Jean-Philippe Tanguy : "Les Républicains n’ont plus de ligne, plus rien à dire !" (France info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:10OuverteRéponse directe
Vous, Jean-Philippe Tanguy, quelle est votre réaction ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Vous partagez cet appel à la retenue ? Si vous étiez au pouvoir aujourd'hui, vous partageriez cet appel à la retenue ?
- 2:48RelanceRéponse directe
Vous partagez cet appel à la retenue ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Vous trouvez que c'est une clarification nécessaire, ou vous vous dites simplement, on est à côté de la plaque à chaque fois ?
- 4:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'il faut quand même rapprochement États-Unis, Europe, pour essayer de négocier, après les frappes, une initiative diplomatique ?
- 6:43FerméeRéponse partielle
Est-ce que le RN ira ? Et qui ira ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« Notre objectif était de détruire la capacité d'enrichissement nucléaire de l'Iran et de mettre un terme à la menace nucléaire posée par le premier État soutenant le terrorisme dans le monde. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Ce soir, je peux annoncer au monde que les frappes ont été un succès militaire spectaculaire. Les installations essentielles d'enrichissement nucléaire de l'Iran ont été intégralement et totalement détruites. »
- 2:17InvitéFait
« parce que moi je pense que ça a plus de 20 ans cet effort des Européens, malheureusement ça n'a pas porté ses fruits »
- 2:39InvitéFait
« pourquoi on n'a pas réussi depuis maintenant 6 ans. »
- 7:18InvitéChiffre
« C'est aussi la moins chère avec 30 euros le mégawatt-heure. »
- 7:23InvitéChiffre
« Le solaire, c'est plus de 100 euros. L'éolien, avec tous les coûts, c'est plus de 80 euros. Le nucléaire, c'est entre 50 et 60 euros. »
- 8:24PrésentateurChiffre
« Ça représente à peu près la filière, c'est 80 000 emplois. »
- 9:02InvitéChiffre
« Nous avons versé l'année dernière pour toute l'Union Européenne 21 milliards d'euros à la Chine pour importer des panneaux produits dans des camps de travail dans le Xinjiang »
- 18:03InvitéPromesse
« Nous on l'a renvoyé à la présidentielle on proposera aux Français toujours la retraite qui reviendra à 62 ans »
- 19:10InvitéFait
« Quand je vois à quel point les jeunes la fin des études moyennes c'est 22 ans le premier emploi stable c'est 25-26 ans ce n'est pas normal »
- 24:43InvitéFait
« M. Bérou nous a annoncé 7% de hausse de la masse salariale de l'État dans une année soi-disant de rigueur »
- 26:20InvitéChiffre
« avoir plus de liberté budgétaire quand la dette est à 1400 milliards d'euros »
- 26:33InvitéFait
« la monnaie unique elle n'est toujours pas fonctionnelle »
- 26:40InvitéFait
« l'euro c'est un clou dans la main des Allemands »
- 28:23PrésentateurFait
« elle y défend entre autres la théorie du grand remplacement ou le maréchal Pétain »
- 30:47InvitéFait
« c'est la dernière fièvre purge avant que la maladie soit guérie »
- 30:53InvitéFait
« Vous êtes le parti qui dit préférence nationale »
- 35:56InvitéFait
« Raymond Barre l'attentat rue des Rosiers et des innocents qui sont morts »
- 37:25InvitéFait
« j'ai laissé vivre un amendement LR qui était copié d'un amendement RN pour les choper »
- 38:20InvitéFait
« on voit mal comment ça tiendrait sans majorité, vous l'avez dit vous-même, sans budget »
Temps de parole
- Invité64 %
- Présentateur13 %
- Invité 210 %
- Invité 38 %
- Locuteur 22 %
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Elodie Forêt. Et merci beaucoup d'être avec nous. Bonjour Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour, nous précisons Elodie Forêt. Oui exactement, ils se sont trompés. Et Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Elodie, bonjour à tous. Bonjour Madame. On va déroger un peu au principe de l'émission aujourd'hui, au vu de l'actualité. Pour commencer, je voudrais vous faire écouter le son de la nuit. Le président américain Donald Trump, entouré du vice-président Vence et du secrétaire d'État Marco Rubio. Il s'exprime sur les attaques menées par les États-Unis contre l'Iran.
Notre objectif était de détruire la capacité d'enrichissement nucléaire de l'Iran et de mettre un terme à la menace nucléaire posée par le premier État soutenant le terrorisme dans le monde. Ce soir, je peux annoncer au monde que les frappes ont été un succès militaire spectaculaire. Les installations essentielles d'enrichissement nucléaire de l'Iran ont été intégralement et totalement détruites.
Et le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barraud, vient de réagir. Il dit deux choses importantes. Un, que la France n'a ni participé à ces frappes ni à leur planification. Il exhorte les partis à la retenue. Vous, Jean-Philippe Tanguy, quelle est votre réaction ?
Écoutez, c'est compliqué parce que si on essaie d'être sincère, il faut bien dire que la destruction dans une opération militaire très impressionnante et, d'après les informations qu'on a pour le moment, très efficace, doit être saluée puisqu'on ne pouvait pas se permettre, et en fait c'est un peu ce qu'a dit le chancelier allemand, M. Mertz, que le régime islamiste, cette théocratie épouvantable, est la bombe nucléaire comme a pu l'avoir malheureusement le régime de Corée du Nord. Donc si cette opération se limite à cette destruction de sites et n'est pas le préambule à une guerre plus grave et surtout plus durable, ça peut s'arrêter là.
On souhaite que ça reste là et la position française devrait maintenant trouver une solution diplomatique pour définitivement arrêter ce programme et si possible arrêter ce régime d'ailleurs. Vous avez approuvé ce qui s'est passé vendredi, c'est-à-dire l'Europe qui essaye d'amorcer des négociations sur le cas à Genève. Vous êtes pour cette poursuite-là ?
Nous on a toujours soutenu l'effort diplomatique des pays européens, qui est très ancien quand même, parce que moi je pense que ça a plus de 20 ans cet effort des Européens, malheureusement ça n'a pas porté ses fruits, d'ailleurs il faut aussi s'interroger, à partir du moment où les Etats-Unis malheureusement avaient quitté le premier accord, pourquoi est-ce que les pays de l'Union Européenne, donc quand même, et je ne sais plus s'il y avait le Royaume-Uni dedans, mais en tout cas il y a la France, membre du Conseil de sécurité, qui avait intérêt avec la Chine à poursuivre cet effort de diplomatie, pourquoi on n'a pas réussi depuis maintenant 6 ans.
