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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 15 septembre 2017 36 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieTravail & emploiInstitutions & électionsOutre-mer

#RDLS39 : IRMA, CATALOGNE, 12 & 23 SEPTEMBRE, LOI TRAVAIL, LA RÉUNION

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Locuteur 1Fait
    « Les experts du climat disent que comme le changement climatique est commencé, des cyclones, on en aura peut-être pas davantage mais d'aussi violents, oui et peut-être même plus. »
  • 4:00Locuteur 1Fait
    « Le changement climatique nous met tous au pied du mur. Il faut savoir comment on va réagir. »
  • 12:00Locuteur 1Fait
    « Le système français va être mis par terre. Avant il y avait la loi qui protégeait puis ensuite on pouvait rediscuter dans la branche. »
  • 14:00Locuteur 1Fait
    « Les emplois aidés, vous savez, moi, je les idéalise pas. J'ai vu Madame Pénicaud qui disait Monsieur Mélenchon aurait dû protester contre la précarité mais c'est ce que j'ai fait ma petite dame. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est la 39e édition de la revue de la semaine, d'accord? Bon allez générique D'abord je vais vous parler de de l'ouragan Irma. Parce que ça a soulevé une énorme émotion puis c'est normal. beaucoup de gens ont réalisé ce qu'était un cyclone.

Quand ça arrive aux autres on s'en rend moins compte, mais là c'est arrivé à nous les français. et on voit le cyclone c'est un fait naturel, et puis c'est un fait social. Je vais vous parler des deux très vite.

D'abord c'est un fait naturel c'est pas le premier cyclone qui passe dans le coin, mais ce qui est nouveau, c'est la violence du cyclone, la vitesse du vent, la durée de l'événement et puis des fois la succession l'un derrière l'autre de plusieurs cyclones. Les experts du climat disent que comme le changement climatique est commencé, des cyclones, on en aura peut-être pas davantage mais d'aussi violents, oui et peut-être même plus. Pourquoi?

Parce qu'il y a un effet de réchauffement de l'océan et du coup les conditions qui contribuent à la formation des cyclones sont amplifiées. On doit donc s'attendre en avoir d'autres extrêmement violents. Alors, c'est ça le vrai défi.

Et c'est à ça qu'il faut réfléchir. Maintenant. Et c'est pour ça que j'ai proposé qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire.

Je vous dis ça pour que tout le monde comprenne bien. Je suis pas en train de montrer du doigt par avance. Je sais pas ce qu'il s'est passé.

Il y a eu un fouillis de déclarations, de témoignages dans tous les sens. Bon C'est pas à moi depuis Paris de dire il s'est passé ceci ou il s'est passé cela, je ne sais pas. Mais comme parlementaire je suis obligé de dire : Alerte!

Si cet événement va se reproduire, il faut faire le bilan de ce qu'on a fait et pas fait cette fois-ci. Est-ce qu'on avait...

Est-ce qu'il faut prépositionné plus de forces sur le terrain quand on sait que le cyclone va arriver parce qu'on sait quand il est arrivé. Est-ce que il faut qu'on mette au point des normes de construction telles, que ça soit pas un désastre pareil la prochaine fois? Et, est-ce qu'il faut qu'on modifie les conditions d'acquisition du sol de l'immobilier, parce que vous savez comme moi que c'est ça qui provoque d'un côté les très belles maisons et quand il y a de très belles maisons, l'immobilier monte et tous les autres, et bien, ils n'ont plus qu à habiter dans des bidonvilles.

Donc c'est tout ça sur quoi il faut faire le point. je le dis parce que il y a le petit bonhomme là du gouvernement, monsieur Benjamin Griveaux. Alors lui, il a trouvé le filon médiatique, il me tape dessus chaque fois qu'il peut.

Ah puis, il y va pas doucement, hein... il nous a traités de névrosés aux passions tristes. (rires) Alors bon, tout le monde est allé regarder dans le dictionnaire ce que ça pouvait être qu'un névrosé aux passions...

Bref, ce n'est pas un compliment. Je peux résumer comme ça. Bon ça nous fait rire.

Vaut mieux en rire, hein, que d'en pleurer. Enfin c'est un filon. Alors il s'en est pris à moi et il dit : oui Mélenchon, il n'est pas solidaire.

Bon enfin bref des trucs, euh... pas agréables.

Mais c'est pas vrai. Le petit bonhomme, il n'a pas... il n'a pas écouté la revue de la semaine. il n'a pas écouté ce que j'ai dit à la télévision à France 3.

J'ai dit, j'ai dit au contraire, j'ai dit quand y-a un problème comme ça, on commence par se serrer les coudes il faut vraiment qu'on dise aux gens qui sont par là bas que on se sent concerné. Bon mettez des petits mots sur facebook pour faire savoir aux gens que vous vous intéressez à ce qui leur arrive que c'est pas, bon la métropole s'en fout, vous pouvez bien vous noyer, ça ne nous intéresse pas. Non, il faut vraiment qu'on... qu'on manifeste de la... la solidarité humaine.

Évidemment, si les pouvoirs publics nous appellent à donner le coup de main, ou financier ou matériel et bien il faut... il faut y participer même modestement, mais voilà on se serre les coudes, on fait face ensemble à une situation.

