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Podcast / conversationFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 5 décembre 2024 37 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleBudget & impôts

Censure, le jour d’après...

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 25 %Défensif 45 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Comment y croire ? Comment vont-ils trouver un terrain d'entente ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Sur quoi vont-ils gouverner ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que le problème ne serait pas plutôt que les appareils des partis sont trop puissants ?

  • 11:05OuverteRéponse directe

    Pourquoi le PS et les écolos ne s'affranchissent pas de LFI et de Mélenchon ?

  • 19:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que la détestation de LFI et de Mélenchon empêche de reconnaître que la 5ème république a trouvé ses limites ?

  • 24:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'on peut penser que le président de la république appelle à utiliser l'article 16 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37PrésentateurFait
    « l'Elysée a déjà prévenu pas de non ce soir »
  • 10:17InvitéChiffre
    « 60% des français LFI est dangereux pour la démocratie »
  • 22:16PrésentateurChiffre
    « 50% des français le RN est dangereux pour la démocratie »
  • 22:19PrésentateurChiffre
    « 67% des français la France insoumise attise la violence »
  • 26:45InvitéFait
    « il dit souvent oui mais il dit souvent il ne dit pas j'ai la solution il dit je suis la solution »
  • 29:40InvitéFait
    « le général De Gaulle l'a utilisé à l'occasion du putsch des généraux d'Alger »
  • 29:49InvitéFait
    « au bout de 30 jours le conseil constitutionnel décide si on peut continuer ou pas à appliquer l'article 16 »
  • 30:50InvitéChiffre
    « le rejet massif par 90% des actifs l'ensemble des syndicats »
  • 31:36InvitéFait
    « en 1962 et avec des élections législatives qui ont été favorables au général de Gaulle »
  • 31:43InvitéFait
    « qu'entre 58 et 62 il y avait l'esprit de compromis »
  • 33:22InvitéFait
    « le paysage politique est à la fois ultra polarisé mais il est polarisé avec LFI d'un côté et le Rassemblement National de l'autre »
  • 33:36InvitéFait
    « en Allemagne on ne peut renverser ça date de Weimar c'est le souvenir de Weimar »
  • 33:43InvitéFait
    « le Parlement ne peut renverser une majorité que s'il a une majorité alternative »
  • 34:03InvitéFait
    « ils étaient en rage contre un budget qui avait été tellement modifié que je ne vois pas en quoi c'était encore un budget austéritaire »
  • 35:26InvitéFait
    « le Président doit son poste au vote des Français »
  • 35:44InvitéFait
    « notre pays a des atouts la France est forte et solide »
  • 36:29InvitéFait
    « il est aujourd'hui considéré comme responsable de tous les maux depuis au moins le 9 juin dernier »

Temps de parole

  • Invité25 %
  • Invité 224 %
  • Invité 321 %
  • Présentateur20 %
  • Invité 44 %
  • Invité 53 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous y sommes donc au jour d'après avec son lot de questions et tous les regards tournés vers le président de la République qui va donc s'exprimer à 20h, nous le suivrons avec vous. Tous les regards sur lui et très vite aussi, c'est d'ailleurs ce qu'il entend éviter, toute la responsabilité sur lui d'une situation qui ressemble point par point à ce qu'il voulait précisément éviter en décidant la dissolution de l'Assemblée nationale.

Donc tout ça pour ça, son intervention est attendue, vraiment, mais puisque mille conjectures ont circulé toute la journée, l'Elysée a déjà prévenu pas de non ce soir, même s'il semble très improbable qu'Emmanuel Macron prenne des semaines de réflexion comme avant la nomination de Michel Barnier. Vite, vite, lui dit une partie de la classe politique, pas trop vite, pas trop vite, dit la gauche, la première ça a été Marine Tondelier qui l'a écrit. Il faut d'abord s'entendre sur quoi avant le qui autour de ceux qui ont participé au Front Républicain lors des législatives.

Les espoirs d'accords de non-censure viennent aussi du côté des macronistes, c'est le cas d'ailleurs depuis hier soir avec un arc qui est plus large et qui va de LR jusqu'au PS. Marine Le Pen, de son côté, essaye de déminer pour ne pas passer pour celle qui a semé le chaos. Le PS dira-t-il oui à un pont vers les macronistes qui signerait sa rupture avec LFI qui, de son côté, n'entend pas aller chercher qui que ce soit. Chacun cherche son chemin pour éviter le vide. C'est le téléphone sonne, soyez les bienvenus.

1:24
Invité

Le téléphone sonne, 01-45-24-7000.

1:28
Présentateur

Anne, vous êtes la première et vous êtes la bienvenue, bonsoir.

1:31
Invité

Eh bien, bonsoir à vous et puis merci pour vos émissions. Alors moi, en fait, j'ai trois petites questions à poser. La première, c'est comment y croire ? Depuis hier, j'ai entendu M. Fort, M. Roussel, Mme Tondelier, qui disent tous qu'ils veulent une coalition, une coopération et qui, en même temps, disent que leurs idées essentielles sont absolument pas négociables. Alors comment vont-ils trouver un terrain d'entente ? Comment vont-ils renoncer à leur intérêt électoral ? Et donc, la deuxième question, c'est s'ils arrivent quand même à former un gouvernement, sur quoi vont-ils gouverner ?

