Réception en l'honneur de l'esport français
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« Ce que vous faites aujourd'hui est un signal très fort et, au nom de tous mes camarades qui sont aujourd'hui avec nous, je tiens à vous remercier. »
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« La France est un grand pays de jeux vidéo. Plus de 73 % des Français jouent. »
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« On a au moins un jeu e-sport français qui cartonne à l'international et, ça, ça mérite effectivement toute votre reconnaissance. »
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« Le Z Event de l'an dernier, c'était au profit d'Action contre la faim. On a levé plus de 10 millions d'euros grâce aux généreux donateurs. »
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« On va se porter candidat et essayer d'obtenir quelques grands événements e-sportifs mondiaux, une major de Counter Strike, une nouvelle compétition internationale de League of Legends. »
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« On a des stades qui existent, on a des salles de cinéma qu'il faut réinventer complètement parce que le modèle est en train de changer. »
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C'est bon, tout le monde m'entend ? OK, merci les gars. On va être obligés de faire vite parce que monsieur le Président a un planning chargé, c'est un président.
Donc on va on va essayer de respecter le timing. On va démarrer, d'abord, par les remerciements du protocole. Monsieur le Président de la République, Madame la ministre de la Culture, je crois qu'elle est là-bas, Madame la ministre des Sports que j'ai rencontrée tout à l'heure, Madame la Députée européenne, chers amis.
Là, normalement, je suis censé lire tout le reste, mais je vais le faire en roue libre. Monsieur le Président, ce que vous faites aujourd'hui est extraordinaire. Ça fait 20 ans, plus de 20 ans que la scène e-sport française cherche la reconnaissance des pouvoirs publics.
Ce que vous faites aujourd'hui est un signal très fort et, au nom de tous mes camarades qui sont aujourd'hui avec nous, je tiens à vous remercier. Comme vous le savez, la France est un grand pays de jeux vidéo. Plus de 73 % des Français jouent.
Mais, au-delà du jeu vidéo, c'est un grand pays d'e-sport. Nous avons des champions, des championnes, des équipes et même des jeux, je crois que Florent est là-bas. On a au moins un jeu e-sport français qui cartonne à l'international et, ça, ça mérite effectivement toute votre reconnaissance.
Merci beaucoup. Je prends mes notes. Je finis en vous disant merci, encore une fois, de mettre à l'honneur l'ensemble de l'écosystème de l'e-sport français.
De manière plus simple, pour que vous voyez et que vous découvriez un peu ce dont on veut parler, je vous propose de regarder une petite vidéo. [ INAUDIBLE ] Incroyable, quelle équipe, quel match ! [ INAUDIBLE ] Je crois que les images illustrent bien le rayonnement de la France à l'international.
Tout ce que vous avez vu là, ce sont des images tournées avec nos meilleurs champions et nos meilleures équipes qui ont fait le tour du monde. Donc je vous demande, encore une fois, d'applaudir ces immenses champions. Il est temps de mettre à l'honneur, maintenant, nos champions qui sont réunis avec nous.
On va commencer par une légende de la scène e-sport française, il va se reconnaître, l'un des artisans de ce qu'on appelle aujourd'hui l'influence en France extraordinairement populaire avec, demain, une belle aventure qu'on va pouvoir vivre à l'Accor Arena avec ses partenaires ZQSD, cette belle production : la Trackmania Cup. Vous le connaissez aussi certainement avec le Z Event, je vous demande d'accueillir Adrien Nougaret, mieux connu sous le nom de ZeratoR. Bonjour, enchanté.
Où est-ce que je vais ? Viens avec moi. Enchanté.
Bonjour à tous, bien sûr. Qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je suis un peu détente, désolé.
Je suis venu entre deux répétitions. Dis-moi. D'abord, je vais te remercier.
Allez, je vous dis ce qui se passe dans les coulisses. Normalement, à cette heure-ci, il devrait être en pleine répétition. C'est vrai.
Il a accepté de prendre quelques minutes pour partager du plaisir avec nous. Non, ça va, on est prêts. On sera prêts, bien sûr.
