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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 20 juin 2024 46 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalRetraites

Législatives : La démacronisation en marche

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Gabriel AtalChiffre
    « la facture d'électricité qui va baisser de 15 % dès cet hiver pour tous les ménages »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] [Musique] [Musique] bonjour bonjour à toutes et à tous c'est un sens public 100 % politique que je vous propose aujourd'hui à 10 jours du premier tour des élections législative l'événement de ce jeudi c'était la conférence de presse de Gabriel hatal pour présenter le programme de la coalition gouvernemental il s'est aussi démarqué de la tutelle d'Emmanuel Macron en demandant aux Françaises et au français de le choisir pour Matignon à l'issue de cette élection nécessairement il y aura un avant et un après dans la pratique du pouvoir dans l'équilibre des institutions le 9 janvier le Président de la République m'a nommé le 30 juin j'aimerais que les Français me choisissent où en sont les relations Macron Atal le bloc central peut-il limiter la casse le 7 juillet prochain leur stratégie nous ou le chaos peut-elle remobiliser les électeurs macronistes de 2022 on répond à toutes ces questions dans une minute et puis dans la seconde partie de notre édition spéciale on continue nos débats thématiques après le pouvoir d'achat la santé l'environnement que proposent les principaux partis pour notre sécurité les peines planché pour Jordan Bardella la fin des braves m et des grenades mutilantes pour le Front populaire l'expulsion des étrangers délinquants et radicalisé pour Gabriel Atal on décortique les propositions des trois blocs on les passe au crible de nos experts dans trois qu4 d'heure mais d'abord c'est un reportage que je vous propose pour illustrer la difficile campagne des cadres de la majorité présidentielle direction la Normandie où la tête d'affiche de la 6e circonscription du Calvados s'appelle ellisabeth bornne audre vetaz Aurélien Romano même sous un parapluie ellisabeth borne passe difficilement inaperçu moi je vais voter pour merci beaucoup bonjour madame ça va bonjour monsieur ça va bien sur ce marché du Calvados au milieu des produits locaux l'accueil est plutôt bienveillantas de la cuisine normande la crème dire exaement et la turgou également des trucs légers mais l'ancienne Première ministre redevenu député un carne la politique d'Emmanuel Macron et forcément certains l'interpellent pourquoi vous passez pas un 493 pour obliger total à payer ses impôts sur ses bénéfices en France comment le 493 vous le passez avec des gens comm nous et pourquoi vous le passez pas avec des gens comm mê ellisabeth borne assume son bilan et n'hésite pas à tacler au passage Jordan Bardella qui affirme ne pas vouloir gouverner en cas de majorité relative il a 63 textes et j'y crois profondément sur lequel j'ai été construire des majorités avec des gens qui pensent pas comme nous moi j'assume d'avoir au mieux dans un contexte de majorité relative qui manifestement fait peur à tout le monde puisque je vous dis monsieur Bardella et dit à moi s'il y a une majorité relative j'y vais pas ben qui est-ce qui y va faut bien qu'il a des gens pour gouverner dans le pays c'est pas facile la majorité relative Elisabeth bornne met aussi en avant les emplois créés depuis 7 ans mais dans la 6e circonscription du Calvados territoire rural et désindustrialisé le sentiment de déclassement est très important et ils sont nombreux à tenir Emmanuel Macron pour responsable il y en a marre il y en a vraiment marre là on travaille si c'est les fin de mois sont difficiles c'est toujours une augmentation c'est toujours ceci c'est toujours cela il pense beaucoup à ceux qui ont de l'argent qui sont vraiment dans le haut ceux qui travaillent ils pensent pas ils pensent pas à nousjour une colère que tente de capter Noé Gauchard avec la bannière du nouveau front populaire notre programme la retraite à 60 ans la hausse des salaires en 2022 il a échoué de quelques points face à Elisabeth born mais entre-temps il y a eu la réforme des retraites oui vous savez madame Bor a fait passer la réforme des retraites pour la prolonger à 64 ans évidemment celle qui a porté la retraite à 64 ans et qui est quand même allé dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale prononcer le 493 pour la faire adopter Infiné c'est bien isisabe borne celle qui se prétend députter ici aujourd'hui donc voilà évidemment qu'on va insister sur ce sujet mais il y a une autre personnalité qui s'invite dans ce duel Nicolas calbri le tout nouveau candidat du Rassemblement national que nous retrouvons à Paris je fais partie de ces Normands qui travaillent à Paris et qui vivent en Normandie malgré la campagne Express il n'est en circonscription que le weekend et mise sur le sentiment de rejet autour d'Élisabeth borne et Madame borne est très identifiée elle identifié à l'échec de la macronie à la brutalité de comment elle a gouverné pendant 18 ou 20 mois madame 493 comment nous on l'appelle elle a gouverné contre le Parlement elle a fait passer une réforme des retraites sans vote c'est quasiment une chance d'être face à Madame borne qui est extrêmement bien identifié et on voit que les Normands ont clairement envie de la sanctionner s'il est si confiant c'est parce que dans la la 6e circonscription du Calvados le RN de Jordan Bardella a remporté 34 % des suffrages aux élections européennes voilà huit candidates et candidats dans cette circonscription on a vu les trois principaux les trois blocs je cite les autres beréranger larignnie pour divers gauche et Stelline kaimer reconquête lindalal divers droite Pascal Georget lut ouvrière et Philippe Hambourg pour debout la France on zoome donc vous le savez cette semaine sur la stratégie des des trois blocs dans nos secondes partiese de de sens publ le nouveau frond populaire c'était mardi le rassemblement national hier et on se concentre sur la majorité présidentielle c'est là desmacronisation en marche voilà le titre de notre débat je vous présente mes invités Jean garig bonsoironsoir bienvenue vous êtes