Donc c'est quand même un problème que les diplomaties, dès qu'il n'y a pas les Etats-Unis, qu'on ne puisse pas aboutir à un accord de paix, quel qu'il soit. Un accord de paix, pardon, un accord de désarmement.
Vous partagez cet appel à la retenue ? Si vous étiez au pouvoir aujourd'hui, vous partageriez cet appel à la retenue ?
Bien sûr, personne n'a intérêt, y compris le peuple iranien, à une véritable guerre d'ampleur, encore pire, une guerre sur le terrain. Et si le programme nucléaire iranien, par cette intervention, est profondément stoppé, voire définitivement arrêté, il faut en prendre acte, et il faut tout de suite enchaîner sur quelque chose. J'ai écouté attentivement ce qu'a dit le président Trump. lui-même a bien insisté, visiblement, sur le fait que cette opération devait être ponctuelle, très impressionnante, mais ponctuelle, et qu'elle devait donner lieu, non pas à la poursuite des hostilités, mais à un désarmement définitif du régime iranien. On verra. Après, M.
Trump avait dit qu'il lui fallait 15 jours pour intervenir. Il lui a fallu un ou 12 jours, finalement. C'est peut-être un petit coeur de... Oui, mais c'est de, comment dire, sans mauvais jeu de mots, c'est de bonne guerre, mais maintenant, il faut en tenir les conséquences. Alors, quand Jean-Noël Barreau précise que la France n'a, ni participé à ces frappes, ni à leur planification, qu'en gros, on est hors de tout cela, vous trouvez que c'est une clarification nécessaire, ou vous vous dites simplement, on est à côté de la plaque à chaque fois, on est déjà mis au courant ? Il y a deux choses différentes.
Qu'on ne soit pas associé à l'opération militaire elle-même, c'est normal, puisque la France n'a pas à intervenir ici, ou en tout cas ne le souhaitait pas. Je ne pense pas que le peuple français aurait voulu qu'on intervienne sans débat. Vous êtes d'accord avec ça ? Les États-Unis, après, il faut être si honnête, n'ont pas besoin de nous, parce que c'est aussi quand même la grande leçon.
Il l'en dit clairement, d'ailleurs.
Voilà, la grande leçon comme de cette opération, moi vous savez que je ne suis pas atlantiste loin de là, j'ai parfois des positions même très dures avec les États-Unis et leur politique internationale. Enfin, le décalage, le fossé entre les capacités militaires des États-Unis à elles toutes seules, et des pays européens même unis de l'autre côté, est quand même très impressionnant, mais aussi assez inquiétant, parce que ça veut dire qu'il n'y a que les États-Unis qui sont capables de mener un certain nombre d'opérations.
Mais en l'état actuel, est-ce que vous pensez qu'il faut quand même rapprochement États-Unis, Europe, pour essayer de négocier, après les frappes, une initiative diplomatique ? Ou vous dites, au fond, maintenant c'est chacun pour soi et on reste comme ça ? Non, nous avons un intérêt commun, puisque même si on a des accords profonds, parfois avec les États-Unis, sur leur interventionnisme, même si M. Trump ne se mettait pas dans cette philosophie-là, les valeurs, la défense de la démocratie, et l'absence, comment dire, l'obsession que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire, devraient nous réunir. Bon, lors de son premier mandat, M.
Trump était sorti d'un accord qui n'était surtout pas parfait, mais qui existait. Je pense qu'il a regretté, enfin, il a fait comprendre, on avait pu comprendre qu'il regrettait que de ne pas avoir eu d'autres accords. Une fois plus, on peut quand même s'interroger sur le fait que les diplomaties européennes n'aient pas réussi à prendre le relais. Aujourd'hui, il faut le faire, et c'est très urgent. Bon, contrairement à d'autres territoires où on avait pu intervenir, où qu'il y a des menaces contre les pays et les démocraties occidentales, l'Iran est un peuple éduqué, un peuple solide, avec une vraie civilisation derrière.
On peut espérer aussi que le peuple iranien puisse reprendre en main sa propre destinée face à cette théocratie. Il faut faire attention aussi, parce que moi, je me souviens de la première guerre du Golfe, où on a vu des interventions très efficaces en termes militaires contre le régime de Saddam Hussein. Les pays occidentaux, après, ne s'étaient pas souciés de la suite. Et le régime de Saddam Hussein avait été extrêmement cruel contre ses opposants internes et avait mené un certain nombre de représailles très dures pour maintenir ce régime.
Il faut aussi être attentif à ça, parce qu'il y a en Iran des femmes, en particulier, mais des hommes aussi, très courageux, qui défendent leur liberté avec leur propre valeur iranienne. Ce n'est pas un calque des valeurs occidentales, ça n'a pas à l'être. Et il faut aussi faire attention à ce que les opérations militaires n'aient pas, comment dire, des lendemains très cruels et très sanglants pour les amoureux de la liberté en Iran.
Une dernière question sur le sujet. Emmanuel Macron convie tous les partis pour discuter de la question mercredi, je crois. Est-ce que le RN ira ? Et qui ira ?
Oui, nous sommes toujours présents. Là, je ne peux pas vous répondre sur qui sera présent aujourd'hui.
Allez, Jean-Philippe Tanguy, à vous maintenant pour votre photo de la semaine. Vous avez choisi cette image, un barrage hydroélectrique en Savoie. Pourquoi ?
Je l'ai choisi parce que malheureusement, au terme de cette semaine de débat sur l'énergie, où le RN a l'Assemblée quasiment passé 90% des mesures du programme de Marine Le Pen sur l'énergie, c'était encore très caricatural sur les attaques et sur ce qu'on propose. J'ai choisi ce barrage puisque l'énergie hydroélectrique, c'est la première énergie renouvelable française. C'est aussi la moins chère avec 30 euros le mégawatt-heure. Pour vous donner une idée, le solaire, c'est plus de 100 euros. L'éolien, avec tous les coûts, c'est plus de 80 euros. Le nucléaire, c'est entre 50 et 60 euros. Donc, c'est l'énergie la moins chère, la plus propre. Ça permet aussi de gérer évidemment l'eau.
Et contrairement à ce qu'on peut croire, il n'y a que le RN qui, dans son programme, propose le développement de cette énergie renouvelable, propose son amplification à travers ce qu'on appelle des stations de pompage qui permettent de stocker l'énergie et à travers un plan de développement puisque ça fait 20 ans que les investissements dans l'hydroélectricité sont bloqués à cause de l'Union européenne et de la faiblesse de nos gouvernements parce que l'Union européenne veut nous obliger à privatiser les concessions de barrages et il est grand temps de reprendre le contrôle de ces barrages.
