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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 2 décembre 2025 42 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Service militaire : Nos enfants doivent-ils se préparer à la guerre ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le général Mandon a eu raison d'alerter les Français sur ces menaces grandissantes ?

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il était opportun pour un chef d'état-major de tenir ces propos devant les maires ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Une majorité de Français est-elle prête à consacrer autant de milliards à la défense ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Où mettre ces milliards : service national ou cyber ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Les jeunes sont-ils plus prêts que la moyenne à s'engager ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Faut-il un service militaire obligatoire pour faire nation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Emmanuel MacronPromesse
    « L'accélération des crises, le durcissement des menaces me conduisent à proposer aujourd'hui un service national purement militaire qui sans être universel peut engager toute une génération. »
  • 10:00sondage IFOPChiffre
    « 70 % des Français s'opposent à l'envoi de troupes en Ukraine. »
  • 12:00Emmanuel MacronPromesse
    « Le service national concernera seulement des volontaires et le cœur sera constitué par les jeunes âgés de 18 à 19 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est lors du second débat de ce sens public consacré aux menaces de guerre qui pèsent sur la France. Et l'Europe faut-il se préparer à perdre nos enfants ? Comme l'a dit le chef d'état-major des armées lors du congrès des maires ?

Le service militaire volontaire proposé par Macron est-il suffisant ? Comment faire prendre conscience aux Français que les dividendes de la paix sont sans doute terminé ? Avant d'en débattre, Céline Schmid nous rappelle les propos du général Mandon et les remous qu'il [musique] a provoqué. ce qu'il nous manque et c'est là que vous avez un rôle majeur, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est.

Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses, alors on est en risque. C'est la phrase choc qui a glacé le sang des Français. 10 jours plus tard, Emmanuel Macron présentait les contours du futur service national opérationnel dès 2026.

L'accélération des crises, le durcissement des menaces me conduisent à proposer aujourd'hui un service national purement militaire qui sans être universel peut engager toute une génération. Alors, l'Europe vit-elle peut-être son dernier été en paix ? Comme a averti le ministre allemand la défense, le scénario d'une future attaque de la Russie contre un État européen à l'est en tout cas très sérieusement envisagé, notamment par cet expert.

Ce serait une une agression peut-être directe ou alors peut-être hybride, c'est-à-dire que ce sera peut-être en dessous du SE de guerre ouverte, mais en tout cas, ça sera une agression de de grande ampleur. Donc, c'est difficile de dire, je pense que dans les 5 ans, si ça doit se passer, ça se passera dans les 5 ans. Bah aussi, tout dépend de la menace, de l'attaque et cetera.

Mais clairement, ce seront probablement des milliers d'hommes qui devront être envoyés. À 7000 km de la France depuis le Kirgistan la semaine dernière, Vladimir Poutine qui ne perd pas une miette du débat a répondu. Il n'a pas l'intention d'attaquer l'Europe et juge même l'idée absurde.

Mais aujourd'hui, le chef du CR l'imprécise et se dit près dès maintenant si l'Europe veut la guerre. Depuis 2022, surtout à tout ce qu'il dit, hein, il faut inverser. Donc sil dit que je ne compte pas faire la guerre, il faut il faut contraire considérer qu'il compte bien faire la guerre quand il qu'il cherchait à nous convaincre que non grand jamais donc les soldats massés à la frontière biélorusse à la frontière ukrainienne n'allaient pas envahir l'Ukraine que c'est un exercice militaire voilà évidemment c'est le contraire qui s'est passé je crois que c'est clair en ce qui concerne Poutine c'est le mensonge qui est cheveillé au corps.

Selon un récent sondagifop, 70 % des Français s'opposent à l'envoi de troupes en Ukraine. Nos enfants doivent-ils se préparer à la guerre ? On en débat tout de suite.

Et Jacques Jean-Marie Boel, bonsoir. Bonsoir. Bienvenue.

Vous êtes ancien secrétaire d'État de la défense, ancien sénateur du hain Nicole NZOuto. Bonsoir. Bienvenue vice-président de l'Institut Jacques Deor.

Et vous publiez fracture dans l'Occident. Comment en étant arrivé arrivé là, comment en sortir aux éditions Audil Jacob. Pablo Piobi bonsoir.

Bienvenue à à vous. vous êtes rédacteur en chef de la revue Regard et votre dernier numéro justement est consacré à cette question de de la guerre, des menaces de guerre et Michael d'Armont, éditoraliste pour sens publique est évidemment resté à mes côtés, je vais redémarrer à partir des des propos du chef d'étatmajor des des armées, le général Mandon Jean-Marie Boel. Est-ce qu'il a eu raison finalement d'alerter les Français sur ces menaces grandissantes ?

Oui, bien sûr. Euh et d'ailleurs, il l'a fait dans un discours géopolitique construit, hein. Il n'a évoqué euh la le risque encouradre d'un conflit que à un moment de son de son propos, il avait déjà dit quelques semaines avant que les Russes auquels vous venez de consacrer également une partie de votre reportage allit nous tester durement dans les prochaines années.

Euh je pense que il a été beaucoup critiqué d'avoir dit ça dans le congrès des maires de France. Euh euh moi je pense que sur le fond les choses euh doivent être dites. Après, il y a eu beaucoup de comment dirais-je d'instrumentalisation.

Il s'agissait pas d'envoyer sur le front russe nos enfants. Il s'agissait de rappeler qu'un certain nombre de soldats qui aujourd'hui sont engagés et demain même pour ceux du service national, ils seront volontaires, entraîné près aux missions qu'on leur confiera, ils seront dans l'espace européen comme certains sont déjà aujourd'hui dans les pays baltes, à terre ou euh euh en à l'air ou en Roumanie et euh ils savent qu'ils encourent des risques quand on est soldat et quand on est d' opération, on encour des risques. Je te raconte souvent l'anecdote aujourd'hui bien triste de mon fils qui nous disait quand on s'engage et quand on part en oppex, on fait la photo pour le cas où.

