Dermatose : jusqu'où ira la colère agricole ? | Chaque voix compte - 16/12/25
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voie compte sur LCP à un horaire légèrement décalé pour cause de PLF. FSS, nous aurons évidemment l'occasion d'en reparler ce soir. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir pour m'accompagner Fanny Guinochet, journaliste à France info.
Bonsoir Fanny. Bonsoir. Merci d'être là au côté de Laurent Guimier.
Bonsoir Laurent. Bonsoir Adeline. Vous allez bien tous les deux ?
Oui, très bien. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir cette question. Jusqu'où ira la colère agricole ?
La mobilisation contre la gestion de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse se poursuit ce soir. Sébastien Lecornu tient en ce moment la deuxème réunion de crise de la journée à Matignon. La ministre de l'agriculture a beau dire que la situation est sous contrôle, la colère ne retombe pas.
Et une autre épidémie se propage encore plus vite, celle des fausses informations autour de cet épisodi. Nous allons en faire le tour ce soir avec vous Jean Bruger Picou. Bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes vétérinaire et professeur honoraire à l'école nationale vétérinaire d'Alfort dans le Val de Marne. Merci d'être là au côté de Dominique Potier.
Bonsoir. Bonsoir. Député socialiste de Meur Thémoiselle.
Vous êtes vous-même agriculteur, vous étiez même éleveur avant de d'arriver à l'Assemblée nationale. Merci d'être là ce soir au côté de Charlotte Mura. Bonsoir Charlotte.
Bonsoir. Journaliste au sein du groupe Ebra, spécialiste des questions agricoles. On a plein de questions à vous poser à tous les trois.
Fannie, elle a un chiffre, le chiffre du jour. Et c'est 3 milliards d'euros. C'est ce que rapportent nos exportations de bovines chaque année.
Après la crise agricole à 20h05, quelle histoire avec Laurent Guimier et je vous dévoile ce soir l'identité du futur Michel Drucker. Rien que ça, il s'appelle Guillaume Play et c'est un youtubeur à succès. Il parle à des millions de Français chaque mois en interviewant des personnalités.
Et je vous raconte pourquoi Nicolas Saraji a choisi cet interviewur de star pour se confier. Dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche, l'Europe se résout à abandonner sa stratégie toute électrique pour les voitures neuves d'ici 2035. Marche arrière toute ou pragmatisme, nous en débattrons avec Christine Rigi, député écologiste de Haaronne.
Pierre Merin, député Eren du gare et membre de la commission développement durable à l'Assemblée et Pierre Olivier Marie, le rédacteur en chef adjoint du site Caradisiac. Vous pouvez réagir à cette émission ou poser vos questions à nos invités en flashant ce QR code. À 20h30, bah rendez-vous avec Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Valérie Brochard ce soir et évidemment le vote de la journée.
Voici le résultat du scrutin. Votant 569 exprimé 479 majorité 240 pour 247 contre 232. L'Assemblée nationale a adopté a adopté le budget de la SC il y a quelques instants et nous y reviendrons évidemment tout à l'heure.
Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement, plus que jamais, chaque voix compte. C'est une maladie qui est apparue en Afrique il y a près de 100 ans.
Maintenant, le premier cas de dermatose nodulaire contagieuse avait été détectée en Zambie en 1929 et 96 ans plus tard, elle est donc arrivée chez nous en France et elle provoque une nouvelle crise agricole qui s'amplifie de jour en jour. Rien ne semble ce soir pouvoir apaiser la colère des éleveurs qui s'opposent au protocole sanitaire. Le point ce soir avec Hélène Bonduel.
Si la ministre de l'agriculture pensait avoir calmé la grogne des éleveurs après son déplacement hier soir, c'est raté. On a une une ministre qui nous montre qu'elle nous écoute pas du tout. Elle est juste aux ordres de son chef, le gouvernement.
C'est tout ce qu'elle fait. On sait même pas pourquoi se déplace entre l'autoroute occupée près de Bordeaux, les opérations escargots dans le pas de Calais et le blocage de la ligne SNCF sur l'axe ferroviaire Toulouse-Narbon. La colère des agriculteurs dépasse maintenant la région où se concentrent les cas de dermatose nodulaire.
Cet abattage total est une hérésie. Ça fait maintenant presque de 6 mois qu'on explique à la ministre qu'il y a des alternatives et qu'on veut à tout prix qu'elle permettent l'abattage partielle. Une crise devenue nationale au point que le Premier ministre organisait aujourd'hui deux réunions d'urgence à Maton.
Le moment est très sensible sensible au point que le débat s'invite ensuite pendant près d'une heure à l'Assemblée nationale. Je le regrette vivement. Ce fut un rendez-vous manqué.
Manquez aussi bien sur la forme que le fond. Vous n'avez pas su trouver les mots la chaleur du propos. On n'informe pas un agriculteur de l'abattage de son troupeau par un simple mail.
On ne discute pas avec lui en lui envoyant un gendarme. Nos agriculteurs méritent mieux. Madame la ministre, sans remettre en cause le consensus scientifique, comment assouplir notre protocole d'abattage pour lutter contre la DNC et répondre à la détresse de notre monde agricole ?
On le gouvernement de la interpellé à 10 reprises. 3300 bêtes effectivement ont perdu la vie. Mais pour en sauver, madame la députée 16 millions 16 millions parce que c'est ça l'enjeu.
La vaccination mesdames et messieurs, c'est un chemin d'espoir pour les éleveurs qui vont ainsi pouvoir protéger leurs élevages. Et je vous annonce que je vais mobiliser l'ensemble des vétérinaires de nos armées qui vont être dépêchés dans les zones pour permettre justement d'accélérer cette vaccination. Pas sûr que cela suffise à calmer la colère des agriculteurs alors que de nouvelles actions sont déjà prévues dans la semaine.
On pas et donc cette réunion de 17h30 à Matignon vient de s'achever. Je vous en livre à l'instant les annonces que vient de faire la ministre de l'agriculture Annie Jeunev. 750000 beovins vont être vaccinés. 400000 doses de vaccins vont être acheminées vers le Sud-Ouest et c'est l'armée qui va les acheminer vers le Sud-Ouest.
Et Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture, annonce également la création d'un fond de soutien pour les petits élevages avec une enveloppe de 10 millions d'euros. Ça c'est les annonces à l'instant d'Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture à la sortie de cette nouvelle réunion de crise à Matignon. Je voulais avoir votre sentiment ce soir, Jeanne Brugè Picou, le fait de vacciner 750000 beauvins, c'est l'annonce de de ce soir avec des des doses qui vont donc être acheminées dans les prochaines heures.
Est-ce que c'est le bon dosage ? pardon pour l'expression de de vacciner sachant que le premier ministre avait annoncé ce matin une accélération de la stratégie vaccinale. Est-ce qu'on y est ce soir ?
Bien sûr, puisque la l'oxyanitanis c'est un million de doses. On en donc pas loin et surtout qu'on va vacciner dans les zones qui sont les plus à risque. Là où il y a des en fait des zones réglementées, c'est de vaccination d'urgence.
Sachant très bien qu'on peut avoir encore des élevages contaminés. Mais quand même, si les éleveurs ou les marchands de bestiaux ont compris qu'il fallait plus déplacer les animaux parce que c'est comme ça que se propage actuellement le virus, ça devrait s'arrêter et je pense que on va enfin voir l'arrêt de cette dermatose nodulaire contagieuse. Mais il est regrettable d'entendre des certains syndicalistes dire "Ne déclarez pas les troupeaux les cas dans votre troupeau parce que c'est ce sont des bombes à virus qui vont en fait continuer à diffuser le virus." On va y revenir dans un instant Dominique Potier sur ces sur ces premières annonces là à la sortie de cette réunion de Matignon.
Est-ce que ces annonces répondent ce soir à la colère agricole ? En tout cas, le gouvernement, le premier ministre à Matignon a a pris la mesure du de l'enjeu de cette colère qui est multifactorielle. Il y a bien sûr la dermatose, mais il y a le mercossur, il y a les conditions de travail, il y a le revenu qui est trop faible, il y a on est sur un révélateur de crise autant que sur la crise en elle-même.
Et je crois que les mesures qui sont annoncées qui sont conformes, c'est les moyens qui sont mis en œuvre par rapport à l'annonce de près de 1 million de vaccinations sur la région occitane qui a été touchée par la maladie sont conformes à ce qui était attendu par le monde agricole aujourd'hui. Mais je voudrais prendre un petit petit peu prendre de recul depuis des décennies depuis depuis mon enfance depuis autant de de mémoire d'éleveur de de fils d'veur et cetera, le monde paysan face à de nombreuses crises sanitaires. Il faut se rappeler ce qui était dans nos territoires sans même la vachefol dans les maladies plus chroniques et endémiques qui étaient pas exotiques comme la DNC.
