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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 8 octobre 2024 33 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Nous avons fait le choix responsable d'éviter le chaos politique. - S. Chenu (RMC)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de proposer un embargo sur les armes livrées à Israël ?

  • 2:42RelanceRéponse directe

    Pourquoi dites-vous qu'Emmanuel Macron est hypocrite ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Pourquoi Emmanuel Macron n'est-il pas venu à la marche contre l'antisémitisme ?

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes le RN propose-t-il face à la situation à Marseille ?

  • 7:24OuverteRéponse directe

    Le RN se trouve en position d'aiguillonner une majorité sans y participer. Est-ce que vous n'êtes pas embêté ?

  • 8:55OuverteRéponse partielle

    Le budget Barnier vous plaît-il ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:17PrésentateurFait
    « Non, il a tort et puis il est hypocrite. »
  • 2:44PrésentateurFait
    « Parce que la France n'en livre pas, en réalité, à Israël. »
  • 2:40PrésentateurFait
    « qu'il faut cesser de livrer des armes... Pourquoi hypocrite ? »
  • 3:51PrésentateurFait
    « Moi, j'aurais préféré qu'on dissolve Urgence Palestine, qui est une structure qui appelle à l'intifada sur notre sol. »
  • 9:06PrésentateurChiffre
    « nous avons, très modestement, mais parce qu'on est le premier groupe de l'Assemblée nationale, permis au gouvernement de reculer en ce qui concerne la désindexation des retraites. »
  • 10:34PrésentateurChiffre
    « Il y a, je crois, 500 millions d'euros qui sont donnés chaque année aux associations de soutien aux migrants. »
  • 11:10PrésentateurChiffre
    « 500 millions d'euros dans le budget supplémentaire pour l'éolien en mer. »
  • 28:21PrésentateurChiffre
    « la fraude sociale fiscale, 10 milliards d'euros. Il se trouve que le Haut Conseil des Finances Publiques nous a même dit que c'était 13 milliards d'euros. »
  • 28:33PrésentateurChiffre
    « Le coût de l'immigration dans notre pays, 15 milliards d'euros. »
  • 28:50PrésentateurChiffre
    « les subventions aux énergies intermittentes, c'est 6 milliards d'euros par an. »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Invité9 %
  • Sébastien Chenu8 %
  • Intervenant6 %
  • Intervenant 25 %

3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Olivier Truccio.

0:02
Présentateur

RMC Story et le Grand Prix des maires qui arrive à grands pas, ce sera la cérémonie au Lido, la récompense des belles initiatives prises par des communes en France, 36 000 communes dans notre pays. Il y a des belles initiatives qui sont prises localement, c'est le moment de les récompenser. La cérémonie au Lido aura lieu le 19 novembre, c'est à l'occasion du congrès des maires de France. Chaque année on se retrouve avec des jurys, avec des dizaines de candidatures à sélectionner, à récompenser. Je me souviens notamment du côté de Bernière-sur-Mer en Normandie avec des logements temporaires pour des victimes de violences, de sinistres saisonniers.

C'est ce qui avait mis en place aussi la mairie, ça avait fait partie des projets qui avaient été sélectionnés. Sene et Heure, le S-Cool Bus, les enfants qui vont à l'école en vélobus, c'était un moyen aussi de leur apprendre l'écologie et puis pas forcément de les ramasser, le quart de ramassage scolaire. Ça pouvait être aussi pédagogique, développement économique du côté de Anjou Bleu, communiquer six mois de loyer, communauté offerte pour tout nouveau salarié qui arrivait sur le territoire. Ça lui permettait de gagner du pouvoir d'achat et de redynamiser comme ça localement. Donc des belles initiatives qui sont prises dans votre commune, faites-les remonter, inscrivez-les.

Grand Prix des maires-candidature.fr et j'espère qu'elles seront récompensées lors de la grande soirée du Grand Prix des maires de France au Lido, le 19 novembre prochain, à l'occasion du congrès de l'Association des maires de France. On accueille notre invité.

1:43
Invité

RMC, l'invité des grandes gueules.

1:47
Présentateur

Il s'était délocalisé à Nice pour leur grande rentrée politique, c'est le Rassemblement National. C'est l'un des porte-parole du Rassemblement National, le député du Nord, Sébastien Chenu, qui est avec nous aujourd'hui. Bonjour. Monsieur Chenu, bonjour. On parlait à l'instant des déclarations d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, 7 octobre, on commémore le massacre perpétré par le Hamas en Israël. Et la veille, donc, Emmanuel Macron propose un embargo sur les armes livrées à Israël. Est-ce qu'il a raison ? Non, il a tort et puis il est hypocrite. Commencer, évidemment, cette émission, c'est d'abord avoir une pensée pour les victimes du 7 octobre, les victimes du terrorisme.

Une pensée pour les otages qui sont encore emprisonnés. Et puis, se poser la question de ce que souhaite faire la France à travers la voix d'Emmanuel Macron. Moi, quand j'entends Emmanuel Macron dire de toute façon, de façon très hypocrite, qu'il faut cesser de livrer des armes... Pourquoi hypocrite ? Parce que la France n'en livre pas, en réalité, à Israël. Donc, à part envoyer un signal, à part avoir voulu faire un signe, visiblement, lors de la journée, c'était les journées de la francophonie.