H on rigole bien mais en même temps euh ça veut dire votre fils qui qui est qui est qui est mort dans une accident de deux hélicoptères, il avait intégrer ce risque. Mais il avait intégré mais nous aussi sauf qu'on n'y croyait pas parce que évidemment on pense que ça n'arrivera jamais mais voilà donc ce risque existe et c'est un élément de ce qui doit constituer, de mon point de vue le moral de la nation, hein. C'est à la fois une dimension morale et c'est le moral que d'avoir tous les éléments mais en sachant raison gardé.

Je connais bien Fabien Mandon, je l'ai connu notamment dans le cadre de laisson Afrique, c'est quelqu'un de calme, de posé, ça n'est pas à mat en guerre. C'est pour ça que en quelque sorte je le soutiens quoi. On a bien compris.

Est-ce que pour autant Nicole Noto c'était à un justement un chef d'étatmajor des armées de tenir de tels propos à cet endroit-là ? Ben, je pense que s'il l'a fait, c'est qu'on l'a laissé faire. Il pas qu'il était sur instruction, mais en tout cas, il a pas pris l'initiative de lui-même.

Mais je crois que c'était une erreur malgré tout. Je crois que c'est un excellent chef d'étatmajor. C'est pas un bon communiant parce qu'il a réussi à faire l'effet inverse que ce dont il peut-être avait envie, qui était un de de rassembler la nation vers nation, ce qui est un gros problème chez nous aujourd'hui.

Et deux de mobiliser l'opinion. En fait, il a divisé la nation, il a fait peur, j'imagine, à une certains beaucoup de jeunes générations susciter un réflexe pacife. Pens, je pense, mais je crois surtout et qu'il y a une très grande confusion au-delà des propos du chef d'état-major.

Il y a une très grande confusion aujourd'hui dans le débat depuis 1 an à peu près tous les responsables, pas seulement français mais les responsables européens, le secrétaire général de l'OTAN, tous nous disent il faut se préparer à des guerres des conflits de haute intensité. Nous ne sommes pas prêts, nous n'avons pas les moyens et il faut se préparer à la guerre. Les services secrets allemand ont même sorti une date 202 voir maintenant ils ont dit 2028, il faut se préparer à la guerre.

Et ça je trouve que c'est une aberration. Ce qu'il faut dire aux opinions publiques, c'est il la guerre est possible parce qu'il y a une menace russe. Donc il faut se préparer à la défense pour être tellement fort qu'il n'y aura pas de guerre.

Et je trouve que cette confusion du débat public est absolument dramatique. C'est-à-dire que le le le la confusion est faite et peu pour certains volontairement parce que je crois qu'il y a des gens qui veulent vraiment aller à la guerre pour en finir une fois pour toutes avec la menace russe. Mais je crois qu'il faut dire aux citoyens que la défense est inévitable et plus on sera fort, plus on sera prêt à se mobiliser et à perdre nos enfants, moins la guerre sera probable et que Poutine ne connaît que ça, que la force.

Donc il faut le dissuader d'entrer en guerre. Pablo Piolivien, est-ce que vous avez euh cédé à un réflexe pacifiste en entendant les euh les propos du chef d'étatmajor des armées ? Qu'est-ce que ça vous a inspiré finalement ?

Alors, je sais pas ce que vous sentez par pacifiste, mais euh je crois que euh et euh le chef d'état-major des armées et le président de la République sont des pacifistes. Enfin, je l'espère. C'estàd que ce qu'il recherche à tout prix, c'est la paix.

Peut-être que vous voulez me dire est-ce que ça a suscité un sentiment antimilitariste, ce qui n'est pas du tout euh la même chose ? Euh non, euh à titre personnel, euh je pense qu'on a besoin de notre armée. Euh je pense qu'on a besoin d'une armée qui est formée.

Je pense qu'on a besoin d'une armée de métier et je je pense qu'on a besoin d'une armée performante. Après, la question qui est soué par Nico le sens de ma question, c'est finalement de se dire "Mais est-ce qu'on a besoin de dépenser autant d'argent pour la défense ? Est-ce qu'on a besoin de de créer on va évidemment parler du service militaire volontaire proposé par le chef de l'État." Voilà.

Est-ce que est-ce que la menace r justifie tout ça ? Alors vous vous mettez le doigt à mon avis au juste endroit qui est celui du débat et celui du débat en fait sur cette question de la guerre sur la question de la défense. Je prends un exemple le le propos du Sma étaient inscrits en fait dans une dans une séquence qui a commencé maintenant il y a plusieurs mois.

Le président de la République par exemple parle de guerre hybride. Je je trouve ça très intéressant. nous dit on est déjà en fait en guerre hybride avec la Russie.

En quoi les les dire on va perdre nos enfants ? En quoi dire on va faire un service militaire pour apprendre à porter des famasses ? En quoi est-ce qu'on le répond en fait à cette guerre hybride ?

Est-ce que il nous a dit on va embaucher des informaticiens et des hackurs ? Non. Il nous dit on va faire un service militaire et ça va donner de la vigueur en fait à la à la à la population.

Bonne réponse. Ben je pense que il ne répond pas. il ne pose pas correctement les termes pour que ensuite le débat public puisse s'emparer en fait de cette question qui est si importante.

On va vraiment rentrer dans dans toutes ces questions faire nation euh est-ce que c'est la bonne réponse ? On va vraiment pouvoir détailler tout ça. Mais je voudrais revenir quand même euh en en détail, vous l'avez évoqué monsieur Boquel. ce que ce que dit le général Fabien Mandon devant les les les maires de France effectivement il parle des des militaires d'aujourd'hui des femmes et des hommes qui sont déjà engagés et puis après il se pose la question de est-ce qu'on est prêt à souffrir économiquement ça va ouvrir un débat sur effectivement l'argent qu'on consacre à la défense de notre pays.