Jean-Philippe Tanguy, on va s'arrêter justement sur cette proposition de loi de programmation de l'énergie qui a été examinée cette semaine à l'Assemblée. parmi les choses qui ont marqué cette semaine c'est l'adoption d'un amendement LR avec les voies du RN. C'est un moratoire sur tout nouveau projet éolien et solaire. Alors moi j'ai une question très simple, quid des emplois qui seront affectés par ce moratoire s'il est voté définitivement ? Ça représente à peu près la filière, c'est 80 000 emplois.
Oui, ces chiffres sont très exagérés par le lobby mais il y a des emplois, vous avez raison. Il faut les redéployer vers les autres investissements. C'est-à-dire le RN n'a pas fait voter la fin des investissements dans l'énergie, bien au contraire. Nous votons un redéploiement massif du nucléaire, un redéploiement de l'hydroélectricité, de la géothermie, l'amplification des pompes à chaleur qui permettent la transition notamment dans les bâtiments, dans la rénovation thermique. Donc il y a beaucoup de filières industrielles à déployer. L'échec aussi des 20 ans de déploiement massif de l'éolien et de solaire, c'est quoi ?
C'est que la filière solaire française et européenne est totalement disparue. Nous avons versé l'année dernière pour toute l'Union Européenne 21 milliards d'euros à la Chine pour importer des panneaux produits dans des camps de travail dans le Xinjiang produits avec de l'énergie et des centrales à charbon. On ne peut pas dire
que tout est un échec. L'éolienne offshore par exemple en France, c'est loin d'être un échec. Il y a un seul parc, Madame Forêt aujourd'hui. C'est des milliards d'euros de gains en fait pour ce secteur-là.
C'est très très faible malheureusement parce que les parcs offshore ont été lancés en 2007. Il y en a un seul qui a ouvert au large de la boule. Il y en a un autre qui est en train de se finaliser. Il y a très peu d'emplois par rapport à l'argent qu'on a mis. Et par ailleurs, subventionner pour subventionner, ce n'est pas le problème. C'est qu'est-ce qu'on est capable de construire comme filière. On a besoin d'emplois dans le nucléaire. On a besoin d'emplois dans la rénovation énergétique des bâtiments. Je vous donne un exemple.
Si on avait mis pour la rénovation des bâtiments tout l'argent qu'on a gâché dans les éoliennes qui n'ont servi à rien pour la décarbonation, on aurait pu changer toutes les chaudières à fioul et toutes les chaudières à gaz par une pompe à chaleur. Et on aurait fait bien plus d'économies carbone. Donc le problème, c'est qu'en France, après avoir gâché 40 ans de débats complètement lunaires sur le nucléaire en racontant n'importe quoi alors qu'il y avait une urgence climatique et que la France avait un demi-siècle d'avance dans ses filières, on a encore perdu 20 ans avec des éoliennes et des photovoltaïques. François, stop de minute.
Quand même, tout le message qui a été renvoyé cette semaine au cours des discussions, c'est que la droite et le RN bloquent toutes les mesures qui ont été prises pour essayer de lutter contre le réchauffement climatique. Est-ce que c'est par climato-sceptisme ? Est-ce que c'est parce que vous dites avant les municipales, il faut être bien avec ceux qui ne sont pas contents de ces mesures ? C'est quoi votre position sur le réchauffement climatique aujourd'hui alors qu'on voit des températures incroyables et qu'on voit que c'est une urgence quand même essentielle ? Mais c'est que c'est une urgence et que les solutions qui ont été mises par nos adversaires ne sont pas les bonnes.
Alors l'ironie veut que la première fois que vous avez eu la gentillesse de m'inviter il y a trois ans sur ce plateau. On parlait déjà de ça. Je vous avais dit que les politiques punitives contre l'écologie dans ce monde ne marcheraient pas. C'est ici d'une convention citoyenne ? Ça avait été débattu ? Vous me posez une question. C'était très démocratique ces mesures ? Non mais c'est pas très démocratique. Il y a 80% des Français qui sont contre les éoliennes. Les éoliennes sont punitives. C'est pas de la philosophie. Parce qu'il faut les payer. Non, il ne faut pas tout payer.
On a l'impression que vous avez un dogme sur les éoliennes parce que les gens ne trouvent que c'est pas beau que ça fait du bruit. Oui, par ailleurs si vous habitez à côté je ne suis pas sûr que vous soyez heureux. Oui mais moi j'en ai mis dans mon département comme madame avec des gens qui le vivent très mal et qui ont l'impression que la seule façon de les bloquer ce n'est pas leur vie à eux c'est la vie d'un certain nombre d'espèces animales. Faut-il peut-être le négocier différemment pour l'implanter différemment ? Sur les éoliennes. On a l'impression que vous c'est mieux de quoi qu'il arrive. Pas du tout. C'est l'inverse.
J'ai toujours dit on a toujours dit les éoliennes peuvent être utiles dans des pays qui n'ont pas de filière nucléaire et pas de filière hydroélectricité. Par exemple la Pologne qui produit essentiellement son électricité sur le charbon pourrait utiliser des éoliennes. Le problème de la France c'est ce que dit Jean-Marc Jancovici qui n'est pas du tout Rassemblement National qui est beaucoup plus proche des parties de gauche que vous recevez souvent sur France Inter c'est qu'on a investi plus de 100 milliards d'euros pour produire de l'électricité bas carbone avec les éoliennes et les photovoltaïques alors que notre électricité était déjà bas carbone. Donc le dogme il est là madame.
C'est qu'au lieu d'investir je ne vous ai pas dit qu'il ne fallait rien faire je vous ai dit c'est de l'argent gâché parce que pendant ce temps on a pris du retard sur la rénovation thermique on a pris du retard sur les véhicules propres on a pris des retards sur la réindustrialisation verte donc tout cet argent il ne pousse pas sur les arbres et donc quand on choisit par dogmatisme et vous le savez très bien parce qu'il y a eu des rapports totalement objectifs là-dessus de s'attaquer au nucléaire pour des raisons totalement électoralistes
Après il y a des difficultés concrètes là il fait très chaud par exemple les centrales c'est très compliqué Est-ce que c'est vraiment une bonne idée de se dire on va mettre un moratoire sur des énergies renouvelables qui peuvent pallier ce genre de problème ?
