Aurore Lalucq (Eurodéputée Place Publique) : Glucksmann, une note confidentielle dévoilée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Quelle est la place de l'Union européenne face à la rencontre Trump-Chine ?
- 0:45RelanceÉludée
Cette note confidentielle vise Glucksmann à cibler les bobos et éviter les pauvres. Qu'en pensez-vous ?
- 2:00FerméeRéponse directe
Être de gauche, c'est savoir pour qui on se bat. Vous savez pour qui Glucksmann se bat ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Cette note est-elle bien ? Glucksmann l'a jetée à la poubelle. Pourquoi ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Glucksmann vise-t-il un électorat segmenté comme cette note le suggère ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Trump utilise une stratégie de saturation médiatique. Comment l'UE doit-elle réagir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Aurore LalucqFait
« Être de gauche, c'est savoir pour qui on se bat. C'est ça qui compte quand on est à gauche. »
- 2:00Aurore LalucqFait
« Cette note n'a pas été acceptée. C'était une proposition, c'était une note qui était de mauvaise qualité et basta. »
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Le 1819 d'Edv Chevrillon. Vous êtes bien dans le 1819. Mon invité, elle est présidente de la commission des affaires économiques et monétaires au Parlement européen.
Elle est eurodébutée bien sûr et elle est coprésident de place publique au côté de Raphaël Gluxman. Bonsoir Aurore Lauc. Merci d'être ici en plateau et puis vous publiez, vous verrez, c'était complètement d'actualité, vous publiez Trump contre l'Europe, comment rester libre.
Évidemment, lorsqu'on voit que le président américain est en Chine pour rencontrer le président chinois, on peut se demander quelle est la place de l'Union européenne, quelle gouvernance. Ça c'est des questions pour vous. Mais d'abord une question, vous pouvez imaginer, il y a une note [raclement de gorge] confidentielle qui était un peu sur la stratégie politique que devait conduire Raphaël Gluxman.
Donc le président, le coprésident de place publique puisque vous êtes l'autre coprésidente euh qui dévoile en fait que grosso modo il faut qu'il soit pour atteindre 20 % il faut qu'il soit un peu le candidat des bobos si vous me permettez cette expression. On voit les ces qu'il doit viser et puis surtout les ciles qu'il doit éviter. Et là, on voit bien que ce sont les gens les plus pauvres, les tr les jeunes et alors là évidemment vous êtes la cible des mélangolistes de de ruefin et cetera.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Écoutez, je sais je sais pas ce qui s'est passé mais on va être coprésident. On va être Oui, mais j'avoue que je ne sais pas comment cette suite est arrivée et je n'avais pas eu accès à cette à cette note.
Je vais être très clair avec vous. Euh être de gauche, c'est savoir pour qui on se bat. C'est ça qui compte quand on est à gauche.
Et nous, on sait pour qui on se bat. Et on sait pour les gens les plus riches. Bah non, ça c'est ceux qui sont notés dans cette note.
Et je vais je vais juste finir de de m'expliquer. Être de gauche, c'est savoir pour qui on se bat. Moi, je sais, Raphaël Luxman sait pour qui il se bat au quotidien à travers notre mandat de députés européens.
On pense à l'ensemble des Français. Moi, j'ai grandi, vous savez, je je viens d'une famille où ma mamie était femme de ménage, où mon autre grand-mère était ouvrière à la chaîne. J'ai grandi en grande couronne en banlieu parisienne.
Je sais pourquoi et pour qui je me batis je finis là-dessus. Savoir qui vote pour nous, c'est quelque chose de différent. Ensuite, on va se parler clairement.
Je vu cette note. Est-ce que cette note, elle est bien ? Non, elle est nulle.
Et d'ailleurs, Raphaël la Gluxman l'a trouvé tellement nulle qu'il a tout de suite dit je la jette à la poubelle. Et ensuite, on va se parler clairement aussi. Il a toujours dit au contraire que lui ce qui l'intéressait c'est d'aller parler à tout le monde.
Il en a toujours fait un point d'honneur de jamais justement segmenter comme ça les électorats. Après, c'est une note qui a été mis apparemment sur la table à cette réunion où je n'étais pas. Il ren tout de suite débarrassé.
Et ensuite juste un point, je vais être un tout petit peu vulgaire. C'est quand même un petit peu le bal des focus cette affaire. Pourquoi ?
