Laurent Jacobelli : "Il faut baisser les taxes !" (TF1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un objectif que vous partagez ?
- 0:52RelanceRéponse partielle
Là, vous nous déroulez votre programme pour 2027, mais là, on parle de coupes à faire tout de suite dans les dépenses.
- 1:24OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des crédits dans lesquels vous pensez qu'on peut couper aujourd'hui, maintenant, tout de suite ?
- 1:35FerméeRéponse directe
Mais fermons des agences de l'État qui sont inutiles. Tout de suite, là, dans les deux mois qui viennent ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Pourquoi vous ne choisissez pas par exemple de demander des aides ciblées comme le promet le gouvernement ?
- 3:56OuverteRéponse directe
C'est quoi le but pour vous ? Est-ce que c'est de vous donner un brevet supplémentaire de respectabilité ou c'est simplement dire que désormais, le RN est devenu un parti pro-business ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« On va lui donner un kit prêt à l'emploi, ce que nous avons fait pendant la séquence budgétaire. »
- 0:27Invité politiqueFait
« 4 milliards, ça peut se trouver. Ça peut se trouver sur le coût de l'immigration. »
- 0:31Invité politiqueFait
« La France est devenue le guichet social mondial, où tout le monde arrive pour profiter des largesses de notre pays. »
- 2:08Invité politiqueChiffre
« baisser la TVA sur l'essence de 20% à 5,5% pour 1 milliard par mois. »
- 2:15PrésentateurChiffre
« Donc 12 milliards d'euros sur une année. »
- 6:57Invité politiqueFait
« Sa dernière réélection, nous n'avions pas appelé au vote, contrairement aux questions insistantes de beaucoup de journalistes. »
- 7:18Invité politiqueFait
« Il a même participé à son gouvernement. »
Temps de parole
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Bonjour Laurent-Jacques-Louis. Tout à l'heure, votre parti, comme le reste de l'opposition d'ailleurs, sera reçu à Bercy pour un comité d'alerte sur les finances publiques. L'idée, c'est d'éviter un dérapage budgétaire, notamment lié à la situation au Moyen-Orient. Le gouvernement aimerait faire 4, voire 6 milliards d'euros de coupes rapidement dans les dépenses. Déjà, est-ce que c'est un objectif que vous partagez ?
Ah oui, bien sûr, et ce n'est pas encore assez, mais on va l'aider. On va lui donner un kit prêt à l'emploi, ce que nous avons fait pendant la séquence budgétaire. 4 milliards, ça peut se trouver. Ça peut se trouver sur le coût de l'immigration. La France est devenue le guichet social mondial, où tout le monde arrive pour profiter des largesses de notre pays. Ça peut se retrouver dans le budget de l'Union européenne, qui ne cesse d'augmenter. La part de la France ne cesse de croître. Eh bien, il y a au moins 6 milliards à aller trouver. Et puis, ces normes absurdes qui courtent chaque année, 4% du PIB en France, pour toujours plus d'écologie punitive. Il y a des pistes à aller chercher.
Là, vous nous déroulez votre programme pour 2027, mais là, on parle de coupes à faire tout de suite dans les dépenses. Eh bien, tout ce que je vous dis est tout à fait applicable, mais pour ça, il faudrait avoir... Le budget de l'Europe, par exemple, il court jusqu'en 2027. Les normes, ça prend du temps.
Oui, sur l'immigration, on peut agir très très vite. Mais vous savez, ce gouvernement n'agira pas. Je vous le dis tout de suite. Je vous donne un scoop, je vous fais gagner du temps. Parce qu'il n'a jamais agi depuis le début. Jamais il n'a coupé dans les mauvaises dépenses. Il a toujours été faire la poche des entreprises et la poche des Français. Et je vous donne à parier qu'il va encore nous inventer des nouvelles taxes ou des nouveaux impôts pour renflouer des caisses très mal gérées aujourd'hui.
Mais là, très concrètement, sur l'idée de couper dans des crédits maintenant, ça veut dire sans passer par des lois, sans passer par des négociations avec Bruxelles, est-ce qu'il y a des crédits dans lesquels vous pensez qu'on peut couper aujourd'hui, maintenant, tout de suite ? Et où vous direz au gouvernement banco ? Mais fermons des agences de l'État qui sont inutiles. Tout de suite, là, dans les deux mois qui viennent ?
Mais pourquoi pas ?