En fait, j'allais dire, au sud global, qui devient, dans cette histoire-là, quelque part, le défenseur de la cause palestinienne, ou en tous les cas, dans certains pays, deviennent les défenseurs d'une cause palestinienne face à Israël, c'est-à-dire d'une instrumentalisation politique. Donc, en fonction de ses interlocuteurs, Emmanuel Macron peut changer... Oui, mais on l'a vu, il n'est pas venu lors de la marche contre l'antisémitisme. Là, il a ces propos-là qui sont totalement contradictoires de ce qu'il disait lorsqu'il disait qu'il faisait une grande coalition de mémoire européenne. Enfin, je veux dire, on ne sait plus très bien où marche Emmanuel Macron.

Moi, j'aurais préféré entendre une initiative de la part de la ministre de l'Éducation nationale, Anjante, qui, visiblement, s'est pris les pieds dans le tapis et qui n'est pas capable d'organiser une minute, si ce n'est de silence, ou un moment de dialogue dans les écoles de France sur ces sujets-là. Moi, j'aurais préféré qu'on dissolve Urgence Palestine, qui est une structure qui appelle à l'intifada sur notre sol. Ça, c'était des mesures qui avaient du sens, c'était des mesures qui disaient quelque chose. Je pense qu'Emmanuel Macron, non seulement nous ridiculise, mais nous marginalise aussi sur la scène internationale.

4:08
Intervenant

Charles ? C'est un peu fort. Non, simplement pour le défendre un instant, Emmanuel Macron, par exemple, s'agissant de la marche contre l'antisémitisme, on sait qu'il a beaucoup hésité, qu'il était tenté d'y aller et qu'il s'est dit, finalement, qu'il fallait qu'il reste en surplomb et qu'il ne participe pas à des manifestations, etc. Donc, si on est de bonne foi, c'est quand même difficile de lui faire un procès d'ambiguïté. Mais tu ne peux pas rester neutre face à un massacre. Si il est président de la République, tout peut être matière à polémique. Il serait venu, il y aurait peut-être une polémique aussi. Enfin, moi, je dis ça, je ne tiens pas à le défendre spécialement.

Je dis juste qu'il faut rester un peu de bonne foi. Et que, franchement, moi, je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, M. Chenu. Moi, je pense qu'au contraire, la France est très timide dans ce conflit. Alors, peut-être qu'Emmanuel Macron a été trop timide dans le soutien à Israël après le massacre du 7 octobre. Mais je trouve qu'elle a été ensuite trop timide sur la réponse d'Israël qui, aux yeux de très nombreux observateurs qui ne sont pas tous financés par le Qatar, est une réponse totalement disproportionnée. Et ça, il y a énormément de gens qui le pensent, qui le constatent et qui le dénoncent, y compris en Israël.

Et moi, je vous demande, puisque le Rassemblement national se réclame maintenant même du gaullisme, est-ce que, et je ne vous dénie pas le droit de le faire, chacun a le droit d'être gaulliste, est-ce que, justement, vous ne pensez pas que la France, au fond, manque un peu à sa mission d'avoir une voix singulière, notamment sur ces sujets-là, notamment dans cette région, en étant trop dans un soutien sans condition à M. Netanyahou ?

5:56
Présentateur

Alors, il n'y a pas de soutien sans condition à M. Netanyahou. Moi, je vais vous dire, le seul pays qu'on peut soutenir sans condition, c'est la France, quand on est français. Tous les autres pays, par définition, quand on les soutient, c'est lié à un certain nombre de conditions. Il n'y a pas de soutien sans condition, ni à M. Netanyahou, ni à un pays étranger. Je fais la différence, d'ailleurs, entre les deux, parce qu'on peut soutenir Israël en étant en désaccord avec les politiques que mène Netanyahou. Mais moi, j'aurais attendu de la France, puisqu'il faut parler d'initiatives, qu'on puisse faire pression sur le Qatar, qui arme le Hamas, le Qatar à qui on livre des armes, visiblement.

Ça, c'était une initiative que la diplomatie française pouvait prendre et peut prendre. C'est le troisième pays qui achète des armes françaises. Bien sûr. Le Qatar qui aurait aidé à faire libérer des otages, par ailleurs. Mais la France, donc, pourrait prendre des initiatives dans ce domaine-là. Pour le reste, il faudra évidemment qu'il y ait une sortie politique à tout ça. On en est évidemment très loin, mais je le répète, le soutien à Israël, se souvenir du 7 octobre, soutenir Israël, ne vaut pas un soutien à la politique de Netanyahou. Moi, je fais très bien la différence entre les deux.

Il y a beaucoup d'Israéliens, d'ailleurs, qui sont en désaccord avec Netanyahou, mais ce n'est pas pour ça qu'on doit aujourd'hui les effacer, aujourd'hui faire comme s'il ne s'était rien passé. Je trouve qu'au-delà même du fond, la forme, sincèrement, le 7 octobre annoncée, enfin, qu'Emmanuel Macron annonce le jour, la veille de la commémoration de ces attentats, annonce ça, c'est au minimum très déplacé, au minimum.

