Pierre Ouzoulias : « La destitution du président de la République n’a aucune chance d’aboutir »
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on va parler de l'actualité l'actualité politique et le gouvernement de Michel Barnier qui se fait toujours attendre les communistes ont été reçus à Matignon hier Fabien Rousel qui dirige le parti communiste Cécile cuckerman la président du groupe ici au Sénat et Stéphane peu qui a représenté les députés communistes est-ce que la rencontre a été utile elle est utile dans le sens où nous sommes dans une démocratie la démocratie c'est pas la guerre hein donc quand le Premier ministre nouvellement nommé veut recevoir les présidents de groupe et le président de parti il est tout à fait normal qu'il y all et qu'il expriment de façon simple comme nous on le fait toujours les communistes quelles sont nos demandes nos demandes sont connu c'est pas la la position à gauche unanime par exemple Olivier fort lui refuse d'y aller oui oui c'est dommageable pour vous c'est regrettable c'est c'est son choix mais je je pense qu'il est absolument nécessaire de travailler toujours avec l'exécutif c'est ce qu'on fait nous au Sénat vous le savez et à l'Assemblée nationale il faut être dans un dialogue un dialogue constructif ce qui veut pas dire qu'il faut renier nos conv sur nos convictions on a toujours été très ferme mais il faut engager le dialogue en permanence est-ce que vous avez un retour de l'échange qu' a eu entre entre les communiste et Michel Barnier monsieur Barnier a beaucoup de difficultés en ce moment pour composer son son gouvernement donc il se dévoile peu il dit très peu de ses intentions ce qu'il veut faire vous avez vu sur la hausse des impôts on est pour l'instant dans un embrouille à mini dont il faudra sortir à un moment donné ou un autre donc onattendait pas énormément de cette rencontre si ce n'est de Ré irmer nos position est-ce que vous pourriez travailler avec lui est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels vous pourriez travailler ensemble oui mais bien sûr heureusement heureusement parce que il y a je pense que face à des problèmes qui sont importants il y a un moment donné où on a l'obligation de faire nation et d'être d'être tous ensemble hein sur la politique étrangère VO même sur la politique intérieure là la la difficulté avec le gouvernement Barnier c'est que c'est un gouvernement d'union des droites qui va décentriste jusqu'au rassemblement national qui est quasiment dans un soutien sans participation parce que la gauche refuse d'y participer alors qu'il vous attend du la main c'est pas la gauche qui refuse de participer c'est Monsieur Macron qui a refusé qu'il y ait une politique de gauche qui soit menée en France que ça soit pour un gouvernement de rassemblement n'était pas possible mais parce qu'il aurait fallu le le faire sur des bases scines et le premier mandat que nous avons rçu reçu des électeurs c'est l'abrogation de la loi sur les retraites on peut pas transiger là-dessus c'est une réforme qui est fondamental qui a été rejeté massivement par le pays aujourd'hui on peut pas passer outre le mandat que nous ont donné les électeurs Gabriel Atal lui il conditionne la participation des macronistes à ce gouvernement une clarification de la ligne politique qu'en dites-vous ça m'amuse ça m'amuse parce que encore une fois c'est ce que c'est ce que je vous disais les macronistes se sont fait embarquer dans l'union des droites et sont sous la menace d'une censure permanente du rassemblement national ça veut dire que le rassemblement national est à la fois à l'intérieur du gouvernement et en dehors du gouvernement et je comprends que pour les macronistes dont la plupart se sont fait élus grâce au front républicain contre le RN national le rassemblement national ça soit très difficile à à vivre donc le problème de la clarification aujourd'hui concerne essentiellement les macronistes la droite a fait son choix elle va gouverner avec le rassemblement national les macronistes il faut qu'ils nous disent