Elle ne pallie pas Madame Fauré parce que quand le nucléaire malheureusement doit se baisser effectivement l'été on a besoin de moins de centrales parce qu'on n'a pas besoin de chauffage par définition et qu'on n'a pas déployé la climatisation dans notre pays comme on a le chauffage les éoliennes vous ne pouvez pas les allumer sur commande et les panneaux photovoltaïques ils produisent essentiellement entre 9h et 16h donc tout ça est un mensonge d'État vraiment je m'étonne que ce ne soit pas encore mieux connu aujourd'hui c'est pour ça qu'on veut développer les barrages l'hydroélectricité vous pouvez les employer quand vous voulez et c'est beaucoup plus efficace les stations de pompage il y a beaucoup de capacités en France on le dit et c'est assez étrange parce qu'à chaque fois on nous reproche vous avez dit vous-même vous êtes contre les énergies renouvelables il y a 5 grandes énergies renouvelables donc il y a l'hydroélectricité les éoliennes le panneau photovoltaïque la géothermie l'aérothermie on est pour 3 le développement massif de 3 de ces énergies renouvelables on comprend ben oui d'accord mais nos adversaires eux ils ne proposent pas de développer l'hydroélectricité par exemple et personne ne leur en fait le reproche
Jean-Philippe Tanguy le vote définitif c'est mardi si le gouvernement arrive à réussir à enterrer ces mesures quelle sera votre réaction ?
on le déplorera parce que ce sera un manque de respect de la volonté des français exprimés par leurs représentants mais aussi dans un sondage mais on verra les conséquences qu'ils en tirent bon si la loi elle repart au Sénat bon c'est pas très grave si par contre le gouvernement prend prétexte du fait que cette loi n'est pas votée à l'Assemblée pour déployer la fameuse PPE 3 le plan pluriannuel sur l'énergie qui est à l'origine de cette loi parce qu'en fait excusez-moi de prendre un peu de temps mais ils voulaient publier ce plan par décret sans vote du Parlement Marine Le Pen seule contre les autres a obtenu que ça passe devant le Parlement donc on ne veut pas juste passer devant le Parlement on veut qu'il y ait un vote final donc c'est pas parce que cette loi serait rejetée par les macronistes qu'on accepterait que le décret soit publié donc il se passe quoi si ce décret est publié la question de la censure s'opposera par Marine Le Pen et Jordan Bardella parce que ce serait vraiment une mesure totalement autoritaire et contre l'intérêt de la France mais sans chance d'aboutir parce que la gauche ne la votera probablement pas oui vous avez parfaitement raison mais c'est quoi la conséquence de tout ça ?
c'est que sur des choix qui engagent la France pour 10, 20, 30 ans à cause des magouilles électorales de l'année dernière il n'y a pas de majorité en France pour décider quoi que ce soit donc c'est aussi la difficulté de tout ça c'est que oui c'est aujourd'hui très dur d'engager la France sur des choix structurants puisqu'il y a une chambre
Françoise on passe à votre image le conclave retraite c'est un peu une vieille photo parce qu'il n'y a pas de photo très récente de ce conclave et puis cette fumée blanche qu'on attend toujours
alors c'est une vieille photo où il y avait tous les participants depuis plusieurs sont parties la CGTFO et restaient mardi dernier les syndicats qui essayaient de chercher un compromis sur au fond le sujet essentiel c'est à quelles conditions on peut quand même adopter la réforme à 64 ans à quelles conditions c'est à dire pour les femmes pour la pénibilité alors les syndicats qui restaient autour de la table ont forcément monté un peu les enchères parce qu'ils ne veulent pas se faire accuser d'être des traîtres par ceux qui sont en dehors du conclave le MEDEF s'est durci en disant c'est pas nous qui allons payer l'addition on ne va pas augmenter le coût du travail donc prochaine séance lundi on ne sait d'ailleurs pas exactement si le MEDEF y sera ou pas probablement oui et au fond qui va payer la facture le MEDEF a dit c'est pas nous donc est-ce que la facture va revenir entre les mains du gouvernement si jamais les partenaires sociaux disent peut-être une augmentation de la CSG ou peut-être baisser les pensions des retraités les plus aisés donc c'est une patate dans les mains du gouvernement mais derrière ce qui se joue quand même c'est qui est capable en France de faire des compromis sachant qu'on est quand même dans une situation budgétaire compliquée qu'on est en risque de marginalisation sur la scène internationale et donc il y a un moment actuellement autour de ce conclave c'est est-ce qu'on reste bloqué pendant deux ans dans une situation politique très compliquée ou est-ce que certains partenaires peuvent aider aux compromis
Monsieur le Premier Ministre en janvier dernier par écrit et devant la représentation nationale vous preniez l'engagement de remettre en chantier la réforme des retraites en autorisant des discussions sans tabou pas même sur l'âge de la retraite c'était vos mots Monsieur le Premier Ministre nous vous demandons que vous teniez l'engagement que vous aviez pris qu'il y ait un accord global et qu'il n'y ait pas des partenaires sociaux que le dernier mot revienne au Parlement Monsieur le Premier Ministre déposerez-vous avant la trêve estivale un projet de loi du gouvernement en ce sens autorisant les parlementaires à faire leur travail de parlementaire et remplir les conditions pour lesquelles ils ont été élus si vous ne le faisiez pas Monsieur le Premier Ministre vous vous exposeriez vous vous en doutez à la censure
Le député socialiste Boris Vallot c'était mardi lors des questions au gouvernement à l'Assemblée et vous alors Jean-Philippe Tanguy et le RN qu'est-ce que vous faites si rien ne sort de ce conclave et surtout si ça ne revient pas devant le Parlement
Déjà on espère encore qu'on aura un compromis il y a des choses intéressantes qui peuvent être négociées sur le droit des femmes les femmes qui ont travaillé dur ont aujourd'hui des vraies discriminations dans leur déroulement de carrière et la prise en compte de la réalité de leur travail dans la valorisation de leur pension moi chaque semaine j'ençois des femmes d'artisans des femmes d'agriculteurs ou des femmes de salariés qu'on a eu des familles et qu'on parle à la retraite Mais s'il y a un compromis sans bouger facialement aux 64 ans vous dites c'est bien ? Ah oui oui c'est bien Vous vous dites c'est mieux que si c'était pire ?
