Discours de Louis Boyard contre l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 70 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Louis BoyardChiffre
« 20 % de chômage des jeunes »
- Louis BoyardChiffre
« les 10 % de la population qui occupe 50 % d'Henri I, 50 % de Sciencesp Paris, 70 % de l'ENAT. »
- Louis BoyardChiffre
« les 53 milliardaires qui possèdent à eux tout seul la moitié des richesses du pays »
- Louis BoyardChiffre
« vous avez deux à trois fois plus de chance de développer des troubles anxieux, dépressifs ou autres problèmes de santé mentale »
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Merci beaucoup madame la présidente, monsieur le ministre de l'éducation nationale, je vous demande de comprendre la situation. Ces derniers mois, j'ai effectué une tournée des lycées. Je me suis rendu dans différents établissements dans les lycées ruraux, dans les lycées de banlieu, dans les lycées de centre-ville.
J'ai récupéré de nombreuses doléances de lycéennes et de lycéen. Et voilà que à la fin de ce travail, on nous annonce qu'on va enfin avoir un texte pour parler des jeunes à l'Assemblée nationale. J'ai sauté de joie.
Je me suis dit enfin on va pouvoir parler de parcours sub, de la précarité étudiante, des stages, du salaire des apprentis. Peut-être même qu'on pourrait parler de réchauffement climatique, de chômage des jeunes, des bas salaires. C'était la fête au bureau tellement il y avait un grand éventail de possibilités.
On nous annonce que on va avoir un texte qui vise à interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans et à interdire le portable au lycée. Nous avons rapidement compris que vous preniez le problème par le mauvais bout, que votre solution ne marcherait pas et que une fois que vous aurez voté cette loi, vous vous en laver les mains. Pour commencer, je tiens à dire que le problème de la santé mentale des jeunes n'est pas qu'un problème dû aux réseaux sociaux.
Nous sommes tous d'accord pour dire que être jeune dans la France de Macron dans les années 2020, c'est une galère. Régulièrement, il y a des articles de presse qui sortent pour en parler. Vous-même, vous vous en indignez à la télévision alors que c'est vous qui êtes aux responsabilités.
Mais j'aimerais poser la question. À quand on remonte la dernière fois qu'un gouvernement a été voir directement les jeunes, leur a demandé quel est le problème dont vous vouliez que nous parlions ? Nous écoutons vos propositions, nous le travaillons à l'Assemblée nationale, nous faisons la procédure législative.
Venez regardez l'Assemblée s'est sais de vos problèmes et nous les avons réglés. À quand on remonte la dernière fois qu'on a fait ça ? C'est très simple, jamais.
Et c'est pour ça mes chers collègues, que je veux parler de mépris parce que vous ne vous rendez même pas compte du ressentiment que vous créez dans le cœur de millions de jeunes. Je veux parler du ressentiment de millions d'adolescents pour qui c'est 8h 18h de pression scolaire tous les jours. 8h 18h de pression à l'orientation pour les lycéens tous les jours parce que vous avez mis en place un système qui s'appelle le système parcours sup qui met en compétition des adolescents les uns avec les autres pour savoir qui aura la formation qui déterminera le métier de sa vie avec cette inégalité évidente que vous avez les enfants de riches qui ont le professeur privé, l'école privée, l'orientation privée et après vous venez parler de méritocratie.
Je veux vous parler du ressentiment dans le cœur de millions d'étudiants que vous avez laissé dans une précarité étudiante honteuse pendant des années. Voilà maintenant que vous jetez les miettes du repas à 1 € pour tous les étudiants alors que pendant des années vous nous disiez que c'était impossible. Mais puisqu'il faut sauver vos sièges au gouvernement alors là maintenant le repas à 1 € directement est devenu possible.
Ils seront encore des milliers à devoir abandonner les études à cause de la précarité. Et en se retournant une dernière fois dans l'amphithéâtre de la fac, ils verront les étudiants gosses de riches qui eux peuvent continuer sereinement les études parce que papa et maman peuvent payer le loyer, payer la facture d'électricité, payer l'alimentation. Je veux vous parler du ressentiment dans le cœur de millions de jeunes qui galèrent à trouver un CDD, qui galèrent à trouver un apprentissage, qui galère à trouver un stage.
Et c'est 20 fois plus dur quand vous êtes un jeune noir ou arabe. Vous pouvez me traiter d'islamogauchiste si vous voulez, mais quand on a 20 % de chômage des jeunes, personne ici ne peut dire qu'ils sont responsables de leur situation comme l'ont insinué de nombreuses lois que vous avez fait. Alors, je veux dire à tous les jeunes qui m'écoutent, ce sentiment d'être ignoré, d'être oublié par des responsables politiques qui ont instauré un système à deux vitesses dont vous sortirez forcément perdant, ce ressentiment, il a un nom et il s'appelle le mépris de classe.