où ils sont VO est-ce qu'ils sont encore dans le front républain parce qu' aujourd'hui les républicains ils ne sont plus dans le Front républicain selon vous ils l'ont jamais été ils l'ont jamais été ils ont refusé de de participer aux alliances que nous avons mis en place pour barrer la la porte au gouvernement du rassemblement national alors que disait que cétait aux électeurs de choisir peut-être peut-être mais quand on a une conscience républicaine affirmé on doit s'engager sur la non participation de l'extrême droite au gouvernement et pour vous ceux qui rentrent dans le gouvernement barnien ne sont plus dans l'Arque républicain il y a un risque il y a un risque on verra bien ce qui va se passer quand la nouvelle loi sur l'immigration va arriver sur le bureau du Parlement vous savez Conseil constitutionnel avait censuré 32 articles ici au Sénat les centristes ont redéposé un texte avec ses 32 articles je ne doute pas que ce texte va être inscrit à l'ordre du jour du Sénat on verra quelle est la position des macronistes est-ce qu'ils sont prêts à voter un texte soutenu par leur assemblement national et dont on connaît un certain nombre de points extrêmement extrêmement difficiles on l'a vu hier dans on l'a vu tout à l'heure pardon dans le journal la procédure de destitution a été validée hier par le Bureau de l'Assemblée nationale est-ce que les communistes la voteront par la suite alors là ce qui a été voté hier c'est la recevabilité c'est est-ce qu'on peut discuter du texte bon ça ça a été voté par toute la GE mais par exemple les socialistes ont dit nous on vote la recevabilité mais derrière on votera pas quelle sera la position des communist les comm ministre par par la voix de Stéphane peu hein a dit très clairement que la majorité du groupe GDR le groupe communiste à l'Assemblée nationale ne ne voterait pas cette cette motion et je trouve qu'il l'a expliqué de façon très très très très juste en considérant que le texte est un peu hors sujet ce qui pose problème aujourd'hui c'est cette immense parenthèse du Parlement nous ne siégeons plus nous sommes dans l'incapacité d'assurer nos missions constitutionnelles de contrôle du gouvernement donc ce qu'il faut maintenant c'est pas la destitution du président qui toute façon n'a aucune chance d'aboutir c'est convoquer le Parlement en session extraordinaire pour qu'on ait un débat sur la politique de Monsieur Barnier et derrière je j'insiste là-dessus une déclaration du gouvernement qui puisse engager sa responsabil donc vous l' demandz la semaine prochaine oui oui vous dites il faut un discours de politique générale la semaine prochaine moi je suis prês demain je suis près demain demain mais en tout cas avant le 1er octobre ça fait trop longtemps qu'on ne travaille plus ça c'est c'est plus possible on peut pas accepter ça cette parenthèse a duré trop longtemps il faut que de nouveau le Parlement soit investi de toutes ses missions c'est pas le cas aujourd'hui cette procédure de destitution elle a été lancée par la France insoumise on voit qu'il y a des divergences les socialistes la voteront pas vous nous dites qu'une grande partie des communistes ne la votera pas non plus est-ce que le nouveau front populaire peut tenir il faut il faut moi j'étais à à la Fête de l'Huma comme vous savez pour pour les 3 jours grande fête fête magnifique et ce qu'on a entendu des militants mais aussi des non communistes qui étaient là ils étaient très nombreux c'est un désir ardent d'une unité on doit continuer à à sunir ce qui ne veut pas dire que nos débats doivent être nuls àceptisés au contraire c'est ce qui enruchi le nouveau populaire d'avoir des débats théoriques forts à la seule condition qu'il soit respectueux de l'opinion des un et est-ce qu'ils sont toujours respectueux on va regarder un tweet de votre collègue Jérémy Baky qui est le sénateur comm ministre des bouche du rô il reprend un communiqué du Parti communiste marseillais qui s'est insurgé contre les propos tenus par le député de la France insoumis Sébastien deogu qui faisait