Oui oui tout à fait Parce que vous vous prenez pénibilité même si c'est incomplet vous prenez progrès pour les femmes en vous disant éventuellement décote 66 on verra mais vous vous dites finalement le tabou enfin le dogme de 64 ans on y va quand même Nous on l'a renvoyé à la présidentielle on proposera aux Français toujours la retraite qui reviendra à 62 ans mais ça sert à rien aujourd'hui de promettre quelque chose qui ne peut pas exister Mais on sait très bien qu'à chaque fois on dit qu'on va le faire et qu'on ne le fait pas parce qu'on est bien content que les autres les fassent Toujours malheureusement le Rassemblement National n'a pas gagné les élections donc on ne peut pas appliquer la médiocrité des autres à nous-mêmes mais les droits on sait approprier une vieille tradition de gauche qui est d'amener ce qu'on peut aux familles françaises et aux travailleurs et pas être dans la surenchère comme malheureusement aujourd'hui dans laquelle s'est enfermée une partie de la gauche pour la totalité Donc si je peux ramener des carrières plus justes pour les femmes je prends Si je peux ramener un an de moins de cotisation pour des personnes en invalidité ou en inadaptitude au travail je prends et on prend tout ce qu'on peut de concret pour les travailleurs français Mais comme il y a quand même des déficits s'il y a ces avancées-là il faudra les financer Est-ce que par exemple vous dites CSG sur les retraités les plus importants c'est acceptable ou moins de pension pour les gros retraités c'est acceptable pour vous Mais c'est surtout qu'il faut que le patronat prenne ses responsabilités au lieu de toujours se plaindre et exploite les talents des français Quand je vois à quel point les jeunes la fin des études moyennes c'est 22 ans le premier emploi stable c'est 25-26 ans ce n'est pas normal C'est-à-dire embaucher Embaucher plus jeunes Les seniors sont encore profondément discriminés vous enlevez les fonctionnaires un certain nombre d'emplois protégés tant mieux pour eux finalement il y a encore beaucoup de seniors qui se sont mis à la porte bien trop tôt et quelque chose qu'on ne nous dit jamais les personnes en situation de handicap qui peuvent travailler qui ont des choses à apporter à notre pays ne sont encore discriminées ne sont pas employées comme elles le devraient donc en fait nous avons beaucoup de gisements de personnes actives qui pourraient travailler qui ne sont pas valorisées pour différentes raisons on pourrait aussi parler des carrières des femmes et ça le patronat n'en parle jamais donc moi je veux bien avoir de discussion sérieuse avec le MEDEF et la CPME mais il faut aussi qu'il nous explique pourquoi après 30 ans de promesses il y a autant de françaises et de français qui sont à côté du marché de l'emploi alors qu'ils sont employables
moi je veux juste comprendre est-ce que la censure est exclue sur ce sujet parce que je ne vous avais pas complètement répondu à cette question
vous avez d'abord dit ça peut s'arranger ce qui est vrai c'est que nous n'avons jamais mis la réforme des retraites l'âge de la réforme des retraites comme une ligne rouge parce qu'à partir du moment où on engageait des discussions avec M. Barnier puis avec M.
Béroud c'était une ligne rouge de la Macronie donc vous ne pouvez pas avoir entré en négociation sérieuse c'est pour ça que le PS d'ailleurs s'est aligné sur nous en mettant la retraite comme une ligne rouge sinon ça veut dire qu'il n'y a pas de discussion alors ça veut dire pour être très précis s'il n'y a pas d'accord et que la gauche dépose une motion de censure en disant on veut remettre en cause la retraite à 64 ans vous ne suivez pas vous Vraiment ça dépendra de ce que M.
Béroud annonce par rapport à ce conclave parce que par contre par rapport à la ligne rouge qu'on n'avait pas fixée lui s'est mis tout seul dans une impasse en ouvrant ce truc et en baladant les français il y a quand même beaucoup de gens moi je le vois sur le terrain qui voyant ce conclave se réunir ont eu de l'espoir et ça c'est M.
Béroud est-ce que c'était pour gagner du temps ça veut dire que si le texte ne repart pas si un texte ne repart pas à l'Assemblée à ce moment-là vous votez avec les socialistes non il n'y a pas d'automaticité mais on veut voir on a l'impression que chacun propose une motion de censure en espérant que l'autre ne le fera pas je parle du PS et du RN c'est une sorte de vote calibré comme on faisait sur la 4ème en manifestant son opposition mais en pensant pas que ça ira comme si personne n'avait vraiment intérêt
à ce que ce gouvernement soit censuré que ça puisse mener
à une dissolution si mais nous on a intérêt à censurer une mauvaise politique nous on n'a aucune difficulté nous on est prêt à gouverner il y a une difficulté quand même
si ça menait à une dissolution et que Marine Le Pen ne pouvait pas se représenter et qu'elle perdait son siège de député c'est une difficulté non ?
c'est sûr que c'est une injustice surtout c'est une injustice surtout mais ça Marine Le Pen n'y a pas peur d'ailleurs je vous ai montré avec la politique énergétique qu'on avait mis de façon très claire et sans aucune ambiguïté la censure dans la balance que M. Béroud c'est une menace alors j'ai pas bien compris il y a peut-être l'injustice que subit Marine Le Pen mais enfin il y a aussi une vraie menace pour les macronistes c'est que la dissolution est aujourd'hui possible ce n'était pas le cas avec M. Barnier mais dites-moi sur exactement les conditions de la censure pour vous vous dites on attend de voir ce que M.
Béroud va faire qu'est-ce que vous attendez de lui pour ne pas le censurer sur cette affaire des retraites c'est pas une fois plus c'est pas une ligne rouge mais je trouverais ça démocratiquement très inquiétant que M. Béroud ne tire aucune conséquence politique et sociale d'un conclave qu'il a lui-même ouvert dans l'absolu pas plus que ça c'est-à-dire qu'il y a aujourd'hui une convergence des luttes sans mauvais jeu de mots vous avez le problème des retraites avec quand même le mensonge de M. Béroud s'il n'y a mis n'en tire aucune conséquence sociale les annonces sur le budget qui vont arriver au 14 juillet c'est demain et la politique énergétique donc là M.