Moi j'ai toujours fait quand il y a eu les attentats quand, il y a des événements qui bouleversent tout le monde et qui touche tout le pays, je veux dire que tu sois de droite ou que tu sois de gauche ou pas, quand le cyclone arrive, c'est pour tout le monde, hein? Donc, euh..

ça mérite que on fasse les gestes qu'il faut. Moi je crois que il faut d'abord être solidaire puis on discute après et si on discute on n'est pas obligé non plus de faire des procès. Je vais pas vous dire c'est monsieur Macron qui a déclenché le cyclone, hein?

Bon, tout ça est absurde. Alors bon l'autre il y va, Macron il fait son numéro. Bon il va se rouler par terre bientôt pour montrer qu'il est comme tout le monde.

Tout ça est absurde. Je vais vous dire en plus, j'ai connu ça quand j'étais ministre. Il y avait eu l'explosion de l'usine AZF à Toulouse.

Un truc terrible ! Une explosion gigantesque et alors il se trouve que juste en face de l'usine, il y avait un lycée professionnel qui était mais criblé ! Tous les bouts de verre étaient partis dans le mur !

Si les jeunes étaient sortis à cette heure-là, à la récréation, comme c'est d'habitude c'est la pause, hein? Ils étaient tous morts. Donc en quelques secondes, c'est... alors j'ai voulu y aller.

Et les copains sur place m'avaient dit : bon, on va... on va s'organiser. mais le préfet et la rectrice de l'époque, qui est maintenant la ministre garde des sceaux, m'avait dit : Bon, bien sûr, vous êtes chez vous, vous venez comme vous voulez mais tenez compte du fait que les secours sont à organiser.

Donc quand on amène une autorité pour parler crûment, ça fiche la pagaille, quoi. Il y a déjà assez d'efforts à faire comme ça s'il faut en plus qu'on aille là...

Bon monsieur Macron, il pense que c'est utile d'être là-bas. Moi je pense qu'il avait envie d'être là bas, parce que pendant ce temps-là, il y avait la manifestation dans tout le pays, et je vais en parler. Enfin pour revenir sur cette affaire, donc, je propose une commission d'enquête parlementaire dans cet état d'esprit.

Alors d'abord ils ont commencé par dire : oui, oui, faudra que le gouvernement rende des comptes. Puis après, il dit non. De toute façon, il peut dire oui, il peut dire non le Président de la République mais héhé, c'est pas lui qui décide des commissions d'enquête parlementaire, c'est le Parlement.

Bon je sais... d'accord c'est la 5ème République, d'accord c'est la monarchie présidentielle.

Le parlement a encore... a droit d'initiatives sur lesquelles le Président ne peut rien, et d'ailleurs... et d'ailleurs, en tant que président de groupe, il y a une commission...

Je peux une fois par an dire il y a une priorité absolue pour une commission d'enquête parlementaire. Bon les gens, si vous êtes d'accord pour dire avec moi qu'il va y avoir d'autres cyclones, vaut mieux se préparer non ? Donc ça sert à ça le Parlement.

Il faut que qu'on fasse la préparation. Et puis, moi je rajoute quelque chose, je vous l'ai déjà dit la semaine dernière, mais faut quand même y réfléchir... alors, nous on est la France, ça va, on s'engueule tout ça pis après, on va emmener du matériel.

On a, on a tout ce qu'il faut. On a de l'argent, on a des avions, on a des bateaux, on a tout ce qu'il faut. Mais les autres, les petits pays, les petits États qu'il y a autour ?

Qu'est-ce qu'ils font ? On n'entend plus parler. Qu'est-ce qu'ils font ?

Qui c'est qui les aident ? Et nous on les aide pas. Ah non, nous on reçoit de l'aide, c'est quand même le... la totale cette histoire-là.

C'est pourquoi on doit dire merci au gouvernement de la République bolivarienne du Vénézuéla. Parce qu'ils nous ont envoyés plusieurs tonnes de matériel. Alors, nos autorités à nous les insultent, tous nos journalistes et nos médias les insultent parce que ils sont dans la main des nord-américains, et ils préparent une offensive militaire contre Venezuela mais eux ils nous aident, hein?

Ils nous aident. C'est beau, non quand même ? C'est un beau geste.

Et Cuba aussi qui nous envoie des médecins. Alors là, les grands esprits ! Qui est-ce qui dit merci là, hein ?

On veut le savoir, on voudrait voir un petit peu. Je vous garantis qu'il y avait un seul problème... les américains, ils ont rien envoyé.

D'accord ils sont eux-mêmes dans la flotte et savent pas quoi faire. mais si jamais il y avait eu, je sais pas moi un pop-corn, un cornet de pop corns d'offert par le gouvernement des États-Unis, vous auriez vu là tout le monde à dire : Ah c'est merveilleux, voici nos libérateurs qui reviennent et je sais pas quoi. Donc, vous voyez, je vous raconte ça évidemment, pour vous faire un peu sourire, mais pour que chacun réfléchisse bien.

Dans les Caraïbes voilà la France, elle peut jouer un rôle elle peut, elle peut être en première ligne pour dire, tous ceux qui sont là dans les Caraïbes, évidemment ne pas regarder les gouvernements. Tous. On se met au travail ensemble pour qu'on ait un dispositif en cas de cyclones et d'ouragans pour s'entraider.

