L'Intégrale des questions au Gouvernement | 21/05/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quand attendez-vous pour interdire le Vody ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Comment sauver les entreprises en difficulté ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Soutiendrez-vous les peines plancher pour violences contre les forces de l'ordre ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour réduire le déficit de la Sécurité sociale ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Le Gouvernement envisage-t-il de rétablir les exonérations pour les armateurs ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Pourquoi abandonner le programme de renouvellement urbain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Olivier ServaChiffre
« Un Guadeloupéen sur trois souffre de comorbidité et de diabète. »
- 10:10Marie RécaldeChiffre
« Les quartiers prioritaires ne reçoivent que 1 % du budget de l'État. »
- 14:10Boris TavernierChiffre
« 50 % des travailleurs pauvres déclarent ne pas manger à leur faim. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Yaël Braun-Pivet : Bonjour à tous. La séance est ouverte. L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
La premier va être posée par Olivier Serva. - Olivier Serva : Merci. Monsieur le ministre, chers collègues.
Quand vous conduisez sur les routes de Guadeloupe, vous avez trois fois plus de chances de mourir d'un accident de la circulation que nulle part ailleurs en France. Déjà 21 morts en 2025. Ainsi, il y a quelques jours, cinq jeunes sont décédés dans un terrible accident.
Nous vivons un terrible un véritable drame, quelle est la cause : Le Vody. Derrière un marketing flashy se cache un mélange de vodka, de caféine, de taurine et de sucre. Une canette de ce poison contient l'équivalent de quatre shots de vodka d'affilée.
Ces derniers mois, l'engouement autour de cette boisson a franchi un nouveau cap chez les jeunes avec le Vody challenge. Il faut boire le plus de canette en un temps record. Résultat : coma éthylique, tachycardie ou encore épisode épileptique.
Je constate que sur le territoire ultra marin, il y a à boire et à manger pour nous empoisonner. Produits trop gras, trop sucrés, trop salés et maintenant le Vody venu tout droit d'Allemagne est majoritairement expédié aux Antilles et en Afrique. D'ailleurs, un Guadeloupéen sur trois souffre de comorbidité et de diabète.
Les autorités ivoiriennes ont déjà interdit cette boisson depuis 2023 alors que la France se demande juste si l'étiquetage du produit est transforme. Qu'attendez-vous pour interdire ce produit ? Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Yannick Neuder. - Yannick Neuder : Merci. Nous connaissons votre engagement pour la santé des jeunes.
Je voudrais m'associer à vos pensées suites à ces dramatiques accidents de la route dans les outre-mer et sur l'ensemble du territoire national qui impacte notre jeunesse. Le Vody, cette nouvelle organisation autour de sucre, de vodka, de caféine avec un marketing visé sur la jeunesse, je suis d'accord avec vous il faut agir vite. Nous allons avoir une campagne de prévention vis-à-vis des jeunes.
La direction générale des fraudes est en train de regarder cette problématique d'étiquetage car un le taux d'alcool peut atteindre jusqu'à 20 %. Mais il faut aller plus loin. Il faut tout envisager pour interdire ces substances néfastes.
Je crois que parmi ces bancs, il y a une proposition de loi sur l'interdiction de l'alcool et sur la publicité extrêmement nocive. Je crois qu'il faut que nous puissions agir. C'est une fermeté maximale et une tolérance zéro vis-à-vis de ce marketing qui attaque nos jeunes avec des conduites addictives et des accidents de la route.
Je suis à votre disposition pour renforcer ce sujet. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Vincent Thiébaut. - Vincent Thiébaut : Je m'adresse au ministre chargé de l'Industrie et de l'énergie.
Ce lundi 9 mai s'est clôturé le huitième sommet de Choose France illustré par 40 milliards d'investissements France. On peut se féliciter de ces annonces qui montrent que la France est le pays le plus attractif de France. On peut aussi se poser des questions sur des problématiques dangereuses de souveraineté mais, même si on se réjouit, il y a des inquiétudes.