7:23
Sébastien Chenu

Moi, j'ai envie de parler un petit peu de politique intérieure. Le sujet israélien est important, mais parlons politique intérieure. Le RN se trouve, depuis quelques temps, un peu en position d'aiguillonner une majorité, enfin, ou un gouvernement auquel il ne participe pas, mais qui ne peut pas survivre sans l'espèce de bienveillance du groupe parlementaire du RN. Est-ce que vous n'êtes pas un peu embêté de risquer d'être vu comme des soutiens d'un gouvernement qui, je ne pense pas qu'ils vont faire des choses magnifiques ? Et en même temps, si vous le faisiez tomber, est-ce que vous êtes prêts ?

Je trouve qu'on est arrivé à un moment où le RN doit se transfigurer, savoir si c'est un parti de gouvernement ou si c'est encore toujours un parti contestataire.

8:18
Présentateur

Les choses sont assez simples, en fait. On est dans une situation politique où il y a trois blocs à l'Assemblée nationale. Nous, on a choisi de ne pas verser dans le chaos, c'est-à-dire de ne pas censurer immédiatement Michel Barnier pour lui donner la possibilité de développer un projet de budget, un projet avec des priorités politiques et de voir. Ensuite, si ça ne nous convient pas, on censurera parce qu'on est dans l'opposition de Michel Barnier. On n'est pas dans une opposition hystérique comme la France insoumise qui veut casser les institutions, qui veut renverser la table.

Je pense qu'on a suffisamment de problèmes dans le pays pour ne pas rajouter une crise politique à celle qu'a créée d'ailleurs Emmanuel Macron. Donc nous, on attend, on voit tout ce qu'on pourra voter. – Mais il vous plaît, c'est le budget-là qui se fait pas ? – Je vais vous donner un exemple. Tout ce qui pourra aller dans l'intérêt des Français, on le fera. Et regardez, je crois que nous avons, très modestement, mais parce qu'on est le premier groupe de l'Assemblée nationale, permis au gouvernement de reculer en ce qui concerne la désindexation des retraites. – Ce n'est pas très clair. – Ce n'est pas très clair. – Michel Barnier n'est pas grave. – Vous voulez vous compris comme ça ?

– Je n'ai pas compris comme ça. – Michel Barnier hier dans la tribune dimanche, ce n'était pas très clair. – Oui, mais ce n'est jamais très clair pour l'instant avec Michel Barnier, j'ai l'impression. – Quand c'est flou, il y a un loup. – Voilà, mais on va remettre la pression parce qu'on considère que ce n'est pas aux Français encore de faire des sacrifices sur la mauvaise gestion de l'État. – Donc non au gel des pensions de retraite. – Bien sûr, moi j'ai entendu ça tout le week-end.

J'étais dans ma circonscription une partie du week-end, à Abscon, à Noyelles-sur-Selle, à LM, et j'ai entendu ça de la part des habitants qui nous ont dit résister à cette pression fiscale supplémentaire, c'est-à-dire pour nous, à l'incapacité à avoir notre pouvoir d'achat augmenter un peu. – On parle beaucoup maintenant d'une taxe sur l'électricité, ça ne concernerait pas tout le monde, mais ça concernerait au moins 40% des ménages. Est-ce que vous dites quoi sur cette taxe ? – Non mais c'est la même logique, en réalité c'est la même logique.

– C'est-à-dire, c'est faire porter la responsabilité de la mauvaise gestion de l'État aux Français, à la France qui travaille ou qui a travaillé d'ailleurs, les retraités ont travaillé, à la France des PME, des TPE, des boîtes, de celles qui tiennent l'économie concrète de notre pays, c'est leur faire porter la responsabilité, leur demander un effort supplémentaire. Or de l'autre côté, on voit qu'il n'y a pas d'effort supplémentaire qui est demandé. – On nous promet deux tiers de l'économie, on ne les a pas vues. – Regardez, c'est assez, j'allais dire anecdotique, mais finalement non, pas tant que ça.

Il y a, je crois, 500 millions d'euros qui sont donnés chaque année aux associations de soutien aux migrants. C'est l'argent des Français qui est déversé dans ces associations qui soutiennent des gens qui n'ont pas vocation à venir sur notre territoire. On cherche des économies partout. Là, on a 500 millions d'euros. – 500 millions d'euros, c'est grand-doues. – Par contre, on arrive sur le sujet des migrants qui dorment dehors,

10:54
Intervenant

ils sont quand même contents d'avoir de temps en temps un petit coup de main.

10:57
Présentateur

– Je vous donne un autre exemple. Il y a 500 millions d'euros pour des parcs éoliens en mer. Je ne parle même pas de l'éolien sur Terre. – Sur les parcs éoliens à Dunkerque. – Ben oui, Dunkerque, Antoine, vous connaissez ça par cœur. 500 millions d'euros dans le budget supplémentaire pour l'éolien en mer. Vous voyez, déjà, on a un milliard ici qui peut être fléché autrement. – Donc c'est un budget pour l'instant qui ne passe pas pour vous. – Pour l'instant, les grandes directions, mais on va voir dans deux jours. On va voir la feuille de route dans deux jours. Pour l'instant, ça me semble ne pas correspondre aux attentes.

