Jordan Bardella et Léa Falco - C à Vous - 24/10/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:18OuverteRéponse directe
Vous nous direz pourquoi vous avez décidé de voter cette motion de censure ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Est-ce que toi, ça te fait peur ?
- 5:01RelanceRéponse partielle
Jordan Bardella, écoutez, je pense que l'horreur et la barbarie absolue qui a touché cette famille a ému la France entière.
- 8:20OuverteRéponse directe
Nicolas, qu'est-ce qui fait qu'un fait divers provoque parfois tant d'émotions qu'il en devient soudain une affaire nationale ?
- 14:04RelanceRéponse partielle
CQFD, est-ce qu'il ne faut pas attendre, est-ce qu'il ne faut pas s'imposer un délai de décence avant de s'autoriser des commentaires politiques, des polémiques ?
- 22:10RelanceRéponse directe
C'était quoi l'objectif de voter cette motion de censure alors que vous saviez qu'elle serait rejetée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:10Jordan BardellaFait
« On avait là quelqu'un qui était présent de manière clandestine sur le sol français. »
- 16:13InvitéChiffre
« 100% des OQTF seraient menés à bien. »
- 16:26Jordan BardellaChiffre
« Emmanuel Macron en 2007 promettait 100%. On est aujourd'hui entre 5 et 10% d'exécution d'OQTF. »
- 16:48Jordan BardellaChiffre
« Il y a 4 500 individus radicalisés qui sont étrangers. »
- 20:16InvitéFait
« La France a le record européen de faiblesse à l'égard de l'expulsion des clandestins. »
- 20:20InvitéChiffre
« Nos voisins allemands, c'est 55% d'exécution d'OQTF. On est à 10% sur le territoire français. »
- 35:41PrésentateurFait
« j'ai de très nombreux amis qui risquent l'arrestation, qui risquent de perdre la liberté, tout simplement parce que ils protestent publiquement. »
- 36:37PrésentateurFait
« la cause du climat et la cause écologique, c'est le combat de toute une génération dont la mienne d'ailleurs, dont les nombreux rapports du GIEC d'ailleurs a l'air depuis maintenant plusieurs années. »
- 36:52PrésentateurFait
« c'est la sortie du nucléaire qui oblige des pays européens comme l'Allemagne maintenant à rouvrir les centres à la charbon. »
- 37:10PrésentateurFait
« le terme éco-anxieux émerge de plus en plus dans l'espace public. »
- 37:30PrésentateurFait
« c'est un sentiment qui est rationnel pour le coup parce qu'on ne prend pas encore en conscience de l'ampleur de la crise environnementale sur laquelle on est en train de se concentrer. »
- 37:59PrésentateurFait
« ils sont persuadés qu'on va mourir. »
- 41:17PrésentateurFait
« Selon lui il faut tout faire pour accompagner chaque femme et chaque homme vers une mort naturelle. »
- 43:44PrésentateurChiffre
« Selon une étude réalisée par l'IFOP en 2021, 93% des français considèrent que la loi française devrait autoriser les médecins à mettre fin sans souffrance à la vie des personnes atteintes de maladies incurables si elles le demandent. »
- 45:35PrésentateurFait
« Rishi Sunak devient ainsi le premier chef de gouvernement non-blanc de l'histoire du Royaume-Uni. »
- 47:40PrésentateurChiffre
« L'Eastress pourra bénéficier de la retraite des anciens premiers ministres, l'équivalent de 130 000 euros par an. »
- 49:24PrésentateurFait
« Xi Jinping a conclu ce week-end le congrès du parti communiste chinois après avoir placé ses alliés au sein du comité central du parti. »
- 50:26InvitéFait
« Xi Jinping, son ambition, c'est la domination absolue, sans contestation possible, sans évolution possible, du régime tel qu'il existe aujourd'hui. »
Temps de parole
- Présentateur81 %
- Invité6 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
- Invité 42 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir, bienvenue dans C'est à vous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 24 octobre avec une équipe un peu renouvelée ce soir, puisque Patrick Cohen n'étant pas là, on reçoit Nicolas Poincaré, éditorialiste à RMC. Salut Nicolas ! Bonsoir Nerevette ! C'est vous qui avez la lourde de charge de reprendre l'édito de Patrick Cohen. Tout va bien se passer, c'est le voyant se passer. Salut à tous les cinq ! Bonsoir Nerevette ! Émilie, votre choix de l'actu du jour, vous qui n'êtes pas en vacances. L'art ou la vie, qu'est-ce qui a le plus de valeur ? Ce n'est pas la question du BAC 2022, c'est comme ça que se justifient les activistes qui vandalisent des œuvres d'art en série.
On en parle avec la membre du collectif pour un réveil écologique, Léa Falco, qui trouve que ce mode opératoire est absurde et contre-productif, mais qui pense quand même qu'il faut faire entendre la voix de l'écologie, quels qu'en soient les moyens, elle sera dans un instant sur notre plateau. Donc Nicolas, votre édito ce soir ? Eh bien, on va parler de ces faits divers qui sortent de l'ordinaire, comme celui de Lola qui a été enterrée aujourd'hui, la petite Lola. Et le Rassemblement National qui a été accusé de récupération politique. On en parle avec le président du parti par intérim, Jordan Bardella. Bonsoir. Bonsoir. Merci de votre présence ce soir. Merci à vous.
D'autres sujets d'actualité à vous soumettre, notamment la motion de censure déposée par la NUQ, qui vient d'être débattue, qui vient d'être rejetée, malgré le soutien, surprise, des députés Rassemblement National. Vous nous direz pourquoi vous avez décidé de voter cette motion de censure. Mohamed, votre story ce soir ? Je vous parle ce soir du pape François. Il s'est immiscé dans la vie politique française. Il a rencontré aujourd'hui le président Emmanuel Macron. Ils ont échangé ensemble sur un thème, un débat, celui de la fin de vie. L'euthanasie dans la story de Mohamed ce soir. Mathieu dans le 5 sur 5 ? Richie Sunak, le nouveau Premier ministre britannique.
Ce n'était pas compliqué pour lui de gagner cette élection. Il n'y avait pas d'autre candidat. Oui, on voit bien qu'il faut tourner difficilement le cou. Petit torticolis, c'est possible. C'était pour faire un petit panoramique vers tout le monde. Il n'est pas très à l'aise. Ça me fait de la paix. Un peu de raideur dans le 5 sur 5 de Mathieu Béliard. Ça me fait de la rigueur. De la rigueur et de la rigueur. Pierre, dans votre œil, avec un coup complètement détendu ?
À peu près. Je vous présenterai tout à l'heure l'édition ultime du Dictionnaire historique de la langue française, qui est proposé depuis quelques jours par les éditions Le Robert.
Cette édition qui est complétée, achevée juste avant sa mort par Alain Rey, comporte 95 000 mots. Ne faites pas cette tête-là, je ne vous en donnerai que quelques-uns. J'étais parfaitement rassurée. Je vérifiais que mon cou était assez souple pour me tourner vers Bertrand, qui est en cuisine avec notre chef cette semaine, Mathieu Perroux. Un dîner qui sera servi à Gaspard Proust, qui arrive au théâtre dans une pièce écrite sur mesure pour lui. C'est un personnage antipathique qu'il va interpréter sur scène. Et puis Gauthier Capuçon et Lucienne Renaudin vont nous proposer une magnifique reprise de La Vie en Rose.
C'est dans l'album Sensation de Gauthier Capuçon qui sera disponible le 4 novembre prochain. Donc un dîner préparé ce soir par Mathieu Perroux aux côtés de Bertrand Chameroua. Effectivement, bonsoir Babette, bonsoir Mathieu, bonsoir à tous. Mathieu Perroux, chef étoilé à la tête du restaurant familial Le Manoir de la Regatta Nantes. Récompensée d'une étoile verte au guide Michelin. Et je peux vous dire que Patrick Pouyenne et Kylian Mbappé n'ont qu'à bien se tenir parce que nous aussi on démarre la semaine avec de l'oseille et beaucoup d'oseille. C'est ça exactement, oui.