Euh, il y avait bien sûr la tuberculose, il y a la brucellose, il y a la fièvre afteuse. À chaque fois, et je veux le dire avec force comme un signe d'espoir, on a réussi, on a gagné parce que sur la base de sciences vétérinaire qui était accepté par tous par la mise en œuvre d'une solidarité professionnelle et d'une rigueur dans la mise en œuvre, c'est les groupements de défense sanitaire. C'est c'est toute l'organisation professionnelle qui était au rendez-vous.
Et puis la sous la surveillance de l'État et l'accompagnement de l'État, on a réussi à s vaincre ces maladies. Aujourd'hui, il y a eu un décalage sur l'intervention, la compréhension de la politique de l'État et il y a eu une division professionnelle. Moi, je suis pour le pluralisme syndical, mais je crois que l'unité professionnelle est requise dans ce genre de crise.
Elle n'a pas été de fait, il y a pas eu d'unité professionnelle et il y a une contestation de ce qu'été les solutions scientifiques préconisées par l'Europe. On pourrait direement l'Organisation mondiale de la santé animale. La France, tout le monde aligné sur une double politique.
L'éradication passe par l'abattage des troupeaux infectés et la vaccination des zones concernées. Il y a peut-être d'autres solutions et moi je plaide pour qu'on regarde d'autres solutions et s'il y a d'autres solutions simplement elles doivent être fondées sur la science. Il en a été question cet après-midi à l'Assemblée nationale.
Certains députés ont relevé le fait qu'en Oxitanie, il y avait des protocoles alternatifs qui avaient été proposés et le fait est que Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture a dit "On va les examiner." On va bien oui, elle va complètement fermé mais protocoles alternatifs repos sur Attendez, elle va les examiner parce qu'elle est politique mais moi qui suis scientifique, je peux vous dire qu'il y a une réglementation si on veut vraiment arrêter le virus, c'est effectivement le dépeuplement massif et surtout éviter les déplacements d'animaux. Justement Jeanne Bruger Picou, d'abord je voudrais souligner le fait que Sébastien Lecnu a fait applaudir les vétérinaires cet après-midi à l'Assemblée nationale et sans doute est-ce que vous en aviez bien besoin parce que il y a une enquête pour menace de mort qui a été ouverte ce matin par le parquet de Bergerac après une plainte du président de la Fédération des syndicats vétérinaires qui a reçu des menaces de mort.
Est-ce que vous aviez déjà connu pareille situations en tant que vétérinaire ? Jamais et à jamais. Nous avons toujours été proches des éleveurs avec la vache folle. me remercier au salon de l'agriculture avec la gripe alors j'étais le lanceur d'alerte avec la grippe avière au contraire j'ai toujours dit que je ne croyais pas à la pandémie ça fait 20 ans que je le dis avec le Henna il me remerçait aussi au salon d'agriculte sur un plateau télévision mais ce c'est la coordination rurale ce sont des extrémistes ce sont des politiques ce sont pas des éleveurs mais je jeais apporter non pas vous contredire je me permettrai pas mais mais dire que oui il y a une doctrine.
Moi j'ai j'ai eu ce weekend j'ai à peu près tout ce qui fait autorité sanitaire à tous les tous les échelons au téléphone. J'ai échangé et je me suis vraiment formé documenté en dialogue avec le gouvernement avec toutes les parties prenantes, les interprofessions et encore une fois tous les scientifiques. Il y a une doctrine une doctrine ça peut évoluer et et moi je je souhaite et j'ai demandé à Nunvar et nous l'avons demandé aujourd'hui dans nos questions gouvernement pour le groupe socialiste à ce qu'elle regarde loyalement les propositions qui viennent du terrain.
Si la doctrine peut évoluer, si on peut expérimenter d'autres protocoles, il faut le faire. Simplement, je mets deux deux points d'attention. Ces protocole ne peuvent être expérimentés que sous l'autorité de la science, rigoureuse de la science et d'autre part, on doit mesurer leurs conséquences s'il y a une alternative sur l'économie et la santé animale en général et pas seulement sur le territoire concerne.
Sûr. Charlotte Murard, est-ce que l'exécutif au fond a tardé à prendre la mesure du problème ? Est-ce qu'il n'a pas pêché par manque d'empathie ?
C'est ce qu'on a c'est ce qu'on perçoit sur le terrain. C'est ce qu'on a perçu aussi avec ce que disaient les députés cet après-midi à l'Assemblée nationale. Est-ce que le gouvernement a oublié de tenir compte de l'émotion que peut susciter un abattage systématique sur une exploitation ?
Alors honnêtement, je pense pas. le le le la ministre Annie Jeunevar a eu dès le départ des mots vraiment très forts de compassion envers les éleveurs. Moi ce que je voudrais juste rappeler, c'est que là cette vaccination étendue à toute l'occitanie, ça date pas d'aujourd'hui.
En fait, c'est la décision a déjà avait déjà été prise vendredi de détendre la zone vaccinale, donc au-delà des 50 km autour des foyers. Donc en disant on va protéger tout l'arc pyrénéen et et vraiment former un cordon sanitaire. Donc en allant des Pyrénées oriental jusqu'au jusqu'aux Landes.
Là la question c'est de savoir si éventuellement il y a un ou deux départements de plus qui rejoignent ce dispositif. Mais en tout cas, ça ça avait déjà été décidé en fin de semaine et euh et dès le départ non, ils ont toujours dit "On soutient on soutient les éleveurs." Jeanne Brugè Picou, je voudrais qu'on soit très didactique ensemble parce que on le disait, beaucoup de choses fausses ou contradictoires ont été dites depuis quelques jours autour de la maladie.
Donc on va essayer de remettre la ferme au milieu du village. Euh comment la dermatose nodulaire est-elle arrivée en France ? Alors, c'est très simple.
Elle est arrivée en Sardin puis en Italie en l'eau mardi au nord de l'Italie. C'est certainement un transport de bétail qui l'a amené en savoir et là on peut pas en vouloir à l'éleveur ou au marchand de bestiaux parce qu'on ne savait pas qu'il y avait la dermatose. Donc on sait très bien que sur de longues distances cette maladie est transmise par des des beauvins affectés qui étaient certainement pas avec des nodules parce qu'ils étaient en incubation mais qui sont trouvés malades par la suite.
Ensuite, en savoir, il y a eu tout de suite, c'était quand même une région où il y avait pas mal de beau vins, il y a eu tout de suite donc des cass. Alors, rappelons qu'il y a quand même un éleveur qui pendant 13 jours a fait un recours et donc il n'a pas abattu ses animaux. Sachez que quand il a fini par abattre ses animaux, il y avait quand même de quelques cas qui étaient arrivés entre-temps puisque il y a au moins 50 % des animaux qui sont en incubation quand on commence dans justement vous allez trop vite.
Moi, j'ai plein de questions à vous poser. Donc c'est des questions très courtes. Vous allez voir.
Est-ce que la dermatose peut se transmettre à l'homme ? Pas du tout. Et même pas le lait.
Heureusement, on a continué à vendre du lait au lait cru parce que c'est quand même le coin du robochon. La dermatose peut-elle se transmettre à d'autres animaux que les vaches ? Il y a que les beaux vins à la rigueur des buffs mais il y en a pas chez nous et surtout il y a pas de réservoir sauvage puisque ça va ne touche pas les servidé ni les c'est ce qui fait d'ailleurs que l'Afrique n'a pas réussi à enrayer l'épidémie c'est qu'il y a des buffles sauvages et que les mouches ne choisissent pas si elles vont sur un animal domestique ou un animal sauvage d'argent pour vacciner et que elle est endémique c'est une ce sont des régions endémiques comme attention c'est parti aussi vers l'est et vers la Russie la Chine et jusqu'au Japon c'est c'est c'est une maladie exclusivement Bovine par exemple, le chien ou le chat de la ferme ne peut pas être contaminé.
Même pas les moutons ou les chèvres ne sont ils sont pas sensibles. La maladie fait-elle souffrir l'animal ? Oui, car ce sont quand même, c'est la variole si vous voulez, c'est un capripox virus et ça va donner des ulcères et ça fait mal surtout si c'est au niveau de la mamelle et si on laisse évoluer, ça touche les épithéliums de la cavité bucale et ça peut aller dans au niveau du poumon des digestifs et là ça fait très mal et c'est comme ça que la vache des vaches peuvent mourir.
Il y a peu de mortalité, c'est 5 % au maximum 10. D'ailleurs, il y a qu'une seule mortalité, c'est une vache qui était en euh je crois euh en tout cas c'était pas les pyrénées orientales, c'est le dernier cas de l'Ariège. Voilà.
Une vache malade a-t-elle tout de suite des symptômes ? Non, c'est là le problème. Il faut attendre au moins 15 jours d'incubation, voire 3 semaines.
Donc finalement, c'est pour ça, c'est une maladie tellement contagieuse que quand on a des cas cliniques, ça veut dire qu'il y a beaucoup d'animaux déjà infessés puisque ce sont des seringues vivantes qui passent d'un animal à l'autre, les stomaxes, les mouches des étables qui pompent le sang, qui vont un sur un autre animal où les tabanidés, les tendes. Pourquoi est-ce qu'il ne suffit pas d'isoler la bête malade ? parce que vous pouvez pas désinsectiser de façon formelle et puis si vous l'isolez euh ça veut pourquoi la bête mal l'isoler puisque vous savez que les autres le sont aussi.
