Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 mars 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Guerre au Moyen-Orient, dissuasion nucléaire... Sébastien Chenu dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça veut dire qu'au fond vous n'avez pas le réseau suffisant de diplomatie, de capteurs, d'experts sur l'international et sur la géopolitique ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que dans ce contexte de tension très important, vous avez besoin d'être reçu à l'Élysée par le président Macron pour disposer d'informations ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y voyez plus clair ce matin 3 jours après le début des frappes sur le but des États-Unis ?

  • 5:00OuverteÉludée

    Est-ce que vous êtes en faveur d'une éventuelle intervention terrestre ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous appelez le peuple iranien à se soulever ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous regrettez l'échec du cadre onusien et accusez les États-Unis de se mettre en dehors de l'ordre international ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Sébastien ChenuFait
    « On semble aujourd'hui percevoir qu'il s'agit plutôt d'empêcher, d'après ce que dit Rubio, une attaque de l'Iran qui se serait dotée de l'arme nucléaire. »
  • 7:30Sébastien ChenuFait
    « La menace était visiblement imminente. Elle représente un danger mortel pour Israël. Il fallait donc intervenir et en cela, il y a pas d'ambiguïté. »
  • 9:30Sébastien ChenuFait
    « Ce ne sont pas des puissances extérieures de dire aux Iraniens qui doit demain gouverner leur pays. »
  • 11:30Sébastien ChenuFait
    « Emmanuel Macron dit faut renforcer, faut aller au-delà. On est d'accord. On plaide depuis longtemps et on est content d'être entendu depuis longtemps avec Marine Le Pen pour un renforcement de notre arsenal militaire et nucléaire. »
  • 12:30Sébastien ChenuChiffre
    « La mise en place progressive de ce que j'appellerais une dissuasion avancée. C'est pourquoi j'ai ordonné d'augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal pour couper court à toute spéculation. »
  • 18:30Sébastien ChenuFait
    « Emmanuel Macron a mis en scène son arrivée sur la base navale en faisant filmer son avion escorté de quatre rafales. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour monsieur. Bonjour Mathilde Sirot.

Bonjour Paul. Le monde est secoué par la guerre au Moyen-Orient alors que les prises de paroles se multiplient ces dernières heures. Je voudrais vous en faire écouter deux.

Écoutons le secrétaire d'État à la défense de Donald Trump puis le président Macron hier à 2h d'intervalle. Si vous tuez des Américains, nous pourchassons sans hésitation et nous vous tuerons. Tous ceux qui auraient l'audace de vouloir s'en prendre à la France savent le prix insoutenable qu'il y aurait pour eux à payer.

Le président de notre parti, Jordan Bardella, demande au président Macron de réunir les dirigeants des partis représentés au Parlement pour faire un point complet, dit-il, sur les enjeux sécuritaires, géopolitiques, économiques et énergétiques. Est-ce que ça veut dire qu'au fond vous n'avez pas le réseau suffisant de diplomat, de capteurs, d'experts sur l'international et sur la géopolitique ? B nous ne sommes pas à la dette de l'État et en la matière en matière de politique internationale, il y a un devoir d'unité nationale.

Et je crois que lorsque Jordan Bardella demande qu'on réunisse l'ensemble des présidents et des responsables de partis politiques pour faire un point et pourquoi pas demain le Parlement également pour faire un point d'étape, euh il fait œuvre de responsabilité. Nous se nous devons être informés, nous devons pouvoir poser toutes les questions que nous sommes en droit de poser au ministre des affaires étrangères en particulier ou au ministre de la défense. Et par conséquent, ça c'est notre boulot.

Nous sommes des opposants politiques. Nous nous sommes l'opposition dans notre pays. Mais euh ça ne nous empêche pas de pouvoir avoir un droit de regard sur la diplomatie française.

Évidemment, nous n'avons pas le réseau dans le sens où on n'est pas à la tête de l'État. On ne donne pas d'ordre aux ambassadeurs, on ne missionne personne à l'international. [grognement] Ça c'est le rôle de l'État.

Quand on sera évidemment à la tête de l'État, c'est nous qui convoquerons les ambassadeurs. Mais pour l'instant, nous demandons à être particulièrement et précisément informé. On a des questions.