Alors, un coup, ça va être ici le cyclone passe là, bon bon un autre coup, il passe à l'autre endroit, mais à chaque fois on est là et on fait face tous ensemble. C'est ça que je voulais faire, moi, quand j'ai proposé que la France comme... comme puissance, à la fois présente sur le continent latino-américain, par la Guyane française ou par sa présence dans les Caraïbes, joue un rôle.

Mais de toute façon, il faut le faire hein? Ah évidemment, vu depuis Bruxelles, ils appellent ça les régions ultrapériphériques. Mais quand on est dans les Caraïbes, ça a rien d'ultrapériphériques.

La seule chose qu' est ultrapériphériques c'est Bruxelles. Parce qu'à Bruxelles il y a pas de cyclones, hein? Tandis que là, tout le monde en mange des cyclones.

Donc la France doit jouer son rôle et on doit jouer notre rôle, tirer les leçons de notre expérience, parce que nous aussi on sait faire des choses, parce que à la Guadeloupe et à la Martinique, ils ont l'expérience des passages des ouragans, hein? Donc ils savent aussi faire des tas de choses donc il faut mettre toute cette expérience en commun, il faut travailler avec Cuba, parce qu'ils ont une belle expérience de la sécurité civile collective. Ils savent... ils font des choses remarquables ils se prennent un cyclone par an, hein?

Bon ben, ils ont appris depuis comment faire pour que tout soit pas détruit, pour que tout le monde ne meurt pas et ainsi de suite. Bon voilà donc, il y aura une commission d'enquête même si ça ne fait pas plaisir à monsieur Macron. Mais j'aimerais mieux qu'il trouve ça normal et qu'il ne se sente pas continuellement attaqué simplement parce qu'on veut savoir ce qui se passe.

Pas pour l'embêter monsieur Macron, pour préparer la suite. Il faut se préparer. Le changement climatique nous met tous au pied du mur.

Il faut savoir comment on va réagir. On va pas attendre que les choses arrivent pour être là les deux pieds dans le même soulier, hein, à pas savoir quoi faire et à assister à des désastres comme ceux qu'on vient d'avoir sous les yeux. Bon maintenant je passe à l'autre sujet.

Cette semaine, il se passe un événement qui est là, qui monte tout doucement, peut-être que vous ne le suivez pas. C'est en Espagne. La décision du gouvernement de l'autonomie catalane de procéder à un référendum sur l'indépendance.

Évidemment, ce référendum, disent les juristes espagnols, est contraire à la constitution espagnole. Ça ne peut pas être chaque gouvernement qui déclenche son référendum. Vous comprenez bien que si c'est ça, il y a plus aucun Etat, il y a plus aucun Etat possible en Europe.

Hein? Bon. On peut décider ça.

Il y en a qui ont ça en tête, hein? Une Europe où on reviendrait à la période du saint-empire romain germanique avec des petites principautés, des duchers, des baronnies des... bon.

Ça, c'est une vision du monde. Et puis au dessus de tout ça, le fric pour tout le monde, le libre-échange, le marché, hein? Et puis le moins d'Etats possible.

Quoiqu'il en soit, nous sommes devant une situation de conflit. Ils sont en conflit. Le gouvernement espagnol et une grande partie de la population de l'Espagne, des autonomies et la population espagnole ne veut pas qu'on mette le doigt dans le cycle des référendum pour l'indépendance.

Étendre les pouvoirs des autonomies, tout ça, ils veulent bien en discuter c'est sans fin... donc il y a une tension une tension à propos de laquelle va se poser un problème de frontière.

C'est pas le seul. Alors on a l'Écosse, l'Irlande. Deux problèmes de frontières à l'intérieur de la Grande Bretagne, les écossais qui ne veulent pas avoir de frontières avec l'Europe parce que eux, ils sont pour l'Europe, pour la raison qui veulent être indépendants de l'Angleterre, les irlandais, le problème semblait réglé puisque tout le monde était dans l'union européenne donc, tchouf! il y avait plus de frontières entre l'Irlande du nord et l'Irlande du sud, mais comme il y a le brexit, pof, revoilà une frontière.

Donc ils ne sont pas contents et les problèmes retournent "tout" à la case départ, alors qu'on croyait avoir réglé cette histoire depuis dix ans. Donc je vous dis tout ça pour vous montrer que quand j'ai proposé qu'il y ait une conférence européenne permanente, c'est à dire que on la convoque pas ou en donnant rien qu'en la convoquant une impression de drames et de catastrophes. On dit ben voilà, c'est une conférence permanente et on se saisit des problèmes de frontières.

Alors tous les autres nous disent, c'était pendant la campagne présidentielle, Mélenchon est fou, il veut remettre à plat toutes les frontières en Europe, c'est la guerre partout, les frontières on n'y touche pas...

Ben justement, si vous voulez pas qu'on touche aux frontières, faut quand même un endroit pour en discuter. Parce que comme y en a qui veulent y toucher, comment vous réglez le problème ? Par la violence ?

C'est ça que vous comptez faire ? Bon Faut être un peu sérieux. C'est pas possible de marcher comme ça à la provocation et à la violence partout et sur tous les sujets.

Surtout sur un sujet comme celui-là. Et on a le problème aussi qui se posent dans l'est de l'Europe, des frontières de l'Ukraine, des frontières de la Russie avec la Crimée dedans ou pas. Toutes ces questions, il vaut mieux les régler dans des conférences.

