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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 31 mai 2023 110 minFond programmatiqueNumériqueEurope & internationalInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Francophonie : enjeux et perspectives

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 15 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les grands enjeux de la Francophonie aujourd'hui ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La loi Toubon doit-elle être actualisée pour le numérique ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La Francophonie peut-elle être un levier économique ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment renforcer l'usage du français dans la science ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    La politique des visas est-elle cohérente avec la promotion de la Francophonie ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quels outils pour les entreprises face à l'anglicisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « il faut accélérer ou augmenter les sanctions pour qu'en France on puisse abandonner partager cette langue »
  • 1:45Fait
    « spoiler est un mot français »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

commencer notre commission de ce matin et notre réunion aujourd'hui porte sur un sujet que nous avons malheureusement trop peu l'occasion d'aborder celui de la Francophonie sujet qui je sais vous tient à cœur aux uns et aux autres il m'a semblé en effet important que nous puissions nous en saisir de nouveau alors que la Cité internationale de la France de la langue française de Villers-Cotterêts devrait être devait être inauguré le 25 juin prochain échéance qui a finalement été reporté à la fin de l'été cette actualité certes retardée tombe néanmoins un point puisque après un nommé puisque le groupe d'études francophonie rattaché à notre commission vient d'être constitué sous la nouvelle présidence de Yann chanterrel dont je salue le volontarisme et l'ambition sur son programme de travail tel qu'il l'a présenté au groupe d'études il y a quelques jours afin de nous éclairer sur les grands enjeux et des filles qui se posent à la Francophonie nous avons l'honneur et le plaisir d'accueillir Jacques Toubon en tant qu' ancien ministre de la culture et de la Francophonie et et je crois votre voisin qui me l'a glissé à l'oreille il y a quelques minutes en toute modestie je ne le savais pas que vous avez été le seul ministre à la fois de la culture et de la Francophonie ceux qui ont dit beaucoup est une compétence et un service du Quai d'Orsay qui depuis que les années 70 à très jalousement pris soin de ne jamais confier le soin de cette affaire à ceux qui je le dis très franchement sur le fond sont beaucoup plus compétents parce qu'ils sont pas diplomates c'est-à-dire les spécialistes de la culture et de la langue j'ai réussi moi en arrivant en 1993 a obtenu du Premier ministre de l'époque Édouard Balladur que le service de la Francophonie soit rattaché non pas hiérarchiquement mais pour usage au ministère de la Culture c'est fait le ministère s'est appelé culturel francophonie et pendant deux ans j'ai en fait dirigé le service de la Francophonie et mener à ce nombre d'action grâce à ce service et dès que en 1995 après ils Chirac Alain Juppé et devenu premier ministre j'ai moi-même changé de poste au gouvernement le Quai d'Orsay a repris ses compétences et son organisation et nous n'avons plus jamais entendu parler de la Francophonie autrement que comme un service de notre diplomatie et je c'est une vous avez bien fait de mettre ça parce que c'est très très caractéristique de ce que il y a encore beaucoup de choses que nous n'avons pas compris dans ce domaine pardon si vous êtes là aussi ce matin c'est bien sûr parce que vous êtes l'auteur de la loi fondatrice du 4 août 1994 dont nous fêterons l'année prochaine le 30e anniversaire la loi qui porte votre nom et puis bien entendu pas de cinétique délégué général à la langue française et aux langues de France que nous avons déjà reçu au sein de notre commission et qui vient de remettre au Parlement son rapport sur la langue française plusieurs aspects me paraissent devoir être approfondie avec vous ce matin d'abord le contexte socio-économique technologique culturel et géopolitique dans lequel nous sommes et qui influent inévitablement sur la francophonie et ses contours je pense par exemple à l'échéance des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 qui constitue à la fois une chance pour la promotion de notre langue et un risque compte tenu de la prédominance de l'anglais dans ce genre de manifestation internationales ensuite les qui vient de l'État dont l'état dispose ou devrait disposer pour assurer sa mission de garant de la langue française quel rôle devra jouer la future cité internationale de la langue française qui avant même son inauguration et déjà un peu décrié l'arsenal législative que constitue la loi tout bon doit-il être actualisé pour tenir compte des évolutions notamment technologiques en particulier des sortes du numérique et sociétales à l'oeuvre depuis son adoption l'enseignement du français en France et à l'international mérite-t-il d'être repensé mieux doté face à la concurrence de l'anglais mais aussi d'autres longues d'autres langues pardon et on peut penser au mandarin par exemple cette liste de questions n'est pas exhaustive et je suis sûr que mes collègues ne monteront pas de vous interroger et d'aborder d'autres sujets qui traitent de la Francophonie mais sans plus tarder je vais vous laisser la parole pour un propos liminaire d'une dizaine de minutes et puis ensuite après bien sûr nous fonctionnerons sous forme de questions-réponses monsieur ministre monsieur le Président d'abord je vous remercie de m'avoir convié ensuite je remercie la commission des affaires culturelles du Sénat d'être depuis très longtemps je dirais depuis toujours probablement l'une des institutions et en tout cas parmi les politiques les plus attentifs à cette question de la langue française et quelquefois même seule lorsque le sujet est abandonné par tout le monde donc je pense que cette très opportun que à un an maintenant de cette tombe d'événements nous entretenions de cette affaire je ne je ne ferai naturellement aucune révélation particulière je n'ai pas aujourd'hui chacun le sait de compétences ou de ou de position particulière mais je crois pouvoir apporter un certain nombre de choses alors d'abord je crois qu'il y a cette à la fin de cette au milieu de cette année 2023 les choses se présentent sous deux aspects le premier je pense que vous l'avez souligné de Président c'est les événements qui vont de toute façon nous obliger à bouger ou apprendre position et on en a moi il y en a au moins 4 il y a le 30e anniversaire de la loi il y a les Jeux Olympiques et je rappelle je l'ai déjà dit à plusieurs reprises que le français est à égal de l'anglais la langue olympique et que la première chose à faire pour l'année prochaine je olympique de Paris c'est de faire en sorte que le français soit utilisé comme l'anglais dans toute la communication des Jeux Olympiques a égalité et le Parlement a sur ce point un rôle essentiel et j'ai même je crois dit un certain nombre d'entre vous ou je ne sais dans résistance il faut que l'Assemblée nationale et le Sénat ensemble adopte une résolution demandant au gouvernement de faire respecter ces dispositions de la Charte olympique qui date de 1920 et pas de la loi tout bon droit troisièmement nous aurons un sommet de la Francophonie et enfin nous n'oublions pas nous aurons à la fin d'année 2023 la Coupe du monde de rugby or c'est un événement extrêmement populaire c'est un sport qui est marqué par une utilisation intensive de l'anglais et les rugbyman se font même une sorte de snobisme de parler anglais plutôt que que le français du Sud-Ouest mais mais mais mais je pense que il faut utiliser aussi cette événement donc nous avons là des circonstances dans lesquelles il faut non seulement que nous défendions la position du français et je l'ai dit de manière très précise sur les Jeux olympiques mais la diversité des langues qui seront utilisés et je crois que il y a là quelque chose nous devons être les promoteurs de ce que ces grands événements qui rassemblent tous les peuples permettent à tous les peuples de s'exprimer dans leur propre laurier nous devons donc mener une politique une action une communication qui ne soit pas seulement au profit de notre propre langue français mais de la diversité des des langues et bien entendu on aura le temps d'en parler l'émergence et la la les migration de Villers-Cotterêts va participer de tous ces événements donc nous avons 23 24 une séquence extrêmement importante le la deuxième et et je pense que le Sénat doit prendre avec l'Assemblée nationale de fortes positions dans ce domaine nous avons nous avons le deuxième sujet qui est naturellement la loi pas parce que c'est le 30e anniversaire mais parce que il convient de se poser la question à cette occasion autrement de savoir si il faut d'une manière ou d'une autre la faire avancer je veux pas être long dans cette introduction je crois qu'il y a quatre points qui méritent d'évidence d'être regardés et d'être regardé en particulier par les spécialistes et les juristes du Parlement et notamment du Sénat le premier point c'est les sanctions actuelles sont-elles suffisantes ou suffisamment appliquées alors la réponse est non mais en même temps l'ancien garde des sceaux que je suis aussi répond mais les magistrats font ce qu'ils veulent et et et je pense que c'est un principe au moins aussi important que celui de défendre la langue française c'est à dire la séparation des pouvoirs l'indépendance de la justice et notre système d'état de droite bon donc afficher dans la loi une très forte augmentation des sanctions est-ce que ça aboutirait à mieux les appliquer je ne sais pas mais mais en tout cas le Parlement peut prendre l'initiative là-dessus deuxièmement nous avons été victime je dis victime parce que je pense que ça a été un grand dommage en 94 lorsque le Conseil constitutionnel a examiné la loi que je j'avais fait voter au Parlement à la demande du groupe socialiste de l'époque qui avait envoyé la loi au Conseil constitutionnel pour atteindre à la liberté d'expression le conseil nous a donc fait sauter en gros je résume l'article 2 c'est-à-dire l'application de la loi aux communications privées probablement il est impossible de surmonter cette jurisprudence constitutionnelle évidemment mais je pense que il y aurait peut-être la possibilité de rechercher le moyen de mettre en oeuvre ou des éléments de la loi dans la communication privée troisièmement troisièmement il y a les questions alors qui ne sont pas proprement parler dans la loi mais qui sont extrêmement importantes c'est le contenu de la langue donc tout le travail absolument formidable sur la terminologie j'ai ici ce dernier petit document qui a été publié par la Commission d'environnement dans le langue française et qui est 50 termes qui ont été inventés entre 72 et 2002 on a là un travail formidable l'écocide le le crédit bail et la bientraitance animale et tout ça voilà ça c'est du français et et c'est tous les jours tous les jours c'est pas pour les académiciens c'est vraiment et et la dernière remarque que que je veux faire elle est évidente elle est énorme mais quelle solution c'est il faut adapter la loi à l'air du numérique et du numérique des algorithmes et maintenant désormais de l'intelligence artificielle est-ce que l'intelligence artificielle va nous faire du français va nous faire du nouveau français celui de l'intelligence artificielle va nous faire du globish va voilà et je pense que il est très important que notamment dans les textes qui