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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 1 septembre 2021 7 minComplaisantActualité / polémiqueLogementTransportsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Saïd Ahamada : "Il faut redonner de l'espoir aux Marseillais"

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est au chef de l'État de s'occuper d'une ville ?

  • 1:03RelanceRéponse directe

    Pourquoi le plan d'Emmanuel Macron aurait plus de chances de fonctionner que celui de Jean-Marc Ayrault ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    L'État met l'argent sur la table, mais cet argent doit être géré de manière locale ?

  • 2:49FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous êtes dans le secret des dieux ? Connaissez-vous le montant total de l'enveloppe ?

  • 3:04OuverteRéponse partielle

    Il faudrait combien pour pouvoir attaquer tous les chantiers qui sont nombreux ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Comment développer les transports à Marseille ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « à Marseille, on a une ville qui est aujourd'hui fracturée, qui souffre de retards énormes en matière de services publics. »
  • 0:56PrésentateurChiffre
    « 3 milliards d'euros il y a moins de 10 ans, c'est pas vieux tout ça ? »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « c'est le président de la République qui vient, qui vient à Marseille, 3 jours, ce qui est une première. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « les plans, les mesures qui avaient été annoncées, pas toujours respectées d'ailleurs sur les promesses, n'ont pas eu d'effet »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « Une grande majorité de Marseillais, notamment dans le territoire nord de Marseille où je suis élu, sont tout simplement déçus, désabusés, n'ont plus confiance en la République. »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « La République les a abandonnés pendant des décennies. »
  • 4:45PrésentateurChiffre
    « Marseille, c'est une ville qui est deux fois plus grande que Paris. »
  • 4:47PrésentateurChiffre
    « Il n'y a que deux lignes de métro. »
  • 5:08Invité politiqueFait
    « Il faut absolument aujourd'hui que la priorité des services de la région et de la métropole en matière de transport soit le désenclavement des quartiers nord de Marseille. »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Présentateur34 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Il est 6h20, Emmanuel Macron en visite pour trois jours à Marseille. Le président doit annoncer un plan pour moderniser, pour rénover la deuxième ville de France. Bonjour Saïd Ahamada.

0:19
Invité politique

Bonjour.

0:20
Présentateur

Vous êtes député La République en marche des Bouches-du-Rhône. Est-ce que c'est au chef de l'État de s'occuper d'une ville ?

0:26
Invité politique

C'est au chef de l'État de faire en sorte que les Français ne soient pas discriminés de par leur lieu d'habitation. Il se trouve qu'à Marseille, on a une ville qui est aujourd'hui fracturée, qui souffre de retards énormes en matière de services publics. Et donc si la municipalité, parce que c'est le cas aujourd'hui, connaît une situation financière difficile, c'est moins qu'on puisse dire, il est normal que les chefs de l'État viennent à la rescousse des Marseillais, tout simplement pour qu'ils aient les mêmes droits et les mêmes devoirs qu'ailleurs sur le territoire.

0:56
Présentateur

Mais il y a déjà eu des plans avant pour Marseille, notamment le dernier c'est celui de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault. 3 milliards d'euros il y a moins de 10 ans, c'est pas vieux tout ça ? Pourquoi le plan d'Emmanuel Macron aurait plus de chances de fonctionner ?

1:11
Invité politique

Bon d'abord parce que c'est le président de la République qui vient, qui vient à Marseille, 3 jours, ce qui est une première. Ensuite parce qu'on a une collaboration aujourd'hui avec les collectivités qu'on appelle de nos vœux qui est nécessaire. Et j'entends ce que vous dites, d'ailleurs c'est aussi une inquiétude que j'avais et que j'ai encore, j'attends l'intégration du président de la République.

Il faut évidemment qu'on ait des moyens pour Marseille, il faut aussi qu'on ait un pilotage politique fort qui amène évidemment les services de l'État, puisque le président de la République et le gouvernement viennent mettre des moyens, mais aussi des collectivités pour faire en sorte qu'on regarde dans la même direction et qu'on avance et qu'on ait des résultats. Et aujourd'hui c'est vrai que les Marseillais attendent des résultats, et vous l'avez dit très justement, les plans, les mesures qui avaient été annoncées, pas toujours respectées d'ailleurs sur les promesses, n'ont pas eu d'effet, il n'y a pas eu un avant et un après à Marseille.

Et aujourd'hui ce dont on a besoin c'est de résultats.

2:03
Présentateur

Donc ce que vous souhaitez, grosso modo, si je simplifie, c'est que l'État mette l'argent sur la table, mais que cet argent soit géré de manière locale, par les collectivités, par la mairie, c'est ça ?

2:13
Invité politique

Parce qu'on est sur des compétences locales, entre guillemets, c'est-à-dire que si je prends le plan école, on est sur une compétence exclusivement municipale. Et le président de la République vient mettre des moyens sur une compétence municipale, donc il sera géré localement. Il faut qu'il soit géré localement, mais il faut aussi que l'État ait son mot à dire, tout simplement, ce qu'on met des moyens, c'est l'argent public, c'est l'argent des Français, notre argent, le vôtre, le mien. Et donc il faut une obligation de résultat pour faire en sorte que cet argent soit bien utilisé et atteigne les objectifs prévus.

2:43
Présentateur

Saïda Hamada, je rappelle que vous êtes députée La République En Marche, puisque vous faites partie de la majorité, est-ce que vous êtes dans le secret des dieux ? Est-ce que vous connaissez le montant total de l'enveloppe ?