Béroud qui a mis la poussière sous le tapis là la poussière déborde complètement et maintenant il va falloir rendre des comptes
mais pour vous le moment clé c'est le 14 juillet c'est-à-dire tout s'est annoncé c'est la rentrée bien sûr c'est le 14 juillet
ça dépend l'ampleur de ce qu'il annonce le 14 juillet mais entre la politique énergétique les retraites et le budget là M. Béroud il a un moment de vérité il ne suffit pas de jouer Mendès France il faut l'être
pour terminer sur les retraites est-ce que vous pouvez nous assurer aujourd'hui que votre programme 2027 sera le même que le programme 2022 sur cette question
le même dans les détails non mais sur l'âge de départ remis à 62 ans oui vous y croyez vraiment à ça ?
oui mais je pense surtout que c'est nécessaire par rapport aux conditions de travail des françaises et des français avec des métiers très difficiles qui font que maintenir les gens dans des travaux y compris des métiers de service que les gens sous-estiment les services aux personnes dans les EHPAD ou même auprès des enfants qui sont physiquement très éreintants de toute façon ce n'est pas possible et ça a des coûts cachés au-delà du malheur que ça provoque chez les gens ça a des coûts cachés sur le système social donc on pense que c'est une bonne réforme de le maintenir à l'âge plus bas par contre il faut de la justice par le bas avec les gens qui doivent partir plus tôt mais par le haut aussi effectivement on ne s'interdit pas quand même de demander à des gens qui ont des carrières faciles plus d'efforts par exemple plus d'efforts c'est-à-dire ?
j'ai entendu l'histoire de partir à 66 plutôt que 67 ans pour ne pas avoir des cotes je ne vois pas l'objet de cette idée qui vient de la CFDT moi j'ai eu la chance et l'opportunité de faire des études j'ai un métier qui ne me fait pas porter de charges lourdes ou psychologiquement n'est pas pénible je ne vois pas pourquoi je partirais à 66 ans sans des cotes et on est beaucoup en France dans ce cas-là
je vous demande ça parce que vous assumez quand même aujourd'hui une évolution de votre programme économique sur la rigueur budgétaire par exemple une réflexion interne a été ouverte sur la règle d'or c'est quand même une rupture avec votre ADN
c'est vrai que nous on n'aime pas limiter la liberté du Parlement mais je suis bien obligé de prendre en compte deux phénomènes premier phénomène quand il y a des efforts à faire le système politique favorise des coupes sur l'investissement ce qu'il ne faudrait pas faire et laisse partir les dépenses de fonctionnement M.
Bérou nous a annoncé 7% de hausse de la masse salariale de l'État dans une année soi-disant de rigueur et les investissements ont été coupés la recherche fondamentale les investissements dans l'agriculture d'avenir l'industrie je ne vous fais pas la liste mais tous les dépenses d'investissement ont été savrées alors qu'il faut faire l'inverse donc l'idée de cette règle d'or ce n'est pas l'histoire de Bruxelles ça ne m'intéresse pas ce que Bruxelles veut
qui est quand même la règle imposée par Bruxelles des 3%
c'est surtout imposé par les marchés c'est-à-dire qu'après 30 ans du traité de Maastricht qui avait mis ce sujet-là donc vous pliez au marché c'est-à-dire que ce n'est pas moi qui me plie c'est qu'on m'a mis dedans c'est-à-dire à partir du moment où les autorités françaises n'ont pas veillé à ce que la dette des français soit possédée par des français ou au moins des européens aujourd'hui on a plus de la moitié de la dette française qui est détenue par des étrangers et en particulier des non-européens donc ça veut dire que demain on peut avoir une attaque spéculative à tout moment vous devrez payer très cher est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous dites par rapport au discours traditionnel du rassemblement national qui était d'abord contre la monnaie unique ensuite contre les règles de bonne gestion est-ce que c'est la normalisation complète du RN qui est en train de se produire ?
ce n'est pas la normalisation je ne l'espère pas en tout cas parce que ça voudrait dire que je n'ai rien à faire là mais c'est là comment vous dire c'est le temps qui passe c'est-à-dire que vous savez cette formule que François Mitterrand avait eue sur l'euro pour l'Allemagne c'était un clou d'en fait vous apprenez du pouvoir
donc vous dites on ne va pas pouvoir il va falloir quand même ça peut montrer de la réalité
c'est que des phénomènes s'installent avec le temps la monnaie unique ce n'est pas pareil d'avoir une critique de la monnaie unique en 2003 quand elle a un an qu'en 2023 quand elle a 21 ans elle s'est installée critiquer comment dire avoir plus de liberté budgétaire quand la dette est à 1400 milliards d'euros comme à la fin de Sarkozy et pas à plus de 3200 milliards à la fin de Macron ce n'est pas la même position mais on ne sait pas reconnaître que vous êtes quand même bien trompé au début pas du tout non non non la monnaie unique elle n'est toujours pas fonctionnelle malheureusement mais le fait est que je ne peux pas en sortir donc François Mitterrand avait dit l'euro c'est un clou dans la main des Allemands c'était aussi un clou dans la main des Français et je ne peux pas enlever le clou et ça cette évolution elle vient de vous parce qu'on sait que vous n'êtes pas exactement toujours le plus orthodoxe par rapport à tous les gens du Front National du Rassemblement National pardon c'est quelque chose que vous poussez vous avez l'impression qu'il y a un consensus global au sein du parti et de vos électeurs là dessus sur ce pragmatisme qui est de dire écoutez on fait avec ce qu'il y a et on essaie de faire avec le mieux possible je pense que c'est surtout beaucoup de nos critiques on sous-estimait à quel point Marine Le Pen travaille ces sujets de fond donc elle évolue elle évolue quand un certain nombre de réalités font qu'une position qui était bonne il y a 20 ans ne peut plus l'être aujourd'hui et ce serait l'inverse totalement en économie qui serait inquiétant c'est à dire comment dire ajouter le moulin à prière sur des phénomènes qui changent profondément on en a parlé du changement climatique par exemple comment dire il faut tirer un certain nombre de réalités mais la philosophie par contre de la bonne gestion n'a pas changé au Rassemblement National on avait toujours été pour sacraliser les investissements sur comment dire les dépenses de fonctionnement excusez moi ce qui est vrai par contre pour ne pas me cacher derrière mon petit doigt c'est qu'à partir du moment où vous êtes susceptible et vu comme ça par les marchés pardon ou par les puissances étrangères d'arriver au pouvoir il y a un certain nombre de questions on ne peut plus dire n'importe quoi non c'est pas ça mais il faut répondre à un certain nombre de questions précises sur lesquelles avant on ne nous attendait pas ça c'est vrai
