Budget, Trump, Macron: l'interview en intégralité de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Bonsoir Maud Bréjon.
- 1:00RelanceRéponse directe
On en est là entre la France et les Etats-Unis à se traiter de brut ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Est-ce qu'un président des États-Unis peut faire ça ?
- 4:16RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il faut en tirer comme conclusion qu'il n'est plus notre allié ?
- 4:52OuverteRéponse directe
Donc c'est fini la naïveté, la gentillesse ?
- 7:29OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pouvez lui dire ? La hausse des taxes peut arriver dans 10 jours.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Invité politiqueFait
« Les menaces de Donald Trump sont inacceptables. »
- 1:11Invité politiqueFait
« L'Union Européenne, la France ne céderont pas au chantage. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Un allié n'agit pas comme ça et pas uniquement sur la question de la publication des messages. »
- 4:08Invité politiqueFait
« Donald Trump casse tous les codes et ne respecte aucune règle. »
- 4:26Invité politiqueFait
« J'entends les craintes que peuvent avoir les viticulteurs par exemple, les exportateurs de cognac. »
- 5:14Invité politiqueFait
« L'instrument anti-coercition a été voté, a été rendu possible précisément pour ça. »
- 5:22Invité politiqueFait
« Avec des mesures pour protéger les aciéries européennes face aux imports massifs d'acier indien. »
- 7:49Invité politiqueFait
« Il a été le premier à mettre sur la table la nécessité d'utiliser cet instrument anti-coercition. »
- 9:52Invité politiqueFait
« On est entré dans ces discussions budgétaires de bonne foi. »
- 10:00Invité politiqueFait
« Personne n'a voulu endosser ce budget. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Il est allé jusqu'à permettre le vote sur la suspension de la réforme des retraites. »
- 12:03PrésentateurChiffre
« Revient à son niveau de 2019. »
- 12:20PrésentateurChiffre
« On nous avait vendu l'an dernier une taxe exceptionnelle de 8 milliards d'euros sur les bénéfices des grandes entreprises. »
- 12:51Invité politiqueChiffre
« Il y a effectivement une contribution qui est demandée à environ 300 entreprises. »
- 13:42Invité politiquePromesse
« Ah non, on n'a aucunement pour objectif d'utiliser le 49-3. »
- 13:53Invité politiquePromesse
« Il n'est hors de question d'utiliser le 49-3 sur la fin de vie. »
Temps de parole
- Maud Bregeon49 %
- Présentateur29 %
- Invité11 %
- Invité 27 %
- Auditeur2 %
- Invité 32 %
≈ 3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Tout de suite, c'est la porte-parole du gouvernement qui est notre invité. On va revenir sur le bras de fer entre les Etats-Unis et la France, cet échange d'amabilité entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Je vous rappelle qu'on attend toujours la conférence de presse du président américain Donald Trump qui va s'exprimer d'une minute à l'autre, nous dit-on, à la Maison-Blanche, avant de s'envoler ensuite à Davos, où a priori, il ne devrait pas croiser Emmanuel Macron qui lui est dans l'avion du retour aujourd'hui. Bonsoir Maud Bréjon.
Bonsoir.
Avant de vous interroger, je voudrais simplement qu'on réentende les mots d'Emmanuel Macron tout à l'heure à Davos. Lorsqu'il a été dans son discours devant le Forum mondial au sujet des Etats-Unis et des dernières menaces de hausse des droits de douane.
Nous avons un continent où l'état de droit et la prévisibilité sont encore la règle du jeu. Nous croyons sincèrement que nous avons besoin de plus de croissance, de plus de stabilité dans ce monde. Mais nous préférons le respect plutôt que les bruts. Nous préférons la science au complotisme et nous préférons l'état de droit à la brutalité.
Ça y est Maud Bréjon, on en est là entre la France et les Etats-Unis à se traiter de brut ?