Il vaut mieux les régler en discutant, en cherchant des sorties honorables où tout le monde met sur la table sa préoccupation. Par exemple, les russes, leur préoccupation, c'est leur sécurité. Donnons-leur des garanties.

Et voyons comment on règle les autres problèmes Je reviens à chaque fois sur ces sujets parce qu'ils sont pas dans l'actualité, la grande actualité. La grande actualité, c'est les machins, là Bon...

à la sensation, à l'extraordinaire, à l'émotion, tout ça...

Zéro, le niveau de réflexion est égal à zéro. Mais nous, on doit s'en soucier parce que c'est des problèmes qu'il va falloir traiter. Bon... et je viens aux grands sujets du moment pour nous les français, c'est la mobilisation sociale contre monsieur Macron.

Alors vous savez que le...

Je vous récapitule. Il y a eu une session extraordinaire en juillet au Parlement qui a adopté le texte d'habilitation pour les ordonnances qui donne le droit au gouvernement d'écrire des ordonnances en disant, dans quel domaine cette ordonnance va porter. À la sortie de cette affaire, alors, d'abord pendant qu'on débattait de ça, nous, la France Insoumise, on a appelé à deux reprises à des mobilisations. le 5, c'était à Paris parce qu on a décidé ça à la dernière minute, à la République et le 12 dans toute la France et on avait bien vu que ça frémissait.

On était en juillet les amis, le 12 juillet, je suis en train de vous parler. Et puis, du coup, on a appelé à une marche nationale le 23 septembre pourquoi le 20... le 23 septembre parce que le 20, le gouvernement dépose le texte définitif des ordonnances en Conseil des Ministres.

C'est la constitution qui prévoit ça. Et puis il a six mois pour que ça revienne devant les assemblées. Pendant ces six mois, l'ordonnance s'applique.

D'accord? Alors on pense qu'ils vont... pendant... ils ont... on a donc six mois de plan de marche pour affronter Macron, pour le faire reculer sur ce sujet.

En réalité et ça durera pas six mois parce que la rumeur très forte qui court, c'est que il repasserait le texte devant les assemblées au mois d'octobre. D'accord ? Donc on a un petit mois de lutte.

Alors, on m'a tout fait, hein? Donc comme on a appelé la cgt, sud solidaires, la fsu Ont appelé à une mobilisation le 12, donc on y était, c'était mardi dernier, et le 12, il y a eu une très belle mobilisation. Alors, là encore une fois, regardez bien les gens comment ça se passe.

Peut-être qu'y-en a qui parmi ceux qui m'écoutent qui connaissent bien tous ces sujets. Parce qu'ils ont l'habitude de regarder les manifs de... d'évaluer, savoir bon...

Nous ce qu'on sait les gens qui ont de l'expérience c'est que la vague du 12, elle est au niveau des points hauts de mobilisation contre la loi El-khomri. D'accord ? Nous, on le sait parce qu'on a vu, on sait compter, on sait repérer beaucoup de corporations, beaucoup de gens qui ne viennent pas aux manifs d'habitude.

Nous mêmes, puisqu'on appelait vous savez le 12 hein? On me dit : ah mais alors quand est-ce qu'il y aura un appel commun ? Bah benêt, c'est déjà un appel commun le 12.

Le 21 septembre c'est un appel commun. Donc bref...

Les cortèges la France Insoumise, ils faisaient des points fixes, sur le bord des manifs et puis après ils faisaient des cortèges souvent pour manifester derrière. Des cortèges importants. Donc ça veut dire que nos amis ont bien entendu l'appel à la lutte et que bon, ils font des efforts pour rassembler, regrouper, pour aider les syndicats dans leur mobilisation.

Et dans les cortèges y avait beaucoup de syndicats, par exemple y-avait la moitié des unions départementales Force Ouvrière et plusieurs fédérations nationales qui appelaient à la marche. J'ai vu des gars de la cfdt qui passaient et les gens étaient drôlement bienveillants, parce que quand il passait des FO ou des cfdt, dont les directions nationales sont pas sur la même position, vous savez bien, et bien tous les gens qui étaient au bord applaudissaient et c'était très bienveillant, ce n'était pas du tout genre : oui... qu'est-ce que tu fais là ?

Bon...

Non, ça se passait pas comme ça. C'était pas ça l'état d'esprit. C'est un état d'esprit bienveillant, accueillant, tourné vers la lutte.

Donc on peut penser que le 12, on a franchi un premier palier. Nous, on a appelé à la marche le 23 donc elle aura lieu à Paris. L'impression qu'on a, c'est que, ça va bien faire quoi, ça va être bien mobiliser parce que là, rien que là le 12, les gens faisaient : bon on se retrouve le 23 !

Bon. Quand ils passaient devant les les points fixes la France Insoumise et des gens applaudissaient alors bon y-avait une ambiance extrêmement chaleureuse dans la relation entre les gens dans les cortèges, les syndicats et la France Insoumise. Donc si vous voulez tout ceux qui étaient là prêts à... prêts à bondir à la première occasion, ils ont été pour leurs... pour leurs frais.

Ça les a pas empêchés de venir m'interroger cent fois sur la compétition mais j'y peux rien. Les mecs ils répètent ça en boucle, alors à force de le répéter hein, de poser des questions dessus ben c'est comme s'il y avait un fait... mais il y en a pas.