un parallèle entre le drapeau communistre et le drapeau du Hamas est-ce qu'on peut continuer est-ce que vous pouvez continuer vous communistes dans une alliance avec la France insoumise je je pense qu'il faut qu'ils soit respectueux de ce que nous sommes est-ce qu'ils le sont pas toujours le Hamas c'est une organisation terroriste faire un parallèle entre une organisation terroriste et le Parti communiste c'est extrêmement désobligeant pour nous les militants les élus et surtout l'histoire de notre parti monsieur desoglu était comme moi sous le Panthéon pour accueillir Manouchian il doit se souvenir que terroriste c'est le mot que les nazis utilisaient pour désigner ces militants communistes ces résistants communistes donc il faut faire extrêmement attention avec les termes que on utilise et encore une fois il faut revenir sur le fond ce qu'il faut c'est un débat de fond allez on va parler du fond du premier texte qui sera examiné au Parlement c'est le budget ce sera au mois d'octobre pas encore présenté qu'il crispe déjà les parlementaires on voit ça avec Steve [Musique] Jourdan bonjour Steve bonjour ran bonjour monsieur le sénateur bonjour et Steve tous les groupes tous les partis politiques n'attendent qu'une chose c'est la présentation du budget sauf que cette année cette présentation elle est retardée oui c'est inédit sous la 5e République le dépôt du budget au Parlement va être décalé de 8 jours le projet de loi de finance ne sera transmis à l'Assemblée que le 9 octobre alors que va-t-on trouver dans ce texte et bien un trou pour commencer un énorme trou en 2024 selon les dernières estimations le déficit pourrait atteindre les 5,6 % du PIB on se rappelle que l'exécutif s'était engagé à le ramener à 5,1 l'année prochaine ce déficit pourrait même dépasser les 6 % pour atteindre les 6,2 % du PIB en plus de ça nous sommes sous surveillance de l'Union européenne depuis juillet la France est sous le coup d'une procédure pour déficit excessif le budget de l'année prochaine devrait fortement s'en ressentir Ryan quels sont les ministères les plus visé bah c'est tout l'objet un des lettres plafond ces documents qui fixent dans le détail les crédits ministère par ministère pour l'année 2025 hier le président de la commission des finances Éric coqurel s'est rendu avec le rapporteur Charles de courourson à Matignon pour réclamer en personne ces documents ils sont revenus bredouille et en colère écoutez considérz nous sommes dans une situation extrêmement grave c'estàd que nous ressortons aujourd'hui sans documents qui ont été signés par le Premier ministre documents que nous devrions avoir au moins en résumé mais quand même en résumé détaillé depuis maintenant 2 mois donc enfin quelle est cette démocratie qui prive les représentants du poup et notamment le président de la commission des finances et rapporteur général d'avoir accès à des documents auxquels ils ont droit depuis maintenant des mois alors où l' parle Orian Michel Barnier travaille sur un budget calqué sur celui de l'année 2024 le même montant de dépense est prévu à hauteur de 492 milliards d'euros ça représente quelque chose comme 10 milliards d'euros d'économie budgétaire à venir tous les ministères ne sont pas logés à la même enseigne dans le visur de Bery il y a notamment le ministère du Travail dont le budget pourrait être raboté à hauteur de 600 millions d'euros coup Drabo également pour le fond vert qui est géré par le ministère de la transition écologique baisse massive d'un milliard et demi d'euros soit 60 % de la dotation totale de ce fond qui était censé on s'en rappelle être l'outil principal de la transition écologique pour les collectivités les autres ministères attendent désormais de savoir à quel sauce ils vont être manger mais on rappelle si le gouvernement Barnier veut tenir l'objectif des 3 % de déficit d'ici à 2027 il faudra selon les calculs de Bercier réaliser 110 milliards d'euros d'économie en 3 ans c'est 30 milliards de d'euros d'économie par an monsieur le sénateur clairement on se dirige vers