C'est-à-dire que la pression qui est faite sur les ménages, la pression qui est faite sur la France du travail, la pression qui est faite finalement toujours sur les mêmes, ne semble pas décélérer alors qu'il y a des sources d'économie. J'en ai cité deux, mais on peut aller bien entendu beaucoup plus loin avec une volonté de réforme aussi, par exemple sur l'organisation de l'État, le millefeuille. Moi, j'en peux plus de recevoir dans ma boîte aux lettres le bulletin de la commune, le bulletin du syndicat des ordures de ménagères, celui du département, celui de la région. Non, mais tout ça n'a pas de sens. Tout ça n'a pas de sens. – Quand il y aura votre tête dessus, vous aimerrez mieux.

– Non, mais vous avez bien terminé votre propos,

12:04
Intervenant

parce que j'allais justement aller dessus, puisque vous étiez sur l'argent versé aux associations. J'allais vous demander, mais que faites-vous justement du train de vie de l'État, de cette bureaucratie ? Et en tant qu'opposition, j'entendrais que vous soyez aussi sur ce créneau-là, parce qu'aujourd'hui, j'ai plus l'impression que vous êtes un peu comme le nuancier, une sorte de nuancier de l'État, plutôt qu'une vraie opposition. J'ai même l'impression que ceux qui étaient au pouvoir, bizarrement, et qui viennent à peine de le quitter, sont ceux de l'opposition maintenant, alors qu'ils sont encore un peu au pouvoir, puisqu'on a des macronistes dans le gouvernement.

Donc, à quel moment, j'ai envie de dire, vous allez reprendre un peu votre pouvoir d'opposition, et être moins dans « oui, ça, non, ça, un peu plus, ou ça, un peu moins », être moins dans la nuance.

12:53
Présentateur

– Madame, j'apprécie que vous considériez que nous soyons des gens nuancés, on nous a tellement fait le reproche inverse, qu'en tous les cas, je reçois ça comme un compliment. Oui, on a choisi que ce ne soit pas le chaos politique, mais le jour où il faudra s'opposer, on va voir, là encore, avec ce budget, et le jour où il faudra appuyer sur le bouton d'une motion de censure, nous n'aurons aucun état d'âme à l'autre. – Vous devriez l'appuyer avec les insoumis. – Vous savez, nous sommes… mais avec qui ? – Avec ce bouton. – Mais peu importe, mais non, mais nous, on ne vote pas. – Vos ennemis, alors, vous aurez besoin de vos ennemis pour faire tomber le barlier.

– On ne vote pas en fonction des autres, on ne cherche pas à savoir comment les autres se déterminent. Quand on pense que quelque chose est juste, on le fait. – Même si c'est avec vos ennemis. – Mais ce n'est pas grave, les autres, visiblement, regardez, les LR ont sauvé la tête d'Emmanuel Macron à chaque fois qu'il y a eu des motions de censure. Les insoumis, nous avons voté parfois des motions de censure des insoumis, eux n'ont jamais voté les nôtres. Mais l'important, c'est la finalité. Si on croit à quelque chose, c'est la finalité. Quand on vote pour quelqu'un, on ne cherche pas à savoir si le voisin vote de la même façon. – Merci Sébastien Chenu.

Vous restez pour cette première partie avec nous dans la deuxième partie des GG, de nouvelles questions sur l'état politique du moment. Et puis, ce que c'est que ce concept aussi de campagne permanente dans laquelle se lance le Rassemblement National, puisque vous l'avez annoncé hier à Nice.

14:07
Invité

– RNC, jusqu'à midi, les grandes gueules.

14:13
Présentateur

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14:45
Invité

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16:19
Sébastien Chenu

De toute façon, toi Sacha, t'es toujours tranquille. – Bah ouais, pourquoi ? Le Bon Coin, le bon pour tous.

16:25
Invité

Achetez maintenant. T'as vu toutes ces factures ? Faut vraiment qu'on fasse des travaux de rénovation, non ? – C'est pas trop le moment là. – Bah t'as d'autres idées ?

16:31
Locuteur

– Ouais.

16:32
Invité

On a qu'à se laver à l'eau froide.

16:34
Locuteur

Allez, au moins !

16:35
Invité

Attends, j'ai mieux. On se chauffe avec du bétail. – Dans ta fille, peut-être ? C'est mon père. Il veut qu'on chauffe avec des vaches. Avec le prêt Rénovénergie de Caisse d'Épargne, faites vos travaux maintenant et commencez à rembourser dans 3 mois. Caisse d'Épargne, vous êtes utile. – Les amis, je vais vous montrer en 20 secondes la composition d'un colis comme j'aime. Dans chaque colis, il y a 4 valisettes. C'est facile, ça fait une par semaine. Dans chaque valisette, les repas de la semaine, 7 petits déjeuners, les céréales, 7 déjeuners, oh, le chili con carne. 7 collations et 7 dîners. Ensuite, c'est simple, vous mettez le cerveau sur off, vous suivez le menu et vous perdez du poids.