Première question. La Trackmania Cup cette année, qu'est-ce qui va se passer ? Après deux ans de Covid et d'éditions en ligne, on avait réservé Bercy en 2018 pour faire le spectacle en 2019, 2020 et 2021 on n'a pas pu faire le spectacle, et donc, en 2022, on a réussi à avoir enfin ce spectacle sur lequel on travaille depuis quasiment 4 ans maintenant.
C'est une belle aventure qui s'achève pour nous puisque c'est un peu l'apogée, l'apothéose de notre événement. On est super contents, on travaille avec notre équipe ZQSD. Moi, c'est un événement que j'ai créé, je ne vais pas dire en slip et en chaussettes chez moi, mais c'est un peu ça.
C'était en 2013. C'est la 10ᵉ édition de la Trackmania Cup, j'ai fait la première en 2013 et, un jour, Nicolas Di Martino qui est dans la salle, le président de ZQSD aujourd'hui, donc la société de production qui organise le spectacle, me dit : " Viens, on la fait en salle, ce serait marrant, non ? " Et, moi, je lui dis pourquoi des gens s'intéresseraient à ce spectacle, je ne vois pas pourquoi des gens iraient voir ça dans la salle ?
C'est comme ça qu'on a fait le premier Grand Rex à Paris en 2015, salle comble, et c'était incroyable. Depuis, chaque année, on a essayé de réitérer le spectacle et l'aventure en grandissant un peu. On a fait l'amphithéâtre 3000, on a fait petit à petit.
On a fait l'amphithéâtre 3000 à Lyon, on a fait le Zénith de Toulouse, le Zénith de Strasbourg et, maintenant, l'Accor Arena à Bercy, pour ce joli bouquet final. Rien que ça ! Merci.
Normalement, tu n'as droit qu'à une seule question, mais j'ai envie de t'en poser une deuxième. Une petite piste pour le Z Event cette année ? Qu'est-ce que tu nous prépares ?
Le Z Event est un événement caritatif sur lequel vous avez fait des tweets, Emmanuel Macron, pas à chaque fois, c'est vrai. Le Z Event de l'an dernier, c'était au profit d'Action contre la faim. On a levé plus de 10 millions d'euros grâce aux généreux donateurs et on a pu aller en République centrafricaine voir comment les dons étaient utilisés, avec Brut qui nous a filmés.
Je les remercie beaucoup pour ça. Cette année, c'est un secret de polichinelle, on organise encore un Z Event. Ça devrait être un peu plus tôt dans l'année que d'habitude.
On est en train de travailler dessus, ce sont des événements qui s'organisent longtemps à l'avance. On a déjà booké l'association qu'on ne peut pas révéler, malheureusement. On garde les effets d'annonce, bien sûr, et on va essayer de réitérer puisque, l'an dernier, on avait fait un petit concert de musique.
C'était sympa d'allier la musique aux jeux vidéo. C'est quelque chose qui se fait beaucoup, donc on avait voulu le faire. Cette année, il y aura aussi un concert.
Encore une fois, comme les spectacles qu'on organise un peu au cours de l'année, on essaye de mettre un pied de plus sur l'escalier chaque année. On a essayé de le faire cette année, mais vous en saurez plus très bientôt, promis. Je ne peux pas en parler tout de suite, je suis désolé mais il faut garder les effets d'annonce.
On est là pour créer de l'émotion et les gens ont beaucoup d'émotion quand ils reçoivent les annonces donc on essaie de garder ça. Merci beaucoup. Il y aura des cactus partout.
Ça, ce sera effectivement des petites surprises dans tous les sens. Merci Adrien, je ne te retiens pas plus longtemps. Merci à toi.
Merci à lui. Maintenant, Monsieur le Président je vais vous demander de vous rapprocher, on va laisser la place à nos amis qui vont venir envahir la scène. D'abord, une figure bien connue de tout notre écosystème, c'est " Questions pour un champion ", qui fait rayonner l'e-sport français et en particulier la très populaire LFL, j'appelle sur scène Laure Valée.
