Ian Brossat - J-3 : ça se tend... - C dans l'air, l'invité - 04.07.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Que vous inspirent ces derniers faits de violence?
- 2:00FerméeRéponse directe
Vous craignez des violences dimanche soir?
- 4:00OuverteRéponse directe
Dans certains bastions historiques, le PCF a perdu le vote populaire?
- 6:00RelanceRéponse directe
Cet échec est incarné notamment par F. Roussel, votre chef de file. Sa défaite personnelle pose la question de sa légitimité à la tête du PCF?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous êtes engagé dans 35 circonscriptions. Beaucoup de vos candidats sont en difficulté. Vous craignez de perdre le groupe communiste à l'Assemblée?
- 10:00OuverteRéponse directe
Que pèse le PCF au sein du Nouveau Front populaire?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00I.BrossatChiffre
« 30 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dimanche pour le second tour, dont 5000 à Paris et autour de la capitale. »
- 6:00I.BrossatFait
« Dans le bassin minier, il n'y a plus une seule circonscription de gauche, que des circonscriptions détenues par le RN. »
- 10:00I.BrossatPromesse
« C'est un bon programme, qui veut notamment revaloriser le travail par l'augmentation du Smic, par l'indexation des salaires sur l'inflation, par le blocage des prix des produits de première nécessité... »
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Bienvenue dans "C dans l'air". Nous continuons à passer cette semaine au coeur de la campagne. Bonsoir, I.Brossat.
Vous êtes sénateur de Paris et porte-parole du PCF. Avant de parler de dimanche et de l'après, un mot du climat de ces dernières heures. P.Thevenot et son équipe ont été agressées hier alors qu'ils collaient des affiches à Meudon.
Une candidate RN a suspendu sa campagne après une agression en Savoie ce matin. Que vous inspirent ces derniers faits de violence? - I.Brossat: Je pense que tout cela ne peut que susciter notre inquiétude.
Je suis favorable au débat. La polémique peut avoir lieu. En revanche, la violence doit être proscrite en période de campagne électorale et globalement en politique.
Bien sûr que cela m'inquiète. Il serait grand temps que dans notre pays, nous retrouvions le chemin de l'apaisement. Manifestement, il y a encore du travail. - M.Lauqué: 30 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dimanche pour le second tour, dont 5000 à Paris et autour de la capitale.
Vous craignez des violences dimanche soir? - I.Brossat: Je pense qu'il faut l'éviter.
Notre pays a besoin de retrouver de l'apaisement. Il y a beaucoup de tensions dans la société. Il y a aussi de l'inquiétude liée à la montée de l'extrême droite.
Il y a une multiplication depuis les dernières européennes des actes et des paroles racistes. J'étais, il y a quelques jours, aux côtés de Divine, cette aide-soignante filmée par "Envoyé spécial", qui, dès qu'elle sort de chez elle, a le droit à des cris de singes proférés par ses voisins. Ca n'est pas sain.
On a besoin d'en sortir. Je souhaite que demain, nous ayons un gouvernement qui permette de créer ce climat. - M.Lauqué: Dans certains bastions historiques, le PCF a perdu le vote populaire? - I.Brossat: La réalité est plus large.
Elle concerne la gauche de manière générale. Force est de constater que la gauche fait de très gros scores dans le coeur des grandes métropoles, dans les quartiers populaires de banlieue. En revanche, dans la France périphérique, la gauche enregistre de mauvais résultats.
Comme le PC est sans doute le parti de gauche qui avait une implantation en France périphérique, nous sommes les plus nombreux à en subir les conséquences. Il faudra que la gauche s'empare de cette question. Nous ne sommes pas les seuls à poser cette question.
F.Ruffin a dit la même chose que nous. Si on veut que la gauche gagne, on a besoin qu'elle parle aussi à la France périphérique. - M.Lauqué: Cet échec est incarné notamment par F.Roussel, votre chef de file.
Sa défaite personnelle pose la question de sa légitimité à la tête du PCF? - I.Brossat: Pas du tout.
Il continuera à être secrétaire national du PC. C'est une voix forte de la gauche. Fabien était député du bassin minier.
Dans le bassin minier, il n'y a plus une seule circonscription de gauche, que des circonscriptions détenues par le RN. Toute la gauche doit se pencher sur cette question: comment reconquérir ces territoires? - M.Lauqué: Vous êtes engagé dans 35 circonscriptions.