Est-ce que les questions essentielles qui intéressent les Français, les impôts, la retraite, la santé, vont être laissées de côté jusqu'à la fin du mandat ? Puisqu'ils disent que leurs idées là-dessus sont non négociables. Et la troisième question que je me suis posée depuis déjà quelques temps est la suivante. Est-ce que le problème, on entend beaucoup dire que les institutions sont malades, que le pouvoir présidentiel est trop fort, est-ce que le problème ne serait pas plutôt que les appareils des partis sont trop puissants et ne laissent donc pas beaucoup de place aux hommes de bonne volonté ?

2:31
Présentateur

Eh bien, écoutez, Anne, merci beaucoup. Vous pouvez cesser d'appeler. Anne a fait le tour. Non, je plaisante. Continuez, évidemment. Merci beaucoup, en tout cas, pour ces trois questions très claires. Anne, pour discuter ensemble autour de la table, il y a France Fasse-Fressos. Bonsoir. L'éditorialiste au Monde, c'est vous. Il y a Thomas Legrand. Bonsoir Thomas, chroniqueur à Libération. Vous êtes producteur d'enquête de politique sur France Inter. Et Jérôme Jaffray, bonsoir, directeur du centre d'études et de connaissances sur l'opinion publique.

Moi, je voudrais qu'on les prenne l'une après l'autre, les remarques de Anne, qui dit, un, d'abord, c'est la plus intéressante au fond, Thomas Legrand. Comment y croire ? Comment y croire ? Comment est-ce qu'on pourrait croire aujourd'hui ? Tout le monde a de la coalition pour la bouche.

3:07
Invité

Il va falloir faire preuve d'imagination. Et puis, forcément, je suis de nature optimiste, forcément, le monde politique va changer de culture, va changer de réflexe, en se cognant. Tout ce qui se passe maintenant, ils auraient pu le faire dès le lendemain des législatives. Bon. Mais il va falloir se cogner dans le mur de la culture de l'affrontement, avant de quelquefois assouplir nos grosses têtes dures, pour pouvoir un petit peu négocier. C'est déjà un énorme progrès, cette idée. C'est pas encore de la coalition à l'Allemande, où on se réunit autour d'une table et on fait un nouveau programme, avec les trois programmes de ceux qui veulent se coaliser. Non.

Mais un énorme progrès, cette idée de dire, écoutez, nommez l'un d'entre nous à Matignon, et il vous jure qu'il n'utilisera pas le 49-3. S'il n'utilise pas le 49-3, si, par exemple, il y avait, je n'y crois pas, mais s'il y avait un homme ou une femme de gauche à Matignon qui disait, je n'utiliserai pas le 49-3, ça veut dire que le programme du NFP ne serait jamais appliqué. Tout ce qui serait appliqué serait d'inspiration NFP, mais très largement amendé. Et évidemment, LFI s'étranglerait, ce serait la fin du NFP, ce ne serait pas un drame. Mais il va falloir en passer par là, parce qu'il va bien falloir un jour un budget.

Alors, ce n'est peut-être pas ce coup-ci, peut-être que ce coup-ci, il y aura quelqu'un qui va encore se faire retoquer. Mais le coup d'après, je pense que les têtes dures vont se ramollir.

4:32
Présentateur

J'ai entendu le j'y crois pas au milieu.

4:34
Invité

Non, je ne crois pas sur une personnalité de gauche tout de suite.

4:37
Présentateur

Oui, j'ai compris. Françoise Fressot, ce qu'elle dit, Anne, c'est comment y croire ? Parce que surtout, effectivement, elle a entendu la même chose que nous. Chacun, désormais, semble avoir appris sa leçon et parle de coalition, etc. Mais tout en n'ayant déjà des lignes rouges qui sont tellement rouges que ça semble un peu complexe.

4:55
Invité

Oui, parce que je pense qu'il y a la difficulté de base, c'est qu'au fond, personne ne se reconnaît vraiment dans le résultat des élections législatives post-dissolution. Il y a eu un front républicain qui a combattu efficacement le Rassemblement National, mais le Rassemblement National estime qu'il aurait dû gagner. Donc, ils sont dans une rancœur terrible. Et puis à gauche, vous avez une gauche qui dit qu'on est arrivé en tête et on aurait dû être le premier. Emmanuel Macron aurait dû être, choisir dans nos rangs, le premier Premier ministre.

Alors qu'au fond, il y avait quand même des difficultés très fortes, c'est-à-dire qu'ils n'étaient pas d'accord entre eux à l'intérieur du nouveau Front populaire sur la politique à mener et que de toute façon, ils n'avaient pas la majorité. Mais si vous voulez, il y a une telle rage que ça va mettre beaucoup de temps à se décanter.

Et l'autre chose qui me frappe, moi, c'est qu'au fond, ça manque beaucoup de direction économique et de direction pour le pays parce que tout le monde est sonné par la situation actuelle où vous voyez le monde se dircir de façon incroyable le protectionnisme qui monte, la politique de l'offre qui a été le grand mythe d'Emmanuel Macron pendant sept ans qui a un peu marché mais qui montre ses limites, un déficit budgétaire qui renvoie tout le monde si vous voulez à cette dette qui a été accumulée pas seulement par Emmanuel Macron mais par les gouvernements et donc tout le monde est si vous voulez sans solution et donc quand vous êtes sans solution quand vous n'avez pas un chemin à montrer aux Français, le mieux c'est de vous trouver un ennemi et dire moi j'ai proposé quelque chose mais les autres ne veulent pas sauf que vous êtes dans une solution où vous êtes obligé de trouver une solution commune parce que c'est comme si vous étiez bloqué dans un bocal et qu'il n'y a pas de possibilité d'en sortir sauf à faire un pas l'un vers l'autre.

