Incendies : le soulagement des habitants de Marcheprime qui retrouvent enfin leur commune
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Chapitres
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Questions et réponses
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Quel est l'état d'esprit, justement ? Comment ça se passe ?
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Il faut dire que la ville n'a pas été touchée au sens où il n'y a pas eu de destruction.
- 2:12OuverteRéponse directe
Quelles sont les consignes que l'on doit suivre aujourd'hui à Marcheprime ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Est-ce que la vie a pu reprendre, je dirais, presque instantanément ?
- 5:10OuverteRéponse directe
Est-ce qu'à l'inverse, certains sont trop traumatisés, vous ont dit non, je ne vais pas revenir, pas tout de suite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« les habitants, je le disais, 5800 habitants de Marche-Prime ont eu l'autorisation de regagner leur domicile depuis samedi 14h. »
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« L'arrivée de toute la population dès samedi 14h s'est bien déroulée avec des klaxons, avec des remerciements, avec des pleurs. »
- 0:46Invité politiqueFait
« une reprise de vie d'une ville qui est à échelle humaine, dans laquelle il y a un commerce de proximité, de boulangerie, un PMU, un restaurant qui ouvre aujourd'hui ses portes. »
- 1:33Invité politiqueFait
« Aucune maison n'a été touchée par les incendies, mais c'est la forêt qui nous entoure, qui a été impactée sur sa partie ouest et nord-ouest. »
- 2:23Invité politiqueFait
« La première, déplacement doucement et laisser passer encore les sapeurs-pompiers qui se déplacent d'un lieu à l'autre parce qu'on est à proximité encore d'un lieu où il peut y avoir des reprises de feu. »
- 2:49Invité politiqueFait
« La deuxième consigne, c'est ne pas aller en forêt, n'y allez pas. »
- 3:06Invité politiqueFait
« Et troisième consigne, être attentif, avoir le téléphone près de soi et sans dramaturgie aucune, c'est être attentif parce qu'il peut y avoir un retour et une évacuation éventuelle. »
- 3:30Invité politiqueFait
« Depuis hier, les élus du CCAS, du Centre Communal d'Action Sociale, appellent les plus de 75 ans déjà parce qu'ils sont revenus et parce qu'ils ont besoin d'attention. »
- 4:20Invité politiqueChiffre
« grâce à cette logistique qu'on a pu assurer une base de vie avec 700 sapeurs-pompiers dans la commune. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Certains attendent. Certains, je le sais, ont trouvé l'hébergement et ne reviennent que petit à petit. »
- 5:57Invité politiqueFait
« C'est un incendie incroyable. Un monstre qui est venu vers la ville et qui, par chance, a été dévié pour flirter avec les dernières maisons du nord de la commune. »
Temps de parole
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C'est 7h07, c'est donc le coup de fil de l'actu avec vous, Manuel Martinez. Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Bonjour. Bonjour. Alors, les habitants, je le disais, 5800 habitants de Marche-Prime ont eu l'autorisation de regagner leur domicile depuis samedi 14h. Quel est l'état d'esprit, justement ? Comment ça se passe ?
L'arrivée de toute la population dès samedi 14h s'est bien déroulée avec des klaxons, avec des remerciements, avec des pleurs. J'étais là pour les accueillir et après cette période d'émotion, de décharge émotionnelle samedi après-midi, une reprise de vie d'une ville qui est à échelle humaine, dans laquelle il y a un commerce de proximité, de boulangerie, un PMU, un restaurant qui ouvre aujourd'hui ses portes. Mais toutes ces structures qui sont nécessaires pour la vie dans une commune se sont mises en marche et ont ouvert dès le samedi après-midi, ainsi que les pharmacies et autres professionnels de santé.
Il faut dire, Manuel Martínez, que la ville n'a pas été touchée au sens où il n'y a pas eu de destruction. C'est ça aussi qui fait que la vie a pu reprendre, je dirais, presque instantanément, comme si on appuyait et qu'on appuyait sur l'interrupteur.
Oui, tout à fait. La ville n'a pas été touchée en ce qui concerne l'habitat. Aucune maison n'a été touchée par les incendies, mais c'est la forêt qui nous entoure, qui a été impactée sur sa partie ouest et nord-ouest. Donc, bien sûr qu'on n'a pas été touchés comme quelques communes gravement, comme le Porges. Mais je vous assure que quand on voit, moi je l'ai vu parce que j'y suis allé, cette balafre dans notre environnement forestier, ça touche, ça marque et ça fait prendre conscience qu'on est dans un cadre de vie idéal, mais qui reste fragile, surtout avec le changement climatique.
Oui, et puis c'est un traumatisme, c'est un traumatisme, même si j'imagine qu'à Marcheprime, on n'est pas forcément touché directement, on l'est indirectement parce qu'on ne peut pas être déconnecté de l'environnement qu'il y a autour de soi. Quelles sont les consignes que l'on doit suivre aujourd'hui à Marcheprime ? Est-ce que vous, vous dites, vous donnez quelques consignes à vos habitants ?