Sur mon territoire nous avons des entreprises en difficulté qui sont des entreprises qui créent de l'emploi. Je pense à une société ancestrale sur le territoire alsacien qui vient d'annoncer 320 licenciements sur 800 emplois. Cette entreprise assure pourtant la transition écologique.
Je pense à une compagnie de robotique qui est aussi en difficulté alors qu'elle devait avoir à peu près 500 000 EUR de crédits de recherche. Mais l'entreprise n'a toujours pas de réponse et 40 emplois sont menacés. Ma réponse est simple : Si on peut solliciter des investissements, que faisons-nous pour sauver les entreprises qui sont déjà sur le territoire et qui créent des emplois et du tissu industriel ?
Les entreprises qui sont en grande difficulté au vu de la situation économique. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Marc Ferracci. - Marc Ferracci : Monsieur le député, vous avez raison, il faut dire que la stratégie industrielle doit marcher sur deux jambes. Il s'agit d'attirer des investissements étrangers, développer des filières d'avenir.
Les réformes qui ont été menées dernièrement, sur l'apprentissage, la formation, y ont contribué. La France est le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers depuis six ans. Mais il faut aussi dire que nous devons protéger l'existant et le développer.
Certaines filières sont en difficulté, l'automobile, la chimie, la sidérurgie. Les pompes à chaleur font face à des difficultés. Nous devons garder un cap : La décarbonisation de nos économies.
Nous devons structurer les filières industrielles autour des énergies vertes. Nous devons sortir d'une forme de naïveté, cela se combat au niveau européen face à des concurrents qui pratiquent le commerce international sans respecter les règles du commerce international. Face à des concurrents qui subventionnent massivement leurs activités, qui ne joue pas à armes égales avec les producteurs.
Nous devons pousser un certain nombre de propositions que nous avons repris afin de mieux protéger nos industries. Nous devons soutenir nos filières d'avenir, tous ces filières qui créent des emplois. Nous devons marcher sur deux jambes. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Emmanuel Maurel. - Emmanuel Maurel : Merci. je m'adresse au premier ministre.
Le président de la République a vanté l'attractivité française retrouvée mais nos compatriotes savent bien que ce triomphalisme occulte une réalité économique bien plus sombre. Comme en témoigne un déficit extérieur abyssal et une cascade de plans sociaux. La politique industrielle ne peut pas se résumer à l'installation de data Center anglo-saxon ou en partenariat avec des Emiartis.
En France, c'est très peu riche en emploi par rapport aux autres pays comparables. Surtout, le stock d'investissements étrangers en France plus de 200 milliards transitent par le Luxembourg, dont bénéficient de montages juridiques et fiscaux qui leur permet d'échapper à l'impôt. Je trouve que le contraste est saisissant entre l'optimisme sur le jouet de Versailles et la réalité vécue par les salariés français aujourd'hui.
Je pense à Vencorex dont l'entreprise a été dépecée. Je pense à Arcelor où vous ne voulez pas nationaliser. Avant de faire venir des entreprises étrangères, je voudrais qu'on empêche nos propres multinationales françaises, gavés d'argent public, qui délocalisent, quittèrent des établissements et des usines.
Ma question est simple : Comment vous faites pour sauver les emplois et l'industrie française au-delà de la communication ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Monsieur Marc Ferracci. - Marc Ferracci : Triomphalisme de tribune, c'est ce que vous avez indiqué à propos de Choose France.
Mais c'est des milliers d'emplois depuis son origine. Des emplois dans tous les territoires de France, pas simplement dans les métropoles et les data Center. Il faut sortir des caricatures et considérer que les investissements sur le territoire sont aussi facteurs de prospérité, de cohésion sociale.
Vous niez cette réalité mais notre économie doit aussi s'appuyer sur ses investissements. Les data Center sont nécessaires pour notre souveraineté industrielle. Sans eux, nos entreprises ne s'approprieront pas les bénéfices de l'intelligence artificielle, les gains de propriété que cela permet d'envisager.
