Remaniement gouvernemental : Catherine Chabaud réagit
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Catherine Chabo, merci d'être avec nous. C'est un remanement à minima gouvernement le corn du 3. C'est parti.
Écoutez, oui, apparemment depuis depuis hier ravi de d'accueillir de nouveaux collègues. Catherine Pégard notamment à la culture qui absolument. Mais en fait, je ne connais pas Catherine Pégard mais j'ai appris qu'elle était fille d'un officier de Marine Marchande.
Fait un point commun. Oui. Et et en plus que elle est elle est au conseil d'administration de la cité de la mer.
Donc on va pouvoir partager. Vous savez les enjeux maritimes sont très vaste. Il concerne également le patrimoine maritime, l'archéologie sous-marine et dans son portefeuille.
Donc on aura des choses à partager. Il y a quatre nouveaux ministres également. Camille Gaillard Min à l'autonomie et aux personnes handicapées.
Jean Didier Berger qui renforce le ministère de l'intérieur et le retour de Sabrina Roubach à la formation professionnelle. Ce sont des profils motivés pour les mois qu'il restent et proches du président de la République. Alors, personnellement, je ne les connais pas.
J'aurais comme je l'ai fait depuis ma nomination au mois d'octobre euh à cœur d'aller les rencontrer parce que la ME est dans quasiment tous les portefeuilles et j'ai véritablement l'intention à cœur de de piloter une politique maritime intégrée. La ME est dans l'énergie, elle est dans la formation professionnelle et cetera. Donc je vais aller les rencontrer.
Catherine Chabot, la violence en politique, l'exmembre de la société civile que vous êtes. Comment vivez-vous cet enjeu ? Écoutez, c'est peut-être une raison pour laquelle j'ai beaucoup tardé avant de m'engager en politique parce que moi j'ai je n'aime pas le dogmatisme pour tout vous dire et les extrêmes me repoussent beaucoup.
Donc euh oui, je trouve que c'est un sujet la violence ne devrait pas être là en politique. La politique c'est travailler pour l'intérêt général et je pense qu'on devrait tous travailler pour l'intérêt général. C'est pas toujours le cas.
L'ultra droite et l'ultra gauche, est-ce que c'est la même chose dans votre esprit ? Oui. Le salon de l'agriculture, vous y étiez hier au côté du Premier ministre.
Il paraît que vous souhaitez le rebaptiser. Comment ? Oui, le salon de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture.
Puisqu'en fait je sais pas combien de fois vous consommer du poisson ou ceux qui nous écoutent consomment du poisson, mais c'est hebdomadaire, les pêcheurs, les aquaculteurs nous nourrissent et nous avons un véritable enjeu. Vous savez, on apporte 80 % de notre consommation de produits de la mer. Donc on a un enjeu de consommer prioritairement les produits de nos pêcheurs et de nos acculteires.
Donc on a un vrai véritable enjeu notamment dans les cantines. Et justement on va en parler parce qu'il y a certains paradoxes. Vous parlez poissons, je vais vous parler macro.
Il a fallu baisser la pêche de macro de 70 % au niveau européen. Pourquoi ? Écoutez, avec le réchauffement climatique qu'on constate véritablement de plus en plus et il y a une accélération dans l'océan.
Vous savez, vous avez des espèces, beaucoup d'espèces qui migrent vers le nord et des espèces qui disparaissent, des espèces euh qui reviennent, des espèces qui deviennent invasives. Et le macro est parti vers le nord, il n'y a plus l'an dernier, on avait 16000 tonnes de macro à se partager au niveau français. on est passé à 2000 et encore on a réussi à sauver parce que on a réussi à faire une minorité de blocage au moment de la négociation au mois de décembre et et on a véritablement je dirais pas qu'il y a une guerre du macro aujourd'hui mais on a des États du nord qui qui ne respectent pas ces quotas mais pourtant ce n'est pas ce n'est pas la France qui surpêche et vous avez décidé de mettre y compris la pêche de loisirs à contribution.
Oui, parce que on demande, moi je vais vous dire, j'ai une priorité, c'est que la pêche continue, qu'on est des activités, qu'on est des pêcheurs professionnel sur les litoraux et je pense que on doit tous faire un effort et donc on a un peu diminué le quota un peu beaucoup cinq macros par jour et par personne, c'est peu. Oui, mais en fait la moyenne est à peine au-dessus, la moyenne de de consommation et je pense que je pense que les pêcheurs de loisirs, moi j'en connais beaucoup autour de moi, hein, et j'ai absolument rien. Je vous dire la pêche de loisir c'est une un secteur économique qui est florissant enfin qui marche bien qui voilà qui fait vivre c'est un art de vivre et je vais vous dire c'est même une manière aussi de découvrir le milieu marin donc j'ai aucun sujet sur la p ça vous a valu un courrier de 17 députés un peu réprobateurs.
