Macron : la dernière bataille ? - JT du mardi 28 juillet 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« un méga-feu qui a déjà ravagé 42 000 à 45 000 hectares dans le département et contraint 220 000 personnes à évacuer leur domicile »
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« 116 000 hectares ont brûlé sur le territoire national depuis le début de l'année »
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« Plus de 2750 sapeurs-pompiers, des renforts européens, 18 moyens aériens et 1500 militaires sont mobilisés »
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« LVMH a enregistré une progression de 3% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2026 »
- 19:37PrésentateurChiffre
« portant la hausse à 2% sur l'ensemble du premier semestre à 38,644 milliards d'euros »
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« les prix du courrier et des colis grimperont en moyenne de 6,73% »
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« la lettre verte la plus utilisée au quotidien connaîtra la plus forte hausse près de 10% »
Temps de parole
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Hier, une amie fidèle de TV Liberté m'appelle et me demande « Alors, TV Liberté est sauvée financièrement ? » J'aurais évidemment aimé lui dire oui, mais je lui ai répondu avec honnêteté « Non, non, pas encore ». Car la vérité, c'est que les derniers jours d'une campagne de dons sont toujours les plus décisifs. C'est le moment d'un vrai qui tout double. Soit nous franchissons ensemble la ligne d'arrivée, soit nous n'aurons pas les moyens à terme d'assurer notre survie, de poursuivre nos projets et de préserver notre indépendance. Tout se joue cette semaine, absolument tout.
Alors, si vous aimez TV Liberté, si vous voulez qu'elle continue d'exister, d'enquêter et de se battre pour une information libre, n'attendez plus, faites un don, même modeste si c'est votre premier. Et si vous nous avez déjà soutenus, faites l'effort de renouveler votre aide. Il nous manque encore plusieurs dizaines de milliers d'euros, soit l'équivalent de 500 personnes, 500 dons de 100 euros, c'est beaucoup. Mais c'est encore possible, malgré la période estivale, malgré la situation économique de chacun. Je vous le redis, tout se joue maintenant. Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
Les feux, toujours avec Emmanuel Macron, qui tente de jouer la carte de l'unité, alors que plus personne ne peut le voir. Le colonel Hervé Caress reviendra ensuite sur des aspects plus techniques, des feux en cours et des moyens nécessaires pour les pompiers. Et enfin, nous reviendrons sur l'explosion en plein vol de la droite polonaise à un peu plus d'un an des élections législatives. Emmanuel Macron tente de rebondir sur les cendres adeptes des crises. Il surcommunique, comme à son habitude, sans assumer ses responsabilités.
Je pense qu'il faut qu'on soit lucide. Les semaines à venir seront dures, on doit tenir. Et donc là, on va tenir dans les jours à venir. Et évidemment, la clé, c'est l'urgence. Donc résister. Il faut rester unis dans ce moment-là. Il faut rester unis, c'est la priorité. On aura à faire le retour d'expérience, de tout ça. Mais on le fera en bon ordre et au bon moment. Je te dis parce que c'est normal, on vit dans un monde où tout se passe en même temps, où il y a les réseaux sociaux, où tout le monde parle en même temps. Je préfère être clair. Tout le monde est déployé. On doit tous être derrière vous.
On doit tous être derrière les combattants du feu, ceux qui protègent et soignant les bénévoles. Le temps viendra des retours d'expérience. Mais on ne fait pas le retour d'expérience en plein milieu de la bataille. On reste unis et on se bat pour gagner la bataille. Partout où elle est amenée.
Comment ne rien dire en 45 secondes ? Le technocrate Macron à l'œuvre lundi, parti dans sa nouvelle bataille après le Covid. La guerre en Ukraine, il a désormais un nouveau joujou avec les incendies. L'appel à l'unité a bon dos quand on mesure la responsabilité de ces deux quinquennats dans le manque de moyens alloués aux pompiers. Emmanuel Macron entend ainsi se placer au cœur de la mobilisation nationale au risque de ne pas toujours faire mouche quand ses équipes n'ont pas tâté le terrain en amont comme à Bordeaux où l'accueil a été glacial.
