X. Dupont de Ligonnès : son beau-frère s’exprime pour la première fois
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Guillaume Abbasodanger, vous êtes le frère d'Agnès Dupont-de-Ligonnès, le beau-frère de Xavier Dupont-de-Ligonnès. Merci d'avoir accepté notre invitation.
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L'affaire Xavier Dupont-de-Ligonnès est considérée comme le plus grand fait divers du XXIe siècle. Mais pour vous, c'est avant tout une déchirure, la perte d'une petite sœur et de vos neveux.
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On vient de voir ces images, ce film. Pour vous, c'est un cauchemar éveillé encore aujourd'hui ?
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Prendre la parole aujourd'hui à ce micro, sur le plateau de C'est à vous, 15 ans après, c'était important pour vous ?
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Quand vous avez vu Agnès, votre petite sœur, pour la dernière fois ?
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Quel rapport vous aviez avec Xavier Dupont de Ligonnès, Guillaume Abbas au danger ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« L'affaire Xavier Dupont-de-Ligonnès est considérée comme le plus grand fait d'hiver du XXIe siècle. »
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« On le sait aujourd'hui, on sait que Xavier Dupond-Diglès a été criblé de dettes. »
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« Alors le mot « criblé » est un mot valise, parce qu'on peut mettre tout et n'importe quoi dedans. »
- 4:21InvitéFait
« Pas du tout. Pas du tout. »
- 4:22InvitéFait
« Est-ce que 50 000 euros, c'est un criblage de dettes incommensurables ? »
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« Il avait des dettes sans doute de loyer de sa maison, il avait des dettes d'Ursaf pour ses sociétés, mais ça n'allait pas à des sommes pharaoniques. »
- 5:05InvitéFait
« Elle disait « Coucou la famille, coucou les uns les autres », c'était cette façon dont elle démarrait. »
- 5:59InvitéFait
« J'ai fait prévenir le consul de France en Australie, puisqu'il y avait deux destinations possibles dans cette lettre. »
- 8:22PrésentateurFait
« Christine Dupont-de-Ligonnès, qui a reçu une lettre de Xavier une semaine après la disparition de la famille et qui affirme que tout est une mise en scène et que la famille est partie vivre à l'étranger. »
- 8:39InvitéFait
« En revanche, nous, dans la famille, strictement personne n'a pu approcher ces corps. »
- 8:42InvitéFait
« Aucune reconnaissance visuelle. »
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« Mais tout ce qui a été fourni à la presse par le procureur de la République est vrai. »
- 10:12PrésentateurChiffre
« On en compte 1850. »
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Je perçois simplement que c'était un garçon totalement dérangé, qui ne devait pas très bien savoir où aller. Il a essayé des tas de choses, ça a foiré à chaque fois. Professionnellement, sa vie est un échec, donc c'est terrible.
Guillaume Abbasodanger, vous êtes le frère d'Agnès Dupont-de-Ligonnès, le beau-frère de Xavier Dupont-de-Ligonnès. Merci d'avoir accepté notre invitation. C'est la première fois que vous prenez la parole. L'affaire Xavier Dupont-de-Ligonnès est considérée comme le plus grand fait d'hiver du XXIe siècle. Mais pour vous, c'est avant tout une déchirure, la perte d'une petite sœur et de vos neveux. On vient de voir ces images, ce film. Pour vous, c'est un cauchemar éveillé encore aujourd'hui ?
Toujours éveillé, exactement au même effet que le 21 avril 2011, quand on nous a annoncé la mort de tout le monde. C'est extrêmement vif et très émouvant d'en reparler. Surtout en ce moment, c'est la période anniversaire.
Prendre la parole aujourd'hui à ce micro, sur le plateau de C'est à vous, 15 ans après, c'était important pour vous ?
C'est important pour moi, non, pas pour moi, surtout pour les enfants, pour les amis des enfants. Vous n'êtes pas censé rencontrer la mort de près à 14 ans, 16 ans, 17 ans ou 20. Ma sœur était plus âgée, bien sûr, mais tous ces enfants ont été meurtris par ça. Je pense aussi à eux en premier, ma famille, bien sûr. J'ai toujours gardé, par exemple, le contact ouvert avec Facebook et tous ces jeunes avec lesquels je suis toujours en contact. C'est eux qui ont le plus souffert, parce que vous n'avez pas à ces âges-là à subir la mort de vos proches. Cinq, d'un coup, c'est énorme. La cérémonie, vous l'avez sans doute tous vue, c'était cinq cercueils, cinq corbillards, etc.