Tsé, j'ai beau retourné le problème dans tous les sens, il y en a pas. Il n'y a pas de compétition entre les syndicats et nous, parce que on appuie quand c'est la mobilisation syndicale et on appuie... on appelle à notre propre mobilisation.

Et le 23, je veux dire notre propre mobilisation, ça veut dire celle de tout le monde, pas que les salariés. Pour la manif du 23, vous allez voir les gens, parce que non seulement il y aura tous ceux qui veulent venir mais vous aurez des syndicats qui ont d'ores et déjà dit qu'ils appelaient, hein? au 23.

Donc, c'est une manifestation qui est très directement liée au mouvement social. Mais maintenant, moi je voudrais vous dire quelque chose. Faut bien que vous compreniez l'importance de ce qui se passe.

C'est pas juste un gouvernement qui fait quelque chose qui nous plaît pas, et alors, bon, du coup, on appelle à manifester. On n'est pas en train de lui faire un procès d'intention à monsieur Macron. Cet homme, il est implacable.

Il mène sa ligne avec détermination et sa ligne, qu'est-ce que c'est ? C'est un... c'est un libéral monsieur Macron.

Il veut donc que s'applique en France les normes européennes qui prévoient la libéralisation de tout, et notamment dans les relations de travail. La relation de travail, je sais bien qu'il y a beaucoup de bout de... de discussion sur la foire du travail, la place des robots.

Tout ça est important et intéressant, mais en attendant aujourd'hui le travail, c'est du travail humain, même pour faire marcher les robots ou au moins, pour les produire. Donc, le travail est la base de la production de la richesse dans la société. Et c'est là où l'on travaille que se produisent la richesse et le partage de la richesse entre le capital et le travail, qui organisent après tout le reste de la société.

Donc là, ils sont en train, comme vous le savez de renverser la hiérarchie des normes. Le système français va être mis par terre. Avant il y avait la loi qui protégeait puis ensuite on pouvait rediscuter dans la branche et on pouvait rediscuter dans l'entreprise.

À condition que soit meilleur que la loi. Maintenant c est meilleur ou c'est pas meilleur, tout le monde s'en fout et voilà tout se décide dans l'entreprise. Donc il va y avoir un effet de dupping social et les gens vont vivre moins bien, c'est tout.

Faut pas raconter d'histoires, les gens vont vivre moins bien. Et c'est pas vrai que l'entreprise c'est l'alpha et l'oméga de toute réalité, que la seule chose qui compte, c'est ça. C'est pas vrai.

Ce qui compte, c'est la qualité de la vie des gens, la qualité des objets qu'on produit, avec quels matériaux. Voilà ce que... voilà ce qu on pourrait discuter à propos du travail.

Là il n'est question que d'une chose : comment baisser la part du salaire, c'est tout. C'est leur seul sujet : baisser le salaire. Voilà, et dans les pays où ils ont appliqué ça, on baisse les salaires.

Sinon pourquoi, pour discuter de quoi, vous pouvez le dire? De quoi ils vont discuter, au niveau de l'entreprise qui permet de contourner la loi ? Ça va être sûr quel sujet... ben évidemment les indemnités, la durée du travail, enfin toutes ces questions.

Donc c'est un vrai bras de fer qu'on a. C'est deux mondes, deux visions de la société qui s'affrontent. Il y a d'un côté monsieur Macron, c'est chacun pour soi et de l'autre côté, il y a nous, c'est tous ensemble. c'est à dire toute la société... et quand on a le cyclone Irma qui passe, on comprend ce que ça veut dire tous ensemble.

T'as qu'à aller leur dire aux gens là-bas dans l'île : Allez chacun pour soi. Vous serez bien reçu, hein, si vous faites ça ! Ben non, il faut que tout le monde se soutienne.

Alors si c'est vrai face à un ouragan et bien ça pourrait être vrai aussi par rapport... face à la maladie.

Ça pourrait être vrai face à l'âge qui vient, qui monte et qui diminue vos forces et ainsi de suite, face à l'ignorance donc il nous faut de l'éducation. etc, etc...

Chacun pour soi ou tous ensemble c'est deux logiques, deux lignes politiques. C'est Macron, la France insoumise, point. Voilà l'importance de cette affaire et monsieur Macron c'est un chef de guerre À lui personne lui jette des pierres dans son camp, c'est à moi qu'on en jette dans le mien.

Pourquoi ? Comment il s'y prend ? Vous avez vu comment il vous traite ?

Réfléchissez. Vous croyez qu'il a perdu son sang froid ? Vous croyez qu'il sait pas ce qu'il dit ?

Mais pas du tout. Mais pas du tout. La preuve, il dit : ce que j'ai dit en Roumanie je le confirme.

Là ils lui ont demandé mais quand même vous avez peut-être exagéré avec les fainéants, tout ça... non non pas du tout persiste et signe Qu'est ce qu'il est en train de faire ?

Réfléchissez si c'est un type intelligent, et c'est un type intelligent si il mène sa bataille qu'est ce qu'il a ? C'est comme Madame Thatcher, c'est comme monsieur Blair, quand ils affrontaient le mouvement social, ben ils sont déterminés dans le combat. Donc lui, il est déterminé.