historien président de la commission internationale d'histoire des assemblées et auteur de jours heureux quand les Français rêvaient ensemble aux éditions Paillot blanche les rideau bonsoir et bienvenue vous êtes directrice éditoriale de l'Institut Montaigne et chargé d'enseignement à sciencesp Vincent couronne bonsoir et bienvenue chercheur en droit européen directeur du médiia les surligneurs qui lutent contre la désinformation juridique et à mes côtés Tam tranui éditorialiste politique bonsoir Tam bienvenue à vous un extrait de la conférence de presse de Gabriel hatal tiens pour pour ouvrir ce débat sur le programme de la majorité présidentielle pour ces législatives il s'est adressé c'était déjà son like motif depuis son arrivée à Matignon au français aux classes moyennees demain avec nous nous suivrons un principe gagner plus et dépenser moins c'est la mise en place pour les classes moyennes pour les Français qui travaillent dur et qui ont le sentiment de toujours payer pour les autres d'un véritable paquet d'action dès les premières semaines concrètement c'est la facture d'électricité qui va baisser de 15 % dès cet hiver pour tous les ménages une facture qui baisse grâce à la réforme du marché européen de l'électricité une réforme à laquelle la nuupes comme le rassemblement national s'oppose on entendra un un autre extrait de cette conférence de presse sur la relation Macron hatal et ce sera l'un des chapitres de ce débat mais sur la stratégie générale de du camp présidentiel Jean garig nous ou le chaos ce que je disais dans les titres est-ce que c'est suffisant pour remobiliser les électeurs non évidemment parce qu'on est dans une situation tellement particulière que la dissolution fait que le les élections européennes en fait le résultat des élections européennes et des élections précédentes s'est transformé en effet de souffle pour les élections législatives je veux dire que c'est comme si la dissolution elle elle avait permis justement au rassemblement national de se légitimer comme le favori et et donc de bénéficier lors de ces élections législatives de ce qui se passe ordinairement après une élection présidentielle j'ai l'impression qu'on est en train d'assister à ça et donc à cette démacronisation on a un vote qui va se faire très largement et sur des sur des aspects très émotionnels d'ailleurs ou la raison à peu à peu de de de place mais va se faire beaucoup sur voilà le rejet le dégagisme de ceux qui de ceux qui sont en place et alors c'est intéressant de voir malgré tout que euh Gabriel hatal qui est une des victimes collatérales et même très directes de cette dissolution essaie de reprendre un tout petit peu sa place d'abord de de chef de la majorité de leader de la de de la campagne sur quelque chose qui n'est pas simplement qui n'est plus simplement le rejet des extrêmes qui a animé la première semaine de campagne en tout cas c'est comme ça que je l'ai je l'ai ressenti mais qui est aussi maintenant le jour d'après c'estàd alors ça on y reviendra proposition contre proposition effectivement et puis effectivement aussi sa sa façon de s'émanciper de d'Emmanuel Macron ce chaos blanchel ridon le paradoxe dans cette stratégie présidentielle c'est que c'est quand même Emmanuel Macron qui qui qui nous l'a offert là depuis depuis quelques jours exactement c'est toute l'ambivalence ou l'incongruité même de la stratégie présidentielle c'est de vouloir s'ériger en rempart contre un chaos qu' a lui-même et c'est là où la crédibilité j'entendais Gabriel dans la conférence de presse de ce matin s régé en dig contre les extrêmes d'ailleurs c'est intéressant il parlait de la nupes pour stigmatiser un petit peu pour dire c'est l'ancienne nupes ça n'est pas le nouveau front populaire dans dans l'esprit c'est le message qu'il voulait véhiculerou tous les leaders de la majorité présidentielle disent la nup 2.0 la nouvelle et et donc comment être crédible pour s'ériger en rempart contre ce péril du chaos quand on en est le grand orchestrateur puisque l'acte fondateur du chaos dont il parle c'est l'acte de la dissolution décidé par le Président de la République 1 heure après les les résultats de l'élection européenne donc c'est là toute la difficulté et d'autant plus tout ce paradoxe là il est poursuivi même et l'actualité ne les aide pas de ce point de vue-l ils essaient aujourd'hui d'incarner la rigueur budgétaire la responsabilité le camp de la raison et à côté de ça vous avez quand même la France qui est poursuivi par la Commission européenne depuis hier pour procédure pour déficit excessif donc même on se voilà on n pas seul autres bel les Italiens bien sûr il y a Malte il y en a d'autres il y a la Hongrie bien sûr c'est une procédure très longue mais c'est vrai que ça se le calendrier ne les aide assurément pas à justifier cette stratégie présiden si on a le temps on fera un focus sur cette stratégie de la débacle économique en quelque sorte qui est aussi l'un des discours qu'on qu'on entend pas seulement au sein de la majorité présidentielle toujours sur la la lutte contre les extrêmes le le sentiment qu'on a c'est sans doute le vôre aussi Vincent couronne c'est que pour l'instant les attaques elles sont surtout centré vers effectivement al je reprends les termes de des leaders du camp présidentiel vers la nupes la nouvelle nupess et surtout faut surtout pas dire le nouveau front populaire comment vous l'expliquez ça probablement parce que quand il a décidé de dissoudre Emmanuel Macron avait dû envisager que l'ancienne nupes n'aurait pas su se réorganiser aussi rapidement du fait notamment de la figure très cvante de Jean-Luc Mélenchon qui de manière assez surprenante je dois dire s'est mis al sans forcément se mettre très en retrait mais en tout cas a dit que il ne serait pas forcément le Premier ministre ou que même s'il était il a fait un 20h le lundi soir il a mieux comme mise en retraite mais mais j'imagine qu'on aurait pu attendre de sa part en tout cas une sorte de prise de pouvoir en disant ben si on gagne c'est moi qui serai Premier ministre et cetera don ce qui n'a pas forcément fait de manière aussi frontale et donc l'unification de la gauche pour cette campagne a peut-être surpris je ne sais pas mais a