Considérer que ne pas installer les data Center est une stratégie gagnante serait une erreur profonde. Vous dîtes qu'on a besoin de protéger des entreprises. Vous agitez cette proposition systématique comme un réflexe, celle de la nationalisation.
La meilleure manière de garantir les emplois n'est pas de nationaliser, c'est de susciter des investissements. C'est ce que Arcelor a annoncé car du fait des actions du Gouvernement et des propositions portées à l'européen, ils ont annoncé et confirmé les investissements qu'ils allaient consentir de la décarbonisation. Justement, j'échange avec les employés d'Arcelor et ces investissements garantiront à notre industrie un avenir dans le pays.
Je pense que ça n'est pas ce que vous proposez... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Gérault Verny. - Gérault Verny : Merci. Je m'adresse ministre de l'Intérieur.
Monsieur le ministre, ce week-end, à Aix-en-Provence, deux policiers municipaux ont été agressés en plein après-midi alors qu'ils intervenaient à la suite d'un simple contrôle routier. Poursuivant un individu circulant illégalement sur une mini moto, ils ont été attaqués par 20 personnes. L'un d'eux a été frappé à la tête, seule, au sol, incapable d'appeler des renforts.
Le second, blessé lui aussi, n'a pu s'en sortir que grâce à l'intervention de plusieurs habitants du quartier que je remercie. Je veux rendre hommage à ces deux policiers municipaux. Ils ont poursuivi seul contre tout un individu dangereux dans un quartier difficile.
L'un d'eux a maintenu son sang-froid alors qu'il était frappé au sol. Dans l'action témoigne d'un engagement total au risque de leur vie. Monsieur le ministre, cette scène n'est pas un fait divers mais le symptôme d'un mal plus profond, celui d'un sentiment d'impunité croissant dans certains quartier où l'uniforme n'importe n'impose plus le respect.
Ce sont ces policiers municipaux qui assurent la présence visible de l'ordre, intervienne en premier, connaissent les rues et les visages et prennent des risques. Ils sont les artisans invisibles de la sécurité et de la paix civile de nos villes, là où la paix est maintenue par les policiers. Ces agents doivent être protégés particulièrement.
Ainsi, soutiendrez-vous la proposition de loi que le groupe UDR présentera visant à instaurer des peines plancher pour les violences contre les forces de l'ordre ? La parole est à François-Noël Buffet. - François-Noël Buffet : Monsieur le député, je pourrais répondre à votre question mais elle relève du garde des Sceaux.
Vous avez raison de dire que les polices municipales qui représentent la troisième force de sécurité de l'intérieur avec plus de 28 000 personnels, est le quotidien de la violence que nous combattons. C'est pour cela que, dans le cadre du prochain texte qui sera présenté fin juin, leur donner des pouvoirs supplémentaires et reconnaître ce statut entre les polices municipales et nationales, il puisse y avoir une complémentarité renforcée. Ensuite, sur le fait particulier que vous soulevez, l'aspect rodéo sur lequel nous menons une lutte incessante, en avril 2025, plus de 4000 opérations de lutte contre ces rodéos et en ce qui concerne le refus d'obtempérer, la question du changement de stratégie...
L'ensemble de nos forces de sécurité peuvent poursuivre. Pour finir, les polices municipales ont été, je repense à Mulhouse, engagées et s'engage avec beaucoup de détermination sous l'instruction de leur maire, et ils sont de plus en plus nombreux au service de leurs communes et de leurs concitoyens. Il participe également à la sécurité de l'ensemble de nos territoires.
Je me répète mais je voudrais insister sur le fait que les poursuites pénales pénales sont là aussi. Et les procureurs de la République qui sont en permanence avec les maires est en poursuite. - Yaël Braun-Pivet : La parole est à Joëlle Mélin. - Joëlle Mélin : Merci.
La Cour des Comptes a déposé son rapport de la certification de la sécurité sociale 2024 avec une annonce stupéfiante. La branche famille encore bel et bien perdue. 6,3 milliards cette année soit 16 milliards en trois ans.