Et en plus, chaque repas, c'est à partir de 3,92 euros. J'ai bien dit 3,92 euros. – Allez, on n'attend pas là, on va sur le site comj'aime.fr, comj'aime.fr et onnubule.fr, c'est important. – Là, c'est une cuisine pour grands et là, pour familles nombreuses. De la place pour vos amis, là. Là, c'est le four. Là, les topinambours. Et là, c'est tout lui. Une cuisine qui vous ressemble de là à là. – Cuisine est là, là, là, là, là. – Et en ce moment, pour seulement 1 euro, choisis, c'est votre quatrième électro parmi plus de 300 références. Appeler un SUV Explorer, c'est une promesse. La promesse d'aller là, on ne nous attend pas. De lui donner jusqu'à 602 kilomètres d'autonomie.

De le faire rouler de l'Atacama au bouton. De lui faire faire le tour du monde. Nouveau Ford Explorer 100% électrique à partir de 339 euros par mois. Et vous, vous allez où ce week-end ? – Très fort de l'odeur. – Quand la situation est hors de contrôle. – La première fois que tu te retrouves comme ça. – Je n'ai jamais eu ça. – Un seul recours, l'effet du logis de l'extrême. – On va être obligé de vider le siphon. – Avec le ménage, ça déménage. – Allez, on repart à zéro, on jette tout. – 20 mètres cumulés lichés pour 20 mètres carrés de logement, c'est assez énorme. – On commence toujours du haut par le bas. – On va supprimer couche par couche les matières.

– Et le avant-appris, il est phénoménal. Inédit, les experts du nettoyage missions extrêmes, demain à 21h10 sur RMC Story et RMC BFM Play. RMC, 9h midi, les grandes gueules. Alain Marshall, Olivier Truchot.

19:16
Présentateur

– Les GG, les grandes gueules sur RMC, RMC Story, discussion, débat dans les GG, dans les grandes gueules. On est de plein pied dans la politique française avec le budget de Michel Barnier. Notamment la feuille de route de Michel Barnier, pour en parler avec nous, c'est Sébastien Chenu, qui est là, porte-parole du Rassemblement National, député du Nord. Antoine Dierre, ça.

19:33
Sébastien Chenu

– Oui, peut-être évoquer un petit peu le sujet immigration. – Alors voilà, je vais sur un sujet qui me préoccupe beaucoup. Le Rassemblement National est le parti le plus identifié sur cette question, avec des propositions fortes. L'actualité est terrible avec des OQTF qui assassinent. Moi, j'espérais du Rassemblement National que cette question, du fait de votre solidité à l'Assemblée, que cette question devienne une question principale et que vous posiez au gouvernement actuel comme une forme d'obligation d'intervenir sur ces questions en échange de votre soutien et de son maintien en place.

Alors, est-ce que l'immigration est toujours une question essentielle pour le Rassemblement National ?

20:20
Présentateur

– Mais elle est, c'est une question essentielle pour le Rassemblement National parce que c'est une question essentielle pour les Français. Maintenant, là aussi, on va voir. Moi, j'entends M. Retailleau avoir des propositions qui parfois peuvent être intéressantes et parfois, sincèrement, on sait qu'elles seront immédiatement bornées par ou les faits. Ce n'est pas M. Retailleau tout seul qui va déclencher un référendum sur l'immigration et visiblement, elles peuvent être aussi bornées par le garde des Sceaux qui semble avoir eu un autre logiciel. Donc, là encore, nous allons voir.

Mais il ne nous a pas échappé que ce n'est pas dans le budget, c'est-à-dire au moment où on va le voter, que la politique migratoire se transplie le mieux. Pas uniquement, j'ai parlé tout à l'heure du financement d'un certain nombre d'associations, mais ce n'est pas dans le budget, c'est plutôt, j'allais dire, dans la suite, dans les mois qui viennent, on va voir les droits, la façon...

21:09
Sébastien Chenu

– Vous avez une proposition de référendum sur l'immigration. Est-ce qu'on peut nous battre pour ce référendum ?

21:14
Présentateur

– Oui, mais nous, nous le demandons, mais ce n'est pas nous qui pouvons le déclencher. – Je suis d'accord. – C'est évidemment le président de la République qui peut déclencher un référendum. – Mais Bruno Retailleau, c'est votre porte-parole au gouvernement ? – Non, je ne dirais pas ça. – Il est un peu trop à droite, non, peut-être pour vous. – Non, il est plus conservateur probablement que nous, ça c'est sûr, mais moi je ne réagis pas sur l'axe droite-gauche. Je pense que Bruno Retailleau n'aura pas les moyens de sa politique, donc il parle beaucoup. Vous savez, c'est toujours pareil, ce sont ceux qui en parlent le plus, qui en font le moins, dit-on sur plein de sujets.

J'ai l'impression que vous ne faites pas tellement confiance à Bruno Retaille. – Mais parce qu'il sera prisonnier à la fois d'une absence de majorité et d'une aile gauche de la Macronie qui l'empêchera probablement d'aller très loin. – Ce sera le ministère à la parole ? – Ce sera en tous les cas peut-être le ministère de mini-actions avec de mini-résultats. De mini-actions, j'ai fait une mauvaise liaison. – Joël ?

22:05
Intervenant

– Non, moi je voulais parler de la campagne permanente. – Vas-y. – Ah, c'est bon, très bien.

22:08
Présentateur

– Vas-y.