peut-être surpris le le le pouvoir qui du coup se dit bah en fait si il va falloir taper sur eux parce que c'est eux le plus gros danger en réalité et dans la perspective du second tour on se retournera vers l'extrême droite et on les attaquera c'est une stratégie en tout cas qu'on voit de manière assez claire les attaques sont sont sont sont dirigées contre essentiellement la nups2 en tout cas le nouveau front populaire et le programme qui est déroulé par Emmanuel Macron et par Gabriel Atal est un programme qui reprend quand même pas mal d'éléments qui font plaisir à la droite voire même à l'extrême droite on en parlera peut-être un petit peu tout à l'heure mais les accusations d'immigrationnisme il y a tout un tout un un langage en fait et un chant lexical qui quand même voilà ou ou qui effectivement intéressant à à décoder et vous nous aiderez à le faire je l'ai dit en titre Gabriel Atal qui pour moi c'est le fait le plus important en terme de stratégie politique de de ce jour qui se détache de la tutelle du président de la République il appelle les Français à le choisir gabrielal pour matigon c'est la première fois depuis plus de 25 ans que les Français vont choisir un premier ministre évidemment que il y aura un avant et un après et que à l'issue de cette élection nécessairement il y aura un avant et un après dans la pratique du pouvoir dans l'équilibre des institutions le 9 janvier le Président de la République m'a nommé le 30 juin j'aimerais que les Français me choisissent alors je trouve ça très intéressant jean-gar il faut peut-être oui rappeler un peu ce que dit la Constitution c'est très clairement dans les prérogatives présidentielles de choisir le Premier ministre c'est c'est très clair mais souvenez-vous que Jean-Luc Mélenchon après l'élection de 2022 voulait que les Français le le nomme Premier ministre donc on voit bien que aujourd'hui tout ça est plus très très clair y compris pour nos hommes politiques non mais là là il revient dans le rôle qui aurait dû lui être signé euh que de de de mener cette campagne et on sait bien que les députés de la majorité présidentielle se détache de plus en plus d'Emmanuel Macron de cette figure qui est devenue une figure répulsive pour eux et il est normal que que Gabriel Atal quelqu comp aussi avec le président de la République il a il a enfin on peut imaginer la difficulté à digérer la décision de dissolution surtout sans avoir été vraiment consulté ça paraît une évidence parce que c'est c'est non seulement comment dire une une insulte personnelle ou en tout cas un désaveux personnel même si maintenant Macron nous dit que c'est son son son fils ou son jeune frère je sais plus ce frère frèreexpression qu'il emploie qui est d'ailleurs assez condescendante au passage bon mais mais mais c'est surtout par rapport au dispositif institutionnel et à ce qu' a été l'usage de la dissolution toutes les autres dissolutions qui en plus sont sont faites dans des contextes très différents mais elles se sont faites avec l'accord du Premier ministre ça veut dire que même en 97 c'est Alain Jupé au départ un peu rétissent mais 3 mois avant la dissolution il est d'accord pour pour pour qu'elle se fasse ou alors je rappelle petit frère c'était visite d'Emmanuel Macron au montvérien il est il est face à des enfants de CM2 c'est un enfant c'est un enfant qui lui dit est-ce que c'est votre petit frère voilà c'est juste pour remettre les choses dans l'ordre mais il a il il a repris l'expression prquons pasexcès de Macron baching c'est vra enfut pens quand même oui on commence savoir un petit peu quand même les dessous de cette dissolution on a vu les photos de soisic de la maçonnière qui est la photographe officielle de l'Élysée avec le visage très fermé de Gabriel Attal on voit aussi et bien la la figure de yel brun pivé complètement dépité juste à côté et on a su comment ça s'était passé pour Gérard Larcher c'est-à-dire que il y a pas eu de consultation ça a été un coup de fil on nous a dit ça a duré même pas une minute ça a été une pure information donc c'est c'est une décision qui a été prise complètement seule de façon complètement indépendante par d' ai on comprend quand même le sentiment qu' pu avoir Gabri à ce momentl et quand même on peut lui trouver à Gabriel une sacrée capacité de rebond quoi d'arriver à essayer de reprendre et de communication ce qu'on lui connaissait aussi deour pardon il s'appuie sur une popularité plus forte même si elle est relative mais plus forte en tout cas que celle des mal Macron je pense un rejet moins fort et donc souvent ça va être lui qu'on va trouver sur la fiche à côté de à côté du du du candidat ou de la candidate à ses législatives pour le camp présidentiel est-ce que il est en train de tuer le grand frère en quelque sorte alors ça je ne sais pas je pense qu'il se projette pas déjà il essaie de sauver ce qu'il va réussir à sauver ils essaient aussi il y a une enquête très intéressante qui a été faite par nos confrar du grand continent sur l'abstention et les marges de manœuvre parmi les abstentionnistes et et notamment cette enquête révélé que vous aviez seulement 28 % d'abstentionnistes aux européennes parmi les électeurs de Marine Le Pen en 2022 2 là où le contingent d'abstentionistes qui peuvent être mobilisés pour les élections législatives dans le camp macroniste il est beaucoup plus important par je crois que c'est 42 % d'absentionnist parmi les électeurs d'Emmanuel Macron en 2022 et autour de 30 36 % je crois pour les électeurs de gauche donc là ce qu'il laessait de faire c'est vraiment d'aller chercher ces abstentionnistes là en comptant sur un taux de participation qui devrait d'après les derniers sondages être historique par que normalement en législative on vote encore moins cause européenne et là on a des taux de participation qui sont autour des 6 3 % donc vraiment là l'idée dans les les 20 petits jours de campagne qui sont ouverts ce lundi c'est vraiment d'aller chercher voilà il nous en reste déjà que 10 ça passe extraordinairement vite c'est d'aller chercher ces contingents là et de miser encore sur cette rhétorique du raisonnable et des candidats qui refuserait cet amalgame qui est fait entre les les les extrêmes présumés ouis et puis en