Donc on va réaliser un plat à base d'oseille, de céleri du jardin et de noisettes de Saint-Julien-de-Concel, un village à côté de mon restaurant. Ça va bien se passer. Bonne émission à tous. Merci beaucoup à tous les deux, à tout à l'heure. Ils étaient plusieurs centaines cet après-midi à Lillier dans le Pas-de-Calais pour entourer la famille de Lola pour un dernier adieu. Une cérémonie que ses parents ont voulu digne, loin des agitations politiques.
Louis Amard et Audrey Payas étaient sur place pour cet amour. Notre petite Lola, aujourd'hui rien n'arrête nos larmes. Quand il y a encore peu, nous te regardions rire, sourire, chanter, danser, sans te soucier de quoi que ce soit, comme un enfant de ton âge. Ma petite sœur adorée. Bon, tu es partie beaucoup trop tôt. Je n'ai même pas pu te dire à quel point je t'aimais. Notre chagrin est immense, sans nul doute, mais nous nous attachons. On nourrit ta mémoire, ma petite princesse. On est venu à déposer une petite ange, une petite rose blanche. La pureté, là, pour qu'elle fasse partie d'essence là-haut. Ça peut arriver à beaucoup de personnes.
Et là, c'est arrivé à cette petite Lola, donc ça lui a fait mal à sa famille.
Est-ce que toi, ça te fait peur ?
Oui, un petit peu, quand même. Ça me fait peur, oui. J'ai trois filles, des jumelles et une grande fille. Et vraiment, on espère qu'il y aura vraiment une punition qui sera vraiment faite.
Du respect, loin de l'agitation politique. C'est donc ce qu'ont souhaité les parents de Lola pour ses funérailles aujourd'hui. Mais est-ce qu'il n'aurait pas pu être épargné de cette agitation dès la semaine dernière ? Jordan Bardella. Écoutez, je pense que l'horreur et la barbarie absolue qui a touché cette famille a ému la France entière. Beaucoup de Français ont souhaité, par la pensée, par le recueillement, témoigner de leur soutien à la famille.
Les députés de la République que nous sommes, les députés du Rassemblement national, députés européens, avons souhaité honorer la mémoire de Lola et témoigner de ce geste de pensée à la famille en honorant une minute de silence devant l'Assemblée nationale il y a quelques jours. C'était jeudi soir.
Avant d'envisager dans un premier temps de participer à la manifestation organisée par les partis.
Oui, au début, j'ai souhaité participer à cette marche, parce que c'est une marche qui a été organisée de manière citoyenne apolitique, par un organisme indépendant qui a souhaité organiser une marche. On l'a appris un petit peu plus tard, mais après, organiser une marche en invitant l'ensemble des partis politiques, l'ensemble des élus. Moi, j'ai fait savoir que nous souhaitions y participer. Et puis, la famille a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas, en tout cas qu'elle n'était pas prête pour l'instant, à organiser ces marches. Et donc, par respect pour la volonté de la famille, nous avons... Nous sommes simplement recueillis avec une minute de silence. Une minute de silence.
Humble et pudique. Puis, une prise de parole de Marine Le Pen, qui s'est adressée aux journalistes. Et cette minute de silence, elle est intervenue après beaucoup de vociférations. C'est ce que rappelait Éric Dupond-Moretti, vendredi soir, sur l'entreprise. Pas chez nous. Pas chez nous, il n'y a pas eu de vociférations. Il y a eu des prises de parole de Marine Le Pen à la famille nationale. Oui, parce que votre rôle de journaliste est de présenter les faits, de décrire les faits. Le nôtre est d'expliquer ce qui s'est passé. Et je pense que... Vous saviez ce qui s'était passé ? Et je pense que de réduire... Oui, on le sait maintenant.
Je pense que de réduire ce fait, ce drame absolument horrible et ignoble à un fait divers est une erreur. Ça n'est pas un fait divers. C'est un fait de société. Parce que si l'État avait fait correctement son travail, c'est un fait, quoi qu'on en dise. La meurtrière présumée de la jeune Lola n'aurait pas été sur le territoire français. On parle ici d'une personne, meurtrière présumée, qui est aujourd'hui en détention, qui était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français et qui n'a pas quitté le territoire français. Donc on avait là quelqu'un qui était présent de manière clandestine sur le sol français.
Et je veux dire par là que ça n'est pas la première fois que ce type de fait se produit. C'est pour ça que je ne parle pas de faits divers. Je pense que ce sont des faits de société et même des faits de civilisation. Pardon, mais dans la nuit de vendredi à samedi à Marseille, il y a une femme qui, en pleine rue, a subi une agression, a été violée. Ça a été rapporté par la presse, par un Algérien qui était sous le coup d'une OQTF également et qui avait même, je crois, deux OQTF qui auraient dû quitter le territoire. Ça n'a pas été fait.
Un policier de la BAC à Saint-Etienne, dans la nuit de samedi à dimanche, cette fois-ci, a été pris à partie agressée physiquement au couteau par un individu qui, là aussi, était sous le coup d'une OQTF et en hurlant à l'Akbar qui aurait dû quitter le territoire français. Donc on voit bien que, si vous voulez, le procès en récupération qui est fait pour vous répondre par M. Dupond-Moretti ou par tous les gens qui sont au pouvoir sont là, en réalité, pour dissimuler leurs responsabilités.
Et notre rôle, justement, parce qu'encore une fois, ces circonstances sont si particulières, est de ne pas taire cette réalité-là tout en rendant évidemment un hommage et en pensant à cette famille qui est meurtrie et qui ne le sera jamais. On va revenir sur ces questions d'OQTF parce qu'il y a aussi des réponses que fait le gouvernement à ces questions-là et aux raisons pour lesquelles ces OQTF ne sont pas toujours respectées et mises en œuvre. Mais d'abord, c'est l'édito de Nicolas Poincaré. Nicolas, qu'est-ce qui fait qu'un fait divers provoque parfois tant d'émotions qu'il en devient soudain une affaire nationale ?
Alors c'est vrai qu'il y a 800 meurtres par an en moyenne en France et qu'il y en a seulement une poignée qui provoquent l'indignation de l'opinion qui deviennent des faits nationaux et qui font parfois l'objet d'une récupération politique. Leur point commun, c'est d'être exceptionnel, d'être totalement inédit et d'être absolument incompréhensible. Et là, dans l'affaire de la petite Lola, on a effectivement ces trois critères. C'est une affaire exceptionnelle parce qu'on a une jeune femme qui viole une enfant. La pédophilie féminine passant à l'acte, c'est tout simplement quelque chose qui n'arrive jamais.
L'affaire est inédite aussi parce qu'une meurtrière qui se promène comme elle l'a fait dans Paris avec le cadavre de sa victime cachée dans une malle à l'arrière d'un taxi qui fait un aller-retour entre Paris et Agnès, etc. Ça, c'est totalement inédit, c'était du jamais vu. Et puis, il y a l'incompréhension, on comprend bien. Effectivement, on ne comprend pas. Justement, c'est ce qui fait le caractère tout à fait inédit. On n'a pas les mobiles de ce passage à l'acte. Les affaires qui marquent souvent sont celles qui nous renvoient à nos peurs d'enfants. Oui, ce sont les comptes, les comptes de Perrault.
À chaque fois, c'est le petit poussé que ses parents voulaient tuer avec ses frères et sœurs en allant le perdre dans la forêt. Ça, ça fait penser à Dupont-de-Légonès qui tue ses quatre enfants comme Blanche-Neige qui s'échappe pour fuir sa belle-mère. On a les meurtres de femmes en série. On se souvient tous de l'affaire Fourniret en France, de l'affaire Dutroux en Belgique. Ça, c'est Barbe Bleue. Barbe Bleue qui enfermait ses victimes dans un château comme Dutroux a enfermé ses victimes dans sa cave en Belgique. Et comme Natacha Kampouche, vous vous souvenez, pendant huit ans, a été enfermée par son meurtrier. Et là, Lola, ça nous renvoie, on dirait plutôt, aux sorcières.
