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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 6 octobre 2025 376 min

Sébastien Lecornu démissionne de son poste de premier ministre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pourir [Musique] un gouvernement le dimanche soir et une démission Surprise ! Le lundi matin, la France est encore plus dans l'inconnu en ce début de semaine. Vous l'avez suivi sur le Figaro depuis ce matin.

On va revenir sur tout ce qui s'est passé, vers quoi on va, qu'est-ce qui a provoqué cette décision ? Et pour ça, je suis avec Carl Mais bonjour Carl. Bonjour Vincent.

Merci d'être avec vous. On est en direct en ce moment d'ailleurs devant le bureau des républicains qui est très attendu. Déjà, on va parler de ce qui s'est passé ce matin.

La France n'a plus de premier ministre. La France a un premier ministre démissionnaire. C'est important.

Oui. Oui. Oui.

Qui du coup aura été le premier ministre le plus éphémère de la de la 5e République. Il n'a même pas eu le temps de réunir son gouvernement puisque vous l'avez dit, il est nommé ministre, lui premier ministre depuis une trentaine de jours. Il a annoncé la nomination de son gouvernement hier soir, juste avant 20h et ce matin, il a proposer sa démission à Emmanuel Macron à l'Élysée qui l'a accepté.

Alors, comment on en est arrivé là ? Qu'est-ce qui s'est passé ? En 14h, peut-être qu'on peut reprendre dans l'ordre.

Hier soir, c'est attendu 19h45, c'est pas encore annonce son gouvernement. Alors euh il faut quand même revenir un tout petit peu avant euh sur voilà euh Sébastien Lecornu est nommé avec pour mission de euh trouver des compromis ce que François Baou n'a n'a pas réussi à faire. Donc essayer de de d'élargir de nouveau le socle commun. socle commun qui sont les macronistes, les membres du parti d'Édouard Philippe, ceux de François Bairou auquels se sont adjoint les Républicains depuis un an.

Et là, il fallait trouver un une voie de passage avec aussi les socialistes. C'était ça la feuille de route de Sébastien Lecornu qui, il l'a dit tout à l'heure là dans dans son allocution, a mené des conversations officielles et officieuses, directes, indirectes, avec l'ensemble du personnel politique qui était intéressé par discuter pour trouver des voies de passage. On en arrive effectivement à hier qui est la journée au cours de laquelle les LR se réunissaient en visioconférence, en tout cas les principaux dirigeants.

Il y avait une quarantaine de personnes qui étaient réunies en visioconférence pour décider de ce qu'ils allaient faire. Et la décision qui a été prise, c'était de continuer à participer au gouvernement. Euh entre-temps, juste avant, Sébastien Lecnu avait envoyé ce qu'on appelle une lettre d'intention, un peu le le cadrage de ce qui devait être fait, le brouillon de sa déclaration de politique générale, on peut peut-être le voir comme ça.

On peut le voir comme ça. En tout cas, euh le fruit de toutes ces conversations et les éléments qui lui permettaient de penser que sur tel et tel point, il y avait des voix de passage. il y aurait la ça le contenu de sellette a a mis la puce à l'oreille à certains sur le thème h il il y a peut-être une entoureloupe, il y a quelque chose qui ne va pas.

C'est-à-dire que c'était beaucoup trop vague pour être euh pardonnez-moi l'expression sincère. C'est-à-dire qu'il y avait tellement de de mots fourtout de de considération trop de formule toute fait. ça pouvait laisser euh ça pouvait donner plusieurs interprétations et on sait que le diable se se niche dans les détails et donc si on ne pouvait qu'être d'accord avec tout ce qui a été prononcé, il faut plus de justice fiscale, il faut lutter contre l'immigration régulière, toute chose auxquelles un homme politique peut se référer en disant bah oui, ça me va.

Mais le problème c'est mais attention, qu'est-ce que vous entendez par là ? C'est quoi le jus fiscal ? C'est augmenter les impôts à quel niveau ?

Il y avait rien de précis. D'accord. Donc premier flou, premier élément qui a mis le doute dans l'esprit de certains CLR et notamment de Laurent Voquier qui du coup lors de cette visio a dit en gros il y a quelque chose qui va pas, je suis pas favorable à ce qu'on on participe à ce gouvernement mais je me plierai à la à la décision à la volonté du parti.

Et en l'occurrence au cours de cette vision en début d'après-midi, la décision a été prise par Bruno Retaillot et les responsables de participer au gouvernement. Dans la foulée, Bruno Rotaillot va à Matignon, fait part de de l'acceptation et on a ensuite la composition du gouvernement. H et Patatra en milieu de soirée, Bruno Rota fait son message sur Twitter en disant ça en gros ça ne va pas du tout.

Cette composition du gouvernement ne me satisfait pas. Alors qu'ils ont parlé quand même pendant 1 heure et demi juste avant avec Sébastien Lecnu quand même. Ça paraît assez étrange comme situation.

Ça paraît totalement étrange. Ça paraît incroyable. Mais pourtant le résultat est là, c'est que Bruno Raillot convoque et on le voit sur les images, un comité stratégique qui est la la l'instance qui la des des principaux dirigeants LR qui est un peu à sa main.

Enfin voilà, c'est ses proches, c'est ses fidèles, c'est les membres les plus importants de LR et et surtout la lecture de ce tweet ne laisse pas d'autre voix possible qu'une démission du gouvernement euh ou en tout cas une non participation parce que soit il obtient ce qu'il veut mais c'est Sébastien Lecornu qui est humilié, c'estàdire en gros j'ai fait mon gouvernement mais à zut, il y a un partenaire qui veut pas donc je le change. C'est humiliant et puis surtout il ouvre la voix à ce que d'autres disent. Attendez, si lui a obtenu ça, pourquoi moi je Bon donc une cacophonie totale.

L'autre alternative, c'est je n'obtiens pas ce que je veux mais je reste quand même au gouvernement. C'est pas possible. Vous pouvez pas avoir fait monter la pression au CEO pour après dire non ben finalement d'accord, j'avais mal compris Bruno Lemire et les autres, ça me va.

Non, c'est pas possible. H on a tout de suite compris dimanche soir qu'on entrait dans une crise inédite sur la 5e République. Voilà, on vit des moments historiques.

Le mot est pas trop fort. Un gouvernement qui dure 14 he c'est quand même assez historique. Sous la 5e République ou et qu'est-ce qui a provoqué ça ?

Alors on parle beaucoup de la la de la présence de Bruno Lemire dans au sein du gouvernement. Mais est-ce que c'est vraiment ça ? Alors il faut attendre.

On n pas encore toutes les explications parce que ben voilà, c'est ces gens politiques vivent le moment comme nous, même plus que nous. Donc on n pas encore tous les éléments d'éclaircissement, on en a quelques-uns. L'impression que ça donne, c'est que Bruno Leire est un peu la la vitrine, l'excuse facile mais qui a quelque chose de plus profond peut-être.

Alors attendez, je vais vous proposer d'écouter Roger Carouci et Agn qui sont en train de marcher en direction du du parti de républicain. La rupture sur la forme et sur le fond bah on fait de la rupture sur la forme et sur le fond et quand on la fait pas on porte la responsabilité de ce qu'on a pas fait. Tout ça à cause de Bruno le mer.

Pusz-moi. Merci. Je suis désolé mais messieurs dames s'il vous plaît là s'il vous plaît messieurs dames s'il vous plaît.

Merci à vous deouver Merci à vous. Voilà, c'était les arrivées de Daniel Sevren et de Roger Carucci euh au sein. Alors, on parlait de de ce sujet là Carl, il y a il y a une question aujourd'hui, c'est qui sont les ministres finalement ?

Est-ce que les ministres ce sont les ministres d'avant ou c'est les nouveaux ministres, le ministre des armées, est-ce que le ministre des armées c'est Bruno Lemire ou c'est toujours Sébastien le Cornu ? Ah, il faut faut fa faut faudra demander à un constitutionnaliste. J'avoue que là, comme cette situation ne s'est jamais produite euh et je pense même pas sous la 5e République ou la 3e euh sous la 4e ou la 3e, la 5e sûrement pas, euh je serais tenté de répondre que à partir du moment où il y a pas eu de passation de pouvoir, euh que il y a juste la cette nomination puis ensuite la démission, c'est le titulaire d'avant qui est en charge.

La chance qu'ils ont, c'est que il y a eu assez peu de changement finalement puisque Bronota restait, Rachidati restait, les deux gros changements c'étaient à Berti, Éric Lombard qui était remplacé par Roland l'escur et puis évidemment aux armées puisque par définition Sébastien Lecnu qui était aux armées passé à Maton et que là ça devait être Brenau le maire. Pas beaucoup de changement. On rappelle aussi Sébastien Lecornu, il avait promis quand même un peu quelque chose.

Il avait promis la rupture. Quand on voit ce gouvernement hier soir, on se dit pas tiens, ça sent la rupture là. Oui, voilà.

Mais c'est ça le principal problème. Mais euh vous pouvez pas faire la rupture avec un gouvernement qui se resserrait encore plus sur Renaissance, qui n'est que l'un des partis al peut-être le plus important du mais un des partis du socle commun. Euh le Modem et Horizon se retrouvaient avec un ou deux ministres seulement et l'air se retrouvait avec quatre ministres.

Ça n'est pas euh concevable euh en tout cas dans l'esprit de ces gens. Alors tout à l'heure Sébastien le le Cornu a un peu renvoyé la faute de leur côté en disant voilà euh sans le dire directement mais en disant il faut toujours préférer son pays à son parti. sous-entendu euh Bruno Rota a préféré l'intérêt de sa boutique LR euh au pays.

Tous les partis ont fait comme s'ils avaient la majorité absolue. Il a dit aussi c'est quelque chose sur lequel on se retrouve aujourd'hui. On a l'impression que euh finalement que que voulait Bruno Retaillot ?

Pourquoi il fait cette décision là ? Il veut de la rupture mais en même temps, il faut quand même que ce gouvernement il soit validé par assez de députés. Oui, on en revient à cette phrase de Martin Aubry lors de la primaire 2011.

Quand c'est flou, il y a un loup. Hm hm. Et voilà, la lettre de cadrage du Premier ministre était trop floue pour que euh les uns et les autres s'engagent euh parce que vous pouvez pas vous engager dans un gouvernement si proche des d'échéances électorales cruciales, les municipales, la présidentielle, sans avoir des certitudes.

Euh c'était une fausse bonne idée en fait euh de la part de Sébastien Lecnu de se lier les mains en disant "Je ne n'utiliserai pas l'article du 493. Euh c'est une arme constitutionnelle à la disposition du du de l'exécutif. Euh dire je ne veux plus m'en servir, c'est laisser le Parlement euh en tout cas l'Assemblée nationale aller dans ses délires euh de taxation ou ou d'inventivité.

Cette arme-là, elle est justement là pour rationaliser le parlement. Et ça a été fait à un moment à un moment en plus sous la 5 Rublique où il y avait une majorité absolue. Donc il y avait pas forcément besoin de de mettre un peu au pas les députés.

Là, on a vu ce que ça pouvait donner cette assemblée. Bah, c'est quand même cette assemblée qui a qui a voté la taxe duman euh au début d'année. Euh, euh il y a la gauche qui a bénéficié de l'abstention du RN.

Donc là, on voyait bien que dans les mois qui allaient venir, ça allait être la course à l'échalotte sur qui taxera le plus. Et c'est pas acceptable pour les LR d'être dans un gouvernement où où vous allez assister impuissant à ce que ce gouver ce parlement allait voter avec un premier ministre qui dit "Je m'enlève les mains de toute façon c'est pas grave à la fin euh s'il y a pas le vote je passerai par ordonnance je passerai par loi spécial mais mais vous avez pendant 2 mois devant les Français la démonstration que ce gouvernement est minoritaire à l'assemblée. C'est quand même très compliqué à à gérer.

Oui, c'est quand même c'est très très très compliqué et d'autant plus vous l'avez dit aussi 2027 il y a des chances électorales et c'est peut-être aussi là le nœud du problème c'est que 2027 aujourd'hui et dans toutes les têtes et c'est aussi ce qu'a critiqué Sébastien le Cornu, on a l'impression c'est qu'en fait tout le monde agit par calcul. Oui, mais euh le premier ministre lui-même. Voilà, c'est on peut l'en vouloir de ne pas être à la hauteur de la situation et ça c'est très vrai et je pense que les Français sont très sévères parce que effectivement ils s'occupent plus de leur boutique que de l'intérêt du pays qui réclame peut-être de la stabilité.

Mais vous ne pouvez pas non plus demander à des politiques de ne pas se projeter sur des élections d'abord parce qu'ils ont leur électorat qui va leur demander des comptes. Et vous avez trois échéances, deux qui sont sûres, une qui est euh un peu comme une épée de Damoclè. Les deux échéances sûres, c'est celle dont on a parlé, les élections municipales dans 6 mois, en mars prochain, l'élection présidentielle techniquement dans en 2027.

Et puis vous en avez une qui est aussi en émoclè qui est si Emmanuel Macron fait la dissolution. Et là vous quand vous discutez avec tous les responsables des partis politiques, ils se préparent tous à une dissolution. Est-ce qu'ils ont pas raison de se préparer ?

Parce que aujourd'hui, on va voir ce qui se passe. D'ailleurs, c'était la question du jour du Figaro. Aujourd'hui, je vais essayer de la retrouver.

Elle est ici après la démission de Sébastien Cornu. Emmanuel Macron doit-il dissour dans l'Assemblée nationale ? Est-ce qu'il a le choix aussi sur cette question ?

Est-ce que il peut faire autrement aujourd'hui que de dissoudre de l'Assemblée nationale selon vous ? Et bien sûr, il il a trois choix qui s'offrent à lui. Le premier choix, c'est renommer un premier ministre.

H nommer un premier ministre. Euh alors, il y a des sous-chois de nouveau. Un premier ministre de son socle commun, un premier ministre issu des rangs de la gauche, un premier ministre technique, ce qu'on appelle le gouvernement technique, Mario Dragui comme en Italie, des gens voilà qui sont qui n'ont pas un profil politique pur. euh à charge pour eux de discuter avec le parlement, c'est pas simple.

Mais voilà, sur le premier choix, il y a trois possibilités. Deuxième possibilité effectivement c'est la dissolution, c'est prendre acte du blocage et et renvoyer l'assemblée devant les électeurs. Ça aurait été plus facile de de prononcer la distribution à l'issue d'une motion de censure parce que là le président de la République aurait pu dire "Bon, on a tenté quelque chose, j'ai nommé Sébastien Lecnu, il y avait un accord des forces politiques, ça n'a pas marché devant l'assemblée.

Donc il y a là un affrontement entre l'exécutif et le législatif. Je demande aux Français de trancher et là pour le coup la dissolution aurait été mieux comprise que celle de juin 2024 puisque là c'était voilà il y a une impasse je demande au Français étrangers. C'est plus compliqué là puisque Sébastien Lecnu a démissionné avant même d'être mis en minorité.

Donc là c'est d'une crise au sein de l'exécutif. Donc il va falloir justifier euh pourquoi on dissous euh c'est parce que c'est le blocage mais euh dont on est responsable en tant que président de la République. Donc c'est une dissolution qui va encore plus coûter Emmanuel Macron.

Ça que vous voulez le dire. Exactement. De toute façon, ça on le sait. euh les quelques sondages qui sont sortis et puis l'humeur du pays.

On voit bien que le le socle qui va le plus souffrir, enfin le bloc qui va le plus souffrir, s'il y a une dissolution, c'est le bloc central parce que le RN est celui qui a le plus à profiter de la situation et qu'apparemment la gauche pourrait en profiter parce qu'elle a imposé les thèmes d'une campagne sur la taxation des riches, la réforme des retraites et que le sole commun, on on voit mal ce que pourrait être une campagne. Puis il y a une trisème possibilité que l'Élysée refuse de voir aujourd'hui, que euh beaucoup de gens refusent se refusent à envisager parce que euh ça peut mettre en cause les institutions, la stabilité de la 5e République et tout. C'est la démission du président de la République.

Euh jusqu'ici c'était euh les insoumis qui l'a réclamé à corps et à cri. Euh ça faisait quand même aussi un moment que cette idée avait infusé. On a entendu des gens euh je pense à Jean-François Copé par exemple qui qui en appareil depuis quelques temps.

Il y a des gens qui vont finir par raller en tout cas cette position. Oui, ça ça commence à venir. Vous avez cité Jean-Fanç, il y avait les Ripress, Hervé Morin, le président de la région Normandie, tout à l'heure Christophe Gomard, député européen qui qui a mis fait un tweet en disant voilà bah c'est la seule solution parce que c'est la seule solution institutionnelle qui permettrait peut-être de tout débloquer. l'élection présidentielle, c'est l'élection phare de la 5e République qui est l'élection pendant laquelle les débats les plus importants ont lieu.

C'est des choix de société, c'est des projets sur 5 ans, c'est des engagements sur un homme et derrière une fois que cet homme ou cette femme seront élu, il y aura une dissolution avec la possibilité d'une majorité absolue. Rien n'est écrit mais en tout cas il y a quelque chose qui peut se débloquer et c'est ça Emmanuel Macron ne veut pas voir parce que c'est compliqué parce que c'est un saut dans le vide dans l'inconnu disons plutôt plus que le vide mais il c'est une des possibilités qu'on ne peut pas exclure aujourd'hui. Est-ce qu'il y a une se une autre possibilité qu'on peut pas exclure et dont on a parlé aussi plusieurs fois ?

C'est ce fameux article 16 de la constitution. C'est plein pouvoir que Emmanuel Macron pourrait s'attribuer. Alors, vous avez entièrement raison, c'est une possibilité, c'est une arme constitutionnelle.

Euh est-on vraiment aujourd'hui en France dans la situation de l'utilisation de l'article 16 ? C'est pas sûr. Il y a peut-être d'autres choses à faire avant, on va dire.

En tout cas, on peut utiliser toutes les tous les leviers que vous citez avant. On n' pas l'impression en tout cas que la France soit au bord d'une situation insurrectionnelle. H il y a une crise parlementaire, il y a une crise politique.

Hm hm. Mais toutes les autres voies n'ont pas été étudié pour éviter une crise institutionnelle. Alors que vous voyez hein, c'est la c'est un peu la coue donc vous met pas forcément parce que je crois que c'est Xavier Bertrand qui il a maintenant urgence à ce qu'il se remettent à présider notre pays.

Il y a urgence à ce qu'il se remettent à présider notre pays. Et donc il doit parler. Est-ce que vous sentez responsable doit parler maintenant ?

Est-ce que vous sentez responsable ce matin ? So qui est le responsable de cette situation c'est Emmanuel Macron la décision de la dissolution. Alors c'est à lui de réparer cette faute.

C'est lui le responsable déjà dans un premier temps, il doit parler. À partir du moment où il a indiqué qu'il entendait aller jusqu'au bout de son mandat, il y a maintenant urgence à ce qu'il se remette à présider le pays. Et il doit parler là dans les heures qui viennent.

Les Français ont besoin de savoir. Il y aura une dissolution. J'ai toujours dit une chose, c'est qu'on est dans un pays où il a été élu pour 5 ans.

Il a dit qu'il entendait aller jusqu'au bout de son mandat. Alors maintenant, il faut bien qu'il comprenne une chose. La politique internationale, c'est important, mais la conduite des affaires du pays, l'intérêt des français, c'est encore plus important.

Et donc très clairement aujourd'hui, il faut que le président de la République se remette à présider le pays et qu'il nous dise dans les heures qui viennent comment il entend faire, comment ils faire. Ça peut pas être une affaire de communiqué. Laissez-moi passer, s'il vous plaît, messieurs.

Laissez-nous passer. Laissez-moi s'il vous plaît, messieurs dames. S'il vous plaît.

S'il vous plaît, messieurs dames. Merci, madame. Attention, madame.

Merci. Vous êtes candidat, monsieur Bertron ou Messieur dames, laissez passer. Messieur dames.

Candidat, monsieur, s'il vous plaît. Premier ministre pour 12h. Merci beaucoup.

Le président de la République doit parler. Xavier Bertrand demande au président de s'exprimer. Ça on peut l'attendre d'ailleurs dans les dans les prochains jours alors que il y a une nouvelle arrivée.

On va voir qui c'est parce que là voilà c'est l'heure où arri s'exprime ce que je peux ce que je peux. Voilà pour une rotaille qui ne s'exprimera pas en tout casque ça paraît logique effectivement ou une grande une grande coue en tout cas devant le siège des des des républicains. Xavier Bertrand dit Emmanuel Macron doit parler.

Est-ce que on peut s'attendre à ce que Emmanuie Macron parle ce soir à à 20h ? Ça paraît assez logique. Ça paraît logique.

Ça paraît euh important essentiel. Ex Bertrand a raison. Quand on parlait avec les les élus, beaucoup nous disaient que dans dans les circonscriptions, quand ils allaient sur le terrain, les gens étaient inquiets ou en tout cas étonnés du silence d'Emmanuel Macron depuis la démission de de François Beou.

Il n'a pas pris la parole. La seule fois où il a pris la parole, c'était pour parler euh de la Palestine et d'Israël. Oui.

Certes, c'est très important. C'est un sujet de l'isé du président de la République, il y avait la l'assemblée générale de l'ONU. Donc c'était important mais il il y avait il y a cette incompréhension qui montait dans le pays et qu'on voyait qui se traduisait dans les les enquêtes de popularité où le le président était toujours en calminé.

Je crois que ça c'est Gérard Larchet. Grearcher qui est en train de marcher et je pense qu'il s'était un peu bousculé par tout le monde. On vaécouter.

Mais j'ai pas vou pas touché. Écartez-vous. Bon, vous voyez qu'il y a une belle coue en tout cas devant le chef GLR.

Beaucoup de journalistes qui qui attendent. Euh une petite image euh Carl, c'est cette image là. C'est celle d'Emmanuel Macron qui est en ce moment euh au panthéon.

On l'entend pas. Il prépare la pentilation de Robert Binter. Robert Bter ou qui est un moment important qui est un moment très important cert mais ça ça paraît aussi un peu deux agendas qui se télescopent.

Ça paraît un peu surréaliste. Il y a effectivement quand vous mettez les deux images côte à côte la coue devant le les LR et là ce calme autour de du panthéon parce qu'évidemment toutes les rues ont été barrées et cette préparation de cérémonie. Euh il faut faire attention parce que on voit bien voilà ce contraste d'image qui est peut-être aussi cherché par l'Élysée, mais euh les Français se contentent plus d'imagi.

Enfin voilà, ils veulent savoir où le président va les emmener. Oui. Qu'est-ce que va-t-il se passer ?

Qu'est- Qu'est-ce qui qu'est-ce qui va changer ? C'est c'est la question euh qu'on se qu'on se pose aussi, hein, forcément. Qu'est-ce qu'est-ce qui va changer ?

Est-ce que déjà on se rappelle hein, beaucoup de gens disaient finalement c'est pas vraiment un événement ce ce romaniment ? Euh dans le sens dans le sens je où les français étaient habitués, c'est moins un événement queil y a euh 1 an par exemple. Non, là là où vous avez raison, c'est pas un événement au sens où beaucoup de ministres allaient rester.

On le savait. Euh et c'était d'ailleurs un moyen d'assurer la stabilité aussi, de dire après tout euh les ministres sont là, ils connaissent leur dossier, du moment où ils seront de nouveau opérationnel, ça va aller vite et et ça tout ça peut s'entendre euh parce que dès que vous nommez quelqu'un euh de nouveau à la place de de l'ancien, bah fatalement, le temps de prendre les dossiers, de les mettre en place, de s'approprier des choses, bon ça on perd toujours un peu plus de temps. Or là, il y a une urgence, c'est qu'il faut que la France ait un budget.

Il y a des délais qui semblent incompressibles. Euh on est on va on va forcément les dépasser là. On va être hors hors délai pour le budget.

Oui, c'est normalement c'est le 15 octobre, c'est ça ? Voilà. Donc euh dernier délai en plus euh voilà.

Donc là, le budget, il avait été envoyé au conseil des des finances, mais euh il y a un nouveau gouvernement qui va arriver, il va y avoir un nouveau premier ministre. Et selon les hypothèses que l'on avait, si c'est quelqu'un du socle commun, bah a priori, il peut reprendre la copie de Sébastien Lecnus. Si c'est une personnalité de gauche, il va vouloir le changer de du tout tout tout et si c'est quelqu'un de la société civile également.

Est-ce que Carl je peux vous demander de vous mouiller, de me dire à votre avis qu'est-ce qui pourrait se passer dans les jours à venir pour le système politique français ? C'est pas facile cette question, je sais. Mais bon, non, mais elle est impossible.

On qu'est-ce qui est le plus probable finalement selon vous ? On peut je peux le tourner comme ça sinon ? Alors oui, disons qu'on peut on peut qu'est-ce qu'Emmanuel Macron préférerait ?

Voilà. Si si si je vous m'autoriser à reformuler vos questions, il y a pas de souci. En tant que bonjour politique, vous vous faites comme les politiques, vous reformulz mes questions.

Très bien. Vous venez avec vos questions, je viens avec mes réponses. C'est ça comme disait George Marchet.

Euh bon, on sait qu'Emmanuel Macron par rapport aux trois hypothèses qu'on évoquait tout à l'heure rejette rejetait jusqu'à dimanche la démission euh sa démission. Il n'avait pas envie non plus de recourir une nouvelle fois à la dissolution pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il sait le résultat que ça risque de produire et que il avait pas envie de se retrouver en cohabitation de de cette façonlà et puis surtout avec son socle commun qui serait très réduit.

Le l'autre élément c'est que une fois que vous vous avez fait la dissolution, vous ne pouvez plus redissoudre pendant 1 an. Hm hm. Donc ça ça complique aussi les choses à partir du moment où il y a plus de il y a pas de majorité absolue dans la nouvelle assemblée et que derrière la question qui se pose c'est bah de nouveau on a des blocages donc le comment on débloque on en revient à la démission donc les deux sont un peu liés.

Il reste une autre hypothèse. Ce qu'on nous disait à l'Élysée ces derniers temps, c'était que Sébastien Lecnu n'était pas la dernière carte euh d'Emmanuel Macron qu'il avait d'autres cartes possibles. On en revient. euh un un premier ministre technique.

Donc voilà, un format, quelqu'un qui n'a pas d'antécédent avec des partis politiques, qui n'a pas de de difficultés. C'est au fond ce qui on a parlé du président du CE par exemple. Oui.

Alors, la carte a déjà été un peu jouée et ça ça a été un pétard mouillé le voilà, ça a pas duré 24 heure. Non, là on parle plutôt de de personnalités comme François Villerroi de Galot, des des des économistes qui pourraient dire voilà mais est-ce que ça fonctionne avec une assemblée qui est très politique avec laquelle il faut passer des compromis ? C'est pas sûr plus.

Et il y a la dernière solution qui était d'ailleurs un des arguments mis en avant par Bruno Rotaillot et ses équipes hier lors de la vidéo qui était si on ne participe pas au gouvernement, si les LR n'y sont pas Emmanuel Macron appellera quelqu'un de gauche et vous aurez la gauche au gouvernement. Et s'il y a la gauche gouvernement, c'est-à-dire ça devient euh là une augmentation d'impôts encore plus forte, euh la réforme des retraites qui est des tricoter, euh l'immigration dont on sait que pour le coup euh ils seront moins sévères sur euh sur les règles d'entrée. Et est-ce que c'est ça que voulaient les les LR ?

Donc il y a toujours cette cette carte là. Hm hm. Sachant que en appelant par exemple un gouvernement, un premier ministre qui serait proche des socialistes, vous n'avez pas la garantie que ce gouvernement ne tombe pas non plus dans dans quelques semaines parce que d'abord et lesfi n'en voudra pas, ne participera pas.

Donc est-ce qu'elle soutiendra malgré tout ? Si si n'a pas voulu d'un gouvernement comme celui-ci, on l'imagine mal accepter un gouvernement avec des premier ministres, un premier ministre socialiste. Complètement.

La question qui se posera après pour LR, c'est s'il y a une motion de censure euh des RN, est-ce qu'il vote la motion de censure des possé ? on rentre dans dans d'autres considérations, d'autres calculs. Euh tout ça pour pour montrer et malgré tout répondre à votre question en en partie on arrive à à de nouveaux blocages.

Oui. Rien ne peut déboucher que sur des blocages et c'est ça le problème aujourd'hui. Et il faut trouver la solution.

Merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous. On va vous laisser avec ces images François Barin qui arrive et il y aura Guillaume Tabar qui sera avec nous en plateau dans un instant. à tout de suite.

Voilà. Merci. Vous êtes pas trop non. [Musique] Je laisse 5 minutes là.

Je suis là, je suis là. Nous sommes toujours devant le siège des républicains. Je suis maintenant avec Guillaume Tabar.

Bonjour Guillaume. Bonjour Rassant. Merci d'être avec nous.

Jouriste au service politique du Figaro éditoraliste politique. On va revenir avec vous sur ce qui s'est passé. On est toujours devant le siège DLR.

D'ailleurs, on l'a appris, c'est Bruno Rotaillot qui va s'exprimer à 13h au JT. Donc cette réunion va durer finalement moins d'une heure. On le comprend bien.

Euh aujourd'hui, Guillaume, qu'est-ce que vous avez quelle était votre réaction ce matin quand vous avez appris que Sébastien Cornu démissionnait ? Ce matin, je dirais c'était pas une surprise. On sentait enfin la vraie surprise, elle était hier à les suite de la nomination du gouvernement et la réaction quasi immédiate de Bruno Rotaillot estimant que le contrat n'était pas n'était pas rempli.

Dès hier soir, on sentait bien que ce gouvernement ne pouvait plus tenir que l'air euh enfin était maintenant dans une spinérale qui allait les conduire à sortir du gouvernement. Bon et on voyit bien que Bruno que Sébastien Lecnu ne pouvait plus tenir. Alors il a choisi dès ce matin bah de prendre les devant en quelque sorte.

Vous voyez LR et Bruno Rotaillo se préparaient sans doute à annoncer comme ils vont le faire à la mi-journée qu'il quittait le gouvernement. Sébastien Lecnu a juste cherché à les prendre un peu de cours et à à prendre les devants et en annonçant ça sa démission. Mais une fois encore, depuis hier soir, il était clair que ce gouvernement ne pouvait pas tenir.

Il pouvait pas tenir parce que on on voyait bien déjà que et le PS et le RN avait décidé une censure immédiate. Donc en tout en tout état de cause, la censure allait arriver au plus tard à l'issue du discours de politique générale qui était prévu demain mardi. Donc on aura une censure dès mercredis ou dès jeudis.

Euh là encore, Sébastien Cornu n'a fait qu'anticiper un peu une science qui était maintenant inévitable. H Jean-François Copé qui arrive en ce moment, il ne s'exprime pas. Voyez, c'est toujours la co énormément de gens, c'est très attendu forcément.

Est-ce que on le comprend Bruno Raillot dans sa décision de il a discuté toute l'après-midi avec toute l'après-midi ? Non, mais on a entendu qu'il a discuté pendant 1 heure et demi avec Sébastien Lecnu. Il est nommé au gouvernement avec d'autres LR.

Finalement, il dit que le compte n'y est pas. Oui. Alors, l'histoire de cette journée dimanche restera à faire.

Il faudra vraiment que l'ensemble des protagonistes nous explique leur donne la version et qu'on arrive à les recouper et qu'on voit si elles sont concordante ou pas. Il semblerait en tout cas que Bruno Rotaillot, en tout cas c'est ce qu'il a pu confier autour de lui, n'avait pas été informé de l'animation de Bruno Lemire au ministère des des armées. Bon, je pense que le seul choix de Bruno Lemire est plutôt l'allumette qui met le feu au poudre que que la cause profonde.

Voilà, on voyit bien qu'il n'y avait plus de confiance au sein de ce socle commun. Euh si c'est si c'est le cas, c'est si effectivement Sébastien Lecnu n'avait pas informé Bruno Lemire du Bruno Rotaillot voy perd dans les Bruno donc c'estement c'est la fête aujourd'hui en plus euh si Sébastien le Cornu n'avait pas informé Bruno Rotaillot du retour de Bruno le maire on comprend que le ministre d'intérieur l' eu mauvaise. ce qu'on a un peu plus de mal à comprendre et moi je je n'ai pas encore obtenu la réponse et ça para quand même curieux que Bruno Rotaillot ne s'assure pas auprès du premier ministre de la composition complète du gouvernement important soit il soit il soit il ne s'en est pas informé bon ce qui serait étonnant soit Sébastien CU lui aurait menti parce qu'il y a pas d'autres solutions.

Dans dans les deux cas, c'est pas glorieux ou pour l'un ou pour l'autre, mais il y a Est-ce que le coût aurait pu être prévu aussi en se disant on y va et ensuite à 21h15, on on fait ce couplà pour nous montrer que on ne veut pas être dans un gouvernement comme ça. Ah bah ben non, on va dire que il y a ça paraît aberrant de dire on accepte d'aller au gouvernement et une fois que le gouvernement dire non finalement on accepte plus. Il faut bien qu'il y a un élément qui qui viciait le qui viciait les choses.

On voyait bien qu'au sein de LR, il y avait un peu de ligne. D'ailleurs, lors de la réunion qu'ils ont organisé dimanche en début d'après-midi, le revoqué, lui, s'était prononcé pour la sortie du gouvernement, mais il était minoritaire. Il avait dit "Bon ben, je me rallie à la position majoritaire qui était de on y va." Donc, il y avait une volonté exprimée majoritairement au sein de l'air dire "OK, on accepte de jouer le de jouer le jeu de ce de ce gouvernement." Voilà, une fois encore l'arrivée de Bruno le merci un peu les choses mais voilà monre bien quand même que la confiance tenait décidément à très peu de choses pour que sur une nomination aussi symbolique soit-elle tout est tout explose.

On a entendu Sébastien Lecorn parler ce matin à 10h45. Qu'est-ce que vous en avez retenu ? Quelques phrases tous les parties ont fait comme s'ils avaient la majorité absolue.

Il faut toujours préférer son pays à son parti. Oui. Alors, Sébastien Cornu a a listé trois motifs pour lesquels finalement les choses n'avaient pas n'ai pas tenu.

Ces trois motifs, il mettait en cause tous les autres partis. Mett en cause indirectement Bruno Rota, il mettait en cause la gauche, il mettait en cause le RN et cetera. Euh pas lui-même alors qu'on a sentiment en écoutant Sébastien le Cornu que voilà, il n'y a eu aucune erreur commise de son de son côté.

Bon, moi ce que je constate juste c'est que lorsqu'il est nommé à Matignon, c'est pas si que ça c'était il y a 27 jours, Sébastien Lecnu disait que le préalable à tout le prê à tout, y compris le prêlable à des négociations avec d'autres acteurs d'autres partis politiques en l'occurrence le PS, c'était de consolider le socle commun à tout le moins où il ne l'a pas fait, où il n'a pas réussi à le faire. C'est ce qu'on voit aujourd'hui. En tout cas, le sec n'a été en rien euh consolidé.

Est-ce que du coup ça pose la question de ce n'est pas possible finalement de créer un gouvernement avec ces conditions-là ? Depuis le début, on voit bien, on a une assemblée nationale sans majorité, sans majorité absolue, mais ça c'était déjà le cas en 2022, mais sans majorité relative. Bon, il a fallu juste composer ce socle commun qui a permis qu'on ait une collition qui soit simplement la plus nombreuse euh au sein de l'hémicycle, le les anciens partis macronises, enfin Renaissance, Horizon et le modem plus LR, ça faisait quand même plus que les composantes du nouveau Front populaire.

Il était donc légitime, normal que ce soit dans cette coalition qu'Emmanuel Macron cherche un premier ministre. Euh voilà, mais à l'arrivée, ça n'a pas ça n'a pas suffi. Euh qu'est-ce qu'il lui reste comme cartouche aujourd'h Emmanuel Macron ?

Finalement, bah pas beaucoup. Euh pas beaucoup, j'en seraiis presque dire aucune. Euh prenons euh ce qui pourrait être sa tentation première hm h de rechercher un nouveau premier ministre.

Franchement, il a essayé trois premiers ministres, un LR, un modem, un Renaissance avec le même socle commun. Les trois ont échoué. On voit mal par quelle magie une 4e personnalité issue du socle commun d'un seul coup deviendrait capable de de d'obtenir une majorité, de faire adopter un budget, de tout simplement de composer un gouvernement.

Donc la solution de renommer un nouveau premier ministre à périmètre constant, je n'y crois pas. Ça n'est pas dire que ne va pas le tenter, mais en tout cas si c'est le cas, ça durera aussi longtemps qu'a duré Sébastien le Cornu. Et n'oublie pas que pendant ce temps-là, ben les déficites continuent de s'aggraver, la dette continue de de de de s'envoler et aucune réforme ne sont faites dans le pays.

Euh se retourner vers l'assemblée en cherchant d'autres majorités. Bon, on sait que une majorité avec le RN, ils n'en veulent pas. Bon, c'est un voilà, c'est le c'est leur choix. le nouveau Front populaire.

