Élection de Bruno Retailleau : la droite de retour ? - C à Vous l’intégrale - 19/05/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.Casse: Bonsoir.
Bienvenue. Très contente de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Quel est votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: L'actu qui tourne en boucle aux Etats-Unis, c'est J.Biden qui souffre d'un cancer de la prostate "agressive".
C'est au moment où une enquête révèle que le président n'a plus toute sa tête ces derniers années et que la Maison-Blanche l'aurait dissimulé. - A.Casse: On en parlera avec C.Sellin. - Le maire de la discorde.
On parlera d'un maillot qui a semé la discorde sur les terrains de foot. - N.Saint-Cricq: Une étoile est née. - A.Casse: Vous étiez à ses côtés.
Bonsoir, J.-F.Copé. - L.Sénéchal: Record du monde battu pour un rassemblement de Schtroumpfs. - A.Casse: Bonsoir, A.-E.Lemoine. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Heureuse que vous ayez récupéré en un seul morceau Emilie et Lorrain. Ce qui se passe à Cannes reste à Cannes. Cannes, 2e semaine, avec la montée des marches ce soir de Spike Lee pour son film et son acteur fétiche, D.Washington.
Ils sont hyper complices. Ils ont exécuté un pas de danse ensemble sur le tapis rouge. Spike Lee sera demain l'invité exceptionnel de "C à vous".
Ce soir, M.Kassovitz célèbre avec nous les 30 ans de "La Haine". A ses côtés, I.Huppert, L.Lafitte, M.Foïs, R.Personnaz et le live de Marguerite, une révélation de la "Star Academy". - A.Casse: Tout de suite, l'édito de N.Saint-Cricq.
étaient étranges. On assiste à A.Genevard, qui annonce la victoire du président LR.
Jusque-là, tout est normal. - L.Wauquiez, 25 107 voies, soit un score de 25,69 % et B.Retailleau, 72 629 voix, soit un score de 74,31 %. - B.Retailleau: Mes amis, quelque chose de nouveau va se lever ce soir et va commencer. - N.Saint-Cricq: On est quand même chez Les Républicains.
On a une dame ministre de l'Agriculture du gouvernement Macron-Bayrou et qui annonce la réussite et le score étonnant de quelqu'un qui est ministre de l'Intérieur du même gouvernement. Si on se rappelle que B.Retailleau a fait campagne en disant que le "en même temps" n'était pas sa tasse de thé et qu'il aspire à l'après-Macron, tout en étant félicité par E.Macron et F.Bayrou, ça résume une drôle de situation politique. - A.Casse: Qu'est-ce que ça change pour le gouvernement? - N.Saint-Cricq: C'est mieux que si c'était L.Wauquiez.
A mon avis, il aurait saisi la première occasion de faire tomber F.Bayrou. B.Retailleau devient un vice-Premier ministre que l'on cajole, à qui l'on passe tout de peur qu'il s'échappe et qu'il devienne un vrai poids lourd populaire.
Il déplace le centre de gravité de la majorité vers la droite. Les macronistes d'origine, s'il y en a encore, risquent de grincer des dents. Quand et jusqu'à quand va-t-il rester au gouvernement?
Est-ce qu'on part suffisamment tard pour engranger des résultats et suffisamment tôt pour ne pas se faire plonger par le gouvernement Macron, son bilan...
Il y a les municipales en juin 2026 et la présidentielle. B.Retailleau devra se décoller du bilan.
Certains sont impatients de le voir s'émanciper. - L.Wauquiez: Il faut rassembler toute la droite et il faut porter un procès de rupture.
Nous ne pourrons le faire que si nous sommes dilués dans le macronisme. - D.Lisnard: Je ne suis pas sûr qu'il puisse rester au gouvernement. - N.Saint-Cricq: Que faire avec E.Philippe?
Soit travailler avec lui pour constituer une sorte de pôle Il va peut-être falloir s'entendre à droite. Il y a des contacts pris par B.Retailleau avec E.Philippe.
Tout ça reste discret. - B.Retailleau: Je n'ai pas fait tout ça pour qu'ensuite, j'abdique et qu'on se range sous telle ou telle couleur.
E.Philippe, j'ai du respect et de l'estime. Il conçoit son espace politique de la gauche à la droite.
Je crois que ce "en même temps" conduit à l'immobilisme. - N.Saint-Cricq: F.Bayrou disait qu'il avait un Himalaya à franchir.
Lui, il a dit "colline après colline". - A.Casse: C'est "habemus papam" à droite? - J.-F.Copé: Ca fait combien d'années que nous souffrons d'une crise majeure à droite, à la fois de sincérité, d'efficacité et de leadership?
Pour la première fois, on a l'arrivée à la tête d'un parti de quelqu'un qui a envie de rassembler, d'être carré sur ses convictions, et d'avoir une ligne politique sur laquelle une majorité de Français de droite peuvent se retrouver. C'est pas mal. J'ai entendu la liste de toutes les raisons d'être inquiet.
