Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 26 septembre 2019 10 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Le 5 sur 5 spécial Jacques Chirac - C à Vous - 26/09/2019

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Présentateur 210 %
  • Présentateur 39 %
  • Présentateur 47 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Bonsoir Anne-Elisabeth, bonsoir François-Olivier Gisler, Patrick Pavel d'abord, Jean-Michel Apathy et bonsoir tout le monde. Bonsoir Maxime, un 5 sur 5 spécial ce soir. Oui, un 5 sur 5 spécial qui commence par une explosion, c'était ça l'info à la une sur toutes les chaînes ce matin, cet incendie dans une usine Céveso de Rouen, incendie maîtrisé ce soir, pas de victime, mais voilà donc ce qui faisait la une encore quelques secondes avant midi. Ça me paraît le minimum mais on voit bien que ça va aller bien au-delà des 500 mètres. On est en train de parler évidemment de cette actualité, mais il y a une autre actualité, c'est évidemment une triste nouvelle.

Je m'interromps puisque je vous annonce que Jacques Chirac vient de décéder, c'est un flash de l'AFP, il est 11h57, je le découvre en même temps que vous, Jacques Chirac est mort. On vient d'apprendre Damien que Jacques Chirac est mort, c'est sa famille qui l'indique visiblement à l'AFP.

0:56
Invité

Un important incendie alors que nous apprenons, selon une dépêche de l'agence France Presse, le décès de Jacques Chirac, l'ancien président de la République.

1:08
Présentateur

Et on entend dans la voix de tous ces journalistes cette demi-seconde d'hésitation, d'incrédulité au moment de lire ce message, ce flash de l'AFP, Jacques Chirac est mort. Et si vous voulez une idée de l'ambiance qui règne à ce moment précis dans les rédactions, il suffit de jeter un oeil à ce qui se passe derrière, juste derrière Louis Laforge, sur France Info. On court dans tous les sens, toutes les chaînes d'info passent alors, vous les voyez passer, toutes les chaînes d'info passent alors en édition spéciale. Et immédiatement, trois minutes après l'annonce de la mort de Jacques Chirac, elle commence à diffuser les premiers sujets pour retracer sa vie.

Des reportages qui étaient évidemment prêts au cas où. La nouvelle du décès de l'ancien président se répand donc et elle arrive dans l'hémicycle de l'Assemblée. Chers collègues, nous venons d'apprendre le décès de M. Jacques Chirac. Je vous demande de bien vouloir, en hommage à sa mémoire, observer les minutes de silence. Une minute de silence à l'Assemblée, puis au Sénat, des scènes que vont montrer évidemment les chaînes d'info. Elles ont basculé en édition spéciale. TF1, pas encore. TF1 qui diffuse un bandeau déroulant pour annoncer le décès. Jean-Luc Rechman est à l'antenne. Il est midi 25, France 2 arrête net le jeu de Nagui. Écoutez bien la chanson qui est diffusée à cet instant.

Rien à rajouter. Je suis venu de te dire que je m'en vais, était là pour rien changer. Madame, Monsieur, bonjour. Il est 12h25, prise d'antenne exceptionnelle. Car nous avons appris ce matin le décès de Jacques Chirac. Voilà, France 2 bouscule ses programmes. TF1 aussi, dans la foulée évidemment. Jean-Pierre Pergneau débarque à l'antenne, quelques minutes avant 13h. Édition spéciale, nous l'avons appris il y a moins d'une heure, Jacques Chirac est mort. Cela fait maintenant une heure donc que la mort de Jacques Chirac a été annoncée. Son visage, son nom sont sur toutes les chaînes. Vous voyez cette mosaïque. Tout le monde, tous les envoyés spéciaux se sont répartis un peu partout.

