L'entretien d'embauche: Nicolas Dupont-Aignan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:23Fait
« Parce que j'ai des gens qui sont pauvres, qui me financent. »
- 3:16Chiffre
« Donc, quand M. Macron ou Mme Le Pen font des meetings à 500 000 euros le meeting, moi, je n'ai pas. »
- 4:34Promesse
« Il faut contrôler nos frontières pour assimiler ceux qui sont sur notre sol. »
- 2:51Fait
« Ma femme travaille avec moi. Elle était avocate. »
- 3:01Promesse
« Elle ne travaillera pas à la présidence de la République. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour monsieur. Monsieur Dupont-Aignan. Alors vous postulez donc au poste de président. Vous savez qu'on a des exigences de jeunisme. Vous ne vous sentez pas un peu hors du coup ? Vous avez quoi ? 55 ans ? 60 ans ? Non bon, vous êtes un peu vexant. Dites-moi, quel âge vous avez ? 55. C'est une start-up, moi je suis très jeune. 55 ans. Je vous cache pas qu'on cherche nous quelqu'un avec une expérience du pouvoir. C'est un poste à très haute responsabilité. Ah bon, parce que vous trouvez qu'ils ont réussi depuis 20 ans ? Moi, si j'étais vous, je ne prendrais pas ceux qui ont ruiné votre entreprise. Parlons de vous. On est quand même dans un entretien d'embauche.
Revenons un peu sur votre slogan, je l'ai là. Debout la France, c'est quoi ? C'est un appel à l'hygiène, au sport ? Vous savez qu'il ne suffit pas de se mettre debout. Il y en a qui marchent. Oui, mais vous savez que les dirigeants français sont couchés depuis 20 ans. Et tout est dans la tête. D'abord, est-ce qu'on est capable de se relever ? Est-ce qu'on a une ambition pour son pays ? Est-ce qu'on a une ambition pour les français ? Non. Et à partir du moment où la France se relèvera, la France a tout pour réussir. Alors nous, on en a pris acte. C'est d'ailleurs pour ça que vous êtes ici aujourd'hui. Vous avez beaucoup de chance. J'hésite beaucoup.
Je ne sais pas si vous me méritez totalement, mais on verra. Je ne vous cache pas que pour être très honnête avec vous, parce que j'aime l'honnêteté aussi, il y a beaucoup de concurrence sur le poste. Ah oui, mais ça, ça ne m'étonne pas. Il y a beaucoup de concurrence. Il y a eu beaucoup de ceux qui, d'ailleurs, font semblant d'être neufs. Je peux me permettre un petit conseil ? Je vous en prie, allez-y. Peut-être que vous le prendrez mal. Non, toutes les critiques sont bonnes à prendre. Non, ce n'est pas une critique. Méfiez-vous des fausses nouveautés. Mais vous me dites « nouveautés » et je vois que vous avez déjà essayé de postuler sans succès. Pourquoi continuer ? C'est de l'ambition ?
Non, c'est de la constance. Alors parlons stratégie. Vous savez que notre entreprise subit plein fouet la concurrence allemande qui fait venir des ouvriers du Moyen-Orient. Vous voudriez nous en priver ? Ça marche très bien pour elle. Mais moi, je ne veux pas esclavagiser les Français et les peuples. Notre entreprise fait partie d'un conglomérat européen qui nous est très bénéfique pour peser face aux grandes puissances étrangères. Il n'est pas du tout bénéfique actuellement. Il a pu être bénéfique à une époque, ce conglomérat, parce que la France le dirigeait. Une France libre, une Europe unie, utile. Donc on quitte le conglomérat ? On quitte le... Non.
On dénonce l'accord qui nous est nuisible. Parlons un peu de vous. On a eu quelques soucis avec un de vos concurrents qui mélangeait vie professionnelle et vie de famille. Nous, on est assez stricts là-dessus. Vous avez raison. D'ailleurs, c'est très clair chez moi. Quelle est votre situation ? Moi, je l'ai toujours dit. Ma femme travaille avec moi. Elle était avocate. Mais tout le monde le sait depuis le premier jour. Je ne l'ai jamais caché. Et même, on lui reproche d'être trop présent pour être franc. D'ailleurs, je vais vous dire, mes adversaires... On me prend. Mon épouse travaille avec moi. Elle ne travaillera pas à la présidence de la République. Je vous rassure. C'est entendu.