Merci beaucoup.
Quand les figurants ne jouent pas le jeu, la com marche moins bien face à lui des pompiers qui ont fait face à un méga-feu qui a déjà ravagé 42 000 à 45 000 hectares dans le département et contraint 220 000 personnes à évacuer leur domicile. Selon les derniers bilans, 116 000 hectares ont brûlé sur le territoire national depuis le début de l'année. Si la communication du président est risible, il a dû s'entourer de bien pire que lui, donnant ainsi une impression de se situer au-dessus du lot.
C'est ainsi que la France découvre depuis 48 heures le préfet de Gironde, Sophie Brocas, qui s'était fait remarquer en critiquant les agriculteurs qui venaient en aide aux pompiers sans passer par la case-administration.
C'est un feu inédit qu'on n'a jamais vu en France, qui a sa propre logique et qui n'obéit pas à une logique connue. Il n'est pas comme un feu qui va d'un point à un point B parce qu'il est poussé par le vent. C'est un feu qui crée son propre vent et qui fait des sauts de plusieurs kilomètres. Alors oui, à certains moments, on a besoin de prendre les engins forestiers pour aller créer un pare-feu ailleurs. Mais on ne démunit pas l'un pour l'autre. Ce n'est pas comme ça que nous réfléchissons. Je pense que ce n'est pas le temps de la polémique. Ce n'est pas le temps des critiques. Les gens ont droit d'être en colère.
Ils ont droit de le dire et on doit écouter et on doit essayer de les porter remède. Mais le temps de la polémique n'est pas venu. Le temps des comptes, ce n'est pas le moment. Le feu n'est pas fini.
Une diction très médiocre niveau séjourné et un fonctionnaire qui nous dira quand nous aurons le droit d'être en colère. Le président, lui, rejoue la même carte que pour le Covid en mettant en avant l'aspect exceptionnel des feux et jouant la carte de l'humilité. Vous savez, il faut avoir beaucoup d'humilité.
Ce qu'on vit est très atypique. D'abord, au moment où on se parle, je le disais, je pense que le contrôle d'humilité, c'est l'année dernière, on a eu 70 000 hectares de brûlés. C'est ça, hein ? En 2022, pardon, qui était déjà le record des dernières années. 70 000 toute la saison des feux 2022. Au moment où on se parle, on est à 116 000. Vous imaginez ? Donc, l'année 2026, elle est atypique, complètement.
Une situation extraordinaire et un exécutif pas préparé alors que Météo France prévoit une nouvelle vague de chaleur. Plus de 2750 sapeurs-pompiers, des renforts européens, 18 moyens aériens et 1500 militaires sont mobilisés. Car l'épisode n'est pas fini, en croire Bruno Ménard, secrétaire général du syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France, au micro de RMC.
Je pense qu'on n'a pas encore tout vu et que le plus dur va arriver. Le mois d'août va être catastrophique, c'est une certitude.
Un mois d'août qui sera catastrophique. Peut-être que cela nous épargnera au moins de voir le chef de l'État se pavaner en jet-ski entre deux sommets bidons sur le climat. Parallèlement à la catastrophe pour les Français et pour nos forêts, c'est l'aspect économique qui inquiète. L'exécutif a activé des mesures d'urgence. A Bercy, le gouvernement a annoncé des dispositifs exceptionnels pour les sinistrés et les entreprises. Prolongation des délais de déclaration de sinistres, prise en charge des frais de relogement par les assureurs, recours au chômage partiel. Pour des milliers d'entreprises et de particuliers, c'est un long bras de fer avec les assurances qui commencent.
Tandis qu'à l'automne, le président Macron sera passé à une nouvelle guéguerre, sautant de crise en crise pour donner l'impression de gouverner jusqu'à la dernière seconde, oubliant probablement que gouverner, c'est prévoir et pas communiquer. Et pour mieux comprendre les aspects techniques des feux qui ravagent la France et tout particulièrement le sud-ouest, Élise Blaise a interrogé Hervé Caress, expert en prévention maîtrise des risques et ancien officier de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Un feu d'une nature exceptionnelle, c'est un des points sur lesquels tout le monde se met d'accord.