Le Sénat dit que ça rapporterait à peu près 500 millions d'euros. Ça, c'est pas ça qui... Ça rapportera beaucoup plus. Je vais vous dire ce qui va se passer.
Le gouvernement reçoit tout le monde pour essayer d'hypnotiser l'opinion et leur dire « on va être obligés de vous demander des efforts ». Tiens, par exemple, on parle de l'essence. Les Français, aujourd'hui, ont un plein à 2,20 euros le litre. Eh bien, tout simplement, plutôt que d'augmenter les taxes, aller chercher sournoisement à faire la poche de nos concitoyens, il faut, moi je vais peut-être vous choquer, baisser les taxes, baisser la TVA sur l'essence de 20% à 5,5% pour 1 milliard par mois. Bon, mais 1 milliard par mois, on peut les trouver...
Donc 12 milliards d'euros sur une année. C'est exactement ça. C'est pas un peu paradoxal dans ce contexte budgétaire où justement on dit « le déficit va exploser », vous êtes le parti finalement qui dit « on dépense sans compter ».
Absolument pas. On est le parti qui dit « investissons sur l'avenir ». Si demain, les Français ne peuvent plus consommer parce qu'ils doivent faire le choix entre le plein de la voiture ou le plein du frigo, qu'est-ce qui va se passer ? Ils vont consommer moins, nos entreprises vont vendre moins et donc qu'est-ce qui va se passer ? Elles vont licencier, elles vont perdre de la productivité, ce sera mauvais pour l'économie et pour les recettes de l'État. Donc il faut arrêter d'avoir un État qui pense qu'à dépenser, à générer de l'impôt, il faut avoir un État qui fasse une cure d'amaigrissement et qui rende leur pouvoir d'achat aux Français et qui libère les entreprises.
Pourquoi vous ne choisissez pas par exemple de demander des aides ciblées comme d'ailleurs le promet le gouvernement pour les semaines qui viennent en disant par exemple « on va aider particulièrement les gros rouleurs, on va aider particulièrement les infirmières » par exemple qui sont en difficulté. Là vous nous dites « on va dépenser 12 milliards d'euros » et ça va aller certes à des gens qu'en ont besoin mais aussi à des gens qu'en ont peut-être moins besoin.
Vous savez la part du budget et du salaire qui est versé dans l'essence et dans l'énergie, elle est évidemment largement supérieure dans les classes moyennes que chez les gens très riches. Donc l'impact sera beaucoup plus fort chez les Français qui prennent leur automobile pour aller travailler, pour aller se faire soigner ou pour aller amener leurs enfants à l'école. Vous savez, beaucoup d'automobilistes n'ont pas le choix. Ils prennent leur voiture parce qu'ils sont obligés de prendre la voiture, parce qu'il y a eu un désinvestissement dans le train, parce qu'il y a très peu de services publics de transport et donc ils prennent leur voiture.
C'est investir dans l'économie, c'est préparer l'avenir, ce que ce gouvernement ne sait pas faire. La ponction permanente dans le portefeuille des Français ou dans les caisses des entreprises, c'est la ruine de notre économie.
Laurent Jacobili, votre patron Jordan Bardella, a été reçu hier pour la première fois à déjeuner par le syndicat des patrons, le MEDEF. C'est quoi le but pour vous ? Est-ce que c'est évidemment de vous donner un brevet supplémentaire de respectabilité ou c'est simplement dire que désormais, le RN est devenu un parti pro-business ?
D'abord, je vais vous rassurer. Ou les deux peut-être. J'ai l'impression d'être très respectable, que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont très respectables. Donc on n'a pas besoin d'un certificat.
Pendant longtemps, vous n'étiez pas fréquentable pour certains.
On n'a pas besoin d'un certificat de respectabilité. Mais en revanche, oui, on se prépare à gouverner en 2027 et pour ça, il faut connaître tous les acteurs de la vie économique, les syndicats, les artisans et les syndicats patronaux. On parlait tout à l'heure des impôts et des normes. Nous, on est arrivé en leur disant aidez-nous, aidez-nous à travailler. Par exemple, mettons en place la stratégie tricolore. Il y a trois types de normes. Celles qui seront qualifiées de vertes, elles sont utiles. Orange, elles pourraient être utiles mais elles sont mal fagotées. Et rouge, elles nuisent à la vie des entreprises. Super, donnez-nous un exemple. C'est très simple.
Les normes environnementales qui aujourd'hui donnent à nos entreprises beaucoup trop de contrôles et d'investissements. Et quels, par exemple ? Écoutez, je ne suis pas chef d'entreprise, mais il y en a plein sur la décarbonation par exemple.