Qu'est-ce qu'il fait ? il a détruit toute l'organisation du camp libéral. Les libéraux qui c'étaient ?

La droite... plus ou moins, plus ou moins d'accord entre eux, enfin bon la cohue, les centristes, ils sont libéraux et une bonne partie des socialistes.

Il a pulvérisé tout ça et maintenant il se présente comme leur chef, et quand il... il s'attaque à vous en disant : les fainéants alors l'autre passe derrière, les abrutis, c'est un signal qu'il donne aux importants, aux dominants, à sa classe.

Il leur dit maintenant, c'est moi le chef et on leur rentre dedans. "Leur" c'est vous. Voilà, c'est ça qu'ils ont prévu.

Ils nous rentrent dedans. Si il nous passe sur le corps, sur cette histoire de code du travail, ben il ne s'arrêtera pas. Ça va continuer, les retraites, les cheminots...

D'ailleurs il nous l'a annoncés. Vous pouvez pas dire que vous savez pas, il vous l'a annoncé. Alors c'est de ça dont on veut ?

Non. Alors on dit : oui mais je... il dit qu'il l'avait dit dans la campagne, ben moi je dis c'est pas vrai.

Où ? Quand ? allez vas-y, montre nous la vidéo où on voit monsieur Macron en train d'expliquer oui oui je vais renverser la hiérarchie des normes, tout va se discuter dans l'entreprise.

Non il n'a jamais dit. Celui qui avait dit ça, c'était Hollande. il avait fait une tribune dans le Monde.

Il avait prévenu à l'avance, puis tout le monde après me disait oh j'étais pas courant... puis j'avais montré ça.

Mais monsieur Macron... non non non...

Alors les salades habituelles, il avait dit : oui le code du travail est trop gros... enfin les trucs...

Mais je vous rappelle que quand on a démasqué cette affaire, c'est parce qu'il y a un journal, trois jours avant les élections, un quotidien, qui a dit voilà ce qu'il y a dans les ordonnances, ce qui se prépare et quelle a été la réponse de monsieur Macron ? Est-ce que ça a été de dire : eh bien quoi vous êtes surpris ? Comment ça se fait ?

Pas du tout, j'avais prévenu avant. Non non non il n'a pas dit ça. il a fait il a fait un procès aux fonctionnaires pour savoir qui est ce qu'ils avaient fait des fuites.

Voilà ce qu'il a fait donc il... il a toujours voulu cacher ce qu'il était en train de préparer.

Et maintenant, comme il est en face de nous et comme c'est gros, il y a toutes sortes de ballots qui se disent : oui... on se sera mal compris, c'est un malentendu.

Non, il n'y a pas de malentendu. Le gars est déterminé à aller jusqu'au bout et nous faut qu'on le soit. voilà pourquoi on monte en ligne.

Et pourquoi nous? Sinon qui ? Qui veut le faire au plan politique.

Au plan syndical, on voit, ça va, les choses sont en ordre. Bon, on aimerait bien que les autres syndicats aussi soit sur la position de Solidaires, de la cgt, de fsu. C'est pas le cas mais quand même ils sont... c'est plus organisé que dans ce qu'ils appellent la gauche, là, hein ?

Qu'est ce qui se passe là dedans ? Les socialistes appellent... non ils n'appellent pas... mais, euh si les gens y vont, ça les dérange pas mais que quand même ils préfèrent...

Enfin, on comprend rien donc ils font rien. Parce que quand vous êtes dans un choc où, hein, chacun pousse de son côté, vous en avez un au milieu qui au lieu de pousser, il discute. Et puis il sait pas s'il est vraiment là, à moins qu'il soit de l'autre côté, à moins qu'il soit ailleurs.

Bon...

Donc ils désorganisent les choses. Moi j'espère que ces socialistes, les électeurs socialistes et puis les adhérents socialistes, il doit bien en rester... ils se mettent dans la lutte, c'est leur place, enfin dans socialiste y-a social !

Donc là, c'est le droit social qui va voler en éclats, alors, vous autres les socialistes faut faire quelque chose venez dans les manifestations syndicales venez à la marche du 23 Venez, vous êtes les bienvenus. Vous pouvez venir avec vos drapeaux si vous voulez, c'est pas le sujet. Ce qui compte, c'est que la lutte est engagée maintenant.

Voilà. Et tout ceux qui désorganisent la lutte prennent une responsabilité. La question c'est : est-ce qu'on est capable de stopper la plus grande tentative de désorganisation du droit social français qu'on ait jamais vu ?

Est ce qu'on est capable de stopper le renversement de la hiérarchie des normes, qui fait que si Macron a le dernier mot, il n'y a plus de république sociale en France. Voilà de quoi on parle. C'est des grands sujets.

C'est pas des petites choses, des chicaya à querelles à la noix, là. Bon. Bref, les gens, le 23 faut y aller.

En masse. Alors on me dit pourquoi Paris ? Ben justement car c'est un bras de fer avec le pouvoir.

Je sais bien que c'est compliqué. Pas facile de monter jusqu'à Paris. Quand on fait des cars, ça coûte cher je le sais, on fait ce qu'on peut, hein? il y a des amis qu'ont monté eux-même des cars et puis ils ont fait des bourses... comment dire ils ramassent des sous de tous les côtés pour payer les places de cars, pour que puisse monter... moi je le vois bien monter de Marseille en cars ça coûte cher, hein...