entendant Gabriel hatal ce matin j'ai j'ai pensé aussi à la phrase de Jordan Bardella quand il dit mais si j'ai pas la majorité absolue h son de le pouvoir présidentiel ou en tout cas celui d'Emmanuel Macron Vincent couronne ben j'ai l'impression et avec la séquence de Gabriel Atal que c'est un petit peu ce qui est en train de se passer et je dirais que tout ça a l'air quand même plutôt cohérent avec la manière dont la Constitution est rédigée en fait on est un régime parlementaire alors certes avec une forte présidentialisation mais le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale et ce qui se passe ici ici c'est que pour la première fois depuis longtemps Gabriela dit en fait le choix que l'on on est en train de faire c'est le choix de quelle majorité ve veut-on pour gouverner la France demain et non pas le choix de quel président veut-on demain Macron en réalité il est sur la touche quoi qu'il arrive ce qui se joue oui et intouchable parce qu'il est irresponsable c'est la figure du président dans la Constitution qui est politiquement irresponsable et donc à la fois Jordane Bardella Gabriel hatal et et et la gauche aussi en fait se moque je j'exagère un petit peu mais totalement du sort d'Emmanuel Macron c'est demain eux qui vont gouverner et ils font campagne pour ça est-ce que Al je pense que la comparaison est pas très juste mais c'est pas grave je vous pose quand même la question jeangarig on se souvient de Laurent Fabius lui c'est lui moi c'est moi en étant septembre j'ai recherché la date septembre 84 alors c'est pas du tout le même contexte d'équilibre évidemment il y a une majorité pour le Parti socialiste et la gauche à l'Assemblée mais quand même il y a deux jeunes premier ministres qui cherchent à s'émanciper ça quelque chose de ça à l'époque Laurent fabus qui avait été le secrétaire de François mitéran apparaissait vraiment comme le l'homme lie celui qui était qui avait été fait par par Françis mitéran il avait besoin de s'émanciper il s'est émancipé d'ailleurs une deuxième fois au cours de de son mandat lors de la visite du du président polonais jaruselski qu'avait avec véhémence condamné donc il y a il y a vraiment cette cette volonté là de d'émancipation mais au-delà de ça effectivement il y a un retour aux institutions de la de de la 5e République euh c'est cette toute C toute cette séquence y compris celle de cette dissolution hyper personnelle qui a été prise dans tout petit comité autour de de d'Emmanuel Macron elle met en cause la surprésidentialisation de de notre système c'est c'est très clair or on se retrouve mais c'était le cas avec ses prédécesseurs peut-être moins François Hollande mais avec les autres c'est quelque chose qui qui qui qui n'a cessé de se surtout à partir de la présidence de Nicolas Sarkozi après la la révision 2000 qui qui a qui a lié les élections législatives élections présidentielles justement ce qui est intéressant c'est que là a priori ces élections là vont retrouver le le la je je dire le même souffle de de cohabitation mais au sens plus large que la cohabitation politique c'estàdire de de cohabitation entre une une assemblée qui ne sera pas forcément aux ordres du président au contraire et là on va voir une une assemblée qui risque de ne pas encore avoir de de majorité absolue et qui va être dans une forme d'ingouvernabilité mais qui en même temps en même temps cette ingouvernabilité nous replonge je dirais au cœur de ce que sont véritablement et vous l'avez dit de ce qu'est le régime parlementaire car c'est un régime parlementaire la 5e République même si on s'est habitué à avoir un président et avoir une élection présidentielle qui domine tout ça reste un régime parlementaire alors on va rester sur la figure d'Emmanuel Macron il y a effectivement beaucoup de CADES de la majorité présidentielle qui bien comment je peux dire ça l'enfermer à l'Élysée en quelque sorte mais bon il saisit les occasions de faire comme par quand comme quand il va sur l'île de de Saint pour commémorer l'appel du 18 juin et qu'il dit ceci le rassemblement national et ses associés il propose des choses qui peut-être font plaisir aux gens enfin c'est 100 milliards par an c'est 100 milliards par an c'est une proposur nationaliser les autoroutes de revenir sur la réforme des retraites c'est c'est dè C année 15 milliards qu'il faut il propose de faire des il ras gratis sur l'énergie et puis de l'autre côté à l'extrême gauche c'est quatre fois pire en terme de cûp et puis il y a plus de laïcité ils reviennent sur les lois d'immigration qu'on a fait qui permettent quand même de réguler et qu'on doit maintenant mettre en œuvre et puis il y a des choses complètement ubuesses comme par exemple échanger de de sexe en mairie on va y revenir sur ses propames à quoi joue c'est la question à 100000 dollars à quoi joue Emmanuel Macron dans cette campagne bah voilà la semaine dernière on nous disait Emmanuel Macron va intervenir trois fois par semaine bon il paraît que ces troupes n'étaient pas très adeptes du concept pas très partant résultat cette semaine ben on a entendu le président la République une fois sur l'île de sain mais bon c'était pour un mot compte triple comme on dit au scrable les mots utilisés par le Président de la République ils ont été associé on l'a compris surtout au nouveau front populaire et ils ont fait couler beaucoup d'encre alors le mot vous l'avez utilisé Vincent c'était immigrationniste un mot employé par Jean-Marie Le Pen dès les années 80 90 et qui a été employé encore tout récemment par le rassemblement national ces derniers jours pour attaquer le Front populaire voilà la même cible donc et les mêmes mots que le Président de la République l'autre phrase polémique c'est celle que l'on vient d'entendre c'est sur le changement de sexe en mairie alors que la gauche prévoit d'autoriser le changement d'état civil libre et gratuit devant un officier d'état civil ce qui a été aussi une des propositions d'Emmanuel Macron en 2022 mais alors il faut bien rappeler qu'il s'adressait au lecteur du magazine Têtu à qui il disait les personnes qui s'engagent dans un processus de transition doivent être respectés dans leurs choix et leur vie et ne doivent pas être rendu plus complexes par