De quoi parle-t-on ? De 595 milliards de prestations versées par les cinq branches de la sécurité sociale et solidarité versée par la caisse d'allocations familiales et des milliards prélevés sur les entreprises et les travailleurs. Soit 20 % de notre richesse.
Pour la 20e année, le diagnostic est sans appel, des anomalies encore plus graves qu'en 2023. Cela projetterait dans la faillite n'importe quelle entreprise, imaginez 70 % du budget dans une totale approximation. Malgré une grande faiblesse du contrôle interne, sur 72 milliards d'exonérations, et le plafond de déficit pour 2025, est prévu à 65 milliards, est prévu à 65 000 000 000, 20 000 de plus que l'an dernier.
La maladie en déficit entraîne toujours une dette vieille de 40 ans d'un montant de 800 millions d'euros. Impossible d'en connaître les créances. La branche vieillesse est en déficit de 4 milliards et est plongé par une dette de 40 milliards de la caisse des agents de l'Etat.
Il persiste toujours une erreur sur 10 dans la liquidation du dossier. Dans la branche famille, elle dysfonctionne avec des circulaires qui changent tout le temps, des contrôles internes déficients, la moitié des indues ne sont pas recouvrés et les erreurs non corrigées après contrôle. C'est environ 10 milliards.
Etc. etc. Donc il est urgent d'ouvrir une Commission d'enquête pour permettre - Yaël Braun-Pivet : Merci beaucoup.
La parole est à Amélie de Montchalin. - Amélie de Montchalin : Merci. Vous avez décrit ce qu'est la sécurité sociale telle qu'elle a été créée en 1945, financé partout au bénéfice de tous.
Vous avez aussi décrit la situation de déficit dans laquelle elle se trouve. En 2019, la sécurité sociale était à l'équilibre. Il n'y a pas de fatalité, nous avons un travail devant nous, à conduire, en 2020, nous remettions ce grand système à l'équilibre.
Vous m'interrogez sur la certification des comptes. Je vous le dis avec calme, la situation est totalement incompréhensible pour les Français et est totalement insatisfaisante. Je suis comme vous très mobilisée pour que cette situation cesse.
Nous avons heureusement pris des mesures structurelles pour arrêter à la source, les raisons de ces erreurs. La première chose mise en place c'est ce que nous appelons la solidarité à la source, le préremplissage automatique des RSA, prélèvement sur l'impôt pour que ce soit l'administration qui remplisse et le citoyen qui contrôle. Et non l'inverse.
C'est plus simple pour les Français, plus efficace pour les contrôles et c'est un projet que j'ai eu l'honneur de lancer quand j'étais ministre de la Transformation publique, cela a pris plus de trois ans à être lancé, mais c'est effectif. On peut s'en satisfaire. C'est essentiel car si nous ne rentrons pas dans une logique de prêt remplissage automatique, on perdra.
Nous avons l'an dernier, collecté et détecté plus de 30 % de plus de fraude en un an. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Yannick Chenevard. - Yannick Chenevard : Merci.
Ma question s'adresse au ministre des transports. L'année 2025 est celle d'un maire, il est important de rappeler les importations de la mer. Les exonérations de charges patronales, avaient pour objectif de renforcer la compétitivité du pavillon français.
Ces mesures ont porté leurs fruits. Notre pavillon a progressé de 34 % entre 2017 et 2023. Au moment même où le pavillon américain s'effondrait.
Cette dynamique est aujourd'hui fragilisée. Depuis le 1er mars, la suppression partielle de ces exonérations s'applique aux exonératoires, cette mesure révèle une menace d'une centaine d'emplois. C'est le coût d'un navire sur le pavillon français et ça pénalise l'emploi nationale à bord.
Elle va inciter les armateurs à acquitter notre pavillon. Notre flotte stratégique repose sur les armateurs français, sur les navires du pavillon français et sur toutes les mers du monde. Il nous faut être compétitif.