Une équipe exceptionnelle, je m'arrête là, vous avez deviné, la Karmine Corp, une équipe si populaire dans notre pays, encouragée par des milliers de fans avec le Blue Wall, j'appelle sur scène Kameto et Prime. Et, maintenant, une figure historique et incontournable de l'e-sport mondial, je dis bien mondial, et surtout une équipe qui fait partie aujourd'hui des plus gros piliers de la scène française, j'appelle Fabien Devide, mon ami Néo, pour la Team Vitality. Un autre monument de la scène française, qui a écrit l'une des plus belles pages de l'histoire de l'e-sport français, même deux pages, si ce n'est la plus belle, j'appelle sur scène Sébastien, alias Ceb.
Et enfin un champion, mais ce n'est que le début, je pense que dans quelques années ce sera une légende. Il est le premier Européen à avoir remporté un tournoi majeur américain de Super Smash Bros, plaçant l'e-sport français au sommet, j'appelle William, alias Glutonny, sur scène. Déjà, à vous 6, je pense que vous représentez bien l'esprit de l'e-sport français.
Vous avez droit chacun à une question. Laure, d'abord. Laure, toi qui animes les plus grandes compétitions internationales et qui récoltes les témoignages des meilleurs joueurs, et qui rencontres à chaque événement les fans du monde entier lors de tes déplacements, quelle est, selon toi, l'image de l'e-sport français au niveau international ?
Déjà, ce qui est rassurant, c'est que pour une fois, vu qu'on est entourés de personnes qui font vivre l'e-sport français, on ne pourra pas dire que je suis biaisée puisque tout le monde va être d'accord avec moi ici, j'imagine. L'e-sport français rayonne depuis plus d'une décennie, maintenant. Des joueurs et des joueuses qu'on envoie, qui sont aussi présents aujourd'hui, qui rayonnent à l'international et qui gagnent les meilleures compétitions.
On a deux champions qui sont sur scène, et les autres qui sont assis avec nous. Des joueurs en devenir, aussi, qui jouent au plus haut niveau et qui sont suivis par une communauté qui est, je pense, la communauté la plus intense qu'on puisse trouver dans l'e-sport. C'est quelque chose que j'entends souvent dès que je voyage à l'international.
Dès que je travaille avec d'autres groupes de production qui viennent d'autres pays, ce qui ressort généralement c'est que l'engouement français et ce que le public et la communauté française arrivent à apporter est magique et unique par rapport à tout ce qu'on peut trouver dans le monde. Ça se transmet par des choses qu'on a pu voir, comme la Karmine, comme Vitality, comme les joueurs qu'on a ici avec nous aujourd'hui, et par les nombreux événements aussi qu'on a pu accueillir en France. J'espère d'ailleurs qu'on pourra en avoir plus dans les années qui viennent, avec la crise sanitaire qui termine.
Il y a un flair français qui est différent des autres pays, qui passe par la passion que peuvent avoir les commentateurs lors des diffusions e-sport, encore une fois les joueurs et tous les fans qui nous suivent. Je pense qu'on est un des pays les plus forts en e-sport au monde, malgré le fait qu'on ne soit peut-être pas le plus gros. Merci, Laure.
Kamel, Prime, vous avez réussi, en quelques mois, j'allais dire en quelques années mais en quelques mois, à bâtir une équipe de renommée mondiale, avec une renommée incroyable, la Karmine Corp. Vous venez de remporter, pour la troisième fois consécutive, les EU Masters, bravo, League of Legends pour ceux qui ne connaissent pas. Vous avez été sacrés champions d'Europe et du monde sur TFT, un jeu e-sport.
Vous comptez des fans, partout en France et en Europe. Quel regard portez-vous sur l'e-sport français et, surtout, quelle est votre vision pour le futur de l'e-sport ? Ce ne sera pas du tout comme Laure, déjà.
Bonjour à tous. Bonjour Emmanuel, Monsieur le Président Macron. Innovation, persévérance, toujours continuer tout ce qu'on a fait.