un budget d'austérité bien sûr bien sûr bien sûr je trouve ça terrible je trouve ça terrible parce que là encore une fois de plus je pense que les Français n'ont pas voté pour pour l'austérité majoritairement quand vous voyez ces chiffres vous dites voilà il va falloir faire quelque chose quand même bien sûr mais ce qu'on dit pas c'est que le gouvernement Macron depuis que Macron a été élu c'est privé de recettes des recettes essentielles au profit des plus riches des grandes entreprises et cetera donc aujourd'hui les sont vides mais parce que c'est lui qui les a vidé donc le gouvernement est face à une équation une équation qui est impossible impossible à résoudre il faut plus de recettes mais ils se sont engagés à pas faire plus d'impôts donc je ne vois pas comment on peut s'en sortir la seule solution c'est de remettre à plat la totalité des non pas des dépenses mais des recettes de de de de de l'État et regarder si dans les niches fiscales dans ce qui est accordé aux entreprises euh cet argent public est tout toujours bien utilisé je pense juste vous donner un exemple au crédit impôt recherche que je que je connais un petit peu c'est c'est eu des pistes évoqué par le gouvernement pour çaéconomie bien sûr c'est presque 9 milliards d'euros 8 milliards et demi moi je suis sénateur depuis 17 depuis 2017 depuis 2017 je demande au gouvernement de me dire en quoi ce crédit d'impôt a été utilisé pour l'innovation je n'ai jamais eu de réponse jamais on me dit c'est très efficace moi je veux moi je veux justement des critères d'efficacité je je partage complètement ce qu'a dit Monsieur cocrel c'est tout à fait scandaleux la façon dont l'exécutif traite aujourd'hui le Parlement encore une fois le Parlement est mis entre parenthèses il est exclu des choses qui sont des choses essentielles c'est-à-dire le vote du budget le Parlement la première mission du Parlement c'est de voter le budget depuis le 13e siècle mais il y aura un retard dans la présentation du texte qui aurait dû être présenté le 1er octobre si on suit les textes qui sera finalement présenté que le neuf est-ce que vous dites c'est inacceptable ou c'est compréhensible cont tenu de la situation ce qui est inacceptable c'est de faire une dissolution à ce moment-là hein monsieur Macron il aurait pu faire sa dissolution un peu plus tard hein en argant justement de la difficulté du du du de la réalisation du du budget ça ça aurait été une une réaction presque rationnelle je l'aurais comprise là faire la dissolution au moment où il l'a faite puis ensuite procrastiner pendant plus de 2 mois évidemment ça met le pays devant une situation qui est impossible pour revenir sur le fond sur les les économies donc vous dites clairement pourquoi pas réfléchir à C au crédit imp pour recherche il a aussi l'histoire de l'apprentissage crabo vous êtes en faveur de deentisage une cagnote qui a permis la constitution en France et on ne sait pas suffisamment de d'université privées àus lucratif qui aujourd'hui scolarise quasiment 20 % des étudiants il y a une bulle qui qui s'est constitué sans aucun contrôle de l'État avec des méthodes qui sont parfois très préjudiciables pour les étudiants c'est-à-dire que les boîte ouvre elle ferme et les gamins se retrouvent sans aucun diplôme donc là en effet il y a du il y a du contrôle du contrôle à faire mais ce qu'on ce qu'on voit bien dans toutes ces politiques c'est que systématiquement le gouvernement met en œuvre des techniques néolibérales et quand le marché n'existe pas il le crée c'est ce qui s'est passé pour l'apprentissage avec la prime de l'apprentissage il a créé un marché de lanceignement supérieur qui n'existait quasiment pas sur encore une fois sur sur les économies il y a eu 1 milliard d'euros d'économie décidée sur l'enseignement supérieur au début d'année là vous dites on y touche plus pas de question de faire de nouvelles économies sur l'enseignement supérieur mais de ce que j'ai vu il y a entre 1 % et 1,5 % d'économies qui vont être réalisé sur le budjet de l' gouvernement sortant