des procédure administrativ si elles sont inutiles pourquoi Emmanuel Macron change-t-il de discours voilà les amateurs de tactiqu politique ne manque pas vous avez tous lu comme moi ses analyses qui explique Emmanuel Macron joue le premier tour il avait espéré une dislocation de la gauche il l'a pas eu pas encore en tout cas il veut donc la fracturer la détruire afin d'aboutir au maximum de duels face au rassemblement national au deème tour et alors il pourra entonner le refrain que vous avez eu tout à l'heure Thomas c'est moi ou le chaos on connaît la chanson mais en FA peut marcher qui espert-il Bernet avec cela est-ce que la politique consiste seulement à dire aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre ou pire ce qu'on pense que les gens ont envie d'entendre forcément lorsque vous naviguez dans les EAU de la bipolarité comme Emmanuel Macron selon que vous serez à Paris ou sur l'île de Saint avec des personnes âgées inquiètes ou des militants LGBT plus bah ça vous aurait pas dire la même chose certains des opposants d'ailleurs ne sont pas allés aussi loin pour expliquer son comportement ils se sont pas dit qu'il avait de la stratégie là-dedans ils ont juste estimer je les cite c'est ce qu'on m'a dit aujourd'hui qu'il a un pète au casque alors bon comment le le ressent de ces troupes bah quelques morceaux choisi parce que c'est pas beaucoup plus tendre dans les troupes d'Emmanuel Macron voilà ce que l'on m'a dit aujourd'hui qu'il ferme sa gueule on n pas besoin de ça c'est plus fort que lui il nous a tous mis dans cette situation et on dirait qu'il fait tout pour qu'on se plante s'il voulait tout détruire de ce qu'il a fait en 7 ans il ne s'y prendrait pas autrement oui vous l'avez entendu plusieurs parlementaires de la macronie sont en colère oui ils affichent les photos de Gabriel Atal et pas seelle d'Emmanuel Macron dans cette campagne et même si par le plus grand des hasards il finissait par l'emporter tout cela laissera des traces dans les relations avec le président de la République c'est ce que l'on nous dit il s'interroge aussi sur les motivations est-ce qu'il agit par orgueil par Hego par mauvais conseil certains se rappellent de ces mots de Gérard Colomb l'un de ceux qui a mis le pied d'Emmanuel Macron à l'étrier sur l'ubrce du pouvoir ce moment donné où devenez trop sûr de vous et trop arrogant le président de la République il en avait Ty Ruger de cette phrase qu'il avait prononcé dès 2018 d'autres se réfèire aujourd'hui même à un autre mentor et m'ont confié j'ai l'impression de vivre la fin d'Hollande merci beaucoup Tam je reviens sur le mot immigrationniste blanche les ridon comment vous expliquez la sortie d'Emmanuel Macron sur ce sur ce alors c'est très intéressant parce que comme vous l'avez très justement rappelé ce mot d'immigrationnisme parmi de très nombreux néologismes il est utilisé dès les années 80 par Jean-Marie Le Pen et repris ensuite dans toute la rhtorique du rassemble ement national pourquoi est-ce que le rassemblement national utilise ces néologisme parce qu'en tordant le langage vous refusez d'épouser le langage de ce qu'on appelle l'establishment et le système et au moment où il y avait cette utilisation plétorique des néologismes il y avait aussi souvenez-vous l'utilisation de ce néologisme UMPS qui tendait à rapprocher et à mettre dans un même sac le les deux partis de gouvernement qui étaient l'UMP à l'époque et le Parti socialiste de l'autre que fait Emmanuel Macron aujourd'hui il fait un peu la même chose sauf que c'est pas l'establishment c'est l'antiestablishment qu'il essaie de rassembler dans une forme de ce qui pourrait être un rnfp c'est-à-dire un rassemblement national le Front populaire qui serait amalgamé dans un même ensemble et donc c'est très intéressant comme à la fois il reprend cette rhétorique de l'extrême droite alors que il a toujours prétendu la combattre et qu'en même temps il l'inverse puisqueaujourd'hui il dit les républicains les rationnels les raisonnablees le système c'est moi et tout le reste c'est ce chaos qui l'amalgame de cette façon-là et de ce point de vue-là alors la stratégie politique qui a derrière elle est selon moi c'est incompréhensible parce que comme vous disiez très justement on s'interroge sur qui est-ce que ça peut convaincre mais elle est intéressante même d'un point de vue sémantique d'utiliser ces termes là et de renverser un petit peu la logique qui soutendait au moment où elle avait été créée V couronne votre avis je je suis tout à fait d'accord avec avec ce qui vient d'être dit et je rajouterai que quand on parle d'immigrationnisme on peut pas ne pas faire le rapprochement à mon sens avec une des grandes enfin cette fausse théorie du Grand remplacement que le que le RN a a beaucoup quand même popularisé et reconquête éc zéour aussi et et reconquête notamment même si aujourd'hui le RN n'utilise plus forcément le mot mais on sent quand même que ça ça soutend quand même pas mal de de leur discours et je trouve que ça va dans le même sens accuser le le nouveau front populaire d'être immigrationniste et donc de faire peur aux Français en disant sils sont élus il va y avoir des ordes d'immigrés qui vont arriver en France eu je trouve que ça ça ça va de paire avec les accusations aussi d'antisémitisme de de notamment qui visent Jean-Luc et certains personnes à LFI pour faire passer le message selon quoi le nouveau front populaire serait cette cette gauche islamogauchiste en quelque sorte hein et antisémite que il y a pas que le gouvernement ou queemmanuel Macron qui porte ce message la gauche qui a voté gluxman elle est souvent convaincue effectivement d'une dérive antisémite de certains certains cadres de LFI oui mer c'est intéressant de voir que quand même Emmanuel Macron il appuie quand même là-dessus euh alors qu'en fait quand quand on regarde ce que propose la la le nouveau front populaire sur le l'immigration enfin surtout sur l'asile par exemple ça n'est rien d'autre que l'application de la Constitution française et des conventions internationales sur notamment la Convention de Genève sur le droit d'asile ou alors ce qui est sûr c'est que Emmanuel Macron n'apparaît plus sur les affiches de campagne des candidats de la majorité