Le Président de la République a eu un discours on ne peut plus clair et on ne peut plus ferme. Les menaces de Donald Trump sont inacceptables. L'Union Européenne, la France ne céderont pas au chantage. Il est hors de question de se faire vassaliser par les Etats-Unis ou par qui que ce soit d'ailleurs. Je note qu'il y a une réponse rapide, ferme et unitaire de l'Union Européenne qui a suspendu le processus de ratification de l'accord entre les Etats-Unis et l'Europe qui avait été conclu en juillet dernier sur les droits de douane. Et donc là je pense qu'on voit, et c'est une bonne chose, que l'Europe prend au sérieux et répond au bon niveau.
Antoine Ellard est dans la salle de presse de la Maison Blanche. Antoine Ellard, le correspondant de BFM TV à Washington. On attend donc cette intervention improvisée, en tout cas qui n'était pas annoncée à l'origine à l'agenda de la Maison Blanche.
Oui exactement, intervention en tout cas annoncée de façon un peu surprise il y a un peu plus d'une heure par le service de presse de Donald Trump. Je voulais vous montrer, cette salle de presse sous la conférence de Raleigh, regardez, elle est pleine à craquer. Il n'y a plus une place disponible, tout le monde vous l'écoute pour essayer de s'approcher du podium depuis lequel Donald Trump tout à l'heure va s'exprimer. Le service de presse de Donald Trump, vous êtes attaché de presse tout à l'heure, on fait circuler un document parmi les journalistes, un document intitulé « 365 victoires en 365 jours ».
Ça fait un an, effectivement, jour pour jour, que Donald Trump est revenu à la Maison Blanche. Un an qu'il y a eu cette cérémonie d'investiture, d'introdisation. Et clairement, aujourd'hui, Donald Trump se présente au podium ici de la Maison Blanche pour vanter son bilan après un an à la Maison Blanche. Et ce, à un moment où les sondages ne sont pas très bons, Donald Trump est bas dans les sondages. Il est plus bas que ses prédécesseurs au même moment que son mandat. Et ça arrive aussi à un moment où les Américains ne comprennent pas son obsession pour le Groenland.
Il faut rappeler que les Américains n'ont pas voté pour Donald Trump pour qu'il soit le gendarme du monde, ils ont voté pour qu'il s'occupe, ils ont voté pour lui pour qu'il s'occupe de leurs problèmes du quotidien et les problèmes des Américains. C'est quoi ? C'est l'économie, essentiellement, le pouvoir d'achat, l'inflation. Ils avaient beaucoup d'espoir en Donald Trump, le businessman, qui allait régler tous les problèmes de l'économie. Et finalement, un an plus tard, il y en a beaucoup qui déchantent. Je me suis rendu en petit évanoui il y a quelques semaines. J'ai parlé avec les électeurs de Donald Trump qui me disent qu'ils s'occupent trop des problèmes du monde et pas assez de nous.
Donc on voit que Donald Trump a aussi besoin de parler à ses électeurs, leur expliquer ce qu'il est en train de faire. Et c'est aussi pour cette raison qu'il a laissé de prendre la parole aujourd'hui depuis la Maison Blanche.
Merci Antoine Hollard. On est vraiment aux premières loges, dans la salle de presse de la Maison Blanche. On va y retourner dans quelques instants. Avant cela, Maud Bréjon, Donald Trump a publié ces dernières heures des messages envoyés par Emmanuel Macron, des textos où Emmanuel Macron l'invitait à dîner jeudi, lui proposait d'organiser un G7 jeudi à Paris. Message donc publié sur les réseaux sociaux par Donald Trump. Est-ce qu'un président des États-Unis peut faire ça ?
En tout cas, il fait ça. Oui, ça oui. En tout cas, il le fait. Mais est-ce que ça se fait entre alliés ou est-ce que ça... On peut considérer qu'on ne peut plus lui faire confiance ? Je reprends les mots du président de la République. Un allié n'agit pas comme ça et pas uniquement sur la question de la publication des messages. On voit que depuis son élection, sa réélection, Donald Trump casse tous les codes et ne respecte aucune règle.