6:48
Présentateur

Jérôme Jaffray dans l'idée d'un pas l'un vers l'autre et dans un manque de direction dont parlait François Sressos hier il est sorti même l'idée d'enlever d'une quelconque coalition ce qu'on appelle les irritants c'est-à-dire bon ben ok donc puisqu'on sera incapable de se mettre d'accord on enlève la retraite par exemple on enlève l'immigration notamment et au fond j'ai envie de reposer la même question qu'Anne ça sert à quoi si on enlève effectivement les sujets qui sont les sujets de débat aujourd'hui puis qui sont ceux qui agitent la société ?

7:19
Invité

Oui la démocratie c'est effectivement d'avoir des débats sur des questions fondamentales et à un moment donné de pouvoir les trancher c'est le rôle normal des élections il se trouve que les élections législatives qui ont eu lieu au mois de juin dernier n'ont pas permis de trancher les débats d'orientation politique ni de donner à un camp un élan suffisant pour lui permettre d'appliquer une politique et donc on est dans un système très largement bloqué Françoise Fresseau se parlait de la solution le problème c'est le blocage en face alors le blocage c'est le problème la 5ème république n'a pas été bâtie pour ce type de système dans lequel nous sommes de tripolarisation et d'absence de majorité et d'antagonisme entre les forces politiques et de diminution du rôle du poids du président sur la politique française à la suite de l'échec de sa dissolution elle n'a pas été bâtie pour ça c'est ajouté le fait que le président ne peut plus se représenter en cas d'élection que la dissolution ne peut pas refonctionner avant disons la fin de l'été prochain parce que normalement la 5ème république aussi a été bâtie pour que s'il y a crise politique majeure c'est le suffrage universel qui doit trancher à un moment donné c'est la conception de De Gaulle on a évoqué le fait qu'à 62 ans la censure avait été votée c'est le seul précédent mais il y avait une dissolution dans la foulée

8:42
Présentateur

exactement mais du coup Jérôme Jaffray quand on fait ce genre de proposition quand on dit on va se mettre d'accord mais ce qu'on va faire c'est qu'on ne va pas parler des choses qui fâchent est-ce qu'on protège au fond les institutions en se disant au moins comme ça on est sûr de tenir à peu près 3 ans et on repart dans un cycle qui sera un cycle normal ou est-ce que c'est vraiment un tout ça pour ça qui ne sert à rien ?

9:01
Invité

Non mais là il y a un blocage et des gens de bonne volonté se disent on va quand même essayer de faire des choses ensemble mais on ne va pas se disputer sur quoi on a des lignes rouges on va arrêter de s'envoyer des lignes rouges à la figure on a vu ce que ça a donné et donc il y a 6 mois 8 mois 9 mois parce que Jérôme a raison il faut attendre septembre maintenant avant qu'il y ait des élections législatives moi personnellement je trouve que ça serait pas mal que ça soit des élections présidentielles et législatives qu'il y ait les deux parce qu'il y a un côté tabula rasa qu'il faudrait faire mais bon ça c'est un avis un peu personnel et j'en changerai peut-être si vous n'êtes pas le seul à le manifester cet avis il me semble que certaines forces politiques sont exactement dans ce schéma mais pas tout de suite il ne faut pas qu'ils démissionnent tout de suite voilà c'est ce que j'allais dire

9:48
Présentateur

si on joue à ça ça ne sert à rien de démissionner maintenant autant faire les deux dans un moment

9:52
Invité

ça ne sert à rien ça aggrave la situation mais puisque c'est bloqué puisqu'on n'a pas l'esprit de compromis puisqu'on ne sait pas se mettre autour d'une table en disant écoutez mon programme est celui-là mais je n'ai pas la majorité donc je vais l'amender et bien on fait le moins dix ans c'est à dire qu'on tient parce qu'il faut un budget parce qu'on n'est pas seul au monde on tient jusqu'en septembre si les résultats aujourd'hui qui nous bloquent si ces résultats avaient été obtenus non pas par le suffrage le suffrage majoritaire mais le suffrage proportionnel personne n'aurait pensé avoir la majorité donc tout le monde se serait dit j'espère arriver en tête pour que mon programme non pas s'applique mais mon programme soit la base d'une négociation comme on n'est pas dans cet état d'esprit là ni les élus ni les électeurs ni les commentateurs on est toujours bloqué dans cet esprit d'affrontement je sens quand même là qu'il y a des débuts d'esprit de compromis avec cette idée de se passer du 49-3

10:52
Présentateur

une leçon apprise en tout cas c'est ce que je comprends j'ai pas oublié qu'il y avait une partie de questions sur les appareils de partie on y reviendra peut-être tout à l'heure dans la question de Anne je voudrais d'abord qu'on écoute Xavier qui est à Lille bonsoir Xavier bonsoir on vous écoute

11:03
Auditeur

ben voilà en fait moi la question elle est toute simple c'est je ne comprends pas pourquoi le PS et les écolos ne s'affranchissent qu'il pas de LFI et de son leader Mélenchon