Ça veut dire Sébastien Chenu que dans ce contexte de de tension très important, vous avez besoin d'être reçu à l'Élysée par le président Emmanuel Macron pour disposer d'informations suffisamment importantes qui puissent vous permettre ensuite de vous positionner. C'est ça en fait le sujet. Dans une démocratie, lorsqu'on est dans un fait, un état comme celui-ci, une actualité plutôt euh comme celle-ci, il est normal, il est nécessaire euh que le président de la République, que l'État informe l'ensemble de la représentation nationale, des partis politiques qui constituent euh notre pays, ses représentants euh et qu'il y ait un dialogue qui existe entre eux parce que nous nous ne disposons pas de toutes les informations et nous sommes parce que je le disais, nous sommes l'opposition, c'est notre mission que d'interroger le président de la République sur ses objectifs, mais aussi de recevoir probablement un certain nombre d'informations qui ne sont peut-être pas délivrables au grand public immédiatement.

Alors, dans vos premières réactions ce weekend, on a bien senti que vous attendiez un petit peu de voir comment ça tournait. Est-ce que vous y voyez plus clair ce matin 3 jours après le début des frappes sur le but des États-Unis ? Alors, sur le but des États-Unis, on y voit peut-être un peu plus clair.

La première chose d'abord que moi je veux dire, c'est témoigner de notre solidarité profonde à la fois vis-à-vis des États avec lesquels on a des des partenariats anciens. Moi, j'ai été président dans le mandat précédent du groupe d'amitié avec les Émirats arabes unis. Euh, on manifeste évidemment un soutien particulier euh euh aux Émirat, un soutien à Israël évidemment euh qui est le premier euh état concerné et puis pensez pour à nos 400000 ressortissants euh évidemment qui sont dans ces 13 pays euh répartis, dans ces 13 pays du golf don dont beaucoup d'ailleurs vont souhaiter être rapatriés, ce qui n'est pas une simple affaire.

Maintenant, aujourd'hui, la question qui se posait c'était est-ce que les États-Unis voulaient empêcher l'Iran de s'enrichir en uranium ? Est-ce qu'il voulaient empêcher l'Iran d'attaquer Israël ou est-ce que troisème solution où est-ce qu'il voulait changer de régime ? On semble aujourd'hui percevoir qu'il s'agit plutôt d'empêcher, d'après ce que dit Rubio, une attaque de l'Iran qui se serait dotée de l'arme nucléaire.

En tous les cas, était proche de pouvoir s'en doter et représentait un danger vital pour Israël. Donc c'était il y avait une urgence d'après ce que nous disent les États-Unis. Donc très clairement cette guerre aujourd'hui elle vous paraît à vos yeux justifiées.

Alors nous on est solidaire de des manœuvres qui sont engagées par les États-Unis, même si sur la forme sincèrement euh ce côté unilatéral ne nous plaît pas. C'est pas la façon dont on qu'on imagine faire de la politique étrangère. C'est-à-dire un état qui décide pour tout le monde d'une intervention sans en référer à quiconque.

Deux états avec Israël. Vous avez raison. deux états, c'est pas exactement l'idée qu'on se fait de cela.

La menace était visiblement imminente. Elle représente un danger mortel pour Israël. Il fallait donc intervenir et en cela, il y a pas d'ambiguïté.

Maintenant, on connaît les Américains, leur façon de faire n'est pas Nous, on l'a dénoncé au moment du Venezuela, rappelez-vous, ça nous a valu beaucoup de critiques. On l'a dénoncer au moment du Groenland où beaucoup étaient gênés parce que visiblement à partir du moment où on critiquait l'intervention au Venezuela, bah la suite c'était que que Trump aille au Groenland et là ça gênait beaucoup plus de monde parce que les dirigeants du Groenland sont des démocrates contrairement à ceux du Venezuela. Là, c'est différent parce qu'il y a un danger imminent, parce qu'il y a le nucléaire qui est en jeu et parce que Israël euh est vraiment dans une situation où ils peuvent être anéantis par l'Iran.

Ça veut dire que pour vous, la France doit se joindre à cette opération militaire. Bah, c'est la raison pour laquelle on doit avoir des informations et pour laquelle on demande cette réunion avec le président de la République et le ministre des affaires étrangères, c'est justement pour pouvoir acter ou pas des décisions à aller plus loin. Euh aujourd'hui, on n' pas élément sincèrement, on est comme vous, on regarde l'actualité et ce sont les médias qui nous informment aujourd'hui.

