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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 décembre 2024 18 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsImmigration & asileRetraites

Les macronistes et LR sont responsables de cette situation ! - Philippe Ballard (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse partielle

    François Bayrou, c'est un nom qui trouve grâce à vos yeux, aux yeux du RN ou pas ?

  • 1:32OuverteRéponse partielle

    Lesquelles sont vos lignes rouges ?

  • 1:52FerméeRéponse directe

    François Bayrou ne serait pas une ligne rouge pour vous ?

  • 2:14RelanceRéponse partielle

    Si François Bayrou est à Matignon, vous remettrez vos lignes rouges ?

  • 3:01RelanceRéponse directe

    Si toutes vos lignes rouges sont acceptées, vous votez le budget ?

  • 3:19OuverteÉludée

    Vous avez eu des échanges avec François Bayrou ou ses proches ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « La nomination du Premier ministre, c'est une prérogative du chef de l'État. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « On n'a pas censuré Michel Barnier au mois d'octobre, comme ça avait été lors de la motion de censure du nouveau Front populaire. »
  • 2:32Invité politiqueChiffre
    « Pour 3 milliards d'euros, entre parenthèses. C'est-à-dire que c'est 0,5% du PLFSS. »
  • 2:46Invité politiqueChiffre
    « La revalorisation des retraites au 1er janvier s'est faite. C'est 2,2% pour les retraités. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « 7 ans de macronisme, ça mène à ça. »
  • 4:15Invité politiqueChiffre
    « 40 milliards d'impôts évités et de taxes, franchement, il ne faut pas s'en passer. »
  • 4:43Invité politiqueFait
    « Il y a eu cette alliance entre Mélenchon-Macron, dans plus de 200 circonscriptions, où on s'est désisté l'un pour l'autre. »
  • 5:41Invité politiqueFait
    « On avait fait pression pour qu'il y ait cette détaxation qui va se poursuivre. »
  • 7:20Invité politiqueChiffre
    « Dans les Ardennes, il y a eu 70% d'abstention. »
  • 7:28Invité politiqueChiffre
    « Le candidat est battu avec, de mémoire, 49,1%. 350 voix. »
  • 7:41Invité politiqueChiffre
    « En cas de présidentiel, Marine Le Pen fait entre 36 et 38%. »
  • 12:17Invité politiqueChiffre
    « On est à 46-47% de prélèvements obligatoires, 56% de dépenses publiques. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard70 %
  • Invité10 %
  • Présentateur9 %
  • Invité 27 %
  • Invité 33 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Ballard est notre invité ce matin dans le 6-9, député de l'Oise, porte-parole du Rassemblement National. Bienvenue à vous, c'est l'information de la matinée, vous la découvrez avec nous. François Bayrou donc reçu à l'Elysée actuellement. Il vient de passer sous nos yeux avec cette voiture. Il va être reçu par le Président de la République pour une nouvelle consultation. Ça se précise, c'est un nom qui trouve grâce à vos yeux, aux yeux du RN ou pas, François Bayrou ? Pour être Premier ministre. Tout d'abord, bonjour.

0:25
Philippe Ballard

Écoutez, la nomination du Premier ministre, c'est une prérogative du chef de l'État. Marine Le Pen et Jordan Bardella sont respectueux des institutions. On va attendre la nomination officielle, parce que là, ce sont des petits... Ce n'est pas encore le cas. Ce n'est pas le cas, vous allez avoir. ...signes aux faibles, enfin voilà, on attend la suite. Donc on verra qui est nommé, puis surtout, quelle politique sera menée par le futur Premier ministre. Enfin, moi je vous rappelle, parce que ça nous ramène un petit peu... Alors si cette hypothèse-là est confirmée quelques mois en arrière, où c'était Michel Barnier, vous savez, la position a été très claire.

On n'a pas censuré Michel Barnier au mois d'octobre, comme ça avait été lors de la motion de censure du nouveau Front populaire. On lui a laissé sa chance, bon, puis est survenu l'épisode budget, 49-3, censure...