Je vous en donne une d'être heureux. Pour ceux qui sont de gauche, ils ont tellement de problèmes avec l'extrême gauche...
Nous, on est clairs. - A.Casse: Combien de temps va-t-il pouvoir rester au gouvernement?
Il veut rester, pour l'instant. Est-ce que ça ne va pas poser un problème? Est-ce qu'il n'y a pas de risque d'être macronisé? - J.-F.Copé: On n'entend que ça depuis hier soir.
B.Retailleau l'a dit. Les gens qui ont voté ont tranché cette question.
L.Wauquiez en a fait le seul sujet de sa campagne. 75 %, c'est énorme.
Ils veulent suivre la ligne de B.Retailleau. On ne va pas cautionner un gouvernement qui, demain, refuserait toutes les lois en matière de sécurité ou les textes nécessaires, ou qui augmenterait les impôts, ou qui reviendrait en arrière sur la réforme des retraites...
On ne va pas voter ou cautionner n'importe quoi. - A.Casse: Ce sont vos 3 lignes rouges? - J.-F.Copé: Parmi d'autres. - A.Casse: Avec un ministre de l'Intérieur plus puissant que jamais.
Il est vice-Premier ministre? - J.-F.Copé: On ne pourra pas faire sans lui et faire sans cette famille politique.
Pour la première fois, je vois le tout début d'une adéquation entre ce que pense une majorité de Français aujourd'hui. Historiquement, les Français sont plutôt à droite. Il y a 30 ou 40 ans, sous Mitterrand, ils voulaient être à gauche.
Pour la première fois, il y a une incarnation. Ca a le mérite d'être mis sur la table comme un élément d'analyse politique majeure. - A.Casse: Vous ne craignez pas qu'il soit attaqué sur son bilan?
Quel est son bilan au ministère de l'Intérieur aujourd'hui? On a l'impression qu'il est empêché. - J.-F.Copé: Ca a été fait.
L.Wauquiez a pilonné B.Retailleau pendant toute sa campagne comme quoi le bilan de B.Retailleau serait nul.
Pourtant, les militants ont voté massivement pour B.Retailleau. Peut-être qu'il est bien meilleur que certains le font croire.
Pour qu'on soit efficaces sur le pôle régalien, et c'est le maire de Meaux qui vous le dit, il faut un continuum de sécurité depuis le ministère de l'Intérieur jusqu'au ministère de la Justice. Pour la première fois, on a 2 ministres qui connaissent bien des sujets régaliens et qui travaillent la main dans la main. Tout ça justifie qu'on continue à avoir cette action au gouvernement pour limiter les dégâts de la partie gauche du gouvernement qui n'est pas notre tasse de thé. - A.Casse: Vous n'êtes pas inquiet?
L.Wauquiez, quand il était chef des LR, a fait autour de 74 % des voix. - J.-F.Copé: Face à F.Portelli.
C'était il y a quelques années. L.Wauquiez a fait ce score en 2017 et il fait aujourd'hui le score de ceux qui l'avaient battu à l'époque.
Laurent avait de l'or dans les mains. On lui a tous fait confiance. "Allons-y, faisons les choses ensemble." Le fait qu'il n'y ait pas eu de ligne politique claire, qu'on n'ait pas assumé nos convictions tout en disant qu'on les assumait, mais sans le faire sur des sujets majeurs...
Je pense aux retraites. Il a eu des propositions démagogiques et populistes, donc pas réalistes, pour Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce n'est pas une image qu'on veut rendre.
Un électeur du RN n'a pas la même mentalité qu'un électeur de droite. Un électeur du RN en a ras le bol. Il ne croit plus à la politique.
Il ne fait plus confiance. Un électeur des Républicains, de droite, veut qu'on s'en sorte. Il veut des solutions réalistes. - E.Tran Nguyen: Vous dites que L.Wauquiez est allé chercher des voix au RN contrairement à B.Retailleau? - J.-F.Copé: Il a choisi de tenir un discours qu'un Français de droite ne veut plus.
Trump est un séisme dans la politique occidentale. On a vu pour la première fois un leader populiste gagner sur des idées populistes. En quelques mois, il a mis le monde dans un état de déséquilibre total.
Beaucoup de Français qui pouvaient avoir une sympathie pour le discours "je renverse la table et j'écrase les autres" voient les dégâts. - E.Tran Nguyen: Il y a eu la surenchère du côté de B.Retailleau lors de cette campagne.
Sur le voile, par exemple, son discours sur l'immigration...
On a dit que c'était la campagne de la surenchère. - J.-F.Copé: Ce n'est pas parce qu'on le disait que c'était vrai.
Je ne suis pas en train de dire que tout est parfait. On vient des profondeurs de la terre. On a trouvé du pétrole dans la décadence complète de la droite depuis 10 ans.
Pour la première fois, j'ai l'impression que nous avons une cohérence dans le discours que nous tenons. D'un côté, le régalien, le rétablissement de l'ordre, et de l'autre, le progrès économique, social, environnemental, numérique. Il faut se mettre au boulot sur ces sujets.