22:08
Intervenant

– Je trouve que cette idée est lumineuse, stratégiquement, vraiment, parce que vous êtes… Non, mais c'est vrai, il faut reconnaître. Vous êtes actuellement pris un peu dans le bourbier des procès, et donc ça permettrait… Est-ce que c'est fait pour ça d'ailleurs, c'est la question, un peu d'étouffer ce qui pourrait ressortir du procès par le fait que vous soyez tout le temps sur le devant de la scène, tout le temps sur le devant de la scène, que vos paroles soient reprises en plus dans les journaux, etc.

22:35
Présentateur

– Procès sur les soupçons d'emploi fictifs. – C'est dommage, ça commençait bien, vous faisiez un petit compliment, et puis après il a un peu atténué, évidemment. – Non, c'est une très bonne idée stratégique. – Non, parce que la campagne permanente, comme son nom l'indique, elle va durer au moins jusqu'aux prochaines élections, qu'elles soient législatives ou présidentielles, alors que le procès qui nous est fait, dans cette semaine, on aura refermé, évidemment, probablement la première partie. – Le verdict peut avoir des conséquences pour 2027. – Certes, mais enfin, si le verdict ne nous convient pas, il y aura un appel, etc. – Vous n'avez pas peur de ça ? – Non, pas du tout, non.

Nous nous considérons, et Marine Le Pen fait valoir un certain nombre d'éléments. – Elle peut être déclarée d'illigible ? – En première instance, elle peut, mais nous contesterons cela, parce qu'on est sûr de notre bon droit, et on est en train, je crois, de le prouver. Il y a un certain nombre de comptes rendus d'audience, d'ailleurs, dans la presse, qui sont assez éclairants là-dessus.

Mais au-delà de ça, la campagne permanente, c'est aussi une façon de montrer qu'on est aujourd'hui la seule opposition, à, nous, ce qu'on appelle le parti unique, mais finalement, c'est presque la pensée unique, c'est presque qui va des LR à Jean-Luc Mélenchon, c'est-à-dire de tous ceux qui, un jour ou l'autre, ont voté Macron, ont tout fait pour empêcher Marine Le Pen, on est les seuls qui représentons une alternative demain. Les seuls qui n'ont pas été, entre guillemets, essayés, les seuls qui ne se sont pas compromis, et les seuls qui représentent un espoir. Parce que pendant des années, et je pense que c'est structurant dans une campagne présidentielle, on n'a pas représenté d'espoir.

On représentait la contestation d'un système, on représentait, voilà, une opposition à quelque chose, mais les Français ne plaçaient pas forcément, et c'était probablement aussi dû à nous, ne plaçaient pas leur espoir dans la candidature de Marine Le Pen. Je pense que ça change, et je pense que cet espoir qu'avec nous, ça aille mieux demain, que les solutions qu'on porte, qui sont parfois mises en pratique dans d'autres pays, et bien ont des résultats, et bien changent le quotidien des gens. Je pense que préparez vos candidats au... – Monsieur Le Grand, c'est jusqu'à la victoire. – Absolument. – Très bien, mais cette victoire, elle vous échappe à chaque fois. Elle vous a échappé là...

– Moi, je dirais l'inverse. – L'été dernier, elle vous a échappé à chaque présidentielle. Pourtant, l'été dernier, vous n'étiez pas loin de la victoire, mais ce Front Républicain, finalement, vous a empêché d'aller à Matignon. Qu'est-ce qui change, en fait, jusqu'à la victoire, aujourd'hui ? – Moi, je dirais l'inverse de vous. On s'en rapproche chaque jour davantage. Vous dites que ça vous échappe à chaque fois, moi, je dis l'inverse.

Je dis, et je pense que ce que je dis est plus objectif, dans le sens où nous revenons à chaque fois avec beaucoup plus d'élus, avec beaucoup plus d'électeurs, avec beaucoup plus de soutien, et avec beaucoup plus aussi, probablement, de propositions construites, abouties, qui montrent que nous sommes d'inverse. – Mais qu'est-ce qui fera la bascule ? Parce que, certes, vous progressez, mais à chaque fois, vous échouez. – C'est probablement la pertinence des solutions qu'on propose, et qui sont, je vous le disais, – Et des meilleurs candidats aux prochaines législatives ? – Ça en fait partie.

Mais regardez, en Allemagne, ils gèrent aujourd'hui leurs frontières, pendant une période, certes, éphémère, et courte, mais ils ont repris la gestion nationale de leurs frontières. – Avec un gouvernement dirigé par un chancelier de gauche. – Voilà, ça ne vous a pas échappé qui n'est pas exactement le jumeau du Rassemblement national. Nous, nous pensons, et nous avons déjà indiqué que c'était la bonne méthode, que c'était ce qu'il fallait faire. Eh bien, ils sont en train de le faire, avec déjà des résultats. Eh bien, je pense qu'à partir du moment… – Oui, mais justement, on peut le faire sans vous.

C'est la démonstration que finalement, on peut avoir une politique plus dure sur l'immigration sans… – Mais le problème, c'est qu'ils ne le font pas sans nous. C'est que je n'ai pas entendu Emmanuel Macron dire qu'il voulait, parce qu'il est soumis aussi à une sorte de doxa européiste, reprendre le contrôle de nos frontières.

