Le gouvernement de Michel Barnier renversé par l'Assemblée - Reportage C dans l'air 04.12.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Question vidéo. Comment E.Macron va pouvoir faire un gouvernement avec des gens qui ne s'entendent pas du tout?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30JournalisteChiffre
« Si le gouvernement est renversé, nos militaires ne verront pas leur budget augmenter. »
- 1:00M.BarnierChiffre
« 18 millions de Français verront leur impôt augmenter. »
- 2:00B.RetailleauFait
« On s'achemine vers une censure. »
- 2:30J.BardellaPromesse
« Nous sommes parfaitement disposés à accueillir un nouveau gouvernement. »
- 3:30D.SeuxFait
« La loi spéciale existe dans notre droit, même si tout le monde la découvre un peu. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cet après-midi, tout le monde se projetait dans l'après sur fond de fortes tensions. - L'Assemblée nationale aujourd'hui au centre de tous les regards, de tous les pouvoirs. Le Premier ministre et son gouvernement vont-ils tomber ce soir?
Une certaine tension cet après-midi avant le vote des motions de censure. - Si le gouvernement est renversé, nos militaires ne verront pas leur budget augmenter. - Cessez de dire que c'est un mensonge. 18 millions de Français verront leur impôt augmenter. - Y.Braun-Pivet: J'aimerais que le calme revienne et qu'on puisse s'écouter. - Quelques heures plus tôt, ce matin, à Matignon, M.Barnier recevait les députés amis du socle commun pour leur dire qu'il ne se fait plus d'illusions sur son avenir de Premier ministre.
Pourtant, hier soir, il semblait encore croire que la censure pouvait être évitée. - M.Barnier: Je le souhaite et c'est possible.
Ca dépend des députés qui, chacun, chacune, ont une part de responsabilité. - Se défendant déjà d'en avoir trop fait avec M.Le Pen... - M.Barnier: Non, elle ne m'a pas baladé, mais elle est entrée dans une sorte de surenchère.
J'ai trouvé un accord avec mes équipes pour faire la mesure des médicaments. Quand je lui ai dit ça, elle m'a dit: "Les retraites aussi." Je ne veux pas rentrer dans le chantage. - A plus de 5000 km de la vie politique française, E.Macron en Arabie saoudite assure qu'il n'est pas question qu'il démissionne.
Il ne croit pas du tout à cette censure. Mais le décompte est bel et bien lancé. Quelques heures avant le verdict du vote à l'Assemblée...
Certains ministres essayent encore de convaincre. - S.Lecornu, B.Retailleau, 2 noms cités pour Matignon et 2 façons de serrer les rangs. - B.Retailleau: On s'achemine vers une censure.
Pourquoi se le cacher? Chacun disait qu'on allait rester dans un cadre où la raison prédominerait. On a quitté ce cadre pour l'irrationnel.
On va voir le RN voter une motion de censure de LFI, des insoumis qui les insultent. - Ce matin, le RN semblait préparer l'après-Barnier. - J.Bardella: Nous sommes parfaitement disposés à accueillir un nouveau gouvernement, à être reçus très tôt par ce gouvernement, à exposer nos lignes rouges, mais ils ne peuvent pas faire comme si les 11 millions de gens qui ont voté pour nos candidats aux législatives et aux européennes n'existaient pas. - Et tandis que G.Attal rêve d'une coalition allant des Républicains au PS, ce soir, c'est M.Le Pen, invitée du 20h de TF1, qui viendra accentuer la pression sur un homme: E.Macron. - C.Roux: On va reparler d'E.Macron et de ce qu'il pourrait décider.
Question. C'est le rêve d'E.Macron. - D.Seux: Oui, mais...
La réponse est oui. On a déjà eu ce comparatif au moment des JO. D'un côté, la société civile arrive à travailler et à produire quelque chose de magnifique en se mettant autour d'une table.
Et puis, je ne vais pas dire la classe politique...
Il y a un personnel politique qui ne montre pas son meilleur visage. Notre-Dame, c'est la vitesse, la passion, la coopération public-privé, l'engagement. - C.Roux: Nous allons voir ce qui pourrait se passer maintenant.
Institutionnellement, qu'est-ce qui se passe à partir de 20h? - S.Quéméner: On a un gouvernement renversé. - C.Roux: Les ministres font leurs cartons? - S.Quéméner: Et on a un Premier ministre toujours à Matignon.