Emmanuel Macron a bien insisté sur ce caractère hors normes que nous a confirmé Hervé Caress, expert en prévention maîtrise des risques et ancien colonel de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.
Bon, d'abord, on est face à un incendie d'une ampleur hors normes, même s'il y a déjà eu un événement comparable et peut-être même supérieur d'ailleurs en 1949 dans le même massif forestier aux portes de Bordeaux qui avait donné lieu à 82 morts et de mémoire à 52 000 hectares qui avaient été brûlés lors de cet incendie et un incendie qui avait duré à peu près plus d'un mois. Alors, c'était une autre époque, mais cet événement n'est pas nouveau et on est dans un massif forestier qui, historiquement, est sujet aux incendies et qui, annuellement, donne lieu au plus grand nombre de départs de feu de tous les massifs forestiers de France.
Donc, on est face à un massif forestier qui, par essence, sans mauvais jeu de mots, est dangereux. Un massif propice aux feux
et une ampleur qui nécessite de faire des choix dans les opérations avec pour but premier de sauver des vies et donc anticiper les besoins et, autant que possible, les mouvements des feux.
Les sapeurs-pompiers n'auront pas les moyens d'être partout. Donc, ils vont faire effort sur des points qu'ils considèrent comme majeurs et vitaux. Le premier objectif, bien sûr, ça va être la protection des populations avec éviter qu'il y ait des victimes. Pour l'instant, il n'y a pas de victimes civiles. Et pour cela, il procède à des évacuations. Il y a deux manières, en fait, de gérer la protection des populations. C'est soit évacué, soit confiné.
Là, le choix de l'évacuation a été fait parce que, notamment dans les communes qui étaient directement menacées par le développement de l'incendie, je pense en particulier au Porges, le Porges qui est la commune qui a le plus souffert de cet incendie, avec 170 habitations qui ont été brouillées. Puisque le Porges, bon, moi, je connais la région puisque je suis là-bas, c'est une commune vraiment qui est insérée dans les pins. Donc, une fois que ça brûle, forcément, ça devient très, très problématique pour les habitants. Et c'est un peu également le cas de Biscarros dans le monde.
Donc, ils ont fait ce choix des évacuations parce qu'on est face à un terrain, une zone où il y a très, très peu d'axes.
Très peu d'axes et une marge de manœuvre limitée. Les communes sont mises à rude épreuve et notamment les maires qui, en France, sont les directeurs des opérations de secours pour leurs communes. La coordination est extrêmement importante pour éviter que les moyens terrestres et aériens entrent en confrontation. Et cette coordination est d'autant plus complexe qu'en plus des différents acteurs nationaux s'ajoutent des partenaires européens.
Cette coordination est importante, sachant qu'il va y avoir également une coordination qui va faire appel à des personnes, qui va impliquer des personnes qui ne parlent pas le même langage. Donc, ça sera forcément en anglais. Donc, on est sur des opérations qui sont extrêmement complexes. Ils vont combiner de l'appui aérien et des actions terrestres. Il y a des actions terrestres opérationnelles directement sur le feu et des actions anticipatrices qui vont consister à créer des ouvrages de défense contre l'incendie, des pare-feux de circonstances. Alors, c'est une forêt qui possède déjà énormément de pare-feux.
Il y a des pare-feux de circonstances qui vont être mis en place avec des moyens civils, des moyens militaires. Et puis, également, je ne pense pas qu'ils l'ont fait parce que c'est quand même extrêmement dangereux dans les circonstances actuelles, c'est faire des contre-feux tactiques qui permettent de brûler des broussailles pour éviter que les broussailles viennent alimenter le feu sur une zone que l'on compte protéger. L'éco-buage, dans cette période-là, moi, j'y crois assez peu, je crois plutôt à des actions de pare-feux de circonstances, notamment avec des moyens militaires, des moyens civils.