Bien sûr. Euh le vaccin est-il efficace tout de suite ? pas tout de suite et ce n'est pas une vaccinothérapie, c'est un vaccin, il faut que l'immunité s'installe et donc il faut toujours au moins 3 semaines.
C'est pour ça qu'on dit toujours quand on vaccine dans en urgence, il y a des animaux qui peuvent être infectés. Donc il faut savoir quand on a on voit apparaître des nodules s'ils sont d'origine vaccinale ou si c'est le virus sauvage. Par les PCR, on peut trouver les deux virus et on est obligé d'apattre parce que on n'élimine pas un virus quand on vaccine un animal infecté.
Pourquoi ne pas vacciner tout le cheptel français ? Vous pourrez plus exporter. Nous serons endémiques, nous serons comme les africains.
Vous voulez cela ? Je pense que c'est pas l'idéal. Alors qu'on a les moyens, on a le démontré en savoir que c'était possible.
Est-ce que c'est parce que le vaccin rend la viande ou le lait impropre à la consommation ? Pas du tout. Mais jamais un animal malade d'abord non dans un abattoir et surtout si c'est un animal si vous si vous décidez d'envoyer les animaux à l'abattoir et bien vous faites circuler des animaux infectés et vous pouvez essimer le virus.
Donc c'est pour ça que les vaches sont abatttues dans les tables enfin dans le bâtiment d'élevage. Que fait-on des cadavres ensuite ? En fait, on des insectise, on met ce sont dans des camions bâchés et ils vont être incinérés.
Parce que chaque voix compte, nous avons choisi aussi ce soir d'être avec Nicolas Prudom. Nicolas est agriculteur en Haute Savoie. Bonsoir et merci d'être avec nous.
Nicolas, votre élevage a été un des premiers touchés cet été par la dermatose nodulaire à Saint-Féréol. Une partie de votre troupeau a été abattu et une équipe de LCP était venue à votre rencontre au mois de septembre dans dans votre étable vide. et on a tous été beaucoup marqué ici par votre émotion.
D'abord, je voulais vous poser une question toute simple. Nicolas, comment allez-vous ? Bonsoir.
Euh et ben écoutez, ça va. Euh on a connu un weekend très très agité sur le plan médiatique. On a été énormément sollicité.
Euh je vous remercie d'ailleurs d'être venu cet été parce que médiatiquement pas beaucoup de monde au niveau des médias s'intéressaient à notre situation et là et ben il y a beaucoup de monde qui s'intéresse à nous et je suis content parce que mes collègues ont ont réussi à prendre la parole donc c'est que ça va un petit peu mieux aussi pour eux moralement. Nicolas 68 de vos vaches avaient été abatttues sur un total de 145. Pourquoi est-ce que certaines de vos vaches ont été épargnées ?
Expliquez-nous. Pas au même endroit. Et ben en fait les vaches qui ont été épargnées, c'est parce qu'elles se trouvaient à 1 km, 2 km, 5 km et qu'on a pu les vacciner.
Bon, rapidement, on a quand même attendu 3 semaines les vaccins, mais dès qu'on a eu les vaccins, on a pu les vacciner et et surtout on les a pas déplacé, on leur a amené du foin, on leur a amené euh et on les a pas bougé de place quoi. Donc et on a attendu, croiser les doigts pendant 40 jours. Et aujourd'hui, alors Nicolas, est-ce que vous avez réussi à reconstituer votre chaptel ?
Et ben aujourd'hui, il manque Oui, on est à 98 % complet. Il manque plus que qu'une vache et la vache toute blanche pour ma petite fille. Elle arrivera après les fêtes de Noël.
Donc on sera bientôt au complet et puis quelques peut-être un peu plus tard. Je vais vous dire votre sourire, il fait plaisir parce que je me souviens du reportage dans votre ferme au mois de septembre et on avait tous les larmes aux yeux en vous voyant devant dev vide. Est-ce que vous avez été indemnisé ?
Alors, on a eu une partie des indemnisations et euh les premiers dossiers qui ont été déposés euh et ben les gens ont touché leur leur indemnisation et puis ben le mien est en cours d'instruction donc il devrait arriver dans pas très longtemps et puis on on a nos banques qui nous qui font un peu le relais. Ils nous ont fait un prêt à 0 % sur 12 mois. Donc on a euh on a aussi euh bah nos partenaires qui nous aident quoi.
Donc les banques jouent le jeu. Quel regard vous portez sur le mouvement actuel, sur ces barrages, sur cette colère que vous n'avez pas connu vous au moment de l'abattage de votre troupeau ? Euh bah moi, il y avait 50 CRS mais ce jour-là, ils étaient gênés.
Ils étaient ils étaient là aussi pour empêcher les gens de venir voir ce qui se passait. Certains journalistes qui voulaient venir prendre des photos. Euh la colère, je l'ai vu.
Voilà, c'est d'autres situations. Et puis ce qui me peine surtout, c'est que tout le monde joue les vétérinaires, que ça soit à l'Assemblée nationale, dans les médias, tout le monde donne son avis et et il y a beaucoup de bêtises qui se racontent. Donc ça porte à confusion pour tout le monde.
Et c'est pour ça qu'il nous tenait à cœur ce soir d'être avec Jeanne Bruger Picou pour vraiment, comme je disais tout à l'heure, remettre la ferme au milieu du village. J'ai une dernière question pour vous, Nicolas. Qu'est-ce que vous dites aux agriculteurs qui s'inquiètent de vivre ce que vous avez vécu ?
Quel conseil vous leur donneriez ? C'est compliqué. Euh je pense qu'ils ont peur comme on a eu peur.
Euh nous ça allait très vite. C'était deux cas tous les jours les élevages autour de nous dans un rayon de de 2 km. Donc j'ai envie de leur dire faites confiance à ce qu'on vous dit.
Et et leur le rô il est arrivé. Il y a eu qu'un cas. Le Jura, il y a eu 3 K, le Dou un K.
Pour le moment, ils sont encore pas sortis d'affaires et puis euh nous on est sur la bonne voie, j'ai envie de dire. On on va devoir bientôt pouvoir revacciner nos nos jeunes vaut de 6 mois qui bénéficient de l'imité de leur mère et on espère avoir des vaccins d'ici le printemps pour revacciner l'ensemble du de la zone. Ça va être aussi des moments stressants pour nous puisqu'il y aura les effets du du vaccin et bah il faudra les contrôler quoi.
On a connu ça cet été. Donc recommencer. Ben je voulais vous remercier d'avoir accepté de témoigner ce soir dans chaque voix compte.
On apprécie ce soir votre sourire et puis de voir aussi les vaches derrière vous. Euh là il c'est le soir donc normalement la la traite du soir est passée. Je vous souhaite en tout cas bon courage pour la suite et merci de de nous avoir éclairé de votre témoignage ce soir.
Pour bien comprendre aussi les enjeux de toute cette affaire Fanny Guinochet, il faut rappeler le poids économique de la filière bovine en France. Oui, parce que la France est le premier exportateur mondial de beauovin vivant. Donc ça n'est pas rien.
Ça représente près de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an. Dans le détail, on commercialise 1ARD400 millions pour 1ARD 400 millions d'euros de viande de bœuf hors de non frontière. Et puis on y ajoute aussi ce qu'on appelle les broutards, l'exportation de jeunes vaut et ça rapporte 1ARDard 700 millions d'euros.
Et puis surtout, il y a tout un secteur qui vit derrière ces exportations. Alors, selon Culture Viande qui est un organisme professionnel qui regroupe les industriels euh sur tous les marchés de la viande, pas uniquement euh Beauvin mais euh de l'abattage au commerce de gros, euh on en a on a un chiffre d'affaires de 14 milliards d'euros. Donc vous voyez, c'est aussi l'importance de ce secteur qui fait qu'il y a autant d'inquiétude de la part des éleveurs.
Bon, il y a aussi peut-être une inquiétude des consommateurs. Est-ce qu'il y a un risque de voir les prix de la viande s'envoler ? Alors, ce serait le cas s'il y avait beaucoup d'abattage.
On entendait à Nijunevar le dire tout à l'heure, 3300 vaches abattuses, c'est 0,02 % du cheptel pour le moment. Mais selon le ministère de l'agriculture euh si on laisse la maladie se propager, on pourrait arriver à une perte de 10 % du cheptel et ça aurait des conséquences sur le consommateur. En tout cas, le patron d'Intermarché le disait ce matin sur TF1, la crise sanitaire, elle peut avoir un impact sur les tarifs.
On l'écoute. C'est Thierry Cotillard. Isolé, j'ai envie de vous dire, il y aura pas de conséquence.
La demande, elle continue à être importante et si l'offre diminue, évidemment, les prix explosent. Et j'ai envie de rajouter si en plus le loup ne mange plus de viande, ça va pas. Effectivement, mais il arrivera en 2026 celui-ci.