présidentielle notamment celle de yel Bron pivel ancienne présidente de l'Assemblée nationale candidate dans les ivline elle était chez nos confrères de Sud Radio ce matinbron pivé est-ce queemmanuel Macron apparît sur vos affiches de de campagne sur votre affiche de campagne al sur mon affiche de campagne il y a la candidate il elbun pivc en 2022 sur mon affiche il y avait également uniquement il y a elbrune Pivet c'est moi qui suis candidate dans la 5e circonscription des Yvelines et c'est ça qui est important pour les électeurs pour qui vont-ils voter parce qu'il faut bien rappeler on n'est pas sur une élection présidentielle on est sur une élection législative il s'agit des lire 577 parlementaires qui iront à l'Assemblée nationale pour faire la loi et donc ne nous trompons pas d'élection et moi j'appelle chaque électeur à bien regarder dans sa circonscription pour qui il va voter dans sa circonscription qui va le représenter quel est le député qui va le représenter alors il y a BR P qui nous dit en 2022 il y avait uniquement BR P sur la fiche c'est pas très difficile enfin nos confrères de libération d'ailleurs ils ont fait le le job ils ont été retrouvé les affiches de sa campagne en 2022 et elle était à côté d'Emmanuel Macron bref petite projection Jean garig Renaissance plus modem plus horizon aujourd'hui c'est 250 députés à à l'Assemblée il pourrait en perdre combien écoutez je suis pas qualifié pour le dire et encore moins prophète mais mais on on pense que au moins 50 % voire plus et que ce le groupe pourrait se l'ensemble pourrait se réduire à une centaine de de députés peut-être moins dans certains pronostics de de vos collègues d'ailleurs journaliste donc de toute manière il y aura une rétractation massive de du périmètre de ce qu'on appelle ensemble de j'ai j'ai l'intuition que par exemple le modem voir horizon mais surtout le modem pourrait mieux s'en tier que les autres parce que d'abord moins identifiés à Emmanuel Macron eux ils ont une figure charismatique et François baayrou et aussi parce que leur ancrage territorial est peut-être plus ancien et plus cultivé au sein des des notables et au sein de la de la population donc il n' reste pas moins que bah c ces élections et évidemment vont être un échec et je dirais peut-être même une une débacle pour les candidats macronistes ce que nous dit tiens ce sondage hiop alors les sondages sont à prendre avec énormément de prudence pour l'instant on fait pas de projection en siège parce que alors là c'est je crois beaucoup trop compliqué mais bon ce sondage donc ça donne une idée de de rapport de force à l'instanté au niveau national et ça ne nous dit pas ce qui va se passer circonscription par circonscription évidemment on a le rassemblement national plus Éric CTI à 34 nouveau front populaire à 29 ensemble à 22 LR on va dire classique à 6 % et reconquête à à à 2 % je voudrais qu'on ce qu'on revenir sur la la front de antiacron dont nous parlait Tam tranui à à à l'instant blanchel ridon projetons-nous au lendemain du du 7 juillet on peut imaginer une fronde encore plus puissante chez les les députés de de la majorité ou de l'exmajorité présidentielle est-ce que c'est ce qui peut arriver d'après vous je encore comme vous je je je me hasardera pas à à des aujourd'hui elle est en off elle sera peut-être en in le le 8 juillet vousz après là là le le ce qu'on évoque surtout aussi c'est si si demain certains arrivent à conserver leur siège il y aura quand même peut-être un désir de créer une un arc une grande coalition des raisonnables je sais pas comment est-ce qu'il se qualifie mais effectivement sur on a parlé d'une éventuelle émancipation de Gabriel Atal vis-à-vis de la figure tutellaire du président de la République il est pas le seul vous avez mentionné et le modem ce matin vous aviez l'essentiel des têtes de List qui passaient leur grand oral devant les représentats du patronat qui était le premier à s'exprimédouard Philippe Édouard Philippe seul il ne s'est pas exprimé conjointement avec Bruno leemire qui a été d'ailleurs je pense que c'était un tir le dernier de BR tout à l'heure et donc en réalité vous avez déjà de la part d'Édouard Philippe une volonté très très manifeste et affichée de s'émciper de la figure du président avait prévu mais pour plus tard il a dû accélérer m il a dû accélérer le mouvement mais c'est vrai que là on voit effectivement corision fait un peu non pas cavalier seul parce qu'il Contin continuent là dans ces sondages là ils sont intégrés dans cet ensemble pour la République mais c'est vrai qu'il y a un désir d'émancipation qui est net dans la fronte j'observais que yel brun Pivet a accordé tout son soutien aujourd'hui à un dissident très célèbre c'est Gilles Legendre l'ancien président du groupe Renaissance qui est donc investi en dissidence et qui a été extrêmement dur dans la façon dont il a parlé de la dissolution ça on dit quand même long sur l' ça fait ça fait ça fait des mois que ça couvre ça fait des mois que au sein de du du groupe renaissance de horizon et et du MoDem au moment de la crise des retraites au moment de la loi asile immigration c'est ça fait des mois que la front couvé et c'est comme si cette dissolution forcée avait fait éclater justement la la soupape qui pesait sur sur ces sur ces députés c'est c'est ouais il y a une inversion finalement que de de des valeurs là au sein de de la macronie et une déprésidentialisation de la macronie ce qui est un phénomène assez oui qui d'une part qui et qui en plus d'un point de vue historique est assez comment dirais-je cohérent état de grâce et on va vers la disgrâce du de l'homme providentiel alors il y a certainement cette information ou rumeur qui ne vous a pas échappé depuis quelques jours et on va en parler avec Alexandre Poussard information qui circule sur les réseaux sociaux sur lesquel Emmanuel Macron en cas d'absence de majorité et en cas de bloc bonso le soir du juillet réfléchirit à utiliser l'article 16 de la Constitution pour se doter des plein pouvoir information crédible Alexandre et bien non Thomas c'est une information qui a été publiée hier par le site Internet de la radio europen elle a fait beaucoup de bruit sur Internet et elle a été démentie formellement