je le sais au Parlement seront consacrés à l'économie numérique au numérique le souci de la langue apparaissent mais aussi si vous vous attaquez à une amélioration de la loi du 4 août 94 ne pas oublier que le chapitre numérique est aujourd'hui absolument indispensable voilà c'est ce que ce que je je voulais dire vraiment ces quelques minutes d'introduction et je suis simplement extrêmement heureux de pouvoir parler avec vous de cela en terminant en disant simplement que la dimension du problème est aujourd'hui évidente et je crois qu'il faut toujours le répéter nous sommes la 4e ou la 5e langue parlée dans le monde mais il y a un grand nombre de pays qui sont marqués par l'usage du du français et je pense que ce n'est pas seulement un phénomène post-colonial bien au-delà et je crois que c'est une action ça s'appelle la francophonie mais c'est bien au-delà je crois qu'il faut que nous soyons soucieux de tenir notre rang partout où il y a des hommes et des femmes qui pensent que s'exprimer en français c'est mieux ou en tout cas c'est aussi bien que dans d'autres langues qu'on leur propose et notamment la langue des publicités merci merci Monsieur de cinétique merci monsieur le Président c'est un grand honneur pour moi de parler après monsieur le ministre Jacques Toubon à qui l'on doit tout en ce qui concerne comme vous le savez le cadre légal et la possibilité aujourd'hui qu'on nous concitoyens à pouvoir s'exprimer et accéder à des informations en français c'est donc pour moi un grand joie et un grand honneur que d'être que d'être à vos côtés chez Jacques Toubon merci de votre invitation monsieur le Président alors je vais pas faire un long exposé parce que je pense que en effet l'objet de cette rencontre s'est engager un dialogue avec avec la représentation nationale avec vous mesdames et messieurs les sénateurs vous rappelez quand même que l'État est engagé pour mettre en place une politique publique en matière linguistique à travers l'action de la Délégation générale à la langue française et langue de France dont la mission c'était précisément d'animer la politique publique en matière linguistique du gouvernement et cette délégation contribue pleinement et à ce titre au projet formidable projet présidentiel de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts qui a pu être décrié mais qui a pu être aussi et je préfère permettez-moi monsieur le Président de voir le verre aux trois quarts plein plutôt qu'au par vide qui a pu être aussi vivement encouragé car ce projet de la Cité internationale de la langue française est appelé à illustrer les réalités de notre de notre politique publique en matière linguistique rappelez aussi très très brièvement que la délégation générale la langue française est une administration de mission classée auprès de la ministre Riva Abdul Malak qui vaille à l'emploi du français donc de la République article 2 de notre Constitution l'emploi du français en France et qui contribue monsieur le ministre Jacques Toubon l'a rappelé à l'enrichissement de notre langue à travers un remarquable travail de terminologie dont vous avez quelques exemples à travers les brochures qui vous ont été distribués ce matin notre mission est aussi d'assurer la promotion des langues de France on entend par l'angle de France langue régionale et langue non territoriale qui font partie du patrimoine de notre pays selon l'article 75-1 de la Constitution et nous contribuons également avec l'ensemble des services du ministère de la Culture à la diffusion de notre langue et de la Francophonie dans le monde je trouve très intéressant le choix de cette thématique autour de la Francophonie et en nous ayant invité monsieur le Président Mesdames les sénatrices messieurs les sénateurs Délégation générale à la langue française de langue de France pour parler d'abord de l'objet de la langue car c'est c'est bien la langue qui fait la francophonie et s'il n'y a pas de politique concertés avec les autres ministères au plan gouvernemental au premier rang desquels le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et le ministère de l'Éducation nationale il ne peut pas y avoir d'espace francophone il ne peut pas y avoir de dialogue francophone il ne peut en effet y avoir de politique linguistique ne soient globale croisant les approches nationales et internationales sans prendre en compte pleinement ses réalités alors vous avez souhaité nous interroger sur sur un certain nombre de sujets le calendrier des grands événements naturellement les Jeux olympiques et paralympiques qui se tiendront en France en 2024 mais aussi le ministre Jacques Toubon l'a rappelé la Coupe du monde de rugby en fonction d'un contexte je cite socio-économique technologiques culturel et géopolitique sur la francophonie et ses contours je rajouterais donc un autre point à notre réflexion ce matin qui est celui déjà esquissé par Jacques Toubon de l'intelligence artificielle du grand défi de l'innovation qui pose la question de l'avenir de notre langue d'ailleurs de l'avenir du pluriel cuisse de l'ensemble des langues comment la France comment l'Europe comment les espaces francophones vont réagir par rapport à ce défi de l'intelligence artificielle alors très concrètement pour pour répondre déjà à la première question posée sur les Jeux olympiques et paralympiques nous avons mis en place avec avec nos collègues du ministère des Sports des Jeux olympiques et paralympiques le 22 novembre dernier un groupe de travail interministériel et un institutionnel intitulé le français langue du sport et de l'olympisme en France et dans le monde ce groupe de travail associe des représentants du ministère culture du ministère des sports du ministère de l'Europe des Affaires étrangères de l'éducation nationale et de la jeunesse de la délégation interministériale des Jeux Olympiques et par olympiques du Kojo des associations représentant les collectivités et les réseaux territoriaux de l'ensemble des fédérations sportives 4 thématiques ont été retenues pour déboucher d'ici la fin de l'année sur des livrables et des recommandations car il s'agit d'agir être vigilant c'est certain pour que le français soit au même titre que l'anglais la langue de ce grand rendez-vous mais pour être plus concret encore quatre thématiques vont être explorées à travers des recommandations qui sont proposées par ces groupes de travail et c'est ces titres les titres de ces de ces thématiques sont évocateurs entreprises du sport et francophonie ressources pédagogiques et éducatives au service des francophones le le Lexico sport vous allez parlez-vous surf parlez-vous break tous ces termes qui ont été mis en place par la commission d'enrichissement à langue française pour pour exprimer en français les réalités les plus contemporaines des disciplines sportives et notamment des disciplines du sport urbain sont également sont également prises en compte et nous allons lancer des applications numériques des sites internet afin que ces vocabulaire soit accessible et empruntés par le plus grand nombre et enfin un quatrième sujet qui concerne la mobilisation des collectivités territoriales pour valoriser la langue française dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques évidemment cette action n'est pas à un seul coup il s'inscrit dans le plan héritage dans les grands rendez-vous sportifs qui vont qui vont être mises en œuvre en France et également ils sont appelés à ces elles sont appelées ces actions à devenir pérenne pour pouvoir diffuser lors des prochains rendez-vous des Jeux olympiques et paralympiques je pense notamment à rendez-vous au rendez-vous de Los Angeles deuxième sujet deuxième grand défi qui qui nous mobilise pleinement le ministre l'a rappelé c'est le défi de l'intelligence artificielle alors que aujourd'hui les technologies de la langue les interfaces hommes machines de l'intelligence artificielle prenne une place de plus en plus importante dans notre société une part croissante des contenus que nous lisons et entendons son produit par des machines et d'autant plus avec la banalisation de ce que nous appelons les les agents conversationnels comme Tchad jipiti dont les cas d'usage sont sans limites et pour certains fortement médiatisés et problématiques alors j'ai cette réflexion avec vous que je suis heureux de pouvoir engager réfléchissons à l'avenir et la forme des langues qui se joue pour l'essentiel aujourd'hui à travers cette technologie c'est pour cette raison que le ministère de la Culture en lien très étroit avec le ministère de l'Économie le secrétariat d'État transition numérique en appui aussi le coordinateur national l'intelligence artificielle projette de de réaliser un centre de référence détectologie de la langue intitulée linguya qui est dédié à ce secteur au secteur du traitement automatique des langues pour mieux accompagner le monde académique et industriel français et en particulier les prêts de 200 jeunes pousses qui représentent un savoir-faire d'excellence en France et que nous à tout prix accompagné ce centre dont l'amorçage est prévu sur des crédits France 2030 pourrait être mise en lien avec le projet de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts en 2025 mais si vous me permettez il faut aller aller plus vite plus haut plus loin si tu es sportulus Altus pour parler latin le marché des technologies vous le savez est estimé en 2022 à 341 milliards de dollars et promis à une croissance annuelle de 27 points 6% d'ici 2030 selon une étude récente de market reser futur de septembre 2022 et ces chiffres précèdent l'arrivée de Tchad jibity donc ils sont très largement sous-estimés les acteurs majeurs aujourd'hui ont le sait sont américains comment allons-nous réagir nous ne pouvons réagir évidemment de façon concrète et et crédible qu'avec la pluie de l'ensemble des pays membres de l'Union européenne c'est pour cette raison que elle la demande de Bruxelles nous étudions la faisabilité la possibilité de la création d'un consortium industriel dédié aux technologies de la langue un consortium industriel européen qui qui permettra ainsi de développer des outils souverains et compétitifs prenez en prenant en compte les les spécificités linguistiques de chaque pays et naturellement les conciliants avec nos enjeux de faible consommation énergétique car la France notre pays possède des atouts extraordinaires pour se positionner comme chef de fil européen des infrastructures comme le supercalculateur Jean Zay la formation des parmi les meilleurs mathématiciens au monde on ne compte plus le nombre de médailles field des institutions de recherche pertinentes et dynamiques qui font de notre pays un cadre idéal pour l'intelligence artificielle européenne et puis nous avons un autre sujet que je me permets d'esquisser qui concerne davantage la diffusion de nos de nos savoirs de nos contenus en langue française a commencé par des contenus scientifiques sur les objets du numérique a commencé par Internet et à cet effet d'où nous allons réaliser une mission sur la découvrabilité des contenus scientifiques en français une mission qui sera inscrite dans la prochaine rencontre alternée des deux premiers ministres françaises et québécois d'ici la fin de l'année cette mission devra elle aussi déboucher sur des recommandations très concrètes pour permettre que notre langue soit encore une langue de diffusion une langue d'influence et lui assurer ainsi à travers l'ensemble des objets connectés numériques une une pérennité crédible alors le projet de Villers-Cotterêts vous m'avez interrogé monsieur le Président sur sur cette formidable opportunité parce que moi je considère que c'est une formidable opportunité pour incarner cette politique de la langue ce projet de Villers-Cotterêts c'est d'abord et le président lorsqu'il était président du Centre des monuments nationaux