Ne brisons pas les efforts qui ont porté leurs fruits. Aussi, le Gouvernement envisage-t-il de proposer dans le prochain plan de finances des mesures correctrices y compris le rétablissement des exonérations pour soutenir les armateurs et sécuriser notre flotte stratégique ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Françoise Gatel. - Françoise Gatel : Merci. Monsieur le député, permettez-moi d'adresser à toutes les victimes de la catastrophe climatique que connaît votre Département, à leurs proches mais aussi à l'ensemble des forces de secours, nos pensées les plus solidaires.
Votre question est très importante et j'y réponds à la place de mon collègue Philippe Tabarot, qui est retenu en Allemagne pour un sommet international sur le transport. Votre question sur les entreprises maritimes, elle me touche au coeur, ainsi que tous les député Breton, car nous connaissons l'importance de la flotte maritime de la France par le biais de la Bretagne. Vous l'avez évoqué, la loi de financement de 2025 a effectivement modifié le périmètre des exonérations, de cotisations patronales, pour une catégorie de la flotte puisque, depuis le 1er mars, les armateurs opérant sur des navires de transport de passagers, des navires dédiés aux énergies renouvelables, bénéficie de la totalité des exonérations.
Mais les autres navires de services sont privés des exonérations chômage et famille, qui représente entre 25 et 45 % de leur cotisation. Cette mesure impacte lourdement notre secteur maritime qui fait face à une concurrence agressive sur le plan social. Je tiens à saluer la qualité de votre rapport reconnu par tous sur ce sujet.
Le ministre Philippe Tabarot est pleinement mobilisé sous la responsabilité du premier ministre et de François Rebsamen en faveur d'une révision du dispositif pour le budget 2026. Ces mesures ont un impact profond pour notre secteur. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Merci beaucoup. La parole est à Claire Lejeune. - Claire Lejeune : Merci.
Monsieur le premier ministre, qui protégez-vous ? Lorsqu'un deal est passé avec Nestlé dans le dos des Français Des dizaines d'années que les zones naturelles et minérales de Nestlé, quatre fois plus chères que l'eau du robinet, sont traités. Une fraude à 3 milliards, rien que sur ces trois dernières années.
Des eaux traitées car contaminées avec des procédés illégaux et un risque sanitaire. Tout le monde le savait. Le mystère, la préfecture, l'ARS.
Des paragraphes entiers rédigés par Nestlé. C'est un scandale qui remonte jusqu'à l'Elysée. Qui protégez-vous lorsque vous ouvrez la porte à l'introduction des néonicotinoïde ?
Il y a une cinquantaine d'années c'était interdit. Qui protégez-vous avec les PFAS ? Qui protégez-vous dans vos têtes de pseudo simplification ?
Vous agissez dans les intérêts privés. Vous faites de notre pays un immense terrain de jeu pour un capitalisme de plus en plus débridé. Choose France, choisissez la France, le pays où on ferme les yeux sur des scandales sanitaires, ou l'intérêt privé primera sur l'intérêt général.
Ca se fait au grand mépris de la santé publique. Le pays où les commissions parlementaires sont balayées, qui protégez-vous ? Ce scandale qui touche à nos vies, à neuf santé, face aux intérêts privés, c'est votre responsabilité et celle - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Yannick Neuder. - Yannick Neuder : Madame la présidente, Madame la députée. Madame Monsieur les députés.
Il y a beaucoup de questions dans votre question. En tant que ministre de la Santé, des Solidarités et des Familles, je vais répondre au sujet qui me semble particulièrement important qui est celui de la qualité de l'eau en France. La qualité de l'eau est particulièrement bien contrôlée, nous sommes le pays d'Europe contrôlent le plus sa qualité d'eau.
Il n'y a pas d'impact sanitaire. Le sujet de Nestlé est un sujet sur la qualité microcristalline des eaux. Il s'agit de faire la lumière en toute transparence sur la qualité des eaux.