Je ne crois pas à l'idée d'une surenchère. B.Retailleau, on peut l'aimer ou non, je note qu'il est assez carré.
On ne lui fera pas dire ce qu'il n'a pas envie de dire. Il n'est pas dans une espèce de démagogie qui exaspère beaucoup de gens. - A.Casse: On écoute des militants... - J.-F.Copé: Je peux comprendre qu'on aime ou qu'on n'aime pas. - A.Casse: On écoute des militants qui prédisaient que la droite était de retour. - Il faut retenir que la droite a un chef et que la droite a des ambitions pour le futur. - Ca symbolise le retour de l'espoir et une vraie droite qui ne se renie pas et qui assume ses convictions. - Il y a un petit parfum de 2007.
Il y a chez B.Retailleau ce qu'on a connu chez Sarko avant sa conquête du pouvoir. - A.Genevard: Ca montre que la droite qu'on a dit tant de fois absente du paysage est bien là. - P.Juvin: Le temps des gens sérieux est revenu. - B.Retailleau: J'ai tout de suite senti que dans cette élection, il y a eu un élan.
Je veux qu'on puisse l'amplifier auprès des militants et auprès des électeurs. - MARCHONS, MARCHONS, QU'UN SANG IMPUR ABREUVE NOS SILLONS. Acclamations. - A.Casse: On a entendu un des militants qui fait la comparaison avec 2007.
On sait que la route est longue. Le plus dur reste à venir. Est-ce qu'il faut aller vite en anticipant une prochaine dissolution peut-être très bientôt? - J.-F.Copé: Une dissolution serait catastrophique, objectivement.
On prendrait un risque historique. Si, par malheur, on trouvait un résultat comparable à celui qu'on a connu il y a un an, le président serait obligé de partir pendant un an, on ne pourrait plus dissoudre à nouveau. Vous m'avez parlé de dissolution de l'Assemblée. - A.Casse: Une crise politique qui s'enfoncerait pourrait provoquer une présidentielle anticipée? - J.-F.Copé: A droite, il faut qu'on soit prêts le plus rapidement possible.
Il faut un programme. Il faut que les Français sachent que les Républicains vont se mettre au travail pour proposer une alternance. Qu'est-ce qu'on fait sur le front de l'immigration, sur la sécurité, sur l'emploi, sur l'impôt, sur les charges sociales, sur le numérique... - A.Casse: Avec qui?
Est-ce que L.Wauquiez va participer au programme? - J.-F.Copé: Tout le monde est le bienvenu.
Il faut un leadership. - A.Casse: Est-ce que ces 25 % pèsent lourd? - J.-F.Copé: Non.
Une élection est une élection. 50-50, ce n'est pas la même chose que 75-25. 75 %, c'est écrasant. - N.Saint-Cricq: Est-ce qu'il ne risque pas d'y avoir une situation de porte-à-faux?
Est-ce que B.Retailleau essaiera de sortir par le haut? Le Conseil des ministres mercredi, il va y avoir... - J.-F.Copé: Je ne peux pas être dans les boules de cristal.
On ne sait pas comment tout ça va tourner. Il y a une telle instabilité. Il ne faut pas se tromper.
Nous sommes au gouvernement pour limiter les dégâts. Si la droite n'avait pas accepté les postes régaliens, ça serait l'extrême gauche qui aurait pris la main. Quand vous voyez le désastre que ça constitue...
C'était notre devoir. Personne n'a jamais pensé qu'on allait faire des réformes structurelles. On ne peut pas passer une réforme aujourd'hui.
Il n'y a pas une loi qui passe. On n'a jamais vu ça dans l'histoire de la Ve République. Il y a eu des grèves de ministères qui ont abouti dans une démission du président de la République.
Que B.Retailleau soit en situation dans les mois qui viennent pour proposer aux Français une plateforme politique qui sera un élément-clé...
Dès qu'on est prêts, on avancera. - N.Saint-Cricq: On avance comment? - A.Casse: Avec qui?
Quelle alliance possible? Ce n'est pas un hasard si E.Philippe tenait un grand meeting ce week-end à Marseille. - E.Philippe: Une partie de la violence qui s'exprime dans notre société est liée à l'immigration.
Un étranger, lorsqu'il est accueilli en France, doit être irréprochable avec les Françaises et les Français, irréprochable envers la France. Sinon, il doit être reconduit dans son pays. Je ne vois pas au nom de quoi il pourrait en être autrement.
Rien ne sera fait de grand et de sérieux dans notre pays si nous ne remettons pas la justice au coeur de notre action. Les Français ne sont pas dupes de ceux qui font du trumpisme. Soyons sérieux.
Refondons la justice. Remettons de la justice dans ce pays. - A.Casse: Le prochain match, ce sera contre lui, déjà candidat à la présidentielle. - J.-F.Copé: Le prochain match sera surtout pour empêcher la France d'être prise en main par l'extrême gauche et de faire en sorte qu'on remette de la sagesse et du sérieux dans la gouvernance du pays. - A.Casse: Vous voulez faire une alliance avec le centre?