1:06
Présentateur

Donc là, cela veut dire, quel que soit le nom du Premier ministre qui sera mis sur la table, coché par Emmanuel Macron, vous attendrez avant de censurer.

1:12
Philippe Ballard

Ah mais c'est ce qu'on a toujours... Même si c'est un Premier ministre de gauche. Mais on n'a pas la censure convulsive comme le nouveau Front populaire. Enfin, la motion de censure, c'est quelque chose de grave, c'est un peu la bombe atomique, pardon, comparaison, mais peut-être par exemple, en face de la Ve République. Donc on attend le nom, déjà, parce qu'il y a des noms, effectivement, qui sont, comme on dit, des lignes rouges. Lesquelles ? Monsieur Lescure, qui est apparu hier après-midi, enfin, il coche toutes les mauvaises cases. Il est immigrationniste, il nous a dit au mois de juin que le Mercosur, c'était un très bon accord, c'est un néo, voire parfois ultra-libéral.

Il voulait même, à un moment donné, donner notre siège au Conseil de sécurité de l'ONU à l'Union européenne. Enfin, voilà.

1:52
Présentateur

Donc François Bayrou ne serait pas une ligne rouge pour vous ?

1:54
Philippe Ballard

Mais non, on l'a toujours dit, François Bayrou a eu, au moment de la présidentielle de 2022, il a dit, je vais amener, si Marine Le Pen ne peut pas se présenter parce qu'elle n'a pas ses signatures, j'amènerai ma signature à Marine Le Pen. Et puis, au moment, il y a quelques semaines, du procès des attachés parlementaires au Parlement européen, François Bayrou a eu des mots extrêmement justes sur l'analyse de la situation.

2:14
Invité

Si François Bayrou est à Matignon, il va reprendre un budget, potentiellement le même que celui de Michel Barnier, est-ce que là encore, vous remettrez vos lignes rouges ? Vous attendez qu'il les accepte toutes ? Et dans ce cas, est-ce que vous n'êtes pas en train de co-gouverner avec lui ?

2:30
Philippe Ballard

Il y avait une dernière ligne rouge. Pour 3 milliards d'euros, entre parenthèses. C'est-à-dire que c'est 0,5% du PLFSS, comme on l'appelle. À force de rajouter des milliards et des milliards. Et on proposait, enfin, Jean-Philippe Tanguy avait proposé un contre-budget, les économies asiatées, économies structurelles. Donc, effectivement, la revalorisation des retraites au 1er janvier s'est faite. C'est 2,2% pour les retraités. Donc, on va attendre la nomination, le gouvernement, et puis la suite de la discussion budgétaire. Ça va commencer en commission, et ensuite dans l'émission.

3:01
Invité

Et s'ils donnent quittus à toutes vos lignes rouges, qui étaient déjà celles pour Michel Barnier, c'est bon, vous validez, vous abstenez ou vous votez le budget ?

3:08
Philippe Ballard

Votez le budget, non, parce qu'on est dans l'opposition. Mais, enfin, voilà, c'est ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient dit au mois d'octobre. Si c'est un budget qui nous convient, oui, on peut s'abstenir, oui.

3:19
Invité

Vous avez eu des échanges avec François Bayrou ou ses proches ?

3:22
Philippe Ballard

Ah, écoutez, là, c'est à Marine Le Pen et Jordan Bardella de répondre, mais c'est pas à moi. Mais il y a toujours des contacts, oui.

3:28
Présentateur

Le président de la République, en tout cas le souhait du président de la République, est d'avoir un gouvernement d'intérêt général. Vous y croyez, ça, aujourd'hui, vous ?

3:36
Philippe Ballard

Enfin, honnêtement, ça veut pas dire grand-chose à un gouvernement d'intérêt général, parce que le Premier ministre qui se dit, je viens pour vous présenter un gouvernement qui n'est pas d'intérêt général, ça n'aurait pas beaucoup de sens.

3:45
Invité

Non, mais est-ce que vous acceptez l'idée que c'est l'intérêt général qu'il y ait un gouvernement ? Mais, non, mais, enfin, quel responsable qui pourrait dire ça va pas dans l'intérêt général ?