Dans la mythologie, les sorcières, ce sont ces femmes malfaisantes, méchantes et qui, dans les dessins animés, vous avez remarqué, elles ont toujours un accent. La sorcière, c'est l'étrangère. Là, Lola, c'est la sorcière. La meurtrière de Lola, c'est la sorcière. Si vous deviez citer les deux faits divers qui ont le plus marqué l'opinion ces dernières années. Alors, il y a eu l'affaire Dutroux qu'on évoquait à l'instant en Belgique, territoire en Syrie. Tout le pays avait été bouleversé. Il y avait 500 000 personnes environ en octobre 90 qui s'étaient rassemblées à Bruxelles pour protester, en l'occurrence, contre le dessaisissement du juge d'instruction.
Et c'est ce jour-là, moi, j'y étais, c'était très impressionnant, cette marée humaine. C'est ce jour-là que, pour la première fois, que les Belges avaient eu l'idée de se dire « Et si on mettait un tee-shirt blanc ? » Donc, la notion de la marée blanche, de la marche blanche, avait été inventée à ce moment-là. Et puis, en France, le fait divers, le maître étalon des faits divers, c'est la folie, Grégory, dans les années 80.
Aujourd'hui, plus de 600 personnes se sont pressées là pour accompagner le corps de l'enfant assassiné, pour soutenir Jean-Marie et Christine Villemin, ses parents, ou pour voir, plus simplement. Trois femmes sont tour à tour prises d'un malaise, Christine, la mère de Grégory, et les deux grands-mères de l'enfant. Soudain, il devient insoutenable de penser que, peut-être, l'assassin est aussi au cimetière.
Voilà, Grégory, c'est vraiment le fait divers qui rend fou. Souvenez-vous, la presse a piétiné la vie des parents, et en particulier de la mère, qui a été accusée à tort, Christine Villemin, avec notamment Marguerite Duras, qui était allée sur place et qui avait dit qu'elle était coupable, sublime, forcément sublime, ce qui était quand même à peu près n'importe quoi. Les faits divers, grandes fous, je fais une parenthèse, dire que Christine Villemin était sublime, forcément sublime, c'est à peu près aussi idiot que de dire aujourd'hui, par exemple, que la meurtrière de la petite Lola n'a pas besoin d'avocat, si vous voyez ce que je veux dire.
Oui, ce qui a été dit sur certains plateaux de télévision, et certains de ces faits divers ont fait l'objet d'une récupération politique. Oui, alors, donc, on en parlait à l'instant, effectivement, comme le meurtre de Lola, on a vu les amis d'Éric Zemmour acheter le nom de domaine de Lola, on a vu Marine Le Pen, on a parlé, qui dans un premier temps a apostrophé à l'Assemblée nationale la première ministre, puis qui a semblé faire marche in arrière, et qui a en tout cas respecté la volonté de la famille de ne plus s'exprimer à partir du moment où la famille l'a dit clairement. Mais si on parle de récupération politique, on peut remonter assez loin.
Il y a la campagne de 2002, où les amis de Jacques Chirac avaient récupéré tous les faits divers pour en faire le thème principal de campagne, parce que c'était supposé être le point faible de Lionel Jospin. On pense à Nicolas Sarkozy, qui plusieurs fois s'est emparé de faits divers pour essayer de changer les lois, et notamment en 2005, la morte d'une joggeuse, il avait demandé des sanctions contre le juge qui avait mis en liberté l'assassin de cette joggeuse. Mais la plus grande récupération politique d'un fait divers de ces dernières années, c'est l'affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras.
On était en 1990, le corps d'un homme avait été sorti de la tombe et on lui avait mis un manche de parasol entre les jambes. Toute la classe politique s'était rendue sur place. Il y avait eu une manifestation à Paris, de nouveau une marée humaine, avec pour la première fois et la seule fois dans l'histoire de la Vème République un président de la République qui était allé manifester dans la rue. C'était François Mitterrand, souvenez-vous.
Depuis la libération, aucune manifestation n'avait reçu un tel soutien. Le président de la République, François Mitterrand, a tenu cet après-midi à se joindre aux dizaines de milliers de personnes rassemblées à Paris pour protester contre le racisme et l'antisémitisme. Toutes les confessions, toutes les races, tous les âges étaient présents et la plupart des manifestants arboraient au revers l'étoile jaune, barrée de la mention juif. Mais c'est sans doute la présence unanime de l'ensemble de la classe politique,
à l'exception bien sûr du Front National, que l'on retiendra d'abord. Au-delà du président de la République, tous étaient là. du Premier ministre Michel Rocard aux élus locaux de tous bords,
de Jacques Chirac à Pierre Morois.
– Finalement, quelques années plus tard, six ans après, on avait appris que c'était finalement un groupe de néo-nazis, de jeunes néo-nazis qui avaient fait cette horreur au cimetière de profondation et ils n'avaient pas de lien particulier avec le Front National. Pour moi, c'est la plus grosse récupération politique d'un fait divers de ces dernières années. – Avec une erreur en tout cas. – Avec en l'occurrence une erreur. – Une erreur, exactement.
CQFD, est-ce qu'il ne faut pas attendre, est-ce qu'il ne faut pas s'imposer un délai de décence avant de s'autoriser des commentaires politiques, des polémiques, parce que la morale d'un fait divers n'est pas toujours celle que l'on croit d'un prime abord ? – Mais si vous voulez, j'ai du mal à comprendre ce que vous nous reprochez, je veux dire, il y a eu des failles dans cette affaire. – Je vous pose des questions. – Non, non, mais je ne vous vise pas, je ne vous vise pas personnellement. – Et par la famille, si vous êtes indigné.
– Non, la famille a demandé à ce que l'affaire ne soit pas captée de manière partisane et qu'on puisse attendre avant d'organiser des hommages, et nous avons parfaitement respecté cela. Mais ce que je veux juste dire, c'est que si ce n'est pas le premier parti d'opposition, si ce n'est pas les élus que nous sommes, qui pointons du doigt les failles de l'État, alors on ne le fait jamais. Parce que le problème de notre société, c'est le relativisme. C'est qu'une affaire en chasse une autre. Et qu'on vit dans un pays aujourd'hui où il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes.
Et que des agressions, évidemment pas de l'ordre de cette nature, mais impliquant des gens qui sont présents sur le territoire français de manière irrégulière, il y en a des dizaines par semaine, des centaines par mois. Et je veux dire, moi, si vous voulez, je trouve ça insupportable de voir l'histoire se répéter. Notre rôle, c'est de protéger le peuple français. – Ce n'est pas celui du gouvernement qui s'en fiche ? – Moi, les rachats de noms de domaines, etc., moi, ça, si vous voulez, je ne peux pas.
Et c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai souhaité que le Rassemblement national ne participe pas à cette marche aux côtés de Reconquête, parce qu'il y avait une forme d'ambiguïté de leur égard, avec une volonté, si vous voulez, de faire de la politique et de faire du marketing, en récupérant des noms de domaines, en organisant des pétitions, etc. Nous, on ne voulait pas faire tout cela. Et c'est la raison pour laquelle on a souhaité cet hommage devant l'Assemblée nationale. Maintenant, oui, je le dis et je le redis. Si l'État avait fait correctement son travail, cette meurtrière n'aurait pas été sur le sol français.
Et je vais vous dire, les obligations de quitter le territoire français sont devenues des suggestions de quitter le territoire français. L'immigration, et c'est ce que soulèvent tous ces faits divers qu'il y a tous les jours dans notre pays, sont devenues hors de contrôle. Monsieur Véran, d'ailleurs, reconnaît très bien qu'il y a un problème. C'est très amusant, parce qu'il nous accuse de faire de la récupération politique.
100% des OQTF seraient menés à bien.
Je dis qu'en tout cas, nous avons, et c'est un secret pour personne, une vision de l'immigration qui est radicalement différente de celle d'Emmanuel Macron. Je vous parle des OQTF. L'exécution des OQTF, Emmanuel Macron en 2007 promettait 100%. On est aujourd'hui entre 5 et 10% d'exécution d'OQTF. Donc oui, il faut remettre en cause les accords de 1968 avec l'Algérie, qui ont instauré dans le droit français une quasi-liberté de circulation entre la France et l'Algérie. Deuxièmement, il faut que les pays qui nous envoient leurs indésirables soient aujourd'hui en mesure de les reprendre.