L.Wauquiez disait que ça allait jusqu'à S.Knafo, de G.Darmanin à S.Knafo. - J.-F.Copé: Vous connaissez ma ligne.
C'est l'étanchéité totale vis-à-vis des dirigeants du RN. Les électeurs attendent une espérance. D'autre part, on ne peut pas gagner tout seul.
Commençons par incarner quelque chose. C'est l'intérêt d'une dynamique avec B.Retailleau.
E.Philippe est respectable. Son discours est un discours de grande qualité.
Nous verrons ce qu'il en est. Je souhaite que ma famille politique l'emporte. Il ne faut qu'un seul candidat au premier tour, sinon, ce sera une finale Mélenchon-Le Pen.
Personne ne doit prendre la responsabilité de faire perdre la droite. Rappelez-vous ce qui est arrivé à L.Jospin lorsque monsieur Chevènement et madame Taubira, en 2002, ont voulu être candidats pour voir.
Il a été exclu du 2e tour. C'est un sujet qui nous engage tous. C'est à nous de passer ces messages. - E.Tran Nguyen: C'est la condition à la candidature de B.Retailleau? - J.-F.Copé: C'est la condition de tout le monde. - E.Tran Nguyen: E.Philippe a dit qu'il y irait. - J.-F.Copé: Il y a un principe de réalité. - E.Tran Nguyen: Un autre ministre pense à 2027: le garde des Sceaux, G.Darmanin.
G.Darmanin a annoncé hier la création d'un quartier de haute sécurité dans une future prison. Il a annoncé la création d'un quartier de haute sécurité dans une prison de 500 places qui doit voir le jour en 2028 en Guyane.
Annonce qui a provoqué la colère des élus locaux. - Je rappelle que cet espace n'est pas le lieu où nous devons faire revenir des prisonniers déportés dans l'Ouest. Cette page de l'histoire est tournée.
J'espère qu'elle ne reviendra pas. - G.Darmanin: Je suis étonné de votre discours.
Vous m'avez demandé beaucoup de sécurité, beaucoup de moyens de police et de gendarmerie. Encore tout à l'heure à l'aéroport. Votre tonalité est différente.
J'imagine que c'est la campagne des municipales qui veut ça. Huées. Je regrette qu'on ne soit pas davantage soutenus parfois à l'Assemblée et au Sénat pour donner les moyens supplémentaires contre le narcotrafic ici.
C'est notre sujet principal. - E.Tran Nguyen: Vous comprenez la colère des élus locaux? - J.-F.Copé: Je voudrais saluer le courage de G.Darmanin.
J'en ai fait, des meetings et des déplacements quand j'étais ministre. Il faut toujours le courage de ses convictions. Ce qu'il a dit, c'est majeur.
C'est une vraie chance pour la Guyane. C'est un investissement massif de l'Etat aux côtés des Guyanais qui sont rongés par le trafic de drogue. La Guyane est une des grandes plateformes, plaques tournantes, du trafic de drogue sur toute cette partie de l'Amérique du Sud.
En Guyane, on va voir comment, dans un même lieu, on peut sécuriser les conditions de détention de narcotrafiquants à la dangerosité extrême. - A.Casse: Certains font le parallèle avec Saint-Pierre-et-Miquelon. - J.-F.Copé: C'est idiot.
Ca concernait les OQTF. Ce sont des personnes en situation illégale en France et pour lesquelles la justice a provoqué une obligation de quitter le territoire. Vous pensez qu'il n'y avait pas de bagne en métropole?
Le bagne de Toulon...
On peut tous les faire. Quand on a envie de faire de la récupération historique, on y va plein pot. De temps en temps, c'est pas mal d'être courageux.
C'est une proposition concrète. - A.Casse: C'est la Story de L.Amar. - D.Riolo: Quelqu'un qui met un sparadrap sur la lutte contre l'homophobie, il est homophobe, pour moi. - L.Amar: C'est l'histoire d'un maillot et d'un éternel recommencement.
La ligue du football professionnel organise une journée de lutte contre l'homophobie. Plusieurs joueurs refusent d'y participer. Regardez le message floqué sur les maillots de tous les clubs de Ligue 1.
Avec le mot "homophobie" barré. - L.Amar: Ce joueur, c'est J.Gradit.
Il s'est excusé. M.Mohamed, joueur de Nantes, a refusé de jouer avec le fameux maillot contre l'homophobie.
C'est pour la 3e année de suite. Il avait déjà prétexté une blessure pour ne pas être là. Il a publié un long message sur les réseaux sociaux et évoque des valeurs ancrées, liées à son origine et sa foi.
Colère de la ministre des Sports. - C'est une faute morale et professionnelle. Ces joueurs ont un rôle d'exemplarité pour notre jeunesse.
On a besoin de faire passer ce message. Les chiffres des infractions homophobes ou transphobes augmentent dans notre pays. Le sport et le foot doivent prendre toute leur place.