2:55
Invité politique

Non, je ne connais pas le montant total. Le président de la République l'annoncera jeudi en fin d'après-midi. Et je lui laisse évidemment la primeur de ces annonces.

3:04
Présentateur

Mais vous en attendez combien ? Il faudrait combien ? Puisque visiblement, c'est une question d'argent. C'est l'argent qui manque à Marseille. Il faudrait vraiment combien pour pouvoir attaquer tous les chantiers qui sont nombreux ? Écoles, logements, insécurités, transports ?

3:17
Invité politique

C'est une question d'argent, mais pas seulement, si vous permettez. C'est-à-dire qu'il faut aujourd'hui créer une nouvelle dynamique. Il faut redonner de l'espoir aux Marseillais. Une grande majorité de Marseillais, notamment dans le territoire nord de Marseille où je suis élu, sont tout simplement déçus, désabusés, n'ont plus confiance en la République. La République les a abandonnés pendant des décennies. Et donc, ils ont besoin de reprendre confiance à la République. Et donc, l'aspect symbolique qui est extrêmement fort d'avoir la visite du président à Marseille, trois jours entiers, il viendra et se déplacera dans les quartiers nord de Marseille. Je serai avec lui cet après-midi.

Il fera que, en tout cas je l'espère, cela créera une dynamique, une dynamique telle que, évidemment, il y aura la question des moyens. Il y aura aussi la question de la mobilisation des hommes et des femmes, des Marseillais et des élus locaux, pour faire en sorte qu'on sorte enfin Marseille de la situation dans laquelle cette ville est depuis beaucoup trop longtemps. Moi, je crois beaucoup dans ce dont le président a parlé, c'est-à-dire Marseille, capitale de la Méditerranée. Il faut que l'on arrive à faire rêver les Marseillais, à faire rêver les Français. Parce que Marseille, capitale de la Méditerranée, c'est de nature à amener tout le pays. On a un potentiel énorme sur Marseille.

Et moi, je rêve tout simplement que ce potentiel soit enfin exploité, que Marseille trouve sa place. Je ne dis pas, retrouve sa place, parce qu'elle ne l'a malheureusement jamais eu, en tout cas pas à ce niveau, pas à ce niveau d'ambition. Mais trouve sa place dans le concert, j'allais dire, des villes mondes. Parce que c'est à ce niveau que Marseille doit se placer.

4:38
Présentateur

Alors, parmi les priorités de ce plan qu'Emmanuel Macron va détailler demain après-midi, il y a les transports. Marseille, c'est une ville qui est deux fois plus grande que Paris. Il n'y a que deux lignes de métro. Et encore, elles desservent seulement quelques arrondissements de la ville. Les quartiers nord sont complètement isolés. Comment concrètement développer les transports ? J'ai l'impression que le chantier est titanesque. Comment désenclaver, par exemple, ces quartiers nord ?

5:03
Invité politique

Il faut y mettre des transports. La réponse, elle est retirante. Vous savez, les solutions, on les connaît à peu près. Il faut absolument aujourd'hui que la priorité des services de la région et de la métropole en matière de transport soit le désenclavement des quartiers nord de Marseille.

5:16
Présentateur

Donc, ça veut dire ajouter des lignes de bus, de tramway, ça veut dire des dizaines d'années de chantier, de travaux ?

5:21
Invité politique

Oui, oui, oui. Mais ça veut dire, oui, tout à fait. Ça veut dire avoir une ambition, tout simplement, pour le nord de la ville et pour Marseille de manière générale. Et relier cette ville au reste du territoire. à la zone de Vitrolles, par exemple, ou de Marignane, qui est une zone d'activité extrêmement importante et qui est en recherche d'emploi. Donc, oui, c'est cette ambition-là.

5:42
Présentateur

Et ça, c'est prévu dans le plan d'Emmanuel Macron. De nouvelles lignes vont être créées ?

5:47
Invité politique

Alors, à mon avis, il n'annoncera pas de lignes. Ce qu'il annoncera, c'est des priorités et des directions, si vous voulez. Moi, ce que je souhaite, et je vous le répète, c'est qu'on ait vraiment comme priorité aujourd'hui de désenclaver ce territoire. Parce que cela aubert l'avenir de l'avenir, l'avenir de Marseille, que de ne pas avoir de transport dans la moitié de la ville. Et de ne pas permettre à celles et ceux qui habitent ces territoires de pouvoir aller travailler, se former, etc., de manière normale. Comme ça se fait partout ailleurs. Les retards sont énormes. Alors, il y a des sujets sur lesquels on pourra avancer relativement vite.

Et vous avez raison, sur la question des transports, ce sujet-là prendra du temps. Mais à partir du moment où vous dites aux Marseillais, vous leur donnez cette vision, ce planning de travaux, en disant qu'à peu près tous les deux ans ou tous les trois ans, une ligne de métro va sortir, une ligne de tramway va être créée, etc., etc. Vous redonnez de l'espoir. Vous faites en sorte que des Marseillaises et des Marseillais ou des nouveaux Marseillais viennent investir ces territoires, fassent un pari sur l'avenir, accompagnent ce développement. Et c'est cela dont Marseille a besoin.

6:47
Présentateur

Saïd Hamada, député LREM des Bouches-du-Rhône, vous serez cet après-midi à Marseille pour la visite d'Emmanuel Macron, qui débute aujourd'hui, visite de trois jours dans cette deuxième ville de France. Merci beaucoup. Vous étiez l'invité du 5-7. France Inter Sous-titrage ST' 501

Saïd Ahamada : "Il faut redonner de l'espoir aux Marseillais" · Pourquijevote