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Discours / meetingLe Média (sur YouTube)· 5 mars 2021 5 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & familleÉducation & recherche

APPEL POUR UN PRINTEMPS DES LIBERTÉS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Eric CoquerelFait
    « une société de type Big Brother, avec des drones, avec un fichage qui peut-être assez généralisé de la population »
  • 2:00Eric CoquerelFait
    « l’article 18 qui recycle l’article 24 de la loi sécurité globale en l’élargissant »
  • 3:00Eric CoquerelChiffre
    « 600 chercheurs, je crois que c’est 800 maintenant, ont demandé à Madame Vidal de démissionner »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Eric Coquerel, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis, je viens vous parler aujourd’hui d’un appel qui a été lancé la semaine dernière par les parlementaires de France Insoumise signé par les présidents et vice-présidents des deux groupes, nationaux et européens : Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, Manuel Bompard, Manon Aubry, et que je coordonne. C’est un appel qui réagit en fait aux différentes atteintes de la part du gouvernement quant aux libertés, quant aux questions de sécurité, quant aux questions d’autoritarisme, quant aux questions identitaires. Je parle là bien-sûr, par exemple ces derniers temps, de la loi sécurité globale avec l’idée d’installer une société de type Big Brother, avec des drones, avec un fichage qui peut-être assez généralisé de la population, qui contient aussi, on le sait, un article célèbre, l’article 24, qui empêcherait en réalité, les citoyens et les journalistes de filmer la police.

C’est aussi la loi sur les séparatismes, en réalité, sur le séparatisme, c’est-à-dire qui vise nos concitoyens de religion musulmane de manière discriminatoire et qui contient tout un ensemble d’articles qui sont véritablement problématiques, là encore du point de vue des libertés. L’article 18 qui recycle l’article 24 de la loi sécurité globale en l’élargissant. Des articles qui restreignent le droit des associations, et qui surtout les menacent pour diverses raisons de fermetures administratives.

Ce qui est visé, soit disant, ce serait le fondamentalisme islamiste. Mais on s'aperçoit qu’en réalité, est visée bien au-delà une religion. Et plus généralement, les libertés.

Parce que les articles de cette loi peuvent très bien servir, selon les moments, contre à peu près toutes les associations et contre bien des opinions. Et puis, troisième épisode, c’est Madame Vidal, j’allais dire cornaquée par Monsieur Blanquer, approuvée par Monsieur Darmanin, qui s’en est prise soit disant à ce qui "gangrènerait" aujourd’hui nos universités. Non pas la misère des étudiants, non pas la pauvreté des étudiants, non pas le fait que par leurs politiques l’université française est dans une situation de paupérisation véritablement terrible : enseignants, étudiants.

Mais, figurez-vous : “l’islamo-gauchisme”, dont personne n’arrive, en réalité, sauf l'extrême-droite, jusqu’à maintenant à définir ce dont il s’agirait. Dont on a compris, en réalité que c’est une manière d’attaquer à peu près toutes les oppositions au pouvoir. Que ce soit France Insoumise, on est traités d’islamo-gauchistes mais aussi tous ceux qui, par exemple, entendent travailler sur les questions d'intersectionnalité, sur les questions de classes et de races, sur les questions de discriminations, de société qui tout à coup se voient affubler comme ça d’un terme, d’un néologisme qui serait censé représenter les deux fléaux de la société.

Donc tout cela est hallucinant, ça s’attaque aux libertés académiques, ça a été désapprouvé par le CNRS, désapprouvé par les présidents d’universités. 600 chercheurs, je crois que c’est 800 maintenant, ont demandé à Madame Vidal de démissionner. Mais n'empêche le mal a été fait.

Et puis, si on voulait finir un petit peu cette liste, c’est monsieur Darmanin qui débat avec Madame Le Pen et qui la prend sur sa droite, en expliquant qu’elle ne va pas assez loin, qu’elle est trop timide vis à vis de l’islam. Bon tout ça, il faut réagir. Donc, ce qu’on a fait, c’est qu’on a pris la responsabilité d’en appeler à tous les partis de gauche, quand je dis tous les partis de gauche, on ne fait aucune exclusive : ça va du NPA au parti socialiste, en passant par le parti communiste, Génération, Europe Ecologie et j’en passe… Il y en a comme ça une quinzaine, qu’on a répertoriés, on les appelle à se réunir pour essayer d’imaginer ce qu’on peut faire ensemble.

Et la réunion, la première réunion que nous proposons ce sera jeudi à 17h pour travailler justement à une initiative. L’initiative ça pourrait être une grande marche, par exemple, au printemps sur les libertés. Non pas lancée par les partis, non pas lancée par un des partis : on sait qu’il y a des associations, des syndicats qui y travaillent sous notamment l’égide d’une coordination mise en place depuis quelques temps pour s’opposer justement à ces lois liberticides.

Mais il nous semble que notre responsabilité en tant que parti c’est de dire : “Halte là, stop, ce n’est plus possible qu’au nom d’une préparation des présidentielles qui voudraient voir Macron s’opposer à Le Pen, c’est-à-dire celui qui recycle les idées du Rassemblement national à la présidente du Rassemblement national et bien on s’engage sur cette voie identitaire, autoritaire, liberticide”. Et là, les partis de gauche doivent pouvoir s’unir malgré leurs divergences pour au moins essayer d’envoyer un message ensemble et justement être capables de dire : “bah nous, on est prêts à se mobiliser tous ensemble au printemps”. Voilà ce dont il va s’agir jeudi.

Et j'espère que ça va bouger assez rapidement parce que j’allais dire que la politique française au niveau en tout cas de son gouvernement, de sa majorité, prend un très très mauvais tournant.

APPEL POUR UN PRINTEMPS DES LIBERTÉS — Éric Coquerel · Pourquijevote