Philippe Belaval l'avait maintes fois rappelé auprès de vous un projet de restauration du patrimoine car le château de Villers-Cotterêts c'était l'un des plus grands scandales du patrimoine en France grâce à l'action décisive de l'État nous avons pu relever l'ensemble des bâtiments et quand je dis nous c'est évidemment au Centre des monuments nationaux qu'il en revient le mérite et afin d'y installer selon les voeux du Président de la République qu'il avait qu'il avait qu'il avait indiqué lors de son discours dont vous avez tous souvenir sous la Coupole de l'Institut de France en mars 2018 ce discours intitulé un nouvel ambition pour la langue française est le plus rilinguisme d'y installer donc au sein de cette cité la cité de ce château pardon François 1er oblige ordonnance de Villers-Cotterêts ou de 1539 oblige la Cité internationale de la langue française et c'est une c'est une opportunité réelle qui qui permettra me semble-t-il d'aller dans quatre directions suivantes nos objectifs de politique linguistiques première direction direction prenant pleinement en compte les réalités du territoire langue française langue de cohésion on est sur un territoire à Villers-Cotterêts vous le savez qui est marqué par un taux d'illettrisme important près du double de la moyenne nationale on y a 13 % de ce qui est quand même un taux particulièrement préoccupant un département sud de l'Aisne qui est également marquée par par le chômage un sentiment de un sentiment dans le fond de de délégation qui qui est persistant au sein de la population donc il s'agit de degrés en mettant en place des actions concrètes et cela a déjà été entrepris depuis 2 ans pour permettre à aux habitants de ce territoire une meilleure appropriation de ce projet en leur donnant la possibilité de mieux maîtriser la langue française Dieu il adhéré également leur donner des outils à travers des programmes des appels à projets qui sont qui sont proposés spécifiquement des festivals autour de la langue française bref il s'agira de doter Villers-Cotterêts d'un équipement linguistique de la même façon que un établissement culturel est doté d'un équipement culturel deuxième objectif deuxième enjeu linguistique pour Villers-Cotterêts c'est j'ai dit langue langue française langue de cohésion deuxième enjeu pour moi c'est langue française langue de création et d'attractivité des résidences une programmation culturelle des chercheurs des créateurs qui ont pour matériaux de travail premier la langue française et la francophonie seront ainsi invités dans le cadre de cette cité pour y produire des des travaux et les et les valoriser troisième c'est aussi un enjeu naturellement très important pour l'attractivité au plan international vous n'êtes pas sans savoir que l'Organisation internationale de la Francophonie avec sa secrétaire général louise Mushikiwabo a déjà signé des accords de partenariat avec avec le Centre des monuments nationaux de nombreux de nombreux échanges ont déjà lieu avec un grand nombre de partenaires francophones le Québec et le Canada naturellement en première ligne donc il y a tout un travail d'attractivité et de et de rayonnement international le troisième grand enjeu de politique linguistique dit langue française langue de cohésion langue française langue de création d'attractivité et de diffusion langue française langue d'innovation et là on revient à ce sujet qui nous mobilise qui doit nous mobiliser y compris autant au plan interministériel du grand défi à relever posé par l'intelligence artificielle et le traitement automatique des langues le choix de Villers-Cotterêts pour moi c'est un choix très très symbolique aussi car outre le fait que c'est dans cet endroit que fut signé l'ordonnance de la de qui fit de la langue française la langue du droit on l'a dit c'est un endroit c'est un territoire qui est marqué par par un par des nombreuses difficultés socioculturelles socio-économiques et c'est aussi un grand défi à relever car dans le fond du point de vue inédit c'est la première fois qu'on réalise une cité des dialogues françaises alors il peut y avoir il y avoir comme pour tout enfantement quelques difficultés quelques hésitations mais l'ambition elle est elle est réelle elle est forte les moyens ont été ont été engagés aussi d'importants moyens humains d'apporter au moyen financiers pour réussir cette entreprise et je trouve que c'est une aventure passionnante qui sera proposée à travers la réalisation de cette de cette cité c'est une aventure qui d'ailleurs qui aura pu influencer aussi un certain nombre d'autres d'autres initiatives prises par la suite par d'autres pays d'Europe tiens c'est intéressant on se rend compte que le plurilinguisme c'est un sujet qui concerne pas que la France je pense à l'Espagne ou en ce moment même un centre dédié à la lent aux langues espagnoles est en train d'être réalisé dans la vallée de la Ria avec un important investissement de la part de l'État je pense à des initiatives qui sont prises également en Italie pour faire un centre de la langue italienne non loin de Florence les Allemands sont très attentifs donc on voit aussi qu'à travers cette initiative de la Cité internationale de la langue française la France joue un rôle de moteur de dynamique pour engager et faire prendre conscience à nos partenaires les plus proches des pays de l'Union européenne de la nécessité de l'urgence d'une politique linguistique le ministre Jacques Toubon a évoqué l'importance du cadre légal je ne vais pas revenir sur sur son sa nécessité absolue aujourd'hui quelques chiffres quand même selon un selon un récent sont une raison enquête pardon que nous avions commandé que nous avions commandé au CREDOC l'importance de ce cadre légal il est bien il est bien pris en compte par nos concitoyens plus de deux tiers des Français sont attachés à la loi tout bon l'important aussi de la politique de la langue plus de la moitié des Français interrogés se voient gêner agacé d'une certaine façon discriminer lorsqu'on s'adresse à eux dans une autre langue que la langue commune la langue française car il en va de cette importance de cohésion de ce sentiment d'appartenance et le cadre légal il contribue grandement alors bien sûr voyons voyons si vous le voulez bien le vert le vert le vert plutôt vide le verre plein il est il est là devant nous avec avec les réussites du cadre légal l'obligation de traduire tous les produits de consommation dans les notices des produits de consommation en français des questions qui garantissent également la sécurité de nos concitoyens la santé de nos concitoyens donc on voit que que ce cadre légal a beaucoup apporté maintenant si l'on constate des manquements au cadre légal ils sont d'autant plus flagrants que peut-être ils sont qui sont voyants l'affichage publicitaire le numérique qui n'était pas pris en compte en 1994 car en effet comme vous le savez la publicité peut-être faite en d'autres langues en français sur les supports numériques des ambiguïtés aussi rédactionnelles je change notamment à l'article 14 consacré aux marques employés par les personnes publiques quelques points donc de ce cadre légal qui peuvent marquer une certaine érosion quant à son efficacité mais ces difficultés d'application n'empêche pas la Délégation Générale langue française et aux langues de France d'agir en faveur du cadre légal nous sommes pleinement engagés dans un effort d'information de sensibilisation au respect des principes de la loi tout bon qui vise à responsabiliser les acteurs concernés au premier chef les organismes publics nous avons engagé un dialogue très étroit avec également un certain nombre d'instance de régulation je songe à notre ami recolivier Mestre président de LARCOM à Monsieur Daubert qui est le président de la RPP et la journée du 21 mars à laquelle vous aviez participé monsieur le ministre et qui avait été tout ouverte d'ailleurs par Jean-Marc Sauvé président vice-président honoraires du Conseil d'État rassemblant plus de 450 participants à l'Institut de France pour diffuser et promouvoir ce rapport au Parlement de la langue française montre à quel point la société civile est engagée pour que vivent ce cadre légal il y a des champs prioritaires d'intervention la présence du français dans notre société par grand secteur des sciences des recherches l'enseignement supérieur la décourabilité des contenus en ligne le sport et l'olympisme etc et l'emploi du français dans le secteur public les administrations les institutions les grandes entreprises et les collectivités nous avons d'ores et déjà renforcé notre action au plan terminal j'ai fini avec la mise en place de lettres de mission auprès du réseau des hauts fonctionnaires à la langue française qui ne sont plus seulement chargés de l'enrichissement de la langue à travers leur participation aux travaux du dispositif d'engissement mais également qu'ils doivent être chargés de la veille pour que le cadre légal soit respecté au sein de leur ministère et des services publics et puis nous avons vous l'avez rappelé monsieur le Président publié ce nouveau rapport au Parlement sur les politiques en faveur du français et du pluriel anguisme qui vise avec une éditorialisation très claire à informer le mieux possible la représentation nationale à travers des chiffres clés qui sont donnés et qui seront actualisés chaque année mais également plus généralement les élus et les décideurs pour leur faire passer ce message essentiel que la langue française c'est un objet politique je vous remercie alors vous êtes plusieurs à vouloir intervenir je vais prendre toutes vos questions en commençant bien entendu par Yann chanterelle qui est le président du groupe d'études sur la francophonie comme je le rappelais tout à l'heure très bien merci monsieur le Président pour pour cette audition merci à vous en tout cas pour ces très large c'est très riche je voulais justement saluer le travail qui est effectué par la Délégation Générale qui fait vraiment un très beau travail de valorisation et défense de notre langue alors effectivement on a relancé sous la gouverne entre entre guillemets de notre président de commission ce groupe d'études sur la francophonie et on a identifié donc un gros comme vous avez pu l'exposer dans dans votre propos il y a beaucoup de champs et ce qui est assez frappant aussi qui nous paraît c'est important et c'est pour ça que j'aimerais bien avoir le retour de l'ancien ministre de la Francophonie également là-dessus c'est vous avez vous-même dit dans votre votre propos qui avait une obligation sur toutes les politiques qui sont liées à la Francophonie de concertation ça ne doit pas être limité qu'un seul ministère d'ailleurs c'est beaucoup plus vaste parce que c'est un brique beaucoup de choses et ce qu'on peut constater justement c'est peut-être je dirais un manque de véritables stratégie de vision politique par rapport à cet espace francophone permettant de de réellement mieux exploiter cet espace que représente la francophonie mieux exploitée en termes économique en termes d'échange culturel universitaires à travers sa richesse parce que effectivement quand on regarde les données les évaluations on évalue à peu près il y a eu beaucoup de rapports sur ce sujet à peu près à 700 millions de francophones en 2050 700 millions de francophones donc 85% de ces francophones sont vont être en Afrique donc ça c'est une donnée quand même essentielle à avoir en tête une population en plus en Afrique qui est très jeune et qui va beaucoup qui s'informent beaucoup qui est très présente également sur sur les réseaux sociaux ou peu peuvent être diffusés des messages qui ne sont pas toujours des messages très favorables à la France qui plus est donc il faut permettre de créer finalement ce qu'on appellerait un sentiment d'appartenance à cet espace plus vaste que nous