Il faut que ce soit concret quand même pour nous convaincre que ce sont des normes que vous pouvez vraiment soutenir.
C'est pour ça qu'on rencontre les patrons, si vous voulez. Ce n'est pas à nous de faire la liste, c'est à eux.
Jordan Bardella avait déjà demandé une liste, il y a au moment, des européennes aux patrons. J'imagine que vous avez avancé sur ces dossiers depuis. C'est intéressant. Pour l'instant, on entend, c'est vrai, les normes, les normes, les normes, mais on n'entend pas beaucoup d'exemples. Mais si, c'est très simple. Donnez-nous un exemple de normes concrètes que vous diriez aujourd'hui, on supprime.
Non mais écoutez, c'est très simple. Par exemple, il y a sur les questions environnementales, pour nos agriculteurs par exemple, il y a eux des normes à qui ils doivent respecter, notamment sur des engrais. On va en parler des entreprises. L'agriculture n'est pas une entreprise, il y a des grandes entreprises agricoles. Il y a des tonnes de grandes entreprises. Sur le filtrage, notamment des particules, etc. Il y a des choses très utiles. Il y a des choses où les normes européennes, vous savez combien de normes on a créées depuis 5 ans en Europe ? Vous parlez des élections européennes. 850. Moi, je veux bien les égréner avec vous. Vous n'avez pas répondu sur les comptes concrètes.
Parce que je ne suis pas chef d'entreprise. Et que je ne veux pas prendre la place des chefs d'entreprise. Vous savez, notre président de la République et ce gouvernement prennent des décisions à la place des autres, dans leur bureau, bien au chaud, des décisions théoriques, qui se trouvent souvent être inapplicables. Nous, on veut faire l'inverse. Écouter les acteurs, prendre en compte ce qu'ils nous disent, et mettre en place une politique efficiente pour les entreprises et pour la productivité en France.
Laurent Jacobi, j'aimerais pour terminer qu'on dise un mot de votre adversaire de droite, Bruno Retailleau, qui a été adoupé ce week-end par les militants LR pour la présidentielle. Hier soir, il était l'invité de Darius Rochemin sur LCI et il a parlé de vous, pas de vous, mais du Rassemblement National. Écoutez.
Moi, je n'ai jamais soutenu M. Orban autant que Mme Le Pen n'a pu le faire. Celui qui l'a battu, d'ailleurs, c'est un membre de mon parti européen, le PPE. Donc, là aussi, les ambiguïtés vis-à-vis de M. Poutine, je ne me suis pas rendu, moi, à la Trump Tower pour célébrer l'avènement de M. Trump. Vous voyez ?
C'est ça, la grosse différence entre vous, aujourd'hui ? C'est l'amour ou pas pour Donald Trump, notamment ? Mais c'est tout ce qu'il a trouvé. Enfin, je veux dire, c'est faible, quand même, c'est triste, non ?
Sur ce point-là, des trois. Bah oui, mais nous, on a été très clair. C'est devenu un boulet pour vous, vos soutiens passés à Donald Trump ? Mais il n'y a pas de soutien passé. Sa dernière réélection, nous n'avions pas appelé au vote, contrairement aux questions insistantes de beaucoup de journalistes. Vous l'avez largement encensé. Il y a beaucoup de journalistes, pas du tout. Nous avons notamment, et il y a encore quelques jours, critiqué la politique erratique du président Trump en matière de la guerre au Proche-Orient. Je vois M. Retailleau quand même très embêté, parce qu'il va chercher à l'autre bout du monde des arguments.
Lui, il ne dit pas qu'il a fréquenté de très près un chef d'État qui fait beaucoup de mal aux Français, Emmanuel Macron. Il a même participé à son gouvernement. Vous savez, Bruno Retailleau, c'est le grand carnaval permanent. Il est déguisé en candidat du Rassemblement national. Il promet notre discours et notre programme. Et puis, dès que les élections arrivent, il enlève son masque et on découvre un macroniste. Je pense que M. Retailleau doit se concentrer sur son programme, sur son parti. Et moi, je félicite et je remercie tous les électeurs LR qui nous rejoignent chaque jour, ceux qui veulent une vraie politique de sécurité, qui veulent protéger notre identité et libérer les entreprises.
Merci beaucoup, Laurent Jacoubedi. Merci à vous.
Laurent Jacobelli