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interviewBFM TV (sur YouTube)· 28 août 2023 4 min

Abayas à l'école: à la rentrée, c'est fini

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

dans ce magasin d'Aubervilliers Marie Faouzi vend des abaya ces robes longues qui selon elle n'ont rien de religieux mais qui s'apparenterait plutôt à un vêtement traditionnel et culturel SATA par exemple on peut voir que c'est super coloré avec plein de strasses attrape toujours la lumière dès qu'on des comme marche et donc ça ne pourrait pas rentrer dans les normes oui c'est ample mais ça attire le regard ça attire l'attention et ce qu'on cherche surtout pas franchement je vois pas en quoi ça pourrait être un signe religieux mais dans sa boutique elle a aussi d'autres modèles moins colorés et plus strictes cet abaya par exemple elle peut passer comme une abeille à religieuse parce que elle est hyper longue donc on voit qu'elle va cacher les chevilles elle a quand même donc les manches qui sont longues aussi et les couleurs ne sont pas très vives donc ça passe très bien c'est ça cache le corps et c'est ça ce qu'il faut plusieurs styles pour une tenue qui fait polémique faut-il voir dans ce vêtement un signe d'appartenance à l'islam où se situe la frontière entre la religion et le communautarisme pour cette vendeuse cette robe longue serait devenue un accessoire de mode rien de plus à une fille elle voit sa copine ah mais c'est bien le truc que tu portes j'aimerais bien moi aussi essayer une fois et là c'est pour ça que que on le voit de plus en plus dans la rue surtout avec les nouvelles générations un phénomène qui prend de l'ampleur en juin dernier nous nous étions rendus dans la banlieue lyonnaise à la sortie de deux lycées devant les griffes ces établissements un flot ininterrompu d'élèves et de nombreuses jeunes filles vêtus d'une abeille à nous tenait le même discours faut que ce soit large faut que ce soit que ça casse les chevilles que faut que la oui la fille soit couverte qu'elle se cache pour nous on va pas le mal dans une abeille il y a rien c'est une robe qu'on compare tous les jours sur 30 on doit être 16 18 même des pas voilées une vingtaine on est pour moi il y a quelques profs qui nous regardent mal ou des trucs comme ça il y en a mais après c'est vrai car officiellement dans les textes pas d'interdiction claire de la Baya les chefs d'établissement devaient juger du caractère religieux au nom de la tenue de leurs élèves et arbitrés seuls pour l'interdire une responsabilité souvent intenable pour ses proviseurs si tous les jours comment voulez-vous qu'on fasse est-ce qu'il faut se poster à la porte du lycée et regarder citer les lèvres un jour elle met une robe comme si le lendemain une robe comme ça d'une part ça c'est absolument impossible ensuite si vous avez beaucoup de situations vous imaginez bien que c'est extrêmement chronophage est-ce que les CPE et les personnes et direction ils vont arrêter de faire le travail de pilotage de l'établissement et de suivi de la vie scolaire pour uniquement s'occuper de vêtements enfin c'est absolument intenable à quelques jours de la rentrée scolaire le ministre de l'éducation nationale a donc tranché et désormais la règle éclair notre école est testée continuellement nous le savons la fermeté de la réponse de l'école est mise à l'épreuve uve par ses nouveaux phénomènes face parfois au coup de boutoir aux attaques aux tentatives de déstabilisation nous devons faire bloc et nous allons faire bloc faire bloc c'est être clair et j'ai eu l'occasion de le dire la Baya n'a pas sa place dans nos écoles pas plus que des signes religieux pas de négociation envisageable le ministère de l'Éducation nationale a prévu d'envoyer un ensemble de textes sur la laïcité au chef d'établissement et au personnel de l'éducation selon une note des services de l'État les atteintes à la laïcité ont augmenté de 120% entre 2022 et 2023 150% pour ce qui est du port de cygne et de tenues religieuses