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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 30 janvier 2026 25 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprises

Gilles Simeoni : « L’assassinat d’Alain Orsoni dessine la trame de pratiques mafieuses »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous cet assassinat c'est la marque d'une emprise mafieuse toujours plus forte dans l'île ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    À qui faites-vous référence en parlant de pression mafieuse ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez que cet assassinat ouvre un nouveau cycle de violence dans l'île ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous n'arrivez pas à enrayer cette dérive ? C'est un manque de moyen ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous sous-entendez que l'État a volontairement laissé faire historiquement ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez une discussion avec le gouvernement depuis l'assassinat d'Alain Orson ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Gilles SimeoniFait
    « l'État lui-même n'a pas été irréprochable lors des dernières décennies »
  • 8:00Gilles SimeoniFait
    « la Corse a toujours eu une place stratégique en Méditerranée »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Gill Siméogne, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin. Vous êtes le président du conseil exécutif de la Corse, candidat à la mairie de Bastia. Vous êtes avec nous depuis à Jaciot dans les locaux de France 3 Corse via qu'on remercie pour avoir permis la réalisation de cet entretien en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseredon du groupe Hébral les journaux régionnaux de l'Est de la France.

Bonjour Fabrice. Bonjour Orian. Bonjour Gill Siméodi.

Gill Siméodi, on va évidemment parler des municipales de votre bilan, la tête de la collectivité mais d'abord le 12 janvier dernier, l'ancien dirigeant nationaliste Alain Orson était abattu aux obsèques de sa mère. Est-ce que pour vous cet assassinat c'est la marque d'une emprise mafieuse toujours plus forte dans l'île ? un assassinat dramatique bien sûr commis dans des circonstances qui ont légitimement choqué puisque vous l'avez rappelé Alain Horson a été assassiné au moment où il assistait avec sa famille aux obsèques de sa mère et un assassinat qui s'inscrit aussi malheureusement dans une trop longue coorte de drames y compris des drames qui ont beaucoup frappé les esprits.

Je pense notamment au décès tragique d'un jeune homme à Jaci ou à l'assassinat d'une jeune fille, toute jeune fille de 18 ans qui a véritablement choqué et traumatisé en course. Donc oui, c'est fait même s'ils sont de nature différentes et auquel il faut ajouter de multiples exactions comme par exemple des destructions d'outils de travail à répétition. ces faits dessine malheureusement la trame d'une de pratique mafieuse qui existe en Corse et contre lesquels bien sûr il faut s'élever avec sérénité mais également avec détermination.

C'est ce que fait le peuple Corse, c'est ce que font également les institutions de la Corse puisque je vous rappelle que la collectivité de Corse en terme d'un cycle de travail euh qui a associé l'ensemble des acteurs de la société civile à a à voter une délabération à l'unanimité dans laquelle nous avons décidé de mettre en place plus d'une trentaine de mesures dans tous les domaines pour réaffirmer notre volonté de construire une société corse libre, apaisée et démocratique. Gill Siméoni, le politique et l'avocat que que vous êtes, on le rappelle, dénonce euh une pression mafieuse, vous venez de le redire d'ailleurs, sur la société Corse. À qui faites-vous référence ?

Je crois qu'il y a une phénomène qui est historique et ancien de présence d'une forme de criminalité organisée qui s'est aggravé lors des dernières décennies et à Forcei lors des dernières années. Donc je crois que il revient à l'État dans le cas de l'exercice de ces compétences régaliennes et bien de mobiliser les services de police de justice dans le respect bien sûr de l'état de droit des libertés individuelles et des textes applicables mais avec une politique pénale qui soit claire, lisible, inscrite dans la durée en ce qui concerne les corses, la société corse et les institutions de la Corse. Je pense que nous avons fait la démonstration que nous sommes engagés dans un un travail qui est un travail de construction patiente d'une société véritablement démocratique et un travail aussi d'opposition citoyenne à toutes les logiques d'emprise mafieuse.

Mais est-ce que vous craignez Gill Simon que cet assassinat ouvre un nouveau cycle de violence dans l'île ? Écoutez, j'ai pas de d'élément sur ce que pourrait entraîner cet assassinat ou d'autres types d'affaires. Ce qui est certain, c'est que malheureusement, nous vivons aujourd'hui au rythme de de faits qui sont des faits graves, y compris des assassinats.