Mais quand vous dites un allié ne se comporte pas comme ça, est-ce qu'il faut en tirer comme conclusion qu'il n'est plus notre allié ?
Il faut en tirer en tout cas les conclusions en matière de rapport de force. Alors j'entends les craintes que peuvent avoir les viticulteurs par exemple, les exportateurs de cognac. On entendait sur votre antenne tout à l'heure des producteurs concernés qui exprimaient une inquiétude pour l'avenir. Mais aujourd'hui, on voit bien qu'on a changé de monde dans les relations transatlantiques ces derniers jours. Et donc aux menaces de Trump, on doit répondre avec le même niveau d'intensité.
Donc c'est fini la naïveté, la gentillesse ?
Parce qu'encore une fois, c'est pour protéger nos intérêts. Et ce n'est pas uniquement vis-à-vis d'ailleurs des États-Unis. Il y a les États-Unis, il y a la Chine qui parfois est extrêmement agressive sur le plan commercial. Il y a l'Inde et donc c'est face à toutes ces grandes puissances que l'Europe doit être en capacité de se doter des bons outils. L'instrument anti-coercition a été voté, a été rendu possible précisément pour ça. Quand on répond, c'est très différent. Avec des mesures pour protéger les aciéries européennes face aux imports massifs d'acier indien, encore une fois, on se protège. Et c'est la différence entre le protectionnisme et la protection.
C'est ce qu'a porté le Président de la République depuis longtemps et il a longtemps prêché dans le désert.
Vous parliez il y a quelques instants des viticulteurs, Maude Bréjon. On va aller justement dans l'Aude où nous attend Pierre-Olivier Danton, l'envoyé spécial de BFM TV, puisque la dernière menace de Donald Trump, c'est d'imposer des droits de douane de 200% pour toutes les importations françaises de vin et de champagne. Pierre-Olivier, vous êtes avec un des producteurs de ce département. Qu'en dit-il aujourd'hui ?
Oui Marc, c'est vrai que depuis ce matin, on a rencontré beaucoup de viticulteurs dans le département qui ont le sentiment de servir de monnaie d'échange, de variable d'ajustement en quelque sorte dans ce bras de fer entre l'Europe et Washington. Alexandre, vous êtes président des vignerons indépendants d'Occitanie. Vous avez vous-même un vignoble d'une trentaine d'hectares. Vous êtes donc concerné. Vous avez une question à poser à la porte-parole du gouvernement. Je vous donne le micro.
Oui, bonsoir. Plus qu'une question, ça va être une requête, une demande pour le gouvernement. Aujourd'hui, nous avons besoin de réponses fortes de la France et de l'Europe pour répondre à la brutalité de ce qui a été annoncé. Dans le cadre des menaces de l'augmentation de taxes de 200%, nous avons besoin, au-delà de la dénonciation des accords commerciaux avec les États-Unis, d'avoir une réponse économique de taxes à la hauteur de cette brutalité pour montrer qu'on ne peut pas se laisser faire parce que ça sera l'histoire sans fin. Nous avons déjà eu une augmentation de droits de taxes de 25% suite au conflit avec Airbus et Boeing. Nous ne pouvons pas être la variable d'ajustement.
Donc nous avons besoin de cette réponse très rapidement. Il faut que l'on soit en capacité d'arrêter cette problématique.
Merci beaucoup, M. Thé. On entend votre question. On entend l'urgence qu'il y a également. Qu'est-ce que vous pouvez lui dire ? Parce que la hausse des taxes, elle peut arriver dans 10 jours, 200%. C'est une profession qui va se retrouver à la rue.
Mais ces mots, je les fais miens. Et le président de la République les partage de bout en bout. C'est la position qu'il tient. Et depuis le début, face à Donald Trump, alors que certains, parfois, peuvent avoir des positions un peu plus timides, ça n'a jamais été son cas. Il a été le premier à mettre sur la table la nécessité d'utiliser cet instrument anti-coercition qui permet des restrictions d'accès au marché, qui permet des droits de douane supplémentaires. Et c'est précisément parce que cette menace est employée avec un tel niveau d'intensité de la part des États-Unis qu'on se doit de répondre avec le même niveau d'intensité.