Vous êtes fort sur les réseaux sociaux. C'est important pour nous d'avoir un peu d'image. On est fort, oui, parce qu'on a beaucoup moins d'argent que les autres. Et les réseaux sociaux, c'est gratuit. Donc, quand M. Macron ou Mme Le Pen font des meetings à 500 000 euros le meeting, moi, je n'ai pas. Parce que j'ai des gens qui sont pauvres, qui me financent. C'est-à-dire des gens modestes, qui veulent de la propreté. Et les intérêts financiers, ils ne me financent pas. Donc, je ne suis pas prisonnier de quiconque. Vous imaginez l'enjeu de cette élection ? Il ne faut pas vous planter. C'est vous qui êtes sacrément responsable. Bien sûr. Vous parliez juste avant d'indépendance.
C'est beaucoup plus dur pour moi que pour vous. Et ça aussi, c'est important d'indépendance. Je vois dans Hobby sur votre CV que vous faites partie d'un groupe assez controversé, celui du grand remplacement. Vous savez que nos cadres et nos salariés sont issus de toutes origines et de toutes préférences sexuelles. Mais ça n'a rien à voir. Vous pourrez vous adapter à ça ? Ça n'a rien à voir. Là, c'est une caricature. Qu'est-ce que j'ai dit ? Je n'ai pas dit grand remplacement. Parce que le grand remplacement, c'est excessif. C'est quoi la France ? On arrive, on peut être d'origine différente, on peut être de couleur différente, on peut être d'orientation, je m'en fous.
On est d'abord français. On n'est pas d'abord musulmans, catholiques, chrétiens, protestants, juifs, hindous. On est français d'abord. Et quand le modèle d'assimilation ne marche plus, on arrive au ghetto, au haine, aux luttes. Donc moi, je suis un amoureux de la République et je le dis, je l'assume. Il faut contrôler nos frontières pour assimiler ceux qui sont sur notre sol. Et il faut arrêter le changement de population ingérable. J'ai vu sur votre réseau LinkedIn que vous étiez en relation avec madame Brigitte Bardot. Vous aimez les bêtes ? Oui, et j'aime bien Brigitte Bardot. Ça n'a rien à voir. Voilà. Et on s'entend très bien, on s'écrit beaucoup.
C'est marrant d'ailleurs parce que Brigitte Bardot, c'est quelqu'un que je n'ai jamais rencontré et dont j'ai des cinquantaines de lettres. Vous êtes né en 61, c'est quoi votre signe chinois ? Je ne sais pas mon signe chinois. Je ne me pose pas cette question, mais vous ferez l'analyse. Vous êtes bœuf ? Je ne sais pas. 61, bœuf, ça donne quoi un bœuf en politique ? Je ne sais pas. Vous savez que le fondateur de notre entreprise, M. De Gaulle, était tigre. Il était tigre ? Eh bien, moi, j'ai beaucoup d'admiration pour De Gaulle. Il paraît, c'est pour ça que vous en parle. Oui, parce que c'était un grand bonhomme qui a sauvé la France deux fois, ce qui n'est pas mal.
Je ne prétends la sauver qu'une fois déjà. Vous deviez me donner une qualité, un défaut ? Un défaut, on va commencer par le défaut, trop impatient et parfois considérant comme acquis ce qui ne l'est pas. C'est-à-dire que j'ai tendance à trouver, comment dire ? C'est dangereux, ça, hein ? Oui, oui, parce que je vais trop vite. Et puis, une qualité, j'en ai tellement que c'est difficile. L'immodestie, c'est le défaut, tiens. Non, je plaisante, il faut bien rigoler un peu. Bon, je vous avoue, vous n'êtes pas encore le favori de notre shortlist. On aura une réponse autour du 20 avril, on va décider avec le conseil d'administration. Parce que méfiez-vous des bons inventeurs, il y en a tellement.
Je vois Hamon, il est extraordinaire ce mec. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ça m'intéresse. Je vais vous dire, Hamon, il a du talent. C'est vrai que c'est un garçon de talent. Mais il a été de toutes les combinaisonnés du Parti Socialiste depuis 20 ans. Il a été comme un poisson dans l'eau de toute la vieille politique. Et il apparaît moderne, neuf et tout, faire battre le cœur de la France. Donc, pas de prétention salariale ? Aucune prétention salariale, c'est un honneur de servir la France. On s'en remercie. Merci, je vous dis à bientôt. Et on se revoit bientôt.