IVG dans la Constitution : Les moments forts du discours de Gabriel Attal au Congrès
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Gabriel AttalFait
« Nous sommes le 26 novembre 1974, il y a 50 ans. »
- 1:01Gabriel AttalFait
« Après l'engagement de Valéry Giscard d'Estaing, Simone Veil monte à la tribune de l'Assemblée nationale. »
Temps de parole
- Présentateur99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les membres du Congrès, l'acte de procréation est l'acte de liberté par excellence. La liberté entre toutes les libertés, la plus fondamentale, la plus intime de nos libertés. Nous avons une dette morale envers toutes ces femmes. Ces femmes qui ont souffert dans leur chair comme dans leur esprit, parfois jusqu'à y perdre la vie. Oui, ces femmes mortes pour avoir voulu être libres nous hantent. Oui, les aiguilles des faiseuses d'anges nous hantent. Oui, ces échappées clandestines pour avorter à l'étranger la peur au ventre nous hantent.
Oui, nous sommes hantés par la souffrance et par la mémoire de tant et tant de femmes qui, des décennies durant, ont souffert de ne pas pouvoir être libres, allant jusqu'à parfois payer du prix de leur vie l'injustice que le législateur, exclusivement masculin, voulait maintenir sur elle. Nous sommes le 26 novembre 1974, il y a 50 ans. Après l'engagement de Valéry Giscard d'Estaing, Simone Veil monte à la tribune de l'Assemblée nationale. Souvenons-nous des mots qui résonnent et des insultes qui fusent alors dans l'hémicycle à son endroit. Barbarie, nazisme, génocide, four crématoire et tant d'autres. Malgré les injures, Simone Veil ne cède pas.
Malgré les insultes et les menaces, Simone Veil ne plie pas. Aujourd'hui, le présent doit répondre à l'histoire. Alors, mesdames et messieurs les parlementaires, 50 ans plus tard, sous le regard de la famille de Simone Veil, que la force de vos applaudissements pour son combat et pour sa cause tonne plus fort encore que ses insultes et fasse définitivement justice à Simone Veil. Depuis ce congrès, je le dis, aujourd'hui, c'est une étape fondamentale que nous pouvons franchir. Une étape qui restera dans l'histoire. Une étape qui doit tout aux précédentes.
En garantissant la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse dans notre Constitution, nous donnons une deuxième victoire à Simone Veil et à toutes celles qui ont ouvert la voie. Nous adressons surtout un message à toutes les femmes. Votre corps vous appartient et personne n'a le droit d'en disposer à votre place. Mesdames et messieurs les parlementaires, le progrès est collectif, je l'ai dit, car quand elle se met au service du progrès, rien ne peut vaincre l'unité.
Notre génération, une génération de femmes, de filles, de mères, aura dans son calendrier intime et politique, dans le décompte de ces années, une date marquée à jamais, qui ne sera pas leur événement de douleur, mais un événement de fierté. Cet événement, c'est ce vote du Congrès aujourd'hui, et je l'espère, le saut du 8 mars 2024. L'ère d'un monde fini commence, concluait Gisèle Halimi à son procès de Bobigny. Je dis à toutes les femmes, au sein de nos frontières et au-delà, qu'aujourd'hui, l'ère d'un monde d'espoir commence. Je vous remercie. Merci.
Merci.