effectivement qui avait donné ses lettres au plafond qui avait déjà donné un coup de rabot et là il y en a a un autre supplémentaire qu'est-ce que ça veut dire dire ça veut dire que la réforme des bourses qu'avait envisagé madame orotaillo et que je soutenais parce que c'était un cût d'environ 900 million et ça permettait d'apporter une réponse une première réponse à la précarité étudiante cette réforme va être abandonnée ça veut dire que demain on aura de nouveau ça a été le cas tout l'été le spectacle totalement afflichant d'étudiants qui font la course qui font la la queue devant les banques alimentaires pour se nourrir ah on est la 5 puissance économique du monde et on est dans l'incapacité de nourrir nos étudiants le le le pourcentage de de Rabo sur le budget de lanignement spur c'est ça c'est ça c'est c'est la honte de voir des étudiants qui ne mangent pas leur faim dernière question St oui donc on fait des économies et puis il va falloir peut-être augmenter les impôts quel impôt vous souhaitez voir augmenter on parle des impôts sur les entreprises quelle est votre opinion à ce sujet ce que je trouve incroyable c'est Monsieur at monsieur hatal a a creusé un un trou habissal dans le budget de la France il explique maintenant à Monsieur Barnier que surtout faut pas toucher les impôts comment on fait monsieur hatal expliquez-nous si si vous étiez là au pouvoir et vous y êtes quasiment comment on fait pour résoudre l'équationon là il y a pas de là il y a pas de solution je je pense qu'il faut revoir de fond t comble qu'est-ce qui'est le le budget de l'État et arrêter de penser que la diminution systématique de la dépense ça puisse être une solution les services publics sont à l'os à l'os vous allez à l'hôpital vous allez à l'école et cetera géralin à l'instant qui est l'invité de des cas de vérité sur France 2 dit hors de question de rejoindre de soutenir un gouvernement qui augmente les impôts ver ne va pas se rrouver coincé on verra je crois qu'ils ont pas d'autres solution on verra ils sont ils sont piégés par la décision du Président de la République de nommer monsieur Barnier hein donc aujourd'hui j'entends les MACR is de gauche et cetera on verra la réalité c'est qu'ils feront une politique de droite dans le cadre de l'Union des droites qui va du rassemblement national jusqu'au centriste point on va continuer à parler des finances on remerci Steve à tout à l'heure à tout à l'heure je vous dirai si Emmanuel Macron doit préparer ses ses bagages et si la procédure de destitution a des chances d'aboutir on attend ça avec impatience on continue à parler finance finance des collectivités pierre ououia c'est l'actualité dans nos régions dans votre région on retrouve Jacques Paquier bonjour Jacques merci beaucoup d'être avec nous directeur de la rédaction du journal du grand Jacques vous allez nous parler de l'impact de la crise de l'immobilier sur les finances des collectivités absolument c'est quelque chose qui n'est pas forcément très connu du du du grand public puisque on parle souvent des des frais de notaire mais en fait ce ne sont pas les notaires qui les touchent c'est c'est ces taxes sur les les sessions immobilières ce sont notamment les les départements dans dans les hautes scènes monsieur ououias vous le savez c'est DMTO comme on le dit représente 39 % des recettes départementales de fonction ement alors les hautes scènes ne sont pas vous savez aussi assez bien la collectivité locale la plus à plaindre mais j'aurais néanmoins voulu savoir votre regard sur la crise de l'immobilier on parlera de la défense dans un instant si vous voulez bien et de son impact sur les Finances George stredy l'autre jour le président de vre collectivité me disait que on se rapprochait de de des difficultés on le sait les départements exerce des compétences de solidarité tout à fait fondamentale quel est votre regard sur la la trajectoire de ces de de de ces équilibres dans votre département des haut de scèes alors dans le département des hacè vous l'avez dit il y a un petit matelas