11:18
Présentateur

merci Xavier pour votre question François Sressos il y en a plein des Xavier qui posent cette question dans ce sens là ou dans l'autre moi je pense

11:25
Invité

qu'il y a deux raisons c'est que on est dans une période qui est quand même dominée par les radicalités radicalité de la droite radicalité de la gauche et quand vous êtes à gauche que vous avez incarné le parti de la révolution du changement c'est extrêmement difficile de vous mettre dans une posture de compromis quand vous avez un partenaire qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon qui va vous accuser de trahir vos électeurs il y a la dépendance aux élections c'est à dire que il fallait des alliances une union de la gauche sous domination LFI pour avoir des sièges socialistes alors c'est un petit peu en train de changer mais il y a toujours cette domination et il y a la crainte que s'il y a une prochaine législative des prochaines élections législatives et bien LFI puisse faire battre un certain nombre de députés socialistes et que par conséquent ils ne puissent pas ils ne puissent pas se maintenir et puis la troisième raison c'est qu'il faut aussi se mettre à la place des socialistes quel intérêt ont-ils à aller aider une personne qui est en fin de course qui est très en difficulté et qui en plus est apparu à la fin du cycle François Hollande comme celui qui avait trahi donc je comprends leur position et en même temps on voit bien qu'ils sont dans une naze c'est-à-dire que rester derrière LFI c'est au fond condamner la social-démocratie et s'en affranchir dans les conditions actuelles c'est très compliqué donc je pense que c'est des petits pas qui vont se produire et des petits pas ça veut dire une personne après une personne

12:57
Présentateur

ou peut-être deux ou peut-être trois Jérôme Jaffray est-ce que ça dit la difficulté effectivement c'est de se demander comment on peut on se dit que si on fait une mathématique la seule solution j'y mets des guillemets et que ce serait de décrocher le PS en fait si vous permettez

13:11
Invité

moi je mettrai l'accent sur les écologistes c'est les écologistes qui bloquent l'évolution de la gauche en large partie c'est-à-dire que si les écologistes franchement choisissaient de jouer le jeu avec le parti socialiste vous auriez une force assez puissante pour aller à ce moment-là dans l'affrontement avec la France insoumise mais les écologistes le problème c'est que leur électorat est plutôt centre-gauche que les militants sont très à gauche et que la direction la France insoumise a eu le talent et ça n'est pas le fait du hasard c'est leur formation politique extrêmement poussée de leur confier des circonscriptions très à gauche pour les élus c'est-à-dire avec ces circonscriptions-là si on vous met en France insoumise face à vous vous avez peu de chances de vous en sortir donc c'est une situation qui fait du coup que le PS qui garde une mauvaise image fondamentalement et en plus le PS ne peut pas évidemment aller vers les macronistes qui sont honis l'idée à gauche qui sont honis en tout cas et peut-être pas seulement à gauche d'ailleurs au passage mais du coup une situation qui fait que le PS d'abord garde un très mauvais souvenir quand il s'allie avec le centre et en plus si c'est pour s'allier avec un centre honi c'est la catastrophe donc ils sont effectivement assez le blocage dont nous parlions il y a un instant il est là aussi

14:28
Présentateur

après Thomas Legrand moi j'ai l'impression qu'il va y avoir une manière de réfléchir ça va être je vais le dire comme ça qu'il y ait l'adulte dans la salle en fait et que c'est ça aussi qui peut-être donnera des points pour l'élection à venir ça compte ça ou pas ?

14:41
Invité

oui ça compte et justement je pense qu'en ce moment dans l'état d'esprit des français peut-être que les questions de nos auditeurs le reflètent un peu dans l'état d'esprit des français il y a un moment où les français vont se dire même ceux qui sont attachés à un parti vont se dire entendez-vous quand même et le premier qui dira au bon moment il faut un petit peu s'entendre il faut commencer à ne plus il faut arrêter de parler de son parti et de son programme comme quelque chose d'indépassable à mon avis en bénéficiera pour ce qui est des verts et des écologistes Jérôme ils viennent de changer un petit peu par la voix de Yannick Jadot hier et ça a été accepté il était un petit peu à part non mais justement il a fait accepter ça il a fait accepter ça c'est-à-dire Yannick Jadot a proposé quelque chose un petit peu comme Olivier Faure c'est-à-dire de faire un gouvernement avec des centristes avec des macronistes c'est vrai que les macronistes avec ceux qui ont participé les macronistes sont honnits c'est vrai mais petit à petit les macronistes eux-mêmes seront de moins en moins macronistes le macronisme et Emmanuel Macron va disparaître puisqu'il ne peut pas se présenter et puis les écologistes comme les socialistes savent bien que la manne des électeurs qui leur manque elle est de ce côté-là il fut un temps pas si lointain où les socialistes faisaient entre 15 20 25% ils ne sont pas tous décédés ces électeurs-là ils sont passés chez Emmanuel Macron mais le macronisme disparaît et donc il va falloir récupérer tout ça et la gauche ne peut gagner que quand le pôle le plus modéré est puissant pas quand elle est unie elle n'était pas unie en 81 premier tour elle n'était pas unie en 2012 premier tour elle ne gagne pas quand elle est unie elle gagne quand elle est puissante cette question et quand le centre-gauche est plus puissant que la radicalité