Je donne trois consignes. La première, déplacement doucement et laisser passer encore les sapeurs-pompiers qui se déplacent d'un lieu à l'autre parce qu'on est à proximité encore d'un lieu où il peut y avoir des reprises de feu. Regardez ce qui s'est passé dans le Var, tout n'est pas clôturé. Donc, première consigne, de rouler et faire attention devant et derrière. S'il y a des véhicules de secours, vraiment se mettre à l'écart. C'est la première consigne. La deuxième consigne, c'est ne pas aller en forêt, n'y allez pas. Je sais que la forêt qui nous entoure, elle est côtoyée, elle est fréquentée habituellement. N'y allez pas, c'est un danger pour soi ou pour les autres. Donc, n'y allez pas.
Et troisième consigne, être attentif, avoir le téléphone près de soi et sans dramaturgie aucune, c'est être attentif parce qu'il peut y avoir un retour et une évacuation éventuelle. Mais je ne veux pas rentrer dans cette psychose. Aujourd'hui, c'est surtout accueillir la population et notamment les plus fragiles, les plus âgés. Depuis hier, les élus du CCAS, du Centre Communal d'Action Sociale, appellent les plus de 75 ans déjà parce qu'ils sont revenus et parce qu'ils ont besoin d'attention. Peut-être une cellule psychologique sera nécessaire pour accompagner les plus touchés, que ce soit les enfants ou les personnes âgées.
Est-ce que la vie a pu reprendre, je dirais, presque instantanément ? Est-ce que vous avez été impressionné de voir votre ville renaître d'un coup, d'un seul, comme ça, à partir de samedi après-midi ?
Elle a repris avec des saluts, des bras qui se levaient. Merci, M. le maire, merci à votre équipe. Parce que, vous savez, on avait une équipe de bénévoles créées d'élus, de bénévoles marcheprimés, d'agents municipaux. Et cette équipe-là, il faut reconnaître que c'est grâce à cette logistique qu'on a pu assurer une base de vie avec 700 sapeurs-pompiers dans la commune. Et donc, tous ces camions sont partis, presque tous. Et on a des marcheprimés qui sont allés par réflexe vers l'intermarché, qui était ouvert également, qui s'était approvisionné le matin et qui était ouvert dès 14h, et vers les boulangeries.
J'avais un constat du boulanger du Cap Fourcental qui me disait mais un samedi après-midi, j'ai à peu près 600 clients. Là, j'en ai dénombré 150. Donc, c'est un début déjà d'activité vers nos lieux cruciaux et nos locomotives de lieux de vie où on va chercher le pain, où on va chercher les produits. Parce que certains ont retrouvé leur frigo avec des produits qui étaient périmés, qui étaient ajoutés et qu'il fallait réapprovisionner.
Manuel Martinez, maire de Marcheprime, une dernière question. Est-ce qu'à l'inverse, certains sont trop traumatisés, vous ont dit non, je ne vais pas revenir, pas tout de suite ?
Certains attendent. Certains, je le sais, ont trouvé l'hébergement et ne reviennent que petit à petit. Certains m'ont appelé en disant est-ce qu'on peut attendre un tout petit peu ? Et je sais que toute la population n'est pas revenue. Donc, certains, et encore plus en regardant ce qui se passait dans le Var, certains vont prendre le temps de revenir parce qu'ils sont hébergés dans la famille et parce qu'ils préfèrent être en famille que de rentrer chez soi et seul et peut-être un tout petit peu, comme vous le dites, traumatisés ou du moins sensibilisés par ce qu'ils ont pu voir à la télé. C'est un incendie incroyable.
Un monstre qui est venu vers la ville et qui, par chance, a été dévié pour flirter avec les dernières maisons du nord de la commune.
Merci infiniment, Manuel Martinez, maire de Marche Prime, d'avoir témoigné ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Effectivement, il faisait référence à ce méga feu qui, grâce à l'action des pompiers, a pu éviter la commune de Marche Prime puisqu'il n'y a pas eu d'habitation et de bâtiment détruit. Mais évidemment, il y a tout le reste. Il y a le traumatisme et puis il y a le contexte, le contexte de cette forêt qui a brûlé. On en parlera dans le courant de la matinée. Faut-il reconstruire à l'identique ou bien faut-il tenir compte et tirer les enseignements de ce qui s'est passé ?
Et puis, on parlera également de l'activité économique et toute la semaine, d'ailleurs, je vous le dis tout de suite, on en parlera beaucoup sur l'antenne de Sud Radio parce que la Gironde va payer un très lourd tribut à ce qui s'est passé. Évidemment, il y a un gros coup de frein sur l'activité économique et on sera tout à l'heure avec Xavier Blanquin. Il est austré-uculteur sur le bassin d'Arcachon. Pour lui, l'activité est réduite à néant et on va voir comment il peut se relever de cette période éprouvante. Il est 7h14. On se retrouve dans quelques secondes sur l'antenne de Sud Radio. A tout de suite.