3:53
Philippe Ballard

Mais ça va mieux en disant. Non, mais c'est la formule qui veut rien dire, honnêtement. Parce que ce qu'il faut quand même analyser, c'est la situation, c'est pourquoi on en est là, quand même. Parce que si on est dans un point de blocage, une crise politique, qui quand même, enfin, c'est pathétique pour Emmanuel Macron, en parenthèse, c'est vraiment, 7 ans de macronisme, ça mène à ça. Mais là, on paye le fond républicain.

4:11
Invité

C'est vous qui avez vanté de la censure quand même, voilà.

4:13
Philippe Ballard

Oui, parce que c'était un mauvais budget. Donc, dans l'intérêt des Français, 40 milliards d'impôts évités et de taxes, franchement, il ne faut pas s'en passer. Oui, mais plus on attend d'avoir un budget, plus les Français s'inquiètent.

4:23
Présentateur

Vous en êtes conscients également.

4:24
Philippe Ballard

Mais on va avoir une discussion, là. Moi, je voyais Charles Lecourson en début de semaine, rapporteur général du budget, qui me disait, on va sans doute, fin janvier, réenclencher la discussion dans l'hémicycle. Et il sera voté au mois de février. Enfin, voilà. Non, mais ce qu'il faut bien comprendre, que les Français comprennent quand même, c'est qu'on en est là. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu cette alliance entre Mélenchon-Macron, dans plus de 200 circonscriptions, où on s'est désisté l'un pour l'autre. Il n'y avait pas de programme. Enfin, il y en avait un, c'était battre le Rassemblement National. OK. Maintenant, la situation, c'est ça.

Je pense que les Français ne se feront pas prendre deux fois à ce jeu.

4:58
Invité

Il y en a qui sont les grands perdants, quand même, de cette motion de censure. Ce sont les agriculteurs. Ils attendaient des réformes dans ce budget. On a vu certaines permanences de vos députés, Rassemblement National, mûrer des agriculteurs en colère. Vous êtes en train de perdre cet électorat, Philippe Ballard ?

5:13
Philippe Ballard

Alors, c'est une bonne question, parce qu'il se trouve qu'à 14h, moi, je vais à Beauvers rencontrer les agriculteurs de l'Oise, puisque je suis élu de l'Oise. Je pense qu'en général, c'est-à-dire...

5:25
Invité

Non, il y a tout. Il y a peu d'élevage dans l'Oise, mais il y a beaucoup. Si, si, si, aussi. Très peu. Majoritairement, ce sont de grosses exploitations. Qu'est-ce que vous allez leur dire ? Je vous emmènerai dans ma séance de la télé.

5:37
Philippe Ballard

Bon, on ne va pas en terminer un débat. Vous allez vous justifier dans cette censure ? Oui, oui, pourquoi ? Parce qu'il y avait, mais il y aura, de bonnes mesures pour les agriculteurs, je pense, au calcul des 25 meilleures années pour les retraites. La transmission d'entreprises, le GNR, le gasoil non routier, c'est grâce au Rassemblement national, d'ailleurs, qu'en 2023, on avait fait pression pour qu'il y ait cette détaxation qui va se poursuivre.

Donc là, très bien, il y avait des bonnes mesures, mais elles vont être réintroduites dans le prochain budget, parce que c'est bien beau d'aller mûrer des permanences électorales, y compris des députés du Rassemblement national, mais ce qu'ils pourraient peut-être faire, c'est aller mûrer les permanences de ceux qui ont permis l'accord du Mercosur. Oui, mais vous comprenez leur colère aujourd'hui ? C'est sur des dizaines d'années qu'ils vont payer.

6:21
Présentateur

Oui, mais Philippe Ballard, vous comprenez leur colère aujourd'hui ? Des promesses leur ont été faites en mars dernier, et la censure a décalé tout cela. Ils ne savent pas aujourd'hui si ces promesses-là vont être tenues.