16:29
Présentateur

cette question Françoise Fressos pour vous c'est celle de Frédéric qui dit on ne sait pas encore très bien effectivement ce que veulent les politiques mais est-ce qu'on sait ce que veulent les français ce que disent les sondages coalitions ententes entre les partis compromis etc est-ce que c'est tout le programme là il y a rien que le programme

16:42
Invité

Jérôme Jaffray parce qu'il est très très très calé sur la lecture des enquêtes d'opinion alors est-ce qu'il me frappe parce que depuis hier

16:49
Présentateur

non donc allez-y allez-y François

16:50
Invité

moi c'est quand même l'impression bizarre qu'a laissé cette censure hier où en fait tout le monde a appuyé sur le bouton mais sans vraiment assumer on a vu Marine Le Pen et puis même la France Insoumise dire non non c'est pas grave voilà les socialistes sont quand même un peu sidérés aussi d'avoir fait ce qu'ils ont fait et donc on est je trouve que la scène politique est survoltée par rapport à la réalité des choses et quand on regarde les enquêtes d'opinion les français sont très partagés alors évidemment ceux qui voulaient la dissolution les deux partis qu'ils voulaient la France Insoumise et Marine Le Pen les électeurs soutiennent mais pour le reste je trouve qu'on est dans un truc très très bizarre c'est-à-dire je pense pas qu'il y ait une adhésion du pays profond à une sorte de tout fiche en l'air

17:44
Présentateur

là-dessus Jérôme Jaffray nous on n'a pas valeur de sondage au téléphone mais il y a beaucoup beaucoup de messages qui parlent effectivement essayer de s'entendre comment s'entendre etc ça refait de l'opinion

17:56
Invité

ça ou pas ? c'est un sujet de déception pour les gens qui souhaitent les entendre car si je raisonne uniquement sur l'opinion publique ce qui me frappe moi c'est l'ampleur des polarisations négatives qui est un phénomène extrêmement fort et qui joue dans trois directions c'est-à-dire contre Emmanuel Macron très fortement Emmanuel Macron ne s'est pas rétabli dans la position de président de la République ayant une autorité une légitimité une force suffisante pour convoquer les chefs de parti aujourd'hui et leur dire il faut maintenant trouver les moyens que ça fonctionne parce que ça ne peut pas continuer comme ça pour le pays un président fort F.O.R.T.

pourrait pourrait le dire il y a eu Félix Fort alors Edgar n'a pas été mais Félix Fort est resté dans les mémoires pour d'autres raisons que ses capacités de compromis deuxième pôle fortement négatif c'est Marine Le Pen car il y a évidemment une partie importante du pays jusqu'à présent majoritaire qui ne souhaite surtout pas que Marine Le Pen arrive au pouvoir et troisième pôle maintenant extrêmement négatif Jean-Luc Mélenchon pour qui une partie très importante maintenant y compris à gauche ne comprend pas sa démarche ne comprend pas son positionnement et estime qu'il attise les violences et les affrontements politiques dans un pays qui voudrait davantage d'apaisement l'inconvénient c'est que je cherche par ailleurs les polarisations positives là elles sont très faibles ni le parti socialiste ni les républicains ni le magma macroniste ne suscitent de polarisations positives et ça c'est nouveau sous la cinquième république nous avions une polarisation mais avec une partie positive une partie négative là nous fonctionnons dans le négatif

19:44
Présentateur

je voudrais qu'on écoute Baïja j'allais dire la question classique pardon Baïja on vous écoute

19:48
Invité

oui bonsoir tout d'abord merci pour la qualité de vos émissions ma question est plus particulièrement posée à François Fressos et Jérôme Jaffray juste en il y a Thomas qui fait la gueule vous avez quelque chose contre Thomas Le Grand non non allez-y Baïja juste avant il ne faut pas oublier que Marie Aubry et LFI ont obtenu un très bon score aux européennes et que le seul courant politique qui a réussi à faire une alliance aux législatives ça a été le nouveau front populaire donc est-ce que la détestation de LFI et de Jean-Luc Mélenchon de la part de ces deux éminents politologues font qu'ils sont incapables aujourd'hui de reconnaître que la 5ème république et que la constitution de 58 a trouvé ses limites et qu'il va falloir passer à une 6ème république dans un paysage politique explosé façon peu tel que l'a fait le macronisme depuis 2017 aujourd'hui il faut tourner la page et est-ce que c'est juste leur détestation de Jean-Luc Mélenchon qui les empêche d'expliquer simplement aux électeurs que nous sommes que le système politique a trouvé ses limites

21:08
Présentateur

je croyais que vous ne vouliez pas parler à Thomas Legrand pour d'autres raisons vous épargnez Thomas Legrand qui s'en prête

21:16
Invité

autre chose

21:17
Présentateur

qui veut répondre sur la 6ème république

21:19
Invité

d'abord pas de détestation bien entendu on se comprend mal je parlais de polarisation négative c'est à travers les sondages d'opinion les différentes enquêtes les éléments qu'on a où ça n'est pas un mystère de dire que la cote de Jean-Luc Mélenchon a beaucoup chuté Jean-Luc Mélenchon est beaucoup plus apprécié quand il mène un discours d'unité comme il le fait pendant les campagnes présidentielles que quand il développe un discours dénonçant les traîtres un peu partout en particulier à gauche en dehors des périodes présidentielles donc ça c'est une différence