on continue Jean-Philippe
c'est plutôt bon signe pour nous
on continue je voudrais vous faire écouter Marine Le Pen c'était cette semaine au salon du Bourget elle est interrogée sur Caroline Parmentier aujourd'hui députée mais qui surtout était avant son attaché de presse et dont Mediapart a exhumé des écrits datant pour les plus récents de 2018 sur sa page Facebook elle y défend entre autres la théorie du grand remplacement ou le maréchal Pétain
ça peut être une fierté pour moi de me dire que j'ai arraché un certain nombre de personnes à ces pensées là à ce courant de pensée là je pense que c'est aussi le rôle des politiques et que quand vous réussissez à faire ça convaincre des gens que les pensées qu'ils défendent ou qu'ils développent sont erronées voire inadmissibles ben vous avez rempli un des rôles qui est le rôle d'un dirigeant politique et donc je ne peux évidemment que me réjouir
Jean-Philippe Tanguy croyez-vous sincèrement que Caroline Parmentier qui est amie de longue date de Marine Le Pen et journaliste pendant trois décennies au journal présent a évolué en quelques mois et changé ses idées en arrivant en étant recruté au RN pour faire la campagne présidentielle et pour être l'attaché de presse de Marine Le Pen
c'est plus qu'une évolution c'est une rupture totale d'idées moi Caroline Parmentier c'est mon amie et quand je lis certains propos et donc j'ai une pensée pour elle évidemment quand je lis certains propos ce n'est pas la femme que je connais et ce n'est pas non plus la femme qui me connaît moi
mais ça date de 2018 on n'est pas en train de parler
on dit que Caroline Parmentier est homophobe il se trouve que j'ai eu un chagrin personnel privé dans ma vie privée tout le monde sait que je suis homosexuel Caroline Parmentier m'a soutenu m'a aidé et je n'ai à aucun moment vu un sentiment homophobe dans son comportement donc c'est vrai que la personne que j'ai pu découvrir dans ses propos qui sont visibles ce n'est plus du tout la même personne donc visiblement ce que dit Marine Le Pen est tout à fait vrai et surtout la mission j'ai été assez fier que Marine Le Pen la revendique ainsi du Rassemblement National qui est aussi de proposer à nos compatriotes une voie républicaine une voie universaliste et de faire rompre avec un certain nombre de gens avec des idées qui seraient dangereuses pour la France est aussi un des rôles du Rassemblement National et je devrais s'en féliciter
Il y a eu une accumulation on a beaucoup parlé pendant les dernières législatives de ce que vous avez appelé les brebis galeuses donc ces députés qui avaient eu des propos enfin ces candidats qui avaient eu des propos inadmissibles à différents moments dans le passé ou plus proche il y a ces groupes Facebook qui ont été révélés récemment par le journal par le média Les Jours où il y a eu des propos racistes ignobles tenus par des membres de ces groupes qui étaient administrés par des cadres ou des députés RN est-ce qu'à un moment vous ne vous dites pas on n'arrive pas à faire le ménage on fait la promesse à chaque fois qu'il y aura un ménage de fées ça ne marche pas
Moi je pense que c'est la dernière fièvre purge avant que la maladie soit guérie Vous êtes le parti qui dit préférence nationale est-ce qu'à partir du moment où vous affirmez au fond qu'on fait une discrimination selon la couleur de peau Ah non, pas de couleur de peau là-dedans Est-ce que ça n'attire pas obligatoirement automatiquement des candidats dont vous ne voulez plus aujourd'hui ?
Quand Victor Orban votre allié lors d'un meeting récent RN parle des migrants en disant ils viennent violer nos femmes et nos filles est-ce que vous ne pensez pas que ce discours attise la haine ?
Déjà sur la couleur de peau il n'y a aucune proposition et vous le savez fondée sur l'ethnie ou les pseudos la pseudorace ou tout ce baratin ça, ça n'existe pas et vous le savez c'est la nationalité c'est pas l'ethnie présurelle ou présumée c'est vous êtes français vous avez des droits et des devoirs vous n'êtes pas français vous avez moins de droits et même moins de devoirs aussi d'ailleurs au passage donc ça n'a rien à voir que malheureusement nous ayons chez nous des personnes qui n'auront rien à voir avec nous et qui en plus c'était très étrange puisque s'ils écoutent le discours ne devraient pas être chez nous je vais vous donner un exemple Marine Le Pen à plusieurs reprises a dit l'islam est compatible avec la république vous suffit d'aller voir sur les réseaux sociaux pour voir à quel point cette opinion affirmée et réaffirmée provoque des réactions effectivement de haine contre Marine Le Pen tout le monde peut aller voir sur les réseaux sociaux moi-même sur le comité du 9 juin qui est ces nazillons qui défilent chaque année à Paris je m'étonne d'ailleurs que ces groupes soient encore autorisés
ou des anciens amis de Marine Le Pen avaient aussi défilé
oui effectivement des ex-amis condamnés depuis comment dire chaque année je demande avec Marine Le Pen la dissolution de ces groupes je monte et tout le monde peut le vérifier aussi au premier front pour me battre contre eux j'ai reçu plus de 60 menaces de mort il y a des plaintes qui sont en cours voilà donc si ces gens nous menacent de mort nous haïssent c'est visiblement que nous n'avons pas l'ajada qu'ils souhaitent et je regrette aussi d'ailleurs au passage parce que ce sont des menaces publiques que quand ça concerne un élu du Rassemblement National à savoir votre serviteur il n'y a aucune solidarité du reste du paysage politico-médiatique c'est à dire que quand un macroniste ou quelqu'un de gauche se fait menacer de mort et c'est normal on le soutient le fait qu'on le soutienne soit normal évidemment pas la menace quand c'est quelqu'un du Rassemblement National que ce soit il y a le ménage de confession juive ou moi-même qui se prend des torrents d'un jour homophobe là il n'y a aucune solidarité est-ce que vous considérez vous avez parlé tout à l'heure en disant c'est un peu la dernière génération c'est à dire il faut attendre que le temps passe que tous les gens qui ont connu la guerre la collaboration Vichy et ceux qui ont pu y participer soient morts et leurs descendants aussi qu'on en est fini avec la guerre d'Algérie si tenté qu'on en arrive un jour à en finir est-ce que ça ne veut pas dire que finalement c'est des hypothèses bardées là qui elles peuvent permettre d'avoir une forme de virginité n'être pas comme la marque Marine Le Pen avec Jean-Marie Le Pen et tout le passif est-ce que ça ne veut pas dire que c'est ça l'avenir des gens comme vous des gens comme Thomas Ménager des gens qui n'ont jamais ils n'ont jamais été mêlés à ce genre de choses mais toute cette génération est là parce que Marine Le Pen a fait ce travail historique