D'abord, ils sont moins nombreux encore que le socle communant. Bon, ensuite, on a cru percevoir ces derniers temps qu'entre LI et le reste de la gauche, c'était pas le grand amour. On les voit mal aujourd'hui la gauche.

Oui. On voit bien ce que curieusement Jean-Luc Mélenchon qui traitait il y a encore quelques heures les socialistes de sociêtres de vendu à Macron. C'est s du simple fait d'aller de discuter avec Sébastien le Cornu.

Alors à l'instant Jean-Luc Mélenchon vient de proposer à tous les partis du NFP de se voir pour examiner ensemble ce qu'ils pouvaient faire. Va-t-on vers une reconstitution du nouveau Front populaire ? Je vous coupe parce que Valérie P arrivé.

On va essayer, on va l'écouter qui concerne les Français, un référendum sur l'immigration, un référendum sur le rétablissement des finances publiques. Je crois que aujourd'hui il faut donner la parole attention derrière vous. Attention.

Est-ce que vous êtes prêt ? Vous êtes prêt en cas de dissol laissez-moi rentrer. Laissez-moi passer.

Vous m'avez caché la porte. Vous voyez, c'est toujours la co devant les républicains, devant chez les républicains avec Valérie PCR qui est arrivé ça. Alors, on parlait juste avant de scénar pour Emmanuel Macron. pour rechercher une personnalité dans le socle commun.

On voit mal commence à pas aboutir. Un premis PS risque d'être censuré par insoumis et on voit mal un Bruno Retaillot accepter parce qu'il faudrait que les LR soient d'accord avec un premier ministre du PS. On voit mal comment il pourrait être d'accord s'il a déjà euh Oui.

Donc en clair, je pense que toute solution à périmètre constant l'Assemblée nationale n'a aucune chance, strictement aucune chance euh d'aboutir. Dès lors, il y a une solution qui est quand même réclamée par un nombre d'acteurs depuis depuis maintenant plusieurs plusieurs semaines et on voit mal aujourd'hui comment elle peut éviter, c'est bah de revenir vers les électeurs en leur demandant d'élire une nouvelle assemblée nationale. de dissoudre.

C'est paradoxal que Emmanuel Macron est dissou au moment où il en avait le moins intérêt, au moment où ça se justifiait le moins et qu'au moment où je dire c'est la solution qui s'impose, il semble avoir du mal à s'y résoudre. Accepté d'ailleurs regarder ça c'est le sondage, on a posé la question aux du Figaro depuis ce matin. Après l'admission de Sébastien Lecnu, Mcrond doit-il dissoudre l'Assemblée nationale ? et bien plus de 80 % 87 % des internautes je pense qu'on a posé la question plusieurs fois internautes depuis on était toujours aux alentours de 605 là aujourd'hui je pense que est-ce que les Français se disent alors c'est le Figaro bien sûr ce n'est pas représentatif forcément enfin je je pense que enfin dans tous les camps aujourd'hui tout le monde dit bah il faut bien faut bien retourner retourner vers le vers les écteur il y a que d'autres solutions maintenant hein ou c'est une dissolution bon c'est une démission où on se tourne vers Emmanuel Macron lui-même on a que comprendre qu'Emanuel Macron n'avait pas envie d'abréger son son mandor et après tout c'est c'est c'est le jeu des institutions, il a été élu pour 5 ans et puis bon un président de la République contre la démission là ça ouvre une autre une autre crise mais une enfin ce qui est terrible c'est que vous voyez on est toujours dans les dans les répliques du séisme du 9 juin 2024 cette désolution incompr incomprise et incompréhensible et qui voilà Bah en essayant toujours de de de retravailler à partir de du fruit de cette dissolution, bah on arrive à aucun autre résultat possible.

Donc on en sort pas effectivement. Et puis cette cette démission Emmanuel Macron, lui ne veut pas en entendre parler. Il le dit depuis le début.

Est-ce que sur ça, il peut changer d'avis plutôt que de dissoudre ? Ah bah je pense à l'évidence qu'il préféra dissoudre plutôt que de démissionner. à l'évidence et par choix personnel, mais aussi il faut le dire euh par souci quand même un minimum de de presque de respect des institutions.

Vo bien que l'ordre des l'ordre des des des événements, c'est une dissolution d'abord avant d'envisager une une émission. Mais après tout, enfin voyez le le 9 juin 2024 à 20h à 20h et moins quelques secondes, personne personne personne à part lui n'imaginait une qu'on puisse arriver une solution. Donc aujourd'hui je rappelle sa phrase, je ne prendrais pas de de décision nationale sur un scrutin ou donc aujourd'hui tout est tout est possible.

Ce qui est clair, c'est qu'aujourd'hui on a une nation totalement bloquée. H bon et que on est paniquement dans un blocage politique. On est dans un pays que là on a vu que dans la dans la seconde même de la démission de Sébastien Lecnu, la bourse a dévissé et là c'est pas uniquement une question de de de niveau des actions, c'est une question de de perte de confiance dans dans dans la France tout simplement hein.

Donc on voit mal les investisseurs aujourd'hui se précipiter en France. Euh voilà le le la France quand même dans une situation politique, économique, financière sans parler des des problèmes sécuritaires et identitaires qui est absolument euh effroyable depuis un an et demi, c'est l'immobilisme et qui euh non c'est c'est pas l'immobilisme, c'est une dégradation accélérée. Je Oui, je veux dire, personne ne ne prend des décisions.

Euh la dette telle qu'elle était le le au 9 juin 2024, le fait que Michel Barnier n'ait pas pu faire adopter son budget, le fait que François Baurou n'est pas réussi à faire adopter son plan d'économie, le fait que Sébastien Lecnu n'ait pas réussi à composer un gouvernement, bah pendant ce temps-là euh les marchés, le le le la vie du la vie économique du pays, elle n'attend pas les bras croisés. Elle constate que la France aujourd'hui est un est un pays en situation très très grave. une une petite image qu'on a eu ce matin, c'est Emmanuel Macron qui était aux invalides pour préparer la pentée d'initation d'Élisabeth et de Robert Badinter.

Euh on voit quand même à à ce moment-là que il y a une certaine, comment dire ça ? Euh un certain contraste entre ces deux images de ce qu'il fait là. Alors c'est important forcément mais on a deux agendas qui se télescopent.

Oui, et c'est vrai qu'on a vu en Emmanuel. Alors, je suis le premier à à croire à l'importance de de de l'histoire, l'importance de la commémoration, l'importance des des anniversaires qui est de de des événements qui ont qui ont structuré le euh le le pays. Euh mais je trouve qu'on a vu ces dernières années Emmanuel Macron saisit d'une d'une obsession commémorative.

Je dire que le les pantéisation, il y en a eu il y en a eu Tiigot depuis que depuis qu'il est président de la République. Euh voilà. Et très bien, il honore il honore Robert Badinter.

Il l'avait déjà honoré après son décès avec une grande manifestation Place Vandô. Euh il remet le couvert avec sa pantonisation. Bon très bien.

Mais gère que j' quel que soit le le le respect que l'on peut avoir pour Robert Inter, je pense que le sort du pays ne dépend pas d'une pantonisation d'un ancien garde des saut ayant aboli la la peine de mort. Donc voilà, il y a il y a il y a ce décalage des images qui est qui est quand même assez assez troublant. Emmanuel Macron, on avait c'était Xavier Bertrand qui en parlé tout à l'heure.

Emmanuel Macron doit s'exprimer, doit parler. Est-ce que on peut s'attendre aujourd'hui logiquement à ce que le premier le président pardon prenne la parole ? Écoute, écoutez, au dernier coup de son de passer là il y a quelques minutes auprès de de de ces de ces conseillers, il disait il nous répondait que rien n'était encore prévu, rien n'était encore décidé.

H bon euh voilà, onimagine pas qui enfin surtout lui si si bavard lui qui d'une manière ou d'une autre parle à j'allais presque dire à tout bout de champ, il serait quand même curieux pour ne pas dire stupéfiant qui n'ait aucune parole officielle à la suite de la démission de son 7e premier ministre de son et de la chute de son 3e premier ministre en un an. Oui, parce que sinon en fait c'est quoi le le programme, on va dire, c'est quoi le qu'est-ce qui doit se passer demain ? Il devait y avoir le discours de politique générale, il a plus de politique générale, il y a plus de gouvernement.

D'ailleurs, qui est aux affaires aujourd'hui ? Est-ce que c'est les anciens ou les nouveaux ministres ? Écoutez, faudrait demander au constitutionnalistes, mais hier, il y a eu un décret de nomination du de gouvernement.

Donc, les ministres qui ont été dont le nom a été proclamé par le secrétaire général de l'Élysée hier ont bel et bien été nommés. Donc ils sont ils sont ministres même si les passations de pouvoir n'ont pas eu formellement eu lieu. Mais ça c'est un acte symbolique mais l'acte officiel qui désigne un ministre c'est le décret de nomination au journal officiel.

Il a eu lieu. Donc alors nous parlons Bruno Leire est ministre des armées, ministre des missionnaires des armées depuis que c'est assez inconnu à présenter cette émission mais voilà mais effectivement alors on suivra ça bien évidemment. À votre avis, est-ce que c'est très compliqué, je sais, de faire de la politique fiction, de prendre des paris, mais selon vous, qu'est-ce qu'il qu'est-ce qui est le plus probable d'arriver ?

Est-ce que finalement c'est cette dissolution ? Je je ne saurais pas dire euh je ne saurais pas dire là, j'aurais presque en dire que la rationalité, j'irai presque au-delà en disant le bon sens euh pousserait à une dissolution, la mesure où on ne voit pas aucune solution alternative. Mais euh lorsque l'hypothèse d'une censure de Sébastien Lecnu était évoquée avant l'épisode d'hier euh autour d'Emmanuel Macron dit bah si si Sébastien le Cornu censuré bien on se retournera vers quelqu'un d'autre on recherchera un autre un autre premier ministre.

Donc je ne juraiis pas 100 % qu'Emmanuel Macron ne cherche pas à nouveau une autre solution pour pour Matignon. Est-ce que les parce que la question la raison entre aussi de ça c'est 2027 qui est dans toutes les têtes. Est-ce que finalement c'est pas aussi ça le problème ?

On en parle aussi depuis le début de ça, c'est que dans 2 ans, un peu moins de 2 ans maintenant, il y a une élection présidentielle et en fait on peut pas faire un gouvernement quand on est à un an et demi d'une élection présidentielle. Bah je vois pas pourquoi. Enfin en tout cas non mais avec des ambitions qui ont l'air de d'être trop présent. en ça non mais ça enfin c'est pas nouveau.

De depuis qu'il existe l'élection présidentielle au suffrage universel c'est depuis 1965 he ça quand même maintenant 60 ans plus de 60 ans bah il y a toujours eu des aspirants élections présidentielles des leaders politiques qui avaient des des pensées des arrière-pensées des plans, des projets et cetera. Oui, la vie politique a toujours tenu compte du jeu des ambitions. Bon euh là si euh si on arrive pas trou à trouver gement, ça n'est pas uniquement parce qu'il c'est pas parce qu'il y a une élection présidentielle dans 2 ans, c'est parce qu'il y a une élection législative il y a un an qui a donné le résultat que l'on sait.

Il y aura peut-être des élections législatives bientôt. Je vous rappelle la question du jour après la démission de Sébastien Cornu. Emmanuel Macron doit-il dissoudre l'Assemblée nationale ? 87 % des internautes sont d'accord.

On imagine que du côté des parties euh aussi ça doit chauffer en tout cas ça doit travailler même si ça c'est c'est c'était le cas avant pour se préparer en cas d'échéance. Est-ce que tout le monde arriverait prêt ? Alors tout le monde se prépare depuis depuis ce matin.

Euh voyez même dès hier soir par bah Renaissance he le parti l'expti macroniste aujourd'hui le parti de Gabriel Atal dès hier soir il nous disait bah oui on se prépare à une nouvelle campagne le légative. Euh tous les partis maintenant sont dans les starting block pour euh pour préparer une éventuelle campagne avec peut-être aussi le souvenir de de 2024 où tout le monde n'était pas prêt à commencer par le rassemblement national euh l'épisode pour le quoi servi de leçons et euh je crois que maintenant chacun euh anticipe les surprises et euh avait à cœur de se de se préparer. Oui.

Et vous avez parlé aussi de de Jean-Luc Mélenchon, on le disait souvent, les accords politiques à gauche, ça va très mal quand ils ont été faits, mais avant les avant les accords, tout là là, on risque de enfin on va avoir un nouveau NFP en cas de nouvell législative. Ah c'est très prévisible. que pendant des mois, des mois et des mois le PS nous nous jurait que ça y est l'alliance avec c'était fini, que Jean Mélenchon avait franchi trop de liges rouges que voilà que soit ses positions sur Gaza ou autres et cetera, on peut plus vraiment on peut plus travailler avec lui.

Évidemment, lorsque les intérêts électoraux sont en jeu, on voit on voit revenir les les alliances. Voilà les les mêmes qui avaient invoqué un front républicain il y a un an. Aujourd'hui, n je suis préparé, n'auront aucune difficulté euh à refaire une alliance avec un dont on peut pourtant mettre en cause aujourd'hui la la dimension républicaine, en tout cas dans la définition telle que telle que eux-mêmes la la prennent.

Une autre alliance aussi, regardez ça, c'est un message de Marion Marichal Le Pen sur Twitter. Retour aux urnes, on veut initiative coalition des droites maintenant. Est-ce que c'est une possibilité aussi ?

Alors cette fameuse union des droites euh jusqu'à présent aucun des deux acteurs majeurs n'en voulait. Marine Le Pen a toujours dit qu'elle ne croyait pas en l'Union des droites, notamment pour les raison simples, c'est que elle pour elle son parti, le Rassemblement nationale n'était pas un parti de droite. Bon euh voilà donc elle disait "Bah non, moi je je suis pas là pour faire l'union des droites, je suis là pour faire une union euh une union du peuple et cetera." Bon donc elle ne voulait pas entendre parler d'alliance avec LR. symétriquement euh elle est restée aussi euh euh j' prisonnier de de ce de ce de cette euh de ce mur infranchissable qui avait été dressé avec le Front National puis leur Assemblage nationale et en excluant à tout prix euh toute hypothèse de de d'alliance.

Bon, il preuve c'est que elle arrivait toujours préféré des alliances vers sa gauche en l'occurrence vers Emmanuel Macron que vers sa droite en direction de de Marine Le Pen. Là ils viennent eux-mêmes de rompre avec Emmanuel Macron. H marrant.

Ce qui est sûr, c'est que même avec des législatives, LR ne pourra pas gagner seul. Oui. Alors, c'est donc pour LR, la question de la stratégie électorale va se poser.

C'est c'est aussi ça la question en cas législative parce que on a des sondages qui sont sortis récemment sur le sujet. Est-ce que en cas d'ctionion législative, on aurait une assemblée nationale qui ressemblerait à celle d'aujourd'hui ? On le sait pas.

D'abord par définition législative euh ça joue au second tour donc ça dépend qui qui reste présent. Le républicain ait plutôt bien marché on le rappelle la dernière fois. Oui.

Euh enfin oui, on est enfin le précédent de 2024 doit nous inviter à à la plus grande prudence sur la suite en 2024 avec un fond national qui était sorti je crois à 33 % au premier tour, chacun imaginé qu'il dépasse ou à tout le moins qu'il approche de la majorité absolue, il en a été très très très loin. Bon donc là qu'est-ce qui va se passer ? Personne ne sait que et ben on suivra ça effectivement beaucoup d'incertitude forcément mais vous restez avec nous toute la journée sur le site du Figaro.

On vous fait vivre cette grande journée politique qui se déroule en France en ce moment. Je vous laisse avec ces images des républicains. Merci je peux pas bouger.

Bonjour une grosse taille V Oui. [Musique] que là ça se met en place pour le pas faire est-ce que tu peux tu peux les prévenir s'il vous plaît dire que moi là je Oui oui oui avec toute connais Je demandais si je pouvais le pas mal leur consacre à un dictionnaire amoureux et savoureux. Ce sera la dernière mais pas la moindre des conversations de ce nouveau numéro spécial de point de vue. [Musique] Bonjour Bordas.

Bonjour Vincent. Sébastien Lecornu s'est exprimé ce matin. On va l'écouter.

Être Premier ministre est une tâche difficile, sans doute encore un peu plus difficile en ce moment, mais on ne peut pas être premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. depuis 3 semaines. Pourtant, j'ai bâti tenté de bâtir les conditions pour lesquelles nous pourrions faire adopter un budget pour la France, pour l'État, mais aussi pour la sécurité sociale et répondre à quelques urgences importantes qui ne peuvent pas attendre. 2027, l'élection présidentielle, je ne veux pas toutes les citer mais on le sait. sécurité du quotidien, les questions liées au pouvoir d'achat et au travail, la Nouvelle-Calédonie, les armées dans un contexte international difficile et tant autre sujet.

Wi Bordas, est-ce que le palais bourbier a eu la peau de Sébastien le Cornu ? avant même qu'il y mette les pieds. Oui hein, la réponse est très claire et je pense que surtout euh aujourd'hui c'est ce sont les les parties qui ont eu la peau de de Sébastien le Cornu.

Euh on a vu le PS qui n'a qui n'a cédé finalement sur rien. On a vu euh LR absolument intransigeent. Euh donc aujourd'hui finalement il il a même renoncé euh politique générale, ce qui est quasiment du jamais vu.

Un gouvernement de de moins de 24 heures. Hm. Euh justement, il est revenu sur cette sur cette question malgré et les concessions qu'il avait faites jusqu'à présent, on l'écoute, on y revient juste après.

Ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain pour trois raisons. La première, c'est que précisément ces formations politiques ont fait mine parfois de ne pas voir le changement, la rupture profonde que représenté le fait de ne pas se servir de de l'article 49 de la constitution. C'est-à-dire que au fond, il n'y avait plus de prétexte pour une censure préalable.

En tout cas, il n'y avait plus de prétexte pour faire que les parlementaires refusent de faire leur métier de parlementaire, c'est-à-dire de discuter la loi, de l'amender et le cas échéant, de voter ou non un texte. Et cette rupture, je le dis, elle a été soulignée par un certain nombre d'observateurs, d'acteurs de la vie politique, certains opposants d'ailleurs qui le demandaient historiquement, mais elle n'a pas permis cette ce choc de se dire bah on peut faire différemment et on peut construire les choses différemment. Est-ce que la crise qui conduit à la démission de Sébastien Lecnu n'est dû qu'à des histoires d'ego ?

Non, je ne pense pas. Je pense qu'elle est surtout d à à une équation insoluble. Et c'est pour ça d'ailleurs que j'ai j'ai lancé ce livre il y a il y a un an et demi et qu'il est paru il y a il y a quelques semaines, c'est que aujourd'hui après les législatifs de 2024, il est impossible de gouverner.

Il est absolument impossible de gouverner. L'Assemblée nationale est coupée en trois. On a la gauche, on a la droite et le centre.

On a la la droite nationaliste, la droite nationaliste, le rassemblement national. Euh et en fait ces trois blocs ne sont pas d'accord. Donc il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Il est impossible de tenter de mettre ces gens d'accord, de tenter des des compromis, des consensus un peu un peu mou. Et on le voit bien, Michel Barni a essayé, euh il s'est fait censurer. Euh François Bairou a tenu quelques mois de plus mais il finalement il s'est fait censurer aussi.

Et aujourd'hui Sébastien Lecnu qui en moins de 24 heures abdient, c'est bien que il n'y a pas de solution euh à cette assemblée nationale. Le pays est devenu ingouvernable du fait de la dissolution et du résultat euh qui euh qui est sorti des urnes en en juillet dernier, enfin en juillet 2024. Donc aujourd'hui, très clairement le président de la République se retrouve dans une impasse.

Ouais. Mais euh finalement euh l'une des logiques euh à l'issue euh de l'élection législative de 2024 euh c'était que euh de nommer un premier ministre ou une première ministre de gauche, vu que cette coalition était la première coalition. Si d'aventure cette hypothèse on là on est en train de faire de la politique friction he donc on recourit à cette hypothèse dans la configuration des résultats de l'élection législative de 2024 est-ce que il pourrait y avoir une personnalité issue de la gauche et issue de l'ex nouveau front populaire et aurait-il aurait-elle une majorité ?

Je ne vois absolument pas le chemin. Euh soit cette personnalité sera trop à gauche, donc à tendance mélangchonniste et donc elle sera censurée de Gabriel Atal au Rassemblement national. Elle n'a pas de majorité ou soit cette personnalité est trop à droite pour les mélanchonnistes et trop à gauche pour le RN et LR par exemple.

Donc disons un Olivier fort et elle sera censurée également. Donc en fait, peu importe la configuration, vous pouvez nommer un premier ministre du Rassemblement national, vous pouvez nommer un premier ministre du nouveau Front populaire, vous pouvez nommer d'autres premier ministres macronistes, ça ne marchera pas. Il y avait un semblant de majorité, il n'y a plus de majorité.

C'est ça que vous êtes en train de me dire. Il n'y a plus de majorité et encore plus aujourd'hui, on on l'a vu dans la manière dont dont LR et et les macronistes se déchirent là de de depuis quelques heures. C'est ça qui est intéressant, c'est que on avait observé l'éclatement du Nouveau Front populaire.

Est-ce que on ne vit pas surtout en ce moment ou ces dernières heures celui de l'éclatement du socle commun ? Et voilà, la question c'est cette rupture qui est en train d'être opérée par les LR par Bruno Retaillot suite, on le rappelle à la nomination de Bruno le maire au poste de de ministre des des armées. Est-ce que est-ce qu'elle est durable ?

Est-ce qu'elle est elle est dans la durée ou est-ce que elle est elle est uniquement temporaire ? Est-ce qu'on a compris pourquoi puisque c'est le Figaro notamment qui a révélé également notre concert du parisien Marion Morg que Sébastien Lecnu n'avait pas dit à l'issue de l'heure et ennemi d'entretien que Bruno Rotaillot et Sébastien descorn ont eu ce dimanche après d'ailleurs la réunion très longue et très fournie apparemment DLR. Euh pourquoi est-ce qu'on sait est-ce qu'on a compris pourquoi Sébastien Lecornu n'avait pas voulu dire à Bruno Rotaillot, n'a pas dit à Bruno Rotaillot que Bruno le maire allait être nommé ministre des armées ? s'il lui ment par omission, je pense que c'est parce qu'il sait que c'est un sujet urtiquant pour les Républicains et d'ailleurs ça est pour on l'a vu depuis pour toute la classe politique de enfin toutes les oppositions en tout cas on a vu la réaction de la gauche et du Rassemblement national qui n'était pas pas moins violente que celle de Bruno Retaillot et DLR donc s'il le cache au terme de ces 1 heure et demi d'entretien quand même avec le ministre de l'intérieur c'est qu'il sait que cela va poser problème et qu'il se dit je pense que en dépit de de de de cette annonce euh mise sur le fait euh enfin mise mis devant le fait accompli au moment de l'annonce du gouvernement, Bruno Retaillot ne pourra pas faire machine machine.

Il y a une erreur de perception totalement à l'Élysée et à Matino. Il y a une erreur de perception euh sur le pourquoi LR est au sein du gouvernement. LR était au sein du gouvernement pour assurer la stabilité.

Il le répète depuis depuis la nomination de de Michel Barnier il y a il y a plus d'un an. Et en fait, il ils ne sont pas au gouvernement envers et contre tout. Et là, pour le coup, il y avait un élément trop purticquant, trop clivant pour qu'il pour qu'il puisse y rester.

Euh, on a observé donc on observe l'éclatement du du bloc major du socle Coma, mais à l'intérieur de ce cercle commun, il y a également un bloc majoritaire composé de Renaissance, le parti de d'Emmanuel Macron, de Horizon, le parti d'Edouard Philippe et du Modemme, le parti de François Baou. Et alors, est-ce que là aussi il y a pas un autre éclatement ? Est-ce que ce bloc majoritaire, enfin ce bloc central n'est lui pas aussi en train d'exploser ?

Plus rien ne semble tenir. Plus rien ne semble tenir. Tout semble exploser en vol.

Moi, j'ai l'impression qu'on est quand même à l'accé de de cette crise politique là. Comment se matérialise d'ailleurs cet éclatement du bloc majoritaire ? Ben, vous avez vu ne serait-ce que hier euh le nombre de réunions euh de chacun des groupes parlementaires, de chacun des partis euh euh composant la majorité euh qui ont eu lieu tout au long de la journée euh pour déterminer si oui ou non euh ils allaient soutenir le gouvernement le corps nu et faire partie de de cette majorité.

Ça prouve qu'aujourd'hui euh enfin c'est c'est finalement c'est c'est chacun pour soi. On est à on est à moins de 2 ans du début de la présidentielle. Euh chacun essaie de positionner son écurie euh du mieux qu'il le peut et donc aujourd'hui euh la situation politique euh les nouveaux gouvernements qui vont être nommés ne conviennent finalement à pas grand monde et chacun va essayer de de se pousser du coude en quelque sorte euh pour euh pour être le mieux placé en vue de 2027.

L'après Macron en fait est dans toutes les têtes et c'est ça, c'est cette dynamique qui explique l'issue de cette de cette crise enfin en tous les cas qui explique la crise actuelle. Ça veut dire que là aussi l'Élysée ou Matignon on n'ont pas mesuré réellement la situation. Moi, je pense que soit ils sont totalement déconnectés de ce que pensent les Français et et même les oppositions, hein, qui pourtant le leur crie voir les majorités, voir les majorités, le sujet urtiquant Bruno Lemire quandme, il est quand même assez euh Pourquoi tant de haine à l'égard de Bruno Lemire ?

Il y a il est en quelque sorte le ministre de l'économie des des des 1000 des 1000 milliards euh dépensés. ces dernières années et donc euh pas le seul responsable et donc non mais mais bon pour les oppositions, il est le diable et euh et et les LR non on on l'a bien vu ces ces derniers ces dernières heures, n'ont pas envie d'apparaître dans un gouvernement où il y aurait ce ce ministre Bruno Lemire qui qui en quelque sorte a une grande partie des critiques sur sa personne. Alors plusieurs questions.

D'abord sur les LR. Donc il y a eu un une longue réunion en début d'après-midi ce dimanche 14h30 16h30 au sein desquelles réunions en visio où ils ont débattu pour savoir s'il fallait participer ou pas au gouvernement. Une ligne a émergé, c'est celle de le renvoquer.

Enfin une ligne une décision a été prise, c'est celle de participer. C'était la décision majoritaire. Mais Laurent Voquier qui est le président du groupe à l'Assemblée, lui en tous les cas, d'après ce qu'on pouvait lire était contre.

À combien Laurent Voquier peut évaluer ses troupes à l'assemblée sur cette ligne là, sur cette ligne antietaillo participation au gouvernement ? C'est assez intéressant ce qui s'est passé hier finalement parce que Laurent Veoquier a anticipé l'explosion qui allait avoir lieu quelques heures plus tard. Finalement pendant cette réunion, il est l'un des seuls avec quelques autres députés, mais il est l'un des seuls en tout cas parmi les ténors du parti à plaider pour la non participation au gouvernement et pour donc pour un soutien sans participation.

Et la ligne Rotaillo est largement majoritaire. Euh il y a Bami euh qui qui soutient également cette ligne. Il y a Michel Barnier également ancien premier ministre et euh et Laurent Voquier est donc l'un des seuls avec quelques députés à à tenir la ligne d'une non participation.

Au final, quelques heures plus tard, Bruno Retaillot, forcé et contraint par euh la nomination de ce gouvernement, la présence de Bruno Leire et le non respect de de c des de certaines des lignes rouges que qu'avaient pu mettre LR au premier ministre. a dû se se euh se se mettre sur la même ligne que que Laurent Voquier. Aujourd'hui, je pense que pour répondre à votre question sur combien euh euh au sein du groupe parlementaire LR sont pour une non participation ou pour euh un non soutien gouvernement, je pense que après ce qui vient de se passer, la quasi totalité.

Euh pour l'Assemblée, il n'y a plus d'ordre du jour. Il n'y a plus d'ordre du jour. D'ailleurs, il n'y en avait même pas puisqu'on on attendait le discours de politique générale, les premiers textes qu'allait mettre à l'ordre du jour le premier ministre Sébastien Lecnu et ses ministres.

Donc aujourd'hui, l'Assemblée va être dans une nouvelle période un peu de de vague et de ralenti où il ne va pas se passer grand-chose. Les commissions vont être ouvertes, va y avoir quelques petites auditions, aucun débat dans l'hémicycle, aucune question de gouvernement, aucun examen de texte. Euh l'une des questions qui se pose, c'est celle pour le pour le budget.

Il y a deux hypothèses à l'heure où on se parle, je précise à l'heure où on se parle, c'est soit la situation parlementaire reste identique pour l'instant, soit il y a une une dissolution. Quel quelles sont les conséquences pour le budget ? Écoutez, le budget l'an dernier euh on a bien vu ce que c'était qu'une France où le budget n'était pas voté à temps, hein, puisque le Premier ministre Michel Barnier avait été euh censuré et son budget avait été censuré avec lui euh euh début décembre.

Euh finalement euh François Bairou avait pu faire voter un budget en février. Donc effectivement ça ça pose des difficultés qu'il n'y ait pas de budget euh et que il y ait du retard dans la présentation de ce budget qui doit doit être présenté de manière réglementaire au plus tard le 13 octobre euh en conseil des ministres et et ensuite aller à l'Assemblée nationale et et au Sénat. Mais concrètement, les conséquences euh si euh il n'y a pas de budget d'ici le 13 octobre comme ce cela devait être le cas, elles ne sont pas encore catastrophiques puisque il y a des solutions de recours. peut faire euh une solution constitutionnelle le le 12e.

Ce qui s'appelle le 12e, c'est faire voter chaque mois euh les budgets les budgets de l'année précédente euh et euh et ainsi les faire passer par voie réglementaire. Euh nous étions en train d'avancer sur des solutions concrètes dit Sébastien Lecnu. C'est vrai.

C'est vrai. Oui, en quelque sorte puisque il y a eu des Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est un jeu de poker menteur qu'il y a eu entre les parties et le cornu ?

Moi je pense qu'il y a eu un vrai dialogue entre Sébastien Lecnu et et la gauche socialiste. D'ailleurs, j'étais assez étonné du l'hommage d'Olivier Fort de l'hommage d'Olivier Fort sur X qui salue le dernier goliste. Une décision digne.

Je je sais pas si vous l'avez vu passer euh avec LR. Je pense que le dialogue a été également assez fourni. Euh en revanche, il y a il y a clairement pas eu de dialogue avec les ben il y a eu un dialogue de façade avec le Rassemblement national ainsi qu'avec le reste de la gauche.

Euh comment euh est-ce que les insoumis vont parvenir à à faire euh en tous les cas mettre à l'agenda et et à mettre dans la au débat de l'assemblée un examen de destitution d'Emmanuel Macron ? Non, il y a aucune chance que ça arrive parce que il faut il leur faudrait une majorité au sein de la commission en charge de d'analyser ce texte. Ils n'ont pas cette majorité, ils ont juste les eux les insoumis et quelques écologistes qui voteront ce texte.

Vous parliez d'Olivier Fort tout à l'heure, ça sera ma dernière question. Il s'était dit prêt ces dernières heures à aller jusqu'à la censure et jusqu'à la dissolution. Est-ce que les partis actuellement représentés à l'Assemblée veulent vraiment une dissolution ?

Moi, j'en suis pas certain. Et quand je parle avec les députés de Touran euh du Rassemblement national au Parti socialiste, ils ont pas envie de retourner en campagne. Ils sont déjà encore euh ultra fatigué euh par l'année et demi qui vient de s'écouler, la campagne des européennes, la campagne des législatives anticipées, euh une année complètement chaotique au l'Assemblée nationale, ils n'ont pas envie de retourner sur le terrain.

Mais le jeu des parties fait que on s'en on s'en approche quand même grandement. Merci beaucoup Walibardas, plus que jamais pour comprendre la situation. Lisez pas les bourbiers, c'est captivant et c'est indispensable pour comprendre la situation actuelle.

Chronique d'une France ingouvernable. On y est précisément. Donc c'est le moment de le lire et c'est aux éditions Robert Lafond.

Merci beaucoup Wali et merci beaucoup d'être passé par les studios du Figaro TV parce que vous avez pas mal de travail en ce moment et on aura le plaisir de vous lire avec toutes ainsi que toutes les contributions du service politique sur le site du Figaro bien évidemment et dans l'édition papier de ce mardi mais les articles sont déjà accessibles sur le site. Précisément, est-ce qu'on veut ou pas une dissolution ? C'est tout le c'est tout le débat en tous les cas mais les réactions sur le sujet n'ont pas tardé.

Aussitôt l'annonce de la démission de Sébastien Lecornu, comme l'illustre d'ailleurs ces propos de Jordan Bardella. J'appelle un retour aux urnes parce que dans une démocratie digne de ce nom, lorsque les Français expriment un rejet aussi fort qu'il l'expriment depuis les élections européennes et les élections législatives, alors tout autre hypothèse et toute autre solution qu'un retour aux urnes est une manière de gagner du temps. Mais je pense que nous n'aurons aucune autre possibilité que de revenir devant les Français parce que encore une fois plus on attend, plus on joue avec la stabilité du pays et les angoisses de nos compatriotes et je regrette qu'Emmanuel Macron ne l'entende pas.

Donc attendez une dissolution prochaine en tout cas je l'espère. Jordan Bardella qui espère donc une dissolution prochaine en réponse à la question de notre confrère Frédéric Delpêche DCI. Euh à l'inverse, Manuel Vals a dit tout le mal qui pensait de cette éventualité avant même d'ailleurs l'annonce de la euh démission de Sébastien Lec.

Et moi, je suis contre, je suis déjà venu le dire à votre c'est quoi la dissolution ? C'est d'ailleurs plusieurs semaines de pagaille supplémentaire, nous l'avons connu il y a 1 an. Avec quel résultat soit le blocage total et absolu est est encore plus grave que celui que nous connaissons ?

Soit c'est la victoire du rassemblement national. C'est le choix que feront les Français mais personne n'en est sûr. Bonjour Frédéric Michot.

Alors on n'est jamais sûr de rien. On va justement regarder ça avec vous. Merci beaucoup d' vous êtes libéré pour venir commenter cette crise cette crise politique née de la démission de Sébastien Lecornu. 9h40 ce matin.

Démission acceptée par l'Élysée. Est-ce qu'il y a un désir de dissolution chez les Français ? Oui, on a quand on réalise des enquêtes sur cette hypothèse auprès des Français, une courte majorité qui aspire à une nouvelle dissolution.

C'est la solution qui est apparaît comme la solution privilégiée pour débloquer la situation actuelle. On voit que là on entre encore un petit peu plus dans dans la crise. On n jamais eu un gouvernement mort né, un gouvernement d'un jour, on en a déjà eu dans dans l'histoire française, jamais sous la 5e, jamais sous la 4e.

Faut monter à la 3e République à plus d'un siècle pour trouver ce type de problème. Même sur la 4e République, même pendant la crise de 1958, on n' pas eu Non, sur la 4e République, la la durée moyenne des gouvernements, c'est 7 mois. Le gouvernement le le plus court c'est 49 jours.

Donc là, on est vraiment dans une situation qui est gravissime au regard de l'histoire politique française et de son histoire institutionnelle. Que pouvait justement penser les Français de ce gouvernement ? Oh bah euh ce qui ce qu'il était c'est-à-dire la répétition à l'identique du gouvernement euh précédent avec euh un seul ajustement euh majeur, celui de euh la la celui de de l'entrée de de Bruno Lemire au au gouvernement 1 an après euh l'avoir quitté.

Brenau Lemire, c'est le symbole du macronisme. Il a été ministre de d'Emmanuel Macron pendant 7 ans sans discontinuer à à Bertroduire cette personnalité dans le dans le gouvernement. Alors dans un autre poste au aux armées, c'était envoyé le le signal que le gouvernement se rétrécissait et donc ça ça voilà ça pouvait simplement être perçu comme un mot du gouvernement précédent.

Est-ce que c'était une illustration de ce que vous avez appelé dans un livre qu'on recommande aujourd'hui, le gouffre démocratique ? Oui, sans doute. Alors, on voit bien que depuis la dissolution, il y a eu plusieurs tentatives.

Michel Barnier a essayé d'aller plutôt vers la droite, en tout cas de de d'obtenir la non censure du Rassemblement national. Euh François Beou, lui, essayait plutôt d'aller vers la gauche et à travers le conclave, à travers l'entrée de de certains ministres, essayait lui plutôt d'obtenir la non censure du Parti socialiste. Ces deux tentatives se sont soldées par des échecs.

On aurait pu s'attendre à ce que le gouvernement le cornu ouvre encore plus. En réalité, c'est l'inverse qui a été choisi. Alors, il y a eu un un symbole très fort qui a été celui de 3.

Manifestement, ça n'a pas été suffisant. Et puis il y a ce geste qui a été évidemment perçu comme une provocation par les par les LR de nommer Bruno le maire. Et et donc on se dit mais pourquoi d'abord ne pas solidifier le socle commun et arrimer ses alliés ?