On écoute le chef d'étatmajor des armées. Les femmes et les hommes qui sont aujourd'hui employés partout dans le monde ont entre 18 et 27 ans sur le terrain. Ils sont jeunes, ils viennent de vos communes, ils ont les mêmes aspirations.

Ils tiendront dans leur mission s'ils sentent que le pays tient avec eux. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense par exemple. Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque.

Donc là vraiment jeis qu'on se concentre sur la dernière partie de sa déclaration. souffrir économiquement. Est-ce que vous pensez Jean-Marie Beauquel que il y a une majorité de Français qui dans un contexte de tension budgétaire, on en parle tous les jours dans cette émission ou presque une majorité de Français prêt à consacrer autant de milliards d'euros à la défense.

Il y a il y a deux aspects. Il y a d'abord l'économie de guerre he et ça c'est un propos qui est maintenant tenu par tous les responsables et qui se met peu à peu en œuvre au niveau d'ailleurs non seulement de la France, des pays européens et aussi des partenariats européens qui enfin peut-être vont un peu avancer plus que par le passé parce que nécessité fait lois. C'est un aspect.

L'autre aspect, c'est l'aspect budgétaire, c'est la mise à niveau euh les fameux 3 % du PIB, mais c'est la mise à niveau qui se met en œuvre maintenant dans tous les pays. Certains pays ont pris un peu d'avance parce qu'ils sont aux frontières comme le petit Pays Balte ou la grande Pologne. Mais la France a commencé loi de programmation après loi de programmation aller dans cette direction, que ce soit sous Hollande puis sous Macron.

Donc de ce point de vue-là, il y a quand même un certain consensus, hein. Donc je pense mais euh évidemment ça n'est pas neutre. Il y a aussi vous évoquez d'ailleurs, je suis peut-être hors sujet mais j'ai bien aimé le début de votre propos parce que quand vous disiez moi je suis pacifiste mais je ne suis pas contre les forces de défense, je croyais entendre mon fils quoi qui se voyait comme soldat de la paix qui n'était pas militariste mais qui croyait dans la nécessité de la défense.

Il y a ce que vous évoquez dans votre propos c'est la dimension hybride. Oui ça on en parlera un peu plus tard interrompre parce que qu'on reste sur la question du budget. Est-ce que, et je bien sûr, bien sûr, ça se rejoint évidemment, on est on est bien d'accord, mais euh et effectivement, où est-ce qu'on met ces milliards ?

Euh est-ce que c'est prioritairement créer un service euh national volontaire ou est-ce que c'est embaucher des euh des hackurs et des et des agents euh pour lutter dans la dans l'espace cyber ? Votre avis Nicolas sur le euh l'acceptabilité d'un budget budget de guerre à ce point renforcé. Mais là aussi, je je suis désolé de me répéter, mais il y a une vraie confusion dans le débat et dans les termes qu'utilisent malheureusement nos responsables.

Ça fait 2 ans que euh aussi bien notre président que le secrétaire général de l'OTAN nous disent que nous sommes en économie de guerre et qu'il faut encore plus passer en économie de guerre. Ce qui est absurde. On n'est pas du tout en économie de guerre.

Économie de guerre, ça veut dire réquisition des transports, des services publics et cetera. La Russie est en économie de guerre. Nous, on est dans une économie de paix mais dans laquelle à cause de l'évidence d'une menace future, on a décidé d'augmenter les dépenses militaires.

Et donc tous les pays de l'OTAN et de l'Union ont accepté de passer à 3,5 % de PIB euh pour le ben que les dépenses de défense passent à 3,5 % du PIB. Les Français, on est à peu près à de de mais ça n'est pas du tout une économie de guerre. Et donc quand le général Mondon parle de est-ce qu'on est prêt à souffrir économiquement, à perdre nos enfants, c'estàdire il prend un scénario de guerre qui n'est pas là et dont encore je répète tout l'objectif de son propos, en tout cas je l'espère et tout l'objectif de la préparation de la nation c'est de faire en sorte qu'on soit tellement fort qu'il n'y aura pas de guerre et qu'il n'y aura pas donc cette souffrance économique juste un mot passer à de 3 et5 % passer le budget de dépense à 3 % euh des dépenses.

Sachant que dans le casre de l'Union européenne, la Commission a accepté quand même quelque chose de très important. Toutes les dépenses de défense que l'on va faire à partir de maintenant seront exclus du calcul des déficits publics. Ça veut dire absolument ça veut dire que notre gouvernement peut essayer de rester dans les clous de 3 % du déficit public. pour ser Jeanmarie B et ensuite je reviens vers Pablo Pier je suis pas en désaccord sur le fait qu'on est pas on est conn une guerre comme on a pu comm connaître par le passé ou avec comme la connaissent les Russes mais on est et c'est là que j'ai un un un un point de désaccord avec vous tendantiellement dans une période où on sait qu'on va devoir monter en puissance.

Je donne juste un exemple, c'est l'exemple des munitions, hein. On sait très bien que si on était partie prenante d' d'un conflit même limité à un moment ou un autre, et le général Burcard le disait lui-même à l'époque, enfin je je n'apprends rien à personne, ça ça ne fonctionnera pas. Le fait que dans certains domaines, on est progressé, on progresse depuis longtemps sur la question cyber.

C'est un dossier sur lequel j'avais travaillé au Sénat et on doit encore faire des efforts. On on se ré on s'est réveillé tardivement et on progresse sur les drones et cetera. Oui, mais ça ne fera pas souffrir économiquement la population française.