Je pense que la France est le meilleur des pays pour innover et continuer à pousser ce qu'on est en train de faire. Il faut juste, Monsieur le Président, que vous nous aidiez. Que l'e-sport passe un autre step, que ce soit encadré et qu'on puisse faire des vrais contrats pour les joueurs, quelque chose qui se rapproche vraiment de ce qu'on voit dans le sportif.
C'est de l'e-sport, il y a sport dedans. Nous, on envisage la Karmine comme un vrai club, une vraie institution qui va aller beaucoup plus loin que l'e-sport. On vient de là donc on a les pré-requis pour faire ça, mais on voudrait aller beaucoup plus haut et beaucoup plus loin, tous ensemble.
Merci à tous. Un petit mot quand même pour l'avenir, parce que tu parlais de l'avenir. Dans l'e-sport, je vois des stades, je vois des supporters parce qu'à chaque fois on fait des événements mais c'est fixe.
On n'a pas encore d'arénas et de stades, en tout cas en Europe et en France. Dans le futur, si vous voulez nous aider, Monsieur Macron, un petit stade, pourquoi pas ? Je crois qu'il n'a pas fini de l'entendre.
Merci Kamel, merci. Fabien, depuis 2013 je crois, avec Nicolas vous avez mis l'e-sport français au top niveau mondial, en remportant les plus grands titres sur la scène e-sportive comme Rocket League, C S GO, League of Legends et FIFA. Qu'est-ce qui fait l'ADN de Vitality ?
C'est une question vaste et je suis bavard. Je pense qu'il y a trois mots qui pourraient peut-être caractériser Vitality, c'est talents avec un S parce que je pense que c'est notre responsabilité en tant que leaders français et équipe historique, de célébrer et continuer finalement à encadrer et faire grandir les talents nationaux et internationaux. Vous savez, depuis près de 10 ans, je pense qu'on a eu la plupart des plus grands coachs, des plus grands joueurs et des dirigeants français qui sont passés par chez nous, donc je pense que c'est quelque chose dont on peut être fiers.
Je pense forcément qu'il y a de l'ambition. C'est ce qui ne nous a jamais quittés, dès le premier jour quand on s'est créé en 2013. On a toujours voulu être une équipe française qui ait un rayonnement et qui brille à l'international.
Je pense qu'il faut continuer, qu'on collabore et qu'on continue de structurer cet écosystème pour qu'il arrive à cette maturité. Aujourd'hui, c'est une belle reconnaissance, et encore merci beaucoup pour cette opportunité. Le dernier, je pense que forcément c'est le dénominateur commun à tous, c'est la passion.
Je pense qu'on a tous une passion pour le jeu, pour les joueurs et pour nos supporters. Je pense que c'est ce qui nous unit tous et toutes aujourd'hui. Merci.
Ceb, moi je suis un de tes fans inconditionnel et pourtant je ne joue pas à Dota 2. Alors ta carrière est juste extraordinaire, l'un des Français les plus plus titrés au niveau mondial avec ce doublé inégalé au TI, oui, pardon, je vous avais dit que je ne jouais pas à Dota 2, en 2018 et 2019. Personne d'autre ne l'a jamais fait avant ou après toi.
Raconte-nous comment tu as fait pour gravir les échelons jusqu'à devenir le number one. Déjà, je voudrais vous remercier, Monsieur le Président, pour cette reconnaissance et la tenue de cet événement et tous ceux qui ont pu y participer, c'est un immense honneur que d'être ici aujourd'hui. Je vais vous éviter la liste exhaustive des temps forts de ma carrière, j'aurais peur de vous ennuyer, mais peut-être plutôt parler de ce qui m'a permis d'atteindre ce niveau-là.
C'est beaucoup de travail, beaucoup d'efforts, beaucoup de discipline, et je sais qu'il y a beaucoup de jeunes qui aspirent aussi à suivre ce parcours-là et je les y encourage. C'est semé d'embûches, évidemment, comme quand on essaie d'atteindre le haut niveau dans n'importe quelle discipline, mais ça vaut vraiment le coup. Moi, j'évolue sur un jeu qui est très connu à l'international, mais malheureusement j'ai été le seul Français à ce niveau-là depuis plus d'une dizaine d'années maintenant, et c'est vrai que quand j'ai commencé, il y avait quand même assez peu d'attention qui a été portée à l'e-sport.