Des incendies extrêmement compliqués qui nécessitent de faire des choix et de les transmettre à ceux qui exécutent sur place. Pour Hervé Caress, la conséquence de ces incendies devrait être la création de pare-feux dans les mois et les années à venir.
Je pense qu'une des conséquences de ce feu, ça va être la création de pare-feux autour des communes, tout simplement, comme une ceinture de défense entourée les communes d'un pare-feu, tout simplement. Je pense que ce sera une des grandes conséquences de ce feu. Je pense qu'à terme, il va y avoir une réflexion sur le fait d'entourer les villes les plus menacées. Alors, je parle en particulier à la ville du Porges. La ville du Porges est vraiment insérée dans les pins et tout l'habitat est dans les pins. Je pense qu'à terme, il va y avoir une réflexion pour protéger cette ville et créer un pare-feu autour de cette ville-là. Ce n'est pas le cas en ce moment, ce n'est pas demandé.
Ce n'est pas demandé, mais la ville de Biscarros, ce sera également une des conséquences de ce feu. Pourquoi ce n'est pas fait en ce moment ? Parce que tout simplement, un pare-feu, c'est une zone qui est non exploitée économiquement. C'est une forêt qui est exploitée économiquement. C'est une forêt où il y a des parcelles qui sont agricoles et d'autres parcelles qui sont constructibles. Vous n'avez plus d'exploitation économique, vous n'avez plus de possibilité éventuellement de créer des zones habitables ou de créer des zones d'activité. C'est pour ça que ce choix-là, il n'a pas été fait au préalable parce qu'on estimait que ce qui avait été mis en place était suffisant.
En Pologne, le parti conservateur Droit et Justice se déchire à un peu plus d'un an des prochaines élections législatives. Alors qu'il semblait en bonne position pour l'emporter l'an prochain, la direction du parti vient d'exclure l'ancien premier ministre Morawieski, Nicolas de Lamberterie.
À un an des prochaines législatives, la guerre de tranchée de la campagne électorale polonaise est bel et bien lancée en plein cœur de l'été. Et le premier grand épisode de cette campagne concerne les conservateurs du PIS, le parti Droit et Justice, qui peut raisonnablement espérer revenir au pouvoir en 2027 après quatre années dans l'opposition. Mais le parti doit désormais faire face à une rupture entre les conservateurs du parti incarné par Jaroslav Kaczynski, qui vient de prononcer l'exclusion du parti de Mateusz Morawiecki, qui a été premier ministre du PIS de 2017 à 2023.
Cette rupture pourrait bien marquer un coup d'arrêt pour la droite polonaise, qui tentera donc de reconquérir le pouvoir perdu en 2023, et avait d'ailleurs réussi in extremis à conserver la présidence de la République avec la victoire extrêmement serrée de Karol Nawrotski en 2025. Le processus de morcellement de la droite polonaise n'est pas un phénomène nouveau. Cela faisait déjà plusieurs mois que les tensions grandissaient au sein du parti droit et justice entre le clan du chef de ce parti, Jaroslav Kaczynski, et l'aile libérale, dont le leader est Mateusz Morawiecki, l'ancien premier ministre polonais, entre 2017 et 2023. Cela faisait donc plusieurs mois que M.
Morawiecki renforçait sa position au sein du parti et a même créé une plateforme de collaboration interne au parti avec ses sympathisants. La semaine dernière, le chef du parti, Jaroslav Kaczynski, a lancé un ultimatum à Morawiecki et à ses sympathisants en leur demandant de signer dans les plus brefs délais un document qui les assurait de leur loyauté envers le leadership de droit et justice. Morawiecki, ainsi qu'une petite quarantaine de députés, ont refusé de signer ce fameux document et par conséquent, ont été virés du parti. Désormais, la grande question est de savoir comment Morawiecki et ses alliés vont exister politiquement.