Et donc, je crois qu'il faut une réponse qui soit une réponse multiple à la fois, une réponse policière, judiciaire bien sûr, je l'ai dit, mais également une réponse sociale. passe aussi par des choix qui sont clairs, notamment en matière de sécurisation des marchés publics, de lutte contre le trafic de stupéfiant, également par exemple de choix économique forts. Il est évident que les logiques de spéculation, de pression foncière viennent alimenter des logiques de surprofit dans lesquelles les réseaux mafieux et de criminalité organisé peuvent prospérer.

Donc c'est véritablement un combat global et un combat dans lequel nous sommes engagés, je le répète, avec détermination. Mais est-ce que vous avez suffisamment les moyens de le mener ce combat ? Pourquoi vous n'arrivez pas à enrayer cette dérive ?

C'est quoi ? C'est un manque de moyen dans la police, dans la justice et autre chose ? Écoutez, je pense que cette situation malheureusement n'a pas n'a pas commencé hier ou avant-hier.

Elle puise aussi à des raisons historiques. Je rappelle aussi quand même que l'État lui-même n'a pas été irréprochable lors des dernières décennies. notamment parce que il a concentré l'essentiel des moyens répressifs contre les nationalistes et qu'il a laissé prospérer, y compris d'ailleurs quelquefois à travers des des convergences objectives qui ont été relevées, y compris dans des rapports parlementaires.

Il a laissé prospérer le le grand banditisme. Ça c'est l'histoire, l'histoire contemporaine, l'histoire également plus récente. Maintenant, il y a eu un certain nombre de d'annonces qui ont été faites, y compris par les ministres de la justice et de l'intérieur successif.

On va voir si euh l'État a la volonté euh d'exercer véritablement ses compétences régaliennes. Il faut qu'il le fasse, je vous le dis, à nouveau avec force dans le respect des libertés individuelles parce que la Corse a également trop connu, y compris c'est des décennies des des dérives, des dérives de juridiction d'exception, des dérives de police parallèle et donc il y a un véritable travail à faire pour reconstruire la relation de confiance entre l'institution judiciaire et plus plus globalement l'État et la société corse. Mais qu'est-ce que vous sous-entendez Gill Simon ?

Ça veut dire que l'État a volontairement laissé faire historiquement, je pense que c'est écrit, je vous le répète, dans de nombreux rapports, dans de nombreux ouvrages particulièrement documentés, il y a eu des collusions objectives entre le milieu, le banditisme organisé, certaines officines parallèles qui ont pratiqué qui est y compris avec l'appui d'un certain nombre de services de l'État notamment dans les années 80 dans les années 90 une sorte de contreviolence un peu à l'instard de ce qu'on pu faire légal au Pays-Basque. Donc ça fait partie d'une histoire dramatique de la Corse. Une histoire d'ailleurs qu'il faut réinscrire y compris dans les discussions politiques actuelles si on veut véritablement prendre le l'exacte dimension de ce qui se joue en course.

Est-ce que vous avez une discussion avec le gouvernement depuis l'assassinat d'Allain Orson ? Non, j'ai pas eu de discussions avec le le gouvernement depuis le l'assassinat d'Alain Orsogne. Nous avons eu des discussions politiques depuis de nombreuses années et et je dois dire aussi, vous savez que lorsque les nationalistes ont accédé aux responsabilité en en 2015, il y a eu un immense espoirin au sein de la société Corse, notamment un espoir d'un véritable dialogue avec l'État et d'une d'une solution politique.

Et je suis persuadé que le fait que cette solution politique ne soit pas encore intervenue jusqu'à aujourd'hui et que l'État et les gouvernements successifs pendant plus de 10 ans différé le moment de construire et de mettre en œuvre cette solution politique, a participé également à fragiliser la logique de paix publique et la logique de démocratie qui étaiit des logiques qui avaient une force et une puissance extrême et qui se sont étiolés parce qu'il y a eu une forme de désenchantement de déception et que aujourd'hui il faut il faut en quelque sorte redonner une perspective et je crois qu'en redonnant y compris cette perspective politique, économique, sociale, en étant dans une logique de développement et une dynamique de confiance, on fera reculer de façon mécanique les logiques mortifères et et les logiques mafieuses. Et justement, Gill Simen, vous avez été eu élu il y a 10 ans à la tête de la collectivité sur le projet d'autonomie de la Corse. Le processus parlementaire n'est toujours pas enclenché.