À l'église de Nantes, c'est violent. C'est très, très violent. Et ça reste aussi frais que ça l'était en 2011, 15 ans après. Vous avez mis 15 ans pour parler. J'ai mis 15 ans pour parler et j'ai mis 15 ans pour me taire après, parce que je ne vais pas reparler non plus. Pourquoi est-ce que j'ai gardé le silence ? C'est que nous n'avons rien à dire de particulier, au fond. Personne ne va nous rendre ma sœur et les enfants. Personne ne va signer un chèque mirobolant pour nous faire encaisser cette douleur. Et donc, il n'y a pas grand-chose à dire. C'est une tragédie, c'est une famille ordinaire, normale, qui a été éradiquée.
Quand vous avez vu Agnès, votre petite sœur, pour la dernière fois ?
C'est très précis. C'est le 27 ou le 28 décembre 2010, où elle était venue à Paris pour voir sa famille, nous, la famille de son mari, je suppose. Et j'avais fait un déjeuner de Noël à la maison.
Quel rapport vous aviez avec Xavier Dupont de Ligonnès, Guillaume Abbas au danger ?
Aucun. On ne se voyait pas beaucoup. Il était à Nantes, d'ailleurs, donc c'était physiquement un peu loin. Il avait des activités professionnelles que je ne comprenais pas très bien et je n'avais pas de relation particulière avec lui. J'avais des relations avec ma sœur, avec les enfants. Lui, je le voyais deux fois par an quand il venait en vacances à la campagne, à Noyère, dans le village, où il séjournait chez ma tante qui avait la maison à côté de la mienne.
Vous perceviez quoi de lui quand on apprend aujourd'hui l'histoire de sa vie, l'histoire de ses mensonges, l'histoire de sa personnalité ?
Ouf ! Ça, c'est de la psychologie. Mais je perçois simplement que c'était un garçon totalement dérangé, qui ne devait pas très bien savoir où aller. Mais il a essayé des tas de choses, ça a foiré à chaque fois. Professionnellement, sa vie est un échec, donc c'est terrible.
On le sait aujourd'hui, on sait que Xavier Dupond-Diglès a été criblé de dettes. Est-ce que vous le saviez à l'époque ?
Alors le mot « criblé » est un mot valise, parce qu'on peut mettre tout et n'importe quoi dedans. Mais si je vous retourne la question, est-ce que vous tueriez votre famille pour 40 ou 50 000 euros ? Pas du tout. Pas du tout. Est-ce que 50 000 euros, c'est un criblage de dettes incommensurables ? Non. Il avait des dettes sans doute de loyer de sa maison, il avait des dettes d'Ursaf pour ses sociétés, mais ça n'allait pas à des sommes pharaoniques. Ça ne pouvait en rien justifier un passage à l'acte qu'il aurait pu commettre, puisque jusqu'à la preuve du contraire, il n'est pas coupable.
Parmi les mystères autour de cette affaire, c'est cette lettre, reçue par plusieurs personnes début avril 2011, annonçant le départ de la famille pour les États-Unis. Est-ce que vous avez reçu, vous en tant que grand frère d'Agnès, cette lettre ? Oui. Elle disait quoi cette lettre ?
Elle disait « Coucou la famille, coucou les uns les autres », c'était cette façon dont elle démarrait. Et elle annonçait qu'il avait été recruté par l'agence américaine de drogue enforcement, un truc comme ça, la DEA, et qu'on l'exfiltrait d'urgence immédiatement tout de suite et qu'on n'entendrait plus jamais parler d'eux.
Vous réagissez comment quand vous recevez cette lettre ?
Alors moi, j'ai réagi d'une façon très curieuse parce que je l'ai lue, relue, et tout de suite après la deuxième lecture, j'ai lu que l'agence américaine dont il parlait était mal nommée. Donc je me suis dit « Tiens, il y a un loup ». Et puis immédiatement, à ce moment-là, on a enclenché un service de recherche. Moi, j'ai appelé un de mes amis qui était le consul de France en Floride, aux États-Unis. J'ai fait prévenir le consul de France en Australie, puisqu'il y avait deux destinations possibles dans cette lettre. Et ensuite, la machine judiciaire de recherche pour disparition inquiétante s'est mise en place.
Vous êtes retourné sur le lieu du drame, au 55 boulevard Robert-Schumann à Nantes ? Oui, une fois. Vous avez ressenti quoi ?
J'ai ressenti beaucoup d'émotions parce que j'avais connu la maison vivante. J'avais connu la maison avec les enfants, avec les accords, désaccords, les courses à pied, à droite, à gauche, les musiques, parce que les enfants faisaient tous plus ou moins de la musique. Il y avait de la batterie pour l'un, il y avait du piano pour l'autre. Et là, la maison était vide, il y avait quelques objets qui restaient, mais ce n'était pas très amusant. Nous étions pour la restitution de la maison dans le cadre de la procédure.