Ils sont en train de mettre sur pied un nouveau parti, Développement Plus, qui se situera donc plutôt au centre. Que veut Morawiecki lui-même ? Alors, il ne cache pas son ambition de redevenir premier ministre. Le problème pour lui, c'est que dans une configuration de coalition de droite, il n'a aucune chance d'obtenir le poste de premier ministre. Parce que les partis à la droite du PIS ont précisément fait de la critique du gouvernement Morawiecki, l'une de leurs lignes de proue, c'est-à-dire que Morawiecki n'aurait aucune chance de prendre la tête d'un gouvernement formé par ses formations de droite.
Tout seuls, les sondages ne lui donnent pas les 5% prérequis, mais une coalition avec un autre parti centriste est tout à fait possible. L'un des partis typiques en Pologne qui se spécialise dans les coalitions les plus improbables parfois est le parti agraire PSL, le parti des paysans polonais. En tout état de cause, cette situation risque bien de faire les affaires du premier ministre actuel, l'euro-mondialiste Donald Tusk, bien qu'il ne bénéficie plus que du soutien d'à peine un tiers des Polonais, tandis que ses partenaires de coalition sont au plus bas dans les sondages.
Et Morawiecki, s'il parvient à consolider sa position au centre, se retrouvera peut-être en position de faiseur de roi, bien que les partis de droite conservatrice et radical aient le potentiel pour être majoritaire si l'on prend en compte le PIS, la Confédération et le parti de la Couronne. Mais un autre élément pourrait bien venir également à voir son mot à dire dans la constitution de la future coalition gouvernementale, l'ingérence de l'administration Trump. Un élément très important à garder à l'esprit est le facteur américain car Mateusz Morawiecki est très populaire au sein de la droite républicaine américaine. Il est présent régulièrement aux grandes conférences conservatrices CIPAC.
Il est très connu dans la nébuleuse Newsmax, Fox News et également l'ambassadeur américain à Varsovie. Il a couvert de louanges dans les derniers mois en disant que c'était un homme avec une excellente vision, un homme d'avenir. Morawiecki a clairement le soutien de l'administration américaine en vue de la formation d'un prochain gouvernement dans lequel Tom Rose, l'ambassadeur américain à Varsovie, a déjà annoncé qu'il ne voyait pas de place pour Jagoz Brown, le leader de la couronne, de la confédération de la couronne polonaise, parti royaliste et traditionnaliste catholique.
Autrement dit, même si on ose espérer pour les Polonais que l'opinion de Washington ne soit pas absolument décisive, il est évident que c'est un facteur important. En effet, il n'est pas surprenant que les Américains de l'administration Trump réprouvent fortement Gregor Brown. Ce dernier s'étend à plusieurs reprises illustré pour des prises de position radicales contre la politique israélienne. Il rassemble malgré tout selon les sondages et selon la dernière présidentielle près de 10% de l'électorat et donc une force presque incontournable du paysage polonais.
De l'autre côté, il faudra compter sur l'ingérence bruxelloise qui avait notamment contribué à faire tomber le précédent gouvernement du PiS par le biais du gel des fonds européens dû à la Pologne. Dès lors, on peut raisonnablement penser que le match qui s'ouvre des législatives polonaises se résumera à un affrontement de marionnettes entre les représentants de l'euromondialisme bruxellois, parfaitement incarnés en Pologne par Donald Tusk, et les différentes figures américano-serviles de la droite polonaise qui se cherchent un leader au milieu de ses propres déchirements. À moins, bien évidemment, que les électeurs polonais ne réservent de nouvelles surprises.
Car on a souvent tendance à oublier que la Pologne a été l'un des foyers importants de la tradition anarchiste en Europe, ce qui a parfois débouché sur des phénomènes inattendus sur la vistule, renversant des situations que l'on croyait acquises.
L'actualité en bref en France.
C'est pas ce qu'il fait. Il n'y a pas d'un lancre. Il faut le plus de chiner. Il faut pas de la police. Il n'y a pas un malade. Il est malade. Malade, ça veut rien dire. Clatez le plan des gens. Il a piqué la fille ici. C'est bon, c'est bon, c'est bon. La fille a couché là-bas.