Les délinquants, criminels étrangers, les gens qui sont radicalisés, il y a 4 500 individus radicalisés qui sont étrangers.
Et si l'Algérie ne veut pas récupérer... C'est le vrai sujet. Accueillir à nouveau ces...
C'est le vrai sujet. Alors, permettez-moi de vous... Je vais vous répondre. Sur les solutions que vous proposez, voilà ce qu'on disait Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ici même, vendredi soir. J'entends Mme Le Pen. Souvenez-vous de ça. Parce qu'il faut avoir de la mémoire par les temps qui courent. Qui disait au fond, dans le bateau, et puis moi après les eaux territoriales. Et après les eaux territoriales, quoi, madame ? On fait un trou dans le bateau ? Mme Le Pen, elle a dit, moi je vais au Mali, je parle avec le président malien. Pourquoi ? Nous on est trop cons, vous pourriez voir penser ? Vous pensez qu'on ne le fait pas, ça ?
Qu'est-ce qu'on fait de ces étrangers dont les pays d'origine ne veulent pas ? Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'ils me donnent la réponse, qu'ils me donnent la solution. Ils n'en ont aucune. Le populisme à quatre sous pour dire, il n'y a qu'à Faucon, il ne faut rien. Ça, quand même, c'est limite. Il n'y a qu'à Faucon. J'ai réponse, moi j'ai proposé un débat à Éric Dupond-Moretti, il y a quelques semaines, il a refusé. Non mais quelles sont les solutions ? On pourrait débattre, si vous voulez, nos solutions. En vérité, c'est du cinéma. Voilà, M. Dupond-Moretti fait du cinéma. D'ailleurs, on a un numéro de comédien qui, objectivement, vieillit assez mal et devient assez ringard.
Les pays qui ne veulent pas les reprendre. Qu'est-ce qu'on fait ? Ce sont généralement des pays à qui nous donnons beaucoup de visas. Je pense à l'Algérie. Ce sont généralement des pays à qui nous donnons de l'aide au co-développement. Ce sont généralement des pays avec qui il y a des transferts de fonds qui sont considérables. Donc, nous nous disons qu'il y a un rapport de force diplomatique à instaurer avec ces pays-là.
Pas un visa octroyé, notamment à l'Algérie, puisqu'on parle en l'occurrence en ce moment du cas algérien qui a encore frappé ce week-end, tant que l'Algérien ne reprendra pas ces gens qui sont présents de manière irrégulière sur le territoire français et ces délinquances et criminels étrangers. Donc, on sanctionne l'Algérie quand on sanctionne la Russie à l'heure actuelle, Jordan Bardella ? On fait preuve de fermeté en matière diplomatique, bien sûr. Et surtout, on se fait respecter l'Algérie. On rentre en conflit avec l'Algérie. Quand on en voit... Mais l'Algérie est déjà en conflit avec nous, madame.
Quand on entend les déclarations de plus en plus agressives d'un certain nombre de dirigeants algériens depuis maintenant près de 30 ans à l'égard de la France, eux ne sont pas dans le même rapport que nous qui est un rapport de soumission. Quand M. Darmanin, qui est ministre de l'Intérieur, va en Algérie pour rendre hommage au FLN, qui est une organisation terroriste qui a commis des crimes contre la police française, qui a tué des policiers français, on ne se fait pas respecter de la part de l'Algérie. Lorsque M. Macron évoque la colonisation en parlant de crimes contre l'humanité, on ne se fait pas respecter de la part de l'Algérie.
Donc, si vous voulez, il faut arrêter de se soumettre à un gouvernement qui est dans une démarche vindicative à l'égard de la France et instaurer un rapport de force diplomatique. Je peux vous assurer, si vous coupez les transferts de fonds et que vous bloquez les visas, dans un quart d'heure, tous les indésirables sont au bourget. Oui, alors, France-Algérie, ce serait un vaste débat qu'on ne va peut-être pas avoir ce sens, mais sur la question du renvoi des Algériens chez eux, ce que vous venez d'évoquer, c'est ce que M. Macron a fait au printemps dernier. Il les a quasiment coupés pendant un moment les visas. Il les a diminués. Oui, très, très fortement. Et ça n'a pas changé grand-chose.
Mais il ne faut pas les diminuer de 10%. Il faut les couper. Il faut les couper tant que l'Algérie ne reprend pas. Écoutez, c'est absolument hallucinant. On est en train d'expliquer que l'État est complètement impuissant. C'est-à-dire que vous faites rentrer des gens en France, qu'ils sont en situation régulière, irrégulière, qu'ils bénéficient de l'asile ou ne bénéficient de l'asile, ils restent sur le territoire d'Afrique. Parce que quand un pays d'accueil n'en faut pas, on est effectivement impuissant. Le Mali n'en prend aucun en ce moment. Le Mali n'en prend aucun. On ne peut pas poser un avion militaire sur l'aéroport de Bamako de France.
On ne peut pas envoyer des gens au Mali en ce moment. Je pense que la France a le record européen de faiblesse à l'égard de l'expulsion des clandestins. Nos voisins allemands, c'est 55% d'exécution d'OQTF. On est à 10% sur le territoire français. Donc je dis juste que sur l'immigration, je dis juste sur l'immigration, c'est en tout cas 5 fois plus que la France. C'est un bon début. Mais je dis juste qu'en matière d'immigration, il y a un problème de volonté politique. Et qu'on a à la tête de l'État des gens qui considèrent qu'il serait contre-productif que d'avoir des barrières en matière d'immigration.
Moi, je pense qu'il faut un moratoire sur l'immigration, qu'il faut couper l'ensemble des pompes aspirantes et qu'il faut faire ce qu'a fait par exemple le Danemark. C'est un gouvernement socialiste qui organise dès maintenant le traitement de l'asile dans les ambassades et dans les consulats des pays de départ. Ce qui permet d'éviter un afflux massif de gens qui n'ont rien à faire sur le territoire français et qui demeurent évidemment là en l'absence de contrôle. Il faut augmenter le nombre de places en centre de rétention administratif. Mais il n'y a pas de volonté politique. Il y a une volonté aujourd'hui qui est celle d'accélérer l'immigration.
Et d'ailleurs Emmanuel Macron l'a dit, il veut accélérer la répartition des migrants dans les villages et dans les campagnes françaises. Contre quoi évidemment nous nous battrons au Parlement. L'autre actualité du jour, c'est le gouvernement qui a décidé d'utiliser le 49-3 pour faire passer le budget et a engagé sa responsabilité sur ce texte. Comme la NUPES, vous avez déposé une motion de censure qui sera discutée dans quelques minutes. Et Marine Le Pen, un peu plus tôt dans l'après-midi, a donc défendu votre motion de censure dans l'hémicycle. Le pouvoir refuse toujours d'admettre qu'il a été institutionnellement invité à changer, sinon de nature, du moins de comportement.
Voilà la triste épopée solitaire d'un gouvernement usé avant d'avoir servi. Et parce que seul l'intérêt national guide ses paroles et ses actes, le groupe que j'entais en des termes acceptables de l'autre côté de l'hémicycle.
L'ERN qui a décidé de voter la motion de censure de la NUPES
qui a été rejetée, il n'y avait donc aucun espoir de renverser le gouvernement puisque les Républicains n'ont pas voté cette motion de censure. C'est le sujet. Non mais ma question, c'est même pas la fin qui justifie les moyens puisque vous saviez que c'était impossible de renverser le gouvernement. C'était quoi l'objectif ? Alors c'est du théâtre parlementaire ? Non mais madame, en fait, si on ne peut plus, si vous voulez, déposer des motions de censure, voter et voter les motions de censure des autres groupes, à ce moment-là on supprime la NUPES. Quel était l'objectif alors ? L'objectif c'est d'envoyer un signal de fermeté au gouvernement.
C'est de rappeler au gouvernement qu'il n'y a pas d'alliance.