6:30
Philippe Ballard

Ça sera tenue, parce qu'on en fait... Alors là, c'est une ligne rouge. Si toutes ces promesses n'étaient pas reprises dans le budget, oui, oui, on en ferait une ligne rouge. Et ça aura un effet rétroactif. Donc voilà, on a peut-être perdu deux mois, trois mois, mais l'accord du Mercosur, je vais vous dire, là, c'est pour des dizaines d'années que les agriculteurs vont... Le président de la République était contre, hein ! Oui, oui, d'accord. Mais il est démonétisé. Enfin, qui écoute encore Emmanuel Macron à Bruxelles ?

6:53
Invité

Attendez, il y a un autre indicateur, Philippe Ballard, vous allez donner votre avis, il y avait une législative partielle dans les Ardennes. Dans les Ardennes, le dimanche dernier. Le candidat était arrivé en tête au premier tour. C'est une circonscription, moitié Charleville-Mézières, moitié campagne, précisément, avec des grandes... Votre candidat est battu au second tour, alors qu'il était vraiment très en tête. Est-ce qu'il n'y a pas une frange de votre électorat naturel qui dit, la censure, on en a ras-le-bol ?

7:19
Philippe Ballard

Alors, en réponse en deux temps rapidement, dans les Ardennes, il y a eu 70% d'abstention. Ben oui, mais ça veut dire que vous amenez le mobilise pas. Le candidat est battu avec, de mémoire, 49,1%. 350 voix. Voilà, 350 voix. Donc, je ne sais pas si c'est vraiment un échantillon représentatif. Mais dont acte, oui, il n'a pas été rélu. On ne va pas dire l'évidence. Mais enfin, quand il y a 30% de participation... Et après, moi, je vous renvoie au sondage qui est sorti il y a deux jours. En cas de présidentiel, Marine Le Pen fait entre 36 et 38%. Voilà. Et quand on regarde attentivement le détail, chez les retraités, chez les CSP++, les cadres supérieurs, les cadres, elle est en tête.

Ou elle est bien placée, des fois, elle est deuxième. Donc, voilà, pas de panique à bord.

7:58
Invité

Est-ce que d'ici 2027, les Français doivent s'habituer à avoir des gouvernements Kleenex ? Donc, Attal, 8 mois, je crois, Barnier, 3 mois. Enfin, 4 premiers ministres en un an. Est-ce qu'il faut s'habituer à ça ? Est-ce que c'est ça la réalité de la politique en France aujourd'hui ?

8:12
Philippe Ballard

Eh bien, alors, malheureusement, oui, 4 premiers ministres en un an. Et là, je reviens sur ce que je viens de dire. Oui, si on en est là aussi, c'est à cause de ce Front républicain qui a fait qu'il y a 3 blocs irréconciliables à l'Assemblée nationale. Alors, parfois, ils essayent...

8:26
Présentateur

Sans votre censure, il y aurait 3 premiers ministres en un an.

8:29
Philippe Ballard

Michel Barnier, c'est vrai. Eh oui, d'accord, mais enfin, encore une fois, dans l'intérêt de la France. Et les Français, on ne pouvait pas garder ce budget en l'état. On a mis les taxes, les impôts. Moi, dans ma circonscription, puisqu'on en repart, moi, j'avais même posé la question au MEDEF, au président du... Donc, le patronat français. Il n'était pas très satisfait. La veille de la censure. J'aurais dit, mais s'il y a censure, si ce budget ne voit pas le jour, est-ce que ça vous inquiète ? Réponse, non. Je lui ai dit, pourquoi non ? Parce qu'on évitera des taxes et des impôts. Et puis, pour les bas salaires, il y avait quand même des suppressions d'allègements de charges.

Il faut avoir présent tout ça... 4 milliards sur 80, oui. Oui, voilà. Donc, ça renchérissait le coût du travail. Il y avait des petits entrepreneurs qui me disaient, moi, je licencie ou je ferme la boîte ?

9:09
Invité

Il y a une nouvelle façon d'utiliser les outils de la Vème République qui est en train d'être peut-être expérimenté. Vous savez, c'est le non-49-3, non-censure. Que pensez-vous de cette idée qui semble séduire au Parti Socialiste ou au sein du socle commun ?