21:51
Présentateur

je vais citer un chiffre Jérôme pardon pour aller dans le sens que vous dites ce sont les fractures françaises parues dans le monde donc IFOP Jean Jaurès et l'Institut Montaigne aucun camp ne sort grandit il ne parle même pas de ce moment politique là mais du moment politique qu'on vit de toute façon au sens large pour 60% des français LFI est dangereux pour la démocratie pour 50% des français le RN est dangereux pour la démocratie pour 67% des français la France insoumise attise la violence voilà c'est des chiffres qui existent et qui sont dans les opinions pour l'instant

22:24
Invité

alors je termine sur la question de notre auditrice le passage à la 6ème république on a parfaitement le droit de le souhaiter le problème c'est qu'il est en train de se faire un peu en douce est mal bâti mais je laisse Françoise rebondir sur cette remarque non moi c'est pas sur la 6ème république j'ai rien contre non plus la 6ème république je pense que là le système politique est en train d'exercer des pressions sur les institutions actuelles parce que je pense que ça n'a pas été fabriqué pour le tripartisme donc la question c'est est-ce que le tripartisme va continuer longtemps ou si c'est un épiphénomène sur Jean-Luc Mélenchon pas de détestation juste la constatation et ça s'est vu aux européennes qu'il y a quand même deux gauches et qui sont qui ont quand même des grosses difficultés et le score de Manon Aubry il a été en quelque sorte dépassé par celui aussi de Glucksmann donc on ne peut pas nier on ne peut pas partir de l'a priori que Mélenchon rassemble toute la gauche ce n'est pas vrai il y a des grandes différences au sein de la gauche et ce n'est pas faire injure à Jean-Luc Mélenchon de les reconnaître allez-y Thomas Legron je voulais souligner un petit paradoxe avec la 6ème république parce que tous ceux qui critiquent la 5ème république souvent à juste titre par exemple depuis Pierre Mendes France et souvent depuis 1962 pas 1958 mais 1962 et l'élection du président au suffrage universel cette espèce de personnalisme et cette présidentialisation des institutions il critique la 5ème république parce que il y a la personnalisation et qui est-ce qui personnalise le plus quel est le parti qui connaît une personnalité en plus incarnée la plus puissante et qui la cultive même dans dans son discours dans son aspect tribunicien et avec talent moi je trouve souvent avec talent c'est Jean-Luc Mélenchon donc il y a une petite contradiction alors je sais que Jean-Luc Mélenchon dit qu'une fois que grâce à sa propre personne vous savez la 5ème république c'est pas j'ai les solutions c'est je suis la solution et on a un peu l'impression quelquefois que Jean-Luc Mélenchon c'est ça alors il dit je suis la solution pour nous amener vers la 6ème république il y a cette petite contradiction que je voulais juste souligner

24:38
Présentateur

alors les chiffres que je citais tout à l'heure par ailleurs n'épargnent pas le président de la république et je voudrais qu'on y vienne on est en train de parler de ce jour d'après dans le téléphone son avec Jérôme Jaffray avec Thomas Légron avec Françoise Fresseuse et avec vous Jean-Charles bonsoir bonsoir on vous écoute

24:52
Invité

pardonnez l'état de ma voix mais c'est un peu la saison on est dans un monde qui est un petit peu fou donc j'ai une question un peu folle est-ce que l'on peut penser que d'ici un peu moins d'un quart d'heure maintenant le président de la république appelle à utiliser la constitution et la loi sur le je suis désolé je perds le mot sur le 16ème l'article 16 l'article 16 pardon merci est-ce qu'il pourrait faire appel à l'article 16 comme l'avait fait de son temps le général de Gaulle alors certes dans un cas bien bien différent mais qui lui donnerait pour un temps donné à ce moment là des pouvoirs exceptionnels

25:26
Présentateur

merci Jean-Charles on la prend la question de Jean-Charles parce qu'elle vient à chaque émission politique parce qu'elle circule partout sur les réseaux donc allons-y répondons sur l'article 16 l'article 16 pour rappeler aux gens qui nous écoutent les pleins pouvoirs

25:38
Invité

les pleins pouvoirs les pleins pouvoirs la fin d'une parenthèse l'assemblée n'a plus du tout de pouvoir le pouvoir décrétal du président devient quasiment omnipotent et c'est absolument ça ne réglerait rien d'abord ça ne réglerait rien et là si c'était le cas il faudrait appeler à aller dans la rue juste après il faudrait tous aller dans la rue juste après mais ça ne sera pas le cas je vous rassure

26:03
Présentateur

qu'est-ce que ça dit François Sfressos quand même d'un président de la république quand il y a autant de questionnements qui tournent autour de ça de l'article 16 on sait bien que c'est un fantasme mais un truc qui ne peut pas exister mais c'est aussi la personnalité du président qui provoque ce genre de questions non ?