hein donc c'est pas la situation de la scène saint ni même celle du valemarne qui est en qui est en difficulté aujourd'hui sur le fond ce qui s'est passé depuis que Macron est au pouvoir c'est une perte d'autonomie fiscal des collectivités c'est-à-dire que les collectivités ne maîtrisent plus leur fiscalité elles ont une partie de la TVA et puis les les frais que que vous avez que vous avez rappelé et aujourd'hui ces ressources sont sont en diminution et donc il y a pas d'autres d'autres solutions pour pour prélever des des ressources fiscales donc la première réforme la réforme essentielle ça serait de redonner aux collectivités la possibilité de déterminer leur fiscalité et ça c'est c'est c'est quelque chose qui est qui est fondamental ensuite vous vous l'avez dit très justement le pays va mal le pays va mal et il y a un un grand besoin d'aide sociale le département aujourd'hui c'est le premier guichet pour l'aide sociale donc quand le pays va mal évidemment les les dépenses sociales des départements augmentent et aujourd'hui ils ont ils n'ont pas la fiscalité pour les financer donc là là aussi il y a il y a un problème une forme d'impasse qu'il faut résoudre JAC vous avez une autre question absolument je donc dans les hautes scènes se trouve la défense n'est-ce pas comme vous le savez la défense qui a un taux de vacances de bureau record de de 14 % lié à l'évolution du du télétravail mais aussi aux évolutions démographique on constate quelque chose qui ressemble à un paradoxe des bureaux vides toujours plus nombreux et des personnes les plus modestes en particulier qui ont de plus en plus de difficultés à trouver un logement c'est vrai dans les hautes scènes et je voulais savoir Monsieur le Sénateur quel regard vous portez sur cette crise qui qui je crois est encore très largement devant nous tout à fait moi je je je porte sur cette crise le le regard d'un conseiller département des haut salalles qui est confronté mais de façon systématique au problème du du logement quand je reçois des gens c'est la question numéro 1 on peut pas se loger ça concerne des gens qui ont des revenus modestes mais de plus en plus dans les hautes scènes ça concerne des fonctionnaires des jeunes fonctionnaires qui arrivent policiers enseignants et qui ne peuvent pas se loger parce que leur payes de fonctionnaire ne leur permettent pas de de pouvoir accéder au au au logement privé donc il y a un énorme besoin de logement logement social bien évidemment et vous avez raison de dire que il y a un modèle de la défense il y a un modèle de ces grands centres sur lesquels on concentre la totalité de l'offre de bureau qui est en danger qui est en difficulté et qu'il va falloir repenser je pense que la façon dont on a centré sur quelques points du territoire notamment du territoire francilien tout l'offre du bureau aujourd'hui est un échec il faut repenser ça al c'est un échec aussi en terme de transport la migration régulière journalière des Parisiens qui vivent à l'aise pour aller travailler à l'ouest ça c'est c'est quelque chose qui est plus qui est plus soutenable merci Jacques Paquier merci la Une du journal du Grand Paris immobilier le pire est-il vraiment derrière nous c'est à la Une de votre journal cette semaine merci évidemment à très vite dans cette émission un dernier mot sur les finances des collectivités pierre Roua puisqu'on a entendu au début de cette émission dans le journal David Lisnard fustigé le n'importe quoi qu'il en coûte est-ce que vous partagez son indignation totalement totalement totalement monsieur Monsieur Bruno lomer a trouver la victime expiatoire les collectivités les collectivités sont responsables de la de la dette abissal que lui-même a créé encore une fois en se privant de dépenses hein donc c'est pas à nous les collectivités de supporter aujourd'hui les libéralités qu'il a offert aux plus riches et aux grandes entreprises on peut pas être responsable de la fuite fiscale merci pierreouia merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin [Musique]
Pierre Ouzoulias