9:23
Philippe Ballard

Alors, déjà, on va rappeler quand même que la censure, c'est dans la Constitution. Donc, que lors d'une réunion à l'Elysée, avec tout le bloc UMPS, parce qu'on est en train de réinventer l'UMPS, disent, bon, on va éviter la censure. C'est dans la Constitution, premier point. Et puis, deuxième point, c'est quoi ce socle commun avec les socialistes ? Et puis, les LR. Parce que sinon, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. C'est pour ça que, je vous dis, on réinvente l'UMPS.

9:47
Présentateur

Mais vous y croyez un accord de non-censure avec la gauche, aujourd'hui ? Vous y croyez ? Parce que vous perdrez votre droit derrière. Votre pouvoir de censure à l'Assemblée ?

9:53
Philippe Ballard

Si c'était le cas. Pour nous, c'est une tambouille, c'est l'UMPS. Mais bon, je joue le jeu et je vais vous répondre. Mais enfin, ce n'est pas à la hauteur de ce qu'attendent les Français et des enjeux. Mais vous y croyez, aujourd'hui ? Oui, ils sont en train de nous dire, mais quand est-ce qu'on s'occupe de notre problème de pouvoir d'achat, de sécurité, d'immigration, etc. Mais ça ne verra pas le jour. Enfin, on va juste être concret. À l'Assemblée, on examine des projets de loi. Alors, sur la fiscalité, sur la sécurité, sur l'immigration. Mais qu'est-ce qu'il peut y avoir de commun entre l'aile gauche du PS et les LR ?

Alors, je sais bien qu'entre les paroles et les actes, surtout chez les LR, il y a un delta qui est quand même assez considérable, notamment quand on écoute M. Wauquiez. Mais ils vont mettre quoi dans les textes de loi ? Ils vont mettre quoi ?

10:33
Invité

Vous allez finir par censurer Philippe Ballard.

10:35
Philippe Ballard

Mais non, on ne va pas.

10:35
Invité

Je suis bien, parce que c'est votre intérêt.

10:38
Philippe Ballard

Mais non, on n'est pas comme ça, nous. Nous, ce qui compte, encore une fois, moi, c'est toujours la phrase que je répète, je me rappelle la première réunion de groupe, en juillet 2022, à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen a dit, votre seul boussole, c'est l'intérêt de la France et des Français. Vous voterez un texte d'où qu'il vienne. Et on l'a fait depuis deux ans et demi. On a voté des textes qui venaient de la Macronie, on a voté des textes qui venaient de ce qu'on appelait la NUPES. Dans l'autre sens, ce n'est jamais vrai. Trouvez-moi un texte qui a été voté par la gauche ou le bloc central que nous ayons proposé, y compris l'endométriose, d'ailleurs. Alors celui-là, on s'était dit...

Vous êtes d'accord sur le dossier de retraite ? Ça va passer ? Ce n'est pas passé. Juste par sectarisme. Nous sommes d'accord, oui.

11:15
Présentateur

Vous êtes d'accord avec la retraite, vous êtes d'accord avec la gauche.

11:18
Invité

Mais vous avez affiné votre position, quand même, dans ce domaine.

11:22
Philippe Ballard

Oui, alors il faut juste rappeler que lors de la niche parlementaire du Rassemblement National au mois d'octobre, on avait mis en premier texte, effectivement, revenir à 62 ans, âge légal, 42 annuités. Eh bien, la gauche, abonné, absent, ne l'a pas voté. Nous, par contre, on était prêts à voter, on était prêts à voter, lors de la niche de la France insoumise, cette même mesure. Nous, on n'est pas sectaires. Du moment que ça va dans l'intérêt de la France et des Français, on le fait. Donc la suite, on va voir qui est le Premier ministre,

11:47
Invité

qui est le gouvernement,

11:47
Philippe Ballard

qui est le politique, qui le pratique,

11:48
Invité

quel budget sera présenté. Vous êtes réaliste, vous voyez bien qu'il y a un problème de financement de ce modèle, démographie, croissance, etc. On va fabriquer, malheureusement, il faut le dire aux gens qui nous suivent, ce matin, on va fabriquer des retraités pauvres, si on ne change pas les règles. C'est-à-dire que le taux de reversion sera très faible. Il faut bien trouver une solution. Comment se fait-il qu'on n'arrive pas à avancer sur ce sujet, qui est un sujet clé dans l'esprit des Français ?