Les éditorialistes se succèdent. Jacques Chirac, en quelques mots. Jacques Chirac, c'est le symbole effectivement d'une forme de la politique à la française. On parlait de lion, de fauve, de la vie politique en parlant de Jacques Chirac. C'est un type généreux, Jacques Chirac. C'était quelqu'un de très drôle. Il était d'abord éminemment sympathique. Il avait beaucoup d'appétit, c'était un grand vivant. C'était presque un chef de bande. Il était adulé. C'est une partie de notre vie aussi. Voilà, une partie de notre vie que les premiers invités viennent raconter sur les plateaux télé, radio. Lionel Jospin, Premier ministre de Jacques Chirac et l'invité d'RTL.

Mais alors là, l'interview tourne court. Je pense que la période de la cohabitation a été quand même une période où la France a été respectée sur la scène internationale. Mais par ailleurs, il a agi sur le plan intérieur.

4:09
Invité

Lionel Jospin, la cohabitation entre vous, elle a été pleine d'escarmouches. Il y avait des pics sans arrêt. Vous vous opposiez.

4:14
Présentateur

Écoutez, madame, je vous ai dit au moment où le président Chirac nous quitte, ce qui me paraissait essentiel. Et tout cela ne relève pas de l'escarmouche. Merci. Au revoir. Lionel Jospin ému. Vous le lisez pendant qu'on entendait cet extrait, François Lier. On entendait bien qu'il pleurait. Lionel Jospin ému et n'a pas envie d'évoquer les mauvais souvenirs. L'heure est aux hommages et c'est le cas sur les chaînes du monde entier. L'heure est aux hommages, notamment celui d'Anne Hidalgo, vous la voyez là, maire de Paris, comme Jacques Chirac.

On sait, vous l'avez montré tout à l'heure en début d'émission, qu'il adorait se moquer gentiment des journalistes, notamment les journalistes dans la panade. Scène vue sur BFM TV à la mi-journée. Allô ? Oui, bonjour madame. Anne Hidalgo donc est avec nous, maire de Paris. Christophe Castaner parlait à l'instant de l'émotion qui allait se manifester dans les jours qui viennent, l'émotion des Français. Est-ce que vous la partagez ?

5:22
Invité

C'est à moi qu'on parlait ?

5:25
Présentateur

Absolument.

5:26
Invité

Mais je ne suis pas la maire de Paris.

5:27
Présentateur

On va vous retrouver dans un... Alors il y a des petits problèmes techniques, on reviendra avec vous. Voilà, ça n'était pas Anne Hidalgo. Et oui, mademoiselle, vous êtes en direct. C'est moi, c'est une Julie. Et oui, c'est en direct. Et voilà, moment de flottement dans les rédactions, moment d'émotion aussi évidemment pendant toute la journée, comme quand Nathalie Saint-Cricq se souvient sur France 2 de Chirac.

5:49
Invité

Quand on était dans les petits avions, on jouait à la belote avec Philippe Seguin et qui nous gavait de... Il avait été l'obsession de faire manger les... Peut-être parce qu'il avait une fille anorexique et que j'avais l'âge de sa fille à ce moment-là. Il voulait que je mange sans arrêt des sandwiches au pâté de grive et qu'il passait son temps à nous gaver. Et que moi, je garderais un côté un peu paternel.

6:08
Présentateur

Et puis peut-être le dernier souvenir où je suis allée le voir pour lui dire bonjour, enfin au revoir en l'occurrence. Voilà, les souvenirs de Nathalie Saint-Cricq, chacun y va de son anecdote. Les souvenirs aussi de tous ceux qui ont travaillé avec Jacques Chirac comme ministre. C'était le cas par exemple de Jean-François Copé, on le voit là sur TF1, on se dit de Bachelot aussi. On voit aussi les cuisiniers, les ex-cuisiniers de l'Elysée.

6:28
Invité

On le sait, c'est un homme qui aimait bien manger, qui aimait bien la bonne chère. Racontez-nous par exemple ses plats favoris, on parle de la tête de veau, est-ce que c'est vrai ?