simples pays à travers la langue justement au sein d'un espace francophone d'ailleurs toutes nos politiques culturelles le rayonnement sont on a un réseau très dense on a des établissements français partout dans le monde également qui d'ailleurs dans les établissements français la majorité les deux tiers ne sont pas des Français ce sont des résidents locaux qui passent par nos établissements il y a également des instituts français les Alliances françaises qui permettent aussi à beaucoup de personnes d'apprendre d'apprendre le français on fait d'ailleurs la promotion des études supérieures en France à travers Campus France sauf qu'il y a un gros problème le gros problème c'est qu'on a une politique de visa qui va à contre-courant de toutes ces de tous ces investissements et cette politique c'est quasiment une politique schizophrénique c'est-à-dire que on investit massivement on forme des gens et au moment où éventuellement ils veulent poursuivre leurs études supérieur en France on dit non c'est pas pour vous vous imaginez l'humiliation que subissent ces gens-là qu'est-ce qu'ils font ce tourne vers d'autres pays ils vont au Royaume-Uni ils vont au Canada que les accueils abra ouvert disons en plus vous avez été formé par des établissements français pour nous c'est super on vous accueille avec plaisir et en plus ils ont besoin de main d'oeuvre importante et pour une raison simple les visas sont désormais entre les mains du ministère de l'intérieur ça n'a pas été le cas auparavant pendant de très nombreuses années c'est seulement très récemment c'était une attribution du ministère des Affaires étrangères parce que il faut justement quand on a absolument donc voilà c'est vous et donc oui oui non non tout à fait et donc il faut justement si on veut permettre une vision une politique de développement dans cet espace parce que c'est un levier économique 8% de la population potentielle un rapport de Jacques Attali là-dessus pour montrer le levier économique que peut représenter cette espace francophone il faut permettre justement d'avoir des politiques cohérentes en la matière et non pas contre-productive on le voit notamment avec la politique des visas au Maroc qui suscitent des grands hommes mais c'est pas le seul pays bien il y a beaucoup de pays je fais beaucoup de déplacements en tant que parlementaire représentant les Français établir de France dans l'espace francophone où je rencontre aussi beaucoup d'homologues dans ces pays-là et je peux vous dire que c'est toujours un crève-cœur de voir ces gens amoureux de la France et des fois c'est souvent d'ailleurs des chercheurs et méritent dans leur pays ce sont des artistes qui ne peuvent pas pour une simple raison de d'attribution de visa venir dans le pays alors que les dernières années il venaient sans aucun problème et il ne pose aucun problème donc ça il y a un vrai il y a une vraie difficulté là-dessus après il y a un autre point que vous avez soulevé qui est peut-être quelque chose qui est un peu minoré en France c'est le sujet de la découvrabilité des offres culturelles francophones sur les plateformes numériques donc c'est l'invisibilisation de l'offre culturelle en français sur les plateformes numériques qui émergent de manière importante à travers Netflix notamment mais Disney ou tout un tas de compagnies américaines qui malheureusement nous n'avons pas la maîtrise sur l'algorithme il y a des il y a des catalogues très importants mais ce qui compte ça n'est pas d'être présent dans le catalogue c'est d'être visible quand on va sur ces plateformes là il y a par exemple vous avez cité le Canada le Canada a justement voté récemment une loi qui s'appelle la loi C11 qui oblige justement les plateformes numériques telles que Netflix YouTube ça va même sur les réseaux sociaux TikTok à promouvoir le contenu canadien et également à y contribuer donc ça je pense que c'est une avenue aussi importante et intéressante pour nous pour faire vivre et quand on dit visibiliser les contenus les contenus en français ce sont pas que les contenus de production française ce sont la diversité des contenus dans la francophonie au sein de l'espace francophone il y a des œuvres si on veut valoriser l'espace francophone c'est important de valoriser aussi sa diversité de contenu au sein de de nos plateformes donc je voulais savoir si vous aviez également une réflexion par rapport à comment permettre justement parce que les choses la technique va plus vite finalement que les législateurs on le voit bien avec justement vous l'avez évoqué l'intelligence artificielle qui accélère encore plus les enjeux liés au numérique donc si vous avez également des idées des propositions par rapport qui permettraient d'améliorer et de permettre de tout en permettant la production française tout en permettant aussi sa visibilisation sur ces plateformes Merci à VOUS Max Brisson si tu veux on peut alors pierre ouzouillas comme mon intervention sera un peu décalé monsieur le Président Monsieur le Ministre Monsieur le Délégué Général merci beaucoup pour pour tous vos propos moi j'aimerais avoir un propos sur la science et l'usage du français dans la science nous le savons la langue n'est pas seulement un vecteur de communication c'est aussi un mode de réflexion c'est un mode de pensée et ce qui fait que les langues ne sont pas totalement interchangeables vous l'avez dit très justement une langue est vivante quand elle est utilisée dans tous les secteurs de l'activité humaine et aussi dans le secteur de la science avec ma collègue lors d'arkos dans la loi sur la programmation de la recherche nous avons fait passer plusieurs dispositifs sur l'usage du français dont la mise en oeuvre par les opérateurs de la recherche et à peu près nul on nous a on nous a expliqué à plusieurs reprises et des grands patrons d'opérateurs de la que la bataille du français était perdue et qu'il fallait accepter que les les chercheurs s'expriment en anglais la raison je pense que c'est pas celle de la diffusion parce que même si on peut être critique par rapport à l'intelligence artificielle la réalité c'est qu'aujourd'hui n'importe qui peut traduire un article en français pour en comprendre l'essentiel la raison elle tient elle tient plutôt à la domination anglo-saxonne sur les vecteurs de la publication scientifique et ces grandes revues qui tiennent complètement le marché de la publication ne souhaite pas ouvrir leurs colonnes à d'autres langues que ce qu'on appelle le français et qui est un affreux globiche comme vous l'avez dit très justement donc on voit très bien que pour que la France redevienne une langue scientifique ce qu'elle a été pendant longtemps il y a tout un travail à faire sur de l'économie de la publication qui réclame des efforts importants et pour le ministère de l'enseignement supérieur de la recherche un changement total dans sa façon d'évaluer les travaux scientifiques d'évaluer aussi la production des établissements on avait essayé nous ici commission de la culture avec le hcrs et là on aurait besoin de votre relais pour pour expliquer que que c'est pas quelque chose d'accessoire c'est quelque chose de fondamental pour l'usage du français merci monsieur le Président Catherine Morin de saillie Jacques Toubon et le travail immense et fondateur qu'il a fait avec cette loi qui est une référence et peut-être que on néglige de faire vivre plus souvent pour promouvoir et défendre notre langue alors certes le gouvernement a des projets tels que Villers-Cotterêts mais moi je m'interroge sur la la cohérence quand je vois qu'il y a quelques jours pas plus tard que la semaine dernière le slogan la promotion de la tract d'activité de notre économie choisie par le ministère des Affaires étrangères vous le savez très bien cher pour le cinétique parce que vous en étiez plein il y a deux ans c'est choes France comme si choisissait la France n'était pas assez transparent afficher comme tel bon c'est pas la première fois qu'il y a de la part du ministère des Affaires étrangères parce que c'est de lui que dépensait être promotion ce genre de positionnement moi qui m'interroge voilà moi à l'époque j'avais l'occasion de m'en ouvrir à Jean-Yves Le Drian mais le tien n'a pas du tout été corrigé c'est que vous étiez monté au créneau de cinétique pour souligner pour souligner cela alors juste un petit mot sur la francophonie numérique puisque c'est un sujet que vous avez développé à travers la procréation que nous devrions avoir des nouvelles technologies et de l'IA je pense que ça passe par des investissements à réaliser en France mais surtout en Europe en faveur de ces nouvelles technologies on est très en deçà forcément des grands pays comme les États-Unis et la Chine mais notre investissement était vraiment peau de chagrin dernières années dans le plan d'action 2030 la boussole numérique vous regarderez bien il y a pas de dispositif spécifiques prévus et de plans d'action alors comment ça s'émouvoir face parlez-moi je parle anglais parce que c'est l'inflation américain on voit bien que tout ça risque aussi de d'aspirer nos propres entreprises à la fois aux États-Unis mais aussi chez Yann au Canada où il y a des investissements très fortement consentis dans ce domaine là donc moi je pense la francophonie numérique elle passe aussi par des investissements l'appropriation de ces nouvelles technologies et le développement d'écosystèmes spécifiques et je pense qu'il serait utile je sais pas si vous y avez réfléchi c'est que dans le cadre du Sommet du futur qui aura lieu en septembre 2024 qui est une initiative du Secrétaire général de l'ONU il a proposé que nous signons un pacte numérique mondial et aujourd'hui il y a une grande concertation qui a lieu à la fois des gouvernements de la société civile les entreprises l'OIF je crois doit faire une intervention en tout cas la PF a été interrogée par l'OIF pour voir comment on pourrait promouvoir la francophonie et apporter aussi dans ce cadre du numérique de francophonie numérique à certains nombre d'idées je trouve que c'est un sujet qu'on trouverait tous collectivement s'emparer que cette perspective du pacte numérique mondial pour faire vivre ses valeurs de la diversité linguistique merci Laurence Garnier oui merci monsieur le Président merci à Monsieur Toubon et à Monsieur de cinétique de nous avoir partagé ce matin cette passion de la langue française je voulais revenir monsieur de cinétie sur ce que vous avez évoqué concernant le français dans l'entreprise qui me paraît être un enjeu absolument essentiel aujourd'hui moi je suis issue de l'industrie automobile française qui comme toutes les entreprises et touchées par les nombreux anglicismes qui l'ont envahi au cours de ces dernières décennies et je crois que l'enjeu est en réalité très fort parce que derrière les changements de mots ça a été rappelé aussi par mon collègue Pierre ouzouillas il y a des changements de pratique des changements de méthode des changements de management je ne sais pas quel est le terme académique qu'il faudrait utiliser et des changements de culture d'entreprise donc je voulais revenir sur ce point vous avez sans doute lu l'excellent livre de Michel Vinaver qui nous a quitté l'année dernière par dessus bord qui décrits magnifiquement comment une entreprise qui veut vendre du papier toilette bleu blanc rouge cède en réalité à cette anglicisation des méthodes des pratiques avec voilà je vais pas spoiler le livre de Michel vinavert qui est un livre remarquable mais je crois vraiment qu'on touche là à la façon dont l'entreprise française et ça marque de fabrique peut perdurer aujourd'hui dans le monde que l'on connaît donc ma question c'était de savoir quels outils concrets vous pouvez mettre à disposition des entreprises françaises qui voudraient s'emparer de cet enjeu on a parlé des collectivités on a parlé bien