Voilà. Là là, il y a quelque chose qui est un peu incompréhensible dans la dans la stratégie qui a été appliquée. Est-ce que euh le le comment l'opinion justement peut analyser ce qui est en train de se passer ?

L'opinion est très exaspérée par la situation, mais regarde aussi tout cela avec je dirais avec une forme d'indifférence, prend les choses avec beaucoup de recul. J'étais très frappé de voir qu'il y avait pas d'impatience, pas d'attente à l'égard de la formation de ce nouveau gouvernement. Et puis aussi une forme d'inquiétude, mais une inquiétude qui dure maintenant depuis plusieurs années, qui plusieurs mois en tout cas qui se qui se creuse euh inquiétude par rapport aux conséquences économiques de ce type de situation des blocages qu'on effectivement les les la bourse française plonge ce matin, le spread avec l'Allemagne augmente et les banques françaises devisent en bourse que nous apprend la FP à l'instant.

Voilà. Donc ça, des des Français qui craignent les conséquences directes euh sur leur pouvoir d'achat de de cette situation. Conséquence par rapport aux différentes mesures qui peuvent être prises dans le cadre d'un budget, une hausse des impôts évidemment.

Euh bref, voilà le le c'est un une combinaison d'inquiétude et inquiétude et indifférence exaspérée. LFI propose aux autres partis de gauche une rencontre cet après-midi. C'est Jean-Luc Mélenchon qui en a fait l'annonce.

Est-ce que il y a un désir à gauche de refaire le Nouveau Front Populaire et de refaire la NUPES ? Alors, je ne sais pas si c'est un désir, mais c'est peut-être une nécessité. On a bien vu lors des élections euh précédentes, lors des deux dernières élections euh législatives, à quel point des différences idéologiques, des divergences même de fonds qui étaient très fortes étaient surmonté grâce à la nécessité électorale et dans un temps extrêmement bref.

Euh il y a, vous savez dans tous les partis la nécessité d'assurer la viabilité électorale, de maintenir et d'accroître son euh son positionnement au Parlement. Là, c'est encore plus le cas dans la perspective des des prochaines élections municipales. Ça c'est je dirais que c'est c'est une nécessité vitale pour toutes les les formations politiques.

Et à gauche, ils ont fait déjà à deux reprises la démonstration qu'ils étaient capables de mettre de côté des divisions idéologiques très fortes pour pouvoir se réunir et obtenir de la performance électorale. C'est peut-être les prémisses de cette réunion à laquelle nous assisterons cet après-midi. Est-ce que la déclaration contre les partis de Sébastien Lecornu peut rencontrer un assentiment dans l'opinion ?

Oui, bien sûr. Les partis politiques ont très mauvaise presse, surtout s'ils font si la gauche fait ce qu'elle va faire. Bah en fait les les partis politiques quand ils animent le débat le débat d'idée quand ils proposent des mesures, quand ils sont sur le terme de de la politique au sens noble, bah sont vu comme des rouages essentiels.

Mais en revanche quand ils sont dans l'électoralisme, dans les combinaisons, dans la politique politicienne, évidemment là, ils sont très largement rejetés. Dans dans l'exaspération que j'indiquais tout à l'heure, il y a aussi cette idée que toutes ces formations politiques sont incapables de se mettre d'accord et de faire prévaloir l'intérêt général au détriment des intérêts partisans. Incapable aussi de faire des concessions, incapable de faire des des compromis comme ça a encore été montré récemment.

Euh entre 10 dissolutions, maintien la situation actuelle ou autre euh hypothèse, bon, on parle de un certain nombre de d'élus pas des moindres, évoquent une démission d'Emmanuel Macron. Euh à quelle solution va la préférence des Français ? sans doute la dissolution.

On a aussi une part importante des Français qui souhaiteraient la démission du du chef de l'État parce qu'il est vu comme le grand responsable de tout cela. Mais voilà, il y a il y a ce que souhaite l'opinion, il y a ce que souhaitent les différentes formations politiques et puis il y a la décision souveraine du chef de l'État. H on peut faire l'hypothèse que euh la dissolution n'est peut-être pas encore le le choix qui sera privilégié.

La dissolution pour Emmanuel Macron, c'est vraiment l'ultima ratio. C'est vraiment l'arme à n'utiliser qu'en dernier recours. Alors, il a de moins en moins de possibilités son champ se rétréc, n'est-ce pas ce à quoi on vient d'assister ? il peut encore nommer un premier ministre de gauche, peut encore nommer une personnalité technique, un haut fonctionnaire par exemple. tout ça lui permettrait de gagner du temps, de temporiser.

Moi, je pense qu'à partir du mois de janvier, la dissolution deviendrait impossible en tout en tout cas plus difficilement réalisable parce qu'elle viendrait percuter la campagne des élections euh municipales et puis au lendemain des élections municipales, sera moins d'un d'un an de l'élection présidentielle, on entrerait vraiment dans la campagne présidentielle couper les municipales avec les législatives. Ouais. Alors techniquement oui bien sûr, mais techniquement ça pose des difficultés et la solution qui serait privilégiée dans ce cas-là, ce serait de réaliser les élections législatives et de reporter de quelques mois les élections municipales.

Euh il faudrait peu pour que ça marche, a déclaré dans la matinée le premier ministre des missionnaires. Est-ce que les Français veulent que ça marche ? Les Français sont en attente de stabilité politique pour avoir de la lisibilité.

Et c'est peut-être ça ce qui n'est pas perçu par et c'est paradoxal Frédéric Michot parce que d'un côté on veut de la stabilité pour avoir de la lisibilité, de la visibilité et de l'autre la solution d'une dissolution n'est pas en tous les cas rejetée par l'opinion. Oui. Et vous avez raison.

Et d'ailleurs, quand on fait des études, alors les études pour l'instant sont des études très largement hypothétiques puisqu'on ne sait pas quel sera l'offre électorale. Il y a même pas de dissolution d'annoncer mais on voit que dans les différentes hypothèses, aucune ne parviendrait à dégager aujourd'hui une majorité claire. Donc le blocage euh persisterait même si des élections législatives avaient lieu.

Ça c'est nature à freiner la dissolution, en tout cas le choix de la dissolution par euh par Emmanuel Macron. En fait, je crois que dans l'opinion publique, l'aspiration à la dissolution est une aspiration à sortir rapidement de cette de la situation de blocage actuel. Euh on sait que les législatives anticipées, c'est une campagne très courte et et donc il y a la volonté de redonner un petit peu de lisibilité à travers des des élections qu'on espère euh conclusives, mais rien n'est moins sûr euh ce qu'on voit.

Alors juste justement, on va on va y revenir. Euh d'abord une première une première observation. On a vu effectivement que Sébastien Lecnu a essayé vraiment d'avoir des discussions très poussées avec la gauche et d'essayer de de faire un un pacte avec la gauche sur l'injonction de l'Élysée.

Mais est-ce que là on n'est pas arrivé à un niveau de déconnexion entre les Français et la façon dont procédait le premier ministre et l'Élysée ? Je voudrais vous faire écouter et parce que je voudrais avoir également vos indicateurs. On a posé la question à Céline Brac de Doxa et j'aimerais bien avoir votre réaction et vos indicateurs.

Merci. Là vraiment l'opinion penche très clairement à droite. C'est-à-dire que lorsqu'on demande le gouvernement dont il rêve, les Français parlent d'un gouvernement de personnalité monde de de enfin de la société qui qui ne serait pas des politiques.

C'est ça en fait leur souhait numéro 1. Derrière le gouvernement qu'il souhaite, c'est un gouvernement plutôt composé de personnalités de LR, des républicains. La semaine dernière, on posait la question dans le sondage du Figaro avec Bacone et on avait 55 % de Français qui disait "On souhaite que le cornu puisse nommer des républicains en gouvernement." C'était le seul parti qui était cité majoritairement devant le PS 48 % et devant le Rassemblement national 47 %.

Donc c'est plutôt la droite dite Modéré qui a le vent en poupe en ce moment. Est-ce que ce sont les mêmes indicateurs vos dispos ? Oui, absolument.

Bah, on voit bien l'aspiration très classique, très traditionnelle en France, un gouvernement d'union nationale composé de personnalités issues de la société civile. Ça c'est très consensuel, c'est pas c'est pas très clivant et tout le monde peut s'y peut s'y retrouver. Ce qui explique voilà les les les fait que l'opinion publique privilégie cette option.

Et ensuite, on a évidemment voilà une vie politique qui prend qui penche très largement très largement à droite. Ça signifie aussi en creux que la mu du Rassemblement national vers la culture du gouvernement n'est pas encore totalement achevée. Alors, j'ai bien noté que ils avaient un plan Matignon 2 dans le cas de des d'éventuelles élections législatives anticipé qui avait retravaillé les le choix des des différentes candidatures.

Mais est-ce que ce processus de professionnalisation est suffisamment abouti pour que l'opinion publique, les juges en capacité d'exercer le gouvernement de de la France ? sais que ça avait été une de leurs grandes faiblesses. C'est ce qui les avait pénalisé en en 2024.

Pour l'instant, c'est la grande incertitude et le Front républicain. Mais la la faiblesse des candidats, l'incompétence perçue de certains candidats, le fait qu'ils n'étaient pas haut niveau, pas suffisamment expérimenté pour pouvoir tenir les les rennes du gouvernement, ça avait freiné beaucoup d'électeurs qui envisageaient de voter pour le Rassemblement national. Bon, mettons-nous quand même dans l'hypothèse de la dissolution.

On revient à ce que disait Manuel Vals ce matin. Euh si euh dissolution il y a, si élection il y a, qui peut tirer son épingle du jeu ? À nouveau, c'est très compliqué de le faire puisqu'on ajoute des suppositions aux suppositions et des indicateurs lourdes et et oui, mais enfin tout toutes ces constructions spéculatives sont très fragiles, précisément parce que il y a beaucoup d'hypothèses euh possibles et une dissolution n'a pas été annoncée.

Mais ce qu'on ce qu'on voit c'est une petite poussée du Rassemblement national qui ne lui permettrait pas et de ses alliés qui ne lui permettrait pas d'obtenir à date aujourd'hui la majorité. On voit également une poussée des républicains et ça c'est les bénéfices de la participation depuis un an au gouvernement. On verra comment l'épisode d'aujourd'hui impacte ou non la position des républicains et singulièrement celle de Bruno Retaillot dans l'opinion dans les jours qui viennent.

On voit évidemment un recul assez fort de l'exjorité présidentielle. Euh Renaissance, le modèem, euh horizon. Là, c'est plus qu'intassement.

Et puis on voit une gauche qui est relativement affaiblie. Alors là aussi, la grande inconnue, c'est bah c'est ce que nous évoquions en début d'entretien. Est-ce que le PS fait candidature commune avec les autres formations de gauche ou est-ce qu'au contraire, on a deux ou plusieurs formations de gauche qui entrent en concurrence euh dans la plupart des circonscriptions.

Ça évidemment c'est de nature à modifier très largement la physionomie de la future d'une hypothétique assemblée nationale. C'est bien évidemment ce que l'on va continuer euh à suivre euh dans euh les heures à venir et bien évidemment sur le site du Figaro également avec toutes les infos, les dernières infos. Euh je recommande euh Frédéric Michot euh puisque euh l'heure est est à ces questions-là, euh le gouffre démocratique c'est aux éditions du CERF, les gouvernants et l'opinion.

C'est absolument passionnant. Et puis l'autre livre bien évidemment, le sacre de l'opinion. une histoire de la présidentielle et des sondages, c'est aux éditions du CF et c'est euh c'est contreintuitif comme thèse, mais c'est un livre qui vous démontre avec assez de d'arguments que les sondages ne se trompent pas.

Merci beaucoup président Mich pour la première fois depuis l'Assemblée nationale et s'obstinente à prendre des décisions qui sont à l'exact opposé de ce qui avait été souhaité par le vote. Et pour finir, tandis que se multiplier les signaux d'alerte et de mobilisation, aucune prise en compte de ce qu'il signifiait. Rien comme réponse à la mobilisation spontanée du 10 septembre.

Aucune réponse à la mobilisation intersyndicale massive du 18 septembre, ni plus à celle du 2 octobre. À chaque étape, tout le monde a eu le sentiment d'avancer toujours plus loin dans un système de monarchie présidentielle dont personne ne veut dans ce pays que l'on soit de droite ou que l'on soit de gauche. Il faut donc pour répondre à cette situation aller au cœur du problème, c'est-à-dire en revenir au peuple, c'est-à-dire mettre en cause la légitimité du président de la République dans les formes que notre démocratie parlementaire permet, je me répète, dans les formes institutionnelles dont nous disposons Quelles sont-elles ?

Il y en a une, la destitution du président de la République sur la question du budget, des économies nécessaires, de la revalorisation du travail, sur la question de la sécurité, de la lutte contre l'immigration irrégulière et du rétablissement de l'ordre. Mais ce que nous constatons, ce que nous avons constaté, ce que tous les Français ont constaté, ce que nous avons ressenti comme des millions de Français, c'est qu'en réalité le président de la République et le Premier ministre n'avaient pas tiré les enseignements de ce que la dissolution avait apporté de résultat. Nous sommes là pour servir le pays, pas pour servir de béquille à un système politique incapable de se renouveler.

Et c'était le message de la nomination de ce gouvernement. Et c'est ce message qui a fait que nous avons interrogé de nouveau notre participation et que nous avions convenu de nous retrouver ce matin. Le Premier ministre a choisi Le Premier ministre a choisi de présenter sa démission.

Désormais, c'est au président de la République qu'il appartient d'en tirer les conséquences et c'est le sens de notre échange ce matin que de redire de manière unie que nous n'avions pas d'autre choix que de réinterroger cette participation au regard du message que portait la composition de ce gouvernement. Merci beaucoup. On répondra pas à d'autres questions si ça vous convient.

Notre président Bruno Taillo s'exprime dans trot merci à tous. Merci encore. OK.

Allez, on se repositionne les gars. Allez, gauche. Allez, par là. franche et massive pour reprendre un vocabulaire que vous connaissez.

En France, le peuple est et doit rester son propre maître. Et quoi qu'il arrive, nous autres qui avons été élus sur un même programme et qui devons et qui siégeons pour l'essentiel et votons pour l'essentiel de la même manière au fil des discussions et des votes à l'Assemblée nationale. Notre devoir conformément au mandat que nous avons reçu dans cette élection de 2024. est de nous retrouver pour examiner tous les moyens qui nous permettent de faire face à la nouvelle situation et en particulier quelle suite comptons-nous donner ensemble à la motion de destitution aussi longtemps que le président de la République ne se sera pas exprimé puisqu'il est dans cette circonstance le maître des événements.

Il nous appartient de répondre à ce que nous voyons et ce que nous voyons appelle notre demande de sa démission ou de son départ par un vote des assemblées et ensuite nous verrons, mais il faut le faire avec le sens des responsabilités et quoi qu'il ait pu se produire de la volonté d'apporter une réponse qui soit une issue gouvernementale pour notre peuple et une issue claire. Bref, le peuple est son propre maître. À tous ceux qui m'entendent, qui m'écoutent, je le rappelle, nous nous sommes toujours nous autres français tirés d'affaires.

Chaque fois que nous avons fait sans barguer appel au peuple pour qu'il décide lui-même de ce qui doit être fait et ce qu'il décidera sera la loi générale. Il n'y a donc pas avoir peur du vote populaire. Au contraire, il faut le solliciter en lui donnant les moyens de prendre la décision jusqu'au bout.

Voilà pourquoi nous nous prononçons, comme je suis en train de le faire au nom de tous mes camarades. Que chacune, chacun se dise qu'il est le maître de l'histoire de France. Il n'en est pas l'objet, il en est l'acteur.

Chacune, chacun. Tant et si bien que je ne sauraai conclure à cet instant sans inviter chacun, chacune à prendre sa part de responsabilité. Qu'il aille vérifier qu'elle aille vérifier qu'il est correctement inscrit sur les listes électorales et s'il n'y est pas qu'il y aille parce que d'une manière ou d'une autre incessamment le peuple français sera de nouveau convoqué à donner son avis.

Il faut qu'on l'autorise. Il faut qu'il lui soit permis d'aller au bout de sa démarche. Voilà notre vœu à cette heure.

Aucune combinaison, aucune magouille, aucune entente de derrière les rideaux ne peut se substituer à l'exigence que le peuple se prononce. Il est le seul maître de ce pays et tel est le fond de toute notre philosophie politique. Je vais maintenant, comme je le fais à chacune de nos rencontres, aller de mon côté et les dirigeants du mouvement insoumis répondront aux questions que vous voudrez bien leur poser.

Merci en tout cas de m'avoir écouté. Bon courage. Alors, on est à votre écoute si vous avez des questions.

Oui. Oui. Bonjour.

On a le monde plusieurs questions. Donc vous avez invité les les docteurs son gauche à se réunir. C'est uniquement pour évoquer la destitution du président de la République ou c'est aussi pour évoquer une éventuelle dissolution si elle été prononcée par Emmanuel Macron ? prère première question. 2e question, est-ce que tous les partis politiques sont invités de gauche, c'est-à-dire également l'après, par exemple vos anciens ?

Alors, pour répondre à votre première question, je pense que notre message de proposition de réunion commune adressée aux composantes fondatrices de la NUPES et du Nouveau Front populaire, je crois que le message est assez clair. La situation politique est totalement inédite, totalement nouvelle. Elle nécessite que chacun prenne ses devoirs et ses responsabilités.

Et donc nous proposons cette réunion pour pouvoir examiner ensemble tous les scénarios, toutes les hypothèses qui sont sur la table et donc inclu évidemment les deux hypothèses que vous avez cité dans votre dans votre question. En ce qui concerne notre proposition, nous l'avons adressé aux composantes fondatrices du Nouveau Front Populaire puisque c'est celle avec lesquelles nous avons discuté l'année dernière pour aboutir à l'accord du Nouveau Front populaire. puisque c'est celle qui constitue aujourd'hui les quatre groupes qui à l'Assemblée nationale sont les quatre groupes de la gauche, les quatre groupes issus du vote des électrices et des électeurs l'année dernière et y compris puisque ces quatre groupes par exemple ont encore été capables la semaine dernière de discuter en commun et de se mettre d'accord sur des candidatures communes aux différentes fonctions internes de l'Assemblée nationale.

Donc voilà, notre proposition vise à faire face à toutes les hypothèses, à tous les scénarios qui sont sur la table. et elle s'adresse aux composantes fondatrices du Nouveau Front populaire et de la NIPES. D'autres questions ?

Oui, vous appelez un Il Bergel de la Radio France info, vous appelez un retour aux urnes alors que le RN paraît particulièrement fort. Est-ce que c'est un risque que vous êtes prêt à prendre ? Quelqu'un veut répondre ?

Hm hm. Math-il. Bon, d'abord quand on appelle au retour aux urnes, moi je voudrais redire ce qui a été dit assez fortement tout à l'heure, mais que le problème aujourd'hui n'est pas à l'Assemblée nationale, mais bien à l'Élysée et que donc il faut aller à la racine du problème, c'est-à-dire auprès du président de la République qui est celui qui refuse de reconnaître la souveraineté du peuple.

Ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que je rappelle qu'il y a un peu plus d'un an et demi, lors des élections législatives anticipées, 27 sondage sur 27 avait donné l'extrême droite en tête et c'est finalement la mobilisation citoyenne massive dans les urnes notamment des quartiers populaires, de la jeunesse de ce pays, des habitants des outresemes mais aussi des militants politiques, associatifs et syndicaux qui avaient permis de sauver la République de l'extrême droite. Et donc je crois que nous sommes toujours dans un moment où par le retour aux urnes massives des citoyens et des citoyennes, nous pouvons faire à la fois échec au Front National et tourner la page de la Macronie.

Pourquoi ça pas le cas d'une dissolution ? Comment cela ? Bah pourquoi finalement pas faire ça par une dissolution ?

Mais parce que je crois que ça ne règlera aucun aucun une des problèmes. Quand je vous dis que le problème n'est pas à l'Assemblée nationale, il y a de forts risques ou de fortes chance, ça dépend comment vous le regardez, mais qu'il n'y ait pas de majorité à l'Assemblée nationale. Donc le problème n'est pas l'Assemblée nationale à qui on refuse le vote par exemple sur l'abrogation de la retraite à 64 ans qu'on contraint par des 493 qu'on contraint par des votes bloqués.

Le problème est à l'Élysée et donc je crois que pour offrir une respiration démocratique au pays, il s'agit d'avoir une élection présidentielle anticipée qui permet au peuple de France de pouvoir trancher entre les grandes offres politiques qui sont faites au pays. Peut-être ajouter sur c sur cette question parce que effectivement elle est elle est importante. L'année dernière, il y a eu des élections législatives anticipées à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale.

Il y a eu un record de participation qu'on avait pas pu observer depuis des années et des années lors des élections législatives. On ne peut pas dire aujourd'hui que ce qui souffre d'un déficit de légitimité ou d'assise populaire, ce soit l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui. S'il y a aujourd'hui un problème de légitimité, c'est ce que disait Jean-Luc Mélenchon dans son propos introductif, c'est parce que vous avez un président de la République qui a perdu l'ensemble des élections et qui continue à essayer d'imposer la continuité de sa politique alors qu'elle a été battue dans les élections. alors que les différents gouvernements qu'il a mis en place, ça fait désormais 3 en un an, ont été soit renversés par une censure, soit ont anticipé leur renversement en démissionnant ou en demandant un vote de confiance.

Et donc si aujourd'hui vous voulez apporter une solution qui soit une solution claire, franche et massive à la situation de blocage que connaît le pays, ça passe nécessairement de notre point de vue par permettre un moment de respiration démocratique, une élection présidentielle anticipée qui permet ensuite aux électrices et aux électeurs de choisir franchement quel est le chemin que le pays doit prendre. Imaginez à un instant que dans l'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée nationale, nous revenions à une assemblée nationale dans lequel aucune formation politique ne dispose de la majorité absolue ou aucune coalition ne peut gouverner. Alors quoi ?

Nous allons vivre encore pendant 2 ans au rythme de trois gouvernements qui tombent chaque année. Je pense que tout le monde peut légitimement considérer que la situation de chaos dans lequel le président de la République a mis le pays aujourd'hui, il faut y mettre un terme et que pour y mettre un terme, on a besoin de ce moment de respiration démocratique. Et c'est la raison pour laquelle nous avons demandé ce matin que soit examiné maintenant en urgence la motion de destitution qui a été déposée par 104 députés à l'Assemblée nationale.

Elle est en attente d'examen par le bureau de l'Assemblée nationale. Il est tout à fait possible de réunir très rapidement un bureau de l'Assemblée nationale et pour que les parlementaires puissent se prononcer sur ce sujet. Je crois que c'est vraiment nécessaire si on veut être en mesure de sortir le pays de la situation de blocage dans lequel il est.

Bonjour les mourinp euh je vous avais dit que voulait examiner les deux hypothèses donc de mission et dissolution avec les autres parties de gauche cet après-midi. Mais concrètement vous voulez leur à cette réunion vous voulez leur dire quoi aux autres parties de gauche ? Vous allez leur proposer une nouvelle alliance type NFP type UNIPS pour des législatifs.

Vous allez essayer de les convaincre de vous soutenir pour la motion de destitution. Enfin voilà concrètement ça veut dire quoi ? Alors, on va pas faire la réunion avant que la réunion ait lieu, mais mais mais on peut quand même mais on peut quand même répondre à vos questions.

Vous savez ce que vous allez leur dire ? Évidemment que et puisqu'il s'agit d'examiner l'ensemble des hypothèses sur la table, on disait tout à l'heure que la motion de destitution aujourd'hui, elle est signée par une majorité des députés du Nouveau Front populaire. Et je j'imagine que les derniers rebondissements et le spectacle pitoyable et pathétique auquel on a assisté ces derniers jours autour de la proposition du gouvernement de monsieur le cornu et la forme de bras d'honneur en quelque sorte que le président de la République Emmanuel Macron a infligé au pays va peut-être convaincre un certain nombre de personnes qui peut-être dans un premier temps étaient dubitatif sur l'opportunité de cette motion de destitution de la soutenir désormais.

Donc effectivement, ça participera des éléments de sa de des éléments de la de la discussion. Quant à l'hypothèse d'une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale, je vous renvoie à la proposition que nous avons faite, y compris par l'intermédiaire de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l'humanité. Nous avons proposé ce que nous avons appelé une offre fédérative autour d'une base simple, le programme du Nouveau Front populaire, c'est celui sur lequel nous avons été élus l'année dernière.

Et pour notre part, nous considérons que c'est toujours le programme sur lequel nous pouvons nous réunir en cas de dissolution avec celles et ceux qui veulent rester fidèles au programme du nouveau Front populaire. Et c'est aussi ces éléments-l que nous mettrons en discussion si cette réunion se tient cet après-midi. Sauf que depuis la dernière sauf que depuis la dernière dissolution, il y a eu a beaucoup de choses qui ont changé à gauche.

Est-ce que vous êtes encore en état de discuter avec les socialistes, avec Raphael et Luxman ? Enfin, on sait les relations que vous avez avec eux. Est-ce que la discussion elle est encore possible à gauche ?

Sachant que cette année c'était pas c'était pas le grand amour. Mais écoutez, je je crois que tout à l'heure dans la réponse, je vous ai dit, je vous ai donné un exemple, c'est pas juste une croyance que il y a il y a pas plus longtemps que la semaine dernière, la semaine dernière, pas il y a 3 mois à l'Assemblée nationale quand il a fallu discuter sur la question du bureau de l'Assemblée nationale des présidences de commission, nous avons tout à fait été en capacité de nous mettre autour de la table et de renouveler l'accord que nous avions passé l'année dernière à l'issue des élections. Bah, c'était assez politique.

Vous savez qui va être le président de la commission des finances ? Mon collègue Eric Cotrel ici présent. Qui va être le président de telle et telle commission de l'Assemblée nationale ou qui va être vice-président de l'Assemblée nationale comme ma collègue Cléence Gueté on a déjà Mongolie qui n'est pas avec nous aujourd'hui.

Évidemment que c'est des questions très très politiques. Après ne racontons pas d'histoire nous avons fait une proposition maintenant à celles et ceux à qui elle s'adresse de répondre à cette question. Le programme que nous avons défendu ensemble l'année dernière, le programme du Nouveau Front populaire, il est sur la table.

Pour notre part, ça reste notre boussole euh programmatique et s'il devait y avoir une dissolution de l'Assemblée nationale, je crois que notre responsabilité est de proposer à toutes celles et ceux qui sont d'accord avec ce programme de se rassembler et de se réunir. Pas seulement, comme je l'entends parfois pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir, mais parce que s'il doit y avoir une dissolution de l'Assemblée nationale, alors c'est la question de l'avenir du pays qui va être posé. Et dans cette hypothèse là, c'est la question du pouvoir qui sera posé.

Et nous nous considérons que dans ce cas-là, on doit rentrer dans cette bataille électorale avec des propositions qu'on a à faire au pays pour pouvoir le gouverner dans quelques semaines ou dans quelques mois. Ils ont répondu les autres partis de gauche à votre invitation déjà ? Ah bah j'ai lu un communiqué des écologistes euh dans lequel ils affichent aussi une volonté et une démarche visant à ce que tout le monde puisse se rencontrer.

Donc je le prends positivement. Ça veut dire que nous sommes déjà deux formations politiques à souhaiter que cette réunion puisse euh se se tenir parmi les composantes fondatrice du Nouveau Front populaire. J'ai lu où j'ai entendu le parti Génération dire qu'il était aussi favorable à ce que cette réunion puisse se tenir.

Ça fait donc trois puisqu'il y avait cinq au moment de la NUPES par exemple, il y avait cinq composants de fondatrices. Ça fait donc trois. Et je crois savoir que du côté communiste, j'ai vu un certain nombre de députés communistes soutenir aussi cette proposition.

Je crois que les choses avancent progressivement et j'espère que cette réunion pourra se se se tenir le plus rapidement possible. Vous n'avez pas évoqué l'hypothèse d'une nomination d'un premier ministre de gauche ? Est-ce que c'est une hypothèse qui n'existe pas dans votre esprit et si elle devait advenir votre position ?

Très sincèrement, je crois que le moment est assez grave dans le pays par le chaos, l'instabilité qui a été créée par, j'allais dire l'obstination d'Emmanuel Macron à ne pas obéir au suffrage universel en juillet 2024 pour arrêter de semer des illusions et arrêter ce très mauvais feuilleton. Faut remarquer que gouvernement après gouvernement, la réponse d'Emmanuel Macron est claire. C'est des gouvernements toujours plus à droite qui sont proposés.

Donc je pense que la réponse est sur la table, qu'il faut arrêter, j'allais dire de contourner la vraie solution et la vraie solution c'est le retour au peuple. On a eu plusieurs jours de mobilisation syndicale également. Est-ce que vous allez concerter par ce billard la CGT lors de vos négociations pour vous proposer une solution claire et et assez simple ?

Écoutez là la nous enfin la le sujet la l'actualité le le la question n'est pas sur la table. Maintenant je vous rappelle une chose que le nouveau Front populaire tel que nous avions voulu et fait euh en juillet 2024 s'adressait au-delà des partis politiques. Il y avait des partis politiques mais il y avait aussi la situation et la gravité un appel à aux associations, aux organisations, aux citoyens.

Certains Certains avaient répondu d'ailleurs en s'engageant. Bon, je ne doute pas que euh nous ferions de même si euh nous avions, j'allais dire une élection à affronter ce que nous souhaitons. Donc voilà, c'est la réponse.

Ce qui avait fonctionné la dernière fois, nous ne voyons pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas. Et nous, puis là, je vous le rappelle, se référer à une période de 36 où déjà à l'époque, on avait appelé les syndicats, les associations, les collectifs citoyens, la société à à s'unir avec les partis qui en faisaient partie. Je pense que ça peut être exactement sur le même Allez, une dernière ou deux dernières questions.

Oui. Tu pourrais être clair, en cas de dissolution, est-ce que vous êtes prêt à reconduire l'accord du NFP ? Peut-être qu'il a été conduit la questionable.

Quel moyen se donne la droite et le camp national pour gagner ? parce que nous ne pouvons pas prendre la responsabilité de nouveau de ne pas avoir de majorité absolue, que la menace de la gauche petit à petit se dessine. Je ne vous apprends pas évidemment au dernier sondage qui révèle qu'Emmanuel que que pardon monsieur Gluxman pourrait se faufiler au second tour et donc une fois de plus Bruno Retaillot est face à un choix historique et je fais partie des gens qui souhaitent ardemment cette cette coalition et qui mettra toute son énergie à aider à la construire.

Est-ce que vous avez appelé Marine Le Pen ou Jordin Bar ? Nous allons évidemment discuter avec attention Marine Le Pen et Jordan Bardella puisque comme vous le savez j'ai je fais partie des alliés bien sûr du camp national mais je le dis et le redis, ça a été le message ardent que j'ai porté ces dernières semaines. Aucun parti politique ne veut gagner seul.

Euh, il faut rassembler au-delà du RN des gens bien sûr qui peuvent aller jusqu'à Nicolas Dupontignan, les Républicains évidemment Éric Sioti sur le modèle aujourd'hui qui est érigé par tous à droite, celui de Georgia Meloni. Voilà, Georgia Meloni a passé un message au français il y a une dizaine de jours de cela. Elle a appelé à la victoire d'un gouvernement conservateur.

Elle a appelé la droite à sassembler. Elle a proposé que nous et bien défendions son modèle aujourd'hui de gouvernement qui est celui et bien de la coalition la plus droite possible qui irait du centre- droit jusqu'à la droite nationale. Écoutons-la.

Voilà, elle est au pouvoir depuis 3 ans. Nous, depuis 1 an, nous avons eu trois gouvernements. Euh elle est elle a elle a fait la démonstration que cela fonctionnait pour battre la droite dans les dans la gauche, pardon, dans les urnes et pour faire appliquer sa politique.

Donc, je ne peux qu'enjoindre une fois de plus tous ceux qui participent de cette potentielle coalition à l'entendre et je ferai partie de ceux qui se missionnent pour aider à cela et à créer le dialogue entre les droites. Excusez-moi, je suis désolé, il va falloir que je Qui est responsable selon vous de la démission de ce matin ? Je suis navrée, je dois partir au Parlement européen.

Je peux pas m'étendre avec vous. Attention à vous, j'ai peur de vous fassiez mal. Mais qui est responsable de ce qu'on a dit aujourd'hui la démission surprise de Sébastien le cor ?

Attention à vous. Comment vous avez réagi ce matin ? Excusez messieursames, je je m'arrête là.

Je suis navré mais je dois je dois partir. Je peux pas vous faire plus de réaction. [Musique] ton avis Nic.

Bonjour [Musique] Ah oui, tout à fait. stupeur général et situation assez exceptionnell inédite même avec des ministres nouvellement nommés hier soir je pense à Bruno le maire aux armées voiture Ah non mais moi j'ai rien à dire. Qu'est-ce que vous êtes vu ?

Comment vous êtes moi je me suis je me suis parlé à moi-même hein. Donc c'était pas très intéressant. Cit une réunion de préparatif pour Maton.

Pas du tout. Juste en haut. Juste en haut en haut.

T'inquiète entre les deux vous avez pas participé à pas participé. Euh qu'est-ce que vous savez ce qui vous ont débrief ? Ah non, ils sont partis tout de suite.

OK. Donc pendant 1 heure pendant 1 heure pendant 2 he c'est un tête à tête entre les deux et vous avez pas de d'éléments de langage à la fin de ce pas du tout. OK.

Et vous les retrouvez du coup à la réunion de groupe ou bar il est aussi là ce soir il va au Parlement européen je cis Jordin. Ah donc lui il est pas la réunion groupe à 17h. Bah c'est pour briefer nos élus quoi ?

Je les ai Vas-y. Merci. Qu'est-ce que vous êtes dit pendant cette tête ?

Qu'est-ce que vous avez dit pendant cête avec Marine ? Écoutez, il y a maintenant plus d'autre choix que de revenir devant les Français. Donc notre position, elle ne va pas varier dans ses prochains jours.

Elle a toujours été la même. Nous considérons que tout gouvernement, aussi macroniste soit-il, n'aura aucune légitimité pour agir. Plus le président de la République patiente, plus il prend le risque de laisser la France sans budget et de prolonger l'instabilité.

Euh donc plutôt nous retournons aux urnes et plutôt nous permettrons aux Français de se choisir une majorité, euh plus nous pourrons remettre le pays sur le chemin de de la stabilité. Si Emmanuie Macron c'est le choix de nommer un nouveau gouvernement, est-ce que ce serait une censure a priori du RN dans toutes les hypothèses ? Non mais euh on va pas changer maintenant de gouvernement toutes les 48 heures.

Donc il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Euh le président de la République refuse toute forme de rupture sur le fond. Il est évidemment l'homme qui derrière euh le Premier ministre des missionnaires tire les ficelles euh et a désigné très certainement les ministres.

Donc maintenant, stop, il faut que la plaisanterie s'arrête, il faut qu'on revienne aux urnes et que la France retrouve un fonctionnement démocratique qui sont un fonctionnement démocratique sain, stable et durable. Il ne peut y avoir question, est-ce que ce serait une censure à priori si Emmanuel Macron nomme un premier ministre de gauche ou un autre premier ministre demain, est-ce que vous censurez à priori ce un premier ministre pour faire quoi ? Donc évidemment que notre position initiale qui consiste à dire que s'il n'y a pas rupture, il y a censure, elle demeurera.

Je veux dire, comment est-ce qu'on peut reprendre les personnes qui ont échoué, qui ont été désavouées par les Français lors des dernières élections et venir nous les représenter avec un nouveau gouvernement comme si de rien n'était ? Voyez bien que tout cela n'est pas sain. Donc maintenant, si les Français le veulent, nous nous sommes prêts à gouverner.

Et si les Français ne le souhaitent pas, et bien nous serons républicains et démocrates et comme nous l'avons toujours fait, nous respecterons leur volonté. Monsieur Monsieur, vous savez que Emmanuel Macron est présent jusqu'à jusqu'en 2027 et qu'il ne compte pas démonnaire. Vous allez devoir composer avec lui.

Mais mais la question n'est pas de composer ou non avec le président de la République. Le président de la République est dans une impasse et le pays avec démocratique et institutionnel. Donc s'il n'use pas de la possibilité qui lui est donnée par l'Assemblée nationale et par de nouvelles élections législatives de revenir devant les Français, alors il sera effectivement exposé directement et en première ligne.

Euh mais dans l'ordre des choses, c'est d'abord la dissolution de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous pourriez voter une motion de destitution à la démission vous votez pas la destitution comme Mais la destitution au moment où on se parle n'a pas de chance d'aboutir compte tenu de l'état des forces du parlement. Donc nous nous appuyons sur l'état des forces euh en présence au Parlement et et la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui euh ne permet pas l'aboutissement de cette motion de euh de destitution dans la mesure où le Sénat est aujourd'hui très largement acquis au aux Républicains et au et aux macronistes par euh par extension.