Alors justement, donc si j'ai bien compris votre propos, vous êtes solidaire du principe des bombardements. L'étape suivante, c'est une intervention au au sol. dans un dans un entretien téléphonique avec CNN, Donald Trump a lancé à propos de l'Iran.

Nous n'avons même pas encore commencé à les frapper fort. La grande vague ne s'est pas encore produite. La grande vague arrive bientôt et surtout il n'exclut pas une intervention terrestre en déclarant au New York Post, je n'ai pas le track, dit-il en matière de troupe au sol.

Est-ce que vous êtes en faveur vous au Rassemblement national d'une éventuelle intervention terrestre ? Non mais on n pas les éléments, sincèrement, on n pas les éléments pour répondre à ça aujourd'hui. D'ailleurs, personne ne les a en Europe.

Simplement, je vous disais en début de conversation qu'on a une solidarité par exemple avec les Émirats arabes unis. Alors cette solidarité ne prévoit pas dans les textes une intervention militaire. Si les Émirats se font attaquer, il il n'est pas prévu d'intervenir militairement.

Simplement, on leur livre des rafales, ils sont en droit d'attendre qu'on les aide. On a quand même un partenariat, on a une base qui a été touchée là-bas, ils sont en droit qu'on les aide sur une intervention au sol. On est très loin d'avoir les éléments et d'ailleurs j'entends que le président de la République ne les a pas ou en tous les cas ne nous parle pas de cela.

Plus tard sur voilà. Bah parce qu'il attend des éléments probablement. On attend tous ce genre d'éléments.

Vous savez, ce sont des des décisions émin à la légère et par conséquent, c'est pas sur un plateau avec voilà ce que je sais, ce que je vois à travers les médias que je vais pouvoir vous dire qu'il faut une intervention seule. Sincèrement, on n'y est pas du tout. Vous avez évoqué la question aussi, c'est évidemment le le changement de régime politique en Iran.

Le président de votre parti Jordan Bardella a écrit sur X afin qu'un changement de régime advienne en Iran, même rendu possible par ces frappes extérieures, il ne pourra être légitime et durable que s'il l'émane du soulèvement du peuple iranien. Est-ce que ça veut dire que vous appelez le peuple iranien à se soulever, à retourner dans la rue ? Bien entendu, et nous nous soutenons les initiatives qui ont été prises par le peuple iranien.

Alors, je ne sais pas si c'est retourner dans la rue. En ce moment, c'est compliqué évidemment de retourner dans la rue sous les bombes, mais il y aura un moment où c'est au peuple iranien et il faudra l'aider de prendre en main son propre destin. Ce ne sont pas des puissances extérieures de dire aux Iraniens qui doit demain gouverner leur pays.

On parle des descendants du chat. Moi, j'en sais rien. Si les Iraniens veulent que ce soit voilà des descendants du chat, ils le décideront librement et souverainement.

Si ce sont d'autres courants politiques iraniens. Vous savez, les Iraniens, c'est un grand peuple. euh extrêmement cultivé à qui en en qui on a une dette, envers qui on a une dette, hein.

Je vous rappelle qu'en bah en 79, on a quand même accueilli en France euh du côté de Chantill euh l'allat de la Roménie. Euh donc je pense que quand même euh on a une dette vis-à-vis des Ianiens dans le sens où ils sont sous le jou de ce régime sanguinaire depuis des dizaines d'années et qu'à une époque la France aurait peut-être pu agir autrement. C'est un grand pays de presque 90 millions d'habitants dont les habitants se sont plusieurs fois soulevés.

Ça s'est fini plusieurs fois dans le sens. Est-ce que vous pensez que là ça peut être potentiellement la bonne maintenant que les Américains ont décapité une partie de l'élite iranien ? Mais sur nous, le régime iranien n'est pas encore complètement tombé.

Vous savez, ils sont relayés, c'est un régime théocratique militaire, ils sont l'un tombe, un autre prend le relais. Donc c'est pas fini. Mais ce qu'il faudra, c'est ne pas manquer d'être au devoir de l'appel du peuple iranien pour les aider à se structurer souverainement. hein.

Là encore, je le redis, ce ne sont pas des puissances étrangères de choisir les dirigeants iraniens de demain. C'est au peuple iranien. C'est un peuple qui a envie de liberté.

Euh c'est un peuple qui a envie de tranquillité, qui a envie de paix, qui a envie de vivre en paix d'ailleurs avec ses voisins comme ils l'ont été pendant des dizaines d'années de leur histoire hein sans sans aucun problème. Euh ce sont des perses. Euh nous devons vraiment être au rendez-vous de la euh de de la solidarité avec les Iraniens demain.