Ça ne m'a pas empêché de percer et je pense que c'est la meilleure preuve que vraiment la scène e-sport française a beaucoup à offrir. Elle est de grande qualité, il y a vraiment un vivier de talents considérables. Et du coup, toutes les opportunités ou les événements comme aujourd'hui, qui visent vraiment à promouvoir ou à soutenir l'e-sport, je ne peux que m'en réjouir vraiment parce qu'il y a beaucoup à offrir, il y a beaucoup à faire, et ce n'est que comme ça que je pense que la France prendra la place qu'elle peut vraiment avoir, c'est-à-dire la référence en matière d'e-sport.
Moi, j'y vois beaucoup, beaucoup de potentiel, beaucoup de vertus, ça participe à son rayonnement, alors je dis pourquoi pas ? Merci Ceb. Merci.
Alors, Monsieur le Président, je crois qu'il a demandé si on pouvait revenir l'année prochaine, ou sinon à la Paris Games Week aussi, on peut le faire, mais super. William, ou plutôt Glutonny puisque tout le monde le connaît sous le nom de Glutonny, tu viens tout récemment de signer la plus fracassante des performances de la scène française des jeux de combat en t'imposant au Pound, le Pound, c'est une compétition de jeux vidéo, sur le sol américain et face au meilleur joueur du monde. Je crois que c'était la première fois qu'un Européen gagnait sur cette compétition de mémoire.
Alors sur le jeu Super Smash Bros, oui. Super Smash Bros, c'est ça. Quel impact penses-tu que ta victoire aura sur la communauté e-sport française ?
Je pense que ça va avoir un certain impact puisque si je suis là aujourd'hui, par exemple, c'est en partie grâce à ça, et je pense que ça va permettre aux gens de se rendre compte qu'en France, on a vraiment des gens qui performent, que ce soit en France, en Europe ou même dans le monde. On n'avait pas forcément l'habitude dans tous les jeux d'avoir des gens forts, là, petit à petit, on en a. Par exemple, sur les autres jeux, les autres opus de Smash, c'était plus compliqué, ce n'était pas assez développé comparé aux autres pays.
Par exemple, aux États-Unis, ils étaient déjà en mode professionnel depuis un certain temps. Nous, on était là en train de jouer dans des caves, limite, à notre jeu préféré, eux, ils étaient déjà en mode pro et ils gagnaient leur vie avec ça, nous, c'était beaucoup plus compliqué, mais maintenant, ça se développe de plus en plus. On a des équipes comme Solary, comme Vitality, et tous ceux qui sont ici, et Karmine Corp, qui nous permettent de faire ça, nous, en tant que joueurs, alors qu'avant ce n'était pas du tout possible pour aller dans des compétitions comme ça.
En fait, ça coûte trop cher pour nous par rapport à ce qu'il y a à gagner, donc forcément maintenant tout est possible et je le montre par mes performances, il y en a d'autres aussi qui le montrent aussi. Donc j'espère qu'il y en a beaucoup qui vont essayer de s'inspirer de ce qu'on fait pour nous pousser encore plus loin. Merci à toi.
Alors je vais maintenant passer la parole, restez avec nous, je vais passer la parole à Monsieur le Président, c'est votre tour. Merci beaucoup, vous l'avez très bien fait. Merci, c'est la première fois.
Non, je ne vais pas vous faire de long discours, je voulais vous remercier d'être là, tous et toutes, vous féliciter pour les performances, tout ce que vous avez fait, Zerator aussi, et vous dire simplement quelques mots très simples. Le premier, si vous êtes là, c'est qu'on a souhaité justement, en effet, avoir ce geste de reconnaissance et de se dire dans notre pays, où on reçoit les médaillés olympiques et paralympiques après les Jeux, où on reçoit ici les grands sportifs après des compétitions, à l'occasion, en effet, du retour, comme vous l'avez très bien dit, des grands événements et des grands rassemblements, de pouvoir ici célébrer l'e-sport français et international, mais vos disciplines et nos champions, c'est aussi une manière de vous reconnaître pleinement. Et donc, aujourd'hui commence une nouvelle ère, c'est celle où on va essayer ensemble de ne pas simplement vous reconnaître, mais j'ai été interpellé, j'ai entendu, vous aider à structurer, à avancer et à continuer à progresser à l'occasion, justement, de l'organisation de la Trackmania Cup, et donc je vous souhaite le meilleur pour demain, et merci Zerator d'avoir diverti ces répétitions et ces entraînements pour être là aujourd'hui.