Mais dans l'ordre des choses, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale. Mais si le président de la République ne souhaite pas dissoudre l'Assemblée nationale, et bien sa responsabilité sera directement engagée. Par définition vous n'avez pas prononcé le mot de démission.

On l'appémission aujourd'hui ? Ben je pense que si nous attendons encore, il n'aura pas d'autres choix les voitures. Ouais, ben c'est cool. [Musique] Ben je sûement 14h pour J'espère bien.

Et le micro il est de là 14 euh bah oui oui on garde le même Voilà. Tu m'entends Véronique ? Quelqu'un m'entend ?

Vous m'entendez ? OK, je suis prêt. OK.

Sébastien le Cornu m'a caché la nomination de Bruner. Comment Sébastien le Corn m'a caché la nomination dis-moi de quoi tu dis quoi ? Je sais pas qui est mais c'est drôle. [Musique] Voilà.

Ouais. Voilà. ce déjeuner d'us alors même que hier soiré 14h expliquer les missions certains s'adresser [Musique] [Musique] non Oui, c'est ça.

Les ministres viennent d'arriver ici à l'hôtel de Machin on a vu plusieurs voix arriver en direction de la rue de de Varen. Et c'est ça, on peut dire c'est un déjeuner d'adieux, un peu de départ alors même que le gouvernement a été nommé hier soir, un gouvernement qui n'aura duré que 14h. Certains ministres n'ont même pas encore défit leur leur carton.

Sébastien le cornu va leur expliquer les raisons de sa démission. C'est ce qui vient d'ailleurs tenté d'expliquer tout à l'heure lors de son allocution, une allocation qui a duré un peu moins de 10 minutes ici depuis l'hôtel Matignon, il a expliqué les raisons de sa déménition, les conditions n'étaient pas réunies, dit-il. Et puis autre phrase assez forte à noté de la part du premier ministre des missionnaires, il faut toujours préférer son pays à son parti.

Je pense que Sébastien avait quelques personnes en tête. On va pas faire [Musique] [Musique] [Musique] Soutenir le plan de pais à l'heure de réaliser on en C'est [Musique] direct. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Merci Dépêche-toi 10 minut Arrête Je [Musique] [Musique] [Musique] Ouais.

Quand tu veux Véronique, je suis là et dis-moi juste sur quoi et je te si je peux te parler des ministres bienh de me dire à l'antenne quoi 13h de la b du il commence à me lancer Et je suis mort de rond. Je la fait tourner et je me retourne. À quelle heure ? 13h2.

À 13h2. Ouais. Sur France 2.

Ouais. J'ai Et en fait après je suis nickel mais juste au moment il je rigole et je voer voir Après c'est pas grave. C'est normal la situation politique te fait rire.

Ouais, normal ça. dire ça comme ça. [Musique] [Musique] [Musique] OK, c'est bon pour moi.

Ouais. [Musique] [Musique] Voilà. Bonjour à tous, nous sommes en direct, il est 13h28 pour suivre cette journée assez extraordinaire, il faut bien le dire.

Ce 6 octobre 2025 restera comme sans doute l'une des journées où la 5e République est entrée dans une crise plus profonde où c'est encore enfoncé dans la crise. Guillaume Rocket, bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous. Directeur du Figaro Magazine. Guillaume.

Ce matin hallucinante. Est-ce que vous avez déjà vu ça ? Une crise pareille dans la 5e République ?

Non, je n'ai jamais vu ça. Personne n'a jamais vu ça. On a vu euh, ne serait-ce qu'avec monsieur Baïou, des gouvernements censurés, mais un gouvernement qui s'autoensure, c'est-à-dire que un un un un ministre nommé Bruno Rotaillot qui dit "Finalement, je n'y vais pas et mon parti ne soutient pas." Et ce qui provoque la démission du premier ministre, ça on ne l'avait jamais vu.

Oui, c'est allé extrêmement vite. En quelques heures, on va refaire le fil mais on va reprendre peut-être sur les événements les plus récents, les dernières prises de parole parce que beaucoup de monde a pris la parole. Finalement, on attend presque plus que Emmanuel Macron.

Bruno Retaillot il y a quelques instants au 13h de TF1, c'est très intéressant. Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, euh les LR de manière globale qui sont arrivés devant les caméras à plusieurs reprises, Sébastien Lecorn ce matin, Marion Maréchal qui passait par là devant les caméras qui attendaient devant le siège DLR et peut-être une petite tactique à ce moment-là. Il manque Olivier Fort qu'on a pas entendu mais qui s'est exprimé ce matin sur France Inter juste avant la démission.

On verra s'il prend la parole cet après-midi. Et donc Emmanuel Macron mais Bruno Retaillot, phrase assez hallucinante, Sébastien Lecorn m'a caché la nomination de Bruno Lemire et c'est pour ça donc qu'il a mis hier soir un coup de pied dans la fourmilière. Oui.

Euh c'est probablement pas complètement exact. Et euh oui, parce que moi j'ai du mal à croire que euh Sébastien le Cornu n'a pas pu n'est pas prévenu. Euh Bruno Rota c'est un homme extrêmement prudent, un homme qui euh qui avance de façon euh organisée, par consus.

Alors, c'est possible que la le choix de Bruno Lemè a été fait par Sébastien Lecnu et surtout par Emmanuel Macron parce que c'est évidemment lui qui est qui est derrière ce choix. après que les deux hommes se soient vu et euh à Matignon hier après-midi après que Bruno Rotaillot et Sébastien Lecornus se soient vu. que il a peut-être appris tardivement.

Mais de toute façon, ce qui est intéressant, c'est que la la au-delà de la personne de Bruno Lemer, il y a je pense que Bruno Lemer a la nomination de Bruno Lemer a été non pas un prétexte mais un révélateur pour pour Bruno Rota. c'est-à-dire le révélateur de de de quelque chose qui était un arrangement permanent, un recyclage infini de de du macronisme et que donc rien n'allait changer. Oui, mais attendez Guillaume Prenoro, il le sait depuis ça fait combien de temps qu'il est dans le gouvernement ?

Un peu plus d'un an maintenant. Euh il l'a bien compris qu'il était avec les derniers macronistes et que il était bien obligé de travailler avec eux. Ça lui tombe pas dessus.

Alors d'accord, il y a le nom de Bruno Lemire, mais vous me dites que c'est qu'un révélateur et que le problème c'est que finalement il a du mal à travailler avec les macronistes. Oui, je pense que il il savait que ça allait être compliqué mais il a probablement été victime d'une forme de de de volonté de coopération. Je pense que c'était pas seulement un calcul personnel en disant je veux rester à tout prix au gouvernement.

La preuve, c'est que finalement il a il en a il en a claqué la porte. Mais euh cette idée qu'on pourrait encore progresser et qu'on pourrait encore avancer euh qu'on pourrait aller dans le dans le bon sens, qu'est-ce que c'est les deux principaux problèmes de ce de ce gouvernement pour les Républicains ? d'abord l'absence d'engagement fort en matière régalienne et c'est aussi un immense point d'interrogation sur le budget et le fait de voir revenir au gouvernement l'homme qui incarne à tort ou à raison avec Emmanuel Macron la dérive dramatique de nos dépenses publiques.

C'était une sorte de de de message d'impuissance qui était qui était envoyé et Bruno Rotaillot et surtout je pense les cadres et les et les dirigeants et les militants de son parti se sont dit non là c'est pas possible ça va trop loin. Oui. justement, est-ce qu'il a pas été victime de peut-être pas sa base mais en tout cas des autres personnalités politiques des LR qui peuvent pousser on pense évidemment à leur renvoquer mais à l'ensemble des députés LR qui n'avaient peut-être plus envie et de s'associer au macronisme et Bruno Rotaillot était prise au piège parce que il y a quelques jours, il disait bien oui même pas quelques jours, il a hier matin finalement puisqu'ils sont sortis d'un conseil d'une réunion où ils s'étaient accordé sur le fait d'y aller.

Pourquoi le soir même il n'y ait plus ? Bon, vous me dites que c'est le cas Bruno Lemire, ça paraît un peu gros quand même de de tout plaquer, de mettre la France dans cet état pour le nom de Bruno Lemè. Je pense qu'il y a aussi eu effectivement le le choix de le renvoquer qui lui était défavorable à la participation au gouvernement.

Mais quand les instances DLR euh se sont réunies euh hier, pour une Rota a proposé un vote Oui. pour savoir si on se ou non le gouvernement et leurquer a décliner cette proposition en sachant qu'il était minoritaire. D'accord.

Il y a eu leur invoqué, il y a eu ensuite David Lisnard qui a envoyé des messages en disant "Si on participe à ce gouvernement, moi je me je me retire, je quitte mes fonctions et je quitte le parti pour me concentrer sur nouvelle énergie et je pense que il y a eu ça plus qu' sont parti son mouvement. Oui, c'est ça. C'est son c'est son mouvement personnel et je pense que ça plus la la bronca des des d'un certain nombre de responsable LR a a je pense ouvert les yeux de de Bruno Rotaillot.

À mon avis il a je pense qu'il a changé de pied. Je pense je pense qu'il a changé d'avis et je pense aussi que il a pris peut-être pour la première fois euh une une vraie décision de chef. C'est-à-dire le chef, c'est celui c'est-à-dire vous êtes en train de me dire que jusqu'ici tout allait plutôt bien et facilement dans son sens depuis qu'il est ministre de l'intérieur.

Il a été élu, tout roule là. Finalement, il y avait un choix à faire. Le premier vrai choix qui vo il a été il a il a été nommé ministre de l'intérieur.

Les Français ont apprécié euh sa volonté de changer tout ce qui pouvait l'être. Les militants de LR l'ont plébiscité à la tête du parti. Et donc on va dire que tout le le le fleuve suivait son cours.

Long fleuve tranquille. Voilà. Et donc Bruno homil ministre, je le reste, je ferai le maximum.

Et puis je pense que il s'est dit hier soir mais non mais c'est pas possible en fait c'est pas possible, on ne peut pas continuer comme ça. Et à ce moment-là il décide de renverser la table et je pense que je sais pas si c'est un bon choix pour son parti, on va le voir mais en tout cas je pense que c'est le propre d'un d'un chef qui a un moment de dire non al fait fausse route, on s'arrête. Il était donc il y a quelques minutes au 13h de TFIN voyons ce qu'il dit d'autre.

Il y a un problème, pas de rupture. On nous avait promis une rupture. Il n'y en a pas.

Il ne faut pas trahir les Français. Il a répété plusieurs fois ce mot de de rupture. C'est à Emmanuel Macron de choisir maintenant pour la suite d'émission dissolution.

Il botte un peu en touche. Il dit pas vraiment ce qu'il veut. Et lorsque la journaliste lui pose la question "Mais vous qu'est-ce que vous voulez ?

Est-ce qu'il faut dissoudre ?" Je pense qu'il y a d'autres solutions. Alors Guillaume, quelles sont les autres solutions ?

Parce qu'elle lui a évidemment demandé quelles sont-elles ? Il répond pas non plus. C'est vrai que c'est difficile.

Il a d'autres solutions avant une dissolution ? Euh peut-être que euh Bruno Rotaillot pense à la nomination d'un nouveau premier ministre. Oui.

De toute façon, c'est c'est la seule solution avant la dissolution. Absolument. C'est l'alternative, elle est là.

Au-delà au-delà de ça, effectivement, il y a la personne et il y a surtout la majorité ou en tout cas la minorité active suffisante pour pouvoir gouverner. Et là, vous avez deux options. Sachant que l'option socle commun, on va dire euh qui va du centre gauche au centre droit ne marche pas puisque Bruno Rota a baissé le pouce.

Ou bien ça veut dire donner sa chance à la gauche. Vous avez évidemment ou alors euh ou alors se rapprocher du Rassemblement national. Mais je vois mal aujourd'hui comment est-ce que euh Bruno Rotaillot pourrait assumer un tel un tel revirement. ce serait quelque chose d'énorme.

Mais cela dit, oui, alors qu'il avait il s'était euh levé contre la décision à l'époque d'Éric Sioti de faire ce pas lors de la dissolution. Absolument. Et euh je pense que c'est un tel là pour le coup, ce serait vraiment et en plus, pardon Guillaum, je précise, sans avoir de majorité.

Exactement. Ce serait pas suffisant de toute façon. Ce serait pas suffisant.

Ensuite euh évidemment tout le tout le reste de l'Assemblée de la France insoumise jusqu'à Horizon euh voterait la censure d'un d'un tel gouvernement. Donc euh moi je pense que c'est un peu pour la forme que que Bruno Rotaillot dit il y a d'autres solutions. C'est pour ne pas apparaître comme étant l'homme qui a provoqué une crise politique majeure.

Mais hormis le fait de hormis de trouver un un un lecorn euh ou un ou un François Baï, c'est-à-dire un personnage centriste capable de réunir tout le monde. Et ça on voit bien que voir Michel Barnier qui avait plus ou moins la même tactique je pense que je pense que sur le fond ça ça ne marchera pas. C'est pour ça que moi je vois pas et je suis pas le seul d'alternative à une dissolution à plus ou moins long terme.

Bon alors justement Bruno Rota l'a dit c'est à Emmanuel Macron de choisir. Il n'a pas pris la parole Emmanuel Macron. Pas encore.

Est-ce qu'il doit le faire ? Est-ce qu'il doit le faire Guillaume ? Oui.

Là on s'y attend quand même. Oui je pense que il il doit le faire parce que il y a une vraie inquiétude là. Euh il y a une inquiétude qui est multiforme.

Il y a il y a une inquiétude économique, hein. Vous avez vu les réactions de la bourse ce matin. Il y a une réaction de nos de nos une inquiétude de nos créanciers.

Il y a une inquiétude de nos partenaires. L'Allemagne a dit "Nous avons besoin d'une France qui est un régime qui est un régime stable et nos voisins allemands voit avec inquiétude ce qui se ce qui se profile." Donc euh oui, je pense qu'il faut je pense qu'il faut trancher et l'idée que euh Sébastien Lecnu pouvait faire encore tenir euh quelques mois cette cette euh coalition hétéroclite qu'il ait échoué malgré tout son tout son bon sens politique, toute son intelligence tactique et toute sa bonne volonté, ça montre que probablement il faut maintenant prendre décisions fortes.

Décisions forte, première décision forte, on va voir les options qui s'offrait Emmanuel Macron, la dissolution. Hm hm. il a longtemps en tout cas depuis plusieurs mois dit que il ne voulait pas s'engager dans cette voie mais ça paraît aujourd'hui sa meilleure option non ?

Oui parce que euh si euh il ne parvient pas à nommer un premier ministre nouveau puisque Sébastien Lecornu a démissionné et qui rassemble un un je ne voit pas qui aujourd'hui pourrait être être le premier ministre. On parle toujours, ça va vous faire sourire, de gouvernement technique. Oui.

Oui. Oui. Mais alors le gouvernement technique, le gouvernement technique, ça a fonctionné dans d'autres pays dans des périodes de crise aigues, mais pas dans des périodes de crise politique aigues, dans des périodes de crise financière aigues.

C'est-à-dire que lorsque la situation est tellement dramatique sur le plan des taux d'intérêt, sur le plan de la dette publique, que le Fond Monétaire international est à la porte du pays, il y a une sorte d'affolement généralisé et là tous les partis politiques disent "OK, c'est tellement compliqué, on arrête, on oublie les idées, l'idéologie, on donne les clés, on donne les clés du camion à à des gens qui se qui qui qui sauront le conduire." Mais la France n'est pas dans cette situation là. Nous sommes dans une crise politique mais la France se refinance, ça nous coûte un peu plus cher, ça devient de vraiment inquiétant mais malgré le le la dégradation, nous pouvons toujours trouver des gens qui nous prêtent de l'argent.

Donc aujourd'hui, un premier ministre technique, ce serait quoi ? Ce serait quelqu'un qui ferait une purge mais jamais la gauche ne l'accepterait et le et le le Rassemblement national plus. D'accord.

Bonement technique, on y croit pas. Ou en tout à politique. Bon, c'est il y a toujours de la politique de toute manière.

Oui. Alors effectivement, on pourrait imaginer un Thierry Breton. Oui.

Ou des haut fonctionnaires. Oui. C'est ça. qui sont des ou un ou un un Villeroi de Galot, le gouverneur de la Banque de France, c'est-à-dire quelqu'un qui serait entre guillemets rassurant.

Mais je pense que cet homme-là n'aurait pas la majorité. Je pense que hier, en provoquant cette crise, Bruno Rotaillot a a déclenché quelque chose qui ne pourra pas s'arrêter. C'est-à-dire que les partis se disent "OK, on va retourner devant devant les urnes, même si euh ça peut favoriser le Rassemblement national, j'ai l'impression que tout le monde s'y est plus ou moins résolu." Donc euh gouvernement technique, peu probable, nouveaux premier ministre politique peu probable, h dissolution possible.

Là là, on peut là on peut entrer dans l'ordre du probable. J'ai deux autres propositions à vous faire. d'émission d'Emmanuel Macron une fois de plus et on sentait bien que ça allait venir ça allait ça allait venir.

On s'en approche inexorablement. Euh il y a encore quelques mois, on pouvait entendre Emmanuel Macron qui disait "Non, non, je peux trouver des solutions mais là dissolution et après la dissolution si elle ne fonctionne toujours pas, ce sera ça." Est-ce qu'il ne peut est-ce qu'il pourrait anticiper ça Emmanuel Macron ?

Il il le pourrait on dit que c'est pas dans sa personnalité. Il le pourrait. Ce serait Oui, parce que ce serait partir sur un sur un échec terrible.

Euh une démission euh je pense que euh la logique ce serait quand même d'abord la dissolution et ensuite et ensuite seulement s'il n'y a toujours pas de majorité alors il pourrait remettre remettre en jeu son mandat ou plus exactement démissionner puisqu'il ne peut pas se représenter. Et euh euh pourquoi ? Parce que sous la 5e République, on le sait, tout procède du chef de l'Étatou et donc euh euh le chef de l'État étant élu en général a une majorité.

Quand ça n'est pas le cas, c'est c'est arrivé en période de cohabitation, il y a une majorité alternative. Oui, aujourd'hui toujours une majorité qui a fini par se dégager. Voilà.

Aujourd'hui, le problème c'est que le président de la République n'est plus suivi mais il y a pas il y a pas de plan B. Tous les plans B qui ont été essayés ont ont échoué. Donc euh je vois il est même pas certain qu'une dissolution, c'est d'ailleurs ce que disent ceux qui y sont opposés, règlent le problème.

Bien sûr. Peut-être qu'on va avoir à nouveau euh trois forces euh de de de d'importance plus ou moins égale, en tout cas dont aucune des trois n'est suffisamment euh puissante pour pouvoir gouverner à à elle toute seule. C'est c'est possible.

Mais en tout cas euh euh je pense qu'il faut essayer, c'est-à-dire que il faut en quelque sorte mettre les Français devant leur responsabilité en disant "Regardez après la dissolution, vous nous avez envoyé un message qui est de dire mettez-vous d'accord, on ne veut pas que un un camp tout seul et la majorité ça ne fonctionne pas." Donc donc on vous redemande et là bien ou bien il y a en l'occurrence le Rassemblement national qui se rapproche suffisamment paraître le plus le plus à même de d'emporter une majorité et qui pourrait se se rapprocher de la majorité et qui pourrai ensuite débaucher peut-être les les les voies qui lui manquent pour faire une sorte de de de socle. Mais on on en est pas certain.

C'est pour ça que c'est pas évident de répondre à vos questions parce que euh derrière cette crise politique, il y a l'incertitude, il y a le le manque de de de perception du peuple français de savoir dans quelle direction il faut aller, avec quelle majorité. J'ai une autre proposition à vous faire. Bon, celle-là, elle est un peu extrémiste.

C'est une des options d'Emmanuel Macron. l'article 16 et les pleins pouvoirs. On l'a lu, certains ont signé des tribunes dans le Figaro en disant que il pourrait pourquoi pas envisager Emmanuel Macron de reprendre très clairement la main.

Ça, on en est quand même assez loin pour l'instant. Oui, parce que je pense que euh c'est une c'est une décision qui euh rencontrerait l'hostilité de tous les partis politiques. Alors, le propre de l'article 16, c'est que ça ça ça fait du président de la République une sorte de dictateur.

Mais euh le le l'esprit de de la Constitution fait que euh c'est ça n'est envisageable qu'en cas de de de crise très grave. Si les intérêts vitaux du pays sont mis en question, là ce n'est pas le cas. Nous sommes dans une crise politique mais nous ne sommes pas dans le dans le cadre d'une crise de régime.

Voilà. Bon. On a du mal à y croire mais on envisage toutes les possibilités.

On essaie de chercher ce que pourrait inventer Emmanuel Macron. Sébastien le Cornu. Euh bon, il a pris la parole ce matin.

Ce ce il restera le premier ministre le plus éphémère de l'histoire de la 5e République. Je suis pas sûr qu'il soit battu un jour ce ce temps-là. Euh vous l'avez trouvé comment ?

Est-ce qu'il a fait le bon choix ? Est-ce qu'il aurait pu faire autrement ? Je l'ai trouvé euh euh bah d'abord, je pense que il a été euh il a probablement pas fait les bons choix puisque puisqu'il a déclenché une crise.

Donc ce je je on nous explique que il y avait pas d'autre choix que Bruno Lomè pour être ministre des armées. J'ai du mal à y croire. Quand quand Sébastien le Cornu a été nommé à ce poste, il était pas l'homme qui s'imposait forcément.

Alors certes, on dit qu'Edouard Philippe a refusé le poste, Gabriel Atal aussi, euh mais euh on aurait pas pu mettre quelqu'un de moins moins important, je pense. Je pense et à mon avis Sébastien Lecornu parce qu'il est intelligent et qu'il a un sens politique très fin savait qu'il prenait un énorme risque. Je pense que c'éit Emmanuel Macron qui lui a tordu le bras.

Donc euh là, il y a probablement eu une erreur. Et ensuite sur le fond et ce matin, même après le tweet hier soir de Bruno Rotaillot qui euh met en branle ce gouvernement, est-ce qu'il aurait pas pu ce matin tenter de continuer euh sans démissionner, sans présenter cette émission ? C'était vraiment impossible si les Républicains ne soutiennent pas ce gouvernement, il il reste 161 députés.

Oui, si vous si vous additionnez mais je veux dire laisser la main à Bruno Rotaillot pour démissionner lui-même pour Annie Jeunevard de démissionner elle-même. Vous voyez leur laiss vous êtes pas content, partez. Là, c'est lui qui prend les la décision ce matin comme ça lundi, les Français retournent au travail et paf, ils apprennent en voyant un petit pouche sur leur téléphone portable.

C'est étonnant. Oui, mais je pense que le le le l'affaire était si mal engagée qu'il fallait mieux l'interrompre tout de suite parce que dès dès un dès un passage à l'Assemblée nationale euh euh Sébastien Lecornu euh était était était voué à l'échec. Vous imaginez les ministres nommés la passation de pouvoir en disant bon ben voilà, on est là pour 3 jours mais on se dit coucou et on se souhaite bonne chance.

Je pense que c'était je pense que c'était la meilleure solution. Pens que Bruno Rota il serait allé là dans la journée, il aurait démissionné. Je pense oui, je le pense.

Après, je j'ai pas une confidence mais je le pense, je le pense parce que encore une fois, il a il a pris conscience hier un peu tivement certes que euh qu'on était dans une impasse et que donc il fallait il fallait bouger. Si je peux me permettre, il y a une chose avec laquelle je suis pas d'accord. Quand Sébastien Lecornu dit ce matin et c'est évidemment un reproche envoyé à Bruno Rotaillot, il faut préférer son pays à son parti.

C'est une tirade qui se voulait golienne. Oui. Et c'est celle qu'on retient de son allocution de ce matin.

Exactement. Mais honnêtement, est-ce qu'on préfère son pays quand on on annonce à l'avance son impuissance ? C'est-à-dire quand on dit je n'utiliserai pas l'article 493 alors qu'on sait parfaitement qu'il y a pas de majorité à l'assemblée.

Est-ce que c'est vraiment dire qu'on sert son pays quand on s'engage sur une plateforme aussi vague que celle que Sébastien Lecornu a envoyé à ses partenaires de la majorité hier sans aucun engagement précis sur les sujets qui préoccupent les Français ? C'est-à-dire 1, est-ce qu'on va continuer à toujours payer autant d'impôts pour aussi peu d'efficacité publique ? Est-ce qu'on va laisser la dette filer ? 3 est-ce qu'on va s'attaquer à l'immigration pas seulement irrégulière mais au au flux de 400 500000 personnes qui entrent légalement chaque année dans le pays ?

Tous ces sujets qui travaillent la société française qui qui inquiète profondément les les Français, tout ça n'était pas dans la feuille de route de Sébastien Lecnu. En gros, son son objectif c'était de tenir le plus longtemps possible. Est-ce que c'est comme ça qu'on sert son pays ou est-ce que ça n'est pas en provoquant une crise politique pour sortir de cette de cet impasse pour trancher le négordien comme aurait dit George Pompidou en d'autres temps ?

Pourquoi euh font-ils tous des erreurs ? Pardon Guillaume, l'erreur de François Baou d'avoir demandé un vote de confiance. Bon, erreur manifeste.

Il n'aurait peut-être pas réussi à faire passer son budget, il aurait peut-être été censuré plus tard. C'est une erreur. Pourquoi Sébastien Lecornu explique qu'il ne fera n'utilisera pas le 493 ?

Pourquoi ne sont-ils pas allés dans la seule voie qui semblait possible ? Discuter, essayer de faire voter un budget, qui passe, qui ne passe pas 493 et mettre les oppositions face à leur responsabilité. Pourquoi ne pas avoir emprunté le chemin normal ?

Les deux font des erreurs. On a l'impression qu' qu'il veulent pas aller au combat, qui veulent pas aller à la discussion qui a peut-être de manière pragmatique gagner encore 3 mois chacun quoi en fait. Oui, je pense que d'abord passer en force par le 493 euh c'était la censure assurée H et donc ils se sont dit peut-être que en négociant, peut-être que en essayant de de tenter des compromis, on on pourrait s'en sortir.

En fait, ils ont ils ont préjugé de leur force parce que ils ne veulent pas reconnaître cette réalité toute simple qui est de dire tant que l'Assemblée nationale saura ce qu'elle est, il n'y a pas d'isse. Merci Dium. Tiens, petite question quand même parce que Marion Maréchal appelle à l'Union des droites.

Bon, elle le sait. Bruno Rota lui se dit qu'il y a d'autres solutions à l'assemblée. Vous y croyez là une union des droites dans les jours qui viennent ?

H je n'y crois pas dans un premier temps. Non. Dans la mesure où le Rassemblement national est en position si dominante que je pense il voudra profiter à fond de son avance.

En revanche, si les Républicains se détachent du bloc central, sachant qu'ils ne peuvent pas gouverner tout seul, je pense qu'il va falloir se se s'interroger sur leur avenir. Et je sais pas dans quel sous sous sous quelle forme. Encore une fois, aujourd'hui, le RN n'est pas demandeur, mais on a quand même ce paradoxe absolu que la jamais la France n'a été aussi à droite.

On voit d'autres pays comme l'Italie, comme les États-Unis qui sont gouvernés par une droite forte et assumée. Et en France, on est dans une mélace on arrive pas à sortir. Tiens d'ailleurs, Marine Tondelier à l'instant défend la nomination dans un premier ministre de gauche plutôt qu'une dissolution.

Voilà ce qu'on dit la patronne des écologistes. Merci beaucoup Guillaume Rocket. On attend évidemment la prise de parole d'Emmanuel Macron.

Habituellement, si vous étiez là à l'Élysée dans ses conseillers, vous lui diriez de parler ce soir ou d'attendre un peu ? Moi, j'attendrais un peu. J'attendrais un peu parce que je pense qu'il faut il peut espérer que les Français se lassent de cette situation et que donc il il puisse soutenir un un une espèce de boué de sauvetage envoyé par le président de la République.

Mais pour l'instant, c'est lui qui apparaît comme étant le le responsable de ce qui se passe. Bon, et on rappelle qu'il y a dans son calendrier euh jeudi soir la pantonisation de Robert Batinter où il sera là très présent visuellement. Toutes les caméras françaises seront braquées sur lui.

On verra s'il prend la parole avant. Merci beaucoup. Merci Guillaume Rocket.

Vous restez avec nous tout l'après-midi. On vous laisse pour l'instant avec ces images devant Matinon, mais dans quelques minutes d'autres intervenants et puis tout à l'heure à 15h dans 1h10 un club politique spécial. On le fera en direct, c'est Y Trard qui sera au manette.

à tout à l'heure. [Musique] [Musique] SP [Musique] nous faire basculer de rég [Musique] Allô ! Allô ! [Musique] [Musique] C'est [Musique] Bon ben écoute [Musique] ça est vigilant [Musique] sort pas.

Ça va ? Dis-moi, on change le régime ou pas pour le pour le Non, dis-moi, est-ce qu'on est-ce qu'on change le régime ou pas pour le M ? Donc, il faut leur demander une nouvelle. [Musique] Je crois qu'il faut que paron perdre.

Ils nous ont déjà [Musique] Moi, j'ai encore le retour de sonueil. [Musique] [Musique] aussi [Musique] ça fait [Musique] ça va et toi une semaine Ah ouais, je suis un peu plaisir de voir parce que je suis souvent en voyage. Oui.

Donc je passe de temps en temps la mais souvent en voyage. Vous êtes souvent on y est avant l'été là. On va repartir en cours.

Et toi ça va ? Ça va. On avait on avait la Louise de elle est encore dans la zone je crois.

Elle arrive à jour quelques heures. Elle reste encore là. Euh ça dépend, elle a passé un examen de pour pouvoir rester si là peut rester sinon de en 2026.

Ouais 13h56, nous sommes de retour suite à la démission ce matin de Sébastien Lecornu, premier ministre qui restera sans doute pendant très longtemps le premier ministre le plus éphémère de l'histoire de la 5e République démission acceptée par Emmanuel Macron. Plein de conséquences, plein de prises de parole depuis. On est avec William T pour en parler.

Bonjour William, merci d'être ici. Vous êtes le président du Tank, le millénaire et vous allez donc nous apporter votre analyse sur ce qu'il s'est passé aujourd'hui euh et peut-être avec ce qui s'est passé très dernièrement, très récemment, la prise de parole de Bruno Rotaillot, c'est lui d'une certaine manière qui a déclenché cette crise et qui a mis un coup de pied dans la fourmilière hier soir avec un tweet assassin d'une certaine manière et qui s'est donc exprimé et justifié il y a quelques minutes sur le sur TF1 au journal de 13h et avec cette phrase qui va rester le cornum a caché la nomination de Bruno Lemire. Est-ce qu'on met la France dans cette situation politique même si elle était déjà pas super bien depuis quelques mois maintenant juste pour la nomination d'un seul homme ?

Bah là Bronouse est dans une situation qui est compliquée parce qu'en fait il a créé beaucoup de perdants au sein du bloc central. Emmanuel Macron est le plus grand perdant, mais Bruno Retaillot également éclaboussé est une victime collatérale parce que certes euh il peut dire qu'il y a une problème de confiance avec Sébastien Lecornu qui lui cacherait une nomination mais en fait d'un point de vue d'opinion publique on pose une question très simple. Est-ce que les Français lambda voient une différence entre un Bruno Lemire ministre des armées ou un François Xavier Béamire des armées ?

Je suis pas sûr que ça provoque un grand basculement aux yeux de l'opinion publique. Autre paramètre aussi, c'est que Bruno Rétaillot dit toujours que s'il est rentré au gouvernement il y a maintenant 1 an à l'époque avec Michel Barnier, c'est pour empêcher deux choses. L'arrivée d'une gauche mélanchonisée au pouvoir dans le cadre du front populaire et pour garantir une stabilité gouvernementale.

Or vraisemblablement, on en reparlera, c'est qu'Emmanuel Macron a pas beaucoup d'autre choix que de se tourner vers la gauche h et qu'ensuite après Bruno Reto. Ça c'est la première condition qui n'est plus respectueuse vers la gauche pour essayer de faire voter un budget. C'est ça.

Faire voter un budget. Et deuxième condition c'est qu'il a provoqué une instabilité gouvernementale avec quasiment des livres de records qui ont été battus. Un premier ministre qui a un gouvernement qui a tenu à peine 14h enfin 14h30 un et des ministres qui sont démissionnaires et qui vont faire des passations à leur successeur alors que eux-mêmes n'ont pas subi de passation.

Exemple très simple, Bruno Lemire va seulement faire sa passation avec quelqu'un parce que maintenant qu'il a été nommé par décret, il est ministre de la défense. Mais c'est le ministre de la défense. On se posait la question ce matin parce qu'il y a eu beaucoup de renouvellement et par exemple pour le ministre de l'économie euh ou Roland l'escur qui a remplacé euh comment s'appelait-il ?

On l'a déjà oublié. Lombard Eric Lombard et Bruno Lemer qui remplaçait donc Sébastien Lecornu. Ce sont bien eux les ministres.

Ce sont eux les ministres. Ce sont eux qui vont faire la passation avec leurs successeurs alors qu'ils ont pas exercé leur fonction la moindreur. Donc ça on arrive sur quelque chose d'inédit.

Ensuite, après euh on arrive sur une situation auxquelle on doit redécouvrir les droits constitutionnels et les bouquins de sciences politiques. Je pense que dessus Bruno Retillot provoque une crise qui est importante et qu'au nom de l'héritage qui porte parce que les Républicains sont quand même l'héritiers du parti général de Gaulle, je suis pas sûr qu'il arrivera à l'expliquer que son intervenant mois de trésor arrivera à expliquer à l'opinion publique une chose qui est très climple, c'est est-ce que vous pouvez refuser de rejoindre une coalition gouvernementale pour un désaccord de programme comme ce que suggérait le renvoquier ? Oui, je suis pas sûr qu'il puisse provoquer une instabilité gouvernementale uniquement pour quelques noms ou pour une guerre des postes.

Oui. Bon, on peut expliquer ce qu'il a dit parce que le Cornum a caché la nomination de Bruno Lomer, c'est la phrase qui restera. Mais il dit "Il n'y a pas eu de rupture." Voilà, on promettait une rupture, il y a pas eu de rupture.

Mais le problème c'est une rupture. Comment ? Qu'est-ce qu'il attendait ?

Qu'est-ce qu'il aurait aimé ? C'est ça qu'on a du mal. C'est ça la difficulté auquelle doit sortir de cette crise qu'il va avoir une crise avec l'opinion publique mais également une crise interne au sein des républicains.

C'est que le gouvernement auquel il a refusé de siéger maintenant tel que il annonce lui était à peu près le même que celui de François Baou. Mais pourquoi en fait avoir accepté de rentrer dans un gouvernement Bairrou s'il est mauvais avec Sébastien Lec qui n'est pas si différent de celui de Michel Barnier non plus qui pas qui est pas totalement différent. C'est à peu près les mêmes ministres qui restent aux principaux postes.

Donc c'est ça l'explication qu'il doit avoir aux yeux de l'opinion publique. Et je pense que le seul justificatif de le maire peut se faire passer auprès des observateurs politiques et auprès des fanates politiques et ceux qui son la politique du que Bruno Lemire en 2017 a trahi et que et que c'est vrai les Républicains demandent plus de rigueur budgétaire et Bruno Lemer a dans un contexte qu'on peut rappeler difficile a creusé le la dette assez largement assez largement mais d'un point de vue d'opinion publique. Alors d'accord William, je vous suis.

Vous vous ne comprenez pas Bruno Rotaillot, pas vraiment ? Non, c'est Non, c'est pas J'ai compris mais c'est une erreur. Ouais, d'accord.

C'est une erreur. Mais alors pourquoi pourquoi le fait-il ? Pour c'est c'est ça que je comprends pas pourquoi n ne décide-il pas simplement de rester dans ce gouvernement et de continuer et tenter de trouver une solution pour faire passer un budget là dans les vi je pense que vous avez trois raisons qui expliquent cette décision.

Oui, la première c'est la question de la confiance avec Sébastien le Cornu qui s'estime floué par Sébastien Lecnu qui lui a qui lui a pas dit parce qu'en fait hier avant la nomination du gouvernement ils ont ils ont entretient d'une heure et dem et qu'apparemment selon vos confrères journalistes politiques il aurait su la nomination de le maire que par la télé donc en fait c'est une question de confiance il y a deux points suite après qui sont problématiques le point c'est que Bruno Raillot voulait pousser des ministres notamment ses proches pour des questions d'arithmétique pour avoir plus de ministres au sein de l'équilibre gouvernemental d' ça ça les les Français vont avoir du mal à le à l'accepter. C'est ça. Notamment parce que il y a beaucoup de anciens ministres LR comme le Eric Versin et cetera. 3è point, 3è paramètre, je pense que c'est ça le point essentiel, c'est que Bruno Ru avait sous-estimé la réaction de la base des adhérents LR, des cadres LR qu'il faut en fait vivre le mouvement parce que maintenant LR est principalement un parti d'élus locaux qu'il faut quand même le rappeler, il y a un risque de dissolution qu'on ne peut pas écarter que vous avez des élections municipales qui vous avez des élections municipales qui sont programmées en mars prochain et que LR a besoin des élections municipales pour continuer à survivre parce que c'est comme ça qu'ils tiennent le Sénat et que je pense que la réaction du terrain qu'ils ont eu notamment des maires qui vont se représenter était dire que si LR participer à cette coalition gouvernementale, ils allaient laisser des plumes en vue des prochaines élections municipales parce qu'il faut quand même le rappeler, il y a moins d'une semaine maintenant, on a eu un sondage portant sur les élections présidentielles qui marquaient un effondrement du bloc macroniste.