On parle toujours de Xavier Dupont-de-Ludonès, de sa personnalité. On ne parle jamais de votre soeur, on ne parle jamais d'Agnès. Comment elle était Agnès ?
C'est un peu pour ça que je suis là aussi ce soir, parce qu'on n'en parle pas, parce que c'était des gens normaux. On ne parle pas des gens normaux, au fond. Et ma soeur était formidable. Elle était une maman poule, elle adorait ses enfants. Dès que ses enfants, en bas âge, s'échappaient de son champ de vision, elle était affolée. Où est-il ? Où est-il parti ? Derrière l'arbre, dans le jardin ? C'était une mère aimante, une mère adorable, qui adorait ses enfants. Et curieusement, Xavier était un père aimant dans ses enfants.
Et ses enfants allaient vers lui, quand ils venaient à la campagne en Bourgogne, les enfants allaient vers lui, ils allaient ensemble faire des balades, des choses, rien d'anormal. Elle vous a jamais fait part de la moindre inquiétude vis-à-vis de la situation de son mari ou de son mode de vie ? Alors, elle était inquiète de la situation de son mari, de la situation professionnelle. Parce qu'effectivement, quand votre mari n'arrive pas à répondre à ce dont on a besoin pour la famille, ça pose des petits problèmes. Et Xavier avait effectivement un peu poussé Agnès à financer un peu plus que de raison. Je dis ça poliment.
15 ans de mystères et de théories, de complots, comme celle de la sœur de Xavier, Christine Dupont-de-Ligonnès, qui a reçu une lettre de Xavier une semaine après la disparition de la famille et qui affirme que tout est une mise en scène et que la famille est partie vivre à l'étranger.
Si on considère que la lettre est authentique et que Xavier a effectivement travaillé, par exemple, pour le renseignement, il est parfaitement logique, dans le cadre d'une exfiltration, de faire en sorte que tout cadre. On arrive à cette conclusion que les corps ne sont peut-être pas ceux de la famille. On nous dit que ce sont les corps d'Agnès et des enfants. En revanche, nous, dans la famille, strictement personne n'a pu approcher ces corps. Ça veut dire que personne, ni dans votre famille, ni dans celle d'Agnès, n'a pu reconnaître les corps. Aucune reconnaissance visuelle. Vous pensez, un, que votre frère n'a tué personne, qu'il est toujours vivant et d'ailleurs qu'ils sont tous vivants.
C'est ça ? Tout à fait. C'est ce que nous pensons.
Ça vous choque, Guillaume Abbas en danger ?
Je n'ai aucun commentaire à faire là-dessus parce que, d'abord, je suis tenu au secret professionnel et au secret de l'instruction. Je ne peux pas vous donner les éléments qui sont dans les dossiers. Mais tout ce qui a été fourni à la presse par le procureur de la République est vrai. Ce sont des vérités. Ma sœur a disparu. Les ADN ont parlé. Il n'y a pas de débat là-dessus. Je n'ai aucun commentaire à faire là-dessus. Les corps qui ont été enterrés sont ceux des enfants et d'Agnès ? Évidemment. Cette personne dit qu'on ne les a pas vus.
C'est faux.
Vous les avez vu ? Non, d'abord, ce n'est pas que c'est faux. C'est qu'ils étaient invisibles. Les policiers nous ont dit, le procureur de la République nous a dit, mais vous ne pouvez pas les voir. C'est inhumain. Je ne vous fais pas de détails sur l'état dans lequel ces corps étaient. Et donc, on a accepté de ne pas les voir pour nous protéger. Pas pour dissimuler, pas pour cacher, parce que c'était invisible pour quelqu'un de sain d'esprit.
Vous avez encore des liens avec la famille de Xavier Dupont-Digonnais ?
Je n'en ai jamais eu.
À ce jour, deux services gèrent le dossier, la police judiciaire de Nantes et l'Office central pour la répression des violences aux personnes. Et depuis 15 ans, les signalements affluent. On en compte 1850. Guillaume Abbas au danger à chaque fois. Est-ce que c'est un espoir pour vous ?
À chaque fois, ça fait monter le rythme cardiaque, parce qu'on se dit, peut-être on va avoir un dénouement. Peut-être on va avoir un moyen d'entendre ce que Xavier pourrait avoir à dire. Mais pour l'instant, ça a fait pchit à chaque fois, malheureusement.
Je pense évidemment à Guy Joao, accusé à tort d'être Xavier Dupont-Digonnais. Vous avez ressenti quoi quand vous avez appris cette arrestation et surtout se rater de la police ?