Donc déjà il y a des tas de gens, ils peuvent pas. Alors ils ont dit, bon on va voir ce qu'on va voir. Peut-être qu'on va monter dans le train Bon, je sais pas ce qu'ils vont faire... mais voilà et plein de gens viennent me voir, me dire, monsieur Mélenchon, c'est trop cher.

Ben peut-être bien mais j'y peux rien moi donc débrouillez-vous, fait du covoiturage Cotisez-vous, ramasser des sous, ceux qui peuvent pas y aller ben ils donnent pour ceux qui y vont hé, tout le monde peut faire ça. Enfin beaucoup de gens peuvent faire ça. Je sais que ça coûte, parce que là par exemple la journée du 12, hein... alors évidemment les bourgeois, ils disent : ah les râleurs sont dans la rue !

Les gens qui sont là dans la rue, ils perdent leur journée de travail. Ils perdent leur paye, une journée de travail à la rentrée, c'est pas rien. Alors le 21 ils vont faire un effort encore.

Certains auront perdu deux journées de travail. y en a qui pose des rtt, d'accord, pour pouvoir être là à la manif. En tout cas le 23, personne ne perd une journée de travail, c'est un samedi. voilà ça se présente bien on va être nombreux, tout le monde peut venir avec ces drapeaux On a demandé aux copains de préparer surtout des pancartes parce que les pancartes c'est plus...

ça parle plus ça, c'est plus concret, on met dessus d'abord des blagues. Tiens vous avez regardé derrière moi ? Y-a des... y-a des des photocopies de ces pancartes.

Tiens je vais vous en raconter une. Alors voilà Antoine il s'en va il se dit qu'est ce que je vais bien pouvoir mettre derrière parce que sinon le mur est blanc, c'est sinistre, hein... ah ben il se dit tiens je vais mettre... c'est pas très joli, enfin lui, il trouve ça beau et il décide de mettre les photos là derrière alors il va chercher à faire des photocopies... vous savez quoi on est à l'Assemblée Nationale.

Antoine il leur dit : c'est pour monsieur Mélenchon. Le gars qui fait des photocopies...

écoutez bien, les regarde et il dit : mais c'est pas du travail parlementaire. c'est ce gars, il décide ce qu'est du travail parlementaire ! Mais qui lui a dit ce qu'est du travail parlementaire ?

Moi le travail parlementaire, c'est d'être tribun du peuple aussi, pas seulement dans l'hémicycle...

Alors qu'est-ce qui fait l'autre? il va se couvrir, il ouvre son parapluie, il téléphone au chef. Vous vous rendez compte, on parle d'une photocopie de celles que vous voyez derrière moi Le chef dit : euh bon, qu'est-ce que c'est ?

Alors on lui montre les papiers... ah ben non c'est pas du travail parlementaire.

Voilà où on en est rendu, les gens, dans la macronnie. Ici le président de cette assemblée s'appelle de Rugy. C'est lui qui a organisé ce flicage.

Ça veut dire qu'ils vont maintenant regarder chaque fois qu'on... vous avez vu tous les papiers qui y a là, là, tout ça, c'est des articles pour préparer ce que je suis en train de vous dire.

Est ce que c'est du travail parlementaire ? Bien sûr que c'est du travail parlementaire. Votre député, il est là pour vous expliquer ce qui se passe, pour vous faire réfléchir, etc Vous voyez c'est ça l'ambiance.

Je vous raconte tout ça parce que là... bon ce n'est pas grave... là y-en a maintenant, ils vont faire de l'huile en apprenant que je suis pas content, et puis ils vont bien être obligés de me respecter.

Mais dans les boîtes, c'est pas pareil. Le nombre de copains qui peuvent pas bouger une oreille, parce qu'on leur dit : dis donc toi tu vas pas tu vas pas bouger. C'est Macron qui a gagné, hein, c'est pas toi, c'est pas ton pote Mélenchon... donc on intimide les gens, on leur fait peur, on leur menace de faire perdre leur travail.

Faut manifester. Alors ils ont tous les culots les autres. Oh j'espère que vous complétez votre collection comme moi.

J'attends avec hâte le moment où je me ferais traiter de bachibouzouc, vous savez comme le capitaine haddock parce que alors là ça y va. Alors, on a été abruti, gueulard, caricatural en tout, après on a été fainéant cynique extrême et tous les jours un truc de plus. L'autre, il dit névrosés, passions tristes et voilà de nouveau un éditorialiste, il devait être jaloux Barbier, il devait être jaloux de Brunet, vous savez le gars de BFM TV qui nous a traité d'abrutis mais alors Barbier était jaloux donc il a fait un truc où il a dit Mélenchon est un ogre et un vampire.

Vampire et ogre. ah non mais après c'est moi le violent... non c'est sympa ogre, vampire, abrutis bon ça va leur rester, hein... vous le savez parce que vous, ça vous fait rire, puis après ça vous énerve.

Vous avez vu comme ils nous pilonnent ? Ben c'est ça qu'ils sont en train de faire, toute la caste, hein...

La caste, elle regarde le chef. C'est Macron. Macron traite les gens de fainéants, hop !

Eux, ils embrayent abrutis, ogre, machin, etc...