Moi je ne suis pas sectaire, et je peux vous assurer qu'en 30 ans, généralement le sectarisme on n'a fait que le subir. Mais je pense que le gouvernement a souhaité contourner le débat démocratique et que la manière avec laquelle a été utilisé 49.3 n'est pas acceptable. Je veux dire, Emmanuel Macron a été mis en minorité lors des élections législatives, premièrement. Deuxièmement, le Rassemblement National, depuis cette date, a eu une attitude qui est à la fois ferme et responsable. On a voté ce qu'elle est dans le bon sens, on a proposé, on a amendé, et on s'est opposé à tout ce qui était néfaste pour l'intérêt des Français.
Aujourd'hui on a des motions de censure qui n'émanent pas du Rassemblement National, dont une qui émane, enfin deux qui émanent, puisque la troisième est celle que nous avons déposée, de la NUPES. À partir du moment où la NUPES souhaite envoyer un signal d'opposition et de défiance à l'égard du gouvernement, moi je n'ai aucune raison de ne pas la voter. Ce qui est très intéressant, et c'est très révélateur, c'est l'anomalie des Républicains. En vérité, les Républicains qui n'ont pas voté ces motions de censure, en vérité sont une anomalie politique. Les LR devraient être en réalité dans le groupe de la majorité présidentielle.
Je veux dire, ils servent aujourd'hui de béquiller Emmanuel Macron. Oui, comme Jean-Luc Mélenchon avait servi de béquiller. Emmanuel Macron, vous lui avez reproché d'avoir aidé à l'égard. Bien sûr, et vous avez raison. D'ailleurs, on voit bien que le Rassemblement National est la seule force d'opposition. Et c'est peut-être pour ça, d'ailleurs, que d'après un sondage IFOP, le RN est le parti politique préféré des Français. Parce qu'on est clair sur le sujet. Juste pour vous répondre, la NUPES n'a pas voté à l'inverse la motion de censure du RN. C'est très révélateur. Mais on est là face à des gens qui ont appelé à voter Emmanuel Macron.
Donc il y a une forme de cohérence entre tout ce système politique dont nous sommes aujourd'hui, je crois, la seule alternance. Spéculer sur l'effondrement, c'est le calcul de ceux qui préfèrent le désordre. Et ça, ce n'est pas le nôtre de rajouter de l'instabilité en plus de l'inflation. Ça, c'est l'argument d'Olivier Marlex, qui est le chef de file des LR à l'Assemblée Nationale. Oui, ils vendent pas du rêve, les LR. Servir de béquille à Emmanuel Macron pendant 5 ans. Moi, je suis un peu attristé pour les électeurs de LR, parce que je pense que chez les LR, il y a beaucoup de... Oui, oui, je pense qu'ils vont le comprendre.
Mais je suis un peu attristé pour les électeurs de LR, parce que LR est devenu un syndicat d'élus, c'est devenu la béquille du gouvernement. Et je pense qu'il y a beaucoup de gens sincères chez les LR, des élus locaux, des électeurs, des militants, qui partagent probablement une grande partie du discours du RN. Et moi, j'aimerais leur dire de leur tendre la main et leur dire de venir avec nous. D'autres sujets à vous soumettre et 5 minutes encore à vous consacrer ? Non, mais l'Italie, l'extrême droite a gagné les élections. Georgia Mélanie est première ministre de Puyard.
On l'a parfois appelée en Italie la Marine Le Pen italienne, alors qu'en fait, elles ne sont pas vraiment copines, si j'ai bien compris. En tout cas, elles ont des divergences. Par exemple, sur l'atlantisme. Il y en a une qui est franchement atlantiste, l'italienne, Mélanie. L'autre qui l'est beaucoup moins, votre patronne ? Oui, si vous voulez, chaque pays a ses spécificités. Moi, d'abord, je me réjouis, et je pense que ça devrait vous réjouir, tous nous réjouir ici autour de cette table, de voir pour la première fois en Italie une femme, issue des classes populaires, qui était une militante politique toute sa vie, qui s'est battue, accédée à la tête du gouvernement italien.
Je note qu'on avait prédit la fin des temps, avec l'élection de cette coalition de centre-droit. Souvent, en France, elle est présentée à tort comme une coalition d'extrême-droite. De la droite et de l'extrême-droite. En Italie, elle est présentée comme une coalition, une femme politique de centre-droit, qui a amené des idées populaires et nationales au pouvoir. Oui, lorsque les résultats s'affichent en Italie, en fin de soirée, vers 23h minuit, il y a marqué, Georgia Mélanie, coalition de centre-droit. Elle se revendique d'être une héritière de Mussolini. C'est une phrase qu'elle a tenue quand elle avait 17 ans.
Mais je pense qu'elle a été portée au pouvoir parce que le peuple italien se désintéresse d'une succession de gouvernements qui étaient portés par des élites qui gouvernent contre l'intérêt des peuples. Et moi, je me réjouis qu'un peu partout en Europe, des gouvernements souverainistes qui défendent l'intérêt des peuples et des nations arrivent au pouvoir. Maintenant, pour vous répondre, vous savez que notre allié historique, c'est la Lega de Matteo Salvini, qui est numéro 2 du gouvernement. La Lega va également présider l'Assemblée nationale. qui participe de cette coalition. Mais c'est le système électoral italien qui veut cela. Et moi, je souhaite bon vent à cette coalition.
Je crois que c'est un souffle d'espoir qui traverse aujourd'hui l'Europe. Deux autres sujets à vous soumettre. Le premier, Émilie. Ce jeudi, le magazine Complément d'Enquête sur France 2 sera consacré à l'influence de la Russie dans la politique. Il s'intéresse notamment à un oligarque qui souhaite créer un club secret des droites radicales. Et selon cette enquête, il a approché un membre du Rassemblement national, Philippe Olivier, qui est aussi le beau-frère de Marine Le Pen.
Au cours de notre enquête, la Fondation Dossier Center nous a transmis d'autres documents très troublants. Un projet confidentiel baptisé Alt-in-Turn est mené par l'oligarque russe Constantin Maloféef. Dans ses notes, le nom de Philippe Olivier est cité deux fois. Les deux hommes se sont rencontrés en juillet 2018, comme en atteste cet e-mail signé par Philippe Olivier. Je voulais vous dire combien Caro et moi
avons été honorés et touchés par votre accueil et votre gentillesse. Transmettez à Constantin le témoignage de notre gratitude pour ces moments si amicaux et si utiles.
Philippe Olivier rentre alors de Moscou où il a assisté avec sa femme Marie-Caroline Le Pen à la finale de la Coupe du monde de foot et il remercie donc Constantin Maloféef pour son hospitalité.
Alors, complément d'enquête à essayer d'avoir votre réaction, vous n'avez pas souhaité leur répondre. Pourquoi ? Pour vous, c'est de la paranoïa ? Oui, je pense qu'il n'y a plus grand-chose contre nous. Donc, si vous voulez, on essaie de... Pendant très longtemps, on a expliqué... Il y a aussi l'Express qui a fait un article sur les liens supposés du RN avec la Chine. C'est-à-dire que pendant très longtemps, vous, là encore, c'est pas un vous personnel, vous nous avez reproché de vouloir rabougrir la France en cas d'accession au pouvoir. On aura été isolés sur la scène internationale. Et puis maintenant, qu'on multiplie les contacts avec des pays étrangers qui ne sont pas des...
Je veux dire, c'est pas les plus petits pays du classement. C'est la Russie avec qui il a vu déjà des liens. On a déposé pour mettre fin à tous les soupçons. Comme ça, ça va vous rassurer. Une demande de commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy, qui est député Rennes, l'a déposé, de manière à ce que les pouvoirs publics, c'est-à-dire la représentation nationale, puissent se pencher sur les liens d'ingérence entre tous les partis politiques et tous les pays. Comme ça, vous verrez qu'on n'a rien à se reprocher. Vous pourrez vous en rendre compte devant la représentation nationale.