Est-ce que le filtre qui a été mis et qui a été demandé à être retiré désintègre la qualité minéralogique des eaux ? J'ai pris la décision d'envoyer une note à l'ensemble des ARS pour définir les seuils. Nous avons saisi la commission européenne pour que les seuils français soient pratiquable en Europe. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Marie Récalde. - Marie Récalde : Merci. Je m'adresse au ministre des aménagements du territoire.
Quand le code postal détermine le destin d'un citoyen, c'est une ségrégation territoriale silencieuse que nous ne pourrons tolérer. La crise s'aggrave et précarise une grande partie de la population. Les quartiers prioritaires ne reçoivent que 1 % du budget de l'Etat.
Nous attendons des actions pour défendre les citoyens à se loger dignement. Le nouveau programme national de renouvellement urbain, engagé pour 2014-2030 porte ses fruits. A ce jour, la contribution de l'Etat de 1,2 milliards d'euros n'a été versés qu'à hauteur de 10 %, un rythme qui met en péril la visibilité nécessaire à ses missions.
Pourquoi abandonner un programme qui fonctionne ? Les bailleurs sociaux et les collectivités déjà asphyxiées financièrement ne peuvent porter seuls le fardeau d'une mission relevant de la solidarité nationale et vous le savez. Il y a six mois, des négociations intenses avaient permis d'obtenir un soutien indispensable pour les organismes de logements sociaux.
A ce propos, qu'en est-il de la signature de l'arrêté permettant la baisse de l'ALRS ? Pouvons-nous compter sur vous les 11 et 12 juin pour annoncer un beau financement ? Votre programme de soutien aux quartiers populaires serait incompréhensible.
Allez-vous enfin réengager l'Etat dans une politique ambitieuse ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Valérie Létard. - Valérie Létard : Merci.
Madame la députée, votre question en brasse large. Vous l'avez compris, en tant que ministre du logement et avec le soutien du premier ministre et du Gouvernement, nous avons pris toute une série de décisions depuis la préparation et le vote de ce budget 2025 que nous souhaitons mettre en oeuvre pour suivre. Vous m'interrogez sur quelque chose qui est important, comment aider les bailleurs sociaux à faire plus de logements sociaux.
Il faut baisser l'ALRS. Cet arrêté et cosigné par nos deux ministères, ça montre que l'on a voulu être au rendez-vous de la mobilisation. Ca fera 116 000 productions d'agréments neufs et nouveaux avec les bailleurs sociaux et 120 à 130 000 rénovations.
L'Etat a pris du retard, vous avez raison, mais il va contractualiser et tiendra ses engagements. 50 millions avaient été affectés au budget cette année. On sait qu'ont peut les retirer au moment des crédits de paiement.
Mais ils ne sont pas notifiés car ils ont déjà été payés. L'Etat, dès février, a déjà honoré son engagement. Ce ne sera pas suffisant, on doit continuer le travail.
On continuera jusque 2030, voire 2032. Nous devons être au rendez-vous avec action logement. Nous serons rendez-vous de deux façons : Il faut qu'en 2026 on trouve une solution pour avoir une augmentation de la part de l'Etat et il faut projeter l'avenir en juin.
Nous essaierons de développer la méthode que l'Etat embarquera. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Christelle Petex. - Christelle Petex : Merci.
Ma question s'adresse au premier ministre. Les gendarmes actifs sont chaque jour au terrain, engagés sans relâche dans des missions toujours plus dangereuses, lutte contre la délinquance, violence intra familiale... leur charge s'intensifie.
Leur présence est indispensable, leur engagement total. Dans ce contexte d'insécurité croissante, vous le retirez un soutien social, la réserve opérationnelle. Car oui, la baisse de 16 % du budget de la réserve en 2025 est incompréhensible.
En Haute-Savoie, ce sont 530 réservistes prêts à intervenir. Pourtant, ils sont massivement laissés sur la touche. Non pas pour une habilité ou inaptitude mais par manque de financement.