Car oui, les politiques éducatives que Macron a mené sont des politiques de classe, c'est-à-dire des réformes qui ont favorisé les enfants de bourgeois et qui ont mis les enfants des classes populaires sur le côté. Et en matière de mes prix de classes à l'égard des jeunes, il y a un haut représentant dans cette assemblée. Je veux bien sûr parler de Gabriel Atal.
Comment peut-on prétendre parler au nom des jeunes quand on a grandi dans les deux arrondissements les plus riches de Paris ? Comment peut-on prétendre parler au nom des jeunes quand alors qu'on était député, on a mis en place le système Parcours sup qui a mis des milliers de jeunes sur le carreau. Des centaines de milliers de jeunes qui se retrouvent sans université et à qui on dit vous pouvez toujours faire un apprentissage, un contrat d'engagement jeune.
Sauf que quand on a 19 ans, 20 ans, 21 ans, on cherche à être autonome financièrement et quand on est payé moins qu'un SMIC et ben on peut pas devenir autonome financièrement. Comment est-ce qu'on peut prétendre parler au nom des jeunes quand alors qu'on était ministre de la jeunesse, on a mis des millions d'euros dans le service national universel, un scandale budgétaire que vous avez dû abandonner au dernier moment dans votre honte. des millions d'euros que vous avez gaspillés qui étaient du budget de la jeunesse et que vous avez mis dans le budget des armées alors qu'on aurait pu le mettre justement pour lutter contre les problèmes de précarité et pour aider à accompagner les jeunes avec leur santé mentale.
Comment peut-on prétendre parler au nom des jeunes quand la rentrée scolaire qui a été organisée quand monsieur Gabriel Atal était ministre de l'éducation a été l'une des rentrées les plus catastrophiques. Il y avait des centaines d'élèves qui n'avaient pas de professeurs devant leur classe. Le prix des fournitures scolaires avait tellement explosé que c'était les militants de la France insoumise qui allaient devant les supermarchés pour faire des récoltes de fourniture scolaires pour les donner pour les petits.
Cette rentrée scolaire a été tellement catastrophique qu'il a été sur le 20h de TF1 pour lancer une odieuse polémique sur la Baya jetée à la vindicte populaire des lycéennes maghrébines histoire de leur apprendre dès le plus jeune âge ce qu'est l'islamophobie d'État. Comment peut-on prétendre parler au nom des jeunes quand alors qu'il était premier ministre, il a supprimé des postes de surveillant dans les établissements et supprimé des postes de psy dans l'éducation nationale. Voilà maintenant que vous voulez parler de santé mentale des jeunes et interdire le portable odyssée.
Mais si vous étiez vraiment intéressé à la santé mentale des jeunes, pourquoi vous avez supprimé des postes de psy dans l'éducation nationale ? Si vous voulez vraiment lutter contre le harcèlement, pourquoi est-ce que vous avez supprimé des postes de surveillant ? Et c'est ça, mes chers collègues, que je veux appeler la politique de classe.
Je ne dis pas que c'est le cas de tout le monde, mais je dis que c'est le cas de beaucoup d'entre vous, que il y en a qui sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, qui pensent avoir réussi alors que toutes les portes leur ont toujours été ouvertes. Ils sont maintenant à la tête des entreprises, à la tête des administrations, à la tête des partis politiques, à la tête des médias. Les voilà à chercher à tout prix à maintenir un système scolaire qui reproduit les inégalités sociales, qui les accentue aux yeux et à la vue de tous.
Non, ces gens n'ont pas réussi parce qu'ils sont meilleurs que les autres. Ils ont réussi parce que ce sont des enfants de bourgeois. Ce sont les 10 % de la population qui occupe 50 % d'Henri I, 50 % de Sciencesp Paris, 70 % de l'ENAT.
Ils n'ont pas gagné la course. Ils sont juste nés sur la ligne de départ. Et voilà maintenant que vous voulez parler de santé mentale des jeunes.
Vous avez raison, les chiffres sur la sur la santé mentale des jeunes sont alarmants. Mais pourquoi est-ce que je vous parle de tout ça ? parce que j'ai une deuxième statistique qui est extrêmement alarmante sur la santé mentale des jeunes.
Si vous êtes un jeune de milieu populaire, vous avez deux à trois fois plus de chance de développer des troubles anxieux, dépressifs ou autres problèmes de santé mentale. Pourquoi ? Parce que l'orientation est encore plus violente avec les jeunes de milieu populaire.