Donc il y a un changement de pied de Bruno Rota hier dans la journée puisque hier hier soir hier soir après 20h je pense. Voilà. Oui, c'est ça parce que hier dans la journée, on le rappelle réunion DLR pour trancher cette question participation ou non.

On rappelle que Laurent Voket qui est le numéro 2 hein, je sais pas si c'est d'ailleurs il est non il pas officiellement numéro 2 mais après c'était l'autre tendance. Ouais voilà euh du du parti lui disait non non il faut pas y aller. Euh la question est tranchée.

On y va en milieu de journée et le soir on y va plus. C'est ça. Je pense que c'est pour ça que pour moi l'élément le plus important, c'est le fait qu'il a une réaction qui était très forte de la base LR et qu'ensuite après, moi j'ai aussi vraiment les trois éléments qui sont les trois éléments consécutifs qui expliquent ça.

Je pense aussi que la réaction qui prend Bruno Reto, je pense que c'était aussi pour en fait peser sur la deuxième salle de nomination parce que avant que le Sébastien le cornu démissionne, il faut quand même le rappeler, hier soir n'avait eu lieu que la première salle de nomination, il y avait une quinzaine de postes et on devait avoir une deuxième salve mercredi ou jeudi. Et donc je pense que l'objectif de Bruno R c'était pas de casser le gouvernement, c'était plutôt de peser sur la deuxième tendance pour mettre François Xav Bami ou Nasrou dans sein du gouvernement. D'accord.

Alors ça ça m'intéresse parce qu'on a eu Guillaume Requette il y a quelques instants qui lui pense pas comme vous. lui il nous dit euh parce que je lui pose la question, je lui dis "Mais Sébastien le Cornu euh est-ce queil a bien fait de démissionner lui ce matin alors que bon finalement jusqu'ici il y avait qu'un tweet qu'un tweet hier soir une fois de plus on sait qu'il est sur Twitter pas l'ensemble des Français même si ce matin c'était un peu repris dans les journaux des matinales. Bon ok mais est-ce que si Sébastien le Cornu n'avait pas fait ce choix ce matin de démissionner Bruno Retaillot lui démissionnait aujourd'hui ?

Je pense pas, je pense pas qu'il démissionne. Bah alors Game Rocket nous a dit euh si moi je pense qu'il aurait démissionné. Je pense pas parce qu'en fait euh il y a deux arguments dessus.

Le premier c'est le fait que ses proches voulaient rentrer au gouvernement. On voit bien que par exemple sur Disney François Bam dit pas la même chose aujourd'hui que hier. Donc c'estàd qu'il avait loé d'y aller.

Et autre paramètre aussi c'est que lorsqu'on l'interroge ou son entourage la déclaration qui ressort c'est Bruno R ne restera pas ministre de l'inter si elle a prend une décision collective. Or, la composition du bureau politique, la composition du comité stratégique des républicains fait que vous ayez plus d'appartis qui sont favorables à une participation gouvernementale que ceux qui sont sur la tendance de leur invoquer qui était contre tout simplement parce qu'en fait Bruno était la présidence du parti sur une ligne de participation gouvernementale à 75 % donc vous avez 75 % des participants de ce comité qui sont davantage sur une alliance avec la Macronie que 25 % qui sont sur la ligne de leur invoqué. Donc c'est une question d'arithmétique et donc le bureau politique aurait voté pour une participation gouvernementale.

Ensuite après pourquoi est-ce qu'il y a un bémol maintenant sur le choix de le cornu lorsqu'il choit choisi de démissionner parce que c'est lui. Bon, il y a il y a ST hier soir qui montre bien que on a du mal à accorder ses violons et que ça va être encore difficile, très difficile. Mais bon, c'est difficile depuis un an et demi.

On aurait pu tenter de retrouver une solution, de nommer les LR qui convenaient comme vous venez de me l'expliquer avant mercredi. Bon, on aurait peut-être pu trouver pourquoi lui fait ce choix. Alors, mon hypothèse, c'est que c'est Macron qui lui a demandé de démissionner.

Euh, c'estàdire queen fait le cornusant qu'il est pas en capacité de pouvoir réunir tout le bloc central. Et en fait, il avait deux objectifs en étant nommés. Le premier, c'était de consolider le bloc central, donc à la fois l'UDI, Horizon, Modem et surtout les républicains.

Et deuxième paramètre, c'était négocier avec la gauche. Oui. Et je sens que sur les deux paramètres, ils sont que c'est impossible de garder à la fois les républicains qui sont de plus en plus exige sur la ligne programmatique parce qu'ils veulent pas apparaître comme des béquill d'Emmanuel Macron et de l'autre côté faire des concessions à la gauche parce que déjà François Baou avait déjà des difficultés.

Mais là, il fallait aller encore plus loin sur l'attaque Zucmane, sur la réforme des retraites qui aurait qui faisait en sorte que le cornu était écartelé entre sa gauche et sa droite et le prix c'estàd que le grand écart était de plus en plus grand quoi de plus en plus grand et il fallait voilà ça commence à être difficile et donc mon intuition c'est que si Sébastien le cornueu était censuré Emmanuel Macron n'aurait d'autres choix soit de dissoudre soit de démissionner le fait de demander Oh là alors attendez ce que vous êtes en train de m'expliquer Oui. William. Donc moi mon intuition c'est que hier soir le Cornu échange avec le président de la République et Macron lui demande de enfin ils se mettent d'accord pour démiss pour que le Cornu présente sa démission le lendemain parce que cette démission soudaine provoque un choc et d'ailleurs on est en édition spéciale bien sûr.

Voilà donc ça provoque un choc dans l'opinion publique parce que c'est le gouvernement le plus éphémère de l'histoire. Ça dura un jour. Oui oui oui oui.

Que ça ça permet à Emmanuel Macron de garder une option de nommer un nouveau premier ministre soit un ministre technique soit un ministre politique. Et d'accord. C'est-à-dire que la censure l'aurait forcé l'aurait forcé à disoudre.

D'accord. Vous croyez encore à la possibilité de renommer un premier ministre avec cette assemblée. Quand on regarde les déclarations de Parti socialistes et des écologistes par intermédiaire de Tondolier et d'Olivier Fort Olivier Fort d'une part salue le cornu en disant que c'est un gauliste et qu'il a une sortie digigne et Tondelier dit que le président de la République avant de dissoudre doit étudier l'option de nommer un premier ministre de gauche.

Donc c'est-à-dire qu'en fait comme vous avez la gauche qui a un risque de censure qui donc un risque de perdre ses postes et surtout d'avoir une arrivée du Rassemblement national et de Bardella à Matignon va être obligé d'effectuer des concessions pour éventuellement arriver sur une ligne programmatique qui soit commune ou un accord de non censure. Mais en tout cas, ça ouvre la porte à un nouveau Premier ministre. Donc pardon, je vais résumer très largement mais c'est ça ce que vous me dites.

Vous me dites que Emmanuel Macron a demandé en vous pensez en tout cas qu'Emmanuel Macron a demandé à Sébastien Lecnu de démissionner pour qu'il puisse nommer un premier ministre de gauche ou un premier ministre compatible avec la gauche. J'ai pas je sais pas je connais alors là là compatible avec la gauche. Je pense que vous avez pas beaucoup d'options en clair.

Il y en a pas parce que parce que tous ceux qui seraient compatibles avec la gauche sont des gens détestés à gauche. On pense à Bernard Kas9 par exemple. Exactement.

Non. Donc soit c'est quelqu'un qui est en dehors comme Laurent Berger, voilà quelqu'un comme ça. Soit c'est quelqu'un qui je pense est élu dans le cadre du nouveau Front populaire.

Vous avez pas le choix d'autre fois. Voilà. D'accord.

Donc euh tiens, intéressant intéressant d'avoir euh toutes ces options, toutes ces possibilités. Euh donc pour vous, son option, l'option euh privilégiée par Emmanuel Macron, si c'est bien lui qui tire les reines de tout ça, ce serait donc de nommer un premier ministre de gauche. Très bien William, je vous entends.

Euh il nomme un premier ministre de gauche, pas facile à trouver mais il y arrive. Ce premier ministre va être censuré ? Je pense pas parce que c'est une question d'arithmétique.

C'est un question pos ou alors là, il faut faire des calculs. Dans les calculs, on les a à peu près en tête. Vous avez 100 députés du du Renaissance.

Oui. Euh NFP hors LFI, c'est 120. Ouai.

Donc vous arrivez à peu près à 220. D'accord. Donc vous excluez tout de suite la France insoumise.

La France insoumise ne soutiendrait pas ce premier ministre de gauche. Non, ne soutiendrai pas. Je j'exclus.

On est à 220. 220. Je rajoute je rajoute Liot.

Arrive à 24. Un peu de Liot. 240.

Ouais. Modem et Horizon. On arrive à 290.

D'accord. 290. On y est.

On y est. Ouais. Hm.

Donc vous vous pensez que Horizon et les communistes pourraient se mettre d'accord sur un premier, en tout cas de non cens un accord de non censure euh autour d'un premier ministre plutôt à gauche ? En fait, il y a plusieurs raisons qui m'amènent à penser ça. La première, c'est que euh Emmanuel Macron en fait a plusieurs choix, mais les choix principaux qu'il a, c'est soit de céder son poste, soit de céder sur son héritage.

Oui. Que fait, soit il fait une concessation programmatique très forte, c'est ben c'était la suite de ma question. D'accord.

Dans ce cas Emmanuel Macron conserve son poste. Ouais. Alors là vraiment, il faut imaginer parce que c'est c'est pas si simple hein.

Il faut trouver un premier ministre, il faut un accord, il faut qu'il soit nommé, il faut négocier un budget. Bon et qu'il y ait pas de censure. Là on se reparle dans 3 mois.

Emmanuel Macron peut dans ce cas conserver son poste jusqu'à la fin de son deuxème mandat. C'est ça. Mais ça veut dire que il fait une croix sur l'une de ses promesses de 2017 de la réforme des retraites.

Ouais. il fait une croix sur l'ISF puisque une taxe Zucman serait votée ou un équivalent. Ouais.

Euh et on imagine tout ce que la gauche pourrait détricoter euh dans l'année qui reste et qui vient euh après le travail de 9 années d'Emmanuel Macron. Oui. 8 ans. 8 ans. 8 ans.

Ouais. 8 ans. Ben en fait pourquoi est-ce qu'on arrive à ça ?

C'est alors là là juste pour garder son poste. Non non justement je je je je ne sais pas. Je pense que c'est à peu près le choix qu'il a.

Ouais, mais le problème c'est qu'il a il arrive à une situation où depuis qu'il a effectué la dissolution l'année dernière, il a que des mauvais choix. Oui. C'estàd qu'en fait si par maintenant, je suis pas sûr qu'il conserve le panache qu'avait le général de Gaul en 1969.

En tout cas, je pense qu'on est à peu près tous d'accord. Oui. Puis il aura pas eu l'appel de du 18 juin.

Ouais, il a pas il a pas tout ça. Donc et sa côte de popularité n'est pas exactement la même que celle du général de Gaul en 1969. Autre paramètre aussi, c'est que si démissionne, qui arriverait au pouvoir ?

Or, les enquêtes d'opinion montrent plutôt qu'il laisserait plutôt la main soit à Mélenchon, soit Bardella plutôt qu'à quelqu'un du bloc central. En tout cas, c'est ce que donnent les enquêtes d'opinion. Après vraement une démission provoquer un choc rebascerait l'écart donc ça changera les don mais en tout cas actuellement ça laisserait ça.

Oui, on a vu les derniers sondages vu les derniers sondages une dissolution amènerait une majorité relative du rassemblement national si il y a pas de configuration qui soit changeante. Mais actuellement ça donnerait ça. Donc en fait certes il ronie une partie de son héritage mais dans le même temps, les autres options qui lui sont proposées sur la table ne sont pas forcément meilleures.

Donc je ne dis pas que c'est une bonne option qu'il a le président de la République. Je dis juste que de toute façon depuis plusieurs semaines, il a que des mauvaises options et que maintenant il doit choisir le moins pire. Maintenant c'est un arbitrage qui doit effectuer.

C'est pour ça que je dis qu'il doit vraiment faire ça. Soit sacrifier une partie de son héritage pour en fait essayer de sauvegarder le peu qui lui reste, soit essayer de tout bazarder. Mais je vous pose la question suivante.

Est-ce qu'il vaut mieux pour lui peut-être sacrifier une partie de son programme économique et avoir la gauche ou donner les mains ou les clés du pouvoir à Bardéla ou à Marine Le Pen ? Je pense que c'est ça l'option qu'il a en tête. dilemme d'Emmanuel Macron.

Donc on a eu beaucoup de prise de parole depuis ce matin. On l'a expliqué quand vous êtes arrivé sur ce plateau William il y a 13h. Pronotos s'est exprimé au 13h justement de TF1.

Il a essayé d'éclaircir sa position. Jordan Bardella quelques mots à la sortie d'un face- à faceace avec Marine Le Pen d'une réunion. Peut-être qu'il y avait du monde hein dans les on a vu Jean-Philippe Tangui notamment sortir de cette réunion.

Bon le bureau finalement du RN s'est réuni. Lui ce qu'il demande c'est une dissolution. Pas plus.

Jean-Luc Mélenchon, lui, il demande une démission très clairement du président de la République. La France insoumise s'est exprimée. L donc on les a vu un peu toute la matinée au micro passer pour se réunir.

Même son cloche he là on ça dépend. Xavier Bertrand lui par exemple demande une dissolution. Voilà ce qui est pas le cas de Bruno Rotillo qui lui dit qu'on peut encore trouver d'autres options.

Sébastien Lecnu ce matin, Marian Maréchal qui a le demande d'une union des droites. Il ne reste plus qu'Emmanuel Macron. Ouais.

Quand va-t-il parler ? Quand lui conseilleriez-vous de parler William si vous étiez dans son bureau, le bureau à côté, le bureau de la communication. Alors s'il s'exprime ce soir, c'est pour annoncer une dissolution parce que je pense pas qu'il ait d'option de nommer quelqu'un premier ministre assez rapidement.

Donc plus il prend la parole rapidement, plus vous avez la possibilité d'un retour aux urnes. D'accord ? Parce qu'en fait, il a pas de choix évident à l'heure actuelle.

On a essayé d'évoquer la portrait au bon premier ministre. C'est vraiment pas simple, surtout s'il y a faut se mettre d'accord et cetera. Donc s'il parle tôt, c'est qu'il veut revenir aux urnes.

Mais dans ce cas-là, il faut quand même étudier les conséquences d'un retour aux urnes. Je suis pas sûr que ça améliorerait la situation. Nous, on est en train de sortir une étude portant sur une dissolution.

C'est pas sûr qu'il y a une majorité absolue pour un truc qui est très simple en fait pour que les Oui, finalement la meilleure option pour Emmanuel Macron, même si c'est le Rassemblement national, d'ailleurs certains disent que c'est ce qu'il souhaitait après la première dissolution, ce serait finalement même si c'est le rassemblement national qui est une majorité pour quelqu'un. Mais en fait, il y a pas il y aura pas de majorité. Donc nous calcul il y en a pas parce qu'en fait le Rassemblement national a un problème essentiel c'est que dans le vote qu'ils ont c'est qu'il est très territorial donc il est très rural et très franpériphérique.

C'està dire que vous avez des centaines de circonscriptions, ils peuvent pas gagner à Paris dans les grandes métropoles et cetera. Donc en fait ils ont une possibilité de majorité électorale qui est très faible. la gauche également parce qu'ils ont même même en cas de non accord à gauche de fronts républicain qui avaient d'une certaine manière s'abordé euh les possibilités en 2024 même sans front républicain ils arrivent à 240 250 donc c'estàdire qu'ils arrivent pas toujours 290 donc ça pose un problème du côté de la gauche on imagine mal au vu de la faiblesse électorale qu'ils ont et de de du effet repousseur de la France insoumise d'avoir une majorité absolue et le bloc central à l'heure actuelle je suis pas sûr que si vous annoncez une dissolution qui remporte porte beaucoup de sièg l'hypothèse d'une d'un retour aux yeures.

En tout cas, je pense pas que ils font se paris. Donc en fait, une dissolution pour moi n'arrangerait rien parce que ne permettrait pas une une d'avoir une majorité. La seule possibilité d'avoir une majorité ce serait que le président de la République démissionne que vous ayez l'élection d'un nouveau ou d'une nouvelle présidente de la République qui effectuerait une dissolution et dans la foulée de son élection, voilà, et aurait une majorité.

Mais je à l'heure actuelle je ne vois pas le président de la République démissionner ce qui est pas sûr plus on va pas se mentir qui qui est majorité. Donc ça veut dire qu'en fait quand on fait l'option des hypothèses parce que de toute façon chacun doit faire sortir sa calculette aujourd'hui, vous avez rappelé que tout le monde était en réunion donc chacun doit calculer qu était les possibilités. Donc je pense qu'en fait la solution qu' a Emmanuel Macron en tête c'est le fait que le cornu est démissionné aussi rapidement qu'il se soit pas fait censurer.

Donc c'est lui qui a choisi la date de son départ permet à Emmanuel Macron de reprendre à minimal contrôle parce qu'en fait c'est ce que vous avez dit h chaque parti demande la même chose. Il demande au président de la République de trancher soit pour une dissolution, soit pour un autre propre ministre soit pour démissionner. Mais au final, c'est veut dire que tout le monde revient vers Emmanuel Macron et il redevient entre guillemets le maître des horloges, même s'il est quand même pressé par l'équation budgétaire et par le vote du budget.

Voilà, chacun demande ce qu'il arrange finalement et ce qui arrange le Rassemblement national étant donné que Marine Le Pen pour l'instant ne peut pas se présenter, c'est évidemment pas une démission du président de la République. C'est plutôt une dissolution pour arriver au pouvoir par l'intermédiaire de Jordan Bardella. Jean-Luc Mélenchon, lui se dit que pourquoi pas. lui euh il fait de très bonnes campagnes euh et puis il veut il a théorisé le chaos et donc une démission alors là il y aurait ce serait le chaos absolu donc c'est ce qu'il souhaite et la gauche la gauche on va dire de gouvernement elle envisage une option c'est d'arriver tout de suite là maintenant à Matignon et donc d'être au pouvoir.

Voilà ce que demandent les uns et les autres. Donc vous me dites qu'Emmanuel Macron parlera ce soir s'il dissou soit soit soit qu'il arrive à un accord cet après-midi. Mais c'est peu probable.

Ouais, c'est peu probable. Je pense que ça prendra un peu de temps. Je pense que l'option la plus probable, s'il s'exprime, vous avez deux solutions.

Soit il annonce un retour aux urnes, soit il explique la démarche qu'il entreprend. Donc éventuellement de prendre du temps en vu de nommer un premier ministre. Mais je suis pas sûr qu'il s'exprime dès ce soir pour annoncer ça.

Ce serait encore, ce serait se remettre de la pression chef de plomb. Donc vaut mieux vaut mieux qu'il évacue la pression actuellement et qu'il gagne un peu de temps pour se garder le maximum d'options au regard de la crise qu'on traverse plutôt que d'affoler davantage les marchés financiers. D'accord.

Très bien. Il ne parle pas ce soir. Imaginons.

Là c'est des options qu'on ouvre avec vous et avec tout est possible évidemment. Imaginons qu'il ne parle pas ce soir. Quand parle-t-il ?

Parce que nous sommes lundi. Il y a deux jours mardi mercredi mais là on serait aussi dans un timing très serré. Jeudi soir panthéonisation de Robert Badinter.

On ne parlera pas de ça à ce moment-là et après après sous le weekend, ça fera 5 6 jours plus tard. Ah oui, finalement je suis là. Oui, vous m'oubliez pas.

C'est un peu tard derrière. Il faut pas non plus traîner. C'està-dire que il faut trouver un équilibre.

Il faut pas faire semblant de se désintéresser de la situation politique qui peut être reproché à Emmanuel Macron qui est très présent sur les questions internationales et assez peu et on le comprend bien puisqu'il n'a pas les possibilités d'agir très clairement sur la scène nationale. Non, tout à fait. Le la difficulté qu'il a, c'est que actuellement, il y a pas d'option claire qui lui permett de sortir de la crise parce que son option qu'il doit présenter au français, c'est pas uniquement prendre la parole pour prendre la parole, c'est qu'il doit proposer au français.

Il l'a souvent fait, hein, ces derniers temps à prendre la parole en attendant des annonces. On se souvient du référendum il y a l'année dernière euh pas il y a quelques mois, il va annoncer des référendums, c'était juste avant l'été. Voilà, il y a pas eu de référendum.

Oui, mais s'il a pas de solution de sortie de crise, les appels à la démission vont se vont s'accentuer. Donc je pense pas que ce soit la bonne idée. Après, il peut le faire hein, c'est possible parce que là à ce momentl on est une situation où chacun accumule comme s'il avait pas enchaîné les erreurs un certain temps.

Vous avez raison. Le le point que lui qu'il a c'est qu'il doit avoir une solution qui est à peu près claire et qui soit surtout comprise par l'ensemble des Français. C'estàd que s'il s'adresse à nos compatriotes, il doit dire quelle est son option de sortie de crise.

Or à ce stade, il en a que deux qui sont raisonnables. C'est soit trouver un premier ministre mais qui ne se reproduisent pas les mêmes erreurs que Barnier, le Cornu et Bairou, soit proposer une dissolution et la dissolution ne lui permettra pas forcément de sortir de cette étape. Donc je pense qu'il va rester sur l'option de choisir un nouveau premier ministre.

Et à ce moment-là, en fonction des consultations qu'il aura à cet après-midi et peut-être dans la journée de demain, peut-être qu'une tendance se dégagera. Il a peut-être l'option aussi hein de faire comme ce qu'avait recommandé Gabriel Atal mais bon comme c'est Gabriel Atal, c'est pas sûr qu'il reprenne son idée de prendre quelqu'un le temps d'évacuer la pression pour que ce soit une personne qui soit chargée de négocier le négociateur. Le négociateur à ce momentlà ce serait quelqu'un plutôt comme la présidente de l'Assemblée nationale parce que c'est là où ça se joue qui serait chargé d'essayer de trouver quelque chose mais moi j'y crois pas trop.

Moi je pense qu'il va se réserver la carte mais qu'actuellement en fait la difficulté qu'il a et que vous pouvez demander à n'importe qui c'est qu'il a pas d'option clair pour sortie de crise c'estàd qu'il y a aucune option qui paraît assez évidente pour boir sortir d'une crise qui quand même s'installe et qui commence à passer d'une crise politique à éventuellement une crise de régime. Marine Tondelier puisqu'on parlait des options, vous vous nous dites William sur ce plateau et c'est intéressant on aura d'autres intervenants tout au long de l'après-midi qui vont avoir des analyses différentes. Vous nous dites-vous que l'option la plus probable désormais, c'est que Emmanuel Macron nomme un premier ministre de gauche et que il a même décidé lui de la démission de Sébastien Lecornu pour aller vers cette option et s'éviter une censureait obligé surtout pour choisir un nouveau premier ministre.

Voilà. Et qu'il aurait obligé à dissoudre ou à démissionner et qu'il aurait encore fragilisé. Donc Marine Tondelier ne veut pas se rapprocher de la France insoumise.

C'est ce qu'elle dit. Le PS ne va pas courir chez LFI comme si de rien n'était. ce qui a été dit et fait les mois précédents laisse des traces et elle martel nous ne sommes pas en mesure d'être tous à 16h ensemble dans une m pièce comme si rien ne s'était passé.

Bah ça pose une difficulté pour eux parce que le ils ont une véritable difficulté stratégique. C'est dire que euh dans le casre d'une dissolution, il paraît évident que si la gauche part divisée, ils vont y laisser des plumes. Ouais.

Et donc si la gauche part divisée, si le bloc central part divisé, on on sera quasiment certain qu'on aura une victoire du Rassemblement national. Est-ce qu'ils auront une majorité absolue ? Je pense pas.

Mais en tout cas, ils se rapprocheront de la majorité absolue. Donc c'est-à-dire qu'en fait, elle tient un discours aujourd'hui qui est utile et qui est la meilleure option stratégique en vue de l'élection présidentielle mais qui est pas la meilleure option s'il y a des élections législatives anticipées parce qu'ils vont ils vont laisser des plumes. L'autre point aussi qu'il faut évoquer et je pense que c'est ça son option.

Ouais. c'est que moi je pense que la gauche se dit pourquoi est-ce que retourner aux urnes en vue d'avoir une élection ou en vue de de gagner quelque chose alors qu'ils peuvent braquer Emmanuel Macron maintenant et récupérer Matignon maintenant. Actuellement, Emmanuel Macron a très peu d'options.

Il je dirais pas qu'il est désespéré, mais qu'actuellement, il doit euh, comment dire, s'ouvrir un éventail de possible qui est plus grand que ce qu'il pouvait le faire il y a encore 2 tr jours. Act si vous regardez cette situation et vous regardez les déclarations de Tondelier, d'Olivier Fort ou de Boris Valot, je pense qu'il existe un chemin pour que la gauche arrive à Matignon. C'est en tout cas l'option qu'auquelle je sens.

Pourquoi ? Parce que la gauche ne veut pas de dissolution. Enfin, la gauche non mélanchonis ne veut pas de dissolution.

Euh la droite ne veut pas de dissolution non plus. Il y en a peut-être certains qui leur réclament mais ils vont laisser plus de plumes qu'autre chose. Le bloc central ne veut pas de dissolution.

Donc en fait vous avez un arc un peu comme ce que vous avez dans les coalitions à l'européenne du la gauche sociale-démocrate à la droite chrétienne démocrate ou républicaine qui est capable éventuellement de s'unir. On a du mal à trouver des majorités mais on a trouvé une majorité de groupes et de députés qui ne veulent pas de dissolution. Il veulent pas de dissolution.

Et je pense que les intérêts politiques sont supérieurs aux convictions pour les dirigeants de ces parties-là pour une raison qui est simple. Ils doivent alimenter et ils doivent tenir, ils restent à la tête de leur partie uniquement parce qu'ils ont une base d'élu et une base de soutien. S'il dilapide le peu de soutien qu'ils ont, ils resteront plus patron de leur famille politique.

Et donc je pense que eux leur stratégie à l'immédiia, c'est de faire des concessions programmatiques très fortes chacun pour rester en poste et pour éviter une dissolution. Et autres paramètres aussi, et c'est là où on arrive sur le problème qui est posé par Emmanuel Macron, c'est qu'Emmanuel Macron doit comprendre ce qui s'est passé lors des dernières élections. Au premier tour des élections législatives, les Français en majorité relative ont soutenu les idées du Rassemblement national et voulaient avoir Jordan Bardella à Matignon.

Au deuxème tour, ils ont empêché Jordan Bardella d'arriver à Maton. Ça veut dire qu'en fait la majorité qui issue des ures, c'est pas une majorité bloc central, c'est pas une majorité NFP, contrairement à ce que certains disent, c'est une majorité front républicain pour empêcher le Rassemblement national de gagner. Si vous demandez à ces électeurs là du bloc central et de gauche de dire qu'ils ont tout fait pour favoriser une élection du de Bardella ou de Marine Le Pen dans quelques semaines ou dans quelques mois, les électeurs ne leur pardonneront jamais.

Il faut bien comprendre quand même que des gens des en fait il faut voir que dans les listes électorales quand vous regardez il y a des gens qui n'avaient jamais voté de leur vie qui n'ont voté pour la première fois uniquement pour empêcher Bardella d'arriver à Matignon. Donc toutes ces personnes-là ne pardonneraient pas à Tondelier fort et Emmanuel Macron de dilapider tout ça en vue des intérêts boutiquiers. Et donc mon intuition c'est que soit on aura un premier ministre compatible avec la gauche, soit on aura un premier ministre technique qui va être un Ah bah tiens William, c'était ma dernière question.

Le fameux ministre technique, ça me fait un peu sourire moi. Premier ministre technique, déjà je comprends pas bien ce que ça veut dire. Euh qui ne ferait pas de politique.

C'est ça. On fait tous de la politique. Tout le monde fait de la politique.

Ouais. Qui serait euh qui prendrait des décisions au-dessus des partis. Ouais.

Ouais. Mais bon, qui serait quand même de ses idées ou donc et qui aurait besoin d'être approuvé par un parlement qui aurait pas forcément celle-ci. Par exemple, euh Game Rocket nous parlait de Villeroi de Galot, le patron de la Banque de France pour se dire "Bon bah, il faut remettre les finances à plat, il faut prendre des décision, mais la gauche n'accepterait sans doute pas certaines des mesures d'un premier ministre comme celui-ci, voyez.

Bon, mais je pense que si vous avez un premier ministre comme ça, euh c'estàdire qu'il doit supposer une certaine forme d'union nationale relative, enfin excepter les extrêmes, donc LFI et REN. Et je pense que vous avez l'art que je vous décrivais tout à l'heure en allant des écologistes républicains. Oui, mais c'est ce qui cherchent les premier ministres actuellement William.

Enfin, c'est ce que cherche Sébastien Lecnu lui aussi cet cet arc là. Oui, mais je pense que ce serait ce qu' un peu ce qu' ce qu' a recommandé Vokier, je pense ce serait dans cette confération dire que aucun parti ne rentrerait au gouvernement. Oui, mais ce serait un soutien ou un accord de non censure sans participation gouvernementale.

C'estàd qu'en fait les partis que des techniciens quasiment que des tech c'est l'option qui est pas forcément la plus probable à l'heure actuelle mais je pense que c'est possible qu'on en arrive là. Ça permet de gagner du temps. D'accord.

Mais si surtout adopté un budget. D'accord. Mais si un gouvernement technique décide de mettre en place la taxe du Zukman ou de revenir au à la retraite à 62 ans, la droite le censurerait William.

Et si dans de l'autre côté on sert les vis, on on supprime tant de millions de fonctionnaires qu'on fait des mesures drastiques sur l'immigration pour faire des économies, là la gauche censurerait. Voyez, enfin, j'ai du mal à trouver comment un un gouvernement technique pourrait tenir. Il faudrait qu'il ne fasse absolument rien.

Je pense que le sur les solutions que vous proposez, ils vont plutôt adopter les solutions de consensus. Ouais. Et donc en fait, ça veut dire que faut faire un budget.

Donc sur un budget, il faut quand même faire des économies. Ça veut dire c'est simplement si vous voulez résumer ce serait quoi la politique ? Ça veut dire que ce serait baisse des dépenses publiques sur certaines missions de l'État et donc principalement le gaspillage auquel tout le monde est d'accord sur les impôts c'estàd qu'il vont augmenter les impôts des plus riches sur un gouvernement comme ça parce qu'en fait ça permet de deux choses.

Ça permet de baisser les dépenses et d'augmenter les recettes donc d'arriver à une réduction des déficits publics et après sur les ou mesures. Je pense que tout ce qui est mesur je pense que toutes les mesures symboliques type suppression de la réforme des retrait je pense on touche pas on fait comme si ça n'existait pas. On fait comme si ça n'existait pas.

Et en fait, on prend des solutions de court terme et de raffist jusqu'à jusqu'au mois de au printemps 2027 surtout pour faire adopter le budget 2026. Oui, c'est surtout ça la priorité, je pense. Oui.

Oui. Bon, à faire à suivre pour l'instant l'option la plus probable. Mais Emmanuel Macron, on cherche des options.

Il y en a plein. Celle-ci, un premier ministre de gauche, un nouveau premier ministre de la centrale, on a du mal à y croire maintenant. C'est quand même le 3è.

Euh une discussion 4e, c'est vrai euh une démission organisée. Voilà où on a même évoqué tout à l'heure avec Guillaume qui l'a écarté d'un geste. L'article 16 et la les pleins pouvoirs, ça on a du mal à y croire.

Non, c'est pas possible. Voilà. Bon et bien voilà toutes les options qui qu' a Emmanuel Macron, c'est le dernier, c'est le seul qui n'a pas parlé.

On l'a vu ce matin devant devant le panthéon avec Ellisabeth Badinter en train de préparer l'événement et l'entrée au panthéon de Robert Badinter jeudi soir mais on n pas vu beaucoup plus d'Emmanuel Macron qui n'a pas pris la parole qui n'a pas tweeté. Vous restez avec nous, il est 14h27 sur le Figaro live sur le Figaro.fr.

Vous avez toutes les informations évidemment chaque tweet, chaque déclaration vous est rapporté et puis euh on vous laisse avec ces images. On revient dans quelques minutes et puis à 15h, club spécial présenté par Istrear, club politique qui sera en direct exceptionnellement pour couvrir cette actualité et cette démission ce matin de Sébastien Lecu. William T.

Merci beaucoup. Merci à vous. Et où est-ce qu'on la voit votre étude ?

On on l'a toujours pas sorti. Ah donc ça sort bientôt ça sort ça sort bientôt je pense là au vu du contexte la semaine prochaine. D'accord.

Très bien. Sur le site du millénaire ce sera intéressant et puis ce sera encore plus intéressant si Emmanuel Macron a décidé d'oudre parce que là nous verrons euh quelles sont les options du Rassemblement national. Merci beaucoup.

Merci de nous suivre. Et euh je sais pas si on lui a dit si c'est reprise ma gueule. Edgar pardon racone.

Fais gaffe, fais gaffe à toi. Ça marche. [Musique] Oui.

Oui. pas déjeuner d'arriver à ma qui fait aussi au départ pour l'émission avec [Musique] ministre que l'intermineur va redonnettre à son poste qui est à l'origine de cette prise de cette décision Sébastien le de jeter lesponges Ro qui à la mi-journée qui apporté un problème de confiance avec le ministre pour justifier son choix et bien de d'acter une forme de rupture Sébastien Le a répondu dans la matière estimant toujours préféré son pays à son parti encore parce qu'on même encore des choix avec les membres de son gouvernementaire gouvernement des nouveaux ministres s'éviter toucher de méga salut ça va ? Viens prendre le relais de Math dans le il est il est dans le resto, il met son téléphone à charger. [Musique] Il avait vraiment plus de batterie.

Vas-y message là. Attend parce que je personne qui va venir faire du déflex devant toi. Je peux mettre juste mes affaires là au pied, ça te gêne pas ? [Musique] Toujours encore oui hein.

Ouais, il y en a combien qui sont ? Ouais. Bah alors, c'est toi qui vient trop drôle.

Je rentre à French je sais pas. Ouais ouais. Bah écoute des mar ouais ma par contre si tu m'intéressé carrément.

J'appelle j'appelle la prode parce que j'en ai déjà dans mes contrô [Musique] à autour de Sébastien Du coup, tu rentres toi enfin non [Musique] à faire les alors c'est que il y a eu un problème de confiance avec un peu non je vais aller chercher un sandwich Ah oui, je vais prendre Ouais. OK. [Musique] Non, c'est la truc.

Euh, ouais, ouais. Non mais vas-y, prends prends et tu veux quoi ? Ça va tu peux vraiment pas la photo exceptionnelle.

La photo exceptionnelle. Ouais, je suis là. Ça y est, ça y est, je suis là.

Je suis là. J'étais en fait pour être honnête, j'étais en train de de sirot un café. Non, non, n'est pas là.

Ouais, bien sûr. Alors, il faut que je me décale juste un petit peu pour pas avoir de Gard dans mon cadre. Et voilà. [Musique] Allô je bar d'accord ?

Ouais, je pense. Ouais, il y a juste par en fait. Ouais, parce que j'ai compris.

Oui, c'est sûr mais j'ai pas vu non plus un nombre de bagnoles arrivé. Ouais, c'est bizarre. Je varis pas donné qu' soit pas.

Ben moi, on m'a dit John Var tout à l'heure et elle elle me répond pas à France. Ah, tu l'as lancé. Ah, OK.

Tu veux que je dis à Sopia ou bien ou elle à tout moment ils ont pas portable. J'ai lancé un ministre, j'ai pas Ah j'ai lancé un ministre, j'ai pas responsable. C'est pas qu'ils ont pas loi mais en tout cas il les regardent pas puisquils personne.

Ça marche. J'ai lancé ministres. Ils sont pas répondu moi aussi.

Non de j'ai rien. Euh Sopia, je viens d'avoir la prod d'hôtel. Euh, ils m'ont dit qu'en fait euh vous étiez censé aller au siège les filles.

Pour eux, j'ai rill pour savoir comment se passait le déjeuner. Il répond pas hein. Non, il y a pas de réunion.

Ah ouais ? Bah écoute, non laisse sois qui est parti chercher à manger. Du coup, elle revient et puis tu les appelles peut-être parce que pour si jamais il vous presse ou quoi comme ça au moins elle se fait pas embrouiller ?