Mais je vais vous dire, en fait, sans rire, ça fait 50 ans qu'on est laserisés matin, midi et soir. Et que, objectivement, les comptes du Rassemblement national, comme nos situations personnelles, d'ailleurs, n'ont de secret ni pour les journalistes, ni pour les fonctionnaires de Bercy. Et croyez-moi qu'il y avait quelque chose à trouver, ce sera déjà sorti dans la presse. Vous restez avec nous. Un autre sujet à... Juste, excusez-moi, pardon, je suis désolé de vous couper, c'est très impoli, mais on reproche à Philippe Olivier, qui est député européen, d'être allé voir la finale du match de la Coupe du Monde France-Croatie à Moscou et d'avoir pris un café avec un chef d'entreprise russe.
Pardon, excusez-moi, je dois répondre quelque chose ? Non, mais c'est-à-dire qu'on reproche à un de mes collègues qui est député européen d'être allé en Russie regarder la finale du foot et d'avoir pris un café avec un chef d'entreprise. Oui, enfin, ça peut aussi sous-entendre que vous avez des liens assez proches avec ces oligarques et ça peut sous-entendre aussi d'autres choses, sachant que le RN a bénéficié de différents prêts. Ça peut sous-entendre tout ce qu'on veut, mais juste, c'est pas très sérieux. C'est la complément d'enquête à voir jeudi sur France 2. Jeudi soir sur France 2. On a de voir ça. Pardon, on parlait dans l'oriette. Excusez-moi.
Dans l'actualité également, des actions militantes écologistes qui suscitent la polémique. Oui, ils ont encore frappé pas un jour sans que les militants écologistes s'introduisent dans un musée et vandalisent une nouvelle œuvre. Aujourd'hui, c'était la statue du roi Charles au musée Tussaud à Londres qui a reçu une tarte à la crème. Charles choisit parce qu'il milite depuis longtemps pour la protection de la nature et du climat. Et hier, c'était de la purée sur un chef-d'œuvre de Claude Monet.
Derrière ces actions de jeunes collectifs, d'activistes, tous nés il y a quelques mois, leur message est simple, l'urgence climatique, mettre fin aux exploitations de gaz, de pétrole, protéger la planète. Leur méthode, donc, c'est vandaliser des œuvres d'art, on les aspergeant de soupe, de purée, de tarte à la crème. En mai, d'ailleurs, la joconde avait été entartée. Et à chaque fois, ils se collent la main sur les cadres des tableaux pour gagner du temps et pour pouvoir délivrer leur message. Plus l'œuvre est majeure, plus ils gagnent en visibilité.
Leur message a souvent
du mal à passer, vu l'impopularité de leurs actions, ce à quoi ils répondent.
Je reconnais que c'est une action un peu ridiculeuse. Je concrète, c'est ridiculeuse. Mais nous ne nous demandons la question, si on va s'en foutre sur les peintures. Ce que nous faisons est de prendre la conversation pour que nous puissions poser les questions qui importe. Questions comme, est-ce que les Lys Trust est licenés plus de 100 nouvelles nouvelles fossiles-fueles ? Est-ce que les fossiles-fueles sont subsidisées 30 fois plus que les renouvelables quand l'offshore wind est actuellement 9 fois plus que les fossiles-fueles ?
Bonsoir, Léa Falco. Bonsoir. Mendre militante écologiste, membre du collectif étudiant pour un réveil écologiste, ces actions, elles divisent, elles choquent, mais même ceux qui les réalisent disent « je sais que c'est ridicule ». Et vous êtes du même avis ? Oui, c'est absurde et c'est fait pour être absurde ? Bien sûr. Moi, je ne suis pas militante en désobéissance civile. C'est-à-dire que je ne fais pas ce genre d'action. Ce n'est pas le mouvement qui a décidé de prendre, ou en tout cas la direction collectif pour un réveil écologique. Mais évidemment que c'est absurde. Je pense qu'on est tous d'accord autour de la table et les gens devant leur télévision pour dire que c'est absurde.
Ce ne sont pas des actions qui sont faites pour être intelligentes, je pense. Il faudrait leur poser la question à eux. Elle servait quoi alors ? Je pense qu'elles servent quand même à attirer l'attention médiatique sur ces objets-là. Tout en détournant éventuellement une partie de l'opinion de la cause écologique. Pas nécessairement. Alors, il faut se poser la question de la finalité de ces actions-là. Est-ce que c'est fait pour rallier à leur cause ou est-ce que c'est fait pour exposer le problème climatique ? Je pense que vu l'absurdité, on peut savoir que c'est pour exposer
le problème médiatiquement. Et d'ailleurs, c'était dit dans votre capsule. C'est-à-dire que plus ils s'attaquent à une œuvre d'art, s'attaquent entre guillemets, à une œuvre d'art qui a de la valeur ou qui est reconnue internationalement, plus ils ont de projecteurs sur eux.
Et donc, il faut aussi savoir que, je me suis un petit peu renseignée avant, ils font attention à ce que les peintures soient couvertes. C'est-à-dire qu'ils ne dégradent pas matériellement les peintures. Alors, déjà sur la question de la radicalité, je trouve que c'est important. Sémantiquement, en fait, radicalité, ça veut dire aller à la racine. Et donc, radicalité n'est pas la même chose qu'extrême. Ce ne sont pas des synonymes. Aller à la racine dans une question comme le problème climatique, c'est-à-dire trouver le problème initial. Et donc, là, ce n'est pas exactement ce qu'ils font. Là, c'est une démarche qui peut être qualifiée d'extrême, mais pas nécessairement de radical.
Est-ce que c'est la seule manière d'alerter ? Non. Moi, je suis là aujourd'hui, j'alerte de cette manière. On parle de la forme, on ne parle pas du fond. Et je pense que si on veut se débarrasser d'images comme ça sur les plateaux télé, il faut commencer à parler du fond. C'est ça que, moi, j'aimerais voir. C'est parce qu'on ne parle pas assez de fond qu'on a ce genre d'action extrême. C'est l'argument. Ou en tout cas, si vous voulez vous débarrasser en tant que médias de ces activistes-là, l'action, c'est aussi de parler de fond. Ce n'est pas notre objectif de nous en débarrasser, c'est de comprendre.
C'est peut-être aussi une partie du problème de vouloir se concentrer sur l'infotainment ou en tout cas sur des phénomènes épiphénomènes. Il y a une raison, en tout cas, de choisir l'art. Bien sûr. Pourquoi ? L'activiste que vous aviez dans votre reportage l'a dit, elle veut se poser la question et poser la question au monde de la hiérarchie qu'on donne. Est-ce qu'on donne ça à la vie humaine et aux actions climatiques ou est-ce qu'on donne ça à l'art ? Je pense que ce n'est pas une vraie question. Évidemment, c'est une question rhétorique. C'est assez évident. On ne va pas prioriser l'un sur l'autre. Mais leur action, elle a le mérite aussi
d'éclairer potentiellement une inaction climatique qui, je pense, n'est pas tout à fait exacte. On n'est pas au niveau zéro, mais qui devrait s'accélérer. C'est sûr et certain.
Et viser l'art, c'est aussi provoquer un public plus élitiste qui a un pouvoir médiatique ou politique ? Je pense, oui. Et c'est aussi pour ça, peut-être, qu'on est en train d'en discuter aujourd'hui. C'est que ces militants-là, ils cherchent à choquer pour attirer l'attention médiatique. Et on sait qu'en général, le capital culturel se trouve aussi chez les gens qui font l'information. Et donc, je pense que c'est assez évident le cheminement de pensée qui mène à s'attacher à un mur. Vous allez pouvoir réagir dans une seconde, Jordan Bornella. Émilie ? Des jeunes militants qui s'en sont pris au talon de monnaie ont été interpellés par la police.
Celles qui se sont prises au tournesol seront jugées. Des risques dont on a parlé ce matin à la militante Greta Thunberg, c'était sur France Inter. Je pense qu'être effectivement un activiste ou militant, ça peut être quelque chose de très violent. Ça dépend où on se trouve dans le monde. j'ai de très nombreux amis qui risquent l'arrestation, qui risquent de perdre la liberté, tout simplement parce que ils protestent publiquement. Je suis consciente d'être très privilégiée, donc je porte une responsabilité plus importante que les autres et je me dois d'être militante parce que je suis moins confrontée au risque que certaines autres personnes. Mais c'est à chacun d'en décider.