26:24
Invité

non moi je ne suis pas sûr moi je pense que c'est les tensions sur les non non non parce que il y a Thomas qui dit oui c'est pour ça que je vous dis de mon nom mais moi je suis absolument je combats cette thèse qui a été beaucoup soutenue que c'était un personnage autoritaire qui allait mettre en cause les libertés publiques je pense je le sens je le sens l'article 16 c'est ça il dit souvent oui mais il dit souvent il ne dit pas j'ai la solution il dit je suis la solution voilà c'est cet esprit là après il n'est pas du tout autoritariste je suis tout à fait d'accord je pense que je pense qu'il a une cohérence et il a une politique qui et je pense que le gros la grosse difficulté il a essayé de la tenir sur 7 ans et je pense que la réforme des retraites qui a créé énormément de tensions résume ce qu'il veut faire c'est à dire il est persuadé que si le pays veut résister à la compétition internationale il faut essayer de travailler davantage il ne faut plus augmenter trop les impôts et tout et il s'est heurté à un profond réflexe de défense de la société française qui disait non pas tout quand vous perdez les élections et vous dites je veux quand même continuer ma politique ça crée ça crée oui mais en même temps même si on considère cette politique est tout à fait indonnable c'est compliqué quand même ça crée des troubles simplement les forces politiques à l'Assemblée nationale auraient pu s'entendre aussi pour lui imposer une politique et pour lui dire c'est la politique du peuple et je pense que la situation est compliquée parce qu'au fond on n'arrive pas à avoir de coalition parce que les fondamentaux sont extrêmement éloignés entre par exemple la gauche qui voudrait venir au pouvoir aujourd'hui et la droite qui est persuadée par exemple Wauquiez qui est persuadée ou Retailleau qui est persuadée qu'il faut répondre aux questions d'immigration et la gauche ne veut pas en entendre parler donc c'est ça la situation et donc je pense qu'on va aller vers des tensions assez fortes entre le pouvoir présidentiel et le pouvoir parlementaire et la solution idéale ça serait qu'il y ait un minimum d'entente sur ce que vous disiez au début Thomas je suis d'accord avec vous c'est au point de tension où on est mieux vaut faire une feuille de route très très minimale pour essayer de faire fonctionner le pays quelques mois mais je pense qu'il faut arrêter l'idée que Macron est un président autoritaire qui va mettre le pays sous tutelle

28:44
Présentateur

je voudrais qu'on reste un peu un mot sur l'article 16 alors si vous voulez on va rester sur Emmanuel Macron c'est la question quand même

28:50
Invité

de notre auditeur il le mérite c'est quand même le sentiment à la fois que dans l'absence de solution dans laquelle nous sommes dans l'absence de possibilité de recours au suffrage universel qui est la règle de la 5ème république et bien l'idée de la dérive autoritaire existe dans le pays dans une partie du pays comme crainte voire comme espoir de l'autre côté de l'échiquier politique et moi je dirais quand même et de piège éventuellement pour Emmanuel Macron parce que si jamais par extraordinaire le président de la république sortait sans raison majeure l'article 16 De Gaulle l'a fait

29:29
Présentateur

ne dites pas ça parce que là vraiment les gens dans la foulée vont penser que c'est possible Jérôme Jaffray je vous le dis franchement

29:34
Invité

je vous donne mon analyse vous corrigerez autant que vous voulez non mais d'abord le général De Gaulle l'a utilisé à l'occasion du putsch des généraux d'Alger qui essayait de s'emparer du pouvoir illégalement et un putsch militaire alors ensuite il l'a gardé pendant 6 mois aujourd'hui au bout de 30 jours le conseil constitutionnel décide si on peut continuer ou pas à appliquer l'article 16 c'est une différence qui n'avait pas du temps du général De Gaulle mais il y a cette crainte qui existe simplement moi je dis si le président de la république commettait cette erreur fatale ce que je n'imagine pas je n'y crois pas une seconde mais s'il le faisait la procédure de destitution qui a été lancée dans les assemblées elle irait jusqu'au bout à ce moment là et en d'autres termes il y a un petit côté piège aussi pour Macron d'agiter la moule en disant pourquoi pas l'article 16 pour régler des problèmes et ensuite zou on liquide Macron

30:28
Présentateur

ah bah dites moi on n'est pas président

30:30
Invité

sud coréen

30:31
Présentateur

zou comme dit Jérôme Jaffray voilà on n'est pas en Corée du Sud et cela dit le président sud coréen je pense qu'il est en train de le regretter cette petite 24h assez incompréhensible Christophe bonsoir

30:41
Invité

oui bonsoir

30:41
Présentateur

on vous écoute

30:42
Invité

je vais essayer d'alléger ce qu'il vient d'être dit s'il vous plaît je vous en supplie moi c'est de la politique fiction je me remets en tête ce qui s'est passé au moment de la réforme des retraites le rejet massif par 90% des actifs l'ensemble des syndicats un début de fracture entre LFI et le reste de la gauche sur la stratégie à aborder notamment sur le vote de l'article 7 et derrière la motion de censure qui ne passe pas à 4 ou 5 voix près et je me demande aujourd'hui s'il n'aurait pas fallu que cette motion de censure passe à ce moment là et que finalement on aurait peut-être remis un peu plus les pendules à l'heure par rapport à ce qui s'est passé hier

31:13
Présentateur

Thomas Legrand effectivement 9 voix pour cette motion de censure oui est-ce que ça aurait mieux clarifier que là la clarification a eu lieu

31:22
Invité

c'est-à-dire que si elle était passée dans ces conditions là la dissolution serait venue après elle serait été dans un ordre normal après une motion de censure normalement il y a la dissolution c'est ce qui s'est passé en 1962 et avec des élections législatives qui ont été favorables au général de Gaulle je rappelle qu'avant 1962 les gaullistes n'avaient pas la majorité on oublie tout le temps qu'entre 58 et 62 il y avait l'esprit de compromis bon mais voilà on peut dire ça après moi je ne sais pas si peut-être qu'on aurait pris un peu d'avance sur cette idée de faire avancer du compromis puisque je parlais tout à l'heure des murs sur lesquels il faut se cogner avant d'avoir la culture du compromis il y aurait eu un mur de plus on avance d'un mur