Il est considéré un peu comme un ministre démissionnaire. C'est un peu comme quand G.Attal était encore Premier ministre en attendant la nomination d'un successeur.
Ca peut durer longtemps. Les bruits qui nous viennent de l'Elysée, c'est plutôt d'essayer...
Je suis prudente. On sait qu'E.Macron fait rarement des nominations éclair.
L'idée, c'est d'éviter toute vacance qui permettrait que les yeux se tournent vers l'Elysée. Une fois que M.Barnier, nommé par le président, est tombé...
Ca avait été une longue maturation pendant tout l'été avant de le nommer. Là, c'est une fragilité énorme pour le président. L'idée, c'est qu'il ne soit pas à découvert trop longtemps et qu'il nomme vite un nouveau Premier ministre.
Que peut faire ce Premier ministre démissionnaire? Il y a un flou juridique. Peut-il vraiment faire voter la fameuse loi spéciale ou est-ce que c'est le Premier ministre suivant?
Il faut faire très vite. Il faudra voter cette loi spéciale pour avoir le paiement des fonctionnaires, etc. - C.Roux: Ca, c'est sur la partie économique. - D.Seux: La loi spéciale existe dans notre droit, même si tout le monde la découvre un peu.
Elle a été réinscrite dans les textes au moment de la loi d'orientation sur les finances publiques. Elle prévoit que, pour une durée limitée de quelques jours, une loi peut être votée par l'Assemblée nationale et le Sénat pour dire que les impôts peuvent être votés dans la version de l'année précédente. Ca permet de payer les fonctionnaires.
Tous les téléspectateurs qui pourraient se dire que les impôts ne seraient pas levés...
Il faut oublier ça. - C.Roux: Dans quels délais? - D.Seux: La grande question, c'est: est-ce que c'est M.Barnier qui fait voter cette loi spéciale ou son successeur?
Si son successeur est nommé avant la fin de la semaine, avant Notre-Dame, c'est un nouveau Premier ministre qui fait voter...
Mais là, il y a très peu de risque qu'elle ne soit pas votée par l'ensemble des partis politiques. - C.Roux: Qui s'y sont engagés.
La crainte, c'est d'entrer dans une crise financière. - D.Seux: Ils sont tous d'accord pour lever les impôts. - C.Roux: Question vidéo. - Bonjour.
Je voulais savoir comment E.Macron va pouvoir faire un gouvernement avec des gens qui ne s'entendent pas du tout. - C.Roux: C'est une très bonne question!
Ca recommence. Il va devoir trouver un Premier ministre et faire un gouvernement avec des gens qui ne s'entendent pas du tout. Il veut aller vite.
On a déjà recommencé à entendre parler de successeur potentiel à M.Barnier? - L.Fritel: Il y a des successeurs potentiels.
Si on entre dans un cycle de motion de censure, les yeux vont se tourner vers E.Macron. C'était déjà le problème cet été.
Il avait pris son temps pour éviter que la question de sa démission ou de sa destitution ne se pose. Ca n'avait pas été le cas. On imagine qu'il voudra aller vite.
On parle de S.Lecornu, de J.Castex... - C.Roux: On peut rappeler qui ils sont. - L.Fritel: S.Lecornu est ministre des Armées.
J.Castex a été Premier ministre. Il y a une vraie question...
On peut imaginer que tout ce petit monde pourra travailler ensemble, mais il faudra une direction: vers la droite ou vers la gauche? Là, on avait un Premier ministre de droite. On avait fait une majorité avec les LR.
Des discussions existent entre G.Attal, les hollandistes, le MoDem...
Est-ce que le braquet n'ira pas de ce côté? Si vous voulez faire en sorte que les gens qui ne s'entendent pas puissent donner une ligne directrice à leur projet, il faut choisir. C'est la fin du "en même temps".
Au sein de Renaissance, ça fait des années que c'est comme ça. Vous avez une aile gauche qui se sent maltraitée. Elle s'est sentie représentée par G.Attal à Matignon.
Ca n'a pas duré longtemps. Ils ont envie de peser et ils en veulent encore à M.Barnier d'avoir été Premier ministre. - C.Roux: On ne sait toujours pas si ce sera un Premier ministre de droite ou de gauche? - L.Fritel: Exactement.
Si vous avez un Premier ministre de gauche, que fait le RN? Dans les négociations avec M.Barnier...
M.Barnier a beaucoup lâché. Est-ce que d'autres groupes politiques accepteront
Emmanuel Macron