Moi, ce que je voulais vous dire et c'est pour ça aussi que la ministre des Sports est là, à nos côtés, j'y reviendrai après sur l'aspect culture et c'est très important, je le disais, on le fait pour toutes les grandes compétitions sportives. Et donc maintenant, compte tenu de tout ce que vous avez, je trouve, su faire, de ce que vous arrivez à faire rayonner du modèle, notre volonté, c'est justement de pouvoir passer avec vous une nouvelle étape. La reconnaissance et l'accompagnement.
Donc oui, on va organiser des grands événements. Alors on a, en plus, un objectif, c'est pour ça que le faire en début de mandat, à mes yeux, a beaucoup de sens, et je veux, par parenthèse, remercier Cédric O qui est parmi nous aujourd'hui et qui, lui, a décidé de raccrocher les gants, qui sait, ça va peut-être faire comme Ceb, c'est-à-dire il raccroche les gants et puis ils reviennent de leur retraite trop jeune, mais en tout cas, il a beaucoup accompagné le secteur quand il était ministre en charge, justement, du Minitel et des Télécommunications. Donc, il a beaucoup accompagné l'e-sport, mais ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui, je veux qu'on passe vraiment une nouvelle étape et qu'on arrive à structurer l'écosystème.
Vous l'avez dit, chacun justement avec vos mots, on a le rendez-vous Paris 2024. Et donc, les JO 2024, les Jeux olympiques et paralympiques doivent être une occasion de nous donner des objectifs très importants et d'utiliser cet événement pour, justement, avoir un élément de mobilisation pour l'e-sport français et international et, comme on l'a fait avec d'autres compétitions comme le Vendée Globe, réussir à avoir, si je puis dire, des compétitions miroir, donc on va travailler ensemble sur ça. Ensuite, j'ai pris quelques engagements, donc on va se porter candidat et essayer d'obtenir quelques grands événements e-sportifs mondiaux, une major de Counter Strike, une nouvelle compétition internationale de League of Legends.
Si j'ai bien compris, malgré tout, on en avait déjà eu pas mal, donc ce sera un peu plus dur, mais il y a The International de Dota 2 où là on a quand même pas mal de chance, si on sait se positionner et se battre, donc ça, on va essayer de l'obtenir. Donc l'objectif, c'est qu'on arrive entre aujourd'hui et 2024, à se battre pour avoir ces grands événements internationaux et les tenir dans notre pays et réussir la mobilisation sur laquelle vous allez, dès demain, repartir et montrer la puissance d'attraction à la fois sur site et toutes celles et ceux qui vous suivent. La deuxième chose, vous avez dit : " on veut des salles, on veut des stades, etc. ", banco !
Mais il y a des tas de synergies à avoir avec le sport et avec la culture. On a des stades qui existent, on a des salles de cinéma qu'il faut réinventer complètement parce que le modèle est en train de changer, les usages changent et donc il faut pas rester tous bloqués en disant : " on va toujours aller voir ", ce n'est pas à vos générations que je vais dire qu'on ne regarde plus le cinéma, les séries de la même façon qu'il y a même cinq ans avant covid. On a des infrastructures qui existent, qu'il faut complètement réinventer avec l'e-sport.