OK, il fait comme tu le Merci. OK, je suis depuis j'ai rien mangé. et dis que là je vais rentrer à je chercher la m'en occuper tu vois genre c'est pas magique photo pour non non pour qu'il mette non après il met ma gueule et tout relou alors pour ma mère photo s'il te plaît voilà je l'envoie à ma mère Quoi ?

Non, je parlais un [Musique] fou. Ouais, tu as raison. ça j'ai [Musique] Ah oui. [Musique] Elle t'a répondu la p John Bar ou pas ? [Musique] Allô !

Allô ! Allô ! OK, ça marche.

Non, je pas lancer. [Musique] OK. [Musique] Ouais.

Donc ma rentrerait probablement à la Raprailleurs. Il a fini ouais il a commencé à 4h30. Ouais et donc bah je vais voir avec la prod.

Merci beaucoup. Mais j'ai dit ser tout à l'heure euh et bien Catherine la ministre des missionnaire de travail est présente. C'est également Jean-Noël Barreau ministre de missionnaire du site des États étrangères et aussi présent à ce à ce déjeuner.

Il y a cependant un seul absent et un absent taille c'est taillotionérieur. C'est aussi parti à cause de lui à cause de Ro Sébasti a présenté ce matin sa démission au président de la de la République un déjeuner d'adieu comme un déjeuner d'accueil je pense que on peut dire bon les deux marches puisque ce gouvernement a été nommé seulement hier soir un gouvernement le plus éphémère de l'histoire politique de la française un gouvernement qui n'aurait que 14h par exemple à l'intérieur de ma vous avez en ce Mathieu m'z [Musique] t'inquiète je sais je sais vous inquiétez pas je suis là je suis là depuis 6h du mat donc ça me fait plaisir d'être avec vous et après il choisi prenne le relais Ouais. Merci Tout à fait sortir de bâtiment pas si on passe les invités au traditionnel de pour ce défener de ce c'était des réunion de missionnair on leur expéri d'apporter la l'émission sa démission sur la laé aussi qui est si c'estàd pour notamment merci je t'ai juste Ah ouais !

Alors Nous sommes en direct, il est 14h59 et dans un instant le club politique avec Yve Tréard. Édition spéciale après la démission tout à l'heure ce matin de Sébastien le Cornu. Tout de suite Yve Tréard dans le club politique.

Bonjour et aujourd'hui nous sommes en direct. Nous serons retransmis ce soir sur le Figaro TV à 22h parce que et bien les circonstances font que nous sommes dans une période un peu particulière sur le plan politique avec une crise politique qui dure, qui persiste, qui se creuse même d'une certaine façon avec le premier ministre Sébastien Lecnu qui a remis cette démission ce matin. Démission qui a été acceptée.

Alors, on va on va essayer de tenter de percer bien les causes de cette démission, pourquoi on en est arrivé là et puis on va essayer aussi de dégager si c'est possible quelques lignes d'horizon, savoir vers où on va avec nos quatre experts qui sont réunis aujourd'hui dans les studios du Figaro. [Musique] avec Anne Fulda. Merci Anne d'être parmi nous qui est grand reporteur au Figaro avec Judy Vint Trop qui est grand reporteur également au Figaro magazine avec Alexandre de Vecot qui dirige les pages débat et opinion du Figaro et avec Roland Carol.

Merci Roland d'être parmi nous politologue qui vient de sortir un nouveau livre dont on va voir le titre apparaître à l'écran. Alerte mondiale, démocratie en danger, une perspective géopolitique, c'est aux éditions de l'aube, cher Roland. Alors, Roland, bah c'est pas très brillant, hein.

C'est un peu c'est un peu Je parle pas du livre hein, attention. Non, je parle de la situation. Super bien.

Bah, la situation c'est vraiment la débandade. Euh, on avait cru tout voir mais on avait pas tout vu. Euh cette histoire d'un gouvernement dans lequel apparaît, sans qu'on le sans que les intéressés le sachent euh monsieur X.

Hm hm. Et un autre ministre apprend qu'il est là, fait une crise et genre à 21h20 alors que ça fait 2h que on a eu enfin le communiqué dit "C'est insupportable, je m'en vais." Et ça évidemment comme c'est le ministre de l'intérieur, comme c'est le président du parti les Républicains, comme c'était devenu le poids lourd du parti, la crise de ce ministre de l'intérieur fait que il y a plus de gouvernement.

Le gouvernement démissionne, le président accepte la démission. Voilà, c'est quand même absolument extraordinaire le le geste la dépression. subite de du ministre de l'intérieur Boo est un peu un peu incompréhensible.

Euh évidemment, elle n'est pas du seulement à cela, à la composition du gouvernement, mais elle est d au fait que on lui a fait remonter de la base des républicains, car désormais il y a des militants chez les républicains, c'est la nouveauté retailloto, c'est qu'il y a des adhérents, des gens qui sont là, qui bougent, ils se font connaître et ils sont extrêmement contre la participation au gouvernement. Ça fait quelques semaines qu'ils sont contre et qu'ils font remonter mais ça remontait de plus en plus fort. Et donc Retaillot était dans l'attente d'un moment où il pourrait prendre la décision de partir pour être conforme à la demande des militants.

Il l'a fait là et c'est incompréhensible. Personne ne peut comprendre qu'à l'occasion de la nomination d'un ministre qu'il ne pourrait pas seulement supporter, il fasse sa crise et qui démissionne. Donc on comprend qu'il y a d'autres raisons qui sont celles que je viens d'essayer de dire mais c'est quand même très bizarre.

Alors Judith, est-ce que euh c'est pas est-ce que Bruno Rota n'a pas pris le cas de Bruno Lemire comme un prétexte en fait alors que déjà à l'intérieur des républicains, il y avait une division sur savoir s'il fallait ou pas participer au gouvernement puisqueon sait que dans l'après-midi le renvoqué lui s'était plutôt opposé à une entrée dans le gouvernement. Si et c'est tout à fait pour les raisons que viennent de dire Roland Carole. D'ailleurs euh Bruno a réalisé, moi j'emploie le verbe réaliser parce que comme vous le disiez d'ailleurs, ça faisait plusieurs semaines voir plusieurs mois que la révolte grondait chez les électeurs des républicains parce que il y a plus d'adhérom mais surtout encore des électeurs et les électeurs en fait on peut dater la montée des incompréhensions à la période où François Bairou premier ministre annonce que la France va durcir le ton vis-à-vis de l'Algérie pour obtenir la libération de Boilemale et pour obtenir que l'Algérie reprenne ses OQTF et que dans les heures qui suivent Emmanuel Macron dit non pas du tout c'est la manière douce qui prévaut il faut continuer comme ça ce moment-là c'est un moment de rupture non assumé par Bruno Rota en tout cas c'est vécu comme tel par la base des républicains qui commencent à envoyer le message c'est plus possible faut tout arrê arrêter mais et là je a encore raison décidément ça va pas durer c'est totalement illisible parce que ce que lui et moi racontons, ça suppose de s'intéresser à des arcanes Ouais qui en fait n'intéressent plus du tout les Français tellement ils sont dégoûtés par le spectacle que leur offritique collectivement.

Il y a un dégoût Alexandre. Oui, je crois que la vraie raison elle est là. Peut-être pour Bruno Rata ce qui est encore plus incompréhensible, c'est son trésor.

C'est-à-dire queil aurait pu Oui. puisqu'il aurait pu acter cette rupture comme un justement un acte fondateur et dire voilà le le le régime est épuisé. Euh il est plus question que les républicains participent à quelques alors Alexandre.

Vous savez ce qu'on va faire ? On va l'écouter comme ça vous allez le comer. Si clair que ça donc on va on va écouter Bruno Rotaillot tout à l'heure à 13h.

Mais je pense que dans cette période de trouble que traverse le pays, il faut qu'il prenne la parole évidemment. En tout cas, le spectacle qui est qui est donné aujourd'hui au niveau national est en train de désappointer les Français. On a besoin d'un budget.

La France a besoin d'une stabilité. Malheureusement, encore une fois, on l'a bien vu d'ailleurs dès la nomination de ce gouvernement, le gouvernement tel qu'il avait été nommé concentrait toutes les raisons de la censure. Donc c'était une question de jour, voyez.

Et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu moi avoir une parole forte pour dire attention quand on promet la rupture bah il faut l'assumer d'une certaine façon Alexandre il y participe à ce spectacle. Oui d'une d'une certaine façon. Alors je pense qu'il a voulu se se retirer avant la censure.

Il est vrai aussi que le le les noms moi moi je je trouve c'est pas si incompréhensible que ça parce que Bruno le maire incarne vraiment le macronisme. Il était là depuis le début le retour d'Eric Verd. Donc si vous voulez, on est face à un président de la République qui a perdu les élections et qui veut continuer à gouverner.

Donc je crois que ça c'était pas possible pour les Français. C'était pas possible non plus pour les oppositions. Donc on voyait bien après la nomination du gouvernement que de toute manière on se dirigeait vers une double censure de LFI et du RN et que ce gouvernement serait tombé quoi qu'il arrive.

Donc Bruno Rotaillot a a bien fait de de de se retirer. Ce que je ne comprends pas moi, c'est qu'il devrait essayer maintenant d'en trier profit et de d'apparaître comme un homme de rupture. Or, c'est pas c'est pas tout à fait le cas.

Donc je je trouve qu'il reste encore c'est très LR, c'est Mifig mi raisin et on ne comprend pas très bien ce qu'il fait. Donc il prend il tire pas les conséquences de son propre geste, je trouve. Alors je dirais plus loin que Alexandre.

On a le sentiment l'écoutant à tout à l'heure à l'heure du déjeuner que finalement il fait acte de candidature pour devenir premier ministre. On pourrait se la question en même temps le discours n'était pas un discours qui euh plein d'Alent non plus. Enfin je trouve c'était très fumeux.

Oui enfin franchement c'est c'est incompréhensible. En réalité je suis d'accord avec ce que ce qu'il vient d'être dit. Ce ce discours est incompréhensible.

En plus il dit qu'il ne se place pas complètement dans l'opposition évidemment. Enfin, c'est pas clair, mais au-delà de des états d'âes de Bruno Rotaillot, c'est quand même le la conséquence qui est dramatique. C'est-à-dire que il y a quand même eu trois premiers ministres qui ont eu une durée de vie extrêmement courte.

On est dans une on n'est pas loin, enfin je parle sous votre contrôle mais on semble ne pas être loin d'une crise de régime là. Comment on sort ? On est dans une impasse quoi.

On va en parler. Bon, moi je trouve que voilà, au-delà de Bruno Rotaillot et ces explications qui franchement, je suis d'accord n'étaient pas du tout convaincantes, la vraie question, elle est là. Comment on s'en sort aujourd'hui ?

Alors, justement euh on va tiens, on va écouter le Premier ministre ce matin euh Roland parce que il a un argument à propos du 493. Ces formations politiques ont fémin parfois de ne pas voir le changement, la rupture profonde que représentait le fait de ne pas se servir de de l'article 49 ligne 3 de la Constitution. C'est-à-dire que au fond, il n'y avait plus de prétexte pour une censure préalable.

En tout cas, il n'y avait plus de prétexte pour faire que les parlementaires refusent de faire leur métier de parlementaire, c'est-à-dire de discuter la loi, de l'amender et le cas échéant de voter ou non. euh un texte. Et cette rupture, je le dis, elle a été soulignée par un certain nombre d'observateurs, d'acteurs de la vie politique, certains opposants d'ailleurs qui le demander historiquement, mais elle n'a pas permis cette Rand, il a raison.

On comprend pas pourquoi, dit-il, alors qu'il proposait de renoncer au 19 à l'article 493 de la Constitution. Et bien euh pourquoi ? De toute manière, il s'exposit à une censure.

Écoutez, c'était une bonne idée ça. Je crois que c'était une très étrange idée d'annoncer à l'avance qui renonçait au 493. Euh moi je crois que le 493 c'est un article extrêmement important de la Constitution et que c'est vrai que c'est un article qui a été rédigé par Michel Debré et et ses collaborateurs parce qu'il se méfiait des parlementaires et et il faut toujours se méfier des parlementaires dans un régime parlementaire. le 493 quelque chose qui incite les parlementaires à faire attention à jusqu'où ils peuvent aller trop loin.

Donc supprimer ce 493, tout le monde sait ce que c'est que le 493, la possibilité de renverser le gouvernement par une motion de censure où il serait la majorité des députés à la voté. à l'origine, c'est le gouvernement qui qui qui comment le parlement, hein, et euh en retour, il peut avoir une motion de censur. Oui, à l'origine, il y a les deux dans la constitution, soit le parlement la déclenche, soit c'est le gouvernement qui la déclenche par sa respons en responsabilité et les deux sont possibles.

Dire qu'onutilisera pas le 493, c'est se priver d'une arme essentielle de la constitution. Donc je pense que c'est une erreur politique et que c'est quelque chose qui met du coup à l'avance le premier ministre en difficulté. On sait qu'il s'est affaibli lui-même en renonçant à un article essentiel.

Donc je crois en effet que ça lui fait courir encore plus vite vers la censure. Que cette censure est été ou pas sûre. Moi, j'en suis moins sûr que que monsieur de Vio je je je pense que il pouvait encore passer par le trou de souris que c'était pas joué.

Mais bon, l'histoire ne permettra permettra pas de le dire. Il a eu raison de démissionner comme ça en de remettre sa démission. Il avait pas le choix à à à ce niveau-là.

Il n'avait pas le choix à ce point-là de l'histoire. Mais on s'interroge à l'instant sur ce qu'a bien pouvoir vouloir dire Bruno Rotaillot. Là pour le coup ce que dit Sébastien Lecnu est parfaitement clair c'est "C c'est pas de ma faute.

Ouais c'est pas moi monsieur c'est pas de ma faute. C'est eux les méchants qui ne pensent qu'à leurs ambitions présidentielles qui ne pensent pas à la France. C'est mon pays avant mon parti, ils l'ont oublié et cetera et cetera." Il le dit hein comme ça.

Il le dit comme ça. C'est pour ça que je cite cette phrase et ça c'est quand même euh la marque caractéristique du macronisme. C'est pas moi.

Je suis pour rien. Hm hm. C'est la fin du macronisme là.

Non. Oh là là, ça fait quelques temps que qu'elle a commencé on peut dire parce que c'est vrai que depuis enfin c'est pas le premier avoir provoqué une dissolution totalement inexplicable et totalement malheureuse et l'origine elle est quand même là. C'est cette dissolution décidée après des élections européennes perdues déjà ce qui est totalement baroque comme décision et qui donne des des résultats qui ne le conviennent pas.

Mais c'est pas grave, on nomme un premier ministre qui n'a pas de majorité. Euh on est tout de suite dans une espèce de de bricolage de de tambouille qui rappelle déjà la 4e République. Et alors là aujourd'hui là on est en plein dedans quoi.

C'est c'est vrai que bon Jean-Louis Debré n'est plus là. il pourrait nous parler des institutions de la 5e République, mais là franchement euh on est très très loin de de l'esprit de la 5e quoi. Hm hm.

C'était écrit que ça se terminerait comme ça ? Oui, parce que dès dès le soir de de des élections législatives, en fait, il suffit de savoir compter. Il y a pas de majorité.

Ils ont un problème arithmétique, ils ont un gros problème politique parce qu'il y a une dance du peuple à l'égard des élites depuis très longtemps. C'est ce qui conduit à la tripartition et à la montée du Rassemblement national. Mais là, en plus, il y a un problème arithmétique qui est insoluble et je vous l'annonce, ce sera insoluble si jamais Emmanuel Macron commet la folie de vouloir nommer un nouveau Premier ministre et de continuer le le bricolage.

On voit bien que quelle que soit la personnalité, en réalité, elle se heurte à ce problème Maté qui est lié aussi au fait qu'on ne veut pas intégrer le Rassemblement national dans le jeu démocratique. Donc tant qu'on n'intégra pas le RN dans le jeu démocratique, il subsistera ce problème arithmétique. Donc il y a plus d'autres solutions aujourd'hui.

Il y en a deux. La dissolution ou la démission. La dissemion c'est pas une certitude que faut faut y aller parce que non mais on va Non non mais on va y aller mais dans l'ordre du débat.

J'entends avant je voudrais acté depuis de mois en réalité. Avant je voudrais qu'on qu'on aborde un sujet qui est quand même intéressant et important. La 5e République, elle a été faite d'une certaine façon pour amoindrir le rôle des partis.

Or là, on a l'impression qu'on est en plein dedans. C'est-à-dire que on a sauté les à pied joint et euh c'est dû à cette dissolution. Mais c'est pas uniquement, hein, parce que faut pas oublier quand même que euh le deuxè euh les législatives après le l'élection présidentielle de 2022 n'ont pas donné une majorité absolue au président.

Et donc on on est euh finalement, c'est de ça qui est tout à fait incroyable. On vit une 4e République dans la 5e. J'allais vous dire euh vous parlez comme si on était dans la 5e République, mais non, on est dans la 4e.

On est dans la 4e. Il y a euh l'instabilité euh ministérielle qui commence à être ressemblé à celle de la 4e tellement ça va vite maintenant. Ouais.

Euh et il y a la toute puissance parlementaire. Et dans la toute puuissance parlementaire, il y a la présence dominante du groupe charnière, celui qui permet à la majorité d'être plus ou moins majoritaire. Et là, le groupe charnière, c'est les républicains avec ses 47 députés, il finissait par faire la loi à l'Assemblée et même au gouvernement parce qu'il était en position d'avoir ou pas la quasi majorité, la majorité relative.

Donc c'est ça, c'était tous les vices de la 4e qui étaient là à à la différence que le le parlement peut dissoudre, que le président peut désormais dissoudre. Mais sans quoi, on est exactement dans un fonctionnement de la 4e. Et et et la 4e c'était aussi le retour de on changeait apparemment de premier ministre mais on reprenait toujours les mêmes à l'intérieur.

C'était le coup qui essayait de nous faire le corn. Ouais, je fais de la nouveauté mais je les reprends. Vous les connaissez tous.

Bon, tout ça s'effondre et ça s'effondre comme la 4e s'est effondrée. Ça s'effondre parce que cette ça ne permet pas de faire le travail parlementaire tout simplement. Regardez, il n'adopte plus des vraies lois et ça ça parle, ça discute, ça se dispute, ça ne fait rien.

Donc on est devant une espèce d'impuissance totale et avec un président de la République qui depuis un an ou deux a pratiquement arrêté de s'occuper de la vie politique intérieure. Il nomme de temps en temps un premier ministre quand on le fait savoir qu'il faut ça va plus et puis il s'en ils sont son désintéresse. Il s'occupe de la planète, il s'occupe du monde, ils s'occupent de l'avenir mais il ne s'occupe pas de ça.

Donc on a on a cette impuissance parlementaire et cette impuissance présidentielle à laquelle il concourt lui-même. Peut dire que ça va mal pour le macronisme. Je rappelle qu'on nous est en direct et qu'on est en train de commenter la crise politique que nous traversons.

Oui. Alors, il ne s'en occupe pas. Il s'en occupe quand même parce que Emmanuel Macron reste par exemple euh le dernier verrou euh à un changement constitutionnel sur la politique d'immigration qui pourrait être menée via un référendum.

Il n'y a que le président de la République qui puisse décider d'un référendum. Donc ce président très absent n'est présent que pour garantir que l'immobilisme perdure, ce qui est quand même un gros gros problème pour la France. Enfin, en tout cas euh moi je trouve Oui, parce que en fait rien ne dit que un quelconque autre ferait ce référendum que vous souhaitez.

Oui, rien ne dit. On a une certitude avec Emmanuel Macron, c'est qu'il n'en veut pas. Ben je vois pas du coup en fait on pas on n pas dans le on voit pas dans les responsables de la droite française quiconque le proposer bah tout le monde non pas le rassemblement national seulement non les proposition ça fait partie du du programme des depuis les dernières législativ mais leur porte-parole au gouvernement n'en ont jamais parlé oui mais bon l'avoqué dit qu'il était pour mais qu'il pouvait pas le Voilà.

En fait, on est on est vous parliez de la 4e, on est dans une situation dans la 5e où il n'y a pas de solution euh juridique légal euh à un désaccord persistant entre le pouvoir exécutif représenté par l'Élysée, le pouvoir législatif représenté par l'Assemblée nationale. On a essayé avec l'inversion du calendrier faire en sorte que les législatives interviennent juste après la présidentielle en se disant "Bon, les Français sont cohérents. S élis quelqu'un lui donneront ensuite les moyens d'appliquer sa politique manque de peau.

Ça ne s'est pas produit comme ça. Et on a rien, on n pas d'outil constitutionnel hors la destitution que réclame Jean-Luc Mélenchon mais sans aucun élément pour appuyer son recours à cet article. Alors c'est vrai que il y a une chose qui est tout à fait étonnante, c'est qu'on a un président de la République qui est puissant quand même puisque chef des armées, il peut convoquer un référendum.

C'est lui qui d le premier ministre. Mais son impopularité fait qu'il est impuissant parce qu'il peut pas convoquer un référendum dans l'état dans lequel il est. Il peut pas si pourrait un référendum sur l'immigration.

Non mais il le perd. Il le sait il sait qu'il le perd. Ça dépend ça dépend quel sujet sur l'immigration.

Ça fait longtemps que les présidents savent que ils ne peuvent plus faire les refaire un parce qu'ils le perdraient. Ça ça fait plusieurs présidents plbiscite qui sont comme ça. C'est pas de Gaulle donc de veut pas sur ce sujet là en tout cas.

Non, je disais qu'effectivement je c'est extrêmement risqué et que Macron n'était pas de Gaulle qui d'ailleurs a dû partir à la fin sur un sur un référendum. Euh mais bon, c'est vrai qu'il il pite son impopularité mais surtout il pine une espèce de d'entêtement, d'aveuglement qui est incompréhensible. C'est-à-dire que il refuse de voir qu'il n'a pas il n'a pas réussi à à avoir une assemblée nationale où c'est son parti était majoritaire.

Il refuse de voir que bah ça ça ne marche pas. Donc il il essae par tous les moyens tous les moyens détournés de garder le pouvoir. Bon il a été et avec une une configuration assez particulière parce que si on compare à la dissolution de Shirac 97 au moins c'était clair et net. il avait perdu, on était en cohabitation et là c'est une espèce de système entre les deux parce qu'on a une trépartition du voilà qui voilà qui est cette voilà et c'est vrai que face à ça on voit pas très bien comment il peut faire sachant qu' en fait c'est de mal en pied parce que Michel Barnier premier ministre alors Éphémère premier ministre aussi il n' il n'a pas réussi à faire voter le budget Bairou il réussit il n'a pas réussi à faire voter son plan d'économie le cornu ilarrive même pas à constituer son gouvernement un gouvernement morné mais alors s'il y en a un futur mais qu'est-ce que ça va être quoi enfin je c'est vrai Il y a de quoi se poser des questions.

Alors, on va essayer d'envisager l'avenir justement. Il y a plusieurs pistes. Et pour introduire le sujet, on va écouter ce que disent les uns et les autres et vous allez voir, c'est pour certains assez radical.

Est-ce qu'il peut continuer à résister à la dissolution ? Vous l'appelez à prendre la parole aujourd'hui Emmanuel Macron. C'est pas sa parole, c'est sa décision.

Je l'appelle à dissoudre l'Assemblée nationale car nous sommes au bout du chemin et il n'y a pas de solution. il n'en aura pas plus demain. Et par conséquent, la seule décision sage dans ces circonstances et prévue par la constitution de la République, c'est d'en revenir aux urnes et que les Français donnent une direction au pays.

Il faut donc pour répondre à cette situation aller au cœur du problème, c'est-à-dire en revenir au peuple, c'est-à-dire mettre en cause la légitimité du président de la République dans les formes que notre démocratie parlementaire permet, je me répète, dans les formes institutionnelles dont nous disposons Quelles sont-elles ? Il y en a une, la destitution du président de la République tel qu'elle est prévue par la Constitution elle-même. Bon, alors on va essayer de procéder par ordre.

On va commencer par ce que dit monsieur Mélenchon, c'est-à-dire la destitution. Alexandre, euh d'abord, est-ce que c'est possible ? Non, ce sera ni légal ni souhaitable puisque la destitution est prévue euh en cas de folie de du président président, c'est l'article 68 de la Oui.

Donc ça me paraît pas euh ça me paraît pas euh raisonnable. Euh il n'empêche que la question de la démission euh par contre se pose euh à mon avis alors attendez, on n pas fini sur la démission parce qu'il y a la destitution. J'ai dit que la destition c'était ni légal ni ni raisonnable.

Bon, la démission Roland, est-ce que pourrait démissionner ? Ah, il pourrait bien sûr qu'il pourrait, mais il va pas le faire. Et et à vrai dire, on ne voit pas pourquoi il le ferait.

C'est c'est cette espèce de démission à laquelle on est poussé par une pression adverse. La nature même c'est pas la pression inverse. Législ.

Donc ça veut dire Donc ça veut dire que celui qui démissionne reconnaît qu'il est incapable de gouverner. Oui. Vous voyez bien que c'est impossible.

Il ne va pas reconnaître Urby et Torbi dans un discours d'adieux à la télévision. J'ai tout raté donc je m'en vais devant la passe la passe institutionnelle devant laquelle il est. Mais c'est pas seulement le caractère de Macron, c'est la nature humaine.

Il ne peut pas démissionner. D'accord avec ça Anne ? Oui, c'est vrai qu'on on imagine mal Emmanuel Macron déménit.

Bah oui, après vous voulez qu'on gén euh non, c'est vrai qu'on on voit mal cette solution. Après, il y a toujours euh la solution que d'essayer de sortir par le haut. Alors, comment sortir par le haut ? quand on est président de la République, qu'on tente un peu de s'occuper des affaires intérieures et pas de jouer l'utesse de l'air sans cesse.

Et c'est peut-être une réforme institutionnelle, c'est peut-être c'est vrai qu' on n'est pas loin d'une crise de régime. Peut-être qu'effectivement il faut il faut aujourd'hui euh penser à des réformes. Alors je dis pas changer de institutionnel.

Alors c'est vrai que ça ça impliquerait un référendum et que et que là c'est à nouveau risqué. Néanmoins, il y a il y a aussi cette possibilité de tenter de sortir par le haut parce que par ce genre de euh de procédé, c'est-à-dire de proposer d'améliorer la vie démocratique d'une manière ou d'une autre et que les que les Français s'intéressent à nouveau et considèrent à nouveau euh euh les politiques d'un œil d'un œil plus amène et puis participage, sachant qu'on a quand même une loi sur le budget qui ne sera pas votée. Donc là, on est dans un blocage qui n'est pas que politique, on va être dans un blocage économique quand même.

Alors, la démission. Oui. Non, moi je pense qu'il va y être acculé.

Je je vous le dis très sincèrement, sauf en cas de dissolution et de cohabitation avec le RN. S'il y a une majorité claire qui se dégage, au moins on est dans un système de cohabitation qu'on connaît le prés où le président peut rester. Si il y a une nouvelle dissolution et qu'à l'issue de cette dissolution, on se retrouve dans une tripartition qui sera encore plus grave pour le président de la République puisque très vraisemblablement le groupe central sera encore plus minoritaire qu'il ne l'est aujourd'hui.

Emmanuel Macron n'aura plus d'autres choix. du reste, moi je crois que si on en est là, c'est parce qu'on n' pas respecté l'esprit des institutions. Depuis très longtemps, on pourrait remonter à Jacques Chirac et à François Mitteran.

Le le général de Gaulle ne serait jamais resté après une dissolution perdue comme l'a fait Jacques Chirac et encore moins comme l'a fait Emmanuel Macron. Quand on suscite en plus soi-même une dissolution, l'esprit des institutions veut euh en réalité qu'on s'en aille. Et et la vie démocratique euh si on respectait l'esprit de la Constitution de la 5e République sera à mon avis équilibré. puisque c'est une constitution équilibrée, c'est-à-dire qu'elle donne énormément de pouvoir, vous l'avez dit au président de la République, elle lui permet de prendre elle donne une certaine verticalité mais normalement dans la pratique, c'était celle du général de Gaulle, il y a aussi une certaine horizontalité.

Le président de la République vérifie constamment sa légitimité, soit justement par des dissolutions comme l'a fait à deux reprises le général de Gaulle, soit par des référendum comme il l'a fait à chaque reprise en 10 ans, c'est-à-dire une fois tous les 2 ans en moyenne. Et quand il a perdu le référendum, il a constaté qu'il était plus légitime euh et il est parti. Donc certains disent une démission du général du général de Gaul d'Emmanuel Macron créé un très dangereux précédent.

Je crois pas. Je crois que ce serait refondateur pour la 5e République. Ce serait tout simplement en revenir au principe même de la 5e République de la 5e République.

Alors je dis une question parce que il y en a qui nourrissent ce cette ambition des droites. Ils disent bon bah si il y a de nouvelles élections, il faut réussir à constituer une union des droites qui rassemblerait bah on va dire les les nationalistes puisque c'est comme ça qu'on les appelle et puis les républicains et que là et ben il pourrait avoir une chance d'être majoritaire. Oui, ça peut se faire ça.

Bah pour faire une union, il faut être au moins deux. Euh là, vous avez euh deux protagonistes potentiels de l'Union, à savoir le Rassemblement national et les Républicains qui ne veulent ni l'un ni l'autre de l'alliance parce que on dit que la droite républicaine ne veut pas entendre parler du RN mais l'inverse est vrai aussi dans tous les discours du RN qu'on entend actuellement c'est tous les électeurs sont les bienvenus évidemment les électeurs de Bruno Rotaillot déçus par lui on les accueillera à bras ouverts Mais Bruno Rota non, il n'y a pas d'offre ni même l'esquisse d'une avance de maintendue aux dirigeants de la droite. les les deux seules parties groupuscule sag de Marion Maréchal qui prône vraiment l'Union des droites, c'est donc Marian Maréchal et Éric Zvour avec Reconquête et Sarah Knafo Marine Le Pen, elle ne veut pas entendre parler de ce qu'elle appelle une alliance d'appareil.

Alors ça changera peut-être, moi je pense comme Alexandre que la seule solution sera la démission euh d'Emmanuel Macron et que ce sera un retour mais à un souvenir ancien parce que et Jacques Chirac et avant lui François Biterran ont en quelque sorte onont pu avec avant Emmanuel Macron. Je je la constitution. On peut se demander si une constitution qui n'a adapté qu'un seul homme à savoir général de Gaul.

C'est vraiment bon faut passer à la 6e république pas celle de mélangement pass en ce moment. Je pense aussi que Emmanuel Macron ne se résoudra pas à partir de lui-même, qu'il y aura dissolution de l'Assemblée nationale parce que c'est il faut faire un truc pour sortir de là et comme on sera en campagne, vous n'aurez pas de partis qui aillent sur un programme communiter des vieux souvenirs à droite aux législatives. Pour l'instant, on fait campagne les uns contre les autres.

Anne, est-ce que on est aujourd'hui dans une tripartition du paysage politique qui est une tripartition durable ? Alors là vous avez 2 c'est ce que pense c'est ce que pensent énormément de d'observateurs de constitutionnalistes Charl Bzina plein alors c'est vrai que c'est ce qui semble se profiler et dans ces cas-là c'est vrai qu'on peut s'interroger puisque euh la 5e République elle fonctionne les institutions de la 5e avec un régime bipartisan assez assez clair un un bloc contre l'autre ce qui facilitait beaucoup la la vie la vie parlementaire et la vie démocratique. Donc cette si cette tripartition effectivement se enfin le mot est un peu barbare mais enfin si elle s'installe durablement euh peut-être qu'effectivement ça ça plaide là encore pour que les institutions progressent enfin changent puisque euh puisque ça n'a rien à voir avec la situation de 1958 où à l'époque il faut souvenir que le de Gaul il a il est arrivé en disant c'était pour résoudre une crise qui était une crise aigue avec l'Algérie euh et qu'il fallait il fallait un pouvoir fort qui s'installe et clair.

Alors là, on n'est pas une crise identique mais enfin c'est une crise quand même assez grave. Faut changer les institutions. Écoutez, c'est l'éternel problème.

Dès qu' dès qu'il y a une crise politique, on dit c'est une crise institutionnelle et on parle des institutions et les Français adorent ça parce que tout le monde peut être spécialiste du fonctionnement des institutions et tout le monde comme sélectionnaire de l'équipe de voà tout le monde devient constitutionnaliste au au café du coin. Moi je suis pas tellement sûr que la solution soit institutionnelle. Je crois qu'il faut trouver des solutions politiques au problèmes politiques.

Et la tripartition, elle est là pour un moment. Ah, vous êtes d'accord avec ça ? Ouais, elle est là pour un moment.

Je vois pas comment l'un des trois Alexandre n'est pas d'accord. Le le centre s'effondre. Il va simplement s'effacer petit à petit au profit au profit des donc il restera deux parties non parce que non il en restera trois parce que il en reste toujours plusieurs mais oui parce que le le la droite modérée va profiter de cet effacement du centre mais elle va le rassemblement national va prendre du côté de cette de cette droite aujourd'hui modérée donc donc on va on va avoir une rebipolarisation autour d'un bloc national qui sera plus large très dans à très long terme, c'est probable à terme de 2 ans ou plus vite non parce que vous avez vous aurez d'autres élections entre-temps qui vont nous renvoyer cette triparition.

Vous n'allez pas résoudre ce problème dans les l'année et demi qui vient. Je crois pas. C'est c'est pour ça que je crois une élection présidentielle parce que je je crois que précisément il y en aura pas.

Ah alors alors il y a il y a très long terme alors admettons débat aujourd'hu admettons qu'Emmanuel Macron arrive à se maintenir encore 18 mois. effectivement elle n'arrivera peut-être pas dans ces 18 mois là. Enfin, faut voir le résultat des législatives.

Il y a il y a quand même une possibilité aux législatives euh que le le Rassemblement national a peut-être pas la majorité absolu mais bonne majorité relative progresse en terme de siège et une majorité relative et oblige les Républicains à une forme d'alliance qui n'aura pas lieu avant les élections, ça on est d'accord, mais qui peut très bien avoir lieu après les élections en cas d'élection présidentielle. En revanche, moi je crois que pour le coup euh la légitimité du président de la République et je juge pas du tout de qui va être élu, mais l'emportera et traditionnellement le président a une majorité. Alors, c'est vrai que Emmanuel Macron avec une majorité relative la dernière fois, mais c'était après un premier mandat et de deux élections dans des circonstance particulières où il a été élu par défaut quasiment sans campagne.

Donc moi, je crois qu'une une élection permettrait de clarifier les choses et de revenir à une forme de rebipolarisation de la vie politique. Par contre, ce que je crois, c'est que c'est pas tant les institutions qui sont épuisées que les hommes qui qui que le le le la classe poli. Ce sont souvent les hommes et les femmes qui font les institutions.

Exactement. La classe politique française. Ce qui ce qui est très clair, c'est qu'il y a un épuisement qui avait commencé même avant Emmanuel Macron.

Parce que c'est quoi Emmanuel Macron ? D'une certaine manière, c'est le sauveur du régime. Il a fait un livre qui s'appelait Révolution.

En réalité, c'était pas le cas. Son but était de préserver le centre droit et le centre gauche qui séparément n'était pas assez puissant pour l'emporter. se sont rassemblés et on voit bien que 10 ans après le centre droit et le centre gauche euh voilà c'est frites et et donc à terme je pense que ce centre droit et ce centre gauche sont voués en réalité à disparaître simplement la mort est extrêmement lente et finalement les institutions de la 5e République qui permettent une très grande stabilité permettent à à à ce centre de de de de perdurer mais de manière artificielle 68 ans la 5e République on est à 2 ans du record de la 3e euh qui était que trois lois d'ailleurs institutionnelles.

Euh Judith, euh il y a une autre solution, on l'a pas évoqué mais alors celle-là elle est baroque. Et si le président de la République renommait ou c'est ce que je pensais un premier ministre ? Ah mais elle est pas baroque du tout pour moi.

C'est qui va se passer ? C'est ce qui va se passer. Alors d'où viendrait-il celui-là ?

Euh ça n'a aucune importance. Aucune importance que ce soit tartempion ou tartempionne, ça n'a absolument aucune importance. Euh l'horizon politique ne compte pas.

De toute façon, il sera minoritaire et de toute façon, il sera renversé. Quant à l'autre solution tout aussi baroque euh qui est agitée dans les certains milieux, celle d'un gouvernement technique, vous savez, qui qui arriverait par sa technicité à abolir qui existé en en Italie notamment. Nous ne sommes pas l'Italie du tout pour plusieurs raisons, mais notamment pour celle-là, c'est que chez nous, la haute administration euh a cette caractéristique d'être extrêmement politisé et on ne connaît pas en fait la en France l'animal euh aux fonctionnaires non politisés, ça n'existe pas au quasiment.

J'ajoute que nous sommes face à des échéances éminemment politiques. Le budget euh on voit très bien que le débat est complètement polarisé. Alors là pour le coup pas entre la droite et la gauche institutionnelle puisque euh le RN veut aussi taxer les riches en inventant cette cette impô sur la sur la fortune financière.