elle croit elle va lui se courir est-ce que finalement la personne qui a fait le nettoyage elle est toujours entachée d'un certain nombre de choses comme le disait Elodie tout à l'heure c'est quand même bizarre que ce que vous attiriez tout le temps les gens qui trouvent qu'Hitler c'était pas mal enfin vous voyez c'est effectivement vous les virez ceux que vous découvrez mais c'est quand même quelque chose de récurrent mais une fois plus c'est Marine Le Pen qui a fait ce travail historique et d'ailleurs ce qu'elle lui a coûté personnellement et c'était dur et je pense que au moment on pourrait lui reconnaître ça parmi même nos adversaires les plus radicaux pour au moins reconnaître ce courage à Marine Le Pen mais ils ne le font pas moi aussi le fait que le Rassemblement National soit le premier parti d'opposition entre 30 et 40% des voix selon les sondages et cette attitude affirme ses valeurs affirme qu'on est systématiquement malheureusement quand on en découvre des gens je trouve que tout le monde devrait s'en féliciter et ce n'est pas le cas dans tous les pays et ce n'est pas le cas dans toutes les formations politiques y compris en France mais c'est minoritaire ce n'est pas un raisonnement c'est pas un raisonnement mais si on devrait parce que si le premier parti d'opposition jouer avec ses peurs jouer avec cette haine ce serait inquiétant au contraire nous nous combattons ces haines et nous combattons ces dérapages et nous combattons ces dérapages le premier parti d'opposition que parce qu'il laisse un certain nombre de brebis galeuses nombreuses mais non c'est pas pour ça ça nous empêche de gagner vous le savez très bien par ailleurs ça nous empêche de gagner évidemment c'est une arme utilisée par nos adversaires pour nous empêcher de gagner et si on n'avait pas ces difficultés contre lesquelles on se déploie et qu'on fait tout pour ne plus les avoir et bien nous serions évidemment au pouvoir depuis longtemps et Marine Le Pen aurait pu appliquer son programme donc pour nous au delà du fait qu'on ne l'accepte pas sur le fond sur la forme c'est évidemment un poids et qui aussi est injuste d'ailleurs je vais vous le dire parce que je pense que si on s'est allé chercher dans tous les autres partis y compris des partis soi-disant républicains et centristes on ne serait pas déçus de ce qu'on trouverait parce que croire je finis là-dessus parce que croire que les dérapages ou les mauvaises pensées racistes, homophobes misogynes, antisémites n'existeraient pas dans les partis du centre et de la droite ou du centre-gauche et bien c'est bien se leurrer sur la nature humaine c'est bien se leurrer sur la nature humaine Jean-Marie Le Pen c'est une grosse part quand même je rebondis vous connaissez bien madame les partis politiques français je pense que vous en avez attendu de belles dans les coulisses aussi et je pense que on avance si vous deviez jurer même sur des partis centraux je vous rappelle que Raymond Barre l'attentat rue des Rosiers et des innocents qui sont morts c'était Copernic c'était la synagogue de Jean-Philippe Tanguy on se souvient c'était pas un dérapage c'était une pensée profonde de la droite bourgeoise française antisémite
on a parlé de Jordan Bardella comment vous allez vivre ces un an et demi qui viennent avec une candidate naturelle qui est sur la sellette et un dauphin qui doit se préparer il n'a pas vraiment le choix mais sans apparaître trop pressé avouer que c'est assez inconfortable
bien sûr que c'est inconfortable puisque Marine Le Pen est victime d'une injustice qui malheureusement est difficile à gérer pour nous tous et pour elle en particulier parce que quand vous êtes innocent vous voir reprocher des choses c'est particulièrement dur mais nous le faisons nous continuons les sondages montrent que les françaises et les français n'ont pas perdu confiance dans notre programme et dans nos candidats et bon moi je suis quand même très fier qu'on ait deux candidats très populaires et capables de mener la France Sujet sur la ligne on a vu cette semaine notamment beaucoup de votes qui convergeaient entre LR et l'ERN est-ce qu'on assiste en ce moment à un rapprochement entre l'ERN et la droite et est-ce que c'est au fond la ligne Bardella qui est en train de prendre le pas sur peut-être la ligne marine qui est plus populaire je ne crois pas mais je pense que les républicains sont confrontés à une fin d'existence c'est-à-dire qu'ils n'ont plus de ligne ils n'ont plus rien à dire par exemple sur le vote sur les éoliennes en fait c'est un amendement c'est une manœuvre politique de ma part je l'assume j'ai laissé vivre un amendement LR qui était copié d'un amendement RN pour les choper et en fait pour les confronter à leur propre double discours parce que juste pour qu'on comprenne la loi qui venait du Sénat donc de LR était une loi favorisant les éoliennes et photovoltaïques et à l'Assemblée les députés quelques députés LR disaient le contraire disaient le contraire des sénateurs donc moi je les ai choppés je les ai coincés voilà je les ai coincés mais moi j'assume parce que la politique c'est aussi réveillé la vérité
moi j'ai une question simple pour terminer cette interview Jordan Bardella a parlé d'une présidentielle anticipée il trouve ça souhaitable est-ce que vous vous trouvez ça souhaitable une présidentielle anticipée dans la situation dans laquelle est votre parti actuellement
c'est pas une question dans laquelle notre parti c'est que ça n'existe pas malheureusement dans une présidentielle anticipée il ne faut pas du tout Macron abandonner le pouvoir il considère que c'est tellement le cirque pour parler vulgairement que ça ne pourra pas durer jusqu'à fin 2017 il considère que ça se passera avant est-ce que vous partagez ce point de vue en disant on voit mal comment ça tiendrait sans majorité vous l'avez dit vous-même sans budget mais malheureusement la 5ème république est tellement forte pour le président de la république il peut tenir assiégé regardez ce pauvre François Hollande qui était au fond de tous les trous possibles imaginables il a tenu jusqu'au bout donc Jordan Bardella ne maîtrise pas totalement les institutions de la 5ème non c'est pas ce que je dis même si je vois bien le sens de votre question de cette bonne guerre mais bien au contraire mais il faut aussi arrêter d'analyser chaque mot et je veux dire moi-même moi-même ça m'arrive non mais non quand on dit qu'il ne connaît rien non mais chaque mois à chaque fois moi aussi parfois j'ai des mots de travers chaque mot est surinterprété suranalysé on le fait que tout le monde comment ?
on le fait que tout le monde si ça peut vous rassurer oui un peu moins que les macronistes non c'est une blague on interroge tout le monde
sur ce plateau merci Jean-Philippe Tanguy on a été
Jean-Philippe Tanguy