Est-ce que vous allez pas me dire que dans les autres formations politiques, il y ait pas des études notamment au sein de la France insoumise avec une volonté des fois de segmenter l'électorat ? Nous, on n' jamais dit on va parler quand je vais faire la taxation des super riches. Je pense pas que je sois totalement la candidate des des bobos ou des super riches par exemple en tant que député européenne.
Donc on n jamais jamais jamais fait une seule proposition visant à répondre spécifiquement à un électorat quand on défend la politique industrielle, quand on défend la réglementation des cryptos qui par la personne à part un tout petit nombre qui n'est pas très content quand on défend l'euro numérique quand on se bat contre Donald Trump quand on se bat contre ce qui peut être contre contre contre certains propos qui peut être tenu qui glorifient la Russie quand se bat pour tout ça vous allez pas me dire qu'on se bat pour un segment électoral la question donc ça c'est votre combat euh la question c'est effectivement est-ce que c'est le combat puis ici on va pas parler trop de politique mais de de Raphael Luxman parce que lui il vient pas son son père ni sa mère était femme de ménage il vient plutôt d'un milieu et alors ça arrive à des tas de gens je veux dire c'est c'est pas en soit un problème mais est-ce que finalement vous êtes enfin vous êtes sur la même longueur d'onde c'est quand même la question comme moi je vous écoute je me pose la question quoi. On défend les mêmes choses au Parlement européen. Pendant la campagne, vous avez entendu Raphaël Gluxman euh parler de la taxation des super riches.
En fait, d'ailleurs, c'est même nous qui l' avons amené dans le débat public, la taxation euh des super riches, la question de la taxation du capital aussi, la question de la réindustrialisation du pays aussi. Tout ça, c'est nous qui l'avons amené dans le débat public. Et moi, je vais vous dire, certains sont toujours en train de de critiquer la bourgeoisie.
Moi, je suis très contente s'il y a si des gens qui viennent de la bourgeoisie votent à gauche. Je suis très contente d'unir. Mais oui, vous restez coprésident de Blaublique pour vous.
Ça vous pose pas un problème un problème ? Non, mais ben cette note n'a pas été acceptée. C'était une proposition, c'était une note qui était de mauvaise qualité et basta.
Fin l'histoire et sincèrement [raclement de gorge] les autres formations politiques devraient un peu se regarder. Voilà. Or lauc, on va continuer, on va parler effectivement de cette visite quand même très importante parce qu'elle a des enjeux essentiels pour les États-Unis, pour la Chine, mais aussi quelques pour l'Iran, pour le conflit parce que peut-être que c'est là que va se négocier une paix en Iran.
Et puis pour la Russie, c'est peut-être là aussi où il y a peut-être un cesser le feu qui dure plus de 3 jours. Euh voilà, les enjeux sont très importants en ce moment même à Pékin. Mais la question c'est quel est l'enjeu pour nous pour l'Union européenne ?
Euh, d'abord quand dans dans votre livre où vous dites Trump contre l'Europe, vous vous dites euh une phrase, vous citez Steve Bannon, on s'en souvient, c'est un peu le redoutable conseiller euh euh très àoit de Donald Trump, mais lors du prochain du premier en fait mandat et où où il dit en fait ce qu'il faut c'est pas lutter contre ses adversaires. En fait, il faut lutter, si vous me permettez cette expression, je cite hein, il faut lutter contre cette merde, c'està-dire c'est nous les médias, il faut complètement saturer l'espace médiatique parce que c'est exactement ce que fait Donald Trump encore aujourd'hui, non ? C'est exactement ça.
C'est-à-dire qu'on voit que il y a la stratégie politique, il y a une stratégie politique qui passe à travers des outils de communication, qui passe aussi beaucoup par les réseaux sociaux et qui est qui est un objectif de saturation. Ça crée un espèce de brouillard mental. En fait, on se rend compte que quand on va au travail le le matin, on revient le soir, on ne comprend même plus rien à ce qui s'est passé.
Tout ça est saturé. On passe de polémique en polémique, de menace souvent en menace. Et tout ça un objectif en réalité, c'est de nous empêcher de penser, de nous empêcher de penser stratégiquement, de nous empêcher de penser le long terme.