par l'Élysée le président de la République n'envisage pas du tout de se doter des pleins pouvoirs en cas d'absence de majorité politique pour gouverner le pays au soir du 7 juillet d'abord parce que ce serait politiquement absurde cela voudrait dire qu'un président qui a perdu les élections se dote des pleins pouvoirs pour résoudre une crise politique qu'il a lui-même provoqué par la dissolution s'il faisait ça Emmanuel Macron et bien on verrait une grande partie des Français dans la rue et on serait pas loin d'insurrection bon hypothèse démentie par l'Élysée absurde effectivement politiquement mais possible juridiquement tout à fait possible et oui le président de la République a le droit d'utiliser cet article 16 de la Constitution pour se doter des plin pouvoir dans certains cas très précis en cas de menace grave pour la République et l'intégrité de son territoire en cas d'interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics c'est le principe de la dictature à la romaine c'est-à-dire entrer dans un régime exceptionnel pour pouvoir à terme retrouver des institutions normales cet article 16 il a été utilisé une fois dans l'histoire de la 5e République c'était en 1961 à la fin de la guerre d'Algérie le général de Gaulle utilise cet article se dote des plein pouvoirs pour faire face au P des généraux d'Alger qui voulaiit faire un coup d'état et puis ce qu'il faut savoir c'est que le président peut activer tout seul cet article regardez ce que dit le constitutionnaliste Benjamin Morel que j'ai interrogé pour préparer cette chronique je le cite le président est le seul maître de l'interprétation de l'article 16 de la Constitution il est juste tenu de consulter le Premier ministre les présidents des deux chambres du Parlement et d'envoyer un message à la nation le Conseil constitutionnel peut émettre un avis sur l'utilisation de ces pleins pouvoirs mais c'est c'est purement consultatif il n'y a même pas de limite de temps sur ce point la seule limite c'est le Parlement qui peut continuer à siéger dans cette période et s'il considère que le président commet un abus de pouvoir et bien il peut voter la destitution du président de la République merci beaucoup Alexandre Poussard je vais pas vous réinterroger sur cet article 16 mais peut-être plus sur le le le l'hypothèse d'un blocage politique Vincent Couron est-ce que c'est à l'instanté l'hypothèse la plus la plus probable bah bon je je vais prendre les mêmes précautions que que mes amis je vous refile la patate chaude à chaque fois on sait pas quel sont quelle est la quels seront les sièges quelle sera la répartition des sièges mais tout porte à croire quand même qu'il sera a priori assez compliqué d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale que le parti aujourd'hui qui se rapproche qui est le plus proche d'avoir la première place c'est le rassemblement national avec qui j'imagine ni Renaissance ni le nouveau front populaire ne voudra travailler donc comment est-ce qu'on fait et en plus avec pardon n Inter avec un Jordan bardellaa qui a dit si je n'ai pas la majorité absolue j'y vais pas je pas à matinon et une majorité aujourd'hui qui n'arrête pas de taper sur la gauche en disant que c'est les extrémistes des immigrationnistes et on ne voit pas comment demain il pourrait faire une majorité avec le nouveau front populaire et donc clairement je ne vois pas quelle est la coalition qui pourrait y avoir au lendemain de ces élections alors Jean gar d'abord et puis je vous redonne la parole blan non il y a une autre hypothèse je veux dire alors cette hypothèse c'est la plus vraisemblable majorité relative pour le RN ingouvernable parce que le le RN serait donc sous le coup éventuel d'une motion de censure d'une majorité absolue qui pourrait l'abattre au bout d'un mois et ce serait reparti pour un tour euh il y aurait une solution qui serait d'avoir un gouvernement une personnalité venue dans le saisù il y a plusieurs noms qui circulent en ce moment qui serait capable d'avoir une majorité qui ne soit pas renversée par une motion de censure ça ou ça suppose effectivement ce que disait Vincent cour de réunir des des des gens qui se sont beaucoup beaucoup voir dans les PES depuis des mois ça suppose de d'aller vers des systèmes à l'allemande où on arrive à faire des contrats de gouvernement là ce sera un contrat de gouvernement provisoire parce que il y aurait la possibilité de dissoudre dans un an je sais pas du tout si c'est l'intention et cetera mais on parle par exemple la rumeur fait état de personnalités comme Jean-Louis borlau Fran so Barouin pour éventuellement conduire des coalitions de ce type qui pourrai aller euh sur le plan idéologique ou programmatique ça pourrait se concevoir en tout cas ça se concevrait en Allemagne ou ou dans d'autres pays ou en Angleterre qui pourrait aller d'un Bernard Caseneuve à justement un Xavier Bertrand et d'autres personnalités de de deslr n'oublions pas que les LR vont être en réalité totalement explosé par les la les futures élections que du et et que du côté de h il y aura sans doute des dissid un mot et puis ensuite on par déc revenir à ce que à votre reportage du début qu'est-ce qu'elle disait Elisabeth bornne elle disait ben moi quand même avec cette majorité relative j'ai réussi à faire adopter 63 textes qu'est-ce qu' a voulu le président de la République avec la dissolution c'est dire c'était le chaos on pouvait pas j'avais pas d'autre choix une clarification mais là en réalité les scénario dont on discute aujourd'hui ils sont bien pires que la situation dont on hérite et à juste titre fais le bilan plutôt positif le terme est peut-être un peu fort mais en tout cas avec cette majorité relative elle a réussi à faire adopter ces 63 textes il est tout à fait probable qu'on ne soit pas dans une situation équivalente à partir du du 8 juillet par tout dernier thème il nous reste quelques minutes ce risque de décrochage argument je vous l'ai dit souvent entendu alors dans le camp présidentiel évidemment mais aussi dans les milieux économique risque de décrochage de la France c'est là-dessus qu'insistait Bruno Le Maire justement ce matin alors de ce grand oral des principaux partis devant le MEF j'entendais le prédécesseur