Je pense que, nous, on va bosser avec vous pour se donner des perspectives communes et, justement, vous accompagner, vous aider à multiplier les événements et en plus, je vous félicite parce que sur beaucoup de ces événements, vous avez à chaque fois su mêler le sport, le culturel, le caritatif, ce qui, je pense, est un formidable esprit. Troisième sujet, c'est ce que fait Team Vitality, ce que font beaucoup d'autres, Karmine aussi, c'est progressivement structurer et donc aider le tissu associatif à se structurer, accompagner les jeunes, accompagner les plus jeunes aussi pour qu'il y ait une discipline, pour réussir à faire de ce sport un sport ou il y a plus de prévention, où on se prépare comme, justement, des athlètes olympiques et paralympiques, pour le meilleur ou on accompagne le sport-étude, où on construit son avenir dans la durée et où, en même temps, ensuite, on construit des vraies carrières, puis des reconversions. Et donc ça, ça suppose, et je pense que là, vous avez beaucoup à apporter en termes d'innovation et aussi beaucoup à apprendre des autres fédérations sportives et autres, et vous avez commencé à le faire, il y a tout un travail pour accompagner les femmes et les hommes qui, dans l'e-sport, ont envie de continuer à faire.
C'est être reconnu, c'est pouvoir préparer une carrière, être accompagné dans sa carrière, parfois, être accompagné dans sa reconversion, et puis pouvoir revenir comme vous l'avez fait ou aller gagner des grandes compétitions à l'international. Et donc, enfin, je voudrais qu'on puisse, à travers cette mobilisation, pouvoir vraiment vous aider à structurer, c'est-à-dire les clubs, les entraîneurs, les staffs, les organisateurs de compétitions, les streamers, les diffuseurs, les start-ups, les sponsors, les éditeurs de jeux vidéo, comme vous l'avez très bien dit au début, et on a un écosystème français qui, je pense, est une vraie chance. Et donc pourquoi je voulais vous recevoir aujourd'hui en cette veille de grand événement ?
C'est pour vous dire d'abord reconnaissance de la nation, mais chiche, allons-y ! Parce que je pense qu'on peut vous aider à faire beaucoup mieux, à avoir, au fond, des femmes et des hommes encore plus heureux de vivre leur passion et de la vivre dans la durée, et je pense, en plus, qu'on peut créer beaucoup de choses. On peut créer des contenus nouveaux et on peut créer énormément de valeur pour le pays et pour vous toutes et tous si on sait collectivement l'organiser, le porter et être une très grande nation de l'e-sport.
Et moi, j'ai envie de ça pour nous tous et toutes, et donc c'est l'engagement que je veux prendre auprès de vous et avec vous aujourd'hui. Et donc avec France Esport, avec tout le travail que vous avez fait, et je vous en félicite, pendant vraiment toutes ces années parce que vous ne devez rien à l'État, vous avez vraiment fait, c'est le fruit d'engagements, de passion, d'entrepreneuriat, de talent, maintenant, on vous aide à donner ce coup d'accélérateur. Le dernier mot que j'aurais, il est pour le lien avec la culture.
C'est que, vous avez fait le lien dès le début entre l'e-sport et les jeux vidéo, on est aussi un très grand pays de jeux vidéo, ce n'est pas à Xavier que je dirais ça et à d'autres ici, et donc je veux qu'on puisse continuer à développer aussi, comme vous le faites, et aider les éditeurs, continuer à créer, mais aussi essayer ensemble de tirer toutes les synergies qu'il y a entre l'e-sport, les jeux vidéo, la création de metaverses et de nouveaux contenus parce que toutes les compétences qu'il y a dans vos disciplines sont celles dont on a besoin pour pouvoir exceller dans la création de ces nouveaux univers de demain. Et donc là où on peut, justement, décider d'investir, de mettre parfois de l'argent public, d'accélérer les choses, c'est aussi à la convergence de ces mondes. On a des écoles qui forment en France et qui sont très fortes, évidemment, les Gobelins à Paris, mais on a des écoles, je pense à l'école de Valenciennes, il y en a maintenant à travers tout le territoire, Montpellier s'est aussi beaucoup investie, on a un écosystème justement de création et de formation dans notre pays du jeu vidéo, des gamers, etc.