Alors d'abord, quand je l'ai entendu, j'ai été assailli par des journalistes au téléphone. J'étais à Marseille ce jour-là, ce soir-là, et on essayait de me faire parler ou de me faire répondre à des questions. Or, ça relevait de la seule compétence du procureur de la République qui, lui, n'a pas pris la parole à ce soir-là. Donc moi, je n'ai rien dit. Mais simplement, je me suis dit tout de suite, quand on a vu les images des chaînes de télévision, des chaînes d'info qui avaient immédiatement dépêché des reporters sur place, là où habitait ce monsieur, on a tout de suite vu que ce n'était pas lui. Moi, je savais que ce n'était pas lui.
Quand on a vu la photo de ce jour-là, c'était pas possible. C'était une erreur. Et je ne l'ai su que le lendemain, parce que le soir même, il y a eu une publication de la couverture du Parisien ou du JDD, je ne sais plus, en pleine page.
– Oui, celle-ci. 15 ans après ces faits, 15 ans après la mort de votre sœur et de vos petits neveux et nièces, est-ce que vous espérez toujours retrouver cet homme ? Est-ce que vous espérez toujours retrouver Xavier Dupont-de-Ligonnès ?
– Espérer, je ne sais pas, parce que pour être franc avec vous, je ne suis pas toujours convaincu qu'il soit encore vivant. – Quelle est votre intime conviction ? – Je n'en ai pas. Le problème, c'est que je peux aller de l'un à l'autre et de l'extrême droite à l'extrême gauche, vivant ou mort, je ne le sais pas. – Est-ce que ça nécessiterait pour vous de demander l'arrêt de la procédure et de faire un procès en son absence ? – Alors ça, c'est une démarche de procédure, mais ce n'est pas à moi qu'elle appartient, ni au parti civil que nous sommes. Nous ne sommes que parti civil. Le seul qui a le pouvoir de prendre cette décision, c'est le juge d'instruction.
– Est-ce que vous estimez que la justice peut éternellement attendre un fugitif ?
– C'est à la justice qu'il faut le demander. Mais pour répondre un petit peu différemment, c'est que la justice peut être rendue sans que le fugitif soit présent. – C'est votre envie ? – Alors, ce n'est pas mon envie, mais si ça devait se produire, ce serait un moyen de terminer un deuil. – Sans ça, il n'y a pas de deuil. – Figurez-vous, le véritable deuil se fait et commence le jour où vous voyez quelqu'un mort sur un lit de mort. Une grand-mère, un malade, l'accidenté, peu importe. Vous les voyez, c'est difficile, mais cette image déclenche ce processus d'acceptation de la mort et de la disparition.
– Et vous dites que vous n'avez pas vu votre soeur pour les raisons que vous avez expliquées, mais comment vous vivez intimement cette piste américaine, ce chéri du Texas, ces photos ?
– J'ai parlé aux journalistes en question, aux policiers en question. Je pense que c'est un nouveau épisode. – N'y croyez pas. – Un nouvel épisode, je n'y crois pas spécialement. Je n'y crois pas spécialement. Mais vous savez, il y a eu énormément de publications qui ont été faites. Il y a eu énormément de business qui ont été faits autour de ça, finalement. Et chacun y va de sa compétence de psychiatre, qui avait été reçue ici. Meilleur ami d'enfance que je n'avais jamais connu, qui fait des livres de 500 pages, etc. J'y crois pas spécialement. Mais si, ça pourrait, peut-être. Mais je n'y crois pas.
– Guillaume Abbas, au danger, excusez-moi sans doute de cette question. Mais est-ce que, selon vous, vous aviez Dupont-de-Légonesse à tuer votre soeur et vos petits-neveux et nièces ?
– Je le pense. Oui, je le pense. En tout cas, tous les faits concordent pour cela. Il n'y a pas d'autres intervenants possibles existants dans cette histoire.
– Aujourd'hui, est-ce que vous pensez qu'un jour, vous allez faire votre deuil, Guillaume Abbas au danger ?
– Écoutez, j'aimerais le faire avant de mourir, oui. J'ai 70 ans bientôt, dans quelques mois. Et j'aimerais bien que cette affaire se ferme. Pour deux raisons. Un, finir ce deuil. Et deux, faire arrêter toute cette meute de commentateurs, spécialistes, qui n'apportent rien. Parce qu'à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche ou écrivent une page, c'est des redites. Je n'ai jamais rien de nouveau. Malheureusement, c'est triste. Mais bon, voilà.
– S'il était en vie, vous aviez Dupont-de-Nigonesse, vous lui diriez quoi, ce soir ?
– Mais si jamais il fallait envisager ça, je lui dirais « rends-toi ». Tout simplement.
– Merci à vous, Guillaume Abbas au danger. C'est la première fois que vous témoignez à la télévision. On sent encore votre émotion 15 ans après. Merci d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, je dois vous libérer, d'ailleurs, tout de suite, le 5 sur 5 d'Amandine Bé.