Pourquoi ? Parce que un français sur qu est à découvert à la moitié du mois et que 30 % ont un enfant qui vivent concrètement la précarité. Pourquoi ? parce que vous avez supprimé des postes de psi dans l'éducation nationale, parce que vous payez mal les AESH et qu'on se retrouve à avoir des milliers d'enfants qui ont des problèmes de santé mentale et à qui vous répondez il faut aller dans le privé.
Mais pour vous donner bonne conscience, vous décidez de faire cette loi. Une loi qui est inapplicable, qui ne changera rien et vous le savez très bien. Vous voulez juste la faire pour dire "Regardez les jeunes, on a fait quelque chose.
Regardez les moins jeunes, on a fait quelque chose." Alors, monsieur le ministre de l'éducation nationale, je vous lance un défi. Si vous êtes si confiant que ça, faites voter cette loi au lycéen.
De toute façon, vous respectez pas le résultat des élections. Donc, pour vous, c'est une formalité. Mais je propose à ce qu'on le fasse voter au lycéen.
Certains me répondront ils sont trop jeunes, c'est pas le moment pour eux de voter. Ils ont 17 ans, ils doivent choisir quelle est la formation qui va définir le métier qui sera le reste de leur existence. C'est la décision la plus importante de leur vie.
Je pense qu'ils ont légitimité à se prononcer sur cette proposition de loi. Et si jamais on faisait voter les lycéens, vous pourriez les consulter et comprendre en quoi cette loi ne changera rien par rapport au problèmes de santé mentale des jeunes. J'ai été consulter des lycéens et leur demander concrètement qu'est-ce que vous pensez de cette loi.
Je vous donne les réponses. Un lycéen quand il sort de cours et qui doit faire un changement de salle, il regarde sur prenoter sa salle parce que il y a un changement de salle. Comment est-ce que les lycéens vont faire dès lors qu'il y aura un changement de salle ?
Vous avez des cours qui sont annulés. Comment les lycéens vont faire pour appeler leurs parents quand ils doivent sortir plus tôt ? Les lycéens pendant la cours de récréation ou l'intercours, ils jouent pas seulement à Clash Royale, ils font des recherches pédagogiques, ils préparent les cours avec les téléphones.
Mais surtout, mes chers collègues, toutes les mesures indispensables qui sont nécessaires avec un téléphone au lycée, les jeunes, vous pensez qu'ils vont les faire où ? Bah, ils vont prendre leur téléphone et ils vont aller devant le lycée pour utiliser leur téléphone. Vous allez juste créer des attroupements avec des centaines de lycéens qui vont utiliser devant leur le téléphone, devant le lycée.
C'est absolument évident et surtout quand vous parlez d'aider les lycéens qui sont victimes de harcèlement. Vous avez des lycéens qui ont besoin d'être accompagnés par rapport au harcèlement, sauf que vous avez supprimé des postes de surveillant, vous avez supprimé des postes de professeur, vous avez supprimé des postes de CPE et il manque de formation pour gérer des situations qui sont extrêmement difficiles. Ces jeunes se retrouvent seuls parce que vous avez supprimé des postes.
Allez dire à ces jeunes qui se retrouvent seuls que vous allez leur supprimer le téléphone pendant la cour de récréation. On verra comment est-ce que ces jeunes réagiront parce que cette proposition de loi ne changera rien et est déconnectée de la réalité. C'est la même chose pour l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
En Australie, ils l'ont fait pour les moins de 16 ans. Les jeunes le contournent extrêmement facilement et je vais vous en faire la démonstration. Supposons, mesdames et messieurs les députés, que vous interdisiez les réseaux sociaux pour les moins de 30 ans.
Ayant 26 ans, je suis concerné. Si jamais j'ai une mesure de vérification d'âge, c'est très simple. Je prends mon téléphone, je prends votre tête, j'ai passé la vérification d'âge.
C'est exactement ce que font les jeunes en Australie quand il y a la vérification d'âge. Ils vont dans le salon, ils prennent la tête des parents et c'est comme ça qu' déverrouillent le téléphone. Vous voulez un autre moyen de le contourner ?
Vous avez des jeunes qui se maquillent pour paraître plus vieille ou plus vieux. Ou vous avez même des jeunes qui ont 13 ans et qui font la mesure de vérification d'âge et qui hop réussissent à le déverrouiller. Cette mesure ne fonctionne pas.
Vous faites cette loi uniquement à des fins de communication en sachant que c'est inapplicable, en sachant que ça ne fonctionnera pas pour vous en laver les mains parce que vous avez supprimé tous les moyens humains sur le côté. Je vais reprendre le tableau sur la santé mentale des jeunes, sur la précarité, sur la pression scolaire qui sont des facteurs aggravants sur la santé mentale des jeunes. Vous avez supprimé tous les moyens humains qui auraient permis de les accompagner. sur la question de l'accompagnement psychologique, sur la question de l'accompagnement éducatif de ces jeunes.