Pardon, j'en viens à la question de ce viticulteur. Parce que que quelles que soient les répliques de l'Europe ou de la France sous forme de taxes, pour les viticulteurs français, c'est un marché qui tombe.
Cet instrument anti-coercition permet précisément de répondre lorsqu'il est activé avec une réactivité très importante.
Mais ça n'empêchera pas les viticulteurs français ?
C'est aussi pour ça, mais il dit, j'entendais ce que dit monsieur, il dit en gros, il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds.
Et il dit aussi, on va sans doute avoir besoin d'aide.
C'est ce que j'ai entendu. Donc, on est d'accord sur le constat, on est d'accord sur la réponse qui doit être coordonnée, qui ne doit pas uniquement être une réponse française. Et nous, bien sûr, on sera aux côtés, comme on l'a toujours été, du monde agricole face aux différentes crises. Mais, je le redis, au-delà des inquiétudes, il faut comprendre que le monde est en train de changer et le monde des années 2000 n'est pas celui d'aujourd'hui. Et donc, on doit se comporter en en tirant toutes les conséquences nécessaires.
Maude Bréjon, je rappelle, si vous nous rejoignez en ce moment en direct sur BFM TV, qu'on attend la prise de parole de Donald Trump depuis la Maison-Blanche, après une journée marquée par des échanges de noms d'oiseaux, on va dire ça comme ça, entre le président américain et le chef de l'État français. On attend peut-être des informations également sur les droits de douane qu'il veut imposer aux viticulteurs français, qu'il veut imposer également à tous les pays qui se sont mis en travers de la route sur la question du Groenland. On va ouvrir une parenthèse sur le budget. Maude Bréjon, c'est l'autre actualité du jour en France. C'est fait. Sébastien Lecornu a dégainé l'article 49.3.
Est-ce que ça veut dire que la parole politique, finalement, l'engagement, la promesse, ça n'a pas de sens ?
Ça n'a pas été une décision facile à prendre, parce qu'on est entré dans ces discussions budgétaires de bonne foi. Et ça a marché d'abord pour le projet de loi de finances de la Sécurité sociale. Forcé de constater que personne n'a voulu endosser ce budget, les négociations et les compromis qui ont été faits de par le vote. Et donc, entre son égo et la nécessité absolue pour la France d'avoir un budget, le choix de Sébastien Lecornu a été l'engagement de la responsabilité du gouvernement.
Mais ça veut dire qu'une promesse en politique, ça n'a pas toujours de sens ?
Ça a du sens. Et encore une fois, on a fait les choses de bonne foi. Je crois que les Français ont vu que Sébastien Lecornu, depuis le début, a fait les choses avec sincérité. Il est allé jusqu'à permettre le vote sur la suspension de la réforme des retraites, ce qui a été, pour nous, pour lui, pour l'ensemble des macronistes, extrêmement douloureux. Mais on l'a fait parce qu'on a eu cette démarche, encore une fois, de culture du compromis extrêmement sincère.
Justement, tout à l'heure, je ne sais pas si vous l'avez vu, Jérôme Guetsch, député socialiste, sur ce plateau, disait qu'on a peut-être planté une petite graine dans cette fameuse culture du compromis, qui n'est pas forcément la première des qualités des Français ou du personnel politique français. Est-ce que, on sait, vous l'avez dit, ce budget n'est pas le vôtre, ce budget n'est pas celui du gouvernement. Est-ce que vous remerciez les socialistes pour la qualité des échanges, en dépit de vos divergences politiques, et même si vous n'êtes pas d'accord sur toutes les mesures qui, au final, sont dans le texte ?
