Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 11 janvier 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueSantéSolidarités & famille

Grippe : comment l'éviter ? - C dans l’air l’invité - 11.01.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Docteur G.Kierzek, bonsoir. Vous êtes médecin urgentiste, chroniqueur et directeur de Doctissimo. On ne parle que de la grippe. Les cas explosent. Santé publique France parle d'une grippe "d'une intensité exceptionnellement élevée." Vous le constatez?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Il y a un encombrement aux urgences et dans tous les services.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pour se prémunir de la grippe, retour aux gestes barrières. Il y a un petit clip amusant dans un ascenseur que l'on va voir. Il y a 2 maladies. L'une, c'est le covid. L'autre, c'est la grippe. On avait appris à mettre le masque. Qu'est-ce que vous faites quand vous voyez un patient qui a la grippe?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    On a un taux de vaccination très faible, y compris à l'hôpital. Le personnel hospitalier est très peu vacciné. 18 à 20 %.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Je cite C.Vautrin qui dit: "70 % des personnes qui sont à l'hôpital pour une grippe n'étaient pas vaccinées." Ca montre l'importance de se faire vacciner. Il y a beaucoup de rhumes qui circulent. C'est l'hiver de toutes les maladies?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30G.KierzekChiffre
    « Entre 10 000 et 20 000 morts chaque année. »
  • 1:30G.KierzekFait
    « On déclenche des plans blancs pour une grippe. »
  • 2:30G.KierzekFait
    « La vaccination est bénéfique chez les plus fragiles. »
  • 3:30G.KierzekFait
    « On n'est pas encore au pic de l'épidémie. »
  • 4:30G.KierzekFait
    « Les gestes barrières avaient bien fonctionné pendant le covid. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.de Tarlé: Docteur G.Kierzek, bonsoir.

Vous êtes médecin urgentiste, chroniqueur et directeur de Doctissimo. On ne parle que de la grippe. Les cas explosent.

Santé publique France parle d'une grippe "d'une intensité exceptionnellement élevée." Vous le constatez? - G.Kierzek: Quand on regarde les chiffres, on constate que l'épidémie n'est pas encore à son maximum.

Le pic n'a pas été atteint. Ca a démarré plus tôt. On peut supposer que ce sera d'une intensité exceptionnelle.

Aux urgences, on constate que des patients viennent. Ils sont jeunes, avec des symptômes inquiétants, de la fièvre, des difficultés respiratoires. Chez quelqu'un de jeune, ça va passer assez vite avec du paracétamol.

Mais les gens sont inquiets après la phase de covid. Les gens ont cette inquiétude et veulent contrôler leur saturation. Le problème des services d'urgence, c'est qu'il y a des gens qui ont véritablement besoin d'un service d'urgence, voire de place en réanimation.

Ce sont des personnes âgées, qui à partir d'une grippe que l'on considère comme simple, vont décompenser, un terrain fragile. Une insuffisance inspiratoire, une insuffisance cardiaque, un patient fragile...

C'est un cercle vicieux qui s'enclenche, avec la grippe, de la fièvre et une surinfection au niveau des poumons. Ca déclenche une détresse respiratoire qui nécessite des places de réanimation. Les patients qui arrivent et qui posent problème ne posent pas problème parce que qu'on ne sait pas les traiter, mais parce qu'on a besoin lits d'hospitalisation.

C'est un goulot d'étranglement. - A.de Tarlé: Il y a un encombrement aux urgences et dans tous les services. - Pas de répit aux urgences à Fréjus.

Dans la salle principale, dans les couloirs... - Vous arrivez à faire ça? - 160 patients par jour arrivent ici.

Parmi eux, beaucoup de personnes grippées. - Il faut garder le masque. - Je suis rentré à l'hôpital lundi matin vers 10h, ne pouvant plus respirer.

Je suis resté 36 heures sur un brancard. Ils sont débordés. Je me suis retrouvé en chambre le mardi soir. - La réanimation n'est pas épargnée.

La moitié des lits est occupée par des patients atteints de formes respiratoires graves. Une tension qui conduit les médecins à tout envisager. - On a préparé les choses, pour si besoin déprogrammer dès lundi des opérations chirurgicales.

Elles pourraient être reportées, comme des interventions d'orthopédie ou de chirurgie viscérale. - A.de Tarlé: On a l'impression de revenir au temps du covid, où on déprogramme des opérations "non urgentes". - G.Kierzek: On en a parlé dans le grand public et dans les médias au moment du covid.

On connaît cette situation depuis 10 à 20 ans. Chaque hiver, on a des épidémies de grippe, des services d'urgence encombrés. Ca pourrait être l'été, avec la canicule.

Ce que dit le confrère avec des déprogrammations...

On se dit: "On va s'adapter, déprogrammer." Mais vous vous rendez compte, pour les gens qui ne peuvent pas être opérés? Il y a des pertes de chance en cascade. - A.de Tarlé: Des maladies qu'on ne va pas dépister... - G.Kierzek: Elles seront dépistées d'une autre manière.

Mais ce sont des patients qui doivent nécessiter une intervention chirurgicale pour que le cancer ne progresse plus. Les conséquences sont chiffrables sur les semaines voire les mois à venir. Quand on parle des plans blancs, ça permet la soupape de sécurité.