Sébastien Chenu, on a entendu vos réserves quant à la méthode employée par le président américain. Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noel Barre s'est exprimé hier matin pour procéder à un point de situation. Il en a aussi profité pour faire passer quelques messages en l'écoute.

Il est profondément regrettable que cette situation n'ait pu être réglée dans le cadre des institutions internationales qui sont les seules susceptibles de créer les fondations d'une paix. Le véau brandi par certains membres permanents du Conseil de sécurité des Nations- Unies a paralysé l'action collective, y compris lorsque le recours à la force aurait été nécessaire pour faire respecter le droit. Donc ce que Jean-Noel Barreau déplore une fois de plus, c'est en filigrane l'échec du cadre onusien. du droit international.

Est-ce que vous aussi vous le regrettez ? Est-ce que vous quelque part vous accusez les États-Unis de se mettre complètement en dehors de l'ordre international ? Probablement.

Euh mais je note par exemple que le ministre des affaires étrangères n'a pas convoqué dernièrement depuis longtemps l'ambassadeur d'Iran en France. Il y avait quand même matière à convoquer l'ambassadeur d'Iran en France. Avec l'américain, ça s'est mal passé mais il a pas encore convoqué.

D'accord. Oui, mais enfin non parce que l'américain a posé un lapin, ce qui est inacceptable, hein. Mais je trouve que je veux dire quand Jean Noël Barreau roule des mécaniques, sincèrement, il devrait un peu en rabattre.

Je l'ambassadeur d'Algérie, il ferait bien de le convoquer pour évoquer un certain nombre de dossiers brûlants. L'ambassadeur iranien, il y avait vraiment de quoi le convoquer. Quand je dire quoi demander ce matin sur France info ?

Est-ce qu'il convoque l'ambassadeur iranien ? Pour lui dire quoi ? Bah aujourd'hui, bon, ça semble un peu un peu tard, mais quand le peuple iranien qui essayait de se soulever, vous y faisiez référence, était massacré par ses dirigeants, il y avait quand même matière à lui dire que la France n'acceptait pas ce genre de de méthode et de pratique.

Il ne l'a pas fait. Donc aujourd'hui, je pense que Jean- Noël Barreau est toujours un peu en retard d'un métro, en retard d'une réaction. Et d'ailleurs, ça montre aux yeux de Trump, on est perçu comme des gens en retard, des gens affaiblis et c'est pour ça que Trump finalement fait peu de cas de l'Europe.

Est-ce que en tant que vice-président de l'Assemblée nationale, vous voulez l'entendre Jean-Noël Barre aux bandes de l'Assemblée, est-ce que vous demandez l'organisation d'un débat sur la situation au Moyen-Orient au Parlement ce matin ? Mais nous demandons ce débat à l'Assemblée nationale en commission des affaires étrangères en réunissant comme le demandait Jordan Bardella les présidents de parti politique mais aussi devant le parlement. Moi, j'ai eu l'occasion d'interroger plusieurs fois le ministre des affaires étrangères en commission qui ne dit jamais rien.

Sincèrement, un moment c'est c'est pas possible. Je veux dire, ils doivent assumer leur responsabilité. Donc on demande effectivement que euh nos dirigeants français viennent répondre à la représentation nationale.

Sébastien Chen en continu dans quelques instants, nous avons également énormément de questions nucléaires. Mais d'abord il est 8h46 et 14 secondes sur France info et c'est l'info en une minute avec Philippine Tibodo. L'armée [musique] israélienne va prendre le contrôle de nouvelles positions au Liban.

C'est ce qu'annonce le ministre de la défense. Des soldats sont déployés en plusieurs points dans le sud du pays. En parallèle, Israël frappe aussi par voie aérienne la capitale Beou ainsi que Teran en Iran.

Les gardiens de la révolution iranien qui eux disent avoir mené une attaque à grande échelle contre une base aérienne américaine à Bahrain. À l'instant, le chef de la diplomatie française annonce que la France se prépare à affrêter des vols pour rapatrier ses ressortissants les plus vulnérables au Moyen-Orient. L'or noir ciblé aussi au 3e jour de la guerre au Moyen-Orient.

Oman fait état d'une attaque de drone sur un réservoir de carburant. Le D3 d'Ormous par où passe le pétrole toujours fermé. conséquence, 167 navires sont actuellement bloqués dans le golfe Persique.