sûr de l'État français mais pour les entreprises pour les entreprises industrielles françaises qui voudraient se saisir de cette question comment elles peuvent faire concrètement et quels outils vous mettez à leur disposition pour qu'elles puissent déployer cet amour de la langue française et de la culture d'entreprise à la française Olivier Pacaud merci monsieur le Président merci messieurs tout bon et de cinétique pour vos propos passionnants alors pour faire plaisir à Catherine Morin dci je dirais que la start-up nation chère à un éminent personnage français elle peut être très fière de sa langue évidemment parce que c'est pas seulement un trésor patrimonial c'est aussi un vecteur d'influence et de rayonnement international c'est une véritable arme en matière de soft power mais il faut utiliser d'autres termes bien sûr moi j'aurais une question très anecdotique en fait mais j'ai beaucoup apprécié votre petite dissertation sur Villers-Cotterêts il s'avère que je suis élu de l'Oise non pas de laine mais Villers-Cotterêts touchent l'Oise alors vous avez commencé par dire que c'était une zone un petit peu arriérée entre guillemets mais vous avez un peu corrigé après bon il y a Château-Thierry la fontaine il y a Pierrefonds il y a compiè et alors vous avez insisté sur le rôle que les collectivités locales désormais ont et peuvent avoir en matière effectivement de soutien à la langue il y a un très beau festival qui a été créé très récemment qui s'appelle paroles par les trois collectivités concernés l'agglomération de la région de Compiègne le pays de Valois le Pays de Retz et alors c'est vrai que Villers-Cotterêts c'était battant moi je j'étais bluffé et je pense que ça va être un outil formidable pour développer la francophonie et avoir un lieu un site incarné dans la pierre c'est très important alors une petite chose avant ma question anecdotique j'ai regardé avec un peu de malice votre petit livret et j'ai appris alors qu'on dit pause au lieu de freeze mais en français on dit break au lieu de breakdance je sais pas si je prononce bien break mais bon alors ma question anecdotique on est aujourd'hui dans une langue qui multiplie les acronymes les acronymes ne sont pas nés avec le 21e siècle mon ami Pierre ouzouglas pourra vous parler du Sénat tous popularous mais aujourd'hui on en a partout de plus en plus pas seulement dans notre langue française il y en a partout alors est-ce que pour vous l'acronyme qui nous submerge c'est un enrichissement c'est un appauvrissement comment vous considérez ça la chronique elles achètent merci monsieur le président pour vos propos et pour votre engagement engagement monsieur le ministre bien connu pour la promotion et pour la défense de notre belle langue française alors nous le savons notre langue est partie intégrante de notre identité vous l'avez dit de notre patrimoine de notre culture elle constitue également un facteur de cohésion au sein de notre société elle permet de créer des liens et facilitent la compréhension et les échanges et on voit bien à quel point la langue française est un bien précieux alors je reviendrai pas sur tout ce qui a été dit sur la Francophonie est très bien dit par notre président du groupe et je salue ici l'existence de ce groupe de travail sur la francophonie puisqu'on voit bien à quel point la langue française qui est parlée par 320 millions de locuteurs principaux et la cinquième et vous l'avez répété la cinquième langue la plus parlée du monde un certain nombre de d'organisations notamment l'Assemblée parlementaire de la Francophonie oeuvres justement pour que perdure ce patrimoine commun et permettre également de sensibiliser les jeunes générations à l'apprentissage de la langue française et je pense que c'est indispensable de pouvoir avoir aussi un engagement vis-à-vis des jeunes générations et sur le plan national et nous nous voyons la loi que vous avez initié relative à l'emploi de la langue française a permis justement de garantir fortement à nos citoyens un droit aux Français dans la vie au quotidien dans le travail mais également de pouvoir comprendre échanger et rendre finalement la loi française accessible et je crois que c'est un enjeu et un souci qui doit être aussi le nôtre constant avec des évolutions que nous voyons vous avez évoqué l'intelligence artificielle l'enjeu du numérique mais nous voyons aussi en parallèle qu'il y a un certain nombre malheureusement d'atteintes à la langue française nous l'avons évoqué sur la question notamment de l'anglicisme je voulais également vous sonder peut-être sur une autre atteinte enfin que je considère comme étant une atteinte qui est finalement une évolution un développement grandissant de l'écriture qu'on dit inclusive dans notre société alors je considère à titre personnel que l'écriture inclusive exclut davantage que qu'elle inclut et pourtant nous la voyons fleurir de plus en plus et d'ailleurs l'actualité récente nous livre encore une une parfaite illustration dans le cadre d'un d'un devoir enfin en tout cas d'un examen au niveau universitaire avec des mots finalement qui n'existent pas l'utilisation de pronom qui qui n'existent pas on voit bien à quel point l'utilisation de l'écriture inclusive et nous le voyons dans des documents officiels de plus en plus dans des municipalités je le vois même au sein de la ville de Strasbourg fleurir dans des règlement intérieur de nos collectivités territoriales et je trouve particulièrement avec notamment l'utilisation du point du point médian à quel point l'utilisation de l'écriture inclusive complexifie justement cette écriture à quel point également elle rend finalement notre notre langue peut accessible et je vraiment je m'inquiète de cette évolution avec effectivement un accroissement de de cette écriture et donc je voulais tout simplement vous sonder puisque vous parliez Monsieur le Délégué Général de l'érosion de notre langue française et qu'il fallait pouvoir en fait lutter contre ce phénomène mais également contre le taux d'illettrisme qui est de plus en plus important comme vous l'avez soulevé je vous remercie vous êtes encore nombreux à vouloir intervenir donc si vous pouviez être synthétique d'avance merci Max Brisson je ne sais pas je suis pour tout à fait répondre à votre injonction mais je pense que mon intervention décalée peut trouver un tout à fait sa place monsieur d'abord je voudrais entrer en bulle dire mon respect mon anniversaire pour ce ministre et ma reconnaissance pour le travail de Monsieur ledégénéral que je peux mesurer sur d'autres territoires dans d'autres rayons d'actions l'importance moi je trouve mes collègues peut-être avec l'exception des achats relativement soft si j'ose dire dans leurs artères version moi je suis stupéfait quand même du décalage entre le discours qui est tenu ici et la réalité je doute que renforcement du cadre légal monsieur le ministre vous l'avez dit faudrait-il encore qu'il soit appliqué ou des outils dont parler Laurence Garnier puis se suffire s'il n'y a pas de volonté politique moi je suis choqué de la bandeau de toute volonté de défendre langue française d'une grande partie de nos élites vous avez parlé de l'angle de cohésion je voudrais bien vous suivre ma condition que ceux qui tiennent l'eau du pavé médiatique qu'il soit politique économique culturelles universitaire médiatique monte un petit peu l'exemple de le rattachement à la langue française le dernier snobisme est à main de parler anglais et je trouve aujourd'hui que nos élites sont largement responsables et que le discours sur la cohésion je le dis avec respect pour vous avez porté est quand même très très loin des réalités de ceux qui devraient montrer l'exemple et qui finalement nous rappelle une chose que moi je vécu comme un élu du Pays Basque dans le monde des rapports linguistique est dominant et dominé c'est pas pierre et qui a des rapports de force et que ces rapports de force ils ne sont pas aujourd'hui notre avantage s'il n'y a pas une forte mobilisation politique s'il y a pas une forte de mobilisation de nos élites s'il y a pas une réelle prise de conscience et je doute que les moyens qui sont les votes ou se déguise générale soit la hauteur du défi qui est le nôtre qui est celui comme l'avait dit Jacques Chirac en son temps de la diversité linguistique de notre monde et donc sa richesse ce ministre vous avez vous êtes l'auteur d'une loi qui fête ses 30 ans permettez-moi de vous dire avec respect vous connaissez bien les antiques pour y avoir servi permettez-moi de dire que la loi tout bon m'a laissé parfois un goût amer parce que je l'ai vu servi par des hauts fonctionnaires parfois avec zèle quand il s'agissait déposer la langue française face aux langues régionales celle que je ne voyais rarement lorsqu'il s'agissait de combattre la domination anglaise sur la signalétique dans les rues de peau de Bayonne arrose le basque ou le Gasco et là je facilité donner à l'invasion de la langue anglaise partout ailleurs pourvu que le business puisse fonctionner c'est cela le ressenti que je peux avoir et je suis persuadé pour que largement la loi de tout bon la Massour a été largement détournée de sa fidélité par des fonctionnaires zélés au nom de jacody jacobinisme dépassé alors qu'on aurait pu s'attendre au contraire qu'il se retrouve dans un combat pour la diversité qui fait que le combat pour nous langue de France pour la langue française et le même combat celui de combat pour le pluralisme pour une pour un monde de diversité qui ne reçoit pas une langue un mode dominée par le Glory s'entend bien de Paris je te remercie Bernard fiest merci monsieur le Président merci Monsieur le Délégué monsieur le ministre moi je donc dans peu dans le prolongement des deux dernières interventions moi je voudrais reprendre un peu le document votre rapport sur la langue française vous dites en page 32 que la loi tout bon est riche donc là en français comme la langue de l'enseignement des examens et concours ainsi que des thèses et mémoires moi j'aimerais avoir un petit éclaircissement il me semble que l'article 11 a été abrogé et je voudrais savoir pourquoi l'article 11 qui reprenait justement surnom et qu'est-ce qui est quel est l'usage qui est fait maintenant un peu de de ces obligations quand même d'utiliser la langue française même si je l'ai entendu on respecte la liberté académique comme on respecte la liberté des juges comme vous l'avez rappelé monsieur l'ex ministre des sceaux Jacques opéra merci président merci Monsieur le Ministre merci Monsieur le Secrétaire général le délégué général moi je voudrais aller dans le sens de Max prison plusieurs choses quatre points le premier point cette création de citer de la langue française c'était sur 85 millions d'euros c'est de 909 on ne sait plus l'ouverture était prévue normalement le 25 juin elle est décalée moi je m'interroge vous parlais Monsieur le Délégué général d'un choix symbolique avec un territoire qui a des difficultés socioculturelles qui a un maire aussi rassemblement national il faut pas l'oublier aussi moi je m'interroge sur cette symbolique culturelle ce qu'il doit avoir un coup aussi élevé ou si élevé le deuxième point vous parlez également de formidable opportunité le directeur de la cité donc de la langue française lui dit que c'est la possibilité d'avoir une excuse pour parler français est-ce qu'il faut voir véritablement s'excuser pour parler français et avoir un lieu pour pouvoir le faire et j'irai plutôt dans de Monsieur le Ministre tout bon je crois que les Jeux olympiques sont un moment qui sera dédié par les Français en tout cas lorsque vous avez fait appel et cette résolution pour que le Parlement s'en sont en part de pouvoir faire en sorte que le français soit la langue officielle même si tous les sports ne sont pas français la pelote basque bien sûr et