Alors oui, ce sont des actions pacifiques, oui, ce sont des actions sanctionnées et ça pose cette question à ce qu'il faut criminaliser les actions pacifistes. À partir du moment où ces personnes n'ont causé ni dégradation matérielle ni dommage humain, je pense que ce serait quand même une limite à l'expression publique. Donc, il ne faut pas criminaliser. Moi, je pense que non, certainement que mon voisin sera d'une autre avis, mais moi, je pense que non. Que pense votre voisin ? Alors, le voisin pense que...
Je l'ai plaint un peu moi parce que je trouve qu'il dévoile le combat écologique alors que la cause du climat et la cause écologique, c'est le combat de toute une génération dont la mienne d'ailleurs, dont les nombreux rapports du GIEC d'ailleurs a l'air depuis maintenant plusieurs années. Et le sujet, c'est effectivement, c'est le sujet de fond. C'est la question de notre modèle économique, c'est la question de la multiplication des accords de libre-échange, c'est la sortie du nucléaire qui oblige des pays européens comme l'Allemagne maintenant à rouvrir les centres à la charbon. C'est ça le sujet de fond.
Or, je trouve qu'il dévoie totalement le combat qu'il prétend mener en menant des actions anxiogènes et complètement délirantes. Déjà, je tiens à rappeler que vous parlez d'actions anxiogènes. Être... Alors, il y a ce mot éco-anxieux qui est en train de se manifester de plus en plus dans les espaces publics. Les gens se disent juste qu'ils sont ces dingues. Excusez-moi. Non, mais laissez-moi finir et puis on pourra discuter mais le terme éco-anxieux émerge de plus en plus dans l'espace public. C'est-à-dire que c'est en général des gens jeunes mais pas seulement. C'est ça, absolument.
Il faut aussi dire que c'est un sentiment qui est rationnel pour le coup parce qu'on ne prend pas encore en conscience de l'ampleur de la crise environnementale sur laquelle on est en train de se concentrer. Donc ce que vous dites c'est que ce qui est anxiogène c'est la réalité du réchauffement climatique. Bien sûr. En fait, l'éco-anxiété c'est une lucidité. Donc je ne suis pas d'accord qu'on dise que c'est anxiogène. La vérité est là et ce n'est pas le thermomètre qui invente la température. Il ne fait que la mesurer.
Ce qui est frappant c'est qu'il y a vraiment presque une majorité de gens qui ont l'âge de Jordan Bardella les moins de 30 ans qui pensent vraiment sincèrement qu'on va mourir bientôt. C'est ça le truc. C'est qu'ils sont persuadés qu'on va mourir. Donc une fois que vous avez ça en tête moi j'en connais beaucoup autour de moi qui pensent que dans 20 ans dans 30 ans on ne pourra plus vivre sur cette planète. Donc quand vous avez ça en tête ben effectivement vous faites n'importe quoi. Si moi j'avais cette conviction qu'on va dans le mur à ce point-là et qu'on va tous mourir peut-être que je ferais n'importe quoi aussi. Pierre, un dernier éclairage ?
Non c'était pour dire que la désobéissance civile elle mobilise également des blouses blanches des scientifiques qui se sont constitués dans un mouvement intitulé Scientist Rebellion et on en a eu un exemple mercredi dernier en Allemagne 9 d'entre eux se sont eux aussi collés les mains au sol de l'autostadt d'un parc de loisirs consacré à l'automobile situé près de l'usine Volkswagen. We are here because Volkswagen is responsible for the climate catastrophe
we are in tune. We need to act as if this is emergency because it is an emergency and that's why I'm here to rise the alarm. I'm doing something that of course as scientists
I should never be doing. The political leaders and the climate leaders should take care of this. But since they aren't
then I think that I have the moral duty to act.
Parce que là ce ne sont pas des jeunes excités ce sont des scientifiques qui estiment qu'eux aussi ne sont pas entendus quand ils veulent aller à la racine du mal. Comme vous l'avez rappelé à juste titre le GIEC ça fait 40 ans quand même qu'ils exposent cette situation avec un degré de certitude sur les causes du réchauffement climatique et les solutions adoptées qui a été évolutif mais aujourd'hui
on sait que c'est un réchauffement qui est causé par les activités humaines et en fait on a en germe aujourd'hui technologiquement et socialement tous les outils pour pouvoir résoudre la situation et enclencher cette transformation écologique. Donc en fait là on est dans une sorte de drôle de transition si on reprend un petit peu cette idée de drôle de guerre qu'il y avait eu entre les annonces de guerre de la seconde guerre mondiale par la France et le début vraiment des combats.
On est à une situation qui est annoncée les gens on constate c'est des sondages d'opinion qui montrent que vous avez une majorité de français qui se sentent concernés et inquiets de ce qui va se passer dans les prochaines années à cause du réchauffement climatique et pourtant on peine encore à sentir vraiment l'action et là je pense dans ce décalage est l'explication de situations telles que celle-ci auxquelles on va réussir à se résoudre et sur la question de gens catastrophistes pour compléter oui pour compléter je pense que ces gens-là en fait savent très bien qu'on ne va pas mourir et on va le préciser à tout le monde mais on ne va pas mourir dans 20 ans ou 30 ans on sera toujours là et simplement je voulais montrer ceci qui je pense c'est l'image que tout le monde doit avoir en tête quand il s'agit de réchauffement climatique ça c'est les températures qu'on a depuis 1850 depuis le début de la révolution industrielle et ça c'est les futurs climatiques qu'on peut avoir on est ici au point où commencent ces lignes blanches on peut aller vers un futur dans lequel on agit et qui est bien moins grave qu'un futur dans lequel on devient tout rouge et puis on explose à la fin Merci beaucoup Léa Falco d'être venue ce soir sur le plateau de cet avouement du collectif pour un réveil écologique c'est l'heure de la story de Mohamed Bouapsy Le pape François a donc accordé une audience privée au président Macron ce matin au Vatican et ils ont notamment évoqué ensemble la question de la fin de vie Oui, face à Emmanuel Macron le pape François a rappelé la position ferme de l'église sur la question de l'euthanasie Selon lui il faut tout faire pour accompagner chaque femme et chaque homme vers une mort naturelle un message qu'il avait rappelé à des journalistes à son retour d'un voyage au Kazakhstan il y a quelques mois
Emmanuel Macron a lancé
une grande convention citoyenne sur la fin de vie qui devrait découler sur une loi sur ce thème le pape François s'est invité dans notre politique nationale il a rappelé une nouvelle fois sa position devant des élus français c'était vendredi alors qu'il recevait en audience privée une quarantaine d'élus du Nord le pape a déclaré on ne peut pas demander aux soignants de tuer leurs patients et si on tue avec des justifications on finira par tuer de plus en plus maire d'Aulnois près de Valenciennes Laurent Depagne faisait partie des élus qui ont assisté à ces déclarations
On est libres les uns et les autres d'être d'accord ou pas en ce qui me concerne je ne participe d'aucune église moi ma position elle était renue avant et elle le reste malgré la parole du pape sur le sujet mais il faut l'écouter
avec attention
ce type de réflexion sur l'accompagnement jusqu'à la mort doit se faire dans des conditions bien précises et partagées par le plus grand nombre en France en tout cas
L'organisateur de cette rencontre entre les élus du Nord et le pape c'était Mgr Delmane l'archevêque de Cambrai il a accompagné plusieurs personnes en situation de fin de vie douloureuses et c'est pour ça qu'il poussait depuis quelques semaines auprès des élus du Nord au bénéfice des soins palliatifs Christine Pédotti est la directrice de la révue Témoignages chrétiens selon elle les prises de position du pape François contre l'euthanasie ont un double sens certes il condamne le fait d'abréger une vie mais il souligne en même temps qu'on doit rester égaux face à la mort le pape tient une double position il tient la position classique du catholicisme qui est appuyée sur la Bible qui dit tu ne tueras pas mais il y a chez François une autre facette qui est de penser qu'il y a une forme d'injustice parce que la possibilité d'abréger un traitement etc.
pourrait dans une société marchande
nous conduire à choisir
qui a le droit de vivre et qui n'a pas les moyens de pouvoir être soigné Selon une étude réalisée par l'IFOP en 2021 93% des français considèrent que la loi française devrait autoriser les médecins à mettre fin sans souffrance à la vie des personnes atteintes de maladies incurables si elles le demandent Quelle est votre position Jordan Bardella sur la fin de vie ?