Ça crée un espèce de brouillard et une réaction de panique permanente. C'est ça en fait qu'il cherche à faire. Et puis je vais vous dire aussi, il cherche aussi à faire en sorte, j'allais dire qu'on dépose les armes avant qu'on commence à se battre.
C'est-à-dire que quand on a cette tactique un peu de de petite frappe à la cour de récré menacer le gentil élève, l'objectif c'est quoi ? C'est de lui faire peur pour qu'en fait il se dise ou là là je vais pas je vais pas me frotter à cette personne et abandonner une partie d'ailleurs de ses droits. C'est ça en fait qu'il cherche à faire.
Et est-ce que vous pensez que par exemple si on prend l'histoire des des droits de douane, on attend toujours le savoir parce que là il nous avait de nouveau reenacé et puis là pour l'instant onentend plus parler mais l'accord qui avait été signé donc sur ce fameux terrain de golfe en Écosse n'a pas été encore à valider pas très français validé parabalisé par le Parlement européen donc par vous notamment la Luc là on en est où sur les droits de douane Mais en fait, on attend de savoir aussi un peu où on en est. C'estàd que nous, on n pas envie de signer un chèque en blanc. Donc même chose, c'est beaucoup dans la dans la menace en en permanence.
Si vous signez pas tout de suite cet accord là, alors dans ce cas-là, on va vous mettre encore plus de droit douane. Mais rappelez-vous, c'est et c'est ça qui est difficile aussi, c'est qu'à la fois, il faut le prendre au sérieux et en même temps, il faut faire aussi le tri dans sa parole. C'est pas si simple que ça.
Rappelez-vous, la dernière fois quand il était pas content, il est descendu d'un avion et qu'est-ce qu'il nous a dit ? Je vais je vais taxer le champagne à 200 % à 100 % ça le ça lui prend un peu puis là il a dit comme les Français les les Européens ne nous défendent pas nous aide pas à débloquer le des trois d'ormous et ben je taxer de 15 % tax 15% mais on en est où c'est toujours ce genre de chos on en est souvent à rien en réalité et puis je vais vous dire aussi quelque chose cette stratégie qui est souvent présentée comme quelque chose de très pensé côté américain avec tout un tas d'économistes autour pour résorber une partie de leur déficit ou ce genre de chos et cetera. En réalité, quand vous parlez du côté du côté américain, vous vous rendez compte, il y a pas vraiment de stratégie.
C'est-à-dire que on narrive pas à comprendre pourquoi ils veulent mettre des trois douanes sur certaines choses et pas d'autres. Et donc on est plus dans des coups de communication permanent. Donc faut vraiment que nous on garde la tête froide mais qu'on fasse aussi du rapport de force et qu'on sa pas faire.
Mais oui et le problème du rapport de force c'est que si vous voulez il faut répondre assez rapidement. past ans mo à répondre ou à formuler une réponse. C'est ça c'est tout l'enjeu.
C'est un peu ce que vous décrivez dans votre livre. C'est un peu tout l'enjeu de l'Union européenne et qu'on on voit pas très bien où est la sortie. Bah déjà je pense que nous on doit sortir un peu de notre posture position qui était celle d'être un peu sous le bras et l'aile un peu chaude de l'oncle Sam.
Maintenant, on a compris qu'on devait sortir de ça. Il faut aller plus loin. Quand on regarde l'état du monde, quand on regarde la Russie, la Chine, les États-Unis, la Chine, il y a un moment faut se dire "Mais qui est aujourd'hui le leader du monde libre ?" Qui ?
Avant, c'était les États-Unis, imparfait, c'est pas le sujet, il y avait plein de critiques à faire. Maintenant, ce ne sont plus les États-Unis. Donc, c'est à nous en fait de prendre cette position là.
Et pour pouvoir l'avoir, vous avez entièrement raison, il faut qu'on soit capacité de prendre des décisions beaucoup plus rapidement, qu'on soit plus flexible. Et c'est des discussions qu'on peut avoir euh que j'ai avec l'Eurogroupe, avec le ministre Piracis euh qui le préside, avec la Commission européenne aussi. Comment on peut faire maintenant pour réussir à peut-être créer une cellule qui nous permette d'aller un tout petit peu plus vite, même beaucoup plus vite ?