C'est une caisse de résonance importante pour la jeunesse. Il y a un enjeu d'éducation. J'attends des joueurs professionnels de prêcher cette parole et d'être exemplaires. - L.Amar: D'autres joueurs ont manifesté leur mécontentement, parfois un peu plus discrètement.
Regardez ce que qu'a fait N.Matic, qui a masqué le logo avec un bout de tissu. - D.Riolo: On peut difficilement reprocher à la ligue de ne pas se pencher sérieusement sur ces questions.
Il y a des ateliers faits au sein des clubs et dans les centres de formation, où on crée un dialogue pour expliquer aux jeunes de quoi on parle. Chaque année, on a toujours le même problème. Ce sont des gens qui disent: "Je ne participe pas à cette journée ou je ne veux pas jouer le match parce que ça va à l'encontre de mes convictions ou de ma religion." C'est toute l'ambiguïté et le problème. "Je ne veux pas faire la promotion de l'homosexualité et du mouvement LGBT." - L.Amar: Pour éviter les polémiques, le logo LGBT a disparu.
A l'origine, le nom des joueurs était floqué en arc-en-ciel. Cette année, nouveau recul. Même la photo protocolaire a été annulée par crainte que trop de joueurs ne posent pas dessus.
Des concessions inacceptables pour cette association. - On assiste à un recul. On est partis d'un maillot floqué et ça a diminué pour devenir un symbole invisible.
C'est inquiétant. Ce sont des gestes un peu symboliques qui témoignent d'une espèce de peur de parler des sujets, de s'emparer des sujets qui sont alimentés par le climat très hostile qu'on constate aux personnes LGBTI. C'est une peur qui se manifeste.
Ce sont les institutions qui ont peur. - L.Amar: L'homosexualité reste un tabou dans les terrains, mais c'est encore pire dans les vestiaires.
Aucun joueur en Ligue 1 n'a fait son coming out. J.Clauss en appelle à sensibiliser les plus jeunes.
Un footballeur a renoncé à devenir footballeur pro parce qu'il était homosexuel. Il y a consacré un documentaire. - C'est le discours qui pose problème en France.
C'est le même discours que les racistes. Etre homophobe, ce n'est pas un choix. C'est un délit.
C'est puni par la loi. Si tu dis à quelqu'un "je ne veux pas te parler parce que tu es homo", tu ne t'en rends pas compte, mais c'est être homophobe. - L.Amar: On a l'impression que c'est tous les ans le même cirque.
Qu'est-ce qu'il faut faire? Est-ce qu'il faut des sanctions plus lourdes contre les joueurs ou les clubs? - J.-F.Copé: L'homophobie n'est pas une opinion.
C'est un délit. C'est comme l'antisémitisme, l'islamophobie, le racisme. C'est tout ce qui nie l'identité de l'autre.
La grandeur de la démocratie, c'est de préserver l'identité de chacun. - L.Amar: Il faut les traduire en justice? - J.-F.Copé: Ce n'est pas un délit de ne pas porter quelque chose.
Ce qui est un délit, c'est de proférer des propos islamophobes, antisémites, etc. C'est le même combat. Parfois, lorsque tel ou tel dit que c'est insupportable, qu'il s'est fait traiter de "sale PD" ou de "sale musulman"...
Je leur dis: "Vous imaginez ce que c'est d'être traité de sale juif?" On est toujours le barbare de quelqu'un. La grandeur de la démocratie, c'est de préserver l'identité de chacun et d'éviter ce rejet.
Oui, la sanction, mais surtout, l'éducation, la prévention. De ce point de vue, c'est beaucoup un problème de parents. Quand vous avez des parents qui inculquent à leurs enfants des idées homophobes, évidemment, ça fait des ravages.
Il faut l'expliquer sans agressivité, mais il faut l'expliquer. C'est ce travail que les gens modérés, les responsables politiques modérés, doivent faire. On n'est pas là pour chercher des boucs émissaires, on est là pour appeler chacun au respect. - A.Casse: Est-on en présence d'un scandale d'Etat?
L'entourage de J.Biden a annoncé ce dimanche que l'ancien président américain souffrait d'une forme agressive de cancer de la prostate. ... - A.Casse: J.Biden a publié une photo de lui avec son épouse et leur chat où ils remercient tous ceux qui leur ont envoyé un message de soutien.
La veille, un enregistrement accablant avait été rendu public d'une conversation datant de 2023 entre J.Biden, alors encore président des Etats-Unis, et le procureur qui enquêtait sur l'affaire des documents classifiés. J.Biden perd complètement le fil. ... - A.Casse: On est abasourdis, quand on entend cet enregistrement.
Bonsoir, C.Sellin. Vous êtes professeur agrégé d'histoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur sur la politique américaine pour lesjours.fr.
Biden ne se souvient plus de la date de la mort de son fils. Dans cet enregistrement, il ne se souvient plus de la date de la 1re élection de D.Trump.
On met bout à bout ces 2 informations, son déclin cognitif, le cancer de la prostate avancé, et ça nous met mal à l'aise...