Donc on peut pas la mettre on peut pas le mettre du côté de la gauche mais ça revient quand même à à à être sur le registre de la justice fiscale lui aussi. Donc pour répondre à la question du début, évidemment qu'Emanuel Macron va renommer quelqu'un, que ça va durer, que ça va tomber, que ça va recommencer à moins qu'il ne se réserve à la dissolution. Le budget précisément, on peut vivre sans budget.

Non, enfin non, il faut vraiment avoir un budget pour faire pour pour qu'un état puisse assurer l'essentiel de ses missions de ses missions. Donc non, on peut évidemment utiliser des moyens tels que on prolonge le budget de l'année d'avant, on fait ce qu'on appelle une loi spéciale. Voilà, il y a des tas de moyens techniqu de prolonger un peu le budget.

Mais on peut pas s'amuser à faire ça pendant des années parce que ça veut dire qu'il y a aucune espèce de progression dans aucun sens ni de choix possible perspective à annoncer dans un budget. C'est c'est la mortle. H euh si c'est ça seulement qu'on a nous proposé, c'est pas extrêmement exaltant.

Ouais. Et pour le moment, il y a guerre d'autres solutions. Le le le le Parlement, s'il va dans la jusqu'au bout de la discussion budgétaire, va voter des tas de bouts de textes qui vont être complètement incompatibles les uns avec les autres.

Parce que selon les absences nocturnes, le gens de gauche, le gens de droite, le gens du centre, on va adopter des choses très incompatibles. La seule façon de rendre tout cela compatible, ça serait qu'il y a un pouvoir exécutif qui utilise la possibilité, par exemple, d'avoir un vote bloqué sur le texte. H mais pour le moment, on voit pas arriver ce pouvoir exécutif fort.

Je ne vois pas le premier ministre qui pourrait pour le moment. Alors voilà. On est renvoyé au problème précédent.

Le problème n'est pas au n'est pas au problème le problème budgétaire n'est pas entre les mains seulement du parlement. Il faut quand même qu'il y ait en face un véritable pouvoir exécutif. Personne m'a encore appelé pour être premier ministre.

Je ne vois pas qui on peut appeler. Vous vous êtes comme Judit. Vous croyez absolument pas euh au gouvernement ou au premier ministre technique.

C'est c'est possible. Il y a moi je pense moi je pense qu'il y a des haut fonctionnaires tout à fait non engagés en France au moins autant qu'il en avait en Italie. Je pense même plus qu'en Italie, moi.

Mais euh oui, c'est c'est une possibilité euh sortera au même mur que les autres. Mais mais il faudra en même temps que ce ce premier ministre technique, il compose un gouvernement. Oui, avec les groupes politiques de l'assemblée, peut pas gouverner avec seulement des techniciens.

On peut avoir un premier ministre équivalent si possible Mario Dragui, mais si on a notre Mario Dragui, il faut qu'il ait des ministres. Bien sûr. Est-ce que le président de la République doit parler et vite ?

Euh ça serait bien. Oui. Après bon, toujours la même chose avec quel est le bon timing ?

Comment ? Voahà prochainement, il peut pas faire comme pour les les nominations de premier ministre, nous faire patienter euh une semaine, 10 jours. Euh il y en a un qui le demande.

Tiens, on va on va écouter Xavier Bertrand avec insistance. Le vrai sujet, c'est que je préfère une dissolution qu'une démission mais je préfère encore un référendum. un référendum sur cinq chantiers clairs parce que les Français ont plus de courage que beaucoup de partis politiques.

Voilà ce que je pense aujourd'hui possible. Il y a d'autres solution mais encore une fois et pas à moi de vous le dire ce matin, c'est à Emmanuel Macron mais qu'il parle bon sang et qu'il ne donne plus le sentiment de se désintéresser de la situation dans laquelle il a plongé le pays et les Français. Ah pour parler de l'international, il sait faire régulièrement.

Mais là aujourd'hui, la rupture, le divorce c'est entre lui et les Français et c'est à lui de réparer et à personne d'autre. Il a raison. Ah oui, là je trouve qu'il a très bien parlé Xavier Bertrand.

Effectivement, tout à l'heure je j'évoqué la possibilité d'un référendum. Il il parle de cinq. C'est vrai que s'il avait s'il trouvait cinq sujets de réforme pour ou plusieurs référendums pour revenir devant les Français et se relégitimer mais relégitimer ce qui semble effectivement difficile mais ça pourrait être cette fameuse sortie par l'eau dont je parlais tout à l'heure.

Je pense que il il ne peut s'en sortir que comme ça. Il ne peut réfléchir qu'à ça et évidemment qu'il faut qu'il parle bientôt. Alors ce soir, demain, après-demain et on peut pas ça dépend un peu du contenu du message.

Voilà, il faut qu'il ait quelque chose à dire évidemment, il faut pas attendre une semaine ou plus mais c'est là c'est vrai que enfin j'allais dire c'est sûr que sa parole est entendue et en même temps et c'est ça qui est qui est dramatique c'est qu'en fait les Français n'en ont plus rien à en réalité c'est et c'est c'est ça le plus grave c'est-à-dire que ils sont désabusés dégoûtés et même la parole présidentielle n'est plus entendu et ça c'est extrêmement grave ça ça prouve bon c'est c'est un peu un lieu commun de le dire mais ça Ça ça prouve le malaise profond dans lequel on est. C'est quand même une crise aujourd'hui. Même la parole du président de la République n'est plus n'est plus attendue.

Bon ben écoutez, on va attendre prochain heure. On lui a donné plein de conseils. Il nous regarde là ce soir.

On lui a donné plein et Xavier Bertrand lui a donné de bons conseils. Et Xavier Bertrand lui a donné de bons conseils. Alors euh il y a une tradition, c'est qu'on on on donne nos coups de cœur et nos coups de griffe en fin d'émission.

Donc on va pas on va pas y on va on on on va on va se consacrer à cette mission maintenant. Alexandre coup de griffe. Coup de cœur.

Alors coup de cœur je dirais une pensée pour Maxime Tandonet qui est un chroniqueur au Figaro qui nous a quitté il y a tout juste 1 an et qui avait prophétisé la la délicence de la vie politique. Je pense qu'il faut le relire puisque les faits lui donnent tragiquement raison. Il é un intellectuel il a été la fois intellectuel historien.

Il a été aussi au fonctionnaire conseillé notamment de de Nicolas SarkoZi gauche gauche républicaine euh non de de droite conseiller de Nicolas SarkoZier. Donc je croyais qu'il avait commcé euh Non non je je pense pas même s'il avait une dimension sociale gauliste sociale si vous voulez euh et puis pour le coup de griffe je pense que Emmanuel Macron s'impose c'est le responsable de la situation donc donc j'en dirais j'en diraiis pas plus même si encore une fois c'est une crise de régime qui dépasse l'homme mais par sa dissolution par son attitude désinvolte il l'aggrave et il l'accélère très largement c'est aussi beaucoup de comportement de caractère faire. On disait ça de Nicolas Sarkozi, hein.

Non mais moi je pense que il y a un épuisement, je l'ai dit, de la classe politique. Les référendums, c'est très bien. Encore faut-il avoir de l'imagination et des idées et affronter les grands problèmes du présent.

Or, Judit la vu l'a dit par exemple sur l'immigration, il n'en veut pas. C'était vraiment il l'aurait fait quelques mois plus tôt un grand référendum sur l'immigration. c'était une possibilité pour se relégitimer.

Donc je pense qu'on a vraiment une classe politique de centre gauche, de centre droit qui croyait à la fin de l'histoire, à la mondialisation heureuse et qui n'est pas armé pour affronter les défis du présent. Donc ça dépasse le président de la République. Maintenant personne l'obligé à faire la dissolution, personne l'oblige à être aussi désinvol.

Donc il aggrave il aggrave et il accélère la crise de de de régime mais qui n'est pas que de son fait. Judit. Alors coup de cœur pour Irabi qui est un otage israélien qui a été kidnappé dans son kibot le 7 octobre 2023 qui a été libéré après 491 jours de captivité à Gaza. d'abord dans une famille Gazaoui tout à fait ordinaire puis dans des tunnels et qui décrit sa captivité dans les termes pour ceux qui auront lu qui qui évoquent beaucoup si c'est un homme ou Primo Lévi raconte sa vie encore de concentration c'est extrêmement frappant vous pouvez répéter où est-ce qu'on peut le otage de Ellie Charabi chez chez la fond chez la fond chez Michel Lafou et et donc comme coup de griffe comme Emmanuel Macron était pris, bah je vais me rabattre sur Jean-Noël Barreau. euh Jean-Noël Barreau qui est toujours ministre démissionnaire des affaires étrangères puisque il a il a été renommé par Sébastien Lecornu avant d'être redémissionné et qui ne manque pas à chaque fois qu'on parle du conflit entre Israël et Gaza de ramener la couverture à lui et même et à Emmanuel Macron jusqu'à prétendre en en débit de toutes les de toutes les apparences que euh leur action commune euh est pour quelque chose euh dans ce qui se passe en ce moment avec la proposition euh Trump euh à Gaza.

Alors que euh évidemment il faut dissocier tout ça. Alors euh ben non, il y a c'est simple, il y a rien il y a il y a rien de semblable. Roland Carole.

Alors, j'ai pris de je ai pris à l'étranger l'un l'autre pour être sûr de pas Oui. Le le coup de le coup de griffe, c'est pour les électeurs tchèquamis au pouvoir. Ouais.

Euh un Babis qui a beaucoup progressé vers l'extrême droite et qui va renforcer le le le petit clan composé déjà de la Hongrie et de la Slovaquie. C'est le sujet de votre livre d'ailleurs hein un peu. C'est un des sujets Oui.

Donc qui vont renforcer de remontrer le livre à à l'antenne, ce populisme un peu facile de ces de ces régimes illibéraux parce qu'on ce ne sont pas encore des régimes dictatoriaux mais ce sont des régimes illibéraux. C'est comme c'est comme les anciens pub pour Chep ça ressemble à l'alcool, ça a le goût de l'alcool mais ça dépend de l'alcool. Donc ça ce sont des régimes Schoups qui ressemblent à des régimes démocratiques mais qui n'en sont pas.

Voilà. Donc monsieur Babich m'inquiète du côté de le de de coup de griffe passé dans pays de naissance. Non ça c'est c'était le coup de cœur.

Le coup de cœur ? Non le coup de griffe. Vous avez donné votre coup de griff.

Et maintenant dans le coup de cœur euh c'est mon dans mon pays de naissance c'est l'éclosion de la génération Z 212 au Maroc 212 comme l'indicatif téléphonique du Maroc. C'est une génération suffisamment tech pour se donner un indicatif téléphonique comme enseigne et qui et qui fait qui invente une forme, je trouve assez nouvelle de réformisme populaire. C'est-à-dire que c'est un mouvement populaire, jeune, milliers de gens qui manifestent et il il et il manifeste pour des réformes notamment dans les domaines de l'éducation et de la santé dans un pays qui a vraiment besoin des deux dans ces deux domaines.

Donc je trouve ça assez sympathique et qui n'est pas hostile à la royauté. Ah ! Qui ne s'oppose en rien au roi ?

Bien sûr, Anne, sinon peut-être ne manifesterait-il pas ? Sinon, manifesterait pas peut-être au Maroc. Enfin si il y a eu déjà des manifestations anti contre Hassan I le père.

Oui. Euh alors coup de cœur en fait plutôt que coup de cœur c'est un espoir c'est-à-dire que de de voir les négociations qui ont été enfin quand même entamées par Donald Trump qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas pour résoudre le le le conflit israélo-palestinien. Bon, les avancées sont timides mais pour l'instant elles ont lieu.

Donc si ça aboutit qu'on aime ou pas Donald Trump, il faudra lui emporter crédit. Donc et c'est pas fait encore. La route est longue mais s'il y arrive, chapeau quand même.

Je sais pas si on aura le prix Nobel de la paix. Euh coup de gris le prix Nel de la paix c'est jeudi, on va le savoir vite hein. Bon là ça va être un peu court quand même.

Et normalement il devrait pas l'avoir. Je vais vous dire pourquoi. Parce que j'ai appris ça électoral pas très J'ai j'ai appris ça récemment.

C'est parce que il faut être inscrit et euh sa candidature est arrivée après la clôture de la liste. Comme vous le savez, il y a des centaines de candidats au prix Nobel de la paix. et le coup de griffe qui est là aussi pas vraiment un coup de griffe mais plutôt un coup de blues finalement c'est c'est un peu sur euh le manque de vocation politique en fait qui qui est un peu la suite logique de du climat actuel politique c'est-à-dire de voir aujourd'hui il est il est admis que les meilleurs entre guillemets ne vont plus vers la politique sont dégoûtés trop de coups à prendre trop d'exposition [Musique] trop d'instabilité et je trouve ça je trouve ça assez triste.

C'est plutôt qu'un coup de griffe, c'est un coup de blouse. En fait, on disait qu'on aimerait bien voir émerger, je veux pas dire 1000 talent mais mais oui qui est un un renouveau un renouveau démocratique et que et que la politique ne soit pas considérée comme la la voix la troisème voix plutôt plutôt moyenne, celle de juste de ceux qui sont mu par un ego plus fort que plus fort que le monde quoi. Voilà.

Qu'est-ce qui a abîmé la politique euh ou le débat politique en France ? Euh, ben c'est le le c'est c'est le l'efficacité et dans l'opinion publique, ce qu'ils ont pensé être la corruption. C'est-à-dire que cette espèce de d'entente de de d'arrangement entre amis qui est souvent à la politique a souvent été interprété dans l'opinion publique populaire mesurée par les sondages comme une espèce de corruption et comme une corruption au sens réel du terme y compris financier.

Et donc il y a du coup un rejet de la politique à la fois pour les deux pour son inefficacité et ça je crois que ça peut se comprendre et pour son les promesses non tenues en fait. les promesses non tenues si vous voulez et aussi pour les affaires quoi. Et il faut arriver à sortir à la fois par de la transparence, par une politique pénale, juste et cetera, donc par la le côté de la justice et aussi par une efficacité prouvée par le fait que on fait voter des textes qui ont une influence sur la vraie vie des gens.

Alexandre, d'accord avec ça ? Sur l'inefficacité ? Oui, mais j'aurais tendance à penser que la corruption serait vite oubliée ou le le fait que les politiques gagnent de l'argent, les gens s'en ficheraient un peu si effectivement ils avaient des résultats.

Ils ont pas de résultat. Moi, je pense que ce qui vraiment l'abîme, c'est la déconnexion par rapport au peuple et aux citoyens, le non respect de la souveraineté populaire. Par exemple, le référendum euh de 2005 a été une catastrophe.

Et j'entends sur les régimes illibéraux, mais quoi de plus iréral que de régimes qui ne respectent pas le vote de leurs citoyens ? Hm. Judit, moi je dirais plutôt l'idéologie y compris dans un pays comme la France, on n pas eu de régime revendiquant très très fort leur idéologie alors qu'en fait ils en avaient une.

On a parlé du référendum européen, l'idéologie selon laquelle euh l'avenir de la France ne sea pas hors d'Europe est une idéologie qui ne qui ne dit pas son nom. Et et bien souvent quand les gouvernants euh ont fait voter des lois au Forcef, c'est plutôt par idéologie parce qu'il pensait qu'il savaient mieux, qu'il était plus éclairés que les peuples euh qu'il dirigeaient, que ils ont conduit la France à son malheur. Merci à vous quatre.

On a essayé de décrypter cette ce moment politique qui est un peu singulier quand même, assez exceptionnel. Euh on n vit pas euh comme ça euh tous les jours hein. Ça fait 68 ans que la 5e République existe et ça fait euh 68 ans qu'on en avait pas vécu de pareil puisque Sébastien Lecordu sera le plus éphémère jusqu'à présent.

Il y en a peut-être un autre qui va suivre euh le plus éphémère des premiers ministres. Et donc merci à vous d'avoir tenté de d'expliquer pourquoi on en est là et les lignes d'avenir qui peuvent éventuellement se dégager s'il en existe et il en existera nécessairement. Je suis persuadé qu'on en reparlera d'ailleurs la semaine prochaine à l'occasion d'un nouveau club, le Figaro politique.

On sait même mieux et pour 22h30 hein, c'est 22h30 la diffusion du club le Figaro politique tous les lundis euh sur le Figaro Tard, excusez-moi. Bonne soirée, bonne nuit et à bientôt. Voilà, Yve Tréard qui était euh avec euh avec vous euh entre 15h et 15h54 pour un club politique euh spécial spécial d'émission de Sébastien Lecnoué des images.

Alors, vous connaissez peut-être pas cette porte, on va vous laisser avec quelques instances. C'est là où se réuniront tout à l'heure euh dans quelques minutes les partis de gauche parce que c'est le siège du Parti socialiste et il y a une réunion entre les socialistes, les écologistes et les communistes sans la France insoumise parce que oui, c'est l'une des options qui est en train de monter tout au long de la journée depuis la démission de Sébastien Lecnu. Il faut un nouveau premier ministre.

Alors, il y a plein de manières d'en retrouver un. Peut-être une manière assez directe, c'est qu'Emmanuel Macron en nom un. C'est ce qu'il pourrait faire, même si le président de la République n'a pour l'instant pas prévu de s'exprimer. et la gauche.

J'espère bien que ce soit l'un d'entre eux qui soit qui soit nommé. On vous laisse quelques instants et dans quelques minutes, on aura de nouveaux intervenants avec notamment Carl Meus qui a plus d'informations sur ce qu'il s'est passé. La décision prise par Bruno Rotaillot d'envoyer ce tweet hier soir qui a tout déclenché.

On vous laisse avec ces images devant le siège du Parti socialiste. Ouais. Ouais. parce que je pas qu'il passe très je sais pas si premier c'est mois ça dépend un peu la et pour Ah oké.

Ouais, je pas [Musique] d'être proche. Merci. Merci.

Ça va Ouais. pas [Musique] Ça va comme ça ? semaines vacation [Musique] ça tout le monde Malheureusement.

Ah ouais, moi je et la Ah oui Elle est très bien. Tu savais pas euh ma première conversation que j'ai eu avec elle sur je crois qu' pas Ah oui oui ouais Ouais. [Musique] Je sais pas, je sais pas. avec une bar de elle est partie à méchant.

Non, pas compétent. [Musique] Autant il qui m'avait enlevé la tune sur [Musique] Oui, C'est Ouais. Bien branché bien branché branché Ouais. [Musique] Salut, c'est sur la batterie [Musique] normalement la caméra.

Ouais. pour Ouais. m'a dit Ah non, [Musique] minut [Musique] [Musique] C'est batterie 20, j'ai viens de changer la m j'ai des Ah ouais.

Ah ouais. 6 pas [Musique] ça je pense que c'est de [Musique] [Musique] [Musique] Ça c'est sorti. Tu l'as mis ?

Tu l'as mis ? Tu l'as mis ? Tu l'as mis ? 16h11.

Alors Olivier, on vient vers vous les informations. Qu'est-ce qu'il Ouais, GQ ? Bah en fait, la dernière fois que j'ai suivi en moto, c'était la GQ.

Non, c'est pas elle est pas passé. STGX. Non, la la première c'est pas la peine d'être grossi avec le convoi les civil pardon chez moi.

La première c'est GC, la deè c'est en plus avec quoi c'est le cor c'est le cor on est d'accord il part en vacances que dire qu'il part en consultation [Musique] [Musique] Je sais [Musique] on se retrouve à [Musique] 6h en prè après 6h gard Et euh je les appelle la veille, il me disent et ils me disent "Ah non, on peut pas venir te chercher machin. Le rendez-vous il est à 5h15 à télé." Ça veut dire sinon faut qu'on vienne plus tôt.

Blab bla bla. Ah il revient en fait. Est-ce que j'oublie un truc ?

Ouais. Vous allez rire ? J'ai oublié un truc.

Et donc donc je suis en je suis arrivé à 5h15 un peu avant ça et j'attends j'attends j'attends personne personne j'envoie un Ça c'est [Musique] pas j'attends j'aur un message dans le compte je sais qu' s je suis en train de regarder comment elle est dans la b je réussis à avoir l'autre lui de s'appelle qui m'envoie un message jusqu'à 20h à Maton ça va pas ou pas je commence à paniquer tu vois parce que je savais que Jordan lui il commence à paniquer totalement et je dis soit faut qu'on soit vraiment avant 6h donc bah dépêche 6h50 et le mec il dit ah ouais d'accord ils sont pas d'accord tous les deux sur le chemin prendre du coup bah on prend pas le même chemin et évidemment le il a pris chemin le plus on est arrivé à 6h30 heureusement ça va c'est pas pour déjeuner Sébastien est sorti 2 minutes des des motards des vitesses des teintés des giropard comme ils sont sortis d'ailleurs de Matignon tous les ministres avec qui il a il il a déjeuné déjeuner qui a duré environ 2h30 intéressant de dire c'est non côté de taillot n'était pas là mais il y aurait des des ministres des extremistres ministres des missionnaires qui qui étaient là on savait que cette réunion de travail qui était déjeuné c'était à la fois vous présenter mais aussi pour pour faire connaissance pour certains et puis pour donner sur doute les les directions on pas dire la la feuille de route mais les directions qui vont suivre parce que comme ce gouvernement va devoir gérer un certain nombre d'ffaire courant comme dit une durée indéterminée rien ne peut arrêter ce l'animation d'un nouveau ministre et d'un nouveau gouvernement pour l'instant donc c'est pour une vérité indéterminée que ce que ce gouvernement va gérer les affaires devrait savoir si quelques heures comment ça va si passer parce que certains ministres démissionnaires vont vont prendre la la parole vous savez Oui. Demain sur avec la lumière 90. On peut dire que un contrat de déterminé qui en ministre.

Moi je peux pas dire jusqu'à 23 mais [Musique] ça va et toi ? Oui. Salut.

Moi j'étais chez les LR ce matin donc on est arrivé vers 10h. [Musique] Horrible j'ai quoi ? Non pas du tout.

Et puis tu avais des images mais cit même plus une tasse c'était je sais pas ce que c'était. C'est un bro de gens. Genre mais genre se tapait dans vraiment les gens se tapaient pour faire des images.

Ah ouais, on m'a balancé un moment sur une Ouais bah on essayait de rester toutes les deux parce que ça on avait confiance entre nous deux mais un moment je me suis en train de balancer sur le voiture. des cru dans les côtes cit aussi un moment tuas un mec qui est arrivé à côté de moi je c'est du n'importe Ouais, je lui dit quand il est parti aller [Musique] [Musique] Bonjour à tous, nous sommes de retour, il est 16h19, perd l'image devant Matignon, mais vous la retrouvez ici avec nous sur le Figaro live. Carl Meus, bonjour.

Bonjour. Bon, grande journée. Grande journée.

Journée. Est-ce que elle sera historique cette journée ? Oui, bien sûr.

Oui, oui. Non, mais il faut en être conscient parce que des fois, bon, c'est vrai que les journalistes, on monte sur des sujets, on y va et puis et puis après on se dit "Mais attendants, c'était quand ? C'était quoi ?" Non, là c'est un c'est ce qu'on a vécu là, aucun journaliste vivant ne l'a vécu.

Alors voilà, exactement euh ce qu'on il faut avoir conscience que depuis dimanche 19h45 annonce du gouvernement Oui. Euh sur le péron de l'Élysée jusqu'à aujourd'hui, on vit une journée historique. Sous la 5e République, ça n'est jamais arrivé.

Ouais. Sous la 4e ouais, ça a pu arriver mais pas qu'un gouvernement ne dure que euh quelques heures. Ouais.

Donc euh voilà. Non, c'est important euh de les mots sont pas galvodés quand on dit historique parce que euh surtout derrière ça pose la question des solutions qui restent à trouver pour Emmanuel Macron. Et on va en parler mais d'abord quand même cette l'homme du jour, le deuxème homme du jour.

Le premier c'est évidemment Sébastien Lecornu qui a pris la parole tôt ce matin qui a fait cette annonce. D'ailleurs, c'est pas lui qui fait l'annonce hein, c'est un communiqué hein. Le président de la République a accepté la démission du premier ministre.

Sébastien Lecornu a pris la parole et puis on attendait Bruno Rotaillot parce que c'est lui qui met le feu au poudre hier soir avec ce tweet et c'est lui tout à l'heure au 13h de TF1 qui est venu se justifier. H pourquoi il fait ce choix ? Il y a ce qu'il dit à l'antenne.

Bon, on peut l'entendre ou non, mais qu'est-ce qu'il raconte au journalistes ? Qu'est-ce que qu'est-ce qu'on essaie de faire passer ? Il y a toujours un message qu'on essaie de faire passer.

Exactement. Vous avez raison parce que ce qui se joue en ce moment, c'est le mystigrierie de la responsabilité du chaos et personne ne veut endosser la responsabilité du chaos. Donc qu'est-ce qui se passe ?

Bruno Retaillot et ses équipes disent aux journalistes, expliquent au journalistes la raison pour laquelle il a pris la décision hier soir. Et du côté de Matignon, Sébastien Lecornu a fait son intervention au Péron et son entourage explique aux journalistes, ben non, c'est pas de notre faute, c'est de leur faute. D'accord.

Alors, expliquez-moi tout ça. Alors, c'est pas simple, hein. Non, c'est pas simple parce que évidemment, c'est parole contre parole.

Oui. Et et l'histoire se chargera de démêler euh un peu tout ça, tout ce qui s'est dit. Ce qui est sûr, c'est que euh du côté de la place Bovau, on explique qu'il y a euh une rupture de confiance hm hm euh qui s'est produite hier dans la dans l'après-midi.

D'accord. Je vous fais euh sans remonter très loin, en début d'après-midi 14h30, il y a une conférence en visio des principaux dirigeants des Républicains. Euh Bruno Rota leur voqué des députés, des sénateurs.

À l'issue de cette réunion où les LR décident de maintenir leur participation au gouvernement, c'était une décision importante de ce point de vue-là. Bruno Rota essaie de joindre Sébastien Lecornu pour lui à la fois lui annoncer et puis avoir des précisions. J'ai une bonne nouvelle pour toi Sébastien.

Je qui toi ou oui Sébastien on vient. Bon ça c'est une bonne nouvelle. On vient mais attention il y a qui avec nous ?

J'aimerais savoir oui qui sera dans le gouvernement et puis un peu aussi des présidents parce que la lettre de cadrage elle cadre rien du tout si c'est c'est enfin si vous voulez pardon c'est une lettre de bonnes intentions. Ou on va lutter contre l'immigration irrégulière. Oui.

Bah c'est bien le moins comme dirait l'autre voilà on veut plus de justice fiscale. Oui. Je connais personnes qui veillent plus d'injustice fiscale.

Donc ça manquait de précision, ça manquait de date, ça manquait de chiffres. Bon donc Bron essaie de l'appeler, il arrive pas à le joindre parce que qu'est-ce qui se passe à Matignon ? Sébastien le cornu est avec ses équipes et prépare son discours de politique générale qui doit prononcer bien sûr mardi censé prononcer demain.

Ouais. Donc que fait Bruno Rotendez pas le discours de politique générale, il n'aura donc pas lieu. Ah non, il y en aura pas.

Bruno Rota prend sa voiture et va à Matignon et débarque et dit "Bah, il faut qu'on se voit maintenant, ça devient urgent là parce que j'aimerais savoir." Et là, le problème c'est que euh Sébastien Lecnu n'est pas très euh diser sur le contenu du gouvernement. Apparemment, il lui dit "Oui, donc là, Bruno Rot sent qu'il y a Ang." Bon, il se dit ça se trouve, il l'a toujours pas et il trouve que c'est bizarre déjà. il a mis toute la semaine, il a il a trouvé que c'était quand même bizarre que cette lettre d'intention du temps à arriver ne soit pas précise.

Et là, bon, il y a les principaux noms tout ça, mais sur le ministère des armées, par exemple, il y a un blanc. Voilà, il y a un trou, on sait pas qui c'est. Alors, il essaie de le savoir mais il a pas la réponse.

Quand il y a un trou, c'est qu'il y a un loup. Non, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. Comme disait Martin je l'ai dit ce matin, je le redis parce que c'est le nœud du problème et c'est la deuxième raison pour laquelle euh Bruno Rotaillot va décider de de de ne pas rentrer dans ce gouvernement en tout cas de de faire son tweet, c'est que là il y a un problème de confiance parce que quand il rentre de Matignon à son ministère Placebovau, il ne sait pas qui sera aux armées et qu'il l'apprend à la télé comme nous à la télévision comme vous et moi.

C'est possible ça vraiment. Hm, on est obligé de le croire. Euh, c'est possible parce que le nom de Bruno Lumire avait été cité comme possible entrant puis ensuite on en avait pu reparler.

Ça arrive souvent que des noms arrivent 1 heure avant, repartent. Voyez, composition d'un gouvernement jusqu'à la dernière minute, c'est bon. Et là, il la prend.

Et donc là, il dit il y a un problème de confiance. C'est-à-dire que ministre d'État, ministre de l'intérieur, je ne sais pas. Honnêtement, Carl, je l'ai écouté tout à l'heure sur TF1 Bruno Rotaillot.

Je suis pas sûr que les Français le comprennent bien honnêtement et même ses électeurs parce que ils se disent "Attendez, il refuse d' en gros d'entrer dans ce gouvernement même s'il l'a pas officiellement dit, il a fait un tweet qui voulait dire çaend euh parce que Bruno Lemer est là." Enfin bon, attendez, c'est est-ce que c'est ça justifie une question de place ? Non.

Si c'est euh alors c'est là où justement il faut expliquer cette cette décision. Ce n'est pas qu'une question de personne, ce n'est pas qu'une question de place. Ce que disent les équipes de autour de la de la place Bovau, c'est une question euh de rupture.

Bruno Lemè, l'homme qui a été à la tête de l'économie française de 2017, je fais la vocal. Non, mais ça je l'entends. Oui, c'est ça.

Je d'accord mais Sébastien Lecorn, il était dans ce gouvernement et nombreux sont ceux qui étaient également. Mais il ne tenait pas les cordons de la bourse. Ouais, d'accord.

Il ne décidait pas. Bon, d'accord. C'est le patron de Ber alors c'est plus compliqué.

C'est l'Élysé Matou avec des gens qui sont responsables aussi de de ces de cette dette et du bilan global d'Emmanuel Macron sur sujet sur les autres. C'est ça qui peut être. Pardon, je me fais la vocal à la page des Français qui se disent mais attendez Bruno Rota il nous fait un truc bizarre là.

C'est là que ça va être compliqué pour Bruno Ro, c'est d'arriver à accréditer l'idée que il il n'y avait pas de rupture. Oui. Parce que Bruno Lemè euh bon et qu'il n'y avait plus de confiance et que ce sont les deux motifs principaux pour lesquels il est parti. il a tenté sur TF1, il faudra peut-être qu'il le réexplique plus longuement, plus précisément parce que vous avez raison, la bataille qui se joue maintenant, c'est refiler la responsabilité de du chaos à quelqu'un d'autre que soi.

Alors Carl, question là, ça m'intéresse beaucoup. Bruno Rotaillot fait son tweet hier soir. Est-ce qu'il s'attendait à ce que Sébastien Lecornu démissionne ce matin et donc qu'il perde son poste de ministre de l'intérieur et que cela enclenche tout ça ?

On a eu plusieurs versions depuis le début de la journée. Certains nous disent non, il met un coup de pression pour que la suite du gouvernement qui allait être annoncé peut-être mercredi avec les autres noms qui allaient tomber puissent être plus à droite et qu' un plus grand nombre de LR notamment François Xavier Bellami, Otman Nasrou et d'autres. Non, je pense que quand il fait ça, il ne pense pas que Sébastien Lecornud va démissionner dès le lendemain matin.

D'accord. Est-ce que lui aurait démissionné si Sébastien Lecnu ne l'avait pas fait ? Oui, c'était le l'enjeu de la réunion de ce de tout à l'heure des LR du comité stratégique.

Bien sûr, il ne voulait plus participer dans à ce gouvernement. Donc si Sébastien Lecnu n'avait pas pris les devants ce matin, c'est lui qui démissionnait aujourd'hui. Ou bah c'est les les LR du gouvernement euh Michel Tabarot, euh Philippe Tabarot, Annie Jeunevar, Bruno Rotaillot effectivement qui démissionnait.

Carl, il faut que je vous coupe parce qu'on a des images devant euh le siège du Parti socialiste où se sont réunis les gauches. Merci Carles d'être venu. Il faut à tout prix qu'on écoute ce que disent les socialistes parce que c'est eux qui pourraient hériter de Matignon.

On écoute. Merci Carl. Politique qui euh annonce et qui amène de notre part une immense responsabilité.

Depuis ce matin, avec la démission du Premier ministre nommé il y a seulement 27 jours, les Français et les Français se retrouvent dans un pays qui n'est plus gouverné et où la classe politique dans son ensemble et dans son intégralité doit prendre toute la responsabilité du moment. Ce moment intervient dans une période extrêmement inquiétante, tant à l'échelle de l'Europe qu'à l'échelle du monde où de nombreux conflit nous entourent. Hier soir, le socle commun qui était constitué depuis plusieurs mois maintenant a implosé, noyé dans ses propre contradiction et les macronistes sont les seuls responsables du chaos avec les Républicains qui ont finalement refusé de participer au gouvernement pour des raisons opportunistes.

Aujourd'hui, trois solutions sont devant le chef de l'État : la démission, la dissolution ou la nomination d'un ou d'une première ministre issue de la gauche et des écologistes. Le Parti socialiste dit les choses de manière très claire. La démocratie dans notre pays doit être enfin respectée. priorité doit être donnée à la gauche et aux écologistes pour gouverner ce pays et proposer une alternative politique forte, plaçant au cœur de notre débat public des mesures de justice sociale et fiscale, d'augmentation du pouvoir d'achat, de relance et d'investissement dans la transition écologique, de souveraineté budgétaire qui sont les aspirations majoritaires dans notre pays.

Les députés élus grâce au Front Républicain en juillet 2024 emporte la responsabilité. Nous demandons donc aujourd'hui au président de la République la nomination d'un ou d'une première ministre issue de la gauche et des écologistes ouvert au compromis s'engageant comme nous l'avions dit il y a plusieurs semaines à ne pas utiliser l'article 493 et nous continuerons de porter dans le débat des mesures qui seront fortes teles que la taxation des ultrariches et le nécessaire débat sur la réforme des retraites qui doit être menée au parlement. Au moment où nous en sommes, nous n'appelons ni à la dissolution, ni au départ du chef de l'État.

Nous appelons à des solutions et des solutions qui permettent aux françaises et aux Français d'être enfin respecté, de vivre mieux et de ne pas payer la facture de cette crise. Si le président de la République faisait le choix de la dissolution, nous serons prêts. Dans tous les cas, nous proposerons un projet politique commun, porteur d'espoir et crédible pour gouverner la France et ferons tout.

Nous ferons tout pour éviter l'accession de l'extrême droite au pouvoir qui représente un danger pour la France, pour ses travailleurs et ses travailleuruses. Nous rencontrerons dans les prochaines heures nos partenaires politiques de gauche et écologistes de place publique au parti communiste qui partage avec nous cette même volonté de gouverner et d'agir pour trouver enfin l'issue à cette crise politique. Je vous remercie.

Nous allons rencontrer nos partenaires comme je viens de le dire à l'instant qui sont les partenaires qui partagent la vision que je viens d'indiquer, c'est-à-dire être en capacité de porter des solutions pour les Français. Nous allons nous allons nous allons rencontrer nous allons rencontrer nos partenaires de gauche écologistes avec qui nous travaillons depuis de nombreux mois. Et le sujet, je vais vous dire de manière très claire, dans la crise politique que nous vivons, le sujet n'est pas simplement un sujet entre partis politiques.

Nous avons fait des annonces très claires aujourd'hui et nous espérons qu'elles seront suivies des faits. Merci. Vous avez un message pour les insoulis quand même.

Merci. Vous avez un message pour les insoulis quand même. Voilà pour cette réaction du secrétaire général du Parti socialiste, Pierre Jouvet. euh qui demande donc à Emmanuel Macron euh que un premier ministre soit nommé.

Non non, il ne demande pas de dissolution ni démission de du président de la République. Et bien la nomination euh d'un membre de la gauche socialiste et ou écologiste. On a bien compris que la France insoumise ne ferait pas partie de cette coalition si elle devait exister.

Voilà ce qu'on pouvait dire. On va vous laisser quelques instants avec des images de Paris. Sachez que le premier ministre est à l'Élysée.

On aura sans doute des images devant l'Élysée dans dans quelques secondes. Il est à nouveau reçu par le président de la République qui a accepté sa démission ce matin. Merci de nous suivre.

Restez avec nous. On aura d'autres intervenants dans quelques instants. Bonjour à tous, nous sommes de retour.

Il est 16h36. Sébastien Lecornu a démissionné ce matin. Journée spéciale sur le Figaro, sur le Figaro.fr sur le Figaro TV pour essayer de comprendre, d'analyser ce qu'il s'est passé depuis hier.

Vincent Trémolet Villard, bonjour. Bonjour Thbo, merci d'être ici. Directeur délégué de la rédaction du Figaro.