Alors, comment vous dire ça ? C'est rien n'est jamais neutre. Euh il y a à la fois dans cette évolution de l'économie des opportunités, des entreprises qui vont travailler, des emplois qui vont être maintenus ou créés.

Mais il y aura des choix. Et quand on fait des choix parce que il y a il y a un risque très important, forcément il y a des conséquences et il y aura forcément des voilà c'est après on peut l'exégèste peut aller à l'infini mais en fait c'est pas sur les mots ce que je veux dire. On est d'accord sur beaucoup de choses dans dans le monde qui vient, c'est évident, mais est-ce qu'on doit alors je le dis sous forme de question, est-ce qu'on doit à un moment donné dire oui oui oui, il faut qu'on se prépare et cetera la défense, je suis d'accord mais voilà, n'inquions pas trop nos concitoyens, il y a déjà assez de problèmes comme ça.

Bon, je je pense qu'il il faut éviter à un moment où brutalement on se on doit dire un certain nombre de choses. préférez qu'on prépare étape par étape et c'est le meilleur moyen aussi d'éviter que des réactions pacifistes au sens antimilitariste qui ont toujours existé qui existeront toujours à un moment donné deviennent rencontrer une incompréhension sur sur les les choix voilà difficiles budgétaires. c'estd à quoi on renonce pour augmenter nos notre budget de la défense de certaine de façon ça peut moi ce que quand j'entends le chef d'étatmajor des armées c'est voilà souffrir économiquement ça peut être ça aussi je comprends votre interrogation et là encore une fois je pense que le curseur est pas mis au bon endroit la question c'est pour faire la guerre que ça soit d'ailleurs une guerre offensive ou une guerre de défense il faut se poser la question de pourquoi est-ce qu'on fait la guerre pourquoi est-ce qu'on qu'est-ce qu'on défend au fond et ce que on défend quand vous lisez à la fois Joress on en parlait tout à l'heure mais quand vous lisez Barbus, Roger Martin Dugare et cetera, tous ces gens qui ont écrit sur la guerre, tous ces gens qui ont cherché en fait les raisons pour lesquelles en fait au bout d'un moment vous avez genre collectivement des décisions qui sont prises d'aller à la guerre.

Ils disent, ils le disent tous, ils le font au nom par exemple d'une certaine idée de la République, ils le font au nom d'une certaine idée de la démocratie. Ils le font au nom d'une certaine idée de la prospérité en fait que l'on défend notre pays. La question c'est est-ce que aujourd'hui en 2025, en 2026, en 2027, est-ce qu'on est capable véritablement de dire ben par exemple l'Europe au sens large est un endroit où quand on défend l'Europe, on défend la démocratie quand la moitié des pays auront viré faud.

Est-ce qu'on est capable de dire ça ? Est-ce que on est capable dans un pays où dans un territoire en fait où vous avez beaucoup d'espaces qui rentrent en récession où il y a des grosses difficultés économiques, où vous avez des gens qui crèvent la fin, qui on pas de toi et cetera. Est-ce qu'on est capable de dire en défendant l'Europe on va défendre la prospérité ?

Et bien non. Donc là, les choix en fait qui nous sont proposés par Emmanuel Macron et son chef d'étatmajor des armées, je pense que soit avec ces imperfections, il y a un modèle que je suis prêt à défendre face à la Russie. Pardon hein, mais un modèle qui est quoi ?

La Hongrie de Orban la Hongrie d'Orb pour l'instant ils sont minoritaires ces pays sur les pas des allées simples les votes dans ces pays comme ça pu arriver dans pay tout à fait raison vous avez tout à fait raison arrê de défendre l'Europe parce qu'il y a deux pays qui ont basculé à l'extrême droite. Excusez-moi excusez-moi mais vous êtes pas sans savoir que la montée de l'extrême droite c'est un peu partout. Mais non, mais il faut se poser cette question honnêtement et la question de savoir que je pense que contrer la Russie c'est justement défendre ce modèle là contre les droit qui vont sour je suis je alors je suis d'accord avec vous aller regarder en fait l'état du le la défiance en fait de des Français et des Françaises pour ne prendre que notre pays vis-à-vis de nos institutions, vis-à-vis de nos politiques, vis-à-vis en fait de ce qu'il font de notre démocratie, de la justice.

Vous avez une majorité en fait de Français qui sont défiants de tous ces espaces là et eux vous allez leur dire vous allez peut-être que vous vous pouvez y aller sur le front russe mais je pense qu'il y a beaucoup de français qui se disent on va voir le sondage sur les jeunes ils sont majoritairement et ben on va allez hop vous m'offrez la la main puisque les sondages on va les regarder tout de suite. C'est Quentin Calmet qui va nous détailler un peu la réaction des principaux intéressés. Quentin, bonsoir.

Re bonsoir. Avec donc cette citation du chef d'étatmajor des armées, prêt à accepter de perdre ses enfants, mais à qu'en pensent les les jeunes ? Alors, on a vu une étude de Lipsos réalisé la semaine dernière qui donnait le détail par tranche d'âge de réaction à ces propos.

C'est tout de même un jeune sur 3 32 % qui estime que ces propos de Fabien Mendon sont nécessaires pour préparer les Français à une éventuelle aggravation du conflit. C'est plus que la moyenne des Français qui est à 29 %. On a interrogé Christelle Craplet qui a travaillé sur cette étude pour les psos.

Elle nous l'explique. Effectivement, si la majorité considère que c'est excessif, il y en a quand même presque un sur trois à l'échelle nationale qui considèrent que c'est nécessaire parce qu'il faut préparer les Français à une éventuelle aggravation du conflit. Et les jeunes, de ce point de vue-là ne n'échappent pas à la règle.