Bill Clinton ne savait rien. Il l'a assuré hier, pendant 4h et demi devant la commission parlementaire américaine concernant les agissements de Jeffrey Epstein, les vidéos des auditions de l'ex-président américain et de sa et de sa compagne ont été publiées. Et puis moins de coupures de courant l'an passé pour impayer des factures.

Le nombre d'interventions est en baisse selon les chiffres du médiateur national de l'énergie et ce pour la première fois depuis 4 ans. France info [musique] le 830 France info Paul Larouturou Mathilde Sirot avec Sébastien Chenu vice-président de l'Assemblée nationale député du Nord. Avant de vous poser quelques questions politiques, Mathilde, on part dans le finistère à côté du sous-marin le téméraire.

Oui. Alors, dans un contexte de menace nucléaire de plus en plus fort, de plus en plus forte, un réhaussement de notre arsenal est indispensable. C'est ce qu'a lancé Emmanuel Macron hier depuis la base navale de l'île Longue.

On l'écoute et vous réagissez juste après. La mise en place progressive de ce que j'appellerais une dissuasion avancée. C'est pourquoi j'ai ordonné d'augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal pour couper court à toute spéculation.

Nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal nucléaire, contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé. Donc cette notion de dissuasion avancée en matière de nucléaire, elle comprend euh le lien euh un peu plus étroit avec d'autres pays européens. Trois principes qui restent en place.

Le contrôle strictement national donc de la de de l'arme nucléaire, le déploiement temporaire de capacité nucléaire française chez des alliés européens et donc le renforcement de notre arsenal. Est-ce que le RN soutient cette évolution de la doctrine nucléaire euh qu'a annoncé le président français ? Bon euh cette doctrine nucléaire, vous l'avez dit, elle repose sur trois piliers.

Euh deux nous semblent euh satisfaisants. L'un pose des questions. Euh sur quoi repose aujourd'hui notre arsenal nucléaire euh dans le pays ?

Vous saz, on a un budget qui est en augmentation. Nous, les députés de Rassemblement national avec Marine Le Pen, on a toujours voté l'augmentation du budget de la défense. On a un budget qui dont l'objectif est d'aller à 60 milliards d'euros.

On y est pas encore mais on a toujours soutenu ça. On a quoi ? 290 aux juves nucléaires dans notre pays. 240 dans les sous-marins et une cinquantaine.

Exactement. Et donc d'un côté c'est dans l'aérien, de l'autre côté c'est dans le Naval avec en particulier le Charles de Gaul. Ça c'est l'état des lieux.

Emmanuel Macron dit faut renforcer, faut aller au-delà. On est d'accord. On plaide depuis longtemps et on est content d'être entendu depuis longtemps avec Marine Le Pen pour un renforcement de notre arsenal militaire et nucléaire.

Vous êtes d'accord sur le fait de ne plus donner le nombre précis d'ogive ? Euh je crois que c'est oui, je je vois pas d'inconvénients à ne pas communiquer sur l'état des lieux. Alors ne plus donner au grand public probablement.

Je pense qu'en commission défense lorsqu'on est à h clos, il est normal d'avoir des informations plus confidentielles. Mais je pense que lorsqu'il s'agit de l'intérêt de la France, je n'y vois pas d'inconvénient. La deuxième chose, c'est euh sur j'allais dire la doctrine de l'engagement de la puissance nucléaire.

Elle doit rester souveraine. On est d'accord aussi. Et quand j'entends le président de la République le dire, euh [grognement] je ne sais pas si ça me rassure, mais en tous les cas, j'espère que ça lève une ambiguité, car le président de la République est quand même spécialiste de l'ambiguïté euh sur euh le déclenchement de la puissance nucléaire.

Ça doit rester entre les mains de l'État français et du président de la République. Bah oui, parce que ça engage la nation. La puissance nucléaire, ça se délègue pas, ça ne s'affaiblit pas, ça ne se partage pas.

Donc oui, ça nous sommes d'accord. Deuxième pilier sur lequel nous sommes d'accord. Et puis le premier, le dernier, c'est ce qu'il appelle la dissuasion avancée.

Mais là, ça pose des questions. Euh, ça veut dire quoi la dissuasion avancée ? Euh, quel est l'intérêt de faire cela ?