Est-ce que vous avez perdu cette bataille ? Non, on n pas perdu la bataille et et nous continuons à la mener. C'est une bataille démocratique.

Ce que je peux regretter, je vous l'ai dit et je vous le répète, c'est qu'il est fallu plus de 10 ans d'attente, de combat, d'explication à la sable, d'élection gagné et gagné chaque fois de façon plus forte et plus significative pour que l'on accepte d'ouvrir une perspective, de l'ouvrir mais pas encore de la concrétiser. Et donc oui, véritablement, je considère qu'il y a du côté de l'État des gouvernements successifs, une carence dans la prise en compte du fait démocratique, dans la prise en compte du suffrage universel et ça a contribué oui à à faire reculer l'espoir et et à renforcer, y compris de façon artificielle les logiques d'inquiétude et de difficultés. Maintenant, vous savez, on a normalement un rendez-vous constitutionnel au mois d'avril, juste après les municipales euh puisque le Parlement euh d'abord le Sénat, ensuite l'Assemblée nationale doivent voter de façon séparée ensuite à travers un congrès sur un projet de révision constitutionnelle organisant un statut d'autonomie.

Je rappelle que ce projet d'écriture a fait l'objet d'un vote quasi unanime de l'Assemblée de Corse euh qu'il vient concrétiser un travail de plusieurs années et je pense et j'espère que la représentation nationale sera à l'écoute et ne manquera pas cette occasion d'ouvrir une perspective qui soit à la fois une perspective de dialogue, de confiance retrouvée, de d'avancée institutionnelle dans le sens de l'autonomie qui est le droit commun dans beaucoup de régions et de de territoires insulaires d'Europe également de développement économique social avec un lien entre la Corse et l'État, entre la Corse et la République qui soit repensé, refondé, certainement revivifié mais dans le respect des aspirations du peuple cour. Juste Gill Simon, est-ce que vous avez la garantie de la part du gouvernement qu'en avril ce texte sera inscrit à l'ordre du jour du parlement et comment peut-il aller au bout dans un parlement aussi divisé dans le contexte politique actuel ? Alors, deux deux réponses complémentaires.

Oui, nous avons la garantie de la part du du Premier ministre et du gouvernement que ce texte sera inscrit à l'ordre du jour des travaux euh euh du Sénat. Euh, ça a été confirmé également par euh le président l'archer et tout récemment par euh par les sénateurs euh Parigi et Panouzi, les les sénateurs de la course. Donc, on va être dans ce processus.

Deuxièmement, euh nous n'avons pas de garantie bien sûr sur le vote des députés et des sénateurs. La représentation nationale est souveraine. Il fait partie de mon travail, de mes responsabilités, de mes objectifs, de nos objectifs puisque nous sommes une très large majorité à vouloir que ce texte aboutisse. qui fait partie donc de notre travail, de nos responsabilités, de nos objectifs de convaincre les députés et les sénateurs et surtout de leur expliquer que l'autonomie bien sûr c'est un pas important, y compris par rapport à la tradition constitutionnelle française et par rapport aussi à la culture de l'État et plus généralement la culture dominante en France qui est largement une culture jacobine.

Je crois que les enjeux de l'heure, le combat historique a été mené en Corse, la réalité objective, y compris la nécessité de prendre en compte la dimension insulaire de la Corse converge pour faire que ce rendez-vous soit un rendez-vous réussi et je reste persuadé que les parlementaires et les sénateurs seront allés dans le sens de l'autonomie de la Corse. En tout cas, nous nous efforcerons de de les en convaincre. Gil pour la pleine compréhension du sujet par les les téléspectateurs des autres départements et régions françaises qui nous regardent.

Qu'espérez-vous comme autonomie pour la Corse ? Jusqu'où aller dans l'autonomie ? Alors, alors d'abord rappeler que l'autonomie euh est une forme de droit communulaires de l'Union européenne et notamment les territoires insulaires de Méditerranée.