Ça nous laisse un petit peu de temps mais selon Thierry Cotillard déjà l'année dernière il y a eu des hausses de prix entre 10 15 20 % ça dépend ça dépend des types de viande. Et au-delà et on a commencé à en parler avec Jeanne Bruger Picou, la grande crainte des éleveurs, c'est que les exportations soient interdites. Et oui hein, vous vous en parliez madame, c'est effectivement que la France soit mise sous cloche parce que là ça voudrait dire qu'on ne peut plus du tout exporter que ce soit pour la viande mais aussi pour le lait.
On rappelle que quand même 40 % du lait que l'on produit part à l'export. Il y aurait un risque aussi sur les fromages à base de la cru. Alors pour le moment, on rassure tout le monde, les exportations d'animaux vivants, de viande, elles continuent.
Mais c'est vrai que on on comprend que les éleveurs s'inquiètent. Le gouvernement a beau leur promettre des compensations, des aides, on l'entendait tout à l'heure, parmi les mesures annoncées, la création d'un fond, ils ont peur de ne pas rentrer dans leur frais. Et à ça, ça s'ajoute bien sûr les discussions autour du Mercosour.
Exactement. et et on les comprend parce que ça rajoute de l'attention parce que dans cet accord de libre échange he on le rappelle entre l'Europe et puis les pays d'Amérique latine, la filière bovine française c'est une des premières filières exposées. Ça n'est pas du tout par exemple le cas pour la filière viticol qui elle au contraire peut voir des débouchés.
Là, la viande française va se retrouver en concurrence directe avec de la viande brésilienne ou argentine. Alors, la France pour le moment fait pression pour que ce cet accord ne soit pas adopté en l'État. Emmanuel Macron a même redit à ses homologues européens qu'il fallait que le compte n'y était pas, qu'il fallait plus de garantie euh pour les éleveurs.
La France plaide pour un report l'année prochaine du vote de ce traité. Charlotte Mura euh si on revient un instant sur la dermatose nodulaire, Nicolas, notre agriculteur de Haute Savoie, commençait à nous en parler et vous aussi, mais les syndicats agricoles n'ont pas toujours été contre l'abattage. Euh qu'est-ce qui a fait basculer la coordination rurale et la confédération paysane dans cette alliance un peu improbable de de syndicats qui jusqu'à présent, si on se dit les choses, vous pouvez pas trop se blairer.
Ouais, ils sont effectivement sur sur les questions environnementales, ils sont pas tout à fait sur la même ligne. En tout cas, en ce qui concerne la dermatose nodulaire, ils ont contesté les abattages depuis le début, depuis les premiers cas en en Savoie, haute savoie. Là, vraiment, ils se sont mobilisés.
Je pense que là, c'est un peu lié au contexte agricole plus global. C'estd que ça va, il y a tellement de sujets que c'est voilà, c'est la petite c'est la petite goutte d'eau qui a fait qui a fait déborder le vase vous avez raison de dire qu'il y a une série de de maladies qui sont et ben il y a la FCO qui est encore dans les têtes. Il y a l'inquiétude du mercur, il faut pas le Mercosur Mercur c'est moins d'Amazonnie, moins de prairie, c'est la concurrence desloyales et c'est climaticide.
Donc tous ces toutes ces questionsl elles sont dans la tête des éleveurs. On a un problème de succession, de renouvellement des générations dans l'élevage. On a un problème d'attractivité du métier avec des conditions de travail et des revenus qui sont pas toujours au rendez-vous.
Donc c'est tous ces sujets qui sont qui forment le malaise agricole. Moi ce que je voudrais dire c'est que Nicolas là il nous donne un sacré signe d'espoir parce qu'il dit qu'on peut reconstruire, qu'on peut se battre et qu'on peut réussir. On l'a fait encore une fois la France agricole a vaincu maladies et les a terrassé par l'unité professionnelle par la confiance dans la science et la mise en œuvre des puissances publiques.
Il faut qu'on retrouve ce chemin. L'État, le gouvernement a pu faire des erreurs. Je pense que l'usage disproportionné des forces de l'ordre dans l'Ariège a été un très mauvais signal.
Il y a eu peut-être sûrement des problèmes de pédagogie euh mais il faut absolument qu'aujourd'hui on se mette au bloc cette campagne de vaccination, il y a il y a il y a l'acceptation euh de du du de d'un d'une doctrine et puis peut-être cette doctrine sanitaire, elle peut évoluer. Il faut la regarder avec bienveillance. Il faut il faut discuter, il faut dialoguer.
Mais est-ce que vous avez l'impression que la bienveillance et le dialogue sont encore possibles ? Quand le Premier ministre dénonce cet après-midi lors des questions gouvernement, l'amalgame entre des éleveurs qui manifestentah pour pour se défendre et des militants d'ultra gauche qui ont infiltré le mouvement, c'est ce qu'a dit le Premier ministre. Euh comment vous je peux pas me prononcer sur les frais ?
Je ce que ce que j'observe simplement, c'est que on a le sentiment d'un usage disproportionné de la force, mais je sais pas qui était sur le terrain, qui a fait quoi. Là, je pense qu'une enquête administrative va nous révéler ce qui s'est passé en Ariège et qui évidemment était absolument pas souhaitable et qui a dû mettre de l'huile sur le feu. Il faut reprendre le chemin du dialogue.
La la proposition de Carole Delga, de la ministre de créer une cellule de dialogue en Occitanie me paraît plutôt bien. Je crois qu'il y aura à nouveau une réunion du parlement sanitaire. Il faut qu'on continue à travailler ensemble main dans la main.
Moi si j'ai un message, c'est que la vie elle revient après et que que lorsqu'on est divisé, lorsqu'on est divisé et lorsqu'on a des controverses et et de du désordre partout, c'est la maladie qui gagne. Et la maladie qui gagne, je voudrais le dire, c'est des animaux qui souffrent non pas quelques milliers, ça peut être potentiellement 1 million 2 millions d'animaux qui meurent, qui souffrent. Donc ce qu'on veut éviter c'est une crise sanitaire la souffrance animale le désespoir des éleveurs et une France qui déviste sur le plan économiqueou.
Parfois j'ai l'impression de revenir au début du Covid quand des thèses scientifiques, quand des vérités scientifiques sont à ce point contredit quand toute une profession semble enfin en tout cas une grande partie d'une profession semble s'opposer à des vérités scientifiques. Une partie si je peux préciser une partie. H regardez tous ceux qui aujourd'hui soutiennent dans nos départements partout une politique sanitaire dont ils ont l'expérience qu'ils savent quelle est à la hauteur.
Donc vous voulez dire que ceux qui s'opposent à l'abattage parlent plus fort. Mais c'est ce qu'on voit aujourd'hui mais il faut convaincre, il faut dialoguer, il faut continuer à parler avec tout le monde. Jean pour la cellule Covid, je tiens à vous dire qu'étant je faisais partie de la cellule Covid de l'Académie nationale de médecine et les journalistes nous ont beaucoup suivi sur les communiqués que nous avons fait.
Il faut dire qu'on éétait pas d'accord avec le gouvernement alors que là les vétérinaires sont d'accord avec les mesures qui sont édictées par la réglementation européenne. Mais j'aimerais rajouter quand on parle des problèmes des éleveurs, c'est qu'ils ont eu la fièvre cataralovine cette année qui a été cet été terrible mais ils ont eu des vaccins, ils ne les ont pas utilisés, il les étaient gratuits en plus pour certains ne voulaient pas les utiliser. Et en Bretagne, le problème c'est que chez les beauvins, il y a eu beaucoup c d'avortement de bortinatalité et le trop de renouvellement va pas être extraordinaire et là ça va faire monter les problèmes de viande de prix de la viande bovine parce qu'ils auront pas un renouvellement suffisant et ça vous ne le voyez pas mais les vétérinaires le voient et ils en parlent sur le terrain et c'est ça qui est important parce qu'il y a pas que la dermatose.
La dermatose, c'est des fois cinq animaux dans un troupeau, 10 animaux dans un troupeau qui sont l'udité épidémiologique qui est abattu. Il faut savoir qu'il y a eu sur les 111 donc non on est à 113 111 foyers c'était 78 éleveurs et c'était des fois des foyers de 5 animaux 10 ans. Quand la ministre de l'agriculture dit que la situation est sous contrôle et qu'il n'y a plus de cas, il faut comprendre quoi ?
Donc quand elle dit qu'il est sous contrôle, il est vraiment sous contrôle du côté du sud-ouest mais c'est en évolution du côté de l'Occitanie. Mais c'est quand même un sacré contrôle d'envisager de vacciner au-delà des zones réglementées. C'est ce qu'en fait les Espagnols en Catalogne et ils n'ont plus de cas.
Mais donc elle a étendu en fait la zone de vaccination par précaution. Dame Dominique Potier, si je peux mettre un un dire un mot, c'est que nous avons dans le projet de loi de finances sur la proposition de Marie l'Allemand socialiste fait adopter à la quasi unanimité un meilleur accompagnement financier, notamment une défiscalisation. La question de la trésorerie à court terme est un vrai sujet.