Je parle de volontaires courageux, disponibles, dans l'attente de convocation par des brigades qui en ont besoin. Pourtant, vous continuez de programmer des PMG. Vous n'offrez aucune perspective d'action.
C'est une incohérence totale. L'appui de la réserve n'est pas une option mais une nécessité opérationnelle. Nous soutenons les gendarmes d'active au fond, jour et nuit.
Comment allez-vous garantir l'emploi effectif de nos réservistes mis de côté et quand comptez-vous redonner à la gendarmerie les moyens budgétaires indispensables à l'accomplissement de leur mission ? Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à François-Noël Buffet. - François-Noël Buffet : Madame la députée, vous avez posé une question extrêmement importante. D'abord, je voudrais relever que l'engagement citoyen est capital.
Je profite de la situation pour saluer les sapeurs-pompiers volontaires qui se sont mobilisés hier pour apporter du soutien à l'ensemble des compatriotes. J'ai pu les rencontrer hier soir. Je voudrais vous dire que la volonté de mobiliser tous ceux qui souhaitent s'engager, les choses sont claires.
Nous avons déterminé les conditions et les objectifs qui sont les nôtres. Ce sont des objectifs ambitieux. Nous sommes passés de 37 000 réservistes à 50 000 d'ici 2027.
Nous allons continuer de nous mobiliser. Pour la police nationale, de 10 000 à 30 000 réservistes. L'enjeu est majeur.
Nous avons besoin de construire un outil de résilience extrêmement fort. Je voudrais vous dire que la gendarmerie consacre un budget de plus de 75 millions d'euros à ses réservistes. Dans le cadre du dernier budget, nous avons préservé ce budget.
Les réserves sont là, elles sont utiles et ne sont pas oubliées. Je voudrais le dire clairement. Je ne veux pas qu'on laisse entendre qu'elle ne serait pas utilisée ou jamais mobiliser.
Ce n'est pas le cas. Elles sont mobilisées quand cela est absolument nécessaire. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Madame la députée ? - Christelle Petex : Merci. En Haute-Savoie, c'est très clair.
Ils sont nombreux, toujours plus, mais il n'y a pas les financements pour qu'ils soient présents sur le terrain. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Boris Tavernier. - Boris Tavernier : Merci. Monsieur le Premier ministre, lundi, Emmanuel Macron a parlé de Choose France.
Il a parlé de construire des entrepôts Amazones par-ci et des data Center par-là. J'ai reçu de nombreux messages d'associations d'aides alimentaires. Elles m'ont alerté et informé d'une mauvaise nouvelle, les crédits de renforts pour l'aide alimentaire ne sont pas reconduits.
C'est moins sexy que la tech mais pourtant, choisir la France ça devrait être ça. Je la France devrait être de recevoir à Versailles ce qui tient le pays et non des abonnés au moment de leur travail n'a jamais été aussi essentiels. La précarité alimentaire reste toujours aussi éclatante.
En France, 50 % des travailleurs pauvres déclarent ne pas manger à leur faim. Pour vous, peut-être, ces crédits ne sont que des chiffres, une technique de passe-passe bien commandée pour économiser mais, sur le terrain, les conséquences sont réelles. On ferme des banques alimentaires partout dans le pays.
Face à ces crédits renouvelés, ne répondez pas ce qui existe déjà, c'est très bien, il faut le pérenniser mais donner d'une main pour reprendre de l'autre n'est pas une stratégie de financement pertinente. Eteindre des crédits sans tenir compte des besoins ce n'est pas une stratégie pertinente. C'est irresponsable.
Ma question est simple : Pouvez-vous rassurer les acteurs de la solidarité et leur confirmer que les crédits non renouvelés seront sauvés ? Allez-vous choisir la France, même un petit peu ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Amélie de Montchalin. - Amélie de Montchalin : Merci. Nous choisissons toute la France.