Importer le tiers-monde, devenez le tiers-monde. Trois femmes dont une enceinte de huit mois ont été poignardés lundi à la porte de Clichy à Paris. L'assaillant, un homme de 31 ans armé de deux couteaux de cuisine a été rapidement maîtrisé par un policier hors service et des passants dont un témoin qui a filmé la scène. L'individu a revendiqué avoir agi sur ordre d'Allah et déclaré ne s'en prendre qu'aux femmes. Placé en garde à vue pour tentative de meurtre, il fait l'objet d'une attention du parquet national antiterroriste. Deux victimes ont été hospitalisées en urgence absolue. LVMH tient bon face à la crise.
Le leader mondial du luxe, le groupe français LVMH a enregistré une progression de 3% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2026 portant la hausse à 2% sur l'ensemble du premier semestre à 38,644 milliards d'euros. Malgré les turbulences géopolitiques, notamment la guerre au Proche-Orient qui a coûté un point de croissance, toutes les géographies sont en progression au deuxième trimestre. Les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon tirent la croissance tandis que le tourisme repart en Europe. La mode et la maroquinerie principale activité du groupe rebondit grâce à Louis Vuitton et Dior.
Les ventes de vin et spiritueux progressent de 5% et la joaillerie bondit de 9% portée par Tiffany et Bulgarie. Bernard Arnault aborde le second semestre avec confiance soulignant la désirabilité accrue de ses maisons. Des résultats en forme de pied de nez au journal Le Monde qui a fait paraître un dossier à charge contre l'homme d'affaires à succès en ce début d'été. Il ne fait décidément pas bon réussir. En France, le géant français Total Energy a annoncé lundi son intention de faire appel du jugement du tribunal judiciaire de Paris qui lui impose d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance.
Le groupe estime que cette injonction dépasse le cadre de la loi de 2017 sur le devoir de vigilance et porte atteinte à la liberté d'entreprendre. Selon Total Energy, la responsabilité climatique relève principalement des États et de la communauté internationale et l'entreprise ne contrôle pas l'utilisation finale de ses produits par les consommateurs. L'appel, décidé par le conseil d'administration, ne suspend pas l'exécution provisoire du jugement qui recordait six mois de mise en conformité. Nouvelle augmentation des tarifs de la poste au 1er janvier 2027, les prix du courrier et des colis grimperont en moyenne de 6,73%.
La lettre verte la plus utilisée au quotidien connaîtra la plus forte hausse près de 10% passant de 1,52 à 1,67 euros. Même tendance pour la lettre recommandée qui passera de 6,11 à 6,47 euros et pour l'envoi international de 2,25 à 2,45 euros. Les colissimaux augmenteront de leur côté de 4,1% en moyenne. La poste justifie cette hausse par la baisse continue des volumes de courrier qui baissent sur ses revenus et par la nécessité de préserver la qualité du service universel postal. Un argument que l'on imagine assez mal défendu par une entreprise privée. A noter toutefois, cette nouvelle augmentation reste moins forte que celle de 2026, qui avait atteint 7,4%.
Les tensions entre Paris et Alger jusque sur le banc de l'école. A partir de la rentrée prochaine, l'anglais deviendra la seule langue étrangère enseignée dès la troisième année du primaire. Le français n'apparaissant plus qu'à partir de l'année suivante. C'est le ministre de l'Éducation nationale, Mohamed Seguir Saddaoui, qui l'a annoncé ces derniers jours. La mesure fait polémique notamment pour le risque de laisser les enseignants de français sans emploi alors que des professeurs d'anglais seront envoyés devant les élèves malgré un manque de formation.
Cette décision marque aussi une rupture avec une grande partie de l'Afrique francophone ainsi qu'avec les enfants de la diaspora algérienne en France. L'actualité internationale en bref. J'aimerais en avoir plus mais on en a donné tellement à l'Ukraine. La déclaration de Donald Trump prononcée à bord de Air Force One peine à enterrer les rumeurs quant à la pénurie de munitions à l'origine de la calmie avec l'Iran. En effet, selon le New York Times, c'est le chef d'état-major Dan Cain qui aurait convaincu le président américain de calmer le jeu face à Téhéran ces derniers jours du fait de la diminution des stocks de missiles.