Et puis Arnaud Simion a un projet de loi sur la santé, le bien-être paysan et je crois que l'accompagnement psychologique et social des éleveurs qui sont confrontés à cette épreuve, on voit bien que Nicolas s'en est sorti et que il faut que tout le monde s'en sorte. Moi je crois que je peux vous dire qu'au mois de septembre quand on était avec lui et qu'il pleurait il pleurait dans son étable vide euh on n' pas vu de psychologue autour de lui. Je connais des cas, j'en ai connu dans dans dans ma vie et je sais ce que c'est comme éleveur.
Donc oui, ils ont le droit à toute notre solidarité. et financière et également psychologique. Charlotte Murard, vous qui avez fait de nombreux reportages dans les exploitations sur les barrages, on se souvient qu'en janvier 2024, il y avait un élan populaire pour soutenir les manifestations des agriculteurs qui étaient en colère, qui qui criaient leur désespoir.
Est-ce que c'est le cas encore aujourd'hui ? Je saurais pas trop vous dire. Ce qui est certain, c'est que les Français d'une manière générale soutiennent les agriculteurs.
Ce qui est certain, c'est que les images de l'Ariège ont ont beaucoup choqué d'une manière générale la population. Des véhicules blindés dans un chemin de ferme, c'est sûr que c'est pas des images très positives. Voilà.
Et après là de toute façon la la les mobilisations, elles sont en train de grossir autour de d'autres d'autres vendication et typiquement et il y a des manifestations je dis à Bruxelles et dans toute la France contre le Mercosour et contre la Pâque aussi la politique agricole commune sur et et sur le Mercosour là c'est unanime en France c'est le seul sujet sur lequel tout le monde est d'accord en fait tout le monde est d'accord oui mais politiquement ouais oui ou merci à tous faudrait pas qu'ils aient à payer des impôts sur ce qu'ils vont recevoir comme indemnite. Alors Annie Jeunevar l'a dit et ça ça a fait partie des contrevérités qui ont été répandues sur les réseaux sociaux. Attention Annie Jeunevar a bien précisé cet après-midi qu'il n'y aurait pas d'impôt que les indemnités ne seront pas fiscalisées.
Il n'y a pas d'impôt sur les indemnités qui seront versées aux agriculteurs dans le cadre de cette crise. On doit être derrière nos éleveurs, derrière les vétérinaires. On va réussir ensemble.
Merci à tous les trois. Euh il se trouve que parfois l'Union européenne renonce face à la pression et là on ne parle plus d'agriculture mais de voiture. Bruxelles a décidé cet après-midi d'assouplir une mesure phare de son règlement de 2023 qui prévoyait, vous vous souvenez, le 100 % électrique d'ici 2035 pour les voitures neuves reculade, aveu d'échec ou réalisme, et bien nous en parlons avec nos prochains invités.
Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimnier. Et ce soir Laurent, vous nous expliquez pourquoi.
Mais pourquoi Nicolas Sarkozy a accordé sa seule interview télévisée depuis sa sortie de prison à un youtubeur. Et oui, Adeline, pourquoi ? Et pas n'importe lequel YouTubeur.
Il s'appelle Guillaume Play. C'est l'auteur du fameux podcast vidéo Legend. Alors, je dis fameux parce que c'est un podcast qui a plus de 3 millions d'abonnés sur YouTube. 3 millions d'abonnés, c'est le podcast d'interview le plus regardé de France.
Je vous donne un petit avant-goût du SarkoZi qui dure 1h48, hein, pour celles et ceux qui ne l'ont pas vu. Il a été mis en ligne dimanche. Aujourd'hui, émission exceptionnelle puisqu'on reçoit le président Nicolas Sarkozy qui a accepté notre interview pour raconter son incarcération.
Je pense le plus beau geste d'amour, c'est celui de Carla qui m'a accompagné à l'Élysée et m'a accompagné à la santé. C'est ça faire le tour du monde. C'est pas un défaut en politique d'être sentimental.
C'est sûrement un défaut. Je suis tellement persuadé que c'est normal que l'on même que ça confine à la naï. Voilà hein, tout est à peu près du même tonneau.
C'est un petit studio, une belle lumière tamisée qui ressemble davantage à un confessionnal qui a un plateau de chaîne info. Et bien avec ça, Guillaume Play collectionne les interv responsables politiques qui n'est qu'une petite partie he d'ailleurs ce chaptel politique si je puis dire de son casting. Le 21 septembre dernier par exemple, c'est Édouard Philippe qui s'asseyait dans le fauteuil de Play pour raconter notamment ce qu'il a fait quand il s'est fait pincer à 150 km/h au volant de sa voiture.
Regardez. Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que est-ce que je me dis c'est comme ça et puis voilà ou est-ce que je communique dessus ?
Et j'ai choisi de communiquer. J'ai fait vousmême Ouais. J'ai fait un petit communiqué de presse que j'ai envoyé au journal local et à la FP en disant que j'avais été intercepté sur l'autoroute avec tel dépassement que mon permis m'avait été et que j'allais subir, si j'ose dire, le sort que tous les Français dans la même situation.
On a fait une connerie. Voilà, c'est ça. Alors, cette conversation euh entre Guillaume Play et Édouard Philippe a duré 2h27 euh près de 750000 vues pour cette vidéo d'Edouard Philippe.
Je dis au passage en 2 jours Sarkozy l'a déjà dépassé en audience. Bon Laurent, c'est pas faire un jur à Guillaume PL quand on regarde ce type de vidéo que de dire que ça gratte pas trop là où ça fait mal quand même. Oui.
Oui. Totalement Adeline et c'est assumé. Faire les jeunes, c'est pas chercher le buzz, la petite phrase, c'est même le contraire. c'est vouloir installer une conversation dans la durée pour imprimer quelque chose dans l'opinion.
Chez PL, l'invité ne prend pas de risque. On n'est pas en direct et on n pas donc les aléas du direct comme ici hein par exemple dans chaque compte. Il y a pas de piège.
L'invité parle à son rythme, c'est lui qui contrôle le tempo, l'émotion qu'il veut donner à l'entretien. Il est au fond chez lui et il va falloir vous habituer à ce type de format. aux États-Unis.
Joe Rogan, un ancien commentateur du FC, vous savez le MMA est devenu le podcast le plus écouté au monde. 11 millions d'écoutes par mois sur le même principe, un décor minimaliste, des conversations de 2 à 3h et vous le voyez, il a reçu Trump, Bernie Sanders le démocrate ou Jens le le vice-président américain. Pas de polémique.
Ces podcast c'est au fond ce que les communiquants appellent des des safe place en mauvais français du nom de ses refuges où des personnes qui se sentent discriminées peuvent parler entre elles et donc sans être remises en question. Ce sont des safe place éditorial des refuges. Est-ce que c'est du journalisme ?
Alors Adeline, vous êtes pas la seule à poser cette question et c'est normal, on est journaliste, on se pose la question mais il y a il y a pas que nous qui nous Non non non parce que quand vous êtes sur YouTube, il faut toujours regarder les commentaires sous les vidéos. si n nos invités produisent des vidéos, mais c'est toujours très intéressant lorsque les vidéos sont ouvertes aux commentaires, c'est le cas de Play. Bah, sous le podcast SarkoZi, euh il prend cher Guillaume Play sur cette interview.
Il y a 5000 commentaires et beaucoup le critiquent parce qu'il ne pose pas les questions dérangeantes qu'on attendrait d'un interviewur face à Sarkozi. Cela dit, c'est le genre de remarque qu'on fait quand un journaliste euh publie un livre d'entretien avec une femme ou un homme politique. Ces bouquins, ce sont des des safe places littéraires.
Voilà, play est un est un est un accoucheur sans douleur. Vous diriez qu'il invente un nouveau genre, mais de quel personnage de la télé ou de la radio Guillaume PL se rapprocherait-il si on devait le comparer ? Alors, spontanément, je dis Michel Drucker.
Michel Drucker de vivement dimanche. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy est venu très souvent parler de ses livres chez Michel Drucer là en 2019 avec son épouse Carla. Vivement dimanche, c'était un un sanctuaire où on réparait souvent l'image d'un invité un peu cabossé.
On y préparait parfois un retour. Play, c'est une sorte de druck sans canapé rouge mais dopé aux algorithmes. Vous croyez que le Guillaume Play d'aujourd'hui qui a 40 ans cette année, il revendiquerait un destin à la Michel Drucer ?
Bah, je crois même que c'est bien parti. regarder TV Magazine en mai dernier, les deux ont fait la une et ont accordé une interview à deux voix de cette interview sincèrement passionnante sur le futur de la télévision. Je tire trois leçons.
Première leçon, c'est chez Guillaume Play que les politiques jouent des coudes pour venir. C'est lui-même qui le dit. Regardez dans l'interview, je lis, je cite "Pour Gérald d'Armanin, c'est lui qui me l'a demandé.