Surtout, nous choisissons tous les Français. Quand, à Versailles, nous avons des investissements de 20 milliards d'euros qui vont créer des dizaines de milliers d'emplois, qui vont nous permettre d'exporter, que des Français puissent concourir à notre prospérité collective, nous choisissons la France et les Français. Ces entreprises vont payer des charges, des impôts.
Elles vont contribuer au modèle social qui est un modèle de solidarité. Je n'ai pas les éléments précis sur votre question concernant les crédits dont vous parlez mais je peux vous dire que la France a toujours été et sera toujours mobilisée pour l'aide alimentaire dont nous savons tous qu'elle est massivement financée par les crédits européens et que, ces crédits européens, vous le savez, la France a milité pour qu'ils soient maintenus et augmentés. Pendant le COVID, nous avons concouru à ce qu'il y ait plus de moyens pour les plus vulnérables, notamment dans les CROUS avec la cantine en Europe.
Nous ne cherchons pas à faire des économies de bout de chandelle. Je vous répondrai en plus grand détail sur ce sujet avec Catherine Vautrin mais nous ne pouvons pas opposer les uns et les autres. Oui, nous choisissons la France, les Français, la solidarité et la productivité. - Yaël Braun-Pivet : Merci beaucoup.
La parole est à Pascal Lecamp. - Pascal Lecamp : Merci. Je m'adresse au ministre chargé du commerce extérieur.
Monsieur le ministre, Choose France, lancé en 2018 s'est imposé comme un grand rendez-vous d'affaires européens désormais tous les ans à Versailles. Ce sont 163 000 emplois créés et 80 milliards d'euros investis ce temps. En sept ans.
Derrière cela, il y a des opportunités concrètes pour le citoyen. De Cambrai à Marseille, de Saint-Jean de Colleville à Ligny en Barrois, plus de 13 000 emplois directs ou indirects ont été annoncés. C'est indéniable, la France est attractive.
Dans un monde où les vents contraires sont nombreux, c'est un atout crucial. Mais dans le même temps, la crise secoue le pays. Les employés de Vencorex et d'ArcelorMittal en première ligne.
Comment renforcer notre trajectoire de première terre d'investissement en Europe tout en améliorant la rétention des postes créées et mieux cibler les futures éditions de Choose France vers des industries pourvoyeuse d'encore plus emplois sur notre territoire ? Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Laurent Saint-Martin. - Laurent Saint-Martin : Merci. Monsieur le député, merci pour votre question qui met une fois de plus en lumière la décision Choose France.
Vous avez appelé les chiffres, ils sont importants mais pas importants pour l'événement de Versailles, mais pour l'ensemble du territoire. Pour les territoires qui ont subi la des instru réalisation. Plus les investisseurs de Choose France vont dans des petites villes.
Ils revitalisent l'ensemble de notre territoire. Les projets industrielles proposent de plus en plus d'emplois. Dans les industries dans lesquelles la France a des avancées, nous avons beaucoup de projets, dans le domaine de l'énergie, de l'intelligence artificielle, et les data centers, c'est de l'industrie.
C'est une stratégie pour notre propre souveraineté. On a besoin de l'ensemble des chiffres de la réindustrialisation. Toutes les régions doivent en bénéficier.
En France, depuis sept ans, nous ouvrons plus d'usines que nous en enfermons. Nous devons continuer à accompagner les entreprises en difficulté, les acteurs qui souffrent, et ceux qui sont soumis à des risques de fermeture et de licenciement. Nous devons continuer à accélérer, pour qu'à Dunkerque, et autre part, notre pays reste le pays le plus attractif d'Europe. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Monsieur le député ? - Pascal Lecamp : Le groupe démocrate, en posant cette question voulait insister sur le besoin d'être attentif aux futurs investissements étrangers et la création d'emplois à long terme pour notre réindustrialisation. C'est rassurant.
Nos concitoyens ne comprenaient pas que les annonces ne se transforment pas en une diminution sensible du chômage autour d'eux. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La séance des questions Gouvernement est terminée.
La séance est suspendue.
Olivier Serva