Il n'y a absolument rien qui est proposé parce que vous avez supprimé les postes sur les réseaux sociaux qui vont être facilement contournables. Ils pourront continuer d'utiliser des algorithmes qui vont favoriser du contenu à destination des jeunes. Ils pourront continuer de poster du contenu qui sont objectivement dangereux pour les jeunes.
Mais vous aurez fait une proposition de loi qui est inapplicable. Vous vous en laver les mains, vous aurez fait votre opération de communication et à la fin c'est les jeunes qui le payeront. Parce que s'il y a bien une personne qui prend pas ses responsabilité dans ce moment, c'est bien l'État.
À l'origine, il y avait une formation au numérique dans la proposition de loi. C'était une excellente proposition. Malheureusement à l'initiative de madame le rapporteur, ça a été retiré de ce texte et il n'y aura donc pas de formation au numérique dans cette proposition de loi.
Mesdames et messieurs les députés, je parle à une assemblée nationale dont la moyenne d'âge est de 50 ans pour vous faire comprendre que l'école de 1976 n'a absolument rien à voir avec l'école de 2026. Les sujets sont extrêmement nombreux, mais je vais vous prendre seulement trois exemples. Nous sommes une génération qui est née et qui a grandi avec internet et qui vivra avec internet toute sa vie.
La génération qui est à l'école actuellement est la première génération qui qui est dans l'éducation nationale avec l'intelligence artificielle et qui vivra dans la société de l'intelligence artificielle. Nous sommes la génération qui aura à gérer votre inaction par rapport au réchauffement climatique et qui ont auront à réparer la perte de temps que vous nous faites notamment en faisant des textes comme ça qui ne changent pas et qui n'accompagnera pas ces jeunes. Est-ce que vous trouvez aujourd'hui que l'éducation nationale est adaptée à la nouvelle réalité sociale de la jeunesse ?
Non. Parce que vous passez plus de temps à chercher à interdire, à chercher à réprimer ces phénomènes parce que vous ne les comprenez pas. Pour satisfaire les 53 milliardaires qui possèdent à eux tout seul la moitié des richesses du pays, vous faites des économies sur tout ce qui peut accompagner les jeunes.
Vous avez supprimé des postes de psy dans l'éducation nationale, vous avez supprimé des postes de surveillants, vous avez supprimé des postes de professeurs. Comment est-ce que vous pouvez prétendre qu'on va correctement accompagner les jeunes après ça ? Voilà.
Voilà, mes chers collègues, pourquoi est-ce que nous déposons cette motion de rejet ? Parce que nous voulons dire avec force à toutes les personnes qui nous demandent de faire quelque chose pour accompagner les jeunes par rapport au dangers des réseaux sociaux, par rapport au problèmes de la santé mentale. Nous leur disons que c'est une opération de communication qui n'y changera rien parce que vous n'arrivez pas à maîtriser ces plateformes parce que ces grandes plateformes qui pèsent des milliards, vous leur avez fait mou cadeaux, mou passage gratuits.
Voilà la situation dans laquelle nous nous trouvons. C'est les milliardaires qui dirigent notre pays maintenant, encore plus les milliardaires américains. On voit comment vous avez tenu la main à Donald Trump et la situation dans laquelle se retrouve notre pays.
Mes chers collègues, il y a un véritable travail à faire sur la question des réseaux sociaux et sur la question de la santé mentale des jeunes. Mais ce travail ne se fera pas seulement entre nous à l'Assemblée nationale. Nous avons besoin d'organiser une grande consultation de tous les collégiens, de tous les lycéens, dans toutes les classes pour parler des dangers des réseaux sociaux.
Et là, vous aurez le choc sociétal qui permettra à la génération de pouvoir se saisir du problème et de changer les choses. Nous avons besoin de prendre leur proposition, de le regarder avec sérieux, avec estime, avec respect et de faire une loi qui donnera le sentiment aux jeunes que c'est pas la politique qui fait contre eux, mais c'est la politique qui fait avec eux. Et peut-être que le jour où l'Assemblée nationale et où le gouvernement, peut-être que le jour où la politique aura ce rapport avec la jeunesse, alors peut-être qu'à ce moment-là, nous réussirons à avancer et que vous comprendrez que le meilleur moyen d'accompagner les jeunes dans les problèmes de santé mentale, c'est encore de donner les moyens humains que vous avez tous supprimés.
Merci à vous. Je vous remercie, monsieur le ministre. Madame la ministre.
Yeah.
Louis Boyard