Sans surprise, Donald Trump a expliqué que cette accalmie cachait d'excellentes discussions pour avancer vers la paix et qu'elles avaient de bonnes chances d'aboutir dans quelques jours. Des perspectives difficiles à croire tant le locataire de la Maison Blanche a enchaîné les annonces sans qu'elles soient suivies des faits. Vladimir Zéninski de retour à la Maison-mère. Ce mardi, au lendemain de sa visite au nouveau Premier ministre britannique, le président ukrainien au mandat échou s'est rendu à Washington pour rencontrer Donald Trump. Une séquence qui rappelle toujours le rendez-vous mémorable dans le bureau Oval où le président américain et le vice-président J.D.
Vance avaient littéralement humilié Zéninski devant le monde entier. Pour cette nouvelle discussion, peu de surprises. L'objectif est de tenter une nouvelle fois d'obtenir le soutien américain face à la Russie alors que KF et Moscou intensifient leurs frappes de longue portée et que les efforts diplomatiques américains restent au point mort plus de quatre ans après l'entrée des troupes russes en Ukraine. Donald Trump s'est récemment montré plus conciliant envers son homologue ukrainien allant jusqu'à évoquer la possibilité de fournir des missiles patriotes à Kiev. La visite de Zelensky coïncide avec l'hommage rendu à Washington au sénateur républicain Lincey Graham.
Fervent soutien de Kiev mort le 11 juillet quelques heures après s'être mis en scène dans une usine secrète de drones en Ukraine. A noter que les funérailles du néo-conservateur ont été reportées officiellement en raison de l'afflux de dignitaires voulant lui rendre hommage officieusement pour décaler la rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou. Ça chauffe entre Paris et Washington. Lundi, la délégation américaine a quitté la réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacrée à l'Ukraine au moment où l'ambassadeur français prenait la parole.
En cause, la France avait dénoncé quelques jours plus tôt sur les réseaux sociaux le vote américain contre le renouvellement du mandat du haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Turk qui avait dénoncé à plusieurs reprises les opérations israéliennes à Gaza. Un vote que les Etats-Unis ont partagé avec la Corée du Nord, la Russie, le Nicaragua et le Mali. La mission française avait alors jugé les Etats-Unis isolés. En représailles, l'ambassadeur américain adjoint Dan Negrea a dénoncé, je cite, une posture hypocrite lassante de Paris accusant la France de vouloir donner des leçons à tout le monde. Une telle sortie du Conseil de sécurité reste extrêmement rare.
Elle illustre les relations de plus en plus tendues entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Une situation qui, comme l'avait déclaré le président américain, ne devrait plus durer longtemps. En Pologne, le parti d'opposition Droits et Justice, le PIS, traverse sa pire crise interne depuis sa création en 2001. En cause, l'affrontement entre son chef historique Jaroslav Kaczynski et l'ancien premier ministre Mateusz Morawiecki. Ce dernier a en effet lancé son propre mouvement Roswoge Plus en avril dernier. A force de pression pour se positionner en faveur de l'une ou l'autre personnalité, une trentaine de députés ont quitté le parti ces derniers jours.
Une scission de l'opposition polonaise qui rebat les cartes à moins d'un an et demi des élections législatives de 2027, alors que le PIS reste crédité de 19 à 30% des intentions de vote selon les sondages. Une aubaine pour l'européiste libéral Donald Tusk au pouvoir à Varsovie depuis 2023. Ces mouvements pourraient aussi affaiblir à la marge le groupe ECR au Parlement européen. Ce soir, choc du monde et demain dès 7h, un zoom avec Patrice Huiband, président du mouvement Nouvel Essor Français. C'est la fin de cette édition. Merci de votre fidélité. A mercredi. Sous-titrage Société Radio-Canada