Son assistant m'a contacté afin de savoir si ça pouvait m'intéresser parce qu'il avait vu SarkoZi et et le cornu interviewé par Guillaume." D'accord. Deuxème leçon pour la présidentielle de 2027, je crois qu'il faudra compter avec ce podcast qui gagne 150000 abonnés par semaine. 150000 abonnés par semaine. 3è et dernière leçon, Sarkozy venait chez Drucker pour parler à ceux qu'il avait connu comme président.
Là, il vient chez Play parler à une génération pour qui Sarkozy, c'est un personnage dans l'histoire, entré peut-être dans l'histoire pour eux. Sarkozy ne fait plus campagne, il fait du placement de mémoire comme d'autres font du placement de produits. Bienvenue chez les youtubeurs.
Merci Laurent. On passe à la question qui fâche. 1er janvier 2035.
La date était cochée en noir dans l'agenda des constructeurs automobiles européens. C'est la date à laquelle devait être bannie les ventes de véhicules à moteur thermique en Europe. Voiture neuve devait parce que cet après-midi la mesure a été assouplie et c'est Dario Borgogn qui pose ce soir la question qui fâche.
Diesel ou essence ? Les voitures thermiques n'ont finalement pas dit leurs derniers mots. Elles pourront continuer à être vendues après 2035, annonce aujourd'hui la Commission européenne au vu de l'adhésion des consommateurs, la difficulté également des constructeurs à proposer sur le marché du 100 % électrique pour 2035 et donc la Commission européenne a choisi en réalité un axe qui est à la fois pragmatique mais qui garde ses objectifs et ses ambitions climatiques.
Les ambitions du pacte vert adopté en 2023 sont tout de même revues à la baisse. Pour décarboner le parc européen, les constructeurs devront réduire à 90 % les émissions de CO2 de leur véhicule neuf. Pour cela, ils pourront s'appuyer sur une combinaison de voitures électriques, hybrides et à moteur thermique très performant.
Une décision qui rejoint les demandes de plusieurs pays dont l'Allemagne, grande puissance du secteur, réfractaire depuis toujours à cette date butoire. Nous voulons atteindre les objectifs, mais nous voulons les atteindre dans une approche ouverte. technologie.
Nous voulons les atteindre avec une mobilité qui préserve également les emplois en Europe et en particulier dans l'industrie automobile allemande. D'autres États s'inquiètent de ces changements, en particulier l'Espagne. Tout assouplissement supplémentaire risquerait de retarder fortement les investissements dans la modernisation du secteur automobile en réduisant la demande pour les véhicules électriques, ce qui affecterait directement la compétitivité de l'industrie et des équipementiers.
La France regrette cette décision, mais l'eau de consolation, elle obtient gain de cause sur une préférence européenne. 75 % des composants des véhicules devront être produits sur le vieux continent parce que il nous faut garder la base européenne de production. Ça n'est pas du tout agressif ou protectionniste.
Les Américains et les acteurs du marché nord-américain le font. Les Chinois le font. Un effort surtout pour aider un marché automobile européen en Berne face à la Chine et ses véhicules électriques au prix imbattable.
Alors la question qui fâche de ce soir, la voici. L'Union européenne fait-elle marche arrière sur ses ambitions environnementales ? Et j'accueille sur le plateau de chaque voix contre Pierre Merin, député Rassemblement national du gare.
Bonsoir et merci d'être là au côté de Christine Arigi député écologiste de Haute Garonne et Pierre Olivier Marie rédacteur en chef adjoint du site Caradisiac. Vous allez être un peu l'arbitre de notre débat du soir mon cher Pierre Olivier Marie. Pierre Merin, euh le RN avait été à la pointe du combat au mois de février dernier quand l'Assemblée avait majoritairement voté contre cette interdiction de la vente de véhicule thermique neuf en 2035.
Euh vous criez victoire ce soir ? Oui. Alors euh en effet c'est une vraie victoire.
C'est une très bonne nouvelle mais c'est une victoire un petit peu amer parce que j'ai entendu monsieur Séjourné triompher dans ces annonces. Nous avons gagné parce que l'industrie l'industrie automobile européenne est en crise pour éviter une catastrophe. Là où c'est une victoire un peu amer, c'est que le pacte vert date de 2019 et il a fallu attendre 5 6 ans, c'est-à-dire la perte de 40000 emplois dans l'automobile en France. euh un pouvoir d'achat notamment dans la vente de voitures neuves pour les Français en Berne.
Des millions et des milliards d'euros investis par les États, par les constructeurs dans une filière à laquelle on va bêtement à marche forcé alors que nous plaidons la neutralité technologique. Donc oui, c'est une victoire du bon sens mais on aurait aimé qu'ils entendent raison beaucoup plus tôt comme nous nous le disons depuis souvenez-vous pendant les élections européennes. Ça a été un de nos un de nos grands axes de campagne. fin de l'interdiction des moteurs thermiques à Horizon 2035.
Donc oui, c'est une victoire. Après, on rentrera dans les détails, hein, mais la trajectoire ne change pas vraiment et il y a absolument pas de de solutions qui sont posées sur la table pour la réindustrialisation, pour queon ait des voitures électriques réellement accessibles pour nos compatriotes et donc que tout le monde s'y retrouve, les automobilistes, les acteurs et et l'État. Que dites-vous ce soir Christine Ari ?
Est-ce que c'est un immense recul politique ? Oui. Alors, c'est un immense recul euh politique, un immense recul euh de politique industrielle et de santé bien entendu puisque euh l'engagement sur le pacte vert était un vrai moteur puissant de signal de planification euh industrielle et de planification écologique euh en direction des entreprises.
Et d'ailleurs, la Chine ne s'y était pas trompée puisqu'elle depuis des années et des années, elle a fait de ce secteur un acteur majeur de développement industriel. Toute la chaîne de valeur a été développée. Alors évidemment, il dispose des matériaux et des matériaux rares qui leur permettent de développer de cette façon-là.
Mais 70 % aujourd'hui des batteries électriques fabriquées sont fabriquées en Chine. De la même façon, ils ont mis en œuvre des dispositifs de quota, des dispositifs de soutien financier, des dispositifs de financier, de de subvention, des dispositifs de coent entreprise, à savoir que s'il y a une un développement de technologie dans un pays et qu'il veut être développé, et bien c'est uniquement dans le cadre d'une co-entreprise avec une entreprise chinoise. Et donc en fait, ils ont développé un secteur majeur et aujourd'hui l'Europe n'a pas été en capacité de le faire alors même que 34 % des gaz à effet de serre sont produits par le secteur routier et donc c'est extrêmement important pour des questions de santé et donc ce n'est pas du tout une victoire en tout cas pour la santé de nos concitoyens.
Pierre Olivier Marie, que faut-il comprendre ce soir que les constructeurs automobiles pourront continuer à fabriquer des voitures à moteur thermique au-delà de 2035 ? C'est l'intention en tout cas affichée par nombre d'entre eux, pas tous. Euh mais moi j'aurais tendance plutôt à voir dans ce dans ces décisions du jour euh enfin une victoire un peu à la pier russe pour euh pour les pour le thermique parce que malgré tout ce on impose 90 % de réduction des émissions de CO2.
C'est-à-dire que sans les voitures électriques, on narrivera jamais à de telles baisses. Donc finalement la voiture électrique, la trajectoire, elle est un petit peu infléchie. Ce sera un petit peu moins rapide que 2035 certes, mais l'électrification, on y va malgré tout.
Et c'est d'autant plus important comme disait madame Marie que les Chinois sont derrière en embuscade avec des voitures extrêmement séduisantes. Il est vrai plus qu'en embuscade embuscade, ils sont dans une situation quasi monopolistique. Oui, mais ils n'ont pas encore de grosses parts de marché.
Donc voilà, c'est c'est en ce sens que je dis ça. En France, la voiture électrique la plus vendue, c'est la R5. composé à 70 % de matériaux chinois fabriqués en Chine, que ce soit la matière première contrôlée par que dans les contreparties à ce report ou en tout cas à la suspension de cette date de 2035 pour le tout électrique, le fait que justement l'Union européenne impose des contenus européens, c'est-à-dire des si on comprend bien, je parle sous votre contrôle, Pierre Olivier Marie, mais c'est des pièces qui sont dans les voitures.
Bon, c'est facile de faire fabriquer une voiture en France avec des pièces qui viennent d'ailleurs. Oui. Là, il faudra que 70 % des pièces viennent d'Europe.
C'est bien ça. L'acier vert européen, a priori, je sais même pas d'ailleurs si dans ce paquet automobile, le la règle des 75 % de matériaux européens a été réellement retenu parce que ça me paraît très compliqué économiquement à ce stade puisque aujourd'hui 80 % de l'acier utilisé pour les voitures est importé de Chine et d'Asie de façon générale. Ça c'est aussi un un sujet de souveraineté français.
Moi, je m'inscris en fa la voiture électrique nous rend plus dépendant de la Chine que la voiture thermique ne nous rend dépendant des énergies fossiles puisque il y aura un bonus pour les constructeurs qui utilisent de l'acier européen. J'entends mais la France a une filière technique thermique pardon qui est parfaitement souveraine. On a une filière qui existe avec des compétences avec une capacité de de construction et donc de projection.