D'autant que euh vous en parlez souvent sur cette chaîne, il y a des défis qui sont liés à l'intelligence artificielle. Ça va se passer en quelques mois tout ça. Il y a des cyberattaques.
Il y a ce qui se passe aujourd'hui dans le D3. En fait, les attaques sont tellement massives aujourd'hui, il faut prendre des décisions rapidement et c'est là où va falloir voir comment on peut changer un tout petit peu la gouvernance pour avoir des réponses beaucoup plus rapides et aussi plus menaçantes. Est-ce que vous qui êtes au Parlement européen Auror Lauc, est-ce que vous avez le sentiment que ce changement de gouvernance il est d'actualité ou alors on va en parler, on en parlera au prochain conseil, on va en parler au conseil d'après, vous voyez ?
Et puis on se retrouve dans 3 4 ans et on est toujours autour du même débat parce qu'il y a eu le le traité de Lisbonne, il y a eu le traité sur la défense, je sais plus lequel c'était. On devait aller jusqu'à 5 % personne n'y a été. Enfin, vous voyez on l'histoire de l'Europe est bien sûr est pleine d'embûche d'embûes.
Il y a la difficulté que nous avons c'est qu'aujourd'hui nous avons un/ers du Parlement européen qui est fait d'extrême droite et d'eurosceptique en réalité. Donc ça dans un moment comme ceci, je dois dire que ça ne na pas. Ça c'est le premier point.
Ensuite de l'autre côté on voit qu'au niveau du Conseil donc des Étatsmembres qui font la gouvernance aussi de l'Union européenne, il y a la volonté notamment à travers le ministre des finances espagnoles, Carlos Cuerpo de créer un petit groupe d'États euh qui discute, collabore, se coordonne beaucoup plus rapidement. Ça ça donne un peu de souplesse. La difficulté qu'on a, vous savez, c'est toujours la même.
C'est que si la France et l'Allemagne ne sont pas d'accord, qu'on soit 27, qu'on soit 10 autour de la table, ça donne à peu près le même résultat. Donc il y a vraiment aussi un besoin d'avoir et qu'en ce moment on n'est pas forcément sur la même longueur d'ombre. Il y a il y a effectivement toujours quelques sujets un peu de de divergence, disons qu'on vient pas du même endroit.
Voilà. Ouais. Ouai.
Donc c'est c'est quand même un peu la la difficulté. Alors pour sortir de cette dépendance, pour reprendre votre expression, vous avez plusieurs clés. Notamment vous dites il faut qu'on sorte de la dépendance financière.
En même temps, quand vous voyez que les sep plus grosses capitalisations euh américaines dont les patrons sont avec euh Donald Trump en Chine, c'est euh quoi ? C'est 6 fois le PIB français. Donc bon, on joue quand même pas tout à fait dans la même catégorie.
On joue pas dans la même catégorie mais parce qu'on veut pas jouer dans la même catégorie en réalité. C'est-à-dire qu'à la fin des fins, on sait à peu près ce qu'il faut faire. On sait ce qu'il faut faire si on veut avoir l'euro comme monnaie internationale à même de rivaliser avec le dollar.
Il faut faire quoi ? Euh il faut par faut que le pétrole dont on parle soit payé non pas en dollars mais en euros. Pour l'instant, c'est le cas.
Alors il va falloir déjà commencer à faire en sorte que la première puissance commerciale mondiale, c'est-à-dire nous effectivement on paye beaucoup plus en euros qu'en dollar. C'est un premier point. Va falloir faire l'union des marchés de capitaux aussi en réalité.
Ouais. Et là fin des fins, c'est pas l'Europe qui bloque, ce sont les États parce que chaque État va dire "Non mais moi je garder mon mon précarré." Alors que vous parlez avec un grand nombre d'entreprises et pas des moindres, mais je vois des des entreprises type Euronex, beau succès eux européen européens on devrait être allemand on devrait être en capacité de de pouvoir typiquement aider ce ce genre d'acteur européen, mais il y en a bien d'autres aussi en réussissant à approfondir le marché unique parce que vous savez il y a les droits de douane avec les Américains, mais on a aussi des droits de douanes à l'intérieur de l'Union européenne. et on les a on les a sur les services, on les a aussi en matière de finan et ils sont conséquents comme le rappelle le fond monétaire international.