Depuis combien de temps ces informations étaient cachées aux Américains? - C.Sellin: C'est la question qui est posée.
La révélation de sa maladie actuelle télescope la sortie, ce soir à minuit, aux Etats-Unis, d'un livre, "Original Sin", par de grands journalistes, qui révèlent que ça fait bien longtemps, peut-être même depuis 2020, qu'il y a eu, de la part de certains de ses conseillers, la volonté de cacher son déclin. Ca pose toute une série de questions. Qui gouvernait réellement?
Biden était-il en état de gouverner en permanence? Qu'est-ce qui a été fait? Qu'est-ce qui a été caché à la presse?
Ce sont des questions fondamentales en démocratie. - A.Casse: Le péché originel, ce serait de s'être présenté à la 1re élection présidentielle.
Il y a eu un complot? On pense à F.Mitterrand, qui avait caché son état de santé.
Il y a un protocole très strict aux Etats-Unis, avec une visite médicale, des résultats annoncés à la presse. On va regarder le dernier bulletin de santé de J.Biden, quand il est encore président des Etats-Unis, en 2024.
Peut-être qu'il n'était pas atteint d'un cancer, mais il avait déjà ces troubles cognitifs. C'était pour expliquer sa démarche saccadée. Peut-on en déduire qu'il y a eu une dissimulation? - C.Sellin: Le médecin de la Maison-Blanche, du président, est choisi par le président lui-même.
Il n'y a pas besoin d'approbation du Congrès. Il n'y a pas de vérification. Très souvent, il choisit quelqu'un de confiance.
C'était le docteur O'Connor, un ami de la famille. Il avait fait des affaires avec le frère de J.Biden.
C'est quelqu'un de très proche de lui, qui est tenu à une certaine loyauté. Mais il a fait le job. On a appris, alors même que J.Biden était encore président, qu'il avait fait venir à la Maison-Blanche plusieurs fois des spécialistes de la maladie de Parkinson.
On se doute bien pour qui c'était. Je pense qu'il y a le problème: "Est-ce que moi, médecin, ami de la famille, un intime...
C'est le président des Etats-Unis. Est-ce que je peux lui dire 'président, vous n'êtes plus en état'?" - A.Casse: Les conséquences sont énormes.
On se demande qui savait. Et surtout, qui gouvernait? Est-ce que le président américain était en état de gouverner?
Etait-ce une autre équipe qui le faisait à sa place? Jill Biden répondait à ce point précis le 8 mai dernier lors d'une interview. On savait que le livre allait sortir et révéler son déclin cognitif. ... - A.Casse: Il a l'air complètement hagard quand elle dit ça.
Le livre révèle que l'emploi du temps de J.Biden avait été aménagé. Tous les rendez-vous importants, c'était entre 10h et 16h.
Plein de détails sont écrits dans le livre. On apprend que l'escalier pour monter dans l'avion avait été rapetissé pour lui. - C.Sellin: Oui, parmi d'autres détails incroyables, comme le fait que parfois, les assistants le filmaient au ralenti pour ne pas donner l'impression qu'il marchait tellement lentement...
Ils ralentissaient le rythme des images. Ce qui est important dans ce que dit Jill Biden, c'est que les deux ne sont pas incompatibles. Beaucoup de témoignages attestent que dans la gestion politique, J.Biden avait encore, même à la fin, de bonnes périodes où il était en maîtrise des détails de la politique étrangère.
Ce qui apparaît, c'est que la période durant laquelle il était pleinement efficace s'est raccourcie, raccourcie...
Il n'était plus du tout capable, en revanche, d'aller à la rencontre des gens, des électeurs. C'était beaucoup plus compliqué et difficile. Serrer les mains, reconnaître les gens...
Quand il était à la Maison-Blanche, ça pouvait encore fonctionner. Il était protégé dans cette bulle. Ses conseillers, sa famille, sans doute avec les meilleures intentions, dans cette bulle, se sont dit qu'il arrivait à travailler, qu'il était excellent quand il travaillait.
A l'extérieur, ça ne fonctionnait plus. - A.Casse: A l'extérieur, il y a le débat entre J.Biden et D.Trump où J.Biden perd pied. - A.Casse: C'est peut-être ça le moment de rupture, ce moment où son clan se dit qu'ils ne vont pas pouvoir y arriver. - C.Sellin: Pour son clan, non.
Même après le débat, il mène une politique de terreur dans le clan démocrate en disant à tout le monde de ne pas en parler. Le seul qui a le rôle décisif, c'est G.Clooney.
Avant ce débat, il rencontre J.Biden lors d'une levée de fonds. J.Biden, qu'il connaît depuis 25 ans, ne le reconnaît pas pendant plusieurs minutes...
G.Clooney se dit que ce n'est pas possible. Des conseillers disent à G.Clooney: "Tu ne dis rien." Quand il y a le débat, G.Clooney dit qu'il faut faire quelque chose. - E.Tran Nguyen: Ils sont entêtés, ses conseillers. - N.Saint-Cricq: Déjà, on jure sur la bible toutes les 12 secondes... - E.Tran Nguyen: Avec une campagne intense... - C.Sellin: Il y a un facteur historique et politique.