Oui on en discute. Mais écoutez pour l'instant c'est comme ça. Je pense que côté annuel c'est envisageable.
Écoutez, pour l'instant, pour l'instant, on est à 5 macros par jour et par personne. C'est déjà bien. Et puis on reverra selon l'évolution du macro, il faut s'adapter à la situation de de des espèces, même si ce n'est pas la France qui participe le plus à cette extinction.
Non, mais je pense qu'il faut sur ce sujet-là soutenir nos péchux professionnels et j'ai déjà demandé sur le macro aussi, j'ai organisé la la solidarité et vous avez des des des entreprises qui empêchent beaucoup qui ont fait le geste de partager avec des en fait des pêcheurs qui étaient vraiment liés à cette pêche de manière à préserver ces ces emplois. En fin d'année dernière, la France a demandé des sanctions commerciales vis-à-vis de l'Islande ou de la Norvège par exemple qui s'octroient eux des quotas. C'est c'est pas de la concurrence desloyales ça ?
Oui, c'est de la concurrence desloyale. Et moi, je vais vous dire, il y a une chose qui m'étonne beaucoup parce qu'il y a des état des États et je me permets d'en nommer un qui est qui est la Norvège qui sur la scène internationale est très allante sur la préservation de l'océan et cetera et là clairement qui qui organise une surpêche. Donc c'est contre ça qu'on doit qu'on doit lutter.
On doit aussi la pêche, vous savez, c'est une gestion commune et on doit continuer à gérer collectivement la c'est ce que demande les pêcheurs. Le golfe de Cascoy, madame la ministre, a rouvert samedi dernier. Sa fermeture a permis de baisser de 60 % la capture de dauphin.
C'est un succès. Oui. Oui, c'est un succès.
Alors, merci aux pêcheurs et merci aux marurs qui sont les deux très impactés, les criau aussi. Et du reste, le gouvernement, vous savez, a indemnisé. du reste, j'en profite pour dire aux pêcheurs et aux marurs que le guichet de de France AGMER est ouvert.
Ils peuvent tout de suite déposer leur dossier. Oui, ça permet là, ça fait 3 ans hein que que l'on a fermé, il va falloir qu'on qu'on regarde avec avec les pêcheurs mais aussi avec les scientifiques quel retour d'expérience. Les bateaux se sont équipés de caméras aussi de répulsif, ce qu'on appelle des pingers sur les faroucheurs.
C'est ça. Et on a besoin des véritablement de d'analyser, de mesurer les voilà le bienfait de ces mesures pour décider pour la suite. Et vous allez devoir indemniser les pêcheurs estquetés également.
Oui, c'est ce que j'évoquais. C'estàd que quand même une envel qui est affecté à cette à ce soutien au secteur. Je vais vous dire à terme c'est pas du tout mon objectif de laisser les bateaux à quais.
Donc on va travailler vraiment avec eux pour regarder comment on peut faire pour la suite. Je pense qu'il faut peut-être regarder du du côté de de l'évolution des pratiques de pêche mais ça c'est un dialogue que j'aurais avec les pêcheurs et aussi avec les scientifiques. Toute dernière question, on importe énormément de produits de la mer avec le deuxième espace maritime au monde.
Comment est-ce possible ? Écoutez, c'est euh un peu absurde. En même temps, euh on a une pêche française qui euh est probablement l'une des plus respectueuses du milieu à à travers le monde.
Donc il y a pour moi un vrai sujet de mobiliser aussi les consommateurs et de faire voilà de faire attention peut-être faire attention de ne pas forcément consommer trop de certaines espèces norvégien ben du du saumange. préférons la truite française d'élevage. Donc on a un véritable enjeu, on a un plan d'aquaculture d'avenir et c'est avec Monique Barbu d'ailleurs notre objectif de de favoriser l'aquaculture, de favoriser d'autres types d'aquaculture aussi et de la conchiculture.
Merci de m'avoir reçu. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Merci à vous et merci à toutes les deux et merci également à Johan Robert pour la traduction en langue des signes.
Catherine Chabaud