D'abord le pape est dans une position qu'on lui connaît c'est la position traditionnelle de l'église qui est inspirée de la blib c'est toujours des sujets qui sont délicats parce que bien souvent ils font appel à l'intime et aux cas personnels aux souffrances qu'on a pu connaître éventuellement soit directement soit dans son entourage moi je suis à titre personnel attaché à la troisième voie française qui est l'esprit parfaitement écrit dans la loi Leonetti qui consiste à proscrire en même temps l'acharnement thérapeutique et en même temps l'euthanasie active en faisant appel notamment aux palliatifs or le vrai sujet et c'est ce que pointent d'ailleurs beaucoup de médecins et beaucoup de personnel soignant c'est les carences aujourd'hui dans l'offre palliative en France donc je pense qu'il y a de très gros efforts à faire en la matière et il y a de véritables zones blanches sur le territoire national sur ce sujet mais je pense que c'est un équilibre qui est évidemment qui est subtil à préserver et je pense d'ailleurs que tous ces débats de société pourraient être traités par référendum oui c'est ce que réclame Marine Le Pen oui parce que je pense que les sujets de société et on a eu d'ailleurs cette même position lorsqu'il s'agit des questions sociétales de PMA, de GPA ou d'ouverture du marriage pour tous par la société parce que je pense que c'est le propre d'une société de pouvoir se saisir de ce sujet et d'en débattre vous restez avec nous d'autres sujets à vous soumettre dans le 5 sur 5 de Mathieu Béliard Bonsoir Babette Bonsoir à toutes et à tous Ça n'aura pas duré après la démission de Lise Truss Rishi Sunak désigné pour lui succéder au poste de Premier ministre Et c'est peut-être la fin d'une crise politique Rishi Sunak ancien ministre des Finances que vous voyez ici applaudir Lise Truss lorsqu'elle l'avait battue il y a quelques semaines seulement à 42 ans Rishi Sunak devient ainsi le premier chef de gouvernement non-blanc de l'histoire du Royaume-Uni
I can confirm that we have received one valid Rishi Sunak is therefore elected as leader of the Conservative Party I'd like to pay tribute to Lise Truss for her dedicated public service to the country She has led with dignity and grace I pledge that I will serve you with integrity and humility and I will work day in day out to deliver for the British people Alors vous l'avez entendu cette fois
ça a été plus vite parce que Rishi Sunak n'avait pas d'adversaire Penny Mordaunt n'a pas obtenu le nombre de parrainages nécessaire et sinon les regards étaient tournés vers Boris Johnson que beaucoup imaginaient revenir revenir de vacances déjà pour mesurer l'attente des Britanniques ce week-end regardez cet extrait de Sky News
Awesome breaking news we understand that Boris Johnson former Prime Minister is now on board a plane in the Dominican Republic he's about to take that overnight flight with British Airways back to the UK you can see him there in that snatched photograph looks like he might be sitting next to Carrie his wife about to leave the Dominican Republic and head back to London amid speculation that he is going to aim to be the next leader of the conservative party
c'était mal présumé breaking news pour une photo floue de Bojo dans un avion de retour des Caraïbes on l'a suivi ensuite à sa descente de l'appareil ça c'était samedi des images qui laissent penser qu'il se présenterait à la succession de sa successeur et puis finalement c'est non Bojo it's a no lit-on à la une du Sun ici hier soir l'ancien Premier ministre a renoncé je cite j'ai encore beaucoup à offrir mais ce n'est pas le bon moment ce week-end on a également appris que l'Eastress avait organisé une série de soirées à Checkers résidence de campagne des premiers ministres une forme de pot de départ alors qu'une autre polémique va la viser désormais avec seulement 44 jours au 10 10 10 ça fait beaucoup au 10 Downing Street L'Eastress pourra bénéficier de la retraite des anciens premiers ministres l'équivalent de 130 000 euros par an elle pourra peut-être y renoncer elle peut y renoncer elle peut y renoncer en Angleterre toujours une mère ressuscite son fils pour la bonne cause Joshua Ribeira c'est le nom de ce jeune rappeur qui a été poignardé à 18 ans seulement c'était en 2013 dans la région de Birmingham depuis sa mère milite et sensibilise contre les crimes à l'arme blanche vous allez entendre Joshua râper et pour la bonne cause Alison, la maman a accepté qu'une intelligence artificielle ranime virtuellement son fils près de 10 ans après sa mort dans un rap inédit post-mortem et donc pour la bonne cause
using technology I have brought my son back to deliver this message from beyond the grave étonnant de se dire que ce jeune chanteur
n'a jamais interprété ce rap ni ses paroles en amorce de ce clip on voit des photos de Joshua enfant on connait le deep fake qui permet de ranimer des gens en images mais pour ce qui est de la voix c'est le travail d'ingénieurs du son qui se sont rapprochés de l'original mais c'est bien une voix synthétique
Si vous voulez voir la vidéo
en entier Joshua Ribeira c'est le nom de ce rappeur son nom de scène pardon c'était Debsman
En Chine le président Xi Jinping s'offre les pleins pouvoirs
Le président qui vient d'être reconduit pour un troisième mandat Xi Jinping a conclu ce week-end le congrès du parti communiste chinois après avoir placé ses alliés au sein du comité central du parti après s'être rassuré que sa parole et sa pensée sont incontestables dans le pays voilà Xi Jinping plus que jamais en chemin vers une présidence à vie
昨天 中国共產黨 第二十次全国代表大会 c'est une présence de l'université qui se sont en train de se faire ce qui se sont en train de se faire et ce qui se sont en train de se faire C'est une fois de l'économie, de l'économie, de l'économie, de l'économie, de l'économie, de l'économie. En ce moment, nous devons toujours être soutenu tout pour les gens, tout pour les gens. En l'avenir, nous devons toujours être soutenu les gens, pour créer un nouveau défi.
Valérie Niquea est spécialiste de l'Asie. Camille Schmitt l'a interrogée cet après-midi. Elle s'attend à voir la Chine se refermer de plus en plus.
Xi Jinping, son ambition, c'est la domination absolue, sans contestation possible, sans évolution possible, du régime tel qu'il existe aujourd'hui. L'économie va plus ou moins bien. Elle reste très fermée. Les investissements patinent. Et elle repose toujours sur les investissements dans l'infrastructure et puis sur les exportations. Et peut-être une attitude qui va rester très dure sur la politique étrangère, puisque Xi Jinping, c'est lui qui avait lancé la diplomatie des loups combattants. Il est entouré de gens qui sont, semble-t-il, assez durs sur Taïwan. Donc évidemment, la question, c'est de savoir jusqu'où il est prêt à aller pour affirmer la puissance de la Chine.
– Et puis il y a cette autre image du week-end au congrès du Parti communiste chinois, cette scène surréaliste. Le prédécesseur de Xi Jinping, Hu Jintao, 79 ans, raccompagné vers la sortie, escorté alors que les médias venaient de pénétrer l'auditorium. Les autorités ont prétexté un ennui de santé difficile à croire. Nicolas Poincaré, vraisemblablement le président chinois, va faire table rase du passé. – Oui, parce qu'à l'ouverture, Xi Jinping avait dit qu'il en voulait à tous ses prédécesseurs pour leur culte de l'argent, leur recherche du plaisir et l'anarchie sur Internet. Donc ça, il avait dit ça en commençant et à la fin du congrès, il prend son prédécesseur et il le met dehors.
Et la image est très claire, ça veut dire dehors ceux qui veulent la liberté d'expression sur Internet, dehors ceux qui aiment le plaisir et l'argent. – Sous-titrage Société Radio-Canada