jeordan bardé là de dire on va essayer de voir ce qu'il en est sur les comptes publics quelle est la marge de manœuvre budgétaire la marge de manœuvre budgétaire de la France elle est nul il faut rétablir les comptes publics nous avons commencé à le faire pour retrouver des marges de manœuvre mais je ve dire je suis un peu stupéfait des critiques des uns et des autres qui pendant la crise du covid la crise la plus grave depuis 1929 n cessé de de me dire faut dépenser plus il y en a dans cette salle depuis que des programmes totalement délirants et à contretemps de la situation des finances publiques sont sur la table ceux du rassemblement national comme ceux du Front populaire vous savez toutes et tous que les taux d'intérêt sont en train de flambé et vous savez toutes et tous qu'en cas d'élection des extrêmes le 7 juillet prochain vous paierez plus cher vos investissements et vos emprunts Vincent couronne cet argument peut-il peser sur une partie de l'électorat on sait que la dette préoccupe moins les Français qu'il y a quelques années oui moi je pense que ça en tout cas ça peut toucher une partie de l'électorat est-ce que ça sera ça permettra de d'avoir plus de plus de sièges ça c'est encore autre chose mais on voit que sur les différents sujets euh la majorité essae de quand même récupérer une partie de son électorat de droite qu'elle a qu'elle a perdu le sujet du sérieux budgétaire c'est quand même un sujet qui est extrêmement compliqué à manier par la Major parce que c'est quand même elle qui certes a sorti la France de la procédure de déficit excessif que la vérité de François Hollande al pour plein raisons ou et qui aujourd'hui il retourne voilài mais l'argument du covid est pas totalement faux bien sûr mais ce qui est intéressant c'est que quasiment aucun autre État membre de l'Union européenne ne s'est retrouvé dans la même situation que la France après le covid la France est aujourd'hui celle qui a la perspective de déficit la plus la moins optimiste de toute la zone euro dis on a couper les de l'argent facile un peu plus vite ailleurs c'est ce que j'entends dans votre argument ex tout à fait et donc il faut il faut voir aussi que il pose ce genre d'argument alors que Bruno Lemer s'est battu il y a quelques mois avec ses partenaires européens pour assoublir les règles budgétaires européennes ce qui a été fait aujourd'hui vous n'avez plus 4 ans pour établir votre l'équilibre de vos comptes mais vous avez 7 ans maintenant donc à quoi ça sert d'un côté d'aller en Europe plaider pour plus de souplesse et là faire campagne pour plus de rigueur Blanchon sur le le ce risque de décrochage et quand même si y a il y a une partie c'est on sait que ceux qui votent le plus sont les les Français les plus âgés la crainte d'un décrochage économique le fait que le les courses la Bourse de Paris est décroché pendant plusieurs jours enfin il y a pas mal de de Français qui sont petits actionnaires qui voient le cours de leur action dévissé moi je pense que ça peut peser sur une partie de oui ça peut alors ce sera pas le moteur principal du vote et d'ailleurs je suis nous à l'Institut Montaigne depuis 2012 d'ailleurs à chaque élection on conduit une grosse opération de chiffrage et d'analyse des propositions précisément pour sensibiliser à la fois les candidats et puis le le grand public à ces enjeux-là qui sont des enjeux évidemment euh euh extrêmement important mais là où où aussi pour pour quand même redonner un peu vous avez dit la France est un des rares pays qui à l'issue du covid s'est trouver avec une dette et un déficit aussi important et en même temps c'est pour nuancer un peu tout ce qu'on s'est dit Emmanuel Macron grâce à cette politique c très dispendieuse a réussi à maîtriser l'inflation qui a été globalement plus faible que dans les autres pays de l'UE à augmenter le taux d'emploi à maintenir un taux de chômage plus faible que ce qu'il était précédemment donc il y a quand même et c'est là aussi toute l'ambivalence du du rejet de la figure de Macron qui a quand même un bilan pas si catastrophique que ça sur ces questions économique alors 7 c'est la dette et le déficit qui ont considérablement augmenté mais il a quand même réussi après erv les fondamentaux de l'économie et c'est là-dessus qu'il essaie de de jouer sur un bilan que certains oublient un peu vite ouis c'est vrai que le pouvoir d'achat des Français notamment des Français les plus modestes alors on l'a maintenu en s'enettant encore plus ça c'est sûr personne ne peut dire le contraire mais ça a été fait Jean gar et ça ça malgré tout on en revient au tout début de notre débat c'est on l'a vu avec la campagne de d'isabeth B c'est c'est pas du tout ce que ce que ressentent les Français c'est toujours le président des riches quoi c'est exactement c'està-dire que la j'allais dire le l'aspect symbolique voire mythologique est plus fort que ce qu'on ce ce qu'on appelle et qui est aujourd'hui devenu un un gros mot la raison les macronistes ont ont eu tort d'ailleurs de de s'ériger en cercle de la raison opposé à ceux qui justement étaient dans la déraison et et cette cette opposition entre la raison et la déraison est apparu en réalité comme une une métaphore de l'opposition entre les élites et le peuple le représentant de élites la réalité c'est que un vote de raison un vote raisonné aujourd'hui conduirait au moins à reconnaître que sur un certain nombre de points notamment sur la croissance économique sur la résorption du chômage il y a eu des réussites dans ce dans ce dans ce bilan et d'ailleurs lui qui est persuadé justement d'avoir réussi d'avoir réussi son son Paris cette révolution macroniste a du mal à comprendre que malgré ces succèslà pour euh pour le pour les les citoyens qui se déterminent sur d'autres critères y compris sur des critères très émotionnels les critèr communicationnel et sur l'image de qu'il qu'il projette et bien euh ils ils ne font pas justement véritablement l'équilibre avec ces ces succès merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat jean- gar je rappelle le titre de votre livre jours heureux quand les Français rêvaient ensemble aux éditions Paillot

Législatives : La démacronisation en marche — Emmanuel Macron · Pourquijevote