12:12
Philippe Ballard

Alors, déjà, un, c'est un choix politique. Mais j'y reviendrai. On est prêts à assumer, on fait des économies par ailleurs. Vous avez raison, quand on est à 46-47% de prélèvements obligatoires, 56% de dépenses publiques, là, on ne peut pas faire pire. Mais un, la France souffre, et ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre, d'un problème de taux de productivité. On a quasiment l'un des plus mauvais de l'OCDE. Et la deuxième chose, c'est de se projeter aussi dans l'avenir et d'avoir une vraie politique familiale. Alors, les bébés qui vont naître cette année ou l'année prochaine, c'est sûr que... Ils n'auront pas 20 ans dans 3 ans. Mais nous, on se projette à l'avenir.

Gouverner, c'est prévoir, pour reprendre une formule. Donc, on prévoit. Et après, c'est un choix politique. Effectivement, ça avait été chiffré lors de la campagne présidentielle. C'est un coût de 8-9 milliards d'euros, mais compensé par des économies. Alors, sur notre contribution au budget de l'Union européenne, sur la lutte contre la fraude fiscale, sociale, sur la politique migratoire, etc. Et puis, surtout, économie, mais au niveau de l'État, les agences diverses et variées qui coûtent un pognon de dingue

13:12
Invité

et qui ne servent quasiment rien... Vous en avez entendu parler de ça ? Moi, j'ai entendu parler de ça il y a un mois, au moment où il s'agissait de trouver des économies. Tout le monde, sur les plateaux télé, citait 1200 agences par un public, 80 milliards d'euros par an. Vous avez un écho, aujourd'hui ? Personne ne parle plus. C'est-à-dire, Philippe Ballard, qu'on n'a rien fait. Et ce dont j'ai peur, c'est que le gouvernement qui sortira dans les jours ou dans les heures qui viennent soit un gouvernement de dépensier.

13:40
Philippe Ballard

Mais vous avez raison sur le constat. Oui, il y a 1200 agences diverses et variées, 80 milliards d'euros. Des fois, c'est un peu plus, des fois, c'est un peu moins. Pardon, mais il y a des économies structurelles à faire. Voilà, moi, l'autre jour, je regardais, vous savez, les ânes. Zéro artificialisation nette. On avait une réunion avec les maires de loi. J'ai essayé de comprendre comment ça fonctionnait. Alors, vous avez une ministère, et après, vous avez 12 agences des strates diverses et variées. On ne comprend pas qui fait quoi. Et tout ça, ce sont des centaines, voire des milliers d'emplois, des gens, des structures. On ne sait pas ce qu'ils font, mais ça coûte de l'argent public.

Là, il y a des économies structurelles à faire. Et je vous renvoie encore une fois au contre-budget qui avait été présenté par Jean-Philippe Tanguy.

14:18
Invité

Sur la situation internationale, très rapidement, on voit l'inquiétude en Syrie. Est-ce que c'est le bon moment pour changer de ministre au Quai d'Orsay, à Beauvau, à la Défense, avec les inquiétudes qu'on a aujourd'hui, notamment sur les djihadistes français qui sont...

14:32
Philippe Ballard

Là, ce n'est pas à nous de répondre. Ça ne vous a pas échappé que ce ne sera pas un Premier ministre rassemblement national. De toute façon, on n'a pas voulu y poste puisqu'on n'a pas de majorité. Non, mais il faut un peu de stabilité pour la France. Et pour la Syrie, écoutez, quand on l'entend dire ce sont des djihadistes modérés, il y a un mot en trop. Djihadistes et modérés, ça ne va pas ensemble. Donc, on va attendre la suite. Tant mieux, il y a un dictateur sanguinaire qui a été éjecté du pouvoir. Mais maintenant, si c'est pour avoir les talibans à Damas,

14:59
Invité

c'est peut-être pas une bonne chose. Il faut geler les dossiers d'instruction de demande d'asile des Syriens. Ah oui. Oui, oui, tout à fait. Mais vous savez, il y a même des pays d'Europe... Mais ça peut être pire pour eux demain. Ça peut être bien pire encore.