Bon euh vous attendiez un coup comme ça ce matin ? C'est quand même est-ce que c'est une journée historique vraiment ? Parce qu'on dit toujours c'est une journée historique.

Est-ce que çaen est une vraiment là ? Ah oui, en tout cas, dans les si on prend les les lieux d'histoire, les temps de premier ministre, euh ce le Sébastien Lecornu aura eu un un un mandat extraordinairement court. Euh on voit aussi qu'un seul tweet d'un d'un ministre a suffi à faire tomber un gouvernement.

C'est-à-dire que Bruno Rotayo hier à 21h20 en critiquant la composition du gouvernement a organisé sa destruction et son implosion. ce qui montre à la fois la puissance de Retaillot dans ce système, mais aussi la faiblesse quand même des structures politiques qui prétendent encore aujourd'hui gouverner le pays. Ce qu'on assiste, ce à quoi on assiste, c'est à une étape de plus d'un délitement qui apparaît comme inexorable au fait.

Donc on a à chaque fois euh à chaque seuil, on baisse et puis on a un nouveau premier ministre puis on dit ça va tenir et puis ça tient de moins en moins longtemps et puis là ce qui se dessine c'est qu'Emmanuel Macron veut éviter encore d'aller au peuple et de dissoudre. Et donc ce qu'il va faire c'est où trouver un nouveau premier ministre ou essayer de renommer Sébastien Lecornu pour un bah là en ce moment Sébastien Lecnu est à l'Élysé alors peut-être pour autre chose mais ça a couru ce matin comme possibilité. Tout ça pour moi est le signe d'un déni, presque une forme d'enfermement mental de tout un une bulle politique, de toute une sociologie qui est la sociologie macronienne qui ne voit pas apparemment euh le décalage entre ce qu'elle décide, ce qu'elle projette et ce qu'attendent et les parlementaires et le pays.

Pour moi, mais c'estàdire qu'on euh des c'est vrai depuis la dissolution, les erreurs s'enchaînent. Oui, elles sont des décisions sont prises et très rapidement dans les minutes qui suivent, les commentateurs disent "Bah c'est c'était une connerie et et donc il fallait pas se sortir de Sainir de Lena ou que sais-je pour se dire non là c'est oui" et à chaque fois c'est fait. Voyez a une phrase d'Albert Camu qui dit "Le proe de la bêtise c'est qu'elle insiste." Ouais.

Et là, on est face à des intelligences supérieures qui insistent dans l'erreur. Et la nomination de Bruno Lem hier pour moi est du même ordre que la dissolution de caprice d'Emmanuel Macron. C'est quelque chose qui n'a pas de sens et qu'un étudiant en sciences politiques aurait jugé contreproductif et et suicidaire.

On en voit d'autres des problèmes, des erreurs, celles de François Bairou de demander un vote de confiance par c'est du même ordre. C'est du même ordre. Donc c'est une c'est une en fait quand vous savez Balzac dit la politique ce sont des dynamiques en action.

Quand les dynamiques sont lancées celles de la dissolution a été lancé, il y a des mouvements qui sont plus puissants que les hommes. Donc il faut vraiment des une force de caractère énorme et une très grande habileté pour essayer de les surmonter ou de les dominer. Et là, ce qu'on voit en fait, c'est des personnalités politiques emportées dans des poussées qui sont plus fortes qu'elles.

Et donc euh on va voir dans l'agitation à la surface des choses, des propositions, on va revoir revenir des formules qu'on supporte plus, le le pacte de non censure, le il y a un chemin, le la stabilité plutôt que le chaos. Bon, des choses qu'on a entendu 50 fois. On sait que ça ne marchera pas.

H sier semaines un mois et on a très bien compris que maintenant le seul moyen de trancher le nœud démocratique qui bloque le pays, c'est d'aller au cœur de la démocratie, c'est-à-dire les électeurs et de leur rendre la parole et la possibilité de décider à travers une dissolution. Alors, on nous dira "Oui, mais la dissolution c'est pas la solution puisque à la sortie on peut avoir une chambre des députés encore plusuré que toujours aucune." Bah, dans ces cas-là, on se tournera vers le la clé de ce qui est le régime présidentiel République qui est le président de la République.

Mais on ne peut pas croire que dans le cadre de ce qu'on appelle ce socle commun qui n'est pas un socle et qui n'a rien de commun, on va trouver une solution. Alors qu'on a essayé avec Barnier, on a essayé avec Baou, on a essayé avec le Cornu et qu'à chaque fois euh c'est c'est de plus en plus court et de plus en plus difficile. Trois questions.

Première question, le choix de Bruno Rotaillot. Euh il peut être difficile à comprendre. Euh il est dans un gouvernement depuis un an, un peu plus d'un an euh avec des macronistes euh et hier soir en un tweet alors que le matin même les LR s'étaient réunis, les républicains s'étaient réunis, il y avait tranché pour une participation, décide de quitter ce gouvernement et enclenche cette mécanique qu'on commande depuis depuis ce matin.

Pourquoi fait-il ce choix et va le le le l'expliquer au 13h en disant "On ne voulait pas de Bruno Lemire ?" Ça paraît un un peu faible un peu pour les Français vont dire "Attendez, c'est une question de personne." Pense le déclencheur ce n'est pas la personnalité de M mais c'est le fait qu'on l'a pas prévenu.

Oui. Et qui et que s'il avait su, il aurait dit "Moi, je ne vais pas dans un gouvernement où il y a Buenolem" parce que ce gouvernement sera censuré. H évidemment, d'accord ?

Et donc la décision qu'il prend est la suivante : "Je sais que le bateau va couler plutôt que le couler avec lui, je le torpille." Et c'est ce qu'il a fait. Et donc on le gain politique qu'il tire de cette décision, c'est que Bruno Taillot a été capable en quelques lignes sur un réseau social de faire tomber le premier ministre.

Euh la difficulté devant laquelle il est, c'est de faire comprendre ce que vous dites. Mais s'il ne l'avait pas fait, on va on va faire un scénario de politique fiction où Bruno Leire est nommé. Il laisse faire pendant 3 jours.

C'est la tempête sur le thème, ils ont nommé le maire, ils sont dingues. Le gouvernement est censuré. Bruno Rota tombe avec ce gouvernement et il est associé à cette histoire tandis que là il s'en est dissocié.

Il aurait pu le faire avant mais avant alors ça moi c'est les informations que j'ai et elles n'ont pas été contredites. Il ne le savait pas. C'est-à-dire qu'il y a quand même un problème la pratique et de et de loyauté et de et de fiabilité c'est que on lui a pas dit.

Pourquoi on lui a pas dit ? Parce qu'on avait dû pressentir que si on lui avait dit les LR n'allait pas au gouvernement. Est-ce que selon vous Bruno Rotaillot imagin que Sébastien lecornu prendrait cette décision ?

Alors il l'a prise où il a été forcé par Emmanuel Macron mais en tout cas qu'il ne serait plus premier ministre aujourd'hui ou en tout cas qu'il sera un premier ministre démissionnaire. Est-ce qu'il pouvait l'imaginer ça ? Oui.

Quand il prend cette décision, il sait qu'elle peut avoir des conséquences qui ront jusque là. Euh moi je me souviens d'une conversation avec Sébastien Lecnu me disant sans Bruno Rotaillot, il y a pas de gouvernement le Cornu. Donc il a dû le dire à Bruno Rotaillot et à d'autres gens.

Euh donc cette prise de position extrêmement surprenante euh était une mise à mort de ce gouvernement. 2è question, le Parti socialiste, ils viennent de s'exprimer Pierre Jouv, le secrétaire général est sorti, vous l'avez suivi il y a quelques instants, devant le siège du Parti socialiste où s'était réuni des communistes, des écologistes, des socialistes donc, mais pas de membres de la France insoumise qui semble écarter de ces discussions. Ils veulent eux que Emmanuel Macron les nomme à Matignon.

Est-ce que c'est possible ? Est-ce que ça tiendrait ? Est-ce que c'est souhaitable ?

Alors, souhaitable à mon humble avis, non. Est-ce que c'est possible ? Vous avez fait commencer par ça ?

J'attendais pas beaucoup. Est-ce que c'est possible ? Tout est possible.

Tout est possible avec le la déraison qui est maintenant au sommet de l'État. Euh est-ce que ça tiendrait ? Non.

Non. Parce que la France insoumise censurerait ce premier ministre. LR censurait aussi le RN aussi et une partie de des Macronistes.

Je pense le parti d'Edouard Philippe n'accepterait pas. Voilà. Donc euh c'est une illusion, mais ça peut être un passage euh un peu pénible de du de la lente euh descente à laquelle nous assistons.

Oui, c'est 3 semaines de plus et puis on change. Bah, je sais même pas s'il pourrait composer un gouvernement. Il sera peut-être censuré dès la composition du gouvernement.

D'accord. Bon, donc euh il y a quand même des élections. Si les élections législatives se se présentent dans un mois et demi, il y aura un accord de gouvernement, ça j'en suis convaincu, entre le PS, le PC, les Verts et LFI.

En 48 he ? Ah oui, en 48 he ça s'est pas en tout cas ça s'est passé les deux dernières fois tout ce qui s'est changé. Voilà, on pensait que c'était irréconciliable, que c'était pas possible, qu'il y avait eu le 7 octobre, toute choses qui sont vraies, mais à la fin quand il y a des intérêt électoraux en jeu, au nom de la lutte contre l'extrême droite, tout ce petit monde refera une discipline qui qualifie de républicaine.

Et dernière question, on en vient donc à Emmanuel Macron parce qu'on essaie de comprendre sa logique. Il aurait lui-même plus ou moins accepté discuter avec Sébastien Lecornu, peut-être même demander sa sa démission après ce qu'il s'était passé hier soir. C'est lui qui l'aurait.

Je mets tout ça au conditionnel hein, vous savez peut-être mieux que moi. Plus ou moins poussé à nommer Bruno le maire aux armé. Ouai.

Voilà. Donc on essaie de comprendre la logique. Pourquoi mener Sébastien le cornu dans cette galère vers cette situation pour ne pas ensuite prendre des décisions, je sais pas celle de tenter les socialistes.

C'est pour ça qu'on essaie de de comprendre le le chemin de pensé du président de la République. Tib pourquoi nommer Gabriel Atal alors qu'il n'y a pas d'élection et qu'Élisabeth B peut finir ? Pourquoi dissous de l'assemblée ?

Ça par vous savez c'est la théorie du suraccident. Oui. Euh vous vous voilà vous avez un premier accident et vous paniquez, vous en avez un deuxième et puis ensuite pourquoi nommer François Baïou alors que vous voulez nommer Sébastien Lecornu et qui s'impose à vous et puis pourquoi aller chercher Bruno Leire ?

Donc là, nous avons une suite de décision en fait on peut plus d'analyser de manière qui n'ont pas de sens politique. Ouais, c'est ça. Alors, il y a plusieurs explications.

Moi, je pense que l'explication la plus la plus pertinente, c'est que le la première caractéristique du macronisme, c'est la déconnexion. C'est-à-dire qu'on ne sait plus ce que pense l'opinion. On ne mesure plus ce que les jeux, les équilibres parlementaires et on pense que l'on possède un pouvoir.

C'est le deuxième péché du macronisme, c'est l'arrogance qui nous permet de prendre des décisions qui que tout esprit lucide et raisonnable dirait vous ne pouvez pas les prendre vu le climat. Euh, on parle d'un le cornu 2 là, mettons que ça pour vous c'est vraiment l'option euh non mais on en ça fait partie des choses dont on parle. Le fait rien déjà il faut ouvrir le panel et le fait le fait déjà qu'on qu'on en parle montre il y a que des mauvaises solutions.

Il y en a beaucoup voilà mais euh si jamais cette solution arrivé, elle devrait être considérée comme ridicule. Mais aujourd'hui, des choses qui apparaissent au commun des mortels comme ridicules sont dans un cercle de sachant de conseiller euh envisagé comme pertinente. Et donc quand vous parlez avec des gens, moi je vous dis pas ça de de mon point de vue, c'est moi je pense toujours à ma grand-mère ou à ma tante, je me dis demain leur annonce qu' sont pas du tout voilà qui suivent la politique de loin, qui vote mais plus en plus si on leur dit Sébastien le cornu qui a démissionné et renommé juste ça se dit mais comment c'est possible au-delà on sait que ça peut arriver il y a eu des cases sous la 3è république la 4e mais c'est incompréhensible simplement incompréhensible et ceux qui viennent dire ce que je vous dis trava travaill ou ont travaillé avec Emmanuel Macron et disent maintenant le problème c'est que ils sont enfermés dans une bulle presque une bulle mentale qui est dégagée des réalités politiques et sociologiques du pays et on pourrait croire que les échecs électoraux que la les sondages catastrophiques que les fiascos gouvernementaux mettraient changeraient le regard de de ces décideurs.

Mais non, ça n'est pas le cas. Alors, il y a aussi une explication, je pense, très pratique, c'est-à-dire que nos institutions protègent extraordinairement le président de la République qui vit à l'Élysée, qui a par son emploi du temps, par ses responsabilités, parce qu'elle visite à l'étranger une réalité supérieure qui le dégage de ses réalités concrètes. Et donc, il a peut-être oublié ce qu'était le corps social français.

Et c'est pour ça que on on il y a de quoi s'inquiéter si jamais les décisions persistent dans à nier la réalité électorale et de l'opinion en France parce qu'on on peut se retrouver avec des colères sociales. Si jamais il y a pas de règlement politique, on peut avoir à la fin des colères sociales. C'est pour ça que moi je pense que la dissolution est la Voilà la dernière question Vincent là.

Bon, les options très claires. Bon, il y en a qu'on écarte, on a parlé de l'article 16 plein pouvoir pour l'instant on l'écarte. La démission, pour l'instant, on l'écarte et encore en plus plus ça va se rapproche.

Moi, je l'écarté mais en fait, elle est elle est maintenant installée par des gens tels que Xavier Bertrand, David Lissard, Nicolas Bavrez, Jean-François Copé, c'est plus seulement Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui la demande. Moi, je pense que c'est évitable. Ce qui m'apparaît.

Est-ce qu'il faut l'éviter d'ailleurs ? On dit qu'il faut protéger le président, que le président ne doit pas être infusible pour les en tout cas. Il y a il y a il y a enfin je pense qu'il y a un moment il faut être un peu basique.

Euh on est on est dans une crise démocratique extraordinairement profonde qui est angoissante parce qu'elle est circulaire et qu'on a l'impression qu'elle ne peut jamais s'achever puisqu'on a une tripartition et que aucun des trois clans ne veut travailler avec les deux autres. À partir de là, qu'est-ce qu'on fait en démocratie quand on est bloqué ? on va au peuple et puis le peuple décidera.

Euh soit il décide de donner la majorité à un camp ou à un autre et là il y aura une cohabitation, soit il décide de perpétuer cette fragmentation et là oui, on se tournera vers Emmanuel Macron, le président de la République et il faudra peut-être un deuxième exercice démocratique. Mais je ne vois pas d'autres solutions. Je pense que toutes les combinaisons que l'on a raconté à nos lecteurs et et à nos téléspectateurs, on peut continuer à les raconter mais ils les connaissent, ils ont compris.

En fait, c'est c'est pas il y a pas besoin d'être un génie pour savoir qu'on est dans un labyrinthe où il y a pas de de porte de sortie à part le vote. Voilà, à un moment ou un autre. Merci beaucoup Vincent Trémolet Villa.

Beaucoup de travail au journal. Et on reste avec les images pendant que Vincent hop passe devant la caméra, on reste avec les images euh à l'Élysée avec Sébastien Lecornu qui est donc euh à l'intérieur de du palais présidentiel et qui discute donc avec Emmanuel Macron. Vincent, on vient de vous l'expliquer.

C'est une option à Lecornu 2 que le premier ministre des missionnaires Sébastien Lecornu, qui a quitté Maton ce matin, pas pas officiellement, mais en tout cas qui a remis sa démission, qui a été acceptée par le président de la République puisse revenir, pourrait revenir et être renommé pour constituer un nouveau gouvernement. Ça paraît improbable mais tout est possible. On revient dans quelques minutes avec sans doute plus d'informations.

À tout de suite. [Musique] Ah ouais ! Le grand luxe.

Le grand luxe. Ah ouais. J'ai eu il avait G oui David, je t'entends.

On s'inquiéter justement. Est-ce que tu m'entends bien ? C'est parfait.

Comment ? Oui oui, toujours sur site, on a on a on a pas de partir. Donc je fais comme je fais comme tu m'as dit.

Je commence par Sébastien qui doné à à l'Élysée puis après les interjets sur Partoir et Botaillo qui a pas échangé avec Macro. Sébastien Lecornu est à l'Élysée, le premier ministre des missionnaires est reçu par Emmanuel Macron. Pourquoi peut-il être renommé ?

C'est forcément l'une des questions qu'on se pose. Tout devient possible. Ce matin, on voyait peu d'options et puis plus la journée avance, plus on se dit que le président de la République a des choix à faire.

Que des mauvais, hein, on va pas se mentir. Mais il va bien falloir qu'il prenne des décisions. Je dis VR, bonjour.

Bonsoir, bonsoir. Quelle journée ? Oui, et puis c'est pas fini.

Non, c'est pas fini. Quand on dit que le président de la République a que des a plein de solutions possibles, mais que des mauvaises, je me trompe pas. Si vous avez Ah, il y a une bonne solution.

Je sais pas si vous y pensiez ou pas quand vous avez dit ça, mais il pourrait aussi démissionner. Oui, bah c'est une mauvaise, je vais pas vous mentir, je crois pas que ce soit la meilleure solution pour lui. Mais oui, je crois que aujourd'hui cette possibilité a pris de l'épaisseur parce qu'en fait plus ça va, plus on se rapproche de cette solution.

Exactement. Les les fusibles puisque c'est comme ça qu'on on a pris l'habitude d'appeler les premiers ministres sautent les uns après les autres. Euh est-ce que Sébastien le cornu est complètement cramé ?

Les heures suivantes nous le diront ou pas. Il faut rester extrêmement prudent vu l'instabilité de la situation. Mais effectivement, on entend de plus en plus de voix s'élever pour demander la la démission d'Emmanuel Macron et des voix qui sont pas des des de qui viennent pas de de de gens de mo agités ou radicaux.

Je pense à Hervé Morin par exemple, le chef d'une partie descentriste qui se met à réclamer la démission d'Emmanuel Macron. ou David Lis là. Oui oui, on a vu Jean-François Copé il y a quelques semaines.

Voilà. Oui. Bon.

Ah, vous faites Oui, vous vous avez l'air de souffler mais oui. Oui. Non, non, c'est pas ça.

Je je vous parle des appels du jour. Récent. Oui, récent.

Bien sûr. Bon, Judit, ce que je vous propose de faire, c'est que on a bien compris que Sébastien Lec avait démissionné. On a expliqué le choix de Bruno Rotaillot qui lui s'est expliqué à la fois sur TF1 tout à l'heure et puis auprès des journalistes pour essayer de faire passer le message.

Pourquoi il avait pris cette décision ? parce que Sébastien Lecornu ne l'avait pas mise au courant de la nomination de Bruno Lemire au ministère des armées. Ça très bien.

Essayons nous de projeter. Emmanuel Macron, quelles sont ses options ? Première option, nommer un nouveau premier ministre.

Deux choix s'offront lui, trois peut-être. D'abord, nommer un premier ministre de gauche. Les socialistes se sont réunis tout à l'heure avec les écologistes et les communistes et ils demandent eux à être nommés.

Ce sont presque les seuls à ne pas demander de dissolution de démission parce que eux ils voient l'occasion de prendre le pouvoir ou en tout cas de prendre une partie du pouvoir à Maton. Oui, c'est possible. Euh ouais, ça tiendrait 2h mais mais pourquoi pas ?

Euh quel est l'objectif d'Emmanuel Macron ? Peut-être est-ce qu'il faut commencer par se poser cette question là avant de avant de d'énumérer les possibilités qui s'offrent à lui ? Faire un budget.

Emmanuel Macron veut durer coûte que coûte. Apparemment coûte que coûte puisque on voit bien que l'impasse dans laquelle il est, c'est qu'il n'arrive pas dans l'état actuel de l'Assemblée nationale à à trouver une majorité pour un gouvernement quel qu'il soit et qu'il nomme Tartempion ou tartompionne, le problème sera le même. Personne n'est susceptible de trouver une majorité pour gouverner.

D'accord. Donc ça c'est l'option nommer un nouveau premier ministre. Vous me dites quel que Ouais.

Donc non, je je vous dis Emmanuel Macron veut durer. Oui, ça j'ai compris. Euh pour durer H h donc il a des solutions politiques.

Celle que vous avez évoqué nommé un premier ministre de gauche, çaait ça aurait le mérite de la nouveauté. Oui, c'est vrai. Je crois qu'il aurait peut-être dû faire il y a un an et demi pour solder l'histoire.

Comme ça l'hypothèque serait levée comme on dit poliment. On serait débarrassé en gros puisque le gouvernement en question aurait sauté. Euh une autre possibilité c'est de nommer on en entend parler un un premier ministre technique.

Oui. Alors ça ça me fait toujours sourire. Moi aussi parce que vous savez qu'en plus d'accord en France on a une haute technocratie une haute administration qui a une caractéristique particulière c'est qu'elle est extrêmement politisée. très très le l'animal au fonctionnaire à politique euh n'existe pas ou ou très peu en France et comme bien même euh il serait obligé de nous nommer un gouvernement.

Donc à moins de mettre des clones de de cette de cette oiseau rare, où les trouverait-il, on voit pas très bien. Et puis le choix du budget, il est éminemment politique. Vous avez bien vu le débat qui s'est noué entre justice fiscale, faisons payer les riches.

Ou oui. C'est-à-dire qu' un gouvernement technique, bon quel qu'il soit, pourquoi pas ? Mais il devrait prendre une décision sur les retraites bien sûr le revenir dessus ou non censure d'un côté ou de l'autre sur une taxe pour les ultra riches ISF ou ou taxe hukman ou que sais-je sur les dépenses sur le déficit voilà euh tout un tas de mesures à droite ou à gauche qui seraient censuré d'un côté ou de l'autre bien sûr qui serait très politique.

Donc il y a la la la solution à minima, c'est-à-dire on on reconduit le budget euh euh que ce soit il y a une disposition he comment elle s'appelle le au 13e le 12e quelque chose le le budget de l'année précédente qu'on reconduit par 12e en fait c'est ça c'est c'est de ça le 12e provisoire voilà 12e provisoire texte légitatif financier permettant au gouvernement de percevoir les recettes et d'engager les dépenses équivalentes à un 12e du budget prévu par la loi de finance de l'année précédente adoptée par le parlement euh quand un budget n'est pas voté à temps. Oui. Et le gouvernement peut aussi les différer par ordonnance.

Mais tout ça ce sont des expédients et puis à chaque fois quand même pas par ordonnance puisque les ordonnances ne seraient ratifiées que beaucoup plus tard par l'Assemblée nationale faut pas ratifier. Euh le gouvernement est libre euh de les prendre. Euh tout ça est susceptible euh d'être interrompu par euh des crises euh bien sûr de taille de taille variable.

Donc donc qu'est-ce qui reste ? On gouvernement technique, on n'y croit pas beaucoup. Gouvernement de gauche s'allonge évité.

Euh il faud il faudrait un concours de circonstan assez assez incroyable. Il faudrait par exemple tout simplement que Horizon d'Edouard Philippe laisse passer l'histoire. Voilà, parce qu'il faudrait que les écologistes, les communistes, les socialistes, les renaissances, les modèmes, les Liotes et les horizons acceptent de ne pas censurer ce gouvernement, ce qui paraît difficile.

Oui. Et il faudrait surtout que les socialistes et puis encore les écologistes euh rompent définitivement avec la France insoumise. Alors s'agissant, ils sont prêts à le faire là pour rentrer au gouvernement quand même s'agissant des socialistes, ils sont prêts à le faire mais ça fonctionne un peu au courant alternatif.

Par exemple, vous avez Olivier Fortron du PS qui vous explique pour les municipales qu'il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise, sauf dans les endroits où il y en aura pour faire barrage au rassemblement national. Donc si vous voulez, c'est pas une ligne d'une clarté et d'une rigidité absolue. Donc qu'est-ce qui reste une fois qu'on évacue à gauche ?

Si on évacu à gauche définitif entre nous, on est on est conditionnel, on est vraiment dans la spéculation. Donc pas de gauche, pas de gouvernement technique, quelque chose oui une émalation quelconque du bloc central qui aurait euh disons le corn le cornu renommé. Oui, avec un autre gouvernement sans Bruno Lemer puisque tout d'un coup Bruno Lemer est devenu l'homme à abattre le responsable de décennies vous savez dans les western américain dans le grand ouest ou pas de bol c'est tombé sur lui.

Je rappelle juste que Brune le maire et l'homme qui avait alerté Ellisabeth Borne première ministre de l'état catastrophique des finances publiques. Tout ça c'est le produit de la la commission d'enquête sur le sujet à l'Assemblée nationale euh qu'elle lui avait répondu quelle est la solution, qu'il lui avait dit on en on a pas et que du coup il avait dit bon ben j'en parle pas. Donc on peut vous rappelez cet épisode bien sûr bien sûr bien sûr.

Qui est et on le rappelle Ellisabeth B ministre de l'éducation nationale aujourd'hui. Oui oui oui. Oui.

Oui. Non mais bien sûr. Mais c'est-à-dire que euh on peut des fois se demander ce choix très bizarre de de se retirer de Bruno Retaillot alors même que oui il y a le camp Bruno Lemer mais il était dans un gouvernement avec Ellisabeth Born avec Sébastien Lecnu avec tant d'autres qui sont comptables du bilan.

C'est c'est bien pour ça que le choix de Bruno Rillot est très difficilement compréhensible à moi vraiment de plonger dans les dans les arcanes en fait. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et au Figaro, il y a des tas de spécialistes de la droite qui vous expliqueront ça bien plus.

Ils sont venus nous raconter mais allez-y je dis on a eu Carl Mus qui voilà ce qui s'est passé c'est que la base des républicains a dit ça suffit il faut arrêter de donner une légitimité à cette équipe gouvernementale dont nous ne voulons pas car contrairement à ce que dit Bruno Rota H le la participation sans soutien ça n'existe pas pour un gouvernement mais alors justement Cette émanation comme vous dites du bloc central, du socle commun, vous l'appelez comme vous voulez, elle a encore une chance d'exister et est-ce que les républicains pourraient retourner dans ce cas sans Bruno le maire ? Bah écoutez, Bruno Retailloim pas central sans les même plus. Oui, il a il a focalisé sur Bruno Lemire mais enfin il a fait savoir aussi que le reste de la composition du gouvernement aujourd'hui des missionnaire ne lui convenait pas et ce qui lui connaît en particulier pas, c'est qu'on Emmanuel Macron apparemment avait barré deux propositions que lui avait faites Sébastien Lecornu de proche de Bruno Rota à savoir Otman Nasrou euh vice-président de la région euh île-de-Fance et puis François Xavier Bami euh député européen.

Oui, on a bien compris pourquoi Emmanuel Macron ne peut plus avoir la main sur grand-chose à part sur les questions internationales. Et donc le ministre des armées et le ministre des affaires étrangères, il les voulait plutôt dans son camp. C'est pour ça globalement qui pas de de proche de Bruno Rotaillot.

Oui. Euh et puis de toute façon, il ne tenait pas euh à conforter euh la position de Bruno Rotaillot au sein de l'équipe gouvernemental, position déjà euh extrêmement forte mais bon, peut-être qu'un mélange différent. Alors euh on joue un peu euh Oui, vous allez l'air sceptique quand même.

Je dit là, vous allez pas en contrain sur cette possibilité. D dè bah la situation n'a quand même rien d'enthousiasment et elle est elle est tout à fait désespérante parce que non seulement on ne voit pas d'issu mais on ne voit pas d'issus qui permettent à la France d'avancer. Alors or c'est comme une bicyclette vous n'avancez pas vous tombez.

On vient donc plus ou moins de vous proposer les trois options de la nomination d'un nouveau premier ministre. la gauche difficile, gouvernement technique compliqué euh bloc central euh que ça va finir comme ça. Ouais.

Selon toute probabilité ça finira comme ça avec un dosage différent dans le mélange. D'accord. Ah c'est votre option privilégié.

Moi je vous propose qu'on passe à Oui. Y compris d'ailleurs peut-être avec Sébastien le cornu. Oui oui bien sûr.

C'est ce qui serait dingue. Mais faut pas dire qu'il soit usé à la tâche ça c'est sûr. Deuxième possibilité euh la dissolution.

Oui ou non ? Judit pour et contre. On essaie de se mettre à la place d'Emmanuel Macron qui met tout dans sa petite balance et qui va devoir faire un choix.

Dis solution. Alors euh pour ça aurait le mérite de faire de faire euh d'interroger les Français, donc de leur donner voix au chapitre. He ce sont les arguments qu'il avait utilisé déjà pour la première dissolution.

Donc au moins, il échapperait au procès en en illégitimité ou ou en manquement au devoir de la démocratie. Je vous donne la parole. À vous de m'envoyer une majorité.

Ça c'est plutôt pour c'est il se décharge sur les français, se défaus sur les français de cette responsabilité. Oui. Et puis c'est jamais mal de retourner au peuple.

Toujours bien de demander leur avis aux français. Bien sûr. Bon bah alors qu'est-ce qui bloque ?

Parce que si c'était aussi simple, il irait. Alors ce qui bloque c'est quand même qu'il veut durer. C'est toujours ce que vous m'avez dit.

Absolument qu'il veut durer. Euh on sait que pour la première dissolution, il il envisageait avec une certaine gourmandise la perspective d'une victoire du Rassemblement national. Hab on l'a compris plus tard ça mais c'est que c'est Gabriel Atal qui en appelant au Front républicain contre le Rassemblement national a empêcher le parti de Marine Le Pen d'avoir davantage de siège voire peut-être une majorité absolue.

Là les sondages nous disent que même si le RN monte en attention de vote la majorité absolue semble inaccessible. dissemble avec beaucoup de prudence. Que des sondages, on ne mesure pas euh l'agacement, l'irritation, euh l'envie de tourner de la page, le choix chacun.

Est-ce que il y aura un nouveau Front populaire ? Est-ce qu'ils iront séparés ? Oui.

Oui. Donc très difficile d'établir des pronostics, mais pour l'instant selon les sondages, ça paraît difficile. Voilà.

Donc le plus probable c'est quand même qu'il a qu'aucun parti n'aurait la majorité absolue. Donc ça voudrait dire après avoir mobiliser le pays pour de nouvelles élections parce que c'est pas c'est pas un deore he cette situation là on aboutirait exactement au même résultat et là pour le coup cette dissolution ne pourrait être que la dernière hein parce que donc sans majorité pour personne. Voilà, presque Emmanuel Macron, une majorité pour n'importe qui, mais une majorité s'il vous plaît.

Mais s'il n'y a pas de majorité, ce qui semble se dégager. On a bien compris, ces trois blocs, vous le savez, vous suivez, vous écoutez ce qu'on dit, vous lisez ce que Judit écrit dans le journal. Euh oui, il y a trois blocs et trois blocs irréconciliables qui avec deux gros blocs, un à gauche, un à droite et puis un bloc du milieu qui a tendance à s'effriter.

Voilà, c'est ça. Et c'est le bloc d'Emmanuel Macron. Tout à fait.

Donc pas de majorité. Si pas de majorité là c'est à nouveau le président qui est en danger et là en première ligne et là il peut pas nous refaire une troisième fois le coût de la dissolution. Je sais bien que tout est possible avec Emmanuel Maçon il ne pourrait pas puisqu'il faudrait attendre un an exactement donc et que là on serait trop près de la présidentielle.

Ouais ouais bien sûr puisque c'est l'usage aucun intérêt en plus l'usage veut qu'on ne provoque pas de législative. à moins d'un an d'une présidentielle. Donc non, ce ne serait pas possible.

Mais comment pourrait-il rester dans ces conditions ? On dirait il est bien resté en étant totalement désav. Et c'est là Judit que je vous propose une troisième option parce que cette deuxième option si elle ne s'avère pas payante pour Emmanuel Macron, elle entraînerait de fait ou en tout cas elle le pousserait vers la démission.

Est-ce qu'Emmanuel Macron pourrait démissionner aujourd'hui, demain, après-demain, à la suite de cette démission de son euh Premier ministre, euh en anticipant, comme l'ont proposé certains, peut-être pas démissionner demain, mais des promettre une démission dans quelques mois, sortir d'une certaine manière grandi en disant voilà, j'ai laissé une campagne se faire en mettant peut-être Marine Le Pen en difficulté qui elle pour l'instant ne peut pas être élue à la présence de la République. pas forcément une mauvaise option pour lui. Est-ce qu'il pourrait l'envisager ça ?

Alors, est-ce qu'il pourrait institutionnellement, juridiquement, légalement ? Oui, il en a absolument toute la latitude. Il fait absolument ce qu'il veut.

D'accord. Euh est-ce qu'il le pourrait psychologiquement ? Ça reviendrait à prendre contraint et forcé une décision qu'elle aurait pu prendre au lendemain de son échec à la première dissolution législative qui ont suivi la première dissolution.

Donc ça reviendrait à se désavouer soi-même, à reconnaître un échec sur toute la ligne, à partir en laissant le pays euh bien plus euh délabré qu'il ne l'a trouvé. ce qui est quand même pas un très joli bilan avec sa sa réforme phare, j'allais presque dire ça sa seule réforme, la réforme des retraites en suspend. On n'est même pas sûr que elle soit appliquée un jour.

Il y a des départs quand même plus glorieux. Oui, je vous confirme. Bon euh, on est bien avancé Judit.

Oui. Bah, désolé hein, on est bien avancé. Donc vous me dites mais vous remarquerez que pour le moment et je je soulligne pour le moment l'Élysée fait savoir qu'Emmanuel Macron n'a pas l'intention de s'exprimer.

Oui, on peut pas. Oui, ça c'est en Alors moi ce matin, je me suis dit Emmanuel Macron parle ce soir, je vais déjà ma soirée. Voilà.

Alors, c'est un peu dans le caractère d'Emmanuel Macron quand quand on lui demande quand beaucoup de gens lui demandent quelque chose avec beaucoup d'assistance, il aime bien dire non et faire l'anterner les impatientes. Vous savez, c'est le fameux le président et le maître des horloges. Donc là, tout le monde veut qu'il s'exprime.

Il ne s'exprimera pas. Mais mais on ne peut pas exclure qu'il se taise parce qu'il ne sait pas quoi dire. Oui, c'est vrai qu'Emmanuel Macron a beaucoup parlé parfois pour pas dire grand-chose.

Je souvient qu'on avait fait une émission spéciale ici dernier pour les annonces sur le référendum émission spéciale sur TF1 il va pas eu d'annonce et là ce soir je suis pas sûr que les Français attendent beaucoup sa prise de parole d'habitude mais là ce soir je pense qu'ils attendent une prise de parole parce qu'ils savent qu'il faut prendre des décisions et le moment où les Français l'attendent lui déciderait de ne pas répondre ce qui paraît bizarre déciderait ou se terrait en attendant d'avoir trouvé quoi dire ouais Bon, c'est pas simple. Vous voyez ces images devant tiens l'Élysée et un convoi qui arrive. Place Bovo.

Voyez, c'est juste à côté au ministère de l'intérieur. C'est sans doute Bruno Rotaillot qui entre avec autant de voitures. C'est sans doute lui hein, Judit qui rentre et qui revient au ministère de l'intérieur, lui qui a tout déclenché hier soir avec ce tweet et qui sans doute était surpris des conséquences directes et de la démission ce matin de Sébastien Lecnu.

Je pense qu'il s'attendait pas pas à ce point en tout cas. Oh aussi. Ah ouais si, je pense qu'ici bah si euh en fait euh contrairement à tout le bruit euh que font notamment les socialistes et les écologistes, un gouvernement ne tient que euh si la droite ne le censure pas.

Euh donc euh le le pilier de droite du gouvernement euh partant, le gouvernement s'effondre. Merci beaucoup Judit de Vantrob. On reste connecté ce soir, il est 17h17.

On vous laisse avec ces images devant euh l'Élysée et donc on attend les prochaines prises de parole. Il devrait plus vraiment y en avoir, sauf si le président de la République, je crois que Gabriel. Ah oui, Gabriel Atal mais ce soir au journal et Olivier Fort également euh c'est à 20h.

Oui, il y a trois petites heures. Euh ça sera intéressant d'ailleurs. Mais que peut- nous dire Gabriel Atal ?

Bon bah qu'il est tout prêt de à participer à gouvernement donc il serait premier ministre. Voilà et Olifor pareil. Bon mais je suis pas sûr que et le spectacle continue et les Français sont de plus en plus écurés. et et je les comprends.

Oui, on suit ça. Merci de nous rester avec nous. Lefigaro.fr, le Figaro live, le Figaro TV, on est partout et vous avez toutes les informations pour suivre cette actualité et ce jour historique du 6 octobre 2025 où un gouvernement atteu 14h.

Incroyable. Merci Judith, on reste avec ces images devant l'Élysée. He.

M.