Euh l'autonomie que nous souhaitons euh a été définie, elle a été définie à travers un travail parlementaire de fonds qui a été mené par l'Assemblée de Corse. Elle a été définie à travers des délibérations cadres et notamment une délibération du 5 juillet 2023. euh voter à une très large majorité par rapport à laquelle nous avons accepté d'évoluer pour prendre en compte les demandes du gouvernement.

Donc très clairement, nous souhaitons un statut d'autonomie qui permette à l'État de continuer à conserver bien sûr les compétences régaliennes et leur exercice et qui dans le cadre d'un processus de dévolution progressif permettent à la collectivité de Corse autonome d'exercer un pouvoir et des compétences de nature législative. dans des domaines qui seront définis par la loi organique et notamment par exemple dans des domaines extrêmement sensibles liés au transport, lié au développement économique, lié à la nécessité de lutter contre la spéculation foncière et immobilière qui fait des ravages en Corse et qui d'ailleurs alimente y compris les logiques mafieuses et prives et notamment les jeunes et les personnes qui sont en situation de de précarité ou qui sont dans dans des classes moyennes de l'accès à la propriété. Donc tout cela va se discuter avec le Parlement et se construira de façon progressive à travers un scénario qui est un scénario étapiste si qui s'inscrit sur plusieurs années.

Mais Gill Simon, vous vous regardez le coût d'envoi à travers la révision constitutionnelle et vous regardez évidemment avec attention la situation internationale quand vous voyez par exemple les véléit de Donald Trump au Groenland, est-ce que vous vous dites toujours que l'autonomie c'est la meilleure des solutions pour la Corse étant donné son placement stratégique en Méditerranée ? Alors oui, bien sûr, nous regardons avec attention et souvent avec inquiétude les évolutions internationales dans un monde en plein fracas, en plein tubulte où on voit bien que les logiques de de de prévalence des des grands intérêts de de grandes puissances souvent engagés dans des dans des logiques bellicistes et bien font craindre le pire. Donc bien évidemment, l'autonomie ça ne doit pas être l'aventure.

La Corse a toujours eu une place stratégique en Méditerranée. C'est aussi je crois un avantage pour la France, y compris pour sa présence dans cette ère stratégique que de savoir que la Corse est là. Mais cela est tout à fait compatible à l'autre sens avec un statut d'autonomie. simplement, il faut l'inscrire dans une relation, repenser avec l'État, avec l'Union européenne et dire aussi, c'est en tout cas notre conviction que la Corse par son histoire, par sa culture, par son insularité a vocation aussi à être un trait d'union en Méditerranée bien évidemment entre l'ensemble des régions de l'Arc Latin, mais également dans les relations entre la rive nord et la rive sud.

Il y a des enjeux géostratégiques qui évoluent et ces enjeux géostratégiques doivent nous conduire à réactualiser notre vision de l'autonomie mais certainement pas y renoncer. Gill Simon, disons que vous êtes à la tête de la collectivité territoriale, quel est votre bilan ? Votre ancien allié désormais opposant nationaliste Jean-Christophe Angeline décrit "Je le cite un bilan effroyable avec une dette de plus d'un milliard d'euros et un investissement en Berne." Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Bah Jean-Christophe Angeline est un nationaliste qui effectivement a fait le choix à Bacia et ailleurs pour les municipal et probablement pour les territoriales de s'allier avec des gens qui historiquement étaient totalement opposés à notre famille politique. C'est son choix le plus clair. qui reprend un certain nombre d'arguments qu'il partage d'ailleurs avec d'autres opposants et j'ai envie de dire que euh semble-t-il la seule chose qui les unit, c'est en effet cette volonté de de remettre en cause ce qui a été fait depuis 10 ans et même depuis des décennies notamment pour les nationalistes.

Donc j'en prends acte, je le regrette bien sûr. Ceci étant, bon peut pas adresser le bilan aujourd'hui de ce qui a été fait depuis 10 ans devant vous, nous n'en avons pas le temps. Je crois que bien sûr nous aurions aimé faire mieux et plus vite.