26:00
Intervenant

– Barnier a dit qu'il était prêt à le faire, sauf erreur, à titre… Enfin, à certains endroits, si c'était nécessaire, etc.

26:08
Présentateur

Il n'a pas fermé la porte à ça. – Mais qu'il y aille au lieu de dire « je suis prêt à le faire si ceci, si cela, à telles conditions… » – D'accord, mais on a toujours l'impression qu'ils ont peur d'aller au bout d'un certain nombre de logiques. Avec nous, les Français peuvent être sûrs, nous, on n'a pas peur. – Mais vous dites la campagne permanente jusqu'à la victoire, mais la victoire donc de Marine Le Pen, parce que c'est la candidate. – Ah mais la victoire, c'est à la fin le fait que Marine Le Pen devienne présidente de la République. S'il y a des élections intermédiaires, des législatives anticipées, nous le souhaitons et nous le pensons.

Eh bien nous souhaitons là aussi remporter la victoire pour pouvoir gouverner le pays, mais nous savons bien qu'il faut tous les leviers pour changer la politique dans un pays. Et le levier suprême, c'est celui qui consiste à avoir un président, une présidente en l'occurrence de la République. – C'est que c'est Marine Le Pen qui est la candidate inamovible, quoi, en fait, c'est ça ? – Ah ben c'est notre candidate, on ne s'en cache pas. À moins qu'elle ne souhaite plus l'être parce qu'elle passerait sous les roues d'un camion et que ça deviendrait compliqué. Mais enfin, il n'y a pas de raison.

27:02
Sébastien Chenu

– En attendant, il y a plein de propositions là sur la table, vous avez entendu Gérald Darmanin, il veut supprimer

27:07
Présentateur

les 35 heures dans le privé et il veut passer de 35 à 36, voire 37 heures dans le public. Il a raison ? – Non, mais là encore, c'est toujours la volonté de faire payer aux Français, de demander des efforts supplémentaires aux Français quand on n'est pas allé chercher les économies, les réformes. – Oui, mais engageons d'abord les réformes qui permettent… – Donc on ne touche pas 35 heures. – Mais aujourd'hui, ce n'est pas ça la priorité. Tout à l'heure, on parlait du millefeuille administratif.

Moi, je pense que supprimer, par exemple, les régions, les conseils économiques et sociaux, qu'ils soient régionaux ou nationaux, déjà, ça vous permet d'y voir un peu plus clair et en termes d'efficacité et de finances publiques. Je veux dire, toujours aller chercher, demander des efforts aux Français qui en font, il faut bien le dire. – Oui, mais on a du mal, pardon, excusez-moi, j'ai du mal à voir si vous étiez au pouvoir où est-ce que vous iriez chercher les économies ? – Je vous ai donné quand même…

– Vous ne voulez pas toucher aux retraites, vous ne voulez pas toucher non plus à la fonction publique parce que sans doute, il y a aussi maintenant beaucoup de fonctionnaires qui votent pour vous. Alors, vous me dites, les associations qui s'occupent des migrants, mais finalement, c'est assez peu d'argent par rapport aux dizaines de milliards nécessaires. Pardon, vous appelez toujours au courage politique, mais je trouve que sur cette question-là, vous êtes très frileux. – J'ai ma petite liste. Alors, je ne vais pas vous faire une liste à l'après-verre, mais par exemple, les fraudes. Je reprends les propos de Gabriel Attal, la fraude sociale fiscale, 10 milliards d'euros.

Il se trouve que le Haut Conseil des Finances Publiques nous a même dit que c'était 13 milliards d'euros. Même si on ne récupère pas tout, c'est dur de récupérer l'argent de la fraude, mais qu'on s'y met, on peut déjà faire entrer pas mal d'argent en caisse. Le coût de l'immigration dans notre pays, 15 milliards d'euros. Là encore, par an, là encore, il y a un certain nombre… – Il n'y a pas ça du jour au lendemain ? – Mais rien ne se fait du jour au lendemain. – Mais là, on a besoin urgent d'argent. – Je vous ai parlé tout à l'heure des énergies intermittentes.

Je vous ai parlé de l'éolien en mer, mais si je regarde les subventions aux énergies intermittentes, c'est 6 milliards d'euros par an. Nous, on considère que ce sont des énergies qui coûtent très cher et qui n'ont pas d'efficacité. Vous voyez, en trois mesures déjà, je vous ai annoncé 30 milliards d'euros. – Non, vous n'aurez pas tout de suite ces… – D'accord, mais je ne vous ai pas dit que vous t'aider tout de suite… – Arrêtez l'immigration, ça ne se fera pas parce que le lundi, vous décretez que ça s'arrête, le mardi, vous êtes 30 milliards. – Là, on a besoin d'argent tout de suite, sinon on va se faire dégrader par les agences d'adoption et on va être en situation compliquée.

– C'est peut-être la facture de l'Union européenne, c'est-à-dire qu'on augmente encore notre contribution à l'Union européenne. Là, on a de l'argent tout de suite disponible qu'on contribue à un budget européen si on en retient quelques bénéfices. Pourquoi pas ? Mais chaque année, on contribue davantage. Eh bien là, on a de l'argent tout de suite. Donc vous voyez, j'ai fait quelques propositions qui sont évidemment à la hache. On peut les affiner, mais qui vous montrent qu'il y a des économies à réaliser. Je vous ai parlé tout à l'heure du train de vie des collectivités. – Est-ce qu'il y a trop d'un fonctionnaire en France ? – Mais ça dépend de quel fonctionnaire on parle.