Donc a un moment faut se dire est-ce qu'on veut être cette grande puissance ? Si oui et ben il va falloir faire un certain nombre de choses, l'union des marchés de capitaux, probablement de l'endettement commun aussi et puis renforcer encore une fois le rôle de l'euro avec qui autour de la table parce que justement vous parliez de ces cercles, c'est même c'est drôle, c'est même Jacques Deelor qui quand même était la figure historique de l'Union européenne et de la Commission européenne qui disait il faut des des cercles des cercles et qui du reste à faire rentrer la Grande-Bretagne dans ces cercles économiques de défense. Est-ce que vous y croyez ?
Je vois que vous avez un air un peu sceptique. Alors intéressant de voir le comment c'est ressenti au Parlement européen. Mais en fait ça dépend une Europe à plusieurs vitesse.
On peut moi j'ai étant fédéraliste, j'ai toujours envie qu'on avance un maximum. Il faut être aussi réaliste. Je suis d'accord avec vous.
Mais après, comme je le rappelais aussi, vous savez, vous pouvez être un petit groupe, c'est la France et l'Allemagne ne sont pas d'accord, ça bloquera toujours. Après, ce qu'il nous faut, je pense aussi, c'est peut-être des projets concrets parce que quand on y pense, la seule entreprise aujourd'hui, pas la seule mais celle qui rivalise par exemple avec Boeing, c'est Airbus. Mais et Airbus ça existe parce que il y avait pas un Abus italien, un Airbus français, un Airbus allemand parce qu'il y a eu un moment où les entreprises se sont voyez bien sur l'avion européen, vous voyez vous voyez bien sur les commandes dans la défense, vous voyez bien aussi sur l'histoire du scaf, toutes les divergences, toutes les Je suis entièrement d'accord et c'est là où c'est compliqué mais c'est là aussi où faut qu'on arrive à être courageux et à avancer ensemble.
Est-ce que vous êtes est-ce que vous êtes favorable ? Est-ce qu'il faudrait quelque part, c'est des Christian Saint-Étienne qui défenent cette thèse, euh il faut supprimer la Commission européenne et puis reconstruire parce qu'il y a quand même des des centaines des centaines de technocrates, de bureaucrates, on a les mêmes ici chez nous à Paris. Est-ce qu'il faut pas retirer une strate quoi ?
Mais surtout, faudrait donner plus de pouvoir au Parlement européen et je je plaide pas que pour pour votre [rires] boutique comme on dit pour ma boutique, mais on n pas le pouvoir d'initiative législative, c'est pas possible. On doit être en capacité de lever l'impôt si il y a aucun parlement qui n'est pas en capacité de lever l'impôt. Donc il y a plein de choses comme ça en fait qu'il faudrait renforcer parce qu'on représente quand même nous les Européens.
Donc est-ce que vous représentez pardonnez-moi mais j'en profite, je vous pose la question. Est-ce que vous représentez vraiment les les Européens ? C'est la question quand on voit le peu de succès des élections européennes en terme de participation alors je parle pour la France hein, on peut se poser la question et ben c'est la participation qui augmente le qui augmente le plus.
C'est-à-dire que quand on regarde les élections, on se sent compte qu'il y a de plus en plus d'intérêt pour les élections européennes. En réalité, on est élu. Donc oui, tout comme les députés au niveau national représente les Français.
Donc oui, on essaie de représenter au mieux les intérêts des Européens. Et puis après, faut se dire aussi qu'il y a il y a des choses qui avancent avec de la volonté politique. Ça demande une énergie considérable, je vais pas vous mentir parce que c'est une machine qui est très lourde, l'Union européenne mais avec de la volonté politique qu'on y arrive.
Si vous voulez par exemple sur la question du numérique, moi je vais vous prendre la question du numérique. J'ai pas arrêté d'alerter sur le fait que on était en dépendance suicidaire sur la question du numérique qu'il fallait qu'on fasse qu'on utilise à plein la commande publique pour soutenir nos acteurs. On en avait parlé d'ailleurs ici sur ce plateau parce qu'on a des acteurs absolument formidables en France et en Europe qu'il faut soutenir plutôt que donner nos notre argent et nos données aux États-Unis et un pouvoir qui nous agresse économiquement en permanence et ben ça ça avance par exemple ça avance avance.