Nous avons fait dans un contexte de contrainte, dans un contexte de limitation des moyens juridiques et budgétaires qui sont les nôtres. Mais nous avons fait beaucoup notamment et par exemple en terme d'infrastructure infrastructure routière chemin de fer maîtrise des ports et aéroports. Nous sommes aujourd'hui le seul territoire européen et notamment le seul territoire insulaire qui a la maîtrise et la gestion publique de ces ports et aéroports grâce à un combat démocratique qui a été mené.

Nous avons beaucoup avancé par exemple sur le numérique où aujourd'hui la totalité des Corses ont accès au très haut débit avec un taux de couverture à 100 % là où la moyenne européenne est de 70 % et par exemple la la Sardaigne à 57 % de taux de couverture de son territoire. Nous sommes allés vers la transition écologique et énergétique et la construction de notre autonomie énergétique avec la fermeture programmée d'une d'une centrale du VG qui fonctionnait au fiou lourd et la montée extrêmement forte exponentielle des énergies nouvelles renouvelables. Nous avons investi massivement dans dans l'éducation, dans la formation, dans le soutien à l'intérieur de l'île.

Donc beaucoup a été fait. simplement nous sommes aussi confrontés à une situation globale qui évolue à un monde qui est de plus en plus difficile un contexte budgétaire y compris en France et en Europe que vous connaissez et donc oui, il y a aujourd'hui la volonté d'aller plus vite, d'aller plus loin, de mieux faire et c'est ce que nous allons continuer à à poursuivre dans les dans les années à venir. Vous savez, construire un pays puisque c'est notre objectif en tout cas construire une corse développée, moderne, démocratique, respirante avec une économie qui crée de la richesse, avec des logiques de péréquation et de solidarité entre les citoyens et les territoires.

C'est une œuvre de longue haleine. Il faudra probablement encore une génération de travail et c'est la raison pour laquelle parmi les enjeux stratégiques que nous avons identifiés, il y a aussi celui de la transmission qui est en train de s'organiser vers des garçons, des filles qui sont plus jeunes que nous, qui voient aussi le monde avec souvent un regard différent avec leur propre expérience, leur propre vision, leurs propres compétences et moi je suis optimiste. Malgré les difficultés, malgré les contraintes, malgré les risques, je crois que la Corse va inventer son présent et son avenir et le construire dans la démocratie.

C'est en tout cas l'objectif de fond auquel je souhaite continuer à à contribuer de toutes mes forces. Une question de Fabrice sur les municipales puisqu'on le rappelle, vous êtes candidat à la mairie de Basti. Et oui, c'est le ben c'est la prochaine échéance électorale.

Vous êtes candidat comme le disait Orian à la mairie de Mé de Bastia. Est-ce que le risque pour votre mouvement de perdre euh Bastia était si grand que vous deviez euh abandonner votre poste de président de l'exécutif ? D'abord, il faut attendre bien sûr le résultat des élections municipales à Bassia comme ailleurs, c'est le peuple qui va parler mais plusieurs catégories de raisons m'ont conduit à ce choix.

Euh la première, c'est effectivement que cette élection municipale de Bastien a été identifiée, y compris euh par nos adversaires et opposants, coalisé pour la circonstance euh uniquement avec la volonté d'abord euh de euh conquérir Bastia et ensuite sans doute de conquérir la Corse. En gros, c'était la la critique de ce que nous avons fait et à Bastia et ailleurs. Et donc, vous savez, moi ce combat, je ne souhaitais pas le le mener par procuration et et je voulais en être partie prenante.

C'est le premier point. Deuxème point, je crois que à Bastia en Corse et dans la France toute entière, ces élections municipales arrivent à un moment charnière où il s'agit aussi de répondre à des défis, défis en terme de logement, défis en terme de cohésion sociale et sociétale, rejet aussi d'un certain nombre de solutions démagogiques qui sont notamment amené par des courants extrémistes. Je crois que il faut être sur le terrain et pour réinventer la politique, redonner confiance aux citoyens et je l'espère la réenchanter, il faut aussi à mon avis pleinement investir l'échelon de proximité. 3è enjeu, il y a un enjeu par rapport à notre combat global.