françaises mais je crois qu'il y a d'autres d'autres choses est-ce qu'il faut accélérer ou augmenter les sanctions pour qu'en France on puisse abandonner partager cette langue je suis pas sûr qu'elle soit fonctionne par contre j'ai super persuadé vous avez raison ce soit le moment de réunion ou les moments où chacun où les peuples se rencontrent qui peuvent être des instants à mon avis formidable et vis-à-vis de cela la question c'est pas simplement la francophonie c'est par les Français en France et ça sera mon troisième point en prolongement de des achats Schalke moi je m'interroge vous parlais d'intelligence bien sûr artificielle on peut parler d'intelligence non artificielle c'est en tout cas c'est le de l'homme lorsque dans l'écriture inclusive et sous le prétexte de la liberté pédagogique on laisse à des chefs d'établissement ou à des professeurs de faire des exercices ou des devoirs ou dans tout cas des examens en écriture inclusive ça pose question alors comment le le créateur en tout cas l'auteur de cette loi peut-il réagir vis-à-vis de cela mais sa pose aussi problème pour tous nos élèves étrangers qui vont apprendre le français avec une écriture inclusive alors que le français est déjà quelque chose de compliqué donc une écriture qui est quasiment illisible et enfin la dernière question la dernière intervention sur le 4e point c'est le ministre que reste-t-il pas de nos amours mais qui reste-t-il 30 ans après de de votre loi du 4 août 94 je me rappelle je me souviens que c'est l'emploi de la langue française mais pas simplement c'est sur la désignation l'offre ensuite mon point de suspension facture etc et quittance moi je vous ai parlé du regret de communication privée vis-à-vis du Conseil constitutionnel dernier point est-ce que vous avez d'autres regrets ou peut-être est-ce que vous avez d'autres espoirs pour que ça puisse évoluer merci Sylvie Robert merci monsieur le Président merci monsieur le ministre et Monsieur le Délégué Général pour vos propos alors mon cher max je ne sais pas si je vais être soft mais tu quand même employer éviter d'employer cet anglicisme pardon alors je sais pas après comment tu le traduis mais faisons attention mais je partage en tout cas tes propos non moi j'irai sur un autre une autre dimension qui en fait finalement nous réunit tous ce matin c'est de considérer que peu que ce soit au Parlement sur le gouvernement d'ailleurs je voudrais vous demander si vous connaissez le nom de la secrétaire d'État la francophonie aujourd'hui dans le gouvernement dites moi dites-moi donc voilà je je vais non mais voyez je pense que essaie de notre responsabilité et je voudrais remercier Laurent Lafond d'avoir non mais sérieusement je suis très très sérieux sur ce point-là d'avoir organisé cette audition parce que je peux que je trouve que aujourd'hui personne ou peu demande considère que la question de la langue est un enjeu politique majeur et c'est pourquoi nous sommes au temps dans ces complexités dans ces questionnements-là sur la question de la diversité des langues régionales sur la question de l'enseignement sur la question de l'éducation parce qu'aujourd'hui nous perdons en influence alors que c'est un élément de diplomatie culturelle extrêmement important et que finalement personne ne s'y intéresse véritablement et je voudrais commencer par là parce que il y a plein d'éléments qui me font dire qu'aujourd'hui malheureusement dans notre pays mais pas seulement au niveau européen au niveau cette question là n'est pas considérée comme un enjeu politique ça c'est le premier point le deuxième point je voudrais être brève Villers-Cotterêts moi d'ailleurs j'invite tous mes collègues à visiter ce magnifique château de François 1er magnifiquement restauré j'y ai passé deux jours je trouve que c'est une réalisation absolument remarquable pour autant le chef de l'État a voulu et j'espère que ce pari sera réussi que ce soit en quelque sorte de quintessence ou de révélations de cet enjeu là politique que finalement la place de nos langues dans la société française et dans le monde de façon générale parce que c'est c'est aussi vraiment la question en tout cas mondiale qui se pose alors vous avez monsieur le dégagé général très justement rappelé des enjeux ils sont cruciaux la question de l'encrage territorial la question de la création et la question de l'innovation aujourd'hui pour que ce lieu soit véritablement rendre visible et permettent finalement à chacune et à chacun d'entre nous de prendre conscience de l'enjeu que représente là et les langues de France quel est pour vous l'élément déterminant dans le projet de Villers-Cotterêts qui fera que le pari sera réussi je le dis d'autant plus que vous avez parlé de résidence aujourd'hui si nous et vous le savez on en a parlé il y a hier quand nous sommes rencontrés ils devaient y avoir un hôtel il n'y a plus d'hôtel il n'y a pas de résident pour les artistes ou les chercheurs alors même qu'on pourrait imaginer dans l'évolution de ce projet la possibilité de le faire justement évoluer au regard du contexte qui quand même extrêmement préoccupant de la présence aujourd'hui et de on va dire de la défense de nos langues est-ce qu'aujourd'hui vous pensez que ce projet peut évoluer et quel sera les éléments déterminant qui permettra finalement que le pari sera réussi je vous remercie Pierre Antoine Lévy oui merci monsieur le Président merci Monsieur le Ministre Monsieur le Délégué Général bon pas mal de questions ont été posées monsieur le ministre la loi que vous avez mis en place il y a quasiment 30 ans interdit l'usage de tout anglicisme par toute personne morale de droit public et toute personne privée chargée d'une mission de droit public cependant l'éclairs numériques et la prévalence du languedit sur Internet comme on me le voit assez régulièrement cette loi semble rencontrer de nombreux défis comment envisagez-vous l'application de cette loi a l'air du numérique ou l'anglais est largement utilisé pensez-vous que la loi tout bon nécessite des modifications ou des adaptations pour répondre aux défis actuels et ensuite une question qui concerne plutôt la publicité puisque la loi tout bon cible toutes les formes de publicité l'exception des communications par voie électroniques cette exception semble de plus en plus problématique à mesure que les communications numériques deviennent des vecteurs de plus en plus important pour la publicité l'information alors Monsieur quel est votre opinion sur cette exception pensez-vous qu'elle devrait être abordée dans une future révision de la tout bon et si oui comment imaginez-vous que cela pourrait être d'une le fait d'une manière qui respecte à la fois la liberté d'expression et l'intégrité de la langue française et enfin Cédric VIAL merci président très rapidement effectivement ce que un certain nombre de choses ont déjà été dites j'ai trois questions finalement vous avez dit tout à l'heure monsieur le ministre Monsieur le Délégué que que la politique de la Francophonie était rattaché à la politique des Affaires extérieures de la France des Affaires étrangères des affaires étrangères de la France ma question est assez simple la réponse peut être un peu moins comment voyez-vous l'avenir je demande la Francophonie avec l'extinction progressive de l'influence française en Afrique notamment et comment comment concilier une politique francophone et efficace avec une perte d'influence importante dans dans un certain nombre de pays notamment sur le continent africain mais on pourrait citer aussi l'Indo Pacifique deuxième question on remarque ça a été dit sur finalement on parle quasiment j'ai entendu parler on va pas prendre c'est le terme mais de grands remplacement du français par l'anglais dans un certain nombre de de pratiques est-ce que finalement l'ennemi entre entre guillemets de la langue française c'est vraiment l'anglais comme ça pouvait peut-être être le cas au moment où vous avez édité votre loi monsieur le ministre ou est-ce que l'ennemi ce n'est pas finalement le français lui-même avec des dérives dont on a parlé l'écriture inclusive ou de l'orthographe la pratique du français en France ne possède pas un problème majeur à la défense à la promotion du français à l'extérieur de la France et Jean Jean ma troisième question est Elias celle-ci sur un air un peu sarcastique mais finalement est-ce que la première cible de la politique de la Francophonie française devrait plutôt que la politique étrangère devrait pas être la politique intérieure et faut-il rattacher ce ministère non plus peut-être aux Affaires étrangères mais au ministère de l'Intérieur peut-être voilà comme quoi la francophonie peut nous mener de loin dans la réflexion politique et sociétale de nombreuses questions des sujets assez divers mais qui montrent vous le saviez l'attachement de notre commission à ce sujet et je me réjouis d'ailleurs que nous puissions l'aborder ce matin à votre présence je vais je m'excuse juste par avance je vais devoir vous quitter j'en suis désolé mais Max Brisson va prendre le relais je me lance oui évidemment vous avez évoqué tellement de sujets donc je vais prendre un certain nombre de points sur lesquels je vais donner mon mon bras des réponses c'est pas vrai des je vais donner mon opinion et puis d'autres c'est Paul qui prend dans le relais et qui répondra je le prends dans l'ordre d'hiver je commence simplement par un point qui est incontestable nous devons absolument appliquer notre politique de la langue avoir une politique de la langue dans le monde numérique voilà bon je vais pas rentrer dans les détails mais il est clair que vous êtes là-dessus je crois placer pour réfléchir à une extension de la loi tout bon de nouvelles dispositions qui relèveraient de tout ce que vous faites ici au Sénat ou à l'Assemblée sur le le numérique mais voyez l'intelligence artificielle comme chacun sait c'est justement comme la langue des autres ce sera très bien moins mais je lisais dans un magazine récemment quelque chose qui m'a beaucoup intéressé c'est le travail qui est fait sur les langues africaines avec l'usage de l'intelligence artificielle il y a avec chat tchipi on envisage de lancer une entreprise de traduction automatique des 2000 langues africaines 2000 et on va se retrouver en quelque sorte avec si c'est bien fait un outil qui permettra de jouer non pas ce qui s'est produit avec l'anglais depuis des siècles l'uniformisation mais au contraire la diversité et je pense que nous avons de ce point de vue sur la francophonie à faire un grand effort c'est la francophonie dépasse je l'ai dit la diplomatie et que nous entrions aujourd'hui dans la technologie et c'est de ce point de vue un des intérêts de Villers parce que à Villers-Cotterêts il y aura justement dans ce centre lingua etc ce qui me paraît relever de cette politique d'innovation au service de notre de notre langue je fais de deux petites deux petites parenthèses je sais plus qui au tout début m'a interrogé c'est vous rapporter je crois sur le monsieur le Président sur les visas c'est notamment pour l'Afrique ça me remet en mémoire une conversation avec le président Chirac en 95 je me souviens qu'on était dans une réunion il faisait un discours je sais plus exactement et et il y avait 4 ou 5 personnes qui l'aidait à relire ce discours enfin ce discours je suis et à un moment à un moment la question c'est posé de la circulation les droits des étrangers les titres de séjour etc s'est tourné vers moi et il m'a dit mais pourquoi il faut des papiers pourquoi faire des papiers pourquoi est-ce que les africains viennent pas en France comme ils veulent bon voilà et alors je lui dis elle était déjà qui a des règles genre des étrangers et bien je commençais à dire deux ou trois choses comme ça et il dit mais arrêtez Jacques avec vos arguties juridiques voilà c'était