Euh, quelles sont les contreparties ? C'est-à-dire l'intérêt de d'être finalement dans une espèce de de je sais pas comment on peut l'appeler de de consensus global avec d'autres Européens sur la dissuasion nucléaire. Ce qu'il appelle l'épaulement conventionnel européen.

Ou bon tout ça est un peu mais je je vois pas bien l'intérêt et les contreparties qu'on peut en avoir parce que si on nous disait bah en échange en échange les pays européens vont acheter du matériel français. Vous savez qu'on a déploré que des pays européens pour leur défense n'achètent pas du matériel français. On pourrait se dire bon il y a quelque chose mais là je vois pas notamment vis-à-vis de l'Allemagne ou d'autres puissances je ne vois pas d'intérêt pour notre pays.

Euh je vois [rires] pas de contrepartie contrepartie. C'est ce que vous demandez vous demandez ce matin des contreparties à ce que à cette coopération euh européenne sur le nucléaire. Bah oui, parce que je ne vois pas en quoi cette dissuasion avancée a un intérêt.

Je ne vois pas bien quel est son objet à part une espèce de communication européiste qui plaît au président de la République. Je vois pas bien la finalité de tout ça. Euh est-ce qu'à terme le parapluie euh français peut-être avec le britannique pourrait venir remplacer le parapluie américain pour l'Europe ?

Ce serait l'objectif. Non, aujourd'hui, il s'agit pas de remplacer quoi que ce soit. on a demandé à sortir du commandement intégré de l'OTAN plusieurs fois ce qui est important c'est de maintenir notre capacité de défense nucléaire et notre décision à l'engager de façon souveraine et française.

Pourquoi ? Bah parce que justement il y a un désengagement en particulier des États-Unis sur la scène européenne et je pense que la France doit pouvoir elle-même continuer à être libre de ses décisions en la matière. Maintenant, qui a des coopérations, qui a des accords euh avec des pays souverains, européens et cetera, euh pas de problème et on en fait tout le temps.

Est-ce que vous rediriz, comme il y a exactement un an sur ces news, Emmanuel Macron a abandonné la défense de l'intérêt national ? Parce que ce matin, on vous sent plus tendre avec le chef de l'État. Je suis pas plus tendre avec le chef de l'État.

Vous avez vu ce que j'ai dit de euh du nationale quand même. Mais oui, parce qu'on est dans un enfin sincèrement, nous on pense aussi à Israël, on pense à nos ressortissants. On a un devoir d'unité.

On va pas ici euh prendre le plaisir de se euh de se disputer alors qu'on a 400000 français qui sont dans 13 pays qu'il faut rapatrier. D'ailleurs, d'ailleurs la France d'ailleurs la France se prépare à affrêter des vols pour rapatrier ses ressortissants les plus vulnérables annonce à l'instant Jean-N Barot. Très bien, il faut le faire.

C'est un exercice compliqué que draprier nos ressortissants et puis redire tout le temps notre solidarité avec Israël c'est essentiel. Ils ont un intérêt vital de survie. L'Iran est une menace existentielle.

Mais on est quand même très loin de l'abondant de notre souveraineté en matière nucléaire tel que vous l'avez tant dénoncé au Rassemblement national. Euh pas tant que ça parce que là j'entends ça peut je disais je sais pas si ça doit me rassurer mais en tout cas ça peut lever des ambiguïés le fait que le président de la République dit c'est le président de la République française qui maintient la décision de de l'outil sur l'utilucéaire mais cette espèce de dissuasion avancée on voit pas bien enfin je j'en ai j'en ai parlé un instant on voit pas bien à quoi ça correspond j'ai toujours l'impression pour tout vous dire qu'el Macron essaie de donner un petit coup de peinture européiste à tous ses discours et qu'il a du mal assumer le fait que la souveraineté elle est nationale. Elle est pas européenne, elle est nationale la souveraineté.

On sent quand même ce matin Sébastien Chenu que vous mettez en quelque sorte vos critiques en sourdine. On a vu il y a quelques jours le le l'eurodéputé RN conseiller spécial de Marine Le Pen Philippe Olivier qui menaçait le chef de l'État d'une procédure de destitution pour trahison. Ça veut dire que finalement ces menaces ne vont pas être mises à exécution.

Pas de motion de censure non plus. Non mais on est sur d'autres sujets. On a tenté de censurer le président de la République bien des fois.