J.Biden, lui-même, avait un mot d'ordre: "Je suis le seul à avoir vaincu D.Trump, le seul à pouvoir le refaire." Il faut se remettre dans la peur collective qu'avaient les démocrates de D.Trump.
J.Biden disait: "Si vous allez sur quelqu'un d'autre, vous risquez de perdre. Moi, je vous assure que vous allez gagner." On est dans une bulle, ils vivent dans une bulle.
La presse, c'est l'ennemi. On reste dans cette bulle. - A.Casse: La presse savait, elle devinait.
Il n'y a pas eu une autocensure des médias qui se sont dit que s'ils parlaient, s'ils appuyaient trop sur le fait que J.Biden n'est plus apte à diriger, c'est D.Trump qui arriverait au pouvoir?
Certains médias n'ont pas facilité la tâche à J.Biden? - C.Sellin: Absolument.
L'un des auteurs du livre a fait le job. Dès septembre 2022, il y a une scène ahurissante où J.Biden, président, ne se souvient pas.
Il s'adresse à une élue décédée quelques mois plus tôt, il la cherche dans une salle...
Ca a été rapporté par tous les médias. "Mais si vous avez choisi de ne pas voir, mais c'est notre cheval, on va avec lui, sinon, on va perdre contre D.Trump." Alors, vous y allez jusqu'au bout.
Dernière chose, le débat qu'on a vu, c'est l'équipe de J.Biden qui réclame ce débat parce qu'ils pensent, ils sont tellement dans leur bulle... - A.Casse: Maintenant, D.Trump a réagi?
Sa réaction aujourd'hui ne nous laisse pas entrevoir le fait que l'état de santé de J.Biden est très grave? - E.Tran Nguyen: Il a été assez gentil, lui qui n'hésitait pas à appuyer sur le bouton. - A.Casse: On se demande si ce n'est pas une diversion, d'annoncer le cancer de J.Biden pour ne pas parler du livre. - C.Sellin: Il ne faut pas céder...
Ce n'est pas une très bonne nouvelle. Si on met de côté le déclin cognitif...
La révélation de ce cancer...
Le cancer de la prostate est beaucoup plus prévalant sur les hommes très âgés. Ca montre les risques de santé qu'il y avait. Pourquoi D.Trump est aussi conciliant?
Politiquement, il a fait toute sa campagne sur le fait que J.Biden est sénile. Il dit: "Regardez, je vous l'avais bien dit." - A.Casse: On passe au 5/5 de L.Sénéchal.
Le pape Léon XIV a rencontré le vice-président américain. - L.Sénéchal: Audience privée au Vatican entre 2 Américains: J.D.Vance et Léon XIV.
Ses anciens tweets ont émergé dès son élection, notamment un message critique envers J.D.Vance et les migrants.
Léon XIV est aussi pro-ukrainien. Il a reçu V.Zelensky hier.
Le pape a permis un miracle: une poignée de main hier entre J.D.Vance et V.Zelensky.
Que peut le pape? Quel est son poids diplomatique? Nous avons posé la question au rédacteur en chef à "La Croix". - Dès ses 1ers mots, il s'est engagé, il a appelé à ce que l'Ukraine puisse bénéficier d'une paix juste et durable.
Dans ces 2 mots-là, il y a un engagement religieux et une demande politique. Le pape peut jouer un rôle de médiateur. Là, entre la Russie et l'Ukraine, ça ne peut pas tellement marcher, car c'est un terrain très particulier et ce sont 2 pays à majorité orthodoxe.
Le pape peut se positionner comme un personnage qui peut aider si on a besoin de lui. - L.Sénéchal: Il y a eu des images marquantes lors de la messe inaugurale du pape hier, ce moment où Léon XIV a reçu, de la part d'un cardinal philippin...
Il y a l'image où il est dans la papamobile. Il y a l'accolade entre Léon XIV et son frère, Louis Prévost. C'est un geste très américain. - A.Casse: La Roumanie a choisi l'Europe. - L.Sénéchal: Oui. 6 mois après une ingérence russe, le vainqueur, c'est le maire de Bucarest.
Il a appelé à réconcilier les Roumains. ... - L.Sénéchal: Il s'est imposé assez facilement à 53,6 % des suffrages.
C'est une surprise. G.Simion, son rival, a pourtant revendiqué la victoire dans un premier temps. ... - L.Sénéchal: G.Simion, candidat pro-Kremlin et fan de D.Trump, a finalement admis sa défaite.
Depuis plusieurs jours, la France est dans le viseur de ce qu'E.Macron a appelé "l'international réactionnel". Le patron de "Télégramme" accuse Paris d'ingérence.
Son accusation a immédiatement été relayée par E.Musk sur son réseau X. Démenti rare et officiel de la DGSE.