On a des entreprises qui sont là, qui sont des fleurons, d'Ubisoft à Quantic Dream, Voodoo, Gameloft, etc., et donc je veux qu'on puisse vraiment continuer à accompagner justement ces grands éditeurs, accompagner aussi les grands éditeurs internationaux qui sont en France et ont commencé à se développer, et surtout réussir les grandes transformations technologiques et créatives en lien avec l'e-sport et le jeu vidéo. Je pense que c'est pour notre pays une immense chance et un formidable levier pour créer parce que les techniques qui sont utilisées, les effets qui sont utilisés par certains des éditeurs, les usages que vous inventez, les technologies et les compétences qu'on forme dans tous ces secteurs, ce sont exactement tout ce dont on a besoin dans ce qui va être les nouvelles manières de créer et les nouvelles créations et ce qui va être au cœur des industries culturelles et créatives françaises, européennes et internationales.
Et je crois beaucoup à ces nouveaux secteurs de création qui sont à la fois des lieux où on va, là aussi, exercer des passions, des gens vont s'engager, qui sont des lieux de création, d'invention, mais qui vont être aussi des secteurs où on va énormément créer de valeur et pouvoir créer des emplois et surtout développer, pardon de cet anglicisme, un soft power à la française parce qu'à chaque fois qu'on aura des Français et des Français qui créeront des univers, qui créeront des nouveaux acteurs, qui nous aideront à développer ce grand metaverse que je veux européen, et peut-être même plusieurs, qui vont nous aider à inventer, justement, ces mondes nouveaux en quelque sorte, ce sera un peu de la France qu'on arrivera à faire rayonner et surtout de l'imaginaire français qu'on arrivera à diffuser à travers tous les continents. Et je pense, vous en êtes la démonstration vivante, il n'y a aucune fatalité, comme vous l'avez fait, on peut battre les Américains, y compris sur leur sol et dans leur discipline. Sur ce sujet-là, je pense que si on s'organise mieux, qu'on arrive à créer un peu les convergences, les points de rencontre entre des univers qui, jusqu'alors, ne se parlaient pas suffisamment parce qu'il y avait des sujets de reconnaissance ou parfois d'écarts qui s'étaient créés, on peut faire des choses formidables.
Voilà, je voudrais aussi qu'au-delà de tout ce qu'on va faire pour les événements pour vous aider à structurer l'e-sport français, européen à l'international, qu'on ait aussi cette synergie entre l'e-sport, les jeux vidéo, les gamers, la création et les industries culturelles et créatives pour réussir à faire beaucoup mieux. Voilà, je ne vais pas être plus long, je vous ai promis de ne pas en faire des tonnes, mais je voulais vous remercier d'être là aujourd'hui, vous souhaiter un super événement et une très bonne compétition demain, soyez bons, et vous dire que, en effet, c'est le début d'une série. Donc, je compte sur vous pour qu'on ait régulièrement ces rendez-vous, et maintenant, on va se doter d'une ambition collective pour pouvoir avancer, aller plus loin, plus fort, parce que ce que vous avez fait durant toutes ces années en vous battant, vous l'avez très bien dit, en faisant des sacrifices, en décidant comme des sportifs et des sportifs de haut niveau de vous investir, je veux qu'on puisse le faire à l'échelle de la nation et vous aider à rayonner, donc merci infiniment à toutes et tous.
Merci à vous. Merci à vous, Monsieur le Président. Adrien, je vais te demander de nous rejoindre parce qu'on ne va pas partir, c'est la fin, oui, c'est la fin, je suis désolé, on va partir sans faire, vous savez, le fameux selfie.
Donc je vais vous demander de vous rapprocher de la scène, rapprochez-vous, si vous voulez rentrer dans le cadre, après, vous n'êtes pas obligés. Moi aussi, j'ai la mienne. S'il vous plaît, est-ce que vous pouvez vous réinstaller parce que Monsieur le Président nous fait une petite surprise !
Est-ce que vous pouvez vous réinstaller s'il vous plaît ? Voilà. Merci de regagner vos places.
Là-bas. Après, attends, après. On y va ! [ rires ] On y va !
Alors on a une petite surprise, Adrien, j'espère que tu es encore avec nous. Viens, viens, viens, Adrien ! Oui !
Emmanuel Macron