Euh aller vers le tout électrique, c'est nous rendre dépendant de plusieurs choses. C'est même si on a du lithium, du raffinage du lithium en Chine, euh du cobalt qui est extrait au Congo mais qui est extrait pardonnez-moi, en terme de droits humains, je pense que ça compte puisqu'il est extrait souvent par des enfants dans des mines artisanales dans lesquelles il y a des enfin il y a des enfants qui travaillent, il a des accidents. Donc il a un sujet quand même de droits humains.
Donc si vous voulez, j'ai pas envie de troquer une dépendance relative, plus relative, c'est-à-dire aux énergies fossiles à un certain nombre de régimes à une dictature beaucoup à une pardon à une dépendance beaucoup plus importante à la quasi totalité de la chaîne de valeur dans le cadre de la production d'une voiture électrique. Donc misons sur la diversité technologique, c'est notre filière technique, elle peut utiliser les biocarburants. Il y a des projets de recherche sur des moteurs qui consomment 10 % de ce qui consomme aujourd'hui.
Donc pour la neutralité carbone, pour avancer vers la neutralité carbone, il y a des projets de recherche qu'on peut mettre en place. Il faut pas mettre tous nos œufs dans le même panier, pas tout vers l'électrique. Moi, je pense quand même ce soir aux constructeurs français qui sont allés vers l'électrification à marche forcée.
Le fait, puisqu'il y avait cette date butoire ce coup près de 2035, en la matière, la France a accéléré notamment sur les batteries, elle est en avance par rapport à l'Allemagne et finalement beaucoup ce soir se disent "C'est l'Allemagne qui a gagné." Alors, c'est un vrai sujet parce que nous avons aujourd'hui pas de politique industrielle de long cours et moi je rencontre beaucoup d'industriels que ce soit d'ailleurs dans le cadre des voitures mais également des camions mais également du ferroviaire ou de l'aérien. Et ce qu'ils me disent tous c'est que en France nous n'avons pas et au niveau européen alors là c'est encore plus démontré une politique industrielle de long cours.
Et évidemment, si on parle de la voiture et de la voiture électrique, encore faut-il le recontextualiser dans un cadre plus global de celui des mobilités. Et évidemment, l'idée ce n'est pas de remplacer un véhicule thermique par un véhicule électrique et d'ailleurs de ne pas si c'est pas ça l'idée, c'est ben l'idée c'est de développer les transports en commun de façon à ce que vous avez des zones en France où les trans malheureusement il faudra toujours une voiture. Je peux terminer mon propos.
Donc l'idée c'est de développer les transports en commun partout où c'est possible et donc au lieu d'avoir deux voitures, on en a plus qu'une seule, c'est un gain de pouvoir d'achat et évidemment une question de décarbonation et puis là où effectivement on ne peut pas développer les transports en commun parce que j'entends qu'effectivement il y a certains endroits de France où on ne peut pas développer les transports en commun de façon cadencée suffisante pour pouvoir se passer d'une voiture auquel cas il faut acter des mesures spécifiques notamment par exemple le leasing social leasing social C'est un dispositif qui a extrêmement bien marché, sauf que il a été il a extrêmement bien marché, sauf que vous voulez dire qu'il a été très populaire, c'est tout le monde en a voulu mais tout le monde en a extrêmement bien marché et il a tellement bien marché que le gouvernement l'a supprimé justement parce que les enveloppes financières, il était pas capable de répondre à la demande du leasing social. Et donc on voit bien que sur la question sur la question des mobilités, il faut avoir une vision globale et non pas une vision segment pas une vision angélique non plus. Mais je ne pas une vision angélique et euh et pour pour être spécialiste pour être spécialiste du sujet puisque je suis rapporteur du rapport spécial transport de la commission des finances donc je ne pense pas avoir une vision angélique du tout et bien effectivement je dis qu'il faut développer l'ensemble des mobilités et renoncer également à cette idée qu' ont développé les constructeurs français ou d'autres européens du SUV.
Le SUV, c'est une aberration écologique et c'est une aberration financière puisque pour faire rouler un SUV qui est beaucoup plus lourd, il faut des batteries encore plus importantes et donc on favorise ce faisant des consommations d'acier, des augmentations de coûts et des augmentations de prix et donc l'inaccessibilité de l'acquisition d'un véhicule électrique parce que on a fait ce choix du SUV. Donc je pense que tout est à revoir sur le sujet mais en tout état de cause revenir sur cette décision qui avait été prise au niveau européen. Je pense que pour le secteur automobile français c'est une très très mauvaise un très mauvais signal et de façon euh de façon plus globale c'est un très mauvais signal évidemment pour la décarbonation.
Pierre Olivier Marie, il en est où le le marché de la voiture électrique là à la fin de l'année 2025 ? C'est quelle part la voiture électrique dans la voiture électrique commence à faire son trou ? les c'était 26 % des ventes de voitures neuvu au mois de novembre, 24 % en octobre.
Donc il y a vraiment une trajectoire ascendante à la faveur il est vrai à la faveur il est vrai. Il a un effet de levier saisonnier lié au leasing social. Sinon c'était en baisse.
J'allais y venir. À la faveur du leasing social et à la faveur aussi des mesures d'électrification des flottes d'entreprise. Aujourd'hui les flottes elles sont sommet de s'électrifier.
Faute de quoi elles s'exposent à des sanctions. Ça ça peut leur coûter très cher. Donc tout ça mis Oui mais il y aura des incitations fiscales dans ce que dans ce qu'a annoncé l'Union européenne aujourd'hui.
C'est la c'est la très bonne nouvelle. Et euh l'autre bonne nouvelle, c'est qu'il y a quand même, on a parlé des voitures chères, des SUV et cetera, mais il y a aujourd'hui des voitures électriques, des citadines avec des tarifs qui commencent à être abordables. Aujourd'hui, on a eu la nouvelle Twingo par exemple, typiquement, il y a d'autres voitures chez Renault, chez Citroën, il y a quand même beaucoup de voitures électriques abordables qui arrivent sur le marché qui correspondent aux besoins quotidiens de 90.
SUV don parlait, on est en train de passer à une autre époque quand même. C'estàd que les petites voitures électriques fabriquées en Europe devraient aussi bénéficier d'un cadre spécifique avec un super bonus à l'achat. Donc là, vous parliez de la Twingo, on a parlé de la R5, il faut citer une autre marque, une autre marque française qui produit des petites citadines, Peugeot, c'est lentiste.
Ouais. Ouais. Est-ce que au fond la première idée c'est pas de sortir de l'idée qu'une voiture électrique ça reste ça reste une voiture pour une élite ?
Non. Voilà, c'est bien ça. Et aujourd'hui, vous savez que 90 % des gens qui ont une électrique ne reviendraient pas en arrière parce que c'est très pratique à l'usage.
Ça coûte pas grand-chose en entretien, ça coûte pas grand-chose en carburant et c'est agréable à conduire. Ça coûte de longues minutes d'attente sur les aires d'autoroute en été. Oui, mais ça c'est ça coûte 10000 € de plus en moyenne qu'une qu'une voiture thermique.
Ça pose des difficultés aussi en terme d'autonomie, de réparabilité parce que la batterie coûte la moitié du prix de la voiture. Donc dès que vous avez un impact, la réparation et l'entretien c'est un tout petit peu plus cher. Et vous avez un problème problème de dépréciation du prix de la voiture électrique.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui en occasion, on ne sait pas combien coûte une voiture électrique. a un problème de côte sur la vente d'occasion des voitures électriques. Alors, j'entends que ce soit un marché émergent, mais aussi le développement de la voiture électrique risque de risque de probablement tuer le tissu.
C'est un sujet quand même à prendre en compte parce qu'il faut les accompagner, le tissu des garagistes locaux ainsi que le tissu aussi des petites pompes à essence françaises. Sachant qu'aujourd'hui, on est en train de nous annoncer une augmentation du prix du carburant pour financer l'électrification des mobilités. Donc aujourd'hui, les gens qui roulent en voiture thermique payent l'électrification.
Sachant que en terme de pouvoir d'achat, attention, on est déjà en train de nous parler de taxe au kilomè. Donc aujourd'hui, il y a une il y a un effet artificiel qui conduit à penser que la conduire en voiture électrique, c'est moins cher, mais c'est normal puisque l'essence, c'est 60 à 70 % de taxe. C'est la TICPE, la TVA qui couvre la la les 2/ tiers du prix de de l'essence.
Donc dès qu'il y aura un rattrapage fiscal sur la consommation électrique du carburant, à mon avis les mobilités électriques risent de déchanter. J'ai d'ailleurs une dernière question électrification du parc automobile avec il fait les deux chaque voix compte sauf la mienne. Le rassemblement national le rassemblement national n'a aucune réponse par rapport à la question de de la gaz à effet de serre.
