Question au Gouvernement de Katiana Levavasseur (09/06/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10DéputéChiffre
« en 2025, selon le collectif Les morts de la rue, au moins 929 personnes sont sans domicile sont mortes dans notre pays. »
- 0:30DéputéChiffre
« Celui de 2025 est déjà supérieur à celui de 2024. »
- 1:00DéputéFait
« Emmanuel Macron affirmé qu'il ne voulait plus voir de femmes et d'hommes dormir dans les rues. »
- 1:30DéputéChiffre
« 203000 places d'hébergement d'urgence financé par l'État »
- 1:50DéputéChiffre
« 350000 personnes sans domicile dans notre pays »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le ministre, en 2025, selon le collectif Les morts de la rue, au moins 929 personnes sont sans domicile sont mortes dans notre pays. Près de 1000 morts dans les rues, dans dans une voiture, dans un abri de fortune, parfois dans l'indifférence la plus totale. Ce ne sont pas seulement des chiffres, ce sont des vies brisées.
Ce sont nos concitoyens, des hommes, des femmes qui ont fini par mourir de pays qui dépense toujours plus mais qui semble de moins en moins capable de protéger les siens. C'est un drame national. En ce drame dit quelque chose de l'état de notre pays, l'échec d'un état qui laisse très souvent les associations seules en première ligne, l'épuisement des travailleurs sociaux, l'impuissance du 115 saturé et la solitude des maires confrontés à des situations humaines dramatiques sont toujours disposés pardon disposé de moyens nécessaires.
Le plus insupportable, c'est que parmi ces murs figurent aussi des enfants, des enfants de moins de 4 ans, des adolescents. Comment accepter cela ? Depuis des années, le gouvernement annonce des plans, des crédits, des dispositifs.
Pourtant, le nombre de morts continue d'augmenter. Celui de 2025 est déjà supérieur à celui de 2024. En 2017, Emmanuel Macron affirmé qu'il ne voulait plus voir de femmes et d'hommes dormir dans les rues. 9 ans plus tard, cette promesse raisonne comme le symbole d'une parole présidentielle déconnectée du réel. de grandes déclarations, des effets d'annonce et au bout du compte des Français qui murent toujours dehors.
Vous nous opposerez peut-être les 203000 places d'hébergement d'urgence financé par l'État, mais entre la saturation du 115, la pression migratoire sur les dispositifs d'accueil et les 350000 personnes sans domicile dans notre pays, le compte n'y est pas. Aujourd'hui, la rue continue de tuer. Elle tue par le froid, la chaleur, la maladie, la violence, l'isolement, mais aussi par l'abandon.
Monsieur le ministre, cette situation appelle autre chose que des éléments de langage. Le gouvernement attend-il enfin de faire de la protection de nos compatriotes sans abri une véritable priorité nationale ? Quelle mesure compte-ils prendre pour soutenir les acteurs du terrain, garantir la mise à l'abri de plus des plus vulnérables et permettre à fin une sortie durable de la rue.
Merci. Député. la parol.
Katiana Levavasseur