C'est un plan qui permet de débloquer des blocs opératoires, de débloquer des lits, de tout concentrer sur le service des urgences. C'est réservé aux attentats et aux catastrophes. On déclenche des plans blancs pour une grippe.

On va les déclencher pour la grippe, la canicule, des situations qui ne sont pas catastrophiques. Je prends l'image du vase qui déborde. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

La goutte d'eau, c'est la grippe. Le vase est plein. Le problème, c'est la structure de l'hôpital et le manque de lits. - A.de Tarlé: La grippe est mortelle. 10 000 morts chaque année, la grippe. - G.Kierzek: Entre 10 000 et 20 000 morts chaque année. - A.de Tarlé: Ce sont les plus de 65 ans, le profil? - G.Kierzek: Les plus de 65 ans, les patients en état d'obésité...

La grippe est le facteur déclencheur d'une décompensation d'un état de santé fragilisé. Quand on regarde le vieillissement de la population, ça va être la même chose en 2026, en 2027...

On ne va faire qu'aggraver la situation. La grippe, c'est le symptôme. La maladie causale, c'est le système de santé à genoux. - A.de Tarlé: Pour se prémunir de la grippe, retour aux gestes barrières.

Il y a un petit clip amusant dans un ascenseur que l'on va voir. Il y a 2 maladies. L'une, c'est le covid.

L'autre, c'est la grippe. On avait appris à mettre le masque. Qu'est-ce que vous faites quand vous voyez un patient qui a la grippe? - G.Kierzek: Soit on met un masque pour éviter de contaminer les autres, on se lave les mains...

C'est le geste barrière fondamental. On se fait vacciner, surtout si on est fragile. Enfin, à l'hôpital, on met le masque pour ne pas contaminer les gens, même si on n'a pas de symptômes particuliers.

Mais il ne faut pas se leurrer. Le masque, ce n'est pas ça qui va rouvrir des lits, traiter la crise structurelle de l'hôpital. Vous parliez du ministre de la Santé, un médecin-ministre.

Maintenant, on attend le traitement: rouvrir des lits de proximité, de façon à ne pas tout concentrer sur des usines à malades, des gros CHU. Il faut des hôpitaux de proximité qui puissent traiter les gens en 3 ou 4 jours pour éviter l'engorgement. Il y a un 3e sujet: l'attractivité.

Les professionnels de santé sont à genoux. Il faut remotiver le personnel de santé. - A.de Tarlé: On a un taux de vaccination très faible, y compris à l'hôpital.

Le personnel hospitalier est très peu vacciné. 18 à 20 %. - G.Kierzek: Oui, il y a une défiance vis-à-vis de la vaccination, y compris parmi le personnel hospitalier.

Il y a eu une rupture de confiance avec le covid. On a l'impression que tout a été dit. On constate un rejet de la part du grand public par rapport au vaccin.

La médecine, c'est la balance bénéfice/risque. La vaccination est bénéfique chez les plus fragiles. S'il y a un message à passer, c'est qu'on peut se faire vacciner gratuitement jusqu'au 31 janvier.

Les infirmiers vaccinent, les sages-femmes, les pharmaciens et les médecins vaccinent. On n'est pas encore au pic de l'épidémie. - A.de Tarlé: Même si son efficacité n'est que de 40 à 60 %. - G.Kierzek: Ce n'est jamais de 100 %.

Ca n'empêche pas la transmission ou la contamination. Ca va éviter que vous ayez une forme grave. La vaccination va éviter que vous ayez une forme grave.

On a dit beaucoup de choses au moment du covid. Les gens ont cette espèce de défiance. Il faut rappeler des messages simples.

Vaccinez-vous si vous êtes à risque, lavez-vous les mains et portez un masque. Mais encore une fois, le problème est structurel sur le système de santé, et pas que l'hôpital ou les urgences. - A.de Tarlé: Je cite C.Vautrin qui dit: "70 % des personnes qui sont à l'hôpital pour une grippe n'étaient pas vaccinées." Ca montre l'importance de se faire vacciner.

Il y a beaucoup de rhumes qui circulent. C'est l'hiver de toutes les maladies? - G.Kierzek: On va s'adapter.

Les gestes barrières avaient bien fonctionné pendant le covid. Quand on est soi-même malade, porter un masque évite de transmettre la grippe ou tous les virus de l'hiver à son voisin. Ce sont des bons réflexes.

Un petit réflexe qui peut être bien, C'est le saturomètre. C'est une petite pince au bout du doigt qui permet de mesurer le taux d'oxygène. Quand on est fragile, c'est bien de rajouter ça dans la trousse à pharmacie. - A.de Tarlé: Le premier réflexe? - G.Kierzek: Le 15 est saturé.

Les urgences sont saturées. Mieux vaut appeler le 15 ou son médecin traitant. En dernier recours, vous pouvez aller aux urgences.

Mais arrêtons de culpabiliser les gens en leur disant de ne pas aller aux urgences. On va vers une catastrophe sanitaire. Ce n'est pas aux gens de s'autodiagnostiquer.

Si vous avez besoin d'aller aux urgences, allez-y. - A.de Tarlé: Les urgences, c'est la cour des miracles, tant les Français désespérés... - G.Kierzek: C'est une gestion en flux tendu en permanence.

Les plans blancs vont permettre de régler les urgences en quelques

Grippe : comment l'éviter ? - C dans l’air l’invité - 11.01.2025 · Pourquijevote