Je remercie tous les parlementaires, et spécifiquement tous les députés, qui ont joué le jeu du compromis, des échanges et de la démocratie parlementaire. C'est le cas des socialistes, c'est le cas du Bloc central, c'est le cas des Républicains, c'est le cas des députés du groupe Lyot. Et au fond, on n'a jamais demandé aux socialistes de devenir de droite, ou aux députés de droite de devenir macronistes ou socialistes. On a juste demandé aux parlementaires de bonne volonté de prendre en compte la réalité qui est celle de l'Assemblée nationale, à savoir l'absence totale de majorité, et donc la nécessité de discuter.
Je voudrais en revanche dire une chose, parce que j'ai entendu beaucoup de mensonges circuler concernant ce budget depuis environ 24 heures. Ce budget n'est pas un budget de matraquage fiscal, ni vis-à-vis des ménages, ni vis-à-vis des entreprises. Le taux de prélèvement obligatoire en 2026...
Revient à son niveau de 2019.
...sera inférieur à ce qu'il était en 2019, la dernière année où on a eu un déficit à 3%, et la part de la dépense publique dans le produit intérieur brut sera inférieure à ce que c'était l'année dernière.
Ce qu'on a beaucoup entendu ces dernières heures, c'est le MEDEF, ce sont les grands patrons qui disent « on nous avait vendu l'an dernier une taxe exceptionnelle de 8 milliards d'euros sur les bénéfices des grandes entreprises, ça devait être pour un an, finalement elle est reconduite pour le même montant de 8 milliards ». Patrick Martin, le patron du MEDEF, dit « ça va se payer économiquement ». Une année, ça pouvait aller, deux années, il y aura des conséquences sur l'emploi. Est-ce que vous l'assumez ça ?
J'entends Patrick Martin, je dis une chose simple. Ceux qui disent que les entreprises, dans leur globalité, vont payer ce qu'il y a dans ce budget, c'est faux. Il n'y a pas de hausse du coût du travail et il n'y a par ailleurs pas de hausse d'impôt pour les ménages. Donc les Français ne le paieront pas non plus. Il y a effectivement une contribution qui est demandée à environ 300 entreprises. Ce n'est pas toutes les entreprises françaises. Ce n'est pas toutes les entreprises françaises, c'est 300 entreprises. Et les plus grandes entreprises, on a sorti par rapport à l'année dernière, les ETI, les entreprises de taille intermédiaire. Est-ce qu'on aurait aimé faire différemment ? Oui.
Est-ce qu'on aurait aimé que le déficit soit encore plus bas et ne pas avoir à demander cet effort exceptionnel ? La réponse est oui. Mais on a préservé l'immense majorité des entreprises. Et l'immense majorité des entrepreneurs verront leur fiscalité être totalement stabilisée en 2026 par rapport à ce qu'elle était en 2025.
Il y aura-t-il, en dehors du budget, pourrait-il y avoir un autre 49-3 brandi par le gouvernement dans la session parlementaire ? Ou est-ce que vous dites « on l'a fait une fois, on ne le fera pas pour d'autres textes » ?
Ah non, on n'a aucunement pour objectif d'utiliser le 49-3. Je ne m'attendais pas à cette question.
Ah oui, mais il y a des textes importants qui pourraient arriver, celui sur la fin de vie ou encore d'autres.
Il n'est hors de question d'utiliser le 49-3 sur la fin de vie. Et sur le reste, sur les autres textes ? Sur un sujet qui est aussi sensible, qui touche autant à l'intime et aux convictions des uns des autres, ce serait évidemment incompréhensible et inacceptable. Il n'y aura pas de 49-3 sur d'autres textes. Je rappelle à toute fin utile que depuis 2022, certes il y a eu un nombre important de 49-3 à utiliser sur les textes budgétaires parce qu'il n'y avait pas de majorité absolue, mais aucun 49-3, sauf erreur de ma part, n'a été utilisé sur autre chose qu'un texte budgétaire.
Sébastien Lecornu, encore une fois, et nous avons fait ce choix, parce que le compromis était difficile dans les derniers kilomètres, ou qu'en tout cas aucun groupe parlementaire n'acceptait de passer au vote. Mais il est hors de question, évidemment, de pérenniser l'utilisation du 49-3. Merci.
Merci. Merci.
Maud Bregeon