On a été bien seul hein parce que ni la LI c'est gardien de la révolution pardon sa jeune garde ni la LI ni les LR ni les socialistes n'ont jamais voté les motions de censure que nous avons proposé. Donc si vous voulez sur bien euh un mouvement politique qui s'est opposé au président de la République euh tout au long de l'année, qui a combattu le budget et cetera, c'est bien nous et on est prêt à le refaire sincèrement aujourd'hui. Ce que fait Emmanuel Macron, ce qu'a fait Emmanuel Macron de notre industrie, qu'envoyent les chiffres aujourd'hui sur le nombre d'emplois dans le privé et le nombre d'emplois dans le public, vous dites c'est pas possible.

Les emplois dans le secteur public ont augmenté euh de je crois 14000 postes pendant que euh le privé euh perd du terrain et que la France se hisse parmi les pays où il y a le plus de chômage. Enfin, sincèrement, le bilan d'Emmanuel Macron, il est catastrophique. Dans notre civilisation de l'image, il y en a une qui a été extrêmement commentée hier.

Je ne sais pas si vous l'avez vu. Emmanuel Macron a mis en scène son arrivée sur la base navale en faisant filmer son avion escorté de quatre rafales. Qu'avez-vous pensé de cette image ?

Mais c'est ça où il est toujours gênant Emmanuel Macron. Il peut pas s'empêcher de faire du spectacle. il peut pas s'empêcher de de se donner euh en image du de faire de la com.

Soyons euh un peu respectueux des Français qui aujourd'hui, j'ai rappelé les chiffres très mauvais de l'emploi industriel et cetera, euh soyons un peu sobre. Emmanuel Macron manque tellement de sobriété, on a l'impression que il fait de l'image parce qu'il n'a pas grand-chose d'autre à dire. Un discours de 47 minutes hier où on a l'impression que l'image chez lui remplace tout. la com remplace tout pour masquer probablement les résultats et puis surtout je vais vous dire pour masquer le fait que la France soit affaiblie dans une Europe affaiblie par ces décisions.

Car si l'Europe est affaiblie, si Trump ne prend pas soin de prévenir les pays européens, c'est parce qu'il considère qu'on n'est pas au niveau. Il considère que la politique décroissante que soutient Emmanuel Macron, que la politique des accords internationaux qui plombe notre agriculture et cetera que soutient Emmanuel Macron fait que l'Europe ne vaut plus grand-chose à ses yeux. Il reste de semaines avant le premier tour des élections municipales, Jordan Bardella a annulé une conférence de presse en raison du lourd contexte international.

Quel impact euh cette guerre aura sur les municipales d'après vous ? Mais je ne sais pas quel impact ça aura parce que ça détourne probablement le regard de beaucoup de Français de ces élections municipales. Moi je dis que c'est un scrutin important.

J'appelle nos compatriotes à se saisir de leur bulletin de vote pour dire ce qu'ils pensent de la politique française et de ce qu'ils vivent depuis tant de mois. J'appelle aussi à sanctionner la France insoumise qui est quand même le seul parti politique en France euh qui a émis des réserves sur le fait de déstabiliser le régime pourri iranien. Enfin, c'est il faut quand même l'entendre.

Euh Mélenchon a émis des réserves sur le fait qu'on déstabilise le régime iranien qui est à peu près ce qu'il y a de pire au monde actuellement. Donc si vous voulez un moment, il faut savoir ce qu'on veut. Et ces révolutionnaires de carton pas doivent être sortis par les urnes.

Sébastien Chenu il est 8h57 et comme chaque jour c'est la question qui à retrouver sur les réseaux sociaux aujourd'hui la question qui voyage une question qui paraît simple en apparence mais Sébastien Chenu qui dit beaucoup aussi en matière de géopolitique pour les choix de votre parti politique. Quel serait le premier voyage dans une capitale la première destination à l'étranger pour un président du Rassemblement national ? C'est une excellente question et je pense que Israël serait je pense le pays le plus à même.

Ouais. Je pense que je pense que l'Allemagne on peut Oui, c'est la tradition mais justement on n'est pas obligé de suivre la tradition. Moi, je pense que évidemment euh euh aller euh en Israël, euh soutenir Israël, continuer euh à entretenir une relation de qualité qui a été tellement abîmée par le président de la République euh avec Israël me semblerait être une bonne idée, mais ce sera le choix de la présidente de la République, Marine Le Pen, qui je l'espère sera candidate et élue dans quelques mois.

Merci beaucoup Sébastien Chenu. Merci Mathilde Sirot.