6:35
Présentateur

L'Elysée, elle a été faite que deux fois. Il nous avait même dit arrêtez de me faire de la tête de veau. Bon, on n'est pas un mythe, on n'est pas un mythe, très bien. C'était quelqu'un qui aimait la table, qui aimait passer du temps à table. Il mangeait autant qu'on lui disait ? Tout à fait, on lui mettait deux carrés de cinq côtes sur un plat et il en mangeait un et demi. Donc c'était vraiment un bon coup de fourchette et il ne donnait pas sa part aux autres. Le coup de fourchette de Jacques Chirac n'était pas une légende. Il a couru les restos parisiens pendant des décennies. Ces dernières années, évidemment, ses voisins ne le voyaient plus.

Les habitants de la rue de Tournon à Paris croisaient la famille. Et ces derniers jours, visiblement, certains ont compris qu'il se passait quelque chose.

7:14
Invité

Je croisais souvent Claude Chirac. On se disait bonjour. Je croisais souvent. Je n'ai croisé que quelques fois sa femme, Bernadette.

7:23
Présentateur

Bernadette qui se fait de plus en plus rare dans la cour. Et à Jacques Chirac, on ne l'a jamais vu. Il y a eu un petit peu plus de mouvement ce week-end. Et le vieil ami de Jacques Chirac, François Pinault, est venu deux fois ce week-end. Et à partir de ce moment-là, je me suis dit que la santé de Jacques Chirac était vraiment au plus mal. Voilà, il y a les voisins, il y a les Français aussi, se interrogeaient à la volée par toutes les chaînes depuis ce matin. C'est la dernière image. Voilà, l'heure Chirac.

7:53
Invité

Je trouve que c'était un homme sympathique, souriant, spontané, proche des gens.

7:58
Présentateur

Un homme simple et en tout cas extrêmement drôle. Il avait un gros capital sympathie. C'est vraiment le Frenchie, le séducteur. Il était très abordable avec sa petite bière, tranquillou, pépère.

8:12
Invité

La France, à l'époque de Chirac, c'était vraiment la douce France.

8:18
Présentateur

Et même s'il a fait des bêtises, on arrivait à lui pardonner. Voilà, même s'il a fait des bêtises, on arrivait à lui pardonner. Alors il y a quelqu'un qu'on n'a pas entendu dans vos hommages, c'est Valéry Giscard d'Estaing. Son hommage est minimum, minimum, je pense, un communiqué. Je pense que c'est certainement une des histoires de haine les plus fortes de la République de ces 50 dernières années. Sarkozy, Chirac, c'était pas mal non plus. C'est pas mal aussi. Pas mal non plus. Bon, merci beaucoup Patrick pour avoir l'arbre d'être venu ce soir. Je dois vous libérer. En revanche, je regarde avec nous, Franz Olivier. Il n'a pas assez parlé. Oui, il me semble aussi.

Et Jean-Michel qui a du temps de parole à rattraper. Vous restez avec nous pour la suite de cette émission spéciale consacrée à Jacques Chirac, à l'animal politique, mais aussi à l'homme. Chirac le séducteur, l'ultra connaisseur et amateur d'art premier, extrêmement cultivé, passionné par le Japon, fan de sumo, mais extrêmement pudique sur sa vie privée. Regardez cet archive. Je ne crois pas que, en dehors de l'aspect anecdotique des choses,

9:21
Invité

un homme politique soit fait pour étaler ses petits problèmes,

9:29
Présentateur

ses petits jardins. Vous n'en abusez pas. Oui, ses petits jardins personnels, ses manies. Il y a une phrase bien connue, « Gagne à être connu » en quelque sorte. Et je n'ai pas pour habitude, effectivement, d'évoquer mes problèmes personnels. Ça, ce sont mes affaires. Donc, le peu de temps que je peux distraire pour ceux qui m'intéressent, permettez-moi de le garder pour moi. Mais j'ajoute de surcroît que ce qui est important pour un homme politique, c'est son action politique. Vous parlez du mystère. Jacques Chirac qui reste entier, alors que vous le connaissez depuis 1972. On continue à parler de Jacques Chirac. C'est dans un instant, dans la suite de cet avou. À tout de suite.

À tout de suite. Ciao.

10:08
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada

Le 5 sur 5 spécial Jacques Chirac - C à Vous - 26/09/2019 · Pourquijevote