L'extrême droite française s'est mobilisée pour le candidat pro-Kremlin, à commencer par le plus russophile d'entre eux: T.Mariani. - T.Mariani: Ce week-end, je suis à Bucarest aux côtés de G.Simion.
S'il gagne, c'est une victoire pour tous les patriotes en Roumanie, mais aussi dans l'Europe, pour tous ceux qui refusent le diktat de Bruxelles. - A.Casse: La moitié sud est traversée par d'impressionnants orages de grêle. - L.Sénéchal: Changement d'ambiance au Pays basque.
Hier, c'était l'été. On va voir la plage de Saint-Jean-de-Luz. 27 degrés hier...
Ce matin, changement d'ambiance. Des orages à Biarritz qui ont ensuite gagné toute la Nouvelle-Aquitaine et l'Auvergne, avec une intensité crescendo. Un orage de grêle en Haute-Garonne.
Des grêlons qui rebondissent sur un trampoline. Ca a duré de longues minutes. On est près de Toulouse.
Les grêlons font la taille de grosses billes et sont assez dévastateurs. Une fois que tout est tombé, beaucoup de végétation a été détruite...
On imagine qu'il y a beaucoup d'agriculteurs en détresse aujourd'hui. 11 départements en vigilance orange. On en reparlera demain lorsqu'on aura fait le bilan de ces orages. - A.Casse: Coup de tonnerre à l'Eurovision. - L.Sénéchal: L'absence de C.Dion, attendue jusqu'au dernier moment.
Le patron de l'Eurovision disait croire au père Noël, mais non. Déception française avec la 7e place de Louane. ... - 50 points.
Voilà... - L.Sénéchal: Elle a eu du mal à cacher sa déception, Louane.
Elle a réagi finalement avec un clin d'oeil plein d'humour. Elle a posté cette image. Elle a eu 50 points du public européen alors qu'elle était 3e avec le vote du jury.
Déception partagée par tout un pays. - Vraiment, je suis dégoûtée. - 50 points? - Je ne comprends pas qu'il y ait eu uniquement 50 points! -50 points du public...
Et bah voilà. - Soyons clairs, le climat en France est hyper tendu et notre président est loin d'être aimé et populaire. Le vote du public est certainement influencé par ce genre de choses. - L.Sénéchal: Ils ont tout mis sur le dos d'E.Macron. - A.Casse: Cocorico, on est champions du monde des Schtroumpfs. - L.Sénéchal: Cocori-Schtroumpf?
Record du monde de rassemblement de Schtroumpfs. Des milliers d'entre eux ont déferlé dans le Finistère pour relever le défi. - Un moment exceptionnel et plein d'amitié, plein de "schtroumpferie". - C'est génial que ce soit en Bretagne qu'on ait ce record. - C'est un moment super convivial.
Tout le monde a le sourire. - L.Sénéchal: Il y avait même un arrêté municipal du maire pour ne pas servir d'alcool aux Schtroumpfs dans la ville pour qu'ils soient dans la photo au même moment.
Ils ont gagné. 3876 Schtroumpfs, Schtroumpfettes ou Grands Schtroumpfs. - A.Casse: On va retrouver Babeth dans un instant à Cannes.
On fait un point Festival. - L.Sénéchal: C.Gainsbourg, B.Murray...
B.Murray a fait le show en conférence de presse. Il s'est assis dans le public et a pris un engagement. - Y aura-t-il une suite à ce film? - Bill, tu es de la partie?
On fait une suite? - L.Sénéchal: Ils ont stoppé pour une suite du film "La Vie aquatique".
Le réalisateur a mis un tacle à D.Trump. E.Stone a eu peur d'une guêpe.
Elle a été sauvée in extremis par P.Pascal. Insolite, la montée des marches de K.Adams et M.Youn pour le film "Certains l'aiment chauve".
Le seul problème, c'est qu'ils avaient la tête de chauves au moment où ils ont rencontré leur idole, Q.Tarantino. Ils étaient un peu déçus de le rencontrer avec ce look. - A.Casse: Merci beaucoup.
C.Sellin, on continue à vous suivre. Merci, J.-F.Copé.
On file à Cannes pour retrouver Babeth. - A.-E.Lemoine: On est prêts en direct avec notre public toujours fidèle et nombreux.
Merci de votre présence. Toute l'équipe est là. - B.Chameroy: Une pensée émue pour Lorrain et Emilie qui nous ont quittés trop tôt, mais qui sont remplacés aujourd'hui par le numéro 10, dégoûté d'avoir raté le live de son groupe préféré, les Gipsy Kings, monsieur M.Bouhafsi! ... - A.-E.Lemoine: Mohamed, tu as cru que tu montais les marches à Cannes? - M.Bouhafsi: Il m'a dit de le faire à fond! - A.-E.Lemoine: C'est un regret d'avoir raté les Gipsy Kings? - M.Bouhafsi: Je suis triste. - A.-E.Lemoine: Ce soir, un live de Marguerite, la révélation de la "Star Academy".
Bruno Retailleau