C'est, c'est Macron qui fait le signal de ralliement et alors là toute la bande là le jour du 12, ils disent : Oh y-avait pas grand monde ! Croyez ce que vous voulez. Moi je vous avais dit ce qu'ils allaient faire.

Et maintenant, je vais vous raconter aussi ce qu'ils vont faire maintenant. À la première manif c'est toujours pareil, hein, ils disent : oh il n'y a pas tant de monde que ça. À la deuxième, ils viennent , ils disent : vous trouvez pas que le mouvement s'essouffle ?

À la troisième ils disent : mais à quoi ça sert puisque toute façon le pouvoir a dit qu'il céderait pas ? hé...

Puis rester coucher à la maison c'est mieux. Voilà. Et puis, quand on va se rapprocher du 23, ils vont mettre à fond les ballons : oui la compétition entre la France Insoumise et les syndicats.

Ils vont y aller... tcha tcha... pour bien démoraliser.

Après vous avez les tireurs dans le dos : ah oui le 23 qui c'est qu'a décidé ? Ça se pose comme question...

Mélenchon bla bla bla bla bla bla ça c'est les tireurs dans le dos. Et puis vous allez avoir les gros camions de la presse, des médiacrates. Ça va être : le problème c'est la personnalité de Mélenchon...

Et alors là, ça y va Il m'avait fait ça en 2013, ils avaient même fait un sondage...

Mélenchon est-il un boulet pour la gauche ? Hein, c'était sympa pour commencer. Évidemment la réponse du sondage, c'était oui il est un boulet, évidemment Est-ce que sa personnalité n'est pas trop clivante ?

Voilà alors au lieu de discuter de la loi travail, on va discuter de ma personnalité, de je ne sais pas quoi. Pourquoi? C'est fait pour ça.

C'est fait pour nuire à la mobilisation. Ne soyez pas naïfs ! Bon allez, assez pour cette fois-ci, les gens.

Là, je pars à la Réunion, l'île de la Réunion parce que à l'île de la Réunion, on est arrivé en tête à l'élection présidentielle puis ils ont une situation sociale, comme dans tous les Outre-Mers français...

Et là, c'est l'Outre-Mer le plus peuplé. Il y a un million de personnes. Donc là, on part à on part à 3 ou Danièle Obono députée de Paris, Mathilde Panot députée du Val-de-Marne moi Mélenchon député de Marseille et sur place on retrouvera Jean-Hugues Ratenon qui est député de la France Insoumise de la Réunion et Younousse Omarjee qui est le député européen, membre de la France Insoumise et qui était un de mes porte-paroles pendant l'élection présidentielle.

Il fallait aller à la Réunion et il faut y aller maintenant. Pourquoi ? Parce que les Outre-Mers sont en état d'ébullition sociale.

L'affaire des emplois aidés, là bas, c'est la cata totale ! Les emplois aidés, vous savez, moi, je les idéalise pas. J'ai vu Madame Pénicaud qui disait Monsieur Mélenchon aurait dû protester contre la précarité mais c'est ce que j'ai fait ma petite dame.

Vous suivez rien du tout. Vous n'avez pas suivi le programme de l'élection présidentielle l'Avenir en Commun ? Qu'est ce qui était écrit dedans ?

Il était écrit titularisation immédiate des 800 000 précaires de la forme... des trois fonctions publiques.

Vous comprenez Madame Pénicaud, c'est écrit donc si vous cherchez une solution, on vous la propose. Et donc ce week-end me voilà parti, je refais ma valise, bon. On va rester vendredi...

On arrive le matin, on commence tout de suite des visites de terrain. Samedi, on fait le meeting à la Réunion. Alors ça se sait parce que à Marseille, il y a des réunionnais qui ont de la famille là-bas, ici, enfin bon...alors ils venaient me voir, me dire : alors vous êtes dans l'île samedi, vous allez faire le meeting, tout ça, ils sont contents et moi aussi je suis content et j'espère que il y aura beaucoup de monde à ce meeting parce que pour la Réunion, ça va être une manière de faire une démonstration de force, les gens.

Regardez bien. Qu'est ce que je suis moi ? Là-dedans...

Qu'est ce que je suis ? Le recours. C'est tout, c'est aussi bête que ça.

Si vous voulez pas de Macron, ben vous voulez de l'autre. Évidemment, c'est ça que se disent les gens. Ils savent bien que la question... et là il n'y a pas d'élection, c'est pas le sujet... mais quand ils se regroupent avec autour de la France Insoumise, ils se regroupent avec les gens qui n'acceptent pas la situation telle qu'elle est et qui n'acceptent pas le coup de force, le coup d'état social qu'a déclenché le monsieur Macron.

D'accord? Bon alors maintenant vous appuyez si vous voulez pour les pouces pour que on monte dans les tendances de youtube et puis vous vous abonnez si vous l'avez pas déjà fait, que vous tombez là dessus par hasard alors vous vous dites : tiens, y-a une revue de la semaine ? Ben oui toutes les semaines.

Et bientôt je vous raconterai tout ce qu'on va organiser pour améliorer la qualité de de l'échange. Voilà allez les gens, au revoir, je reviens de la Réunion et aussitôt je vous parle.

#RDLS39 : IRMA, CATALOGNE, 12 & 23 SEPTEMBRE, LOI TRAVAIL, LA RÉUNION — Emmanuel Macron · Pourquijevote