Oui mais de l'autre côté ça galope. Oui, ce que je dis et de l'autre c de l'autre côté ça galope ou c'est ça parce que vous dites ça avance mais d'abord on n'a pas tous les mêmes moyens. Enfin je je je veux pas jouer il faut pas être des fétistes mais c'est sûr qu' qu'il faut absolument trouver une solution pour aller plus vite plus grand plus massif.
Je suis d'accord et pour ça faut voter pour des partis proeuropéens et que quand on a des partis qui ne sont pas des partis proeuropéens on se retrouve aussi dans un moment c'est pas tellement la tendance on va on va c'est aussi ça si vous voulez parce que il y a ce côté tout le monde dit c'est la faute à l'Europe comme si c'était quelque chose d'apolitique l'Europe c'est ce qu'on en fait et donc si vous votez pour des partis qui sont en fait antieuropéens évidemment la machine elle va moins bien fonctionner on arrivera toujours parce que il y a des gens qui faut que l'é sert à quelque chose. C'est ce que vous démontrez dans votre livre, il faut reconnaître d'une manière intelligente. Non mais non mais c'est vrai que vous dites faut ça sert à quelque chose mais dans la réalité euh c'est encore une fois c'est c'est très technocratique ou bureaucratique.
Oh quand on a fait la transition quand on a commencé à travailler sur la transition écologique, ça l'était pas. Quand on a fait l'endettement commun, je vous assure que c'était concret. Quand la banque centrale européenne elle intervient à chaque crise, je vous assure que c'est concret et que voilà cette crise mais il y a il y a quand même aussi au quotidien tiens j'ai j'ai une question juste parce qu'il nous reste peu de temps.
Euh vous êtes favorable à taxation des super profits notamment de Total énergie. Est-ce que au niveau européen, il y a une donc il y a effectivement une une tentative de faire une taxe européenne où est-ce que ça en est ? Les discussions on l'a fait hein déjà au moment de l'invasion de la de l'Ukraine.
Donc c'est quelque chose qu'on sait faire. On l'a fait là on est en discussion du côté du des ministres des finances. Il y a une discussion et pour l'instant l'Espagne est favorable, le Portugal est favorable, l'Italie est favorable, l'Allemagne est favorable.
Donc des pays très différents d'un point de vue politique sont en faveur. La France jusqu'à présent ne l'était pas. Moi je trouve qu'il y a quand même j'entends une évolution dans les propos de des dans les propos du des des du gouvernement français du moins dans les médias.
Donc à voir, mais voilà, typiquement est capable de faire ça. On a euh ça se décide en eurogroupe et en écope. Donc on va continuer à en discuter.
La prochaine fois qu'on se retrouve, c'est la semaine prochaine à Chypre et on va discuter d'un sujet qui est très concret qui s'appelle l'euro numérique et qui est fait justement. Et là, l'Union européenne a anticipé parce que je vais vous dire, nos petits commerçants, nos grands commerçants se retrouvent dans difficultés absolument incroyable face au mastodonte américain, Visa et Mastercard. On paye des frais absolument abissaux.
Et ben typiquement là-dessus pour protéger nos commerçants, pour protéger aussi des innovateurs en matière de paiement, l'Union européenne avait proposé ce qu'on appelle l'eurodigital, l'euro numérique. Typiquement là-dessus, on est en avance et on a été bloqué par un certain nombre notamment de de lobby disons-le disons-le clairement, mais on va être en capacité de protéger les Européens. Et quand et bien et bien ça va arriver, on aura un vote très prochainement.
Et donc mais avant l'été, c'est quoi prochainement ? Prochainement, normalement ce sera avant l'été pour pouvoir travailler et commencer à mettre en place toute l'infrastructure fin de l'année. Donc voilà, typiquement pour nous protéger euh du chantage que les que l'administration Trump peut faire par exemple en coupant les moyens de paiement à un juge français quand elle n'est pas d'accord avec lui et ben là l'Union européenne agit et pour protéger aussi nos commerçants.
Merci beaucoup en tous les cas. Oui. Alors la Luc avec son énergie légendaire, merci beaucoup.
Je rappelle que vous êtes donc président de la Commission des affaires économiques et mon Parlement européen et toujours [musique] coprésident de place publique et puis donc vous publiez Trump contre l'Europe et c'est publié pendant les éditions les petits matins. [musique] Merci beaucoup d'être venu.
Aurore Lalucq