Poser comme ça, ça ne veut rien dire, votre question. Ça ne veut rien dire. On manque d'aides-soignants, on manque d'infirmiers, on manque de policiers, on manque de magistrats, on manque de greffiers.

29:56
Intervenant

– Non mais si on compare à des voisins qui ont à peu près la même population que nous, on a quand même beaucoup plus de fonctionnaires pour faire fonctionner le pays. – Mais ça dépend comment on les répartit, madame.

30:06
Présentateur

– Mais en plus, on trouve qu'ils fonctionnent mal. – Ça dépend, si vous dites, est-ce qu'on a trop de fonctionnaires en France, vous voulez moins de policiers ? – Non, mais on n'a pas que des policiers, on n'a pas que des infirmières, on n'a pas que des enseignants. – Donc voilà, ça dépend comment on les répartit. Quand je pense qu'il y a par exemple 438 agences d'État, là-dedans, il y a énormément évidemment de fonctionnaires. – Il y a les niches physiques, elle aussi. – Là, je parle juste des endroits où il y a des fonctionnaires, des gens qui… – Parce que vous avez 400, donc. – Eh bien, là, je pense qu'effectivement, il y a du gras à aller chercher.

– Alors, puisque vous êtes en campagne permanente, vos propositions pour en terminer avec l'ultra-violence à Marseille, avec des gamins de 14 ans qui s'entretuent ou qui tuent un chauffeur VTC qui refuse simplement de les emmener là où ils doivent aller ? – Elles sont, j'allais dire, de deux ordres. Évidemment, c'est revoir la justice des mineurs, avec notamment des établissements, et faire baisser aussi l'âge à travers lesquels on peut enfermer des mineurs, mais avec des établissements qui soient spécialisés. Et puis de l'autre côté, la responsabilisation des familles qu'on n'a jamais tentées dans notre pays.

Parfois, dans quelques mairies, il y a quelques maires qui tentent ça, suppression momentanée ou définitive d'un certain nombre d'allocations. – Les responsabiliser comment ? – Ah oui, au début de la chaîne, d'un côté, la justice pénale, la justice des mineurs, de l'autre côté, la responsabilisation des familles. Je pense qu'on n'a pas tenté tout ça. Allons sur cela.

31:23
Sébastien Chenu

– Mais on attendait un discours un peu plus fort de la part du RN sur ce sujet. Moi, je suis persuadé qu'on fait face à des gangs à Marseille et qu'on doit mettre en place une logique de lutte contre les gangs. Et là, vous nous parlez un peu comme tout le reste de la classe politique, responsabilisation des parents, etc. – Non, ils n'ont rien fait,

31:38
Présentateur

ils ne l'ont pas fait, ils ne l'ont jamais fait.

31:39
Sébastien Chenu

Ils n'ont jamais agi sur ça. – Responsabilisation des parents, c'est un truc qui me paraît complètement bidon. On a besoin d'un truc solide. Et les gens attendent du RN que vous ayez des propositions solides.

31:49
Présentateur

– Moi, ce que je veux, c'est du résultat, des choses concrètes. Ce ne sont pas des slogans, c'est du résultat et des choses concrètes. Je vous donne deux exemples qui ne coûtent pas d'ailleurs un euro à l'État. Faire changer la justice pénale ou de l'autre côté responsabiliser les parents, ça pourrait même faire gagner un peu d'argent aux collectivités et à l'État. Ce sont des mesures qu'on peut faire immédiatement. – Mais supprimer les allocations familiales

32:10
Sébastien Chenu

à la famille du dealer qui ramène 30 000 euros en casse dans sa chambre, ça ne va rien faire.

32:14
Présentateur

– La lutte contre les gangs, mais je n'ai pas dit que c'était la solution, j'ai dit que ce sont des leviers activés. La lutte contre les gangs, pour le coup, c'est un peu plus long, qui me le permettrait et ça nécessite aussi des moyens conséquents, notamment des fonctionnaires de police. On retombe, vous voyez, la boucle est bouclée, on retombe sur la nécessité d'avoir une structure étatique qui soit importante de ce côté-là. Mais la lutte contre le trafic de drogue, je vais vous dire, moi je serais beaucoup plus dur sur le trafic de drogue, y compris sur les consommateurs dans notre pays.

Moi je pense qu'effectivement, il y a une certaine bienveillance ou nonchalance, on va dire, sur ceux qui consomment toutes sortes de drogues dans notre pays. – Vous en termineriez avec la mante forfaitaire de 200 euros ? – Moi je pense qu'on peut taper beaucoup plus fort, on peut taper beaucoup plus fort sur ceux qui consomment toutes sortes de drogues dans notre pays. – Merci Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National, député du Nord, merci d'être passé par les GG, par les grandes gueules. On va vous laisser filer. – Merci.

Nous avons fait le choix responsable d'éviter le chaos politique. - S. Chenu (RMC) — Sébastien Chenu · Pourquijevote