32:08
Présentateur

est-ce qu'on peut rester une minute sur Emmanuel Macron sur le président de la république qui a redit en Arabie Saoudite qu'il a voulu clarifier et qui aujourd'hui encore alors je pense qu'il peut y avoir aussi une forme de méthode mais qui aujourd'hui encore pense que oui tout cela était indispensable est-ce qu'on attend au fond une part de responsabilité est-ce que c'est ça aussi qui peut-être remettrait un peu tout le monde

32:33
Invité

qui avait commis une erreur dire qu'il a commis une erreur parce que ça veut dire à ce moment-là vous renoncez à une partie de votre autorité de votre pouvoir et vous dites oui la belle connerie voilà même Chirac en 97 n'avait pas dit

32:47
Locuteur non identifié

oups donc je pense que comme tout le monde voit que c'est une erreur il perd quand même un peu de son pouvoir symbolique

32:53
Invité

oui il le perd mais pas au point d'être complètement hors jeu et moi c'est ça qui me frappe aussi c'est que au fond tout le monde a envie de s'en débarrasser quand vous entendez à l'Assemblée Nationale et puis finalement il est quand même là parce qu'il n'y a aucune force suffisante aujourd'hui pour le pousser et je pense que c'est lié à la situation que décrit Jérôme Jaffray c'est que le paysage politique est à la fois ultra polarisé mais il est polarisé avec LFI d'un côté et le Rassemblement National de l'autre qui si un jour il faisait alliance ça serait c'est inconcevable pour la gauche c'est ça d'ailleurs donc c'est ça aussi qui fait que en Allemagne on ne peut renverser ça date de Weimar c'est le souvenir de Weimar ça ne date pas mais c'est le souvenir on ne peut renverser un gouvernement le Parlement ne peut renverser une majorité que s'il a une majorité alternative et là on peut dire non ensemble mais c'est pour ça qu'hier les gens qui disent non ensemble ne pourraient pas dire oui à quelque chose d'alternatif et c'est pour ça qu'hier cette motion de censure était apparaissée d'une certaine façon lunaire parce qu'ils étaient en rage contre un budget qui avait été tellement modifié que je ne vois pas en quoi c'était encore un budget austéritaire ils étaient incapables de vous proposer une solution alternative qui vous dise voilà on a la solution pour tenir les comptes publics et faire en sorte que ce soit plus juste voilà pourquoi ils n'étaient pas si fiers comme vous le disiez tout à l'heure exactement

34:23
Présentateur

moi j'aimerais savoir puisqu'il n'y aura pas de nom ce soir de nom de Premier ministre Jérôme Jaffray qu'est-ce qu'il dit le Président de la République pardon je vais le dire comme ça qu'est-ce qu'il dit qu'on aurait envie d'entendre non mais parce que si ça se termine par entendez-vous

34:36
Invité

faites une conciliation vous m'avez déjà accusé une provocation sur l'article 16 et donc vous me tendez un léger piège pour me dire qu'est-ce que les Français voudraient entendre de sa bouche je ne tomberai pas dans ce qu'il dit faites Emmanuel Macron

34:48
Présentateur

je tiens à vous dire ouais j'ai presque envie d'aller plus loin est-ce qu'on a envie de l'entendre ce soir

34:52
Invité

on comprend bien le problème du Président de la République d'abord c'est de marquer son rôle car aujourd'hui on ne sait plus bien à quoi sert le Président de la République dans la période actuelle inaugurer Notre-Dame donc voilà et pas seulement inaugurer Notre-Dame comme le dit cruellement Thomas Legrand à quoi il sert à quoi ça sert de respecter les institutions de la 5ème République et de ne pas accepter qu'elles partent à la dérive sous-jacente la question de la demande de démission du Président par les parlementaires alors que le Président doit son poste au vote des Français et que donc les parlementaires n'ont pas à essayer de renverser le Président c'est une chose importante et puis il y a tout un discours pessimiste exagérément sur la situation de la France le Président a commencé déjà à rectifier les choses en Arabie Saoudite en disant notre pays a des atouts la France est forte et solide c'était pas aider Barnier dans son discours pour dire ça va être une tempête terrible si je suis renversé vous allez voir ce que vous allez voir mais c'est aussi important de dire ça est-ce qu'il y a des solutions mais du coup l'idée c'est rassurer il faut rassurer les gens c'est ça pas seulement il nous reste 30 secondes garant est-ce que les institutions peuvent fonctionner est-ce que l'unité du pays peut se manifester d'une façon est-ce que les partis peuvent agir avec les responsabilités qui sont les leurs bon tout ça on attend le Président là-dessus il doit être une aide aux solutions à trouver plutôt qu'un obstacle c'est-à-dire arriver à renverser le fait que pour les français il est aujourd'hui considéré comme responsable de tous les maux depuis au moins le 9 juin dernier qui nous assaille et en revanche marquer qu'il peut aider à trouver des solutions déjà ça ce serait positif

36:36
Présentateur

merci beaucoup merci à tous les trois on va écouter le Président de la République dans deux petites minutes maintenant on va écouter

36:43
Locuteur

le Président de la République

Censure, le jour d’après... · Pourquijevote