une mot qui l'emploi et il avait de vision quelque sorte très universaliste comme ça et je crois que c'est une vraie question qui se pose aujourd'hui on est parti exactement inverse c'est-à-dire l'identitarisme les frontières tac tac tac tac plus je fais de petites boîtes et plus les petites boîtes sont étanches mieux je me trouve et bien je pense qu'il faut revenir en arrière à une certaine vision et et voilà je dis ça parce que c'est je voudrais juste de ce point de ajouter une autre chose sur Villers-Cotterêts je dis tout de suite que moi dès la rentrée je suis pour et je pense contrairement à ce que beaucoup craignent que ça va réussir bon c'est à dire que ça sera pas un château vide bon au château je dis deux choses l'une personne de l'a dit Villers-Cotterêts c'est Alexandre Dumas c'est le général Dumas un métis général etc et c'est Alexandre Dumas c'est-à-dire l'auteur de très loin le plus lu après la Bible dans le monde en tout cas en français bon et donc et donc je pense qu'il faut exploiter ça et c'est c'est parce que c'est extrêmement porteur et pas seulement auprès de ceux qui a Dakar ou Abidjan ont de fait leur humanité à partir de ça il y a une autre considération l'autre est pratique il y a une institution qui a récemment pris un très bon développement et a fait une très bonne réussite et qui au départ avaient les mêmes interrogations c'est le château de Chaumont qui est devenu aujourd'hui vous le savez le Centre national du paysage le le c'est à la fois de l'art contemporain la nature etc et ça a très bien alors il y a une grande différence avec bière Cotterêts c'est que bière que très CNM etc et nationale et Chaumont ça a été il y a quelques années régionalisées et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles ça marche très bien c'est parce que c'est l'établissement public régional non mais je me permets de le dire mais ce que je veux dire c'est que on peut s'inspirer de ce qui a été fait à Chaumont et par Chantal Colle Dumont ça directrice pour la réussite de de Villers-Cotterêts mais en tout cas mais en tout cas je dis il faut absolument faire un investissement et ici je pense que avec la les commissions qui s'occupent de technologie qui sont euconomie il faut probablement que vous travailliez là-dessus pour soit eu dans le une loi numérique introduire la langue française soit maître du numérique dans la loi de 80 14 je une question a été posée qui est une question récurrente extrêmement importante sur les revues scientifiques de manière générale le langage dans la science c'est vrai que la loi fioration qui a été votée il y a quelques années à Miyan cause l'article 11 il y a un travail à faire ce travail il passe notamment par le fait de financer davantage la possibilité de faire de la traduction et il faut donc y consacrer des des moyens mais je ne suis pas totalement pessimiste là-dessus et je pense que beaucoup de nos scientifiques nos chercheurs tiennent encore la rampe de ce point de de ce point de de vue là communication institutionnelle là-dessus je vous renvoie à un travail qui a été fait par la l'Académie française au début de au début de 2022 mais qui pour diverses raisons querelle interne dans cette grande maison d'immortel n'est sorti que vers la fin de l'année et là dedans il y a des choses d'abord il y a des constatations naturellement qui vont vous faire vous le savez tous dressés les cheveux sur la tête enfin ceux qui ne sont pas comme moi c'est-à-dire ceux qui en ont et que vous mais en même temps mais en même temps on voit bien que la l'Académie française a bien vu le sujet je me permets de lire ainsi la propagation massive et continue d'un vocabulaire anglo américain souvent dénaturé considéré à tort comme bien connu du public général et d'emploi quasi universel a pour conséquence contradictoire le risque d'en approvision en proportion du lexique français et d'une discrimination croissante entre les publics en effet la volonté d'atteindre une cible paradoxalement aussi étendue qu'inférencier pour ceux qui utilisent le langage anglais plus universel procède une illusion l'Académie française dit quelque chose que je trouve exactement et qui contredit quelque chose que quelqu'un d'entre vous a dit tout à l'heure on ne touche en fait qu'une frange réduite privilégiée éduquer de la population maîtrisant les langues étrangères et notamment l'anglais seul une proportion restreinte des usagers et consommateurs est en mesure d'appréhender pleinement le discours en vogue sans pour autant l'unanimant l'apprécier c'est justement dans l'insuffisance prise en compte des attentes et des possibilités du public le plus large que réside les difficultés constatées par la commission la commission de l'Académie française je me permets de le dire parce que c'est complètement en phase avec ce que je dis depuis le début est-ce que on a dit ce matin la loi sur la langue loi non pas élitiste les gens qui parlent anglais seraient les gens qui qui travaillent etc et puis ceux qui parlent le français ceux qui auraient le temps de livre de lire le dernier prix Goncourt non c'est pas vrai c'est au contraire un instrument [Musique] Laurence Garnier a posé une question mais je pense que Paul pourra y répondre je voudrais juste indiquer que spoiler est un mot français c'est alors si l'heure on peut dire spoiler d'ailleurs bon mais à l'origine français non mais tout ça non mais je dis ça parce que je dis ça parce que on voit bien que il y a une grande complexité dans cette dans cette affaire et que à partir de moment où plus de 60% de la langue anglaise vient de l'autre côté de la Manche aujourd'hui je vais voir ça s'est passé en l'an 1000 c'était pas passé mais ça c'est continué au 18e siècle au 19e etc donc il y a des une relativité à trouver dans la durée dans la guerre des des des langues je laisserai à Paul le soin de parler de l'écriture inclusive tout simplement parce que ma loi comme vous le savez et j'y ai toujours insisté ne dis pas quel français il faut parler elle dit il faut parler français mais vous pouvez faire le français comme on dit de la banlieue vous pouvez parler le français du Parlement il est spécial moi j'ai souvent beaucoup d'amusement à lire les comptes-rendus parlementaires d'autant que j'ajoute je le dis aux personnes du compte-rendu le les fonctionnaires du compte-rendu ont aussi des des tics de langage en quelque sorte c'est très intéressant d'ailleurs je me suis à une époque dans les dans les années 80 je me suis intéressé à ça dans les nuits profondes à l'époque on faisait des débages qu'à 3h du matin et quand je ressortais je parlais quand je ressortais je parlais avec les derniers qui étaient avec moi c'est-à-dire les fonctionnaires du compte-rendu et je me souviens très bien il y avait une manière de je parle de compte-rendu analytique celui qui consiste à en 10 lignes ce qui a pris une heure c'est vraiment c'est un exercice intellectuellement et linguistiquement absolument fabuleux bon je rends hommage à ceux qui le font mais je pense que nous nous avons nous avons là la limite de notre travail la langue et je bats moi contre tout en matière de langue je pense que le fixisme c'est le déclin le mouvement c'est l'avenir il faut absolument ça veut pas dire encore une fois n'importe quoi mais surtout les et et et il ne faut pas que la promotion de la langue française soit pour les conservateurs et que les progressistes soient contre parce que là on est et c'est là où ce qui m'avait je dois le dire aujourd'hui encore ici au collègues de gauche ce qui m'avait tué moi c'est que ce soit le bon socialiste qui envoie ma loi au conseil de professionnel en 94 et qui fasse tomber l'article 2 voilà bon franchement ça m'a d'autant que d'autant que je le rappelle cette loi elle était un avatar de la loi préparée par Catherine taska un an avant bon là je me suis posé des questions je continue d'ailleurs je continue à me les appeler je pense que je j'ai dit tout à l'heure qu'il fallait faire attention et je le dis notamment parce que Max pression a bien souligné ça c'est que effectivement l'anglais c'est un certain snobisme et j'ai c'est pour ça que j'ai lu ce passage de l'Académie française du rapport de l'Académie française tout à l'heure parce que et effectivement il y a deux façons de d'utiliser l'anglais il y a cette espèce d'avachissement d'utilisation de ces mots passent partout qu'on va voir tout donc c'est plutôt le globish et puis il y a parlé anglais c'est pour les gens les dirigeants d'entreprises les personnes qui voyagent et je crois que il faut que nous fassions très attention et encore une fois je reviens toujours au même sujet le français est un instrument de politique sociale si en tout cas un instrument de cohésion sociale et je terminerai simplement ces remarques en citant un philosophe qu'on aime qu'on n'aime pas mais Jacques derida il a fait il a dit une phrase que j'aime beaucoup c'est ma langue mais elle ne m'appartient pas et bien si vous voulez que le français soit ce qu'on veut c'est à dire porteur de notre nation de notre citoyenneté de notre politique de notre économie etc il faut qu'elle ne nous appartient pas il faut que nous ayons la capacité et et je dirais de croire qu'elle est capable d'être utilisé par d'autres qu'elle peut bouger etc et je trouve que cette expression de de Derrida particulièrement intéressante c'est la mienne mais elle ne m'appartient pas et je pense que c'est ça le nœud même du travail sur la sur le le la langue je peux aussi terminer c'est plus c'est plus classique peut-être par une académicienne que vous avez peut-être reçu ici d'ailleurs par cette grande spécialiste de ces questions Barbara Cassin aujourd'hui la loi tout bon qui contraint à l'usage du français favorise en même temps l'enrichissement terminologique et la traduction [Musique] et la bague de fer parce qu'elle parlait de du colonialisme qui est le français colonial peut devenir butin de guerre et langue d'émancipation et je termine par où j'ai commencé c'est à dire en me tournant vers ces 500 600 700 millions de personnes pour lesquelles la langue française ne nous appartient pas mais dont ils vont être les porteurs dans les décennies qui viennent merci Monsieur général vous reste-t-il des réponses à apporter à nos collègues assez rapidement en effet on pourrait aussi rajouter une autre citation de Barbara Cassin que je trouve intéressantes Barbara Cassin qui comme vous le savez sans doute fait partie du commissariat scientifique sous la direction de Xavier north du quel travail également zefgravier et Hassan Kouyaté ce dernier étant comme vous le savez aussi le directeur du festival dédié à la Francophonie à Limoges donc cette citation de Barbara Cassin que j'ai aussi en tête contre cette idée probablement naïve et dangereuse d'un fixisme de la langue une langue pure ça pue évidemment c'est un peu plus trivial vous m'en excuserez mais ça montre bien que la langue est dans un mouvement permanent et que sans le dialogue qu'elle peut entretenir avec les autres langues elle ne peut pas s'enrichir alors sur les quelques points sur lesquels je pourrais répondre je ne suis pas tout à fait de votre avis monsieur le sénateur lorsque vous parlez d'une absence de vision globale concernant la stratégie de la politique de la langue et de la Francophonie je l'avais rappelé dans mon intervention luminaire il y a cette ce plan ce plan très ambitieux pour la langue française et le plus runinguisme porté par le Président de la République le Chef de l'État en mars 2018 et qui propose de façon extrêmement concrète un certain nombre de mesures à prendre pour faire vivre la langue dans une perspective d'ouverture et dans une dynamique en faveur du plurilinguisme c'est probablement cela d'ailleurs la nouveauté dans le dans le discours porté par le au plus haut niveau de l'État j'ajouterai