15:10
Philippe Ballard

Absolument. On va attendre. Déjà, un, on peut geler effectivement les demandes d'asile. Deux, il y a des pays d'Europe qui renvoient les Syriens, qui renvoient les Syriens. Vous pensez qu'il faut le faire avec nous, en France ? Et après, le droit d'asile, si vous voulez, c'est très simple. On est pour un droit d'asile instruit dans les ambassades ou les consulats du pays d'origine. Alors, il n'y a plus d'ambassade de France à Damas. Bon, mais il y a des pays limitrophes. Et on pourra, parce qu'on peut, effectivement, avoir des inquiétudes, notamment sur les minorités. Je pense aux chrétiens d'Orient, qui depuis des années, trop longues années, kurdes également, souffrent.

Bah oui, on va voir ce que ce régime de djihadistes modérés, comme on nous les présente, mais qu'ils n'ont sûrement pas des djihadistes modérés, puisque ça n'existe pas, ce que ça donnera pour l'avenir.

15:53
Invité

Vous pensez qu'il faut rouvrir, que la France doit rouvrir une ambassade en Syrie, que c'est possible ?

15:58
Philippe Ballard

Bah, c'est peut-être un peu prématuré, on va voir la suite de la situation, mais on était pour une coopération avec les services de renseignement syrien. Attention, renseignement. Parce qu'eux, ils avaient des renseignements. Il ne s'agissait pas d'une collaboration avec ce régime despotique sanguinaire de Bachar el-Assad.

16:12
Invité

Certains de vos amis, on peut penser à Thierry Mariani, ils sont allés à plusieurs reprises rencontrer Bachar el-Assad, de manière assez cordiale. Est-ce que vous le regretterez ?

16:22
Philippe Ballard

Mais, c'est où le Rassemblement National ? C'est devenu un très grand parti, c'est le premier parti de France. Et il y a Thierry Mariani, qui a été ministre de Nicolas Sarkozy. Il faut quand même le rappeler, qui a peut-être un regard un peu différent sur la situation internationale. Il s'est effectivement rendu en Syrie, à Damas, il a rencontré Bachar el-Assad. Il y a des photos qui le montrent. Il y a des tendances, oui, puisqu'on est un grand parti politique. Mais enfin, je vous renvoie aux déclarations de Marine Le Pen et Jordan Bardella sur la situation en Syrie.

16:53
Présentateur

Philippe Ballard, pour terminer, retour en France avec l'information de la matinée. Vous le voyez, si vous nous rejoignez ce matin sur LCI, François Bayrou est en ce moment avec Emmanuel Macron à l'Elysée depuis 8h30. Un Premier ministre devrait être annoncé ce matin. C'est l'Elysée qui a fait fuiter cette information hier soir. Jordan Bardella, il y a quelques jours sur TF1, déclarait qu'on ne censurera pas sauf si c'est un Premier ministre de gauche. François Bayrou n'est pas un ministre, n'est pas affilié à la gauche. Il est centriste. Vous seriez à minima satisfaits, que ce soit lui ?

17:27
Philippe Ballard

Non, mais je vais rappeler ce que j'ai dit tout à l'heure. François Bayrou, au moment de la présidentielle, au moment du procès des attachés parlementaires européens, a eu des mots qui étaient justes. Et encore une fois, on aura la même attitude que pour Michel Barnier. Donc pas de censure sur Cédé Rousseau. On va attendre. Mais non, pas de censure. Alors, je dis bien pour François Bayrou, parce que les noms qui sont sortis hier, il y en a, ça ne fait pas rêver. Et vous en avez parlé tout à l'heure.

17:48
Présentateur

Merci beaucoup, Philippe Ballard, député de l'Oise, d'être venu ce matin dans le 6-9.