On n pas évoqué tout à l'heure la révision constitutionnelle en avril. On entendait bien une petite musique notamment à Paris et chez les adversaires h de de la révision constitutionnelle et de l'autonomie de dire on est en fin de mandature, il faut attendre 2 3 ans. Nous nous pensons qu'il faut pas attendre et cette légitimité qui sera issue des scrutins municipaux, elle aura aussi vocation à dire quelque chose des attentes des corses au plan global au-delà de de l'élection municipale qui reste une élection de proximité où il faut porter des projets.

Le 4e et dernier enjeu, c'est celui de la transmission. Je vous l'ai dit, moi, ça fait 10 ans que je suis président du conseil exécutif. Je me suis consacré de toutes mes forces à cette fonction qui est une fonction lourde, exaltante, que j'ai été fier et honoré d'exercer.

Maintenant, nous sommes une équipe. Nous préparons les années et les échéances à venir. Il reste encore beaucoup de travail et une partie importante de ce travail sera accomplie par d'autres que moi et par d'autres que nous.

Et cette transmission, nous l'organisons et nous l'organisons en demandant aussi à chaque fois aux Corse de le valider ou pas à travers leur vote et le suffrage universel. C'est la démocratie et c'est que cela se passe comme ça. Un dernier mot, Gin Simon, puisque vous évoquez la la montée de des extrêmes, la montée du Rassemblement national de reconquête en Corse qui faisaient des scores plutôt faibles aux élections hors présidentielles.

Là, ils ont fait des scores importants aux européennes au législatives, ils vous menacent aux municipales. Est-ce que vous avez une part de responsabilité dans cette montée des extrêmes allié à un nationalisme plus identitaire ? Est-ce que c'est le fruit des espoirs que vous avez déçu ?

Euh non, je je ne le pense pas. Je pense qu'il faut répondre aux attentes des Corsees, aux inquiétudes des Corses. Je continue de penser que ces réponses ne passent pas par des projets d'exclusion.

Nous, nos valeurs, elles sont claires, sont des valeurs de solidarité entre les femmes, les hommes, entre les peuples, des valeurs de générosité, des valeurs de fraternité. Euh ceci étant effectivement en Corse comme ailleurs en France, en Europe et même dans le monde, il y a une montée d'une certaine forme d'extrême droit très actionnaire. L'élément singulier, vous l'avez dit, c'est que en Corse, par une sorte de tour de parp de pass-pie à la fois l'extrême droite française qui a toujours été opposé et radicalement opposé à toutes les aspirations du peuple corse allant jusqu'à demander la peine de mort pour les nationalistes.

Cette extrême droite et bien aujourd'hui elle s'appuie en Corse avec une extrême droite corse identitaire qui fait d'oublier que très majoritairement et depuis le début le mouvement nationaliste a été enraciné dans une logique progressiste. Alors, la logique progressiste, ça ne veut pas dire la complaisance avec l'islamisme. Au contraire, nous combattons l'islamisme, nous combattons le communautarisme, nous combattons également toutes les logiques d'exclusion.

Nous nous voulons construire une société qui soit une société de générosité, de solidarité avec des valeurs qui sont des valeurs historiques du peuple corse qui est un peuple qui a toujours su intégrer celles et ceux qui ont regagné les rivages de l'île. Mais pour intégrer, il faut avoir un projet politique, il faut créer de la richesse, il faut avoir une langue et une culture qui sont à partager. Et ça, c'est le historiquement c'est le mouvement nationaliste qui le porte.

Nous continuerons à le porter et nous continuerons à le porter avec l'ensemble des forces de progrès qui veulent faire de la course une terre de démocratie. Merci beaucoup Git Simon, merci d'avoir été l'invité de cet entretien. Président du conseil exécutif de la Corse pré candidat au municipal à Bastia.

Et un grand merci aussi à toutes les équipes de France 3 Corse Viastel qui ont permis la réalisation de cet entretien. Merci beaucoup Fabrice. Merci la de l'Est républicain.

L'ombre du narcotrafic sur les municipales et puis avec une interview d'Amine Kessassi depuis Marseille dans le cadre de ce sujet municipal et c'est narcotrafic qui est une vraie préoccupation pour Norm en France et on en parle tout de suite, on développe tout ça tout ça tout de suite. dans la la revue de presse régionale.