aussi que c'est probablement la première fois ça c'est il suffit de constater à travers l'histoire que depuis le général de Gaulle un chef de l'État prend le sujet de la langue abra le corps et tâche d'y apporter des réponses il faut le saluer l'autre ça veut dire évidemment un travail interministériel renforcé il y a des réunions régulières qui se passent à l'Élysée notamment en interministérielle on travaille très étroitement avec avec les services de la secrétaire d'État d'accord au boulot qui fait un travail remarquable au ministère étrangères secrétaire d'État à la Francophonie on travaille également très étroitement avec le ministère de l'Éducation nationale et avec un certain nombre d'opérateurs en charge de ces sujets moi je je vous je vous engage je vous invite à solliciter une autre une autre une autre audition concernant le bilan du plan présidentiel allons-y et vous vous pourrez constater que nous avons beaucoup avancé sur sur un grand nombre de sujets la question de la science est de l'usage du français alors moi je considère pas du tout contrairement peut-être à d'autres voix y compris l'institutions très très reconnue et respectable que la bataille du français dans le domaine scientifique est perdu d'abord il faut savoir de quoi l'on parle lorsqu'on parle de science on parle des sciences humaines et sociales en l'occurrence la langue française moi je suis optimiste restera un outil fondamental puisque elle constitue en tant que tel un objet de recherche dans le domaine de la philosophie des sciences humaines et sociales dans les sciences exactes en effet on peut constater un recul très fort de la pratique et de l'emploi du français en vérité moi ce qui me préoccupe le plus c'est pas tellement que ça se passe en anglais que ça soit diffusé en anglais ce qui me préoccupe c'est que on ne soit plus en mesure de la part des auteurs scientifiques de créer en français car c'est la langue qui porte une vision du monde et à partir du moment où on a pu la capacité d'exprimer en premier dans sa langue ses réalités les plus modernes de travaux de recherche scientifiques et bien la langue la langue s'étiole la langue se folklorise il y a quand même des signaux intéressants il y a l'initiative del sinki qui avait été prise en 2019 en faveur de la science ouverte au nom d'une démocratisation et d'un partage des savoirs et du rôle du citoyen au plan collaboratif en Europe notamment avec une demande forte d'un certain nombre de pays pourtant de tradition fortement anglo-saxonnes à ce que enfin on puisse diffuser et traduire dans la langue de la personne à qui l'on s'adresse et donc ça je trouve que c'est très intéressant parce que ça veut dire que cette prise de conscience avec à travers le programme des sciences ouvertes se fait des pays improbables de ce point de vue là comme la Norvège les Pays-Bas les pays baltes revendiquent de nouveau dans cette perspective une réutilisation de leur de leur langue et puis il y a travers la mission de sur la découvrabilité des conditions scientifiques que nous allons mettre en oeuvre qui s'inscrit dans dans le cadre d'un dialogue franco-québecois car le Québec comme toujours et je le retire mon chapeau et en avance sur ces sujets qui s'inscrit dans la continuité de ceux qui a été fait dans le domaine des industries culturelles et créatives nous allons imaginer avec des laboratoires des laboratoires pardon de recherche d'université française et québécoise en partenariat avec le ministère de la langue française tiens n'oublions pas ministère de la langue française créé il y a un an au Québec non plus ne l'oublions pas réforme du cadre légal québécois la loi 101 maintenant a été brogée au profit d'une loi 96 beaucoup plus beaucoup plus dynamique et d'une certaine façon également contraignante quant à l'emploi du français soyons attentifs à ces signaux que nous que nous donne nos amis et nos partenaires privilégiés que peuvent être les Québécois donc inscrire cette cette démarche de mission conjointe également en lien avec le ministère de l'enseignement supérieur de la recherche en France le scientifique en chef québécois pour imaginer les conditions d'une d'un espace collaboratif en langue française dans le domaine scientifique en mettant à disposition des outils traduction automatique en mettant à disposition des outils rédactionnels parce que l'avenir je pense de la recherche des sciences expérimentales exactes et bien il se joue là dans la capacité que nous avons à favoriser la traduction en anglais en permettant aux chercheurs de continuer ou de reprendre la langue française comme langue de travail c'est fondamental troisième sujet enfin on est quand même tous très engagés et dans le cadre de l'Organisation internationale de la Francophonie pour une stratégie justement numérique et ambitieuse on a parlé de la découvrabilité on a parlé monsieur le ministre l'a évoqué des sujets liés à l'IA au tal au traitement automatique des langues on ne peut pas y arriver ensemble j'avais évoqué la démarche absolument indispensable à prendre au plan européen mais nous allons également adopter une démarche similaire au plan francophone et donc le sommet de Djerba qui s'est déroulé à l'automne dernier comme vous le savez le Sommet de la Francophonie a donné en perspective des objectifs très précis concernant la francophonie numérique et scientifique et ces objectifs et bien nous allons les tenir on pourra revenir en détail sur un certain nombre d'entre eux si vous le souhaitez changer notamment je l'ai déjà évoqué sur la question de la découvrabilité des contenus scientifiques ils vont être réalisés ils vont être valorisés lors du prochain Sommet de la Francophonie qui se tiendra en France et notamment à Villers à Villers-Cotterêts vous évoquiez le sujet dans le fond madame la sénatrice du qu'est-ce qu'il va faire que Villers-Cotterêts marche ou pas vous avez déjà un premier témoignage d'un visiteur de de du chantier qui qui dont on ne peut pas douter la persualité et qui est enthousiaste moi je vais vous dire il y a il y a un sujet qui est majeur et qui va être un lieu principal d'attractif pour les prochaines années bien sûr il y a encore des questions d'investissement pour créer des centres hôteliers des infrastructures de services supplémentaires mais il y a déjà une réalisation qui va être proposée à son inauguration en à la fin de l'été de cette année de la cité c'est le parcours permanent on va proposer sur 1300 mètres carrés un parcours permanent dédié à la langue française interactif dédié à la langue française dans son histoire dans son lien constitutif qui qui avec la nation dans son dans son expansion dans sa diffusion dans son dans son déploiement et dans son enrichissement grâce aux espaces des mondes francophones mais également donner toute sa place au plurilinguisme à la place des langues régionales monsieur le sénateur j'espère que vous en serez heureux et on pourra vous accueillir à Villers-Cotterêts pour que vous puissiez découvrir ces dispositifs car je suis de votre avis on a été beaucoup trop Jacobins par le passé on a eu une tendance à considérer que les langues régionales étaient des patois ça il suffit de il y a quelques quelques années en 1794 de son référé à l'ouvrage tristement célèbre de l'abbé Grégoire de l'universalité de la langue française et de l'anéantissement des patois je crois que c'était à peu près cela donc on voit que la machine jacobine a été extrêmement lourde et redoutable pour les pour les langues régionales mais le projet de Villers-Cotterêts c'est de donner une place à la langue française à son histoire à la langue française dans l'expression de toute sa diversité la francophonie mais également dans son dialogue avec les autres langues y compris et d'abord avec celle qui sont employés sur le territoire de la République je crois qu'il convient de rappeler de rappeler cela aussi sur toujours pour terminer sur la question des langues régionales qui est une question très importante ça ne vous aura pas non plus échappé avec la création d'une instance Conseil national des langues et culture régionales voulues par le Premier ministre en mars 2022 Jean Castex c'est une nouvelle instance de dialogue entre les acteurs des langues régionales et l'État qui a été mise en place le secrétariat général on a été confié à la Délégation générale à la langue française de langue de France et nous devons avant la fin du mois de juillet soutenir une prochaine session qui sera présidée par la ministre de la Culture aimable cet instant sera un lieu de dialogue qui permettra justement de d'accompagner des projets tangibles concrets qu'on soit pas uniquement dans la posture mais qu'on soit aussi dans dans l'action l'écriture inclusive l'écriture inclusive alors moi je vais si vous le autorisez me cantonner au texte réglementaire celui du 21 novembre 2017 circulaire PM qui a été signé par Edouard Philippe et qui promet la féminisation des noms de métiers sont des d'accord qui promet la le recours systématique je cite de la double flexion dans les actes de recrutement et les avis de vacances publiés au Journal officiel et qui exclut le point médian car on peut dire beaucoup de choses sur l'écriture inclusive le sujet l'irritant c'est bien le point médian et là les textes réglementaires sont très claires textes réglementaire qui a été d'ailleurs renforcée par une autre circulaire un autre niveau de du ministre de l'éducation nationale Jean-Marc Jean-Marie Jean-Michel pardon Blanquer daté du 6 mai 2021 et qui énonce le même principe pour les actes administratives et les pratiques d'enseignement et qui prohibent absolument en tous les cas le point médian et là on en revient à ce que disait Jacques Toubon notre rôle n'est pas de prononcer sur le corpus d'une langue ni sur son illusoire pureté notre objet c'est être vigilant pour que ce bien commun que notre langue soit accessible et maîtrisable par tous et donc le point médian constitue un obstacle indéniable à la maîtrise et à l'accès de la langue voilà est-ce que vous avez est-ce que j'ai oublié d'autres d'autres sujets je crois que je crois que non monsieur dégageradan il nous reste monsieur le ministre se dégagera là à vous remercier pour je crois ce moment de qualité je le dis à certaines avec son parti qui nous a changé un petit peu de tous les toutes les discussions que vous avez autour du sport depuis quelques quelques semaines c'était un moment je crois très agréable très important vous remercions nouveau monsieur ministre se déguisé général je crois d'abord deux trois éléments oui la française ne nous appartient pas à partir de l'humanité mais nous avons je crois des devoirs particuliers et c'est ce que les sénatrices et sénateurs ont voulu exprimer avec force oui nous souhaitons la réussite de Villers-Cotterêts que cela soit dit on a pu ici ou là mettre des critiques sur les origines mais nous souhaitons tous que ce projet soit réussi pour la France et pour la langue française vous avez bien compris aussi Monsieur le Ministre commission de la culture du Sénat on est capable de dépasser les oppositions partisanes qui vous aurait été peut-être bien utile par 1994 et que nous pouvons avoir et vous l'avez senti ce matin des combats communs pour une langue française qui soit bien sûr en mouvement comme vous l'avez dit mais qui sont aussi une langue de cohésion je crois que c'est le message ce matin qui a été exprimé avec beaucoup de force pas beaucoup d'entre nous nous souhaitons pas que la langue française qui a été une langue dans notre histoire de cohésion et d'unités deviennent une langue de fracture et de discrimination et je crois que c'était le message que vous voulez vous exprimer ce matin les sénatrices et d'être et le dialogue que nous avons eu avec vous merci Monsieur ministre merci Monsieur Davy Gérard merci