Jean-Louis Debré est mort à l’âge de 80 ans - La Story
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00J.-L.DebréFait
« Cela restera l'honneur de ma vie d'avoir présidé l'Assemblée nationale. »
- 6:00J.-L.DebréFait
« Le Conseil n'est pas là pour rendre des services. Il est là pour rendre nos droits. »
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Si on veut nous pénaliser dans nos exportations de produits agricoles ou industriels, on pénalise réciproquement. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
Beaucoup d'autres sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. - J.-L.Debré: Asseyez-vous!
Vous allez la fermer 5 minutes? Votre temps est écoulé. Ne vous laissez pas interrompre...
Il n'y a que moi qui peux vous interrompre. Cela restera l'honneur de ma vie d'avoir présidé l'Assemblée nationale. Je vous remercie. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un personnage emblématique de l'histoire de la Ve République: l'ancien ministre de l'Intérieur et ancien président du Conseil constitutionnel J.-L.Debré s'est éteint aujourd'hui à 80 ans.
Le fils de M.Debré, légendaire résistant et Premier ministre de de Gaulle, avait suivi les traces de son père en se lançant aux législatives dans le Pas-de-Calais en 1973. - Physiquement, vous ressemblez un peu à votre père.
Est-ce que ça vous aide? - J.-L.Debré: Pour vous, je ressemble à mon père...
C'est une question d'appréciation. Si j'avais été un fils à papa, croyez-moi, j'aurais trouvé ça plus facile. C'est ma 1re campagne électorale. - Avez-vous l'impression de commettre des erreurs que vous avez dû rectifier? - J.-L.Debré: J'en ai commis beaucoup.
Je ne vais pas vous les dire, sinon mes adversaires s'en serviraient. - M.Bouhafsi: Il ne s'est jamais comparé aux 2 grands hommes de sa vie: son père, Michel, et J.Chirac.
C'est lui qui le nommera ministre de l'Intérieur en 1995. Debré restera toujours fidèle, jusqu'à défendre le président après la dissolution ratée de 1997. Malgré son départ de Beauvau, il retrouve souvent le président le dimanche matin devant des matchs de sumo.
Un moment privilégié pour critiquer un autre poids lourd de la droite. - P.Lescure: Lors des déjeuners que vous partagiez avec J.Chirac, vous aviez une phrase pour le mettre en forme: "Que pensez-vous de votre successeur?" - J.-L.Debré: Il répondait: "On va parler d'un autre sujet." En politique, il y a un certain nombre de personnes qui considèrent qu'ils sont liés à lui.
Quand ils trahissent, il ne leur pardonne pas. - M.Bouhafsi: Lors de son 2d mandat, J.Chirac lui proposera d'être Premier ministre, mais J.-L.Debré refusera. - J.-L.Debré: Un jour, j'arrive à la maison, à 15 ans.
Plein de fleurs, le téléphone sonne, beaucoup de gens, ça s'agite partout. Je demande à ma mère ce qui se passe. "Ton père est Premier ministre." 3 ans plus tard, j'arrive à la maison, plus de bonbons, plus de fleurs, plus personne. "Votre père est dans son bureau, en train de fumer la pipe.
Il s'ennuie mortellement." Je demande à ma mère ce qui se passe... "Ton père n'est plus rien." - M.Bouhafsi: Son plus grand fait d'armes, selon lui: le perchoir.
Une mise en scène frappante, pour illustrer des milliers d'amendements...
C'est encore pour faire plaisir à J.Chirac qu'il acceptera d'être nommé président du Conseil constitutionnel, attaché fidèlement à cette Constitution que son père aura rédigée. - J.-L.Debré: Le Conseil n'est pas là pour rendre des services.
Il est là pour rendre nos droits. A partir du moment où vous êtes nommé membre du Conseil constitutionnel, vous oubliez la politique. Une fois que vous êtes nommé, Une fois que vous êtes nommé, vous n'appartenez plus à personne et à aucun clan. - M.Bouhafsi: Il était théâtral, rigoureux, affable.
Il connaissait par coeur la Ve République. Avec lui, le Conseil constitutionnel va passer de 20 décisions à 200 par an aujourd'hui. De l'extrême droite à l'extrême gauche, tous les députés regrettent J.-L.Debré. - C'était un homme fidèle, fidèle à la Constitution de la Ve République. - C'était le même homme, que vous le rencontriez dans sa ville d'Evreux, quand il s'adressait à monsieur ou madame Tout-le-Monde, ou quand il s'adressait aux présidents de la République. - Un homme attachant.
Il avait une vraie inquiétude de voir l'extrême droite gagner. - C'était quelqu'un qui faisait confiance aux nouvelles générations, qui les prenait sous son aile. - Il était au perchoir, ça portait bien son nom, il avait de la hauteur... - Une politique à l'ancienne, où on aime affirmer ses opinions mais où on respecte son interlocuteur. - M.Barnier: Vous l'avez connu quand vous étiez ministre des Affaires étrangères.
Pourquoi faisait-il autant l'unanimité? ...-M.Bouhafsi. - M.Barnier: Il n'a pas toujours fait l'unanimité.
Tout les LR le respectent. Il était l'homme d'une fidélité. Son père spirituel, c'était J.Chirac.
Il était très ardent à défendre le droit. Il l'a fait au Conseil constitutionnel, mais aussi comme parlementaire.