître à bord, et comme monsieur Pompidou est fumeur, l'avez-vous autorisé à allumer une cigarette ? Bien entendu, quelques minutes après le décollage. Alors il est là, il est prêt à vous parler lui-même.

Dernière question, André Turca, avez-vous envisagé, avec le président Ziegler, à la faveur de ce vol exceptionnel, de baptiser Concorde 001, par exemple, Elysée ? Ah, que je sache, non, ça n'a pas été évoqué encore. C'est peut-être bien dans les vues de mon président, que je ne sais pas toujours.

André Turca, pourriez-vous me passer le président Pompidou ? Monsieur le président, à vous. Monsieur le président, d'abord, merci de bien vouloir répondre en direct à toutes les questions que se posent en ce moment les Français, en particulier les auditeurs de France Inter.

Monsieur le président, pour venir à notre micro, vous avez dû vous lever et faire quelques pas. Vous avez donc pu vous faire une idée de la stabilité de Concorde à Mach 2. C'est complexe et combien sa mise au point demande d'efforts, de travaux et de précision.

Monsieur le président, avez-vous quelques détails à nous donner sur la pressurisation et les bruits éventuels que vous pouvez entendre ? Le personnel de l'aérospatiale, aux ingénieurs, aux techniciens, au cadre, à tous les travailleurs. Monsieur le président, vous êtes l'un des rares privilégiés non spécialistes à être monté à bord de Concorde.

Pourriez-vous nous décrire ce qui vous entoure ? Vous savez, ce qui m'entoure, c'est des ordinateurs partout, à gauche, à droite, devant, derrière, permettent d'apercevoir l'horizon. Mais je suis dans un laboratoire.

Monsieur le président, une question un peu plus indiscrète. Madame, votre femme, vous écoute-t-elle en ce moment sur France Inter et avait-elle une petite appréhension quand vous êtes parti ? Et écoutez, j'espère que je la lui ai enlevée par la confiance que j'ai manifestée, mais je serais étonné qu'elle ne soit pas un petit peu anxieuse de me voir atterrir.

C'est tout à fait naturel. Monsieur Georges Pompidou, j'aimerais savoir ce que pense un passager de Concorde quand il est en même temps président de la République. Mais si dans la République ou pas, on est un passager comme un autre, tout ce que je puis dire, c'est que je suis assez fier d'avoir, grâce à ma fonction, le privilège de ce voyage.

Monsieur le président, votre présence à bord de Concorde, c'est une caution, c'est un acte de foi. J'aimerais qu'à chaud, en plein vol, à Mac 2, vous précisiez votre façon de voir l'avenir de Concorde. Pour moi, l'avenir de Concorde, c'est quelque chose en quoi j'ai confiance.

Je le montre, en montant à bord, que cet avenir se réalise. Mais naturellement, il faudra que d'autres nous aident. Mais j'espère bien qu'on aura cet appui, en particulier de nos amis du gouvernement britannique.

Oui, monsieur le président, Concorde, c'est vraiment le symbole de la coopération franco-britannique. Eh bien, je voulais leur dire, je viens à vous, et croyez-moi aussi vite que possible. Alors, à tout à l'heure.

Dernière question, monsieur le président, vous n'ignorez pas que Concorde a été en but à un certain nombre de critiques. Qu'en pensez-vous à plus de 16 000 mètres d'altitude ? C'est de le réaliser, et la France l'aura fait.

Monsieur le président, je vous remercie pour cette liaison. Je remercie également André Turcat et tous les ingénieurs de l'aérospatiale qui se trouvent dans cette salle de contrôle. Je remercie également les techniciens de l'aérospatiale, les techniciens de l'ORTF de Toulouse, qui nous ont permis de réaliser cette émission.

Jean-Claude Bourret, je vais vous rendre l'antenne. Je vous donne rendez-vous maintenant sur France Inter, aux environs de 17h35, pour écouter en direct le discours du président Pompidou au Capitole. Merci.

Merci.