Beaucoup de vos candidats sont en difficulté. Vous craignez de perdre le groupe communiste à l'Assemblée? - I.Brossat: Non.
Nous avons toujours su constituer un groupe à l'Assemblée, y compris lorsque c'était compliqué. Nous avons toujours été au premier rang pour combattre l'injustice sociale. On a besoin d'avoir ce levier à l'Assemblée.
Nous avons aussi un groupe au Sénat. J'ai confiance dans le fait que nous y arriverons. - M.Lauqué: Que pèse le PCF au sein du Nouveau Front populaire? - I.Brossat: Il est une force indispensable en ce moment et à l'avenir si on a envie de parler à la France entière, notamment à ces territoires qui votent malheureusement pour le RN.
Ce que nous voulons, c'est être utile au pays, à la gauche. Pour ça, il va falloir s'atteler à cette tâche, parler à cette France périphérique qui subit l'augmentation du prix des carburants, qui en a ras le bol de travailler pour un salaire de misère...
Nous sommes les plus à même de parler à cette France. - M.Lauqué: Vous adhérez à tout le programme du NFP? - I.Brossat: C'est un bon programme, qui veut notamment revaloriser le travail par l'augmentation du Smic, par l'indexation des salaires sur l'inflation, par le blocage des prix des produits de première nécessité...
Dans une France qui souffre d'un pouvoir d'achat trop faible, c'est le programme qui permettrait de résoudre bon nombre de problèmes des concitoyens. - M.Lauqué: Imaginons que le RN n'obtienne pas la majorité absolue dimanche, il se passe quoi? - I.Brossat: J'aime bien prendre les étapes les unes après les autres.
C'est W.Houston qui chantait "Step by Step". Le premier enjeu est d'éviter qu'au second tour, il y ait une majorité absolue pour le RN.
Beaucoup font comme si cette étape était déjà franchie. Ce n'est pas le cas. Le risque qu'on ait une clique de gens violents, haineux, incompétents avec une majorité absolue, existe toujours.
Il faut écarter ce risque et voter pour le candidat le plus à même de battre le RN. Ensuite, il faudra évidemment discuter. - M.Lauqué: F.Ruffin a précisé qu'il ne ferait pas partie d'un groupe LFI en cas de victoire dimanche.
Il vous a lancé un appel, aux communistes et aux écolos. Vous pourriez le rejoindre dans une nouvelle formation? - I.Brossat: Nous aurons un groupe à l'Assemblée nationale.
F.Ruffin peut décider de faire un bout de chemin avec nous. Ce qui est sûr, c'est que nous avons depuis longtemps des convergences fortes avec F.Ruffin, notamment sur la revalorisation du travail.
Nous avons déjà un certain nombre de choses. F.Roussel aussi.
Il y a des convergences. Elles existent. Pourquoi pas travailler ensemble?
On n'est pas de trop à gauche pour oeuvrer à reconquérir les classes populaires. - M.Lauqué: F.Ruffin a pris ses distances avec LFI et J.-L.Mélenchon.
LFI, c'est un atout ou un boulet pour la gauche? - I.Brossat: LFI est une composante indispensable pour permettre à la gauche de gagner. - M.Lauqué: Et J.-L.Mélenchon? - I.Brossat: Ca ne veut pas dire qu'une formation ou une personnalité politique doit incarner à elle seule l'ensemble de la gauche.
Les élections européennes ont montré que la gauche est diverse. Le Nouveau Front populaire, ça n'est pas la réédition de la Nupes. 2024 n'est pas 2022. - M.Lauqué: Une personnalité semble émerger en cette fin de campagne: M.Tondelier.
Vous la verriez bien Première ministre? - I.Brossat: Il y a plusieurs Premiers ministres possibles.
J'aime beaucoup M.Tondelier et son franc-parler. J'aime le fait qu'elle est élue du Pas-de-Calais et qu'elle affronte le RN sur le terrain dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles.
Il y a elle et il y en a d'autres, comme F.Roussel et F.Ruffin...
Ils sont nombreux à pouvoir assumer cette tâche. - M.Lauqué: Si J.Bardella est Premier ministre, vous serez sur la photo pour l'inauguration des JO? - I.Brossat: Il faudra que les JO se passent bien.
Ian Brossat