Eux aussi, ils sont 32 % à considérer que c'est une nécessité. Mais quand on regarde quand même chez les plus âgés, les 65 ans et plus, cette part, elle monte à 43 %. Donc cette conscience d'une nécessité de préparer les esprits, elle est quand même un peu plus forte chez les plus âgés que chez les plus jeunes.

Alors, ce n'est pas ce que disait le chef d'état-major des armées, mais il y a aussi la question d'un éventuel envoi de troupes françaises en Ukraine. Et les jeunes, ils sont beaucoup moins opposés que leurs aînés. Oui, c'est aussi dans l'étude de l'IPS à la question : "Êtes-vous favorable ou opposé à l'envoi de troupes militaires françaises en Ukraine ?" Seul 17 % des Français répondent favorables, 70 % ils sont opposés.

Mais si on regarde maintenant par courbe d'âge, et bien on voit qu'il y a davantage de jeunes qui se disent favorables. 36 % chez les 18 24 ans contre seulement 15 % chez les 65 ans et plus. Alors pourquoi les jeunes sont-ils moins opposés à cette idée d'envoyer des troupes françaises en Ukraine ?

Écoutez à nouveau Christel Crappelet. C'est plutôt une posture un peu théorique à l'idée d'une idée qui pour l'instant est pas vraiment concrète à leurs yeux. Voilà, qu'une approbation vraiment très très prononcée à l'idée d'envoyer des des troupes militaires françaises en Ukraine.

Et puis il y a une autre thématique sur lequel laquelle on a on a sondé les les jeunes, c'est le service national volontaire annoncé par le président de la République. Voilà, j'ai regardé l'étude d'odoxain pour le Figaro à propos d'un nouveau service militaire d'une durée de 10 mois rémunéré sur la base du volontariat. 79 % des Français trouvent que c'est une bonne idée.

Seul 24 % de l'ensemble des personnes interrogées se disent elles-mêmes prêtes à s'engager. Et bien le chiffre, il est plus élevé chez les jeunes. Ce sont % des 18 24 ans qui se disent prêts à s'engager eux-mêmes, 32 % des 25 34 ans contre donc 24 % si on prend la moyenne des Français.

Merci beaucoup Quentin pour tous ces chiffres. Nicole les Auto, est-ce que ils vous surprennent ces résultats ? Non, pas du tout.

Je je trouve que peut-être le les Français les jeunes français ont une espèce de bon sens parfois beaucoup plus grande que celle de l'ensemble de la nation et de la classe politique. Ce que je veux dire par exemple, mais en même temps, quand on dit "Est-ce que vous êtes prêt à aller en Ukraine", ça n'a pas de sens. C'est pour faire quoi ?

La vraie question si c'est pour aller se battre contre les Russes, on peut comprendre que les jeunes hésitent. Si c'est pour mettre en œuvre, comme le proposait la France et d'autres pays, une coalition pour aider l'Ukraine à sanctuariser un processus de paix, je trouve très normal que les jeunes français aient envie de euh de s'engager. Mais je trouve que tous ces sendages posent la question de qu'est-ce que c'est qu'une nation ?

H euh qu'est-ce que c'est que faire nation aujourd'hui en France ? Et on sait que dans nos démocraties, pas seulement la France, mais les sociétés sont de plus en plus parcélisées, de plus en plus fragmenté, que les réseaux sociaux jouent beaucoup dans la cassure du lien social et du lien collectif. Euh et donc et que les les sociétés sont vraiment de plus en plus individualisées et faire nation aujourd'hui pour défendre la patrie, c'est beaucoup plus difficile que ça ne l'était par exemple en 40, en 14 ou même en 40.

Et donc c'est un travail énorme et c'est pour ça que même si je critique les propos du général, je pense que sur le fond ils ont raison de vouloir préparer à la défense, je maintiens la différence et non pas à la guerre, de préparer à la défense parce qu'il faut convaincre les les gens que la nation est quelque un bien collectif. Ouais. Et c'est là où je voudrais revenir.

On va peut-être en parler du service militaire, mais par exemple, je trouve pas normal, vraiment pas normal, qu'il y ait pas eu une convergence entre le le le ministère des armées qui va supporter la création de ce service militaire volontaire et le ministère de l'entraînement supérieur. Pourquoi ? Parce qu'il faudrait que dans Parcours sup pour ne pas uniquement envoyer comme volontaire des jeunes gens qui ne feront pas l'université parce que ceux qui font l'université, ils vont pas envie d'avoir d'aller faire le le service militaire, il faudrait que dans Parcours supontaire soit une option parmi d'autres du choix universitaire et que un élève de grande école ou un futur ingénieur pu s'il a envie de s'engager, il puisse le faire sans penser qu'il est défavorisé par rapport à sa classe d'âge. universitaire.

Je trouve que ça c'est très important pour consolider la nation pour éviter que ce soit uniquement les les sans travail, les chômeurs qui s'engagent dans la réserve militaire. Alors, j'ai deux réactions là de téléspectateurs et téléspectatrices, des parents en l'occurrence et des mamans. Adeline qui nous écrit de Tarar.

Mon fils de 18 ans me dit qu'il veut y aller, mais j'ai peur qu'il ne comprenne pas vraiment ce que ça implique. Céline qui nous écrit de Saint-Saturn, ma fille de 19 ans hésite à s'engager non pas par patriotisme mais pour défendre un modèle, un système de valeur. Ça rejoint le débat qu'on avait avec Pablo à l'instant.

Je pense que c'est important de ne pas seulement se reposer sur le patriotisme. Euh Jean-Marie Boquel, est-ce que dans les dans les chiffres qu'on a euh entendu à Nathan, finalement une des jeunes qui sont prêts plus que la moyenne des Français à à s'engager, vous vous avez été surpris ? Et puis est-ce que vous y voyez une expression de patriotisme ?