Donc j'entends bien que vous critiquez sur un moteur qui qui consomme que 10 % que de ce qui coûte aujourd'hui euh miser sur ce qui ex la diversité technologique c'est-à-dire les biocarburants des moteurs qui consomment moins et l'électrique fait partie de la solution mais n'est pas toute la solution et la durabilité parce que attention il y a aussi des problèmes d'obsolescence programmée avec les voitures électriques. Donc l'idée c'est diversification technologique, arrêter d'avoir une vision religieuse des mobilités de demain et arrêter d'avoir une politique punitive. On va équilibrer les temps de parole si vous voulez bien monsieur dogmatique de l'approche des mobilités que vous l'avez quasiment religieuse sur ces sujet.
Vous êtes un peu viscéralement contre l'électrique aussi monsieur. Par j'utilise on en pense ce qu'on veut mais j'utilise des arguments. J'ai dit que la la l'électrique faisait partie de la solution mais par exemple en montagne ça pose des difficultés en terme d'autonomie parce que le nucléaire et l'électricité c'est un élément de souveraineté j'imagine oui mais madame est contre le nucléaire donc si vous voulez je parle vous êtes pour le nuire pour l'électrique je suis pas opposé à la voiture électrique je suis contre le fait qu'on en fasse le le l'ultima ratio des mobilités automobiles de demain ça me paraît quand même plus ça me para quê la prochaine fois vous n'invitez qu'un invité et je pense que mais vous avez la parole madame Madame une vision très précise.
Comment répondre à ceux qui disent que aujourd'hui encore en 2025 l'électrique c'est hors de prix, c'est réservé aux élites parce que bah si on n pas droit au leasing social en fait on va pas investir dans une voiture à 40000 € ou à 30000. Et ben le sujet c'est qu'effectivement aujourd'hui toutes les dispositifs d'aide à l'achat de ces véhicules ou de la location de véhicules n'ont pas été explorés ou n'ont pas été mises en œuvre et qu'en effet à partir du moment où on continue à soutenir à la fois le thermique mais aussi un peu l'électrique à la fois le le développement industriel du thermique et ou de l'hybride et des biocarburants qui sont trop largement aidés parce que on parle de biocarburant mais en fait il faudrait parler d'agrocarburant et ça serait quand même plus juste comme appellation. Et bien en effet, on ne choisit pas une filière de façon déterminée comme ça pu être fait dans d'autres pays.
Et naturellement cette orientation, elle aurait dû être prise et elle a été prise par l'Europe avec la mobilisation de l'ensemble des acteurs euh économiques, de l'ensemble des acteurs industriels au niveau européen. Ce n'est pas la France toute seule par rapport au géant chinois qui peut le développer, mais cette orientation telle qu'elle a été prise en Europe a continué à faire que ces constructeurs nationaux ont fait de la concurrence, ont joué à la concurrence plutôt que de soutenir la filière et de céder collectivement pour construire véritablement une alternative qui est l'alternative électrique d'un petit véhicule qui peut permettre de remplir de nombreux usages. Pierre Olivier Marie le mot de la fin pour Pierre Olivier Marie.
Bah oui, on a Bah oui, on a Bah oui, c'est trop court. Non, mais on va on va avoir malgré tout des petits véhicules de plus en plus accessible qu'on va financer essentiellement par des formules de location. Donc en fait, on faut pas avoir peur des tarifs, il est vrai démesuré parfois des constructeurs.
Il y a des formules aujourd'hui de location longue durée qui sont privilégiées par les automobilistes et ça leur permet d'électrifier leur parc. à l'avenir, on sera plus propriétaire de sa voiture, on sera locataire et c'est la tendance lourde. C'est triste on peut plus acheter une voiture compreement propriétaire.
C'est quand même c'est quand même une régression société à la propriété de leur voiture. La France c'est aussi le symbole de la liberté individuelle et rendez-vous compte la voiture c'est ce qui a permis de traverser la France en une journée. C'est un grand grand changement en terme de liberté et ne plus être propriétaire de sa voit.
Merci. Bien. Moi je préfère être propriétaire de ma place dans le train et comme ça effectivement ça permet en effet et en effet effez là tous les trois parce que tout suite c'est Bourbon Express.
C'est le journal de l'Assemblée nationale présenté par Valérie Brochard. Valérie, on en parlait dans les titres, le PLFSS. Et oui oui, il a été adopté.
Ce budget de la sécurité sociale pour 2026, pardon, a définitivement été adopté par l'Assemblée nationale à l'issue d'un vote très serré, 247 voies pour et 232 voix contre. Alors, un projet de loi de financement de la sécurité sociale, un PLFSS comme on le dit ici qui contient entre autres hein la suspension de la réforme des retraites, un nouveau euh congé de naissance, une revalorisation de longame de 3 % des mesures qui passent aujourd'hui. Mais pour la présidente he du groupe écologiste dont la majeure partie s'est abstenue pour ce vote, et bien la bataille se jouera plus tard ailleurs sur le budget de l'État.
Écoutez. Oui, là-dessus, je vous le dis mesdames et messieurs du gouvernement, il n'y a pas de compromis possible. Nous ne négocierons pas un budget qui est profondément inacceptable, qui sacrifie la transition écologique, qui demande encore des efforts aux professeurs, qui s'infric l'insertion par l'activité économique.
Sur le budget, ça sera un grand non et sur la censure, ça sera un grand oui. Voilà, le PLFS, c'est derrière nous. Devant nous, il y a le PLF, il y a le projet de loi de finance et on aura la causion.
On en reparlé évidemment cette semaine. On a parlé aussi de bébés aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Enfin, on a parlé de la natalité qui est en chute.
Exactement. Pour la première fois depuis le début de l'ère industrielle et hors période de guerre. Bien évidemment, la croissance démographique naturelle est nulle en France hexagonale.
En 2024, il y a eu 629000 naissances pour 630000 décès dans l'hexagone. C'est le constat publié aujourd'hui par l'Institut d'études démographique. Une chute qui tombe pile le jour de l'audition de Ludovine de la recherche.
C'est la présidente du syndicat de la famille. C'est le tout nouveau nom de la manif pour tous. et bien ce matin, elle était interrogée dans le cadre de la mission d'information sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France et devant la députée insoumise Sarah Lin Ludovine de la recherche défendait la famille traditionnelle.
On les écoute. Vous n'avez pas mentionné une seule fois la question du service public et des modes d'accueil comme si en réalité le seul destin possible pour un enfant dans une dans une famille était de rester auprès de ses parents et donc finalement auprès de sa mère. Ce qui est aussi un destin que vous assignez au maire. simplement mon propos de était de dire que depuis quelques années tous les textes qui sont parus étaient consacrés aux familles monoparentales, ce qui est bien, mais il ne faut pas oublier l'ensemble des familles.
C'était uniquement mon propos. Voilà. Et puis hommage aujourd'hui à l'Assemblée nationale, à un homme politique qui aurait eu 100 ans aujourd'hui.
Exactement Adeline, le 16 décembre 1925 naissait Pierre Bergavois. Et pour lui rendre hommage et bien l'Assemblée nationale organisait ce matin une cérémonie pour saluer son parcours, lire deux textes fondateur de sa carrière lue par des enfants. Tout un symbole pour celui qui a créé les conseils municipaux d'enfants.
La présidente de l'Assemblée nationale a retracé le chemin singulier de Pierre Bergavois, ouvrier devenu homme d'État et pour inscrire son héritage dans l'hémicycle comme dans les consciences. bien la fête à poser une plaque sur le siège rouge qui l'occupait. Alors résistant, il fait aussi un militant toute sa vie de l'aube au crépuscule.
Et quel hommage, quelle émotion de voir que Pierre Bergovois a désormais son nom gravé dans l'hémicycle au côté de ses mentors Pierre Mandz France et François Mitteran. Alors très précisément, on parle du siège numéro 516 Adeline, c'est le même que François Mitteran qui lui avait d'ailleurs légué. Exactement.
C'est la première fois qu'un siège porte une double plaque. Et on termine Valérie avec le prix de la photo politique dont LCP est partenaire avec l'Assemblée nationale. Prix qui a été remis il y a quelques instants et vous avez le nom des deux lauréas en exclusivité internationale.
Adeline, regardez, c'est le photographe Sébastien Leban qui a gagné le prix professionnel avec cette image. Vous le reconnaissez sûrement. Éric Lombard, ancien ministre de l'économie sous un parapluie.
Et pour le prix amateur, regardez, c'est une photo dans l'inffort qui a été récompensée en pleine manifestation. On imagine une grand-mère et son petit-fils, une génération qui se bat pour l'autre avec ce panneau des écoles, des hôpitaux, pas des cadeaux pour Bernard Arnaud. On dirait du Douan.
Ça rime. Merci beaucoup Valérie et merci à tous les trois d'avoir été ce soir dans chaque voix compte. Merci Fanny et Laurent.
Je vous souhaite une excellente soirée ce soir sur LCP Canal 8. L'émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Elle est aussi en replay sur lcp.fr.
À demain 19h30. C'est bonne soirée.
Dominique Potier