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Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 12 novembre 2024AutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Discours de Matthias Renault (12/11/2024)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Matthias RenaultFait
    « Au commencement était la gestion catastrophique des finances publiques par Emmanuel Macron. »
  • 0:25Matthias RenaultFait
    « Il a d'abord cherché à cacher la situation réelle des finances publiques à l'approche des élections européennes. »
  • 0:45Matthias RenaultFait
    « Il a ensuite décidé de dissoudre l'Assemblée nationale, plus vite qu'attendue, pour charger un nouveau gouvernement de purger la situation. »
  • 1:15Matthias RenaultPromesse
    « Nous allons baisser les dépenses publiques et nous n'allons pas augmenter les impôts, sauf peut-être pour 0,5% des ménages et pour un tout petit nombre d'entreprises. »
  • 1:45Matthias RenaultFait
    « Il n'était plus question de viser seulement les plus fortunés, mais les actifs, les retraités, les détenteurs de chaudières à gaz, les automobilistes, les consommateurs d'électricité, etc. »
  • 2:15Matthias RenaultFait
    « Le Haut Conseil des Finances Publiques a dit exactement l'inverse. C'est en fait deux tiers de hausse d'impôt et un tiers de baisse de dépense. »
  • 2:45Matthias RenaultChiffre
    « Ce budget contient bien 30 milliards d'euros d'augmentation d'impôt. »
  • 3:15Matthias RenaultPromesse
    « Pas d'augmentation globale des impôts. On peut discuter d'une augmentation des impôts pour quelques-uns, mais à condition de les baisser pour les autres. »
  • 3:45Matthias RenaultFait
    « Les députés macronistes et les députés amis de Laurent Wauquiez étaient absents. »
  • 5:15Matthias RenaultFait
    « Taxes sur les bouteilles en plastique, taxes sur les ascenseurs, taxes sur le carburant des pêcheurs, taxes sur l'eau touristique, taxes sur les assurances vie, taxes sur la consommation d'eau potable en entreprise. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Madame la Présidente, Messieurs les Ministres, chers collègues, Au commencement était la gestion catastrophique des finances publiques par Emmanuel Macron. Une gestion qui a ruiné le pays par une politique de chèque, une politique de quoi qu'il en coûte, une politique de gabegie et une politique de complaisance totale avec la bureaucratie française. Face à ce mur de la dette, qu'a fait Emmanuel Macron ?

Il a d'abord cherché à cacher la situation réelle des finances publiques à l'approche des élections européennes. Nous aurons l'occasion d'y revenir lors de la commission d'enquête dédiée à cette question. Il a ensuite décidé de dissoudre l'Assemblée nationale, plus vite qu'attendue, pour charger un nouveau gouvernement de purger la situation tout en se faisant très discret, une fois n'est pas coutume, pendant les discussions budgétaires.

Emmanuel Macron a ruiné le pays, mais il délègue la purge à d'autres, en l'occurrence à Michel Barnier. Michel Barnier est un homme d'expérience, dont l'attitude a pu susciter une certaine confiance dans l'opinion française. D'ailleurs, son premier message budgétaire était plutôt populaire.

Nous allons baisser les dépenses publiques et nous n'allons pas augmenter les impôts, sauf peut-être pour 0,5% des ménages et pour un tout petit nombre d'entreprises. Musique sympathique qui a rassuré les Français. Mais le problème, c'est que c'était un mensonge.

Elle était peut-être là, la fameuse expérience politique, l'expérience politicienne même. Augmenter les impôts pour tous sans en avoir l'air. Alors, quand le gouvernement a présenté ce budget devant cette Assemblée, l'évidence s'est imposée.

Il n'était plus question de viser seulement les plus fortunés, mais les actifs, les retraités, les détenteurs de chaudières à gaz, les automobilistes, les consommateurs d'électricité, etc. Bref, tous les Français sont mis à contribution. Alors, comment le gouvernement a voulu se sortir de cette situation ?

D'abord, en faisant une présentation mensongère de l'ensemble. Il a proclamé sur toutes les antennes que ce projet de budget prévoyait deux tiers de baisse de dépense et un tiers d'augmentation d'impôt. Mais le Haut Conseil des Finances Publiques a dit exactement l'inverse.

C'est en fait deux tiers de hausse d'impôt et un tiers de baisse de dépense. Ce budget contient bien 30 milliards d'euros d'augmentation d'impôt. Un budget inacceptable pour le Rassemblement National, car nous avions posé une ligne rouge très claire dès le départ.

Pas d'augmentation globale des impôts. On peut discuter d'une augmentation des impôts pour quelques-uns, mais à condition de les baisser pour les autres. Force est de constater que ce n'est pas le choix qui a été fait dans ce budget.

Face à ce budget d'augmentation des impôts, nous avons constaté l'attitude des groupes gouvernementaux, que je résume au mot d'ordre suivant. Courage, fuyons ! Nous l'avons dénoncé et nous le dénoncerons encore.

Les groupes gouvernementaux à l'Assemblée Nationale ont déserté le budget. Les députés macronistes et les députés amis de Laurent Wauquiez étaient absents. Une absence très calculée.

La raison première est simple. Ils n'ont pas voulu assumer les augmentations d'impôts devant leurs électeurs. Qu'il est facile de déserter l'Assemblée, de ne pas avoir son nom associé aux augmentations d'impôts et de dire à ces électeurs que l'on a un désaccord avec le gouvernement, que pourtant l'on soutient officiellement.

Facile et lâche. Il y avait aussi un deuxième objectif dans cette absence. Saboter le budget.

A cet effet, ils ont pu compter sur son allié du parti unique, le NFP. Il a sciellement laissé la gauche augmenter les taxes jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'étouffement fiscal. Facile de dire ensuite, vous voyez nos augmentations d'impôts, ce n'est pas grand chose.

Ça aurait pu être pire. Quant au bloc de gauche, vous avez été là où l'on vous attendait. Vous avez proposé des augmentations d'impôts, des dizaines de milliards d'augmentations d'impôts.

Des impôts jusqu'à l'absurde, avec son lot de taxes zinzin. Taxes sur les bouteilles en plastique, taxes sur les ascenseurs, taxes sur le carburant des pêcheurs, taxes sur l'eau touristique, taxes sur les assurances vie, taxes sur la consommation d'eau potable en entreprise. La copie initiale du gouvernement était déjà lourde en impôts, mais vous avez alourdi la barque jusqu'à l'absurde, de sorte que nous ne pouvons évidemment pas voter cette première partie du budget qui mènerait notre pays au chaos.

Certes, nous avons obtenu quelques victoires symboliques, comme la suppression de l'augmentation de la taxe sur l'électricité ou sur la contribution de la France à l'Union Européenne. Et c'est d'ailleurs nouveau. Par notre présence massive, constante dans l'hémicycle, nous arrivons à remporter des victoires politiques au sein de l'Assemblée sur nos propositions.

Alors non, le groupe Rassemblement national ne peut cautionner ni le budget ni le chef du gouvernement, ni le budget absurde du NFP. Merci.