D'abord euh si euh ces sondages avaient porté et là je vous rejoins sur euh défendre l'Europe et c'est le principe même de la solidarité, pas aller en Ukraine. Oui. Parce que il y aurait eu encore davantage de consensus.

Ensuite le patriotisme et faire nation. J'ai aussi beaucoup travaillé sur ces questions et je continue. Je préside une association qui s'appelle Solidarité des Frenes qui est au côté des soldats blessés, des familles des tuées mais également du lien armée nation.

C'est une évolution pardon, c'est une notion qui change. Et je vous donne un exemple d'ailleurs qui est venu à l'esprit dans notre débat qui n'est pas franco-français. regarder l'Ukraine euh ce que c'était comme pays euh avant le conflit ou même avant sa nouvelle indépendance, est-ce que il est est-ce qui est en train de se forger avec plein de défauts, plein de problèmes, la corruption, enfin tout, mais ce qui est les gens vont quand même au combat, la jeunesse se bat et la la la nation, ce qui fait nation et ce qu'on appelle le patriotisme, c'est un concept qui est en évolution permanente. pas l'époque de 141, c'était une autre époque, la France rurale.

Enfin bon, donc je ça je pense que c'est quelque chose et et les jeunes qui vous ont appelé le montre bien qui dans l'esprit des gens traduit quand même un certain nombre de de valeurs, une manière de vivre, une perspective aussi de ce que doit être leur avenir qui rend possible. Oui, le point de désaccord quand même que je voudrais exprimer, mais il paraît que on n'est pas encore sur la partie service militaire de notre propos, mais ce que vous avez dit, c'était quand même très intéressant sur l'idée d'associer d'autres d'autres ministères. En soi, on ne peut être que d'accord parce que derrière le service volontaire, il y a toute la démarche du volontariat et les jeunes s'engagent de plus en plus.

Bien sûr, dans la réserve militaire, la réserve justice, la réserve gendarmerie, mais aussi dans les ONG, dans les associations, le scootisme et cetera. Mais le SNU h le service national universel qui devait fédérer cette démarche qui était pavé de bonnes intentions, qui associait d'ailleurs les ministères, éducation nationale et cetera à coucher d'une souris. Or là, l'objectif est plus modeste.

L'objectif, c'est vraiment un service militaire, hein, qui pourra nourrir la réserve, susciter des engagements, qui contribuera à faire nation, mais qui ne vise pas la totalité de la jeunesse. On parle de 50000 dans 9 10 ans, peut-être un peu plus, on verra. Je crois que c'est un objectif limité.

Si on lui si on lui donne si on lui donne trop euh si on lui fait porter trop d'objectifs, le risque c'est que à nouveau ça ne marche pas. Ouais. Et on verra avec Michel dans dans une minute s'il faut pas aller plus loin peut-être revenir au service militair obligatoire.

Je voudrais parler d'engagement de patriotisme encore et vous entendre Pablo Piov Vivien parce que je j'ai vraiment envie d'entendre votre avis là-dessus. Mais d'abord on écoute un un jeune militaire qui il s'appelle Serge Serge Matis engagé dans l'armée de l'air en 2023. Il a déjà une mission en Afrique à son actif et il explique pourquoi il s'est engagé.

Je voulais donner un sens à ma vie. Je voulais découvrir une facette de moi que je connaissais pas encore, que ça soit sur le dépassement ou que ce soit sur professionnellement. Euh c'était loin de moi toutes ces idées forcément qu'on qu'on peut entendre aujourd'hui.

Après comme je vous ai dit hein, on n'oublie pas enfin l'engagement pour moi est un mot qui est important. Je sais pourquoi je me suis engagé. quand on s'engage quelque dans quelque chose, il faut qu'il y ait un sens et il faut qu'on on soit sûr de notre engagement.

Je pense que les gens qui s'engagent euh connaissent euh les risques, connaissent euh les conséquences. Pablo Pi Vivien, est-ce que on lit trop euh au sens du lien le patriotisme et le fait de d'être prêt à s'engager dans l'armée, à faire la guerre ? Alors, c'est très intéressant parce que justement le jeune que vous avez interrogé, il est effectivement militaire mais militaire dans une mission particulière en fait de l'armée puisqu'il est pompier.

Et ça c'est aussi quelque chose que je trouve manque lorsque Emmanuel Macron parle des armées. Parler de toutes les missions euh de que que remplit l'armée remplit l'armée sur le territoire national. Enfin, je veux dire, il se ils s'occupent ils sont les les pompiers de Marseille et les pompiers de Paris sont des euh militaires, mais ils remplissent aussi des missions en haute montagne dans des zones complexes.

Et tout à l'heure, Nicole faisait mention de la qu'est-ce que si on envoie des soldats en Ukraine, qu'est-ce qu'ils font ? C'est-à-dire, on appartient aussi à des forces coalisées armées dans lequel on peut avoir des missions de défense. Tout ça est est très important et parfois ça manque je trouve dans les dans les discours de de certains hommes et femmes politiques.

Pour revenir à la question du patriotisme et et à la guerre, je pense que ces deux notions, moi je je n'aime pas les lier parce que ça me fait toujours penser à c'était ce qui créait même de Gaulle quand il avait 22 quand il avait 22 ans en 1912. disait oui, il faudrait une bonne guerre parce que maintenant ça fait 40 ans qu'on est en paix et genre la France devient un peu molle et pour refaire nation, il faudrait redonner il faudrait une bonne guerre. Il disait ça en 1912.

Euh le là lorsque j'entends Emmanuel Macron euh genre sur RTL ou bien euh dans son dans son discours euh j'entends la même chose en fait et même dans ce que vous dites monsieur Boquel, moi je pense qu'il y a d'autres façons en fait d'être patriote. Euh il y a il y a le le les artistes peuvent être des patriotes, les salariés peuvent être des patriotes, les fonctionnaires peuvent être des patriotes. Il y a plein de façons de s'engager et de et de et de et de donner en fait à la nation.

Alors, on parle de la je dit que je voulais une bonne guerre, hein. Là, on s'est mal compris. Oui, mais parfois parfois, c'est ce que parfois c'est ce que c'est ce qu'on peut penser d'ailleurs dans l'histoire de France.

Alors, dans l'histoire de France, ça a fait partie en fait de du corpus de certains hommes et femmes politiques à la fois au début du 20e siècle, dans les années 30 et encore aujourd'hui, parfois, on pe la paix mon combat. Mais bien, je j'entends bien et on partage ça. Alors, et pour obtenir la paix, est-ce qu'il faut effectivement euh renforcer notre armée avec un service militaire ?

Alors, il y a d'abord, vous l'avez détaillé, mais on va quand même écouter une partie du discours d'Emmanuel Macron lorsqu'il annonce la création de ce service national sur la base du volontariat, il est en devant la 27e brigade d'infanterie de montagne de Vars. Le service national s'adressera aux jeunes françaises et français majeurs qui auront exprimé leur volontariat lors de la journée défense et citoyenneté qui deviendra journée de mobilisation en se recentrant sur les fondamentaux. Je veux ici insister sur le fait que le service national concernera seulement des volontaires et le cœur sera constitué par les jeunes âgés de 18 à 19 ans.

En cas de crise majeure, le Parlement pourra autoriser de faire appel au-delà des seuls volontaires à ceux dont les compétences auront été repérées durant cette journée de mobilisation et alors le service national deviendrait obligatoire. Michael, vous dites qu'il faut aller plus loin. Vous dites que le courage politique, c'est de rétablir justement un service militaire national obligatoire.

Oui, parce qu'on parle beaucoup et le président en a parlé également du du lien social et de de du fait de vouloir renforcer le lien armée nation, il vient encore de l'évoquer. Alors, on a créé un dispositif, le service civique, un échec mais en fait on touche jamais au cœur du problème, c'est comment se faire se retrouver une société française qui ne se rencontre plus. Or, le seul outil qui permet un brassage réel, massif, concret, et bien c'est une période de service militaire obligatoire au sens large du terme et forcé de constater que ce sujet reste effectivement soigneusement invité par l'ensemble des éles.

C'est c'est peut-être un peu radical ce que vous proposez ou alors la nostalgie le le c'était mieux avant. Non, je m'explique. En fait, rétablir un service national obligatoire, c'est imposer un effort commun à toute une génération. se mettre de côté, c'est mettre côte à côte pardon, des jeunes qui ne vivent plus dans le même monde.

Il y a cette question du sens, c'est le ciment qui permet le brchage social. Où sont les espaces aujourd'hui où se rencontrent des enfants de cadre sur le même pied d'égalité que des habitants de quartier populaire ou du monde rural ? C'est offrir effectivement un cadre, une mission, une expérience qui dépasse leur propre cercle.

Bref, c'est redonner cher à la citoyenneté. Certes, ça coûte effectivement de l'argent, ça bousculerait les habitudes, mais le courage politique, le vrai justement, ça ne consiste pas à gérer l'existant, il consiste à proposer une vision. Hm.

Effectivement et donc de déclencher une sorte de choc de citoyenneté. C'est ça exactement. Et ce débat doit dépasser, à mon sens simplement le retour à à une volonté fantasmée de militariste ou ça n'est pas absolument pas le sujet.

Il n'est pas question non plus de transformer chaque jeune français en soldat, mais de concrétiser une appartenance à une communauté nationale. Bien sûr, rétablir un service militaire obligatoire, ça ne se fait pas d'un claquement de doigt et ça l'aura évidemment un coup. Mais on peut pas continuer à disserter sur la France en archipel, la France fragmentée.

Il faut aussi être réellement disruptif hein pour employer ce terme qui en général est employé par des gens qui restent prudents. En fait, il faut se rappeler aussi les mots d'un ministre de la justice, un avocat, non pas celui auquel on peut penser. Il s'appelait Denton.

Il était à la tribune de l'Assemblée de l'Assemblée lorsque la toute nouvelle et fragile République était menacée de toute parts. Il avait dit il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace et la France sera sauvée. C'était en 1792.

Bon, ça ouvre le débat. Est-ce qu'il faut un service militaire obligatoire ? On revient à 97, enfin avant 97 et la la suppression parak pour déclencer ce choc de citoyenneté dont dont parlait Michaell à l'instant.

Jean-Marie Boquel pour commencer Pablo, j'ai vu que vous aviez beaucoup de contrearguments, vous les aurez et Nicole les aut évidemment. Je suis en en désaccord avec Michael Darmont. On est peut-être deux à avoir fait notre service militaire hein et et et moi-même j'en garde je sors alpin quidan j'étais aspirant j'ai fait ensuite 38 ans de réserve militaire j'ai aimé le faire donc je n'ai vraiment je n'en pense que du bien service mil obligatoire parce que alors déjà par rapport au débat qu'on a eu annoncé s'il l'avait dit cette chose-là des choses dont on sait que à un horizon visible on ne le fera pas pour toute une série de raisons dont les raisons financières ne sont certainement pas les raisons premières parce que là-dessus, il n'y a pas consensus dans le pays.

Il faut qu'il y ait une forme de consensus dans tout le pays. C'est un c'est énorme. C'est une donc je veux dire à un moment donné il faut savoir par rapport aux enjeux de défense qu'on évoquait les priorités qu'on se donne. vouloir le dire alors qu'on sait qu'on ne le fera pas avant longtemps de mon point de vue suor je ne dis pas jamais le je suis pas tout à fait d'accord avec ce qu'a dit le président Macron lorsqu'à la fin il a dit de manière que je n'ai trouvé pas complètement clair pour certains ce sera peut-être non où on le fait en cas de crise majeure çaig en cas de crise majeure alors c'est un autre sujet il faut l'expliquer je il nous reste moins de 5 minutes donc je je reprends la main est-ce que oui ou non il faut revenir donc vous dites Pas aujourd'hui en tout cas.

Pas aujourd'hui. Non, pas aujourd'hui. Je dis la même chose mais rappelez-vous pendant la guerre froide, on avait une conscription obligatoire uniquement pour les hommes.

H on avait euh une politique de défense qui était la défense du territoire et de la démocratie. Aujourd'hui, quand vous regardez le débat stratégique en Europe, on ne parle que de défendre les territoires. Faut défendre les Pays-Baltes, faut défendre peut-être la Pologne, faut défendre.

On ne parle plus de défendre notre système démocratique. Et là-dessus, je vous rejoins complètement. Et c'est là où il y a un vrai problème de de faire nation.

Il s'agit pas de défendre un territoire. Il s'agit de défendre un territoire sur lequel il y a un système politique que l'on défend. Ça c'est la première différence.

Et la deuxième chose, on avait une armée de conscription qui était un des éléments l'élément humain d'une politique de dissuasion de la guerre qui était une politique de dissuasion nucléaire dont la séquence conventionnelle évidemment initiale avait pour but de faire un signal au russes aux soviétiques en leur disant si mes intéress sont en jeu je vais jusqu'au nucléaire. Or aujourd'hui on parle de la guerre comme si la France n'était plus une puissance nucléaire. C'est pour ça que je suis encore une fois critique de ce qu'a dit le le le chef d'état-major.

Il ne faut pas donner aux gens l'impression que la guerre inévitable. On a la dissuasion nucléaire dont l'objectif est d'empêcher la guerre. Mais on l'avait on l'avait déjà quand il y avait encore le service militaire.

C'est bien ce que je dis. Mais à l'époque on disait pas que la guerre était inévitable. Aujourd'hui on fait comme si la nationasion n'existe plus comme si la guerre conventionnelle était possible.

La guerre conventionnelle, les Russes veulent peut-être la faire, mais c'est à nous de dire vous ne la ferez pas parce qu'on sera déjà tellement armé que vous ne la ferez pas. Est-ce que quand même la la la guerre en Ukraine a pas changé la la donne ? Et donc n'oblige pas à revoir ce modèle stratégique quand même.

Pablo pio le modèle stratégique qui est quoi que nous qui consiste à dire on a la guerre nucléaire donc on donc on a l'AR nuclé donc donc il y aura pas la guerre. Il n alors il y a quand même quelque chose d'important c'est que dans cette doctrine en fait de dissuasion nucléaire qui est la nôtre qui est celle de la France depuis les années 60 et qui a fait que le au cours d'une longue histoire c'est un président de droite Jaces Chirac qui a abandonné qui a supprimé le service militaire obligatoire qui a suspendu tout à fait le service militaire obligatoire. C'est important parce qu'il y avait un consensus en fait à ce moment-là qui n'a fait que grandir en fait dans la population. dans les années 80 90, vous aviez déjà toute une partie en fait de la de des des générations qui devaient faire le service militaire obligatoire qui ne le faisaient pas en fait, qui trouvaient des moyens parce que avoir des fantassins en fait dans un moment où en fait on a une bombe atomique, on ne les gens ne voyaient pas trop l'intérêt, on voyait l'intérêt pour se projeter.

C'est c'est très important d'avoir des forces de projection. Mais attendez et juste je je termine en fait sur ce service militaire parce que c'est très intéressant l'argumentaire de Michael d'Armon. Michel et la situé exactement c'estàd que Michael Darmond et il a raison, je je je suis pas d'accord avec ce qu'il raconte mais en même temps c'est son argumentaire il ne parle pas de guerre c'est que le service militaire ne servira pas en fait à genre demain pouvoir nous défendre de quelconque manière que ce soit.

C'est pour des missions de brassage social de je sais pas quoi, enfin tout ce qu' a raconté Michael. Très bien. Comment argument du président de la République argument du président de la République.

Sauf que il nous parle aussi en fait de la guerre. C'estàd que il y a un espèce de de mélange en fait dans sa dans sa tête et dans ses propos qui à mon avis n'est pas je vous interromps parce qu'il nous reste 40 secondes à vous le mot de la conclusion. La la dissuasion nucléaire, c'était bien de l'avoir rappelé, n'existe que si il y a une armée conventionnelle des alliance parce que vis-à-vis de quelqu'un comme Poutine, sinon c'est "Ah bon tu mais moi je peux faire plus fort, moi je peux détruire, je peux donc ça n'est pas".

Mais l'affrontement de deux puissances nucléaires ce n'est pas possible. Mais on est d'accord. Donc la question conventionnelle est importante.

Enfin puisqu'il faut conclure, la dimension de Fernation, la dimension sociale, je dirais par rapport à l'enjeu de défense, c'est quelque chose qui année après année peut se bâtir de surcroix. Mais il ne faut pas tout mélanger, sinon à l'arrivée il y a rien. Merci beaucoup à toutes et à tous d'avoir participé à ce débat qui était passionnant, votre livre Niconoto fracture dans l'Occident aux éditions DJ Ja.

Et puis Pablo puis au Vivien, on vous lit dans la revue Regarde puisque notamment le ce dernier numéro est consacré à ces enjeux de guerre. Merci beaucoup à tous d'avoir participé à ce débat et à très bientôt sur notre antenne. Notez que le député socialiste Emmanuel Grégoire qui est